L'invité politique Sud Radio - Sarah Knafo, députée européenne Reconquête! et auteure du livre "Le casse du siècle" (Fayard), est l'invitée politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 42 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33FerméeÉludée
Est-ce que vous auriez voté pour la suppression de l'abattement fiscal de 10% pour les retraités ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous déduisez du fait qu'Éric Zemmour soit à 3% des intentions de vote ?
- 4:13RelanceRéponse directe
Est-ce que vous pensez à une alliance avec Retailleau ou Lysnard ?
- 5:32RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas faire une alliance tout de suite ?
- 6:58RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas faire alliance avec d'autres personnalités ?
- 9:33OuverteRéponse directe
Le gouvernement est-il à la hauteur de la situation pour la manifestation du 17 octobre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:19InvitéChiffre
« Quand on l'a créé initialement, il y avait quatre actifs pour un retraité. Aujourd'hui, vous avez 1,7 actifs pour un retraité. »
- 2:14InvitéChiffre
« Pour un retraité qui a gagné 2000 euros net toute sa vie, sa retraite sera de 1500 euros, c'est-à-dire à peine plus que le minimum vieillesse que touche n'importe quel étranger qui n'a jamais cotisé. »
- 2:21InvitéFait
« S'il avait capitalisé cet argent, aujourd'hui ce monsieur serait millionnaire. »
- 14:01InvitéChiffre
« Un salarié qui gagne 2000 euros net par mois parmi ceux qui nous écoutent paye tout au long de sa carrière 1 million d'euros de charge donc de cotisation pour l'État. »
- 14:37InvitéFait
« Un territoire qui est considéré à 87% comme un désert médical par l'INSEE. »
- 14:55InvitéFait
« On obtient un niveau de mathématiques inférieur à celui de l'Albanie. »
- 15:08InvitéFait
« Nous sommes le pays le plus taxé du monde et nous n'avons pas en retour les meilleurs services publics du monde. »
- 15:50InvitéChiffre
« Il faut supprimer 800 000 postes dans la fonction publique ce qui rapportera 40 milliards d'économies par an. »
- 19:50InvitéChiffre
« Supprimer l'aide au développement 14 milliards d'euros. »
- 19:55InvitéChiffre
« Réserver les aides sociales non contributives aux Français au lieu de les accorder aujourd'hui au monde entier à n'importe quel étranger présent sur notre territoire 20 milliards d'euros. »
- 20:02InvitéChiffre
« Privatiser l'audiovisuel public 4 milliards d'euros. »
- 21:10InvitéChiffre
« Je propose un plan d'économie de 140 milliards d'euros au minimum. »
- 24:19InvitéChiffre
« L'aide à l'Ukraine aujourd'hui c'est 600 millions d'euros. »
- 25:32InvitéFait
« pourquoi est-ce que sa priorité aujourd'hui c'est de supprimer ces 700 millions qui ne sont pas de l'impôt directement prélevé des français mais des anciens équipements qu'on donne »
- 26:02IntervenantChiffre
« 46% des français musulmans envisagent de quitter la France si Marine Le Pen est élue l'an prochain »
- 26:28InvitéFait
« l'islam est compatible avec la république ? oui je l'ai dit 10 fois »
- 26:35InvitéFait
« ce qui n'est pas compatible avec la république c'est la charia »
- 26:47InvitéFait
« les musulmans eux n'ont absolument aucune raison de s'inquiéter ils pourront continuer à exercer leur religion »
- 27:19InvitéPromesse
« stop à l'islamisation du pays »
Temps de parole
- Invité76 %
- Présentateur14 %
- ?3 %
- Invité 22 %
- Intervenant2 %
≈ 12,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz. 8h32, à l'écoute de Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Sarah Knafow, députée européenne reconquête et auteure du livre Le Casse du Siècle, paru chez Fayard. Sarah Knafow, bonjour. Bonjour. On va largement parler de votre livre Le Casse du Siècle, qui est un best-seller.
Vous
venez de nous le dire, 280 000 exemplaires déjà vendus. C'est considérable, mais avant cela, j'aimerais vous faire réagir à l'actualité. Ma première question est en fait liée à l'idée que vous défendez dans votre livre. Est-ce que vous auriez, vous, en tant que député, voté en faveur de la suppression de l'abattement fiscal de 10% pour les retraités, qui a été rejeté hier par les députés ?
Pour
moi, il ne
faut
avoir aucun sujet tabou, ni sur les retraités, ni sur aucun sujet. En revanche, je vais vous dire, tout ça, il s'agit d'expédients. En réalité, lorsque les députés votent sur ce genre de mesures, qu
'est
-ce qu
'ils
nous disent ? Ils nous disent, on fait tout ça pour pouvoir sauver le système par répartition. Je considère que c'est le pire objectif. Ce système est de toute façon condamné à mort. Donc, il ne faut pas tenter,
par
tous les moyens possibles et imaginables, d'aller essayer de le sauver. Il faut au contraire passer urgemment à la retraite par capitalisation. C'est la seule vraie mesure qui nous permettra de protéger les actifs de ce système ruiné qu'est le système par répartition. Juste pour vous rappeler pourquoi je dis qu'il est condamné à mort, les mots sont forts. Quand on l'a créé initialement, il y avait quatre actifs pour un retraité. Aujourd'hui, vous avez 1,7 actifs pour un retraité. On veut aller jusqu'où ? Est-ce qu'on pense que les actifs vont demain devoir donner tout leur salaire pour les retraités d'aujourd'hui ?
