François Bayrou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20François BaayouFait
« je m'appelle François Baayou je suis né le 25 mai 1951 dans un petit village des Pyrénées où j'habite toujours »
- 1:50François BaayouFait
« j'ai été ministre de l'Éducation nationale pendant de des années importantes »
- 5:26François BaayouFait
« c'est très rare en politique d'être élu chez soi la plupart de mes amis sont ont été élus après comme on dit parachutage »
- 8:22François BaayouFait
« une vie ne peut pas être perdue et alors c'est vrai que j'ai une haute idée de ce que l'engagement d'une vie suppose »
- 10:30François BaayouFait
« la culture c'est ce qui reste quand on a tout oublié Valérie et donc je savais pas que c'était de Valérie cette phrase est très profonde »
- 11:59François BaayouFait
« comment vous pouvez parler de l'islam sans savoir ce que les guerre de religion ont été »
- 12:43François BaayouFait
« la réforme du collège qui vise par exemple à rayer d'un trait de plume ce qui a fait le fond de la culture de la France pendant 4 siècles les humanités classiques »
- 15:36François BaayouFait
« ma mère est venu à Paris pour la première fois le jour où je suis entré à l'Assemblée nationale »
- 17:44François BaayouFait
« les vraies décisions elles ne sont pas celles qu'on expose elles sont pas celles qu'on prend sur la table elles sont sous la table »
- 19:11François BaayouFait
« mon père a jamais pris un jour de vacances de sa vie sa vie et il est mort dans un accident du travail »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
[Rires]
[Musique]
François baayerou est-ce que vous auriez la gentillesse de vous présenter ben je m'appelle François Baayou je suis né le 25 mai 1951 dans un petit village des Pyrénées où j'habite toujours euh j'ai je suis parcours professionnel agrégé des lettres j'ai toujours garder un pied dans le monde agricole parce que je suis un fils de paysan et euh et après les accidents de la vie j'ai eu eu l'obligation de au fond de reprendre cette tradition familiale que j'ai exercé dans un domaine qui est plutôt un domaine original qui est qui est celui des chevaux j'ai écrit une quinzaine de livres l'écriture est une compte beaucoup pour moi et après avoir été député très longtemps ministre députés européens conseiller général président du conseil général des Pyrénées Atlantique je suis aujourd'hui avec beaucoup de bonheur mare de peau et président de l'agglomération de peau et donc c'est un c'est un enracinement c'est un enracinement dans deses idées j'ai toujours je suis toujours resté dans dans le dans les convictions qui sont les miennes au centre les philosophes diraientent démocrates chrétiens et puis en racinement géographique et culturel et puis en racinement culturel en particulier dans dans les humanité qui sont pour moi la clé privilégiée pour comprendre le monde et j'ai été ministre de l'éducation nationale pendant de des années importantes ce qui est au fond comme un lien entre le monde de l'éducation et moi il est offensant de vous qualifier de vieux routier de la politique ou non non je suis un un un juvénil routier c'est-à-dire j'ai l'expérience de la route mais le le l'ardeur qui est la mienne l'envie de vivre de conquérir non' jamais baisser j'ai et même il me semble que je suis plus que je suis engagé avec moins de préoccupation de carrière que je ne l'étais quand j'étais plus jeune et donc en tout cas ce que je vis ce que je ressens moi c cette bizarrement c'est une chose enfin ça ça ressemble à euh un engagement juvénil est-ce que la politique c'est un métier c'est un service c'est une mission c'est une ambition c'est un destin qu'on se prête la politique pour moi c'est une vocation on me dit quelquefois que ferez-vous quand vous arrêterez mais je n'arrêterai jamais c'est exactement comme si on me disait que ferait vous quand vous arrêterez d'être père de famille j'arrêterai jamais d'être père de famille parce que ceci est ma vie je c'est une part essentielle de ma vie j'ai des enfants nombreux sympathiques chaleureux enrichissant courageux mais je peux pas arrêter d'être père de famille quels que soient