Et je vais même aller plus loin en vous disant que même pour les retraités d'aujourd'hui, ce système est une ruine en réalité.
Vous n'allez pas passer à un autre système comme ça par un coup de baguette magique ? Vous savez bien que ça ne peut pas fonctionner comme ça dans ce pays.
Ce qui serait le plus simple, en fait, ce serait de ne rien faire. De faire comme tous les autres présidents, de mettre la poussière sous le tapis, d'attendre encore cinq ans avec ce système ruineux. A l'inverse,
ce
qu
'on
doit faire dès maintenant, c'est-à-dire dès le jour de l'élection, c'est commencer à passer au système par capitalisation. En commençant, vous avez raison, petit à petit, c'est-à-dire au départ une dose, ensuite on continue année après année avec l'objectif du remplacement intégral de ce système par le système par capitalisation qui, je le répète, aurait aujourd'hui enrichi les Français, enrichirait les actifs dès demain, dès le jour où on commence à l'appliquer, et aurait enrichi les retraités. Je vous donne juste un seul chiffre. Aujourd'hui, pour un retraité qui a gagné 2000 euros net toute sa vie, sa retraite sera de 1500 euros, c'est
-à
-dire à peine plus que le minimum vieillesse que touche n'importe quel étranger qui n'a jamais cotisé. S'il avait capitalisé cet argent, aujourd'hui ce monsieur serait millionnaire. Voilà le système ruineux que je veux combattre.
Hier, les députés ont manqué de courage en tous les cas, et c'est à l'image du constat que vous faites ?
Tout à fait. Les députés, je dirais que c'est même pire que de manquer de courage. Ils sont socialistes. Ils ont une approche économique socialisante. Ils ont été biberonnés à ça depuis l'élection de François Mitterrand en 1981. Donc je vais vous dire que même la droite aujourd'hui dans notre pays pense qu'elle est de droite, mais en réalité elle est biberonnée au socialisme. Je dirais que ce n
'est
pas étonnant quand on voit l'endoctrinement à l'école, l'endoctrinement depuis le plus jeune âge, puis à l'université. J'ai fait par exemple des études d'économie à la Sorbonne. On me laissait le choix entre Marx et Keynes. 50 nuances de rouge, et au-delà de ça, rien n'existait.
Donc
quand on voit cet endoctrinement,
on
comprend que la droite aujourd'hui, elle aussi, soit en réalité socialiste. C'est malheureux pour le pays d'avoir uniquement ses 50 nuances de rouge. Moi je dis heureusement que nous sommes là avec Reconquête pour défendre une position économique de droite, sérieusement, et sans les expédients que nous proposent les autres.
Le problème c'est que lorsque l'on parle de Reconquête et qu
'on
regarde les sondages, Éric Zemmour est aujourd'hui à 3% des intentions de vote. Qu'est-ce que vous en déduisez que le libéralisme ça ne fonctionne pas dans ce pays ?
J'ai connu d'autres élections où vous aviez des gens qui étaient très bas dans les sondages. On pourrait citer Georgia Meloni qui était à 2 pendant qu
'il
y avait un gros parti à côté qui était à 30%, le parti de M. Salvini. Aujourd'hui elle est à 30 et Salvini est à 2. Les choses vont très vite. Il
y a
une campagne présidentielle qui s'ouvre. Et je dirais que tous les 5 ans, on a 6 mois pendant lesquels les Français sont de nouveau disponibles pour comparer les programmes et choisir. Donc je dirais que
je
suis assez confiante sur les mois qui viennent parce que quand je regarde le programme des autres, je me dis que notre programme est véritablement le
plus sérieux. Personne ne le trouve
grâce à vos yeux ?
Dans
la classe politique ?
À droite.
Je dirais que si des gens trouvaient grâce à nos yeux, il n
'y
aurait pas de candidature aujourd'hui. Je
vous pose cette question parce qu'on voit bien qu'avec 3%, vous ne pourrez pas même avec une grande dynamique espérer aller très loin. Le seul espoir, ce serait une alliance avec Retailleau, avec Lysnard.
Est-ce que c'est
quelque chose auquel vous pensez ? Je
suis très favorable dans tous les cas à l'union des droites. Ce que je pense, c'est que les électeurs doivent pouvoir choisir au premier tour le projet qu'ils veulent voir en tête. Et ensuite, à partir de là, l'union se forme et chacun doit faire
son devoir au second tour.
Au contraire, j'ai un très grand espoir.
Je
pense que vous manquez un peu d'imagination. Moi, j'ai vécu la campagne de 2022.
J
'ai vécu cette campagne quand on a commencé à 1%. En trois semaines, Éric Zemmour est passé de 1% à 19%. Marine Le Pen, à l'époque, était déjà à 33%. Elle est passée de 33% à 15% en trois semaines. Personne n'y croyait à l'époque. Moi, j'y croyais. J'ai vu, pendant cette campagne, qu'on a pu monter très haut et ensuite qu'on a pu redescendre à 7,5%. Donc, ça m'a appris deux choses. Premièrement, l'humilité sur nous-mêmes.
Il
faut savoir que les choses peuvent bouger en un instant, que le peuple français est libre, qu'il peut être déçu par certaines choses et donc prendre ses décisions tout à fait librement. Mais ça m'a aussi appris à ne jamais être intimidé par les sondages des autres. Et ça, c'est très précieux. Quand je vois des chiffres à 33%, je me dis que ça n'est pas éternel.
Et ceux
qui se croient propriétaires de leur voix pourraient demain être déçus. Parce que les Français sont libres. Dans cette période qui va s'ouvrir, les Français feront leur choix librement, ils compareront les programmes et je peux vous assurer qu'on gagnera à la comparaison.
Il est loin l'élan de 2022, en tous les cas, non ? Pour Éric Zemmour.
La campagne n'a pas encore commencé, mais je pense qu'on retrouvera cet élan. Parce
qu'on défend les vrais sujets. Quel sera
l'intérêt d'aller jusqu'au bout si vous plafonnez à 3 ou à 5% ? Pourquoi ne pas faire une alliance tout de suite ?
Est-ce que vous pensez que seule la personne qui est en tête des sondages doit avoir le droit de se présenter dans notre pays
? Peut
-être pas, mais à un moment donné, vous
avez une réalité des chiffres.
Qui a le droit de se présenter alors, monsieur
?
A partir de quel score est-ce qu'on peut aller au bout
pour
défendre ses idées ? 20 ? Si on fait moins de 20, on n
'a
pas le droit
d'aller au bout ? Il y a une
réalité arithmétique,
Saraknaforie, à un moment donné...
Placez-moi la réalité arithmétique. A partir de quel score est-ce qu'on a le droit d'être candidat en France
?
Vous pouvez être candidat même avec 1%, mais vous savez très
bien que vous n
'aurez pas d'avenir avec
1%. Je vais vous dire,
moi, en économie comme en politique, je suis partisane de la concurrence. C'est la concurrence qui rend chacun meilleur. Et l'autre nom de la concurrence, en politique, ça s'appelle la démocratie. La démocratie, c'est que chacun puisse représenter, ses convictions puissent représenter ses lignes. Je crois que la ligne qu'on représente aujourd'hui en France, personne d'autre ne la représente. Cette ligne qui est à la fois extrêmement ferme sur les sujets régaliens, contre l'immigration, et cette ligne en économie extrêmement ambitieuse, révolutionnaire sur la partie économique. Nous, on propose une rupture.
Les autres parties proposent de freiner un peu pour une voiture qui fonce droit dans le mur. Nous, on propose de changer de direction. On propose ce que personne n'a fait dans la classe politique depuis ces 40 dernières années. Cette ligne, elle n'est représentée nulle part.
Même par Lyssenar ?
La démocratie.
Même par David Lyssenar
? Alors,
sur la partie régalienne, vous m'avez entendu ? Non. Sur la partie économique, je me retrouve avec David Lyssenar sur de très nombreux points. Sur la partie régalienne, le constat...
Donc, je repose ma question. Pourquoi ne pas faire alliance avec d'autres personnalités ?
Vous
m
'avez entendu ? Sur la partie régalienne, notre discours, non, n'est représenté nulle part. Je dirais que nous, on est à la confluence entre les attentes des électeurs qui sont aujourd'hui aux Républicains, qui ont voté aux Républicains, et les électeurs qui votent aujourd'hui pour le Rassemblement National et qui attendent des choses extrêmement fermes sur la partie sécuritaire, sur la lutte contre l'immigration. À la confluence de ces deux, il
y
a un seul parti, il s'appelle Reconquête.
En tous les cas, vous imaginez bien que pour les Français, c'est incompréhensible, cette bataille des droites et ce nombre de candidats, et qu'à un moment donné, il faudra peut-être passer par des alliances.
Alors, l'union des droites, je pense qu'aujourd'hui, on peut dire qu'on est le seul parti qui la propose réellement. Et ce que je dis en réalité, c'est que si les Français veulent cette union des droites, il faut qu'ils votent pour le parti qui la promeut et qui a déjà prouvé par le passé qu'il la mettait en place. Lorsque, en mars dernier, je me suis désistée au second tour, alors que je pouvais me maintenir pour que la gauche ne l'emporte pas, malheureusement, elle l
'a
emportée, quand j'ai fait ce geste, je pense avoir prouvé que j'étais une véritable partisane de l'union des droites. Lorsqu'Éric Zemmour, après une campagne extrêmement dure avec Marine Le Pen, qu'il avait beaucoup insultée et qui avait même traité ses électeurs, etc., lorsqu'il a appelé à voter pour elle au second tour de l'élection de 2022, le soir même et sans rien exiger, aucune circonscription ni rien du tout, qui d'autre a fait ça dans la classe politique ? Qui a fait ces deux gestes à part Éric Zemmour et moi ? Je pense pouvoir vous dire aujourd'hui, malheureusement, personne n'est au Républicain ni au Rassemblement National.