les événements je peux pas arrêter d'être un citoyen engagé comme vous quels que soient les événements et même vous vous êtes engagé davantage au fur à mesure que le temps avançait et bien d'une certaine manière c'est aussi là que je suis je peux pas être euh ça n'est pas pour moi une carrière si c'était une carrière honnêtement j'aurais pu multiplier les les postes de de responsabilité les gallons les chapeaux à plumes les les les titres honorifiques dignitaires les j'ai toujours refusé les décorations sauf une les Palmes Académiques parce qu'elle est de fondation quand on est mais j'ai refusé la Légion d'honneur à plusieurs reprises je ne je ne veux pas de décoration euh mes décorations ce sont les livres que j'ai écrits et qui ont eu un un accueil très très chaleureux du point de vue des lecteurs et qui dure encore tant d'années après euh et puis la confiance que me font les gens de mon pays de de de mes racines or c'est très rare en politique d'être élu chez soi la plupart de mes amis sont ont été élus après comme on dit parachutage c'est ils ont été élus dans un endroit où on les envoyait parce que électoralement c'était favorable moi c'était électoralement défavorable mais humainement je pouvais pas me présenter ailleurs et donc quand j'étais très jeune un homme politique tout à fait éminent de cette époque qui s'appelait Jean Le canuet et dont j'étais le très jeune collaborateur m'a dit viens en Normandie je te donne roin il était maire de roin sénateur président du conseil général et je lui ai dit deux choses je lui ai dit Monsieur si je vous disais oui à la minute vous me regarderez plus de la même façon et il se trouve que je ne suis pas norment je suis barné et je suis de peau il m'a dit mais tu pourras jamais être élu à peau on peut pas être élu à peau quand on est centriste et moi je pensais qu'on pouvait et j'ai eu le bonheur de faire la preuve avec beaucoup de de haut et pas mal de bas que c'était possible et que même on pouvait révéler à une région son être profond pour avoir cette vocation que vous avez décrite est-ce qu'il ne faut pas avoir de soi une conscience un peu vive presque hypertrophiée qui pourrait parfois rejoindre une forme de vanité d'orgueil sûrement je suis très je suis orgueilleuse c'est-à-dire que je suis assez facilement dressé contre contre de fausses autorités je n'ai jamais vu les galons sur les épaules des gens j'ai vu les gens qui étaient sous les galons et j'ai infiniment respecté des gens humbles et regardé avec un peu d'ironie des gens qui étaient très très nota euh ça c'est la première chose mais la deuxième éant est plus importante à mes yeux je crois que tout le monde a un destin on a qu'une vie si on ne donne pas cette vie à des choses qu'on considère comme précieuses et comme grande et comme digne de d'idéal ou de sacrifice alors c'est une vie perdue croyez pas que une jeune femme qui élève ses enfants F toute seule croyez pas qu'elle a un destin moi je crois que oui et donc oui j'accepte cette idée que nous avons un destin et qu'il faut être à la hauteur du destin qu'on qu'on traverse une vie ne peut pas être perdue et alors c'est vrai que j'ai une haute idée de ce que l'engagement d'une vie suppose mais j'essaie d'être d'avoir la même haute idée dans ce que j'écrit dans les livres que j'écrit dans les livres de combat ou dans les livres d'histoire ou dans le bon j'essaie d'avoir la même haute idée que dans la carrière politique alors c'est vrai que ça ne conduit pas sur les sentiers les plus faciles au-delà des des opinions politiques est-ce que vous ne pensez pas que la grande fracture aujourd'hui gauche et droite confondu se situe entre les personnalités qui ont de la C et celles qui n'en ont aucune ah je crois que vous avez absolument raison le nous vivons alors peut-être ça s'est dit sous toutes les époques mais nous vivons un temps dans lequel le l'inculture des responsables politiques et l'inculture au sens profond du mot pas qu'il soit capable de cracher des fiches que ils ont écrit ou et la in culture au sens vous savez autrefois il y avait cette formule je sais plus de qui elle est qui paraît bizarre