Ce que je dis à ceux qui nous écoutent, si vous voulez l'union des droites, mettez en tête ceux qui la promuveront. Parce qu'en réalité, seule la personne qui est en tête d'une élection peut imposer cette union. Lorsque Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête, le jour même, il a dit « Union de la gauche ». Lorsque Marine Le Pen est arrivé en tête, qu
'est
-ce qu'elle a dit ? Elle a dit « Je ne veux pas d'Éric Zemmour, mais j'aimerais bien quelqu'un comme Arnaud Montebourg ». Préférer le Parti Socialiste à la droite, ça n'est pas l'union des
droites. Vous
accusez les autres, mais vous, qu'est-ce que vous faites concrètement là
pour l'union des droites ? Je viens de
vous répondre, monsieur, je pense avoir cité deux gestes que personne dans la classe politique n'avait jamais
fait. Vous dites
aussi, par exemple, Marine Le Pen est de gauche, Bruno Retailleau, ses compromis sur l'immigration. C'est compliqué une union des droites quand on dit ça.
Pourquoi je vous dis qu
'il
faut qu
'on
soit en tête pour que l'union des droites puisse arriver ? C'est que ça doit se faire sur un programme clair. C'est-à-dire que les gens qui rejoignent doivent rejoindre sur un programme. On a cette campagne qui s'ouvre.
C'est
la campagne du premier tour qui va s'ouvrir. Lors de cette campagne, les électeurs sont libres de mettre en tête et ensuite,
il
faut que cette personne puisse s'engager dès maintenant à faire son devoir au second tour. C'est-à-dire à réunir la droite. Nous, nous nous y engageons et nous l'avons déjà prouvé par le passé.
Alors, passons au 17 octobre. Grosse manifestation demain. 250 actions sont prévues. Grosse crainte des services de renseignement de débordement d'ailleurs. Est-ce que le gouvernement est à la hauteur de la situation ?
Évidemment non. Je dirais que pour demain, tout va se prévoir comme on l'imagine. À savoir que le préfet de police nous dira que tout s'est passé calmement. Les casseurs vont arriver. Tout sera prévu pour qu'ils puissent casser dans les meilleures conditions. On aura le ministre de l'Intérieur qui viendra nous dire en responsabilité, comme ils disent toujours, qu'il a fait tout ce qu'il pouvait faire. Les casseurs pourront casser en toute impunité. Tout le monde sait que personne ne sera condamné puisque eux ont l'expérience de ce laxisme.
Ils savent que déjà depuis plusieurs émeutes, après n'importe quel match de foot, n'importe quel événement aujourd'hui qui se finit par des casses, notamment à Paris, ils savent aujourd'hui que personne n'est sanctionné. Ou si peu. Qu'il y
en
a peut-être six qui auront un mandat de dépôt et que tous les autres seront libérés. Le laxisme,
ils
l'ont expérimenté. Je dis, il y a deux causes principales à ces casses qu'on voit aujourd'hui dans notre pays. Le premier élément,
c
'est ce laxisme judiciaire. Et le deuxième, et c'est l'éléphant dans la pièce, je dirais que c'est la question de l'immigration. Quand on voit aujourd'hui, sur la partie des émeutes lycéennes, voir des drapeaux étrangers, des drapeaux algériens, des drapeaux palestiniens, des
manifestations
lycéennes,
c
'est devenu bismillah. Là,
on
se dit, mais alors, quel rapport ? Quel rapport avec ces émeutes ? Quel rapport avec des revendications lycéennes ? Il
n'y
a
pas de rapport apparent, mais en quoi la présence de drapeaux inciterait plus ou moins à la violence
?
Pardon
? Je
vous pose la question ? Moi, ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'on a une classe médiatique qui nous dit, ça n'a aucun rapport avec l'immigration. Moi, je dis,
mais
évidemment, en principe, des revendications lycéennes ne devraient avoir aucun rapport avec l'immigration. Alors, pourquoi est-ce qu'on voit des jeunes haranguer la foule en disant au nom d'Allah ? Pourquoi est-ce qu'on voit des drapeaux algériens et des drapeaux palestiniens dans ces manifestations
? Vous feriez
quoi à la place du gouvernement là tout de suite pour arrêter ce mouvement ?
J'irais deux choses. Premièrement, il y a une partie du mouvement qui est légitime, un mouvement de colère qui est légitime d'un peuple français qui n'en peut plus. Ça, il faut entendre cette colère. Il faut comprendre pourquoi est-ce que les Français sont en colère. Aujourd'hui, d'être le peuple le plus taxé du monde, d'avoir l'électricité la plus taxée du monde alors qu'on produit le nucléaire qui pourrait être tellement moins cher, d'avoir aujourd'hui le carburant le plus taxé de tout le continent européen et même du monde, on peut comprendre cette colère. Et là, il faut y apporter des solutions.
Pas faire semblant de comprendre sur les plateaux télé, mais proposer des solutions concrètes. Moi, mon objectif et mon rôle, ce n
'est
pas d'attiser la colère et que les gens en sortant de cette émission tapent du poing sur la table en étant révoltés. Mon objectif, c'est d'apporter les solutions. Donc typiquement, sur cette crise de pouvoir d'achat, j
'ai
des solutions qui sont très concrètes dans ce livre le casse du siècle dont vous avez
parlé.
Très bien. Supprimer la CSG d'activité pour que tous les actifs de ce pays gagnent 10% de salaire en plus. Baisser l'axi sur les carburants et supprimer les certificats d'économie d'énergie pour que le litre d'essence aujourd'hui revienne à 1,80€
du
litre. Et chacun peut aller voir combien ils gagnent sur un site internet que nous avons créé qui s'appelle combienjegagne.fr où ils inscrivent leur voiture, le nombre de kilomètres qu'ils font par semaine et ils voient combien est-ce qu'ils récupèrent concrètement en pouvoir d'achat avec nos mesures. Bref, la solution aujourd'hui pour calmer la colère durablement pour que les Français puissent enfin s'enrichir c'est de baisser massivement les dépenses publiques pour pouvoir baisser massivement les impôts et que chacun puisse enfin vivre de son travail.
Alors l'un des passages marquants de votre livre Le casse du siècle c'est que vous additionnez les charges sociales vous dites qu'un salarié payé au salaire médian à environ 2000€ net par mois aurait pu investir 1 million d'euros gagnés au cours de sa vie au lieu de le donner à l'administration. Si on devait évidemment éliminer toutes ces cotisations salariales patronales CSG CRDS Très bien mais dans le même temps j'ai envie de dire que vous comptez la charge mais vous oubliez la contrepartie.
Alors désolé mais vous citez une phrase qui n'est pas dans mon livre moi ce que je dis c'est que ce salarié à vous paraphraser donc alors ça n'est pas exactement ce que je dis je ne dis pas qu'il ne doit pas les donner je dis regardez ce qu'on nous présente aujourd'hui comme une santé gratuite une école gratuite un hôpital gratuit en réalité est hors de prix
les
français le payent rubis sur ongle tous les mois un salarié à 2000 euros net son patron a dû débourser pour lui 4000 euros c'est son salaire brut 4000 euros donc 2000 euros ont disparu c'est 2000 euros de charge je dis que sur l'ensemble d'une carrière en effet un salarié qui gagne 2000 euros net par mois parmi ceux qui nous écoutent
paye
tout au long de sa carrière 1 million d'euros de charge donc de cotisation pour l'état
ce
que je dis c'est que le principe d'une assurance tout le monde peut le comprendre c'est normal c'est pertinent c'est rationnel de se dire on va mettre de l'argent de côté au cas où un jour j'étais malade au cas où un jour j'étais au chômage quand je serai un jour à la retraite c'est normal de vouloir mettre de l'argent de côté pour s'assurer de certains risques la question que je pose dans ce livre
c
'est est-ce que cette assurance est performante qu'est-ce qu'on obtient en face de ce million d'euros on obtient des services d'urgence saturés où il faut attendre 6 heures avant de réussir à arriver aux
urgences on obtient un
territoire qui est considéré à 87% comme un désert médical par l'INSEE on obtient un fisc qui se fait pirater nos données fiscales on obtient un pays où on ne sait pas éteindre nos feux de forêt parce qu'on manque de canadaires on obtient des écoles vous en avez vu aujourd'hui avec ces manifestations le résultat on obtient un niveau de mathématiques inférieur à celui de l'Albanie donc
je dis attendez je vais essayer de finir
ma phrase comme ça on arrivera aux solutions
on
obtient en échange de ce million d'euros des services publics qui déclinent nous sommes le pays le plus taxé du monde et nous n'avons pas en retour les meilleurs services publics du monde c'est ça que j'appelle le casse du siècle et moi j'ai voulu enquêter sur cet argent c'est-à-dire voir pourquoi où disparaissait l'argent comment est-ce possible d'être taxé le plus au monde et de recevoir en échange ce genre de services publics donc j'ai suivi l'argent j'ai suivi l'argent de la santé par exemple voilà ce qu'un salarié donne chaque mois pour sa santé et voilà comment l'argent se perd en route on arrive aux solutions il se perd dans la bureaucratie il se perd dans l'administration il se perd dans des procédures qu'on va exiger des soignants à tel point que la cour des comptes nous dit que les soignants passent 50% de leur temps à des tâches administratives c'est ce système qu'il faut combattre il faut une simplification normative énorme il faut supprimer 800 000 postes dans la fonction publique ce qui rapportera 40 milliards d'économies par an cet argent il faut le rendre français l'objectif ça n'est pas uniquement d'améliorer de grands chiffres macroéconomiques difficiles à comprendre l'objectif c'est que les français puissent enfin garder dans leur poche la richesse qu'ils ont produite au lieu de donner la moitié à un état qui les dépense n'importe quoi
dans
votre monde rêvé qui financerait les hôpitaux les profs les policiers
alors