qui est la culture c'est ce qui reste quand on a tout oublié Valérie et donc je savais pas que c'était de Valérie cette phrase est très profonde quand vous y réfléchissez ça veut dire que il y a le temps de la découverte et puis il y a le temps de la sédimentationin quand vous les livres et c'est pas un secret que que j'ai que je lis beaucoup beaucoup beaucoup encore aujourd'hui c'est très rare que je passe une journée sans lire un livre nouveau donc mais ça peut être des policier c'est pas c'est pas à vous que je vais bon et donc cette cette sédimentation le les choses de la culture qui se les choses de l'esprit des autres la culture c'est ça qui se dépose au-dedans de vous et qui vous forment une personnalité c'est infiniment précieux comment vous pouvez être président de la République en ignorant l'histoire comment comment c'est possible vous avez entre les mains le destin de votre pays ce pays a traversé beaucoup d'épreuvees en réalité euh les l'enchaînement des événements des causes et des circonstances est un enchaînement très répétitif il y a pas de il y a pas grand-chose de nouveau sous le soleil et la découverte d'Internet et la découverte de l'imprimerie sont des événements de degrés différents mais de nature semblable comment vous pouvez ignorer tout ça comment vous pouvez parler de l'islam sans savoir ce que les guerre de religion ont été alors c'est vrai que je suis comme vous profondément heurté par l'espèce de de d'ignorance satisfaite hein parce que l'ignorance on en a tous plein despend entier d'ignorance mais euh c'est une ignorance qui nous laisse insatisfait et on essaie de combler les choses et on a maintenant des outils formidables pour combler mais l'ignorance satisfaite est quelque chose de profondément irritant et de profondément affaiblissant le débat public en France et c'est pourquoi le le les modifications dans l'éducation la réforme du collège qui vise par exemple à rayer d'un trait de plume ce qui a fait le fond de la culture de la France pendant 4 siècles les humanités classiques rayer supprimer parce que euh une jeune ministre s'est laissée persuader par son entourage qu'après tout qu'est-ce que c'était ces vieilleries le le l'abissal annerie moderniste qui se croit moderniste et qui est anti enfin qui empêche d'appréhender le moderne parce que moderne c'est la projection vers l'avenir de choses qui sont des choses de fond comment on peut comment on peut accepter ça et donc c'est c'est la c'est je sais pas comment on peut dire la déculturation le le le le le le dépouillement de ces fondation qui permettent de comprendre le monde qui est la une des grandes blessures de notre temps comment faites-vous pour faire cohabiter en vous la personnalité pragmatique qui a été ministre qui parfois a été contestée qui heureusement oui qui s'est situé dans la politique du pouvoir en tant que tel et l'être qui aujourd'hui tient parfois un discours de rupture qui se présente avec une vision nouvelle comment faites-vous est-ce que vous payez sans cesse le passif de l'être que vous avez été ou bien où est-ce que vous vous êtes persuadé que votre discours est porteur de nouveautés d'inconnu c'est une question très si vous me permettez de vous le dire très sensible très très très empathique parce que elle est elle est une compréhension profonde d'un parcours j'ai été un responsable politique classique j'étais quelqu'un quun qui croyait alors on trouvera ça idéaliste ou peut-être même stupide je croyais à la méritocratie républicaine j'ai été un élève un peu école buissonnière mais je croyais qu'on pouvait passer les concours j'étais agrégé très jeune et l'agrégation pour moi c'était comme pour vous la magistrature je suis sûr que vous avez vécu la même chose et je pensais qu'au fond l'engagement civique la politique c'était ça c'est-à-dire vous étiez engagés vous étiez courageux vous affrontiez des en duel des vous étiez David et vous aviez Goliath en face de vous et tout le monde et puis vous gagnez et puis vous franchissiez un cap et puis vous deveniez le représentant des vôre à l'assemblée de national je vais vous dire une chose que j'ai pas