comme je viens de vous répondre que les français sont rationnels de mettre leur argent pour pouvoir avoir un jour une assurance contre leur risque mais que ce qu'il faut toujours interroger c'est la performance de cette assurance moi je ne dis pas que demain personne ne doit financer les services publics au contraire moi je pense que quand on veut vraiment sauver le service public il faut combattre la bureaucratie je suis attaché au service public comme tous les français et ce que je dis c'est qu'aujourd'hui malheureusement ils ne sont pas efficaces alors qu'ils sont payés très chers il ne faut pas croire à cette fable de la gratuité l'école n'est pas gratuite l'hôpital n'est pas gratuit on le paye hors de prix chaque foyer français paye 240 euros par mois pour l'école française parfois ils doivent même payer le double en cours particulier tellement le niveau a baissé la gratuité n'existe pas il faut que chacun prenne conscience de tout ce qu'il paye pour pouvoir exiger le meilleur et donc améliorer enfin nos services publics
Sarah Knafot députée européenne reconquête et auteur du livre Le Casse du siècle vous restez avec nous dans la deuxième partie un auditeur vous interrogera et puis vous aurez également l'occasion de consacrer votre carte blanche au droit de succession à tout de suite
Le
Grand Matin Sud Radio 7h10h Jacques Cardoz Sarah Knafot députée européenne reconquête et auteur du livre Le Casse du siècle aux éditions Fayard est notre invité ce matin dans Le Grand Matin de Sud Radio on a malheureusement pas beaucoup de temps donc je vais quand même revenir sur Le Casse du siècle à vendre votre carte blanche consacrée au droit de succession vous disiez que vous disiez à l'instant qu'il faudrait votre discours votre discours si vous étiez aux manettes dès demain quelles seraient les premières décisions que vous pourriez prendre ?
Les premières décisions donc d'abord c
'est
de s'entourer de personnes compétentes de 10 ministres au maximum contrairement à la flopée de secrétaire d'Etat qu'on ne connait même plus aujourd'hui dans notre pays donc 10 ministres avec une feuille de route extrêmement précise avec des indicateurs de résultats je dirais que la première des choses c
'est
de nommer des gens qui doivent se sentir responsables et si à la fin de l'année leurs indicateurs de résultats n'ont pas été respectés au revoir il faut que ces
indicateurs de résultats il faut que ces indicateurs de résultats est-ce que je
peux essayer juste de réussir à terminer mes phrases monsieur quand vous m'interrogez si vous me posez des questions sur les premières mesures vous imaginez que je ne
vais
pas réussir à les caser en 10 secondes
mais
là vous me parlez de méthode moi ce qui m
'intéresse est-ce
que vous ne pensez pas qu'on manque de méthode depuis tant d'années qu'aujourd'hui le problème c'est qu'on élit des gens qui n'ont aucune méthode qui n'annoncent pas leur méthode en avance et que fatalement ils ne peuvent pas réussir à imposer leurs solutions puisqu'ils ne sont pas méthodiques aujourd'hui on manque de rigueur et de méthode donc moi j'annonce la méthode en avance et je pense que les français sont ravis de voir enfin quelqu'un qui le fait c'est un principe démocratique annoncer sa méthode en avance de la même manière que je dis que les indicateurs de résultats doivent être publics pour que chaque français puisse juger les ministres sont là pour être des serviteurs pas des stars ils sont au service des citoyens donc
les indicateurs de résultats publics si ça ne vous dérange pas
votre plan quand on lit et quand on vous écoute et on vient de vous écouter sur un plan qui encore une fois est implacable sur le constat mais combien d'années ça prendrait ? ça prendrait 10 ans de mettre en place ce plan là c'est pour ça que je vous pose la question quelles seraient vos premières décisions si vous étiez aux manettes demain
concrètement ?
ça
ne me dérange pas du tout que vous posiez des questions mais si je peux apporter la réponse ce serait je pense encore plus agréable pour les gens qui nous écoutent donc sur la réponse premier élément je le redis 10 ministres pas 40 qui soient nommés sur des résultats et qui soient chacun chargés d'appliquer la politique qui aura été décidée par les français lors de leur vote premier élément la première loi de finances désolé ça ne prend pas 10 ans je sais qu'il
y a
une forme de défaitisme parmi les journalistes mais il faut aussi faire confiance dans ce qui peut être mis en place rapidement baisser les dépenses ça ne prend pas 10 ans vous avez certaines dépenses qui se baissent en entrée de plume dans une loi de finances supprimer l'aide au développement 14 milliards d'euros réserver les aides sociales non contributives aux français au lieu de les accorder aujourd'hui au monde entier à n'importe quel étranger présent sur notre territoire 20 milliards d'euros privatiser l'audiovisuel public 4 milliards d'euros là vous avez raison ça prendra le temps de la vente de l'audiovisuel public mais ça
ne prendra
pas 10 ans TF1 s'est vendu en 2 ans donc évidemment qu
'on pourra vendre et je
pense qu'il y aura beaucoup pourquoi ? qu'est-ce qui a changé
?
il y a beaucoup moins d'acheteurs aujourd'hui qui
vous dit ça
?
il y a beaucoup moins d'acheteurs aujourd
'hui vous
savez déjà vous avez fait l'appel d'offres
vous avez beaucoup de
gens qui se sont
déjà prononcés
c'est
vous qui rentrez dans ce
genre de détails sinon je peux continuer de dérouler les solutions
puisque vous les attendiez je peux vous donner un
contre-argument il y a un certain nombre de chaînes notamment de BFM en région qui ont du mal à trouver preneur donc c'est que le secteur est quand même très compliqué
et vous pensez que
personne ne voudra acheter France 2 et France Inter ? vous dites qu
'ils
sont si nuls que ça ?
je ne dis pas ça je dis que c'est pas vous dites que d'un trait de plume vous pourriez vendre et récupérer 4 milliards c'est pas certain
ça ça
prendra peut-être un peu de temps mais en effet quand TF1 a été vendu avec quand même une somme assez importante vous aviez plusieurs acheteurs qui étaient en lice à la fin c'est Bouygues qui l'a acheté alors Mirac c'est devenu une chaîne qui était bénéficiaire alors qu'elle nous coûtait beaucoup d'argent public donc ça ça rapportera de l'argent aux Français autant d'argent qu'on pourra enfin leur rendre donc ça en effet dès la première loi de finances vous pouvez supprimer des dépenses je propose un plan d'économie de 140 milliards d'euros au minimum pour pouvoir rendre cet argent aux Français arrêter de le prendre dans leur poche et donc supprimer massivement des impôts premièrement la CSG 10% de salaire en plus pour les Français baisser les accises sur le carburant et supprimer les certificats d'économie d'énergie et ensuite peut-être qu
'on
va y venir abolir les droits de succession
alors allons-y c'est vos 3 minutes pour convaincre vous avez souhaité consacrer votre carte blanche à l'abolition donc des droits de succession absolument
donc l'abolition des droits de succession je dirais premièrement pour une raison morale une raison morale parce que ces droits de succession consistent en réalité à taxer à la fin de la vie d'un homme un argent qui a été déjà taxé retaxé surtaxé dans le pays le plus taxé du monde c'est un argent que cette personne a dû d'abord payer en charge sur son salaire donc consacrer la moitié de son salaire il a dû payer un impôt sur le revenu si un jour il a acheté une maison il a dû payer des droits de mutation pour cette maison puis une taxe foncière toute sa vie 20% sur tous ses achats et voilà que le jour de sa mort sur le seuil de sa tombe on vient voir ses enfants en leur disant donnez-nous encore la moitié de ce que nous n'avons pas pris pendant que votre parent était vivant
je
dis que c'est aussi un problème philosophique en plus d'être un problème économique il faut savoir d'où viennent les droits de succession ils ont été créés lors de la révolution en 1791 par un homme qui s'appelait Mirabeau et qui avait pour particularité de détester son père et son père le détestait et voulait le déshériter lorsque Mirabeau invente les droits de succession l'assemblée constituante dit premier élément la propriété d'un homme s'arrête le jour où il meurt donc tout ce qu'il a bâti une vie à construire appartient désormais à la collectivité et c'est la collectivité qui décide si elle peut donner une part à ses enfants ou si le reste doit lui revenir déjà imaginez à quel point c'est scandaleux philosophiquement deuxième élément lorsque Mirabeau les invente il dit que ça aura un objectif je cite détruire l'autorité du père briser le noyau familial aujourd'hui les gens de gauche comme Thomas Piketty ou Zuckman qui défendent les droits de succession ne nous disent jamais que c
'est
l'objectif initial ils nous font croire que c'est pour l'égalité des chances pour repartir à zéro ils nous disent jamais que la philosophie c'est ça donc je m'inscris en faux contre cette philosophie je crois qu'il n
'y
a rien de plus moral que de vouloir s'enrichir pour transmettre à ses enfants et que sinon l'enrichissement n
'est
que pure vanité vouloir transmettre à ses enfants une vie de travail c'est beau c'est sain et c'est moral donc je veux l'abolition des droits de succession certains vous diront on va les baisser un petit peu il faut que l'abattement soit plus grand etc moi je dis que ces gens négocient le prix de la mort il ne faut pas négocier le prix de la mort il y
a
un principe fondamental c
'est
le principe de propriété on doit pouvoir léguer à ses enfants comme 10 pays de l'OCDE dont la Suède c'est la gauche social-démocrate suédoise main dans la main avec les communistes qui a aboli les droits de succession en Suède
Sarah Knafo on passe à une question d'un auditeur
Bonjour madame Knafo Jean-Pierre Sarma de Marseille je voulais vous poser une question qui a trait à l'Ukraine si vous arrivez au pouvoir est-ce que vous couperiez tout à l'Ukraine et si ce n'était pas le cas dans quelle mesure vous révisuriez le niveau de cette aide merci de votre réponse
merci
à vous monsieur alors premier élément vous savez que j'aime les chiffres on va replacer les chiffres qu'est-ce que c'est l'aide à l'Ukraine aujourd'hui ? on entend beaucoup de fake news de gens qui nous parlent de milliards etc l'aide à l'Ukraine aujourd'hui c'est 600 millions d'euros
d
'après le rapport donc de l'armée à
l'Assemblée nationale de 2026 on avait un expert sur cette antenne ce matin
qui disait 800 millions d'euros effectivement
alors
d'après ce rapport de l'Assemblée nationale c'est 600 millions d'euros de quoi sont composés ces 600 millions d'euros
?