dite ma mère est venu à Paris pour la première fois le jour où je suis entré à l'Assemblée nationale paysane des Pyrénées intelligente et mon père aussi mais elle était jamais venue à Paris et le jour où je suis entré à l'Assemblée ma mère était dans les tribunes du public et j'ai j'ai été envoyé à la tribune le jour où je suis entré à l'Assemblée nationale j'ai d'ailleurs dû être très mauvais mais parce que j'étais très impressionné puis l'émicycle vous verrez le jour où vous y serez c'est pas c'est pas si simple et donc même vous qui êtes défenseur de l'éloquence républicaine et donc que euh j'étais très fier et puis on est député et puis on a la chance de devenir très jeune chef de parti secrétaire général de l'UDF avec giscar c'était pas rien je veux dire dans le bon et puis de faire des tas de choses et puis d'écrire des livres qui ont du succès et puis on devient le représentant de sa famille politique et puis on entre au gouvernement très jeune dans un poste qu'on a sou éé dont on a rêvé qui est crucial qui est le ministère de l'Éducation nationale et et puis un jour on s'aperçoit que dans ce monde-l tout est faux faut truquer qu'en réalité les vraies décisions elles ne sont pas celles qu'on expose elles sont pas celles qu'on prend sur la table elles sont sous la table et que au-dessous de la table alors il y a des réseaux de de de captation du pouvoir on nomme des gens pour contrôler des secteurs de l'économie de la banque de et que tout ça n'est pas vrai et quand on est ce qu'on est alors on a le choix entre deux attitudes et j'ai exercé cette liberté à mes risques et péril le choix entre l'attitude de celui qui accepte alors 90 % du monde politique classique ne voi pas ce que je viens de vous dire c'est d'abord c'est la première hein on voit pas on croit que qu'au fond on sait on sait pas ça c'est la première chose et puis il y a une deuxième chose qui est est-ce qu'on accepte ou est-ce qu'on accepte pas et j'ai décidé de ne pas accepter j'ai décidé pourquoi ben parce que parce que je ne suis pas là en mon propre nom d'abord honnêtement les grandeurs d'établissement comme disait notre camarade Blaise Pascal ne m'intéresse pas je j'ai pas de goût pour ça je m'en fous c'est je trouve que c'est de la fausse monnaie euh bon donc ça m'intéresse pas donc j'ai pas de mérite mais simplement pour moi c'est pas assez ça et donc j'ai décidé au nom de ce ce que je représente j'oublie jamais que je représente des gens qui ont qui ont eu du mal dans la vie mon père a jamais pris un jour de vacances de sa vie sa vie et il est mort dans un accident du travail il s'est tué dans un accident du travail et ma mère a jamais pris un jour de vacances de sa vie et et mes enfants sont formidable c'està-dire qui croit que la vie c'est grand et que ça vaut la peine d'être vécu on les a élevé comme ça et puis tout le peuple de ceux qui m'ont fait confiance qui croyait parce que c'était moi et parce que c'était eux que que je les tromperai pas et bien au nom de tous ceux il y a un peu de conscience sociale vous voyez dans tout ça au nom de tout cela euh je pouvais pas dire je pouvais pas accepter d'entrer dans la dans cette tromperie générale alors c'est vrai qu'en moi a de la rupture est venu de la rupture je suis passé de de celui qui croit de qui croyait qu'on pouvait être je sais pas quoi une espèce de de Rubin pré civique hein parce que j'ai jamais perdu le sens civique mais qu'on pouvait comme ça monter à l'assaut et gagner la forteresse à celui qui sait qu'il faut changer la pratique et la règle du jeu qu'il faut être qu'il faut qu'on y arrivera pas facilement comme ça voilà et donc d'où les engagements différents et les choix difficiles et de rupture que j'ai fait justement si je pars de 2007 jusqu'à aujourd'hui des gens qui à mon avis ne sont pas très lucides considèrent que votre parcours est ilisible et erratique est-ce que vous pourriez le décrire si vous-même vous l'estimez très cohérent moi je pense qu'il est extrêmement lisible donc on va on va simplifier je sors du gouvernement j'ai cette prise de conscience c'est pas dur c'est pas dire du mal du du régime que