ils sont composés de dons d'équipements militaires
bon chiffre lorsqu'elle parle des 6 milliards d'euros ?
elle
a parlé de 8 milliards et elle se trompe parce que les 8 milliards sont un cumul depuis 2022 elle se trompe sur le chiffre je dirais que c'est pas la première fois mais sur ces 600 millions d'euros revenons-y qu'est-ce que c'est ?
des dons d'équipements militaires anciens qu'on aurait sinon donné ou vendu à d'autres pays aujourd'hui vous avez une industrie de défense qui nous dit que c'est nécessaire que les équipements français soient expérimentés sur le théâtre ukrainien premier élément ça défend donc les intérêts de nos industriels de défense et ils nous le répètent rendez-vous après rendez-vous et à chaque fois que je les vois ils nous disent la même chose ils ont besoin que leurs équipements ne soient pas obsolètes et de pouvoir les tester deuxième élément on a aujourd'hui puisque vous parlez de Marine Le Pen Marine Le Pen a tweeté pour dire qu'elle voulait garder l'aide publique au développement pour les pays pauvres d'Afrique
cette
aide au développement c'est 5 milliards d'euros comparer 5 milliards d'euros pour l'Afrique versus 700 millions pour un peuple en guerre qui est déjà lâché notamment par Donald Trump pourquoi est-ce que sa priorité aujourd'hui c'est de supprimer ces 700 millions qui ne sont pas de l'impôt directement prélevé des français mais des anciens équipements qu'on donne pourquoi sa priorité c'est de supprimer cette aide et non pas les 5 milliards d'euros plus que 5 fois plus donnés à l'Afrique moi j
'ai
d'autres priorités
Sarah Knafou on passe à l'actualité des réseaux avec vous Benjamin Glaze
bonjour Sarah Knafou je voudrais vous faire réagir vous avez sans doute vu le sondage qui a été publié par Marianne sondage réalisé par l'IFOP vous parliez de Marine Le Pen on en parle Marine Le Pen qui selon ce sondage il en ressort que 46% des français musulmans envisagent de quitter la France si Marine Le Pen est élue l'an prochain ils sont même 20% assurés qu'ils partiront certainement qu'ils quitteront le pays en cas d'élection vous l'avez peut-être regardé hier soir elle était sur CNews Marine Le Pen elle a tenu à rassurer les musulmans ils
ont tout à fait tort de craindre mon arrivée au pouvoir car je suis également extrêmement respectueuse de la liberté de conscience et de la liberté religieuse l'islam est compatible avec la république ? oui je l'ai dit 10 fois je sais que ça va encore énerver certains ce qui n'est pas compatible avec la république c'est la charia ce qui n'est pas compatible avec la république c
'est
le fondamentalisme islamiste voilà donc ceux qui sont des adeptes du fondamentalisme islamiste et qui cherchent à imposer la charia en France me trouveront sur leur chemin les musulmans eux n'ont absolument aucune raison de s'inquiéter ils pourront continuer à exercer leur religion
elle a raison Sarah Knafo de vouloir comme ça rassurer les français musulmans Marine Le Pen
je
dirais que l'heure n'est pas à rassurer qui que ce soit mais à enfin faire preuve de fermeté d'autorité dans notre pays c'est plutôt ce dont on manque je dirais que pour promouvoir l'islamisation du pays on a déjà un parti qui s'appelle la France Insoumise et il faut au contraire enfin demain au pouvoir quelqu'un qui dise enfin stop stop à l'islamisation du pays islamisation d'ailleurs qu'on observe partout ailleurs sur le continent que ce soit à Bruxelles que ce soit à Londres c'est un phénomène qui est énorme qui est majeur qui choque les français qui les désespère qui se sentent dépossédés donc aujourd'hui l'enjeu c'est de dire nous ne voulons pas demain être un pays islamisé par quoi est-ce que ça passe évidemment que ça passe par des mesures de lutte dans l'espace public contre ce prosélytisme islamique alors maintenant pour des musulmans qui seraient inquiets je dirais que tous ceux qui n'ont pas vocation à islamiser
le
pays dans l'espace public en principe n'ont pas à être inquiets
maintenant si certains donc vous êtes d'accord effectivement avec ces propos Sarah Knafo
je pense que vous avez entendu qu'à mon avis le discours c'est plutôt un discours de fermeté à avoir qu'un discours rassuriste on en a déjà soupé des discours rassuristes l'objectif et à mon avis ce qui rassurerait davantage les français c'est d'entendre enfin quelqu'un de ferme qui veut remettre de l'ordre dans ce pays de l'ordre dans nos rues de
l'ordre dans notre pays c
'est pas le discours que j'entends
merci Sarah Knafo vous étiez l'invité de Sud Radio ce matin dans un instant la vérité en face et on revient évidemment sur cette actualité et sur la mobilisation
de
demain