éedouard Balad Nicolas Sarkozi montait que de dire queil y avait eu cette préoccupation de mettre des noyaux durs dans le monde économique de mettre de de verrouiller un certain nombre de choses et les médias en particulier et d'avoir sur le monde de la justice une vision c'était leur vision c'était pas la vision explicite mais j'ai compris assez vite que c'était la vision implicite euh et donc je me suis éloigné d'eux et j'ai essayé de constituer le centre en force autonome pour changer tout ça ça m'a amené à conduire une liste aux élections européennes de 1999 euh et si on regarde cette élection européenne de 1999 alors elle est très intéressante parce que on s'apercevra le jour où on le fera que il y avait une liste euh euh RPR et Démocratie Libérale conduite par un jeune homme qui s'appelait Nicolas Sarkozi qui avait une liste du Parti socialiste conduite par un jeune homme qui s'appelait François Hollande et que je conduisais moi-même jeune homme la liste de l'UDF maintenue de de ceux qui à l'UDF voulit que le centre se constitue et je pense qu'un certain nombre de mes amis m'y avaient envoyé avec l'idée que j'allais faire forcément un très mauvais score on a fait un très bon score après ça on est allé à l'élection présidentielle et un assez grand nombre de gens croyaient que évidemment ça ça pourrait pas marcher et après des événements que vous savez et une campagne très difficile euh on a fait un score honorable de 7 % mais qui a été ce score là cette élection a été marquée par le fait que Le Pen était au 2uxè tour que Jacques Chirac a fait 80 %.
et le le lundi matin suivant le premier tour duel annonce que le Pen était au deè tour et que Jospin a étaé éliminé je suis allé voir Jacques Chirac et je lui ai dit tu vas faire 80 % des voix tu as une obligation parce qu'il voulait qu' tu toi il voulait que ceux qui n'étaient pas de son cercle le tuoi j'étais jamais été de son cercle je lui dis tu vas faire 80 % il faut que tu fasse un gouvernement d'union nationale parce que seule une réponse de cet ordre sera à la hauteur de la gravité de ce que nous sommes en train de vivre il m'a dit tout ça c'est des conneries c'est le mot qu'il a utilisé je vais faire un parti unique je dis ben je serai contre toi parce que répondre par une démarche de captation partisane à un événement ça pas été rien pour des millions de gens de gauche d'aller voter Chirac c'était à peu près le contraire de ce qu'il de ce dont il rêvait c'était c'était une violence qui se faisait au nom d'un certain idéal je suis pas sûr que ça so se referait aujourd'hui méfions-nous euh ils l'ont fait et Jacques Chirac poussé par les mêmes a décideré que qu'il n'en ferait rien et que il ferait prise du pouvoir par un parti dans lequel on allait noyer tout le monde donc je me suis opposé à lui je l'ai soutenu sur la guerre en Irak contre mes propres amis je suis monté à la tribune contre mon bureau politique ou une large part de mon bureau politique pour dire que euh je considérais qu'il avait raison sur la guerre en Irak bon on arrive à 2007 et en 2007 le le je plaide cette rupture là avec l'idée que gauche contre droite c'était un jeu qui était destiné à tromper le citoyen que le le que les forces qu'il y avait derrière les uns et les autres étaient en réalité les mêmes y compris les force médiatique à l'époque vous souvenez d'un certain nom parce que évidemment si vous n'avez que deux pions qui peuvent l'emporter il suffit de mettre les billes sur les deux pions suffit de mettre les billes sur les deux cases et vous êtes sûr de gagner donc je trouvais qu'il y avait là une tromperie et j'ai proposé cette rupture on a failli gagner ça s'est pas fait pour des raisons qui seraient trop long trop longue à analyser et très vite je me suis trouvé en opposition avec Nicolas Sarkozi parce que sa vision de fond était celle que je viens de vous exposer c'est-à-dire que l'important était de contrôler ce qui se passait sous l'apparence sous la table et d'avoir des verrouillages de toutes de tous les centres de pouvoir hein on va dire ça comme ça ça a été constant au long de son engagement euh et euh et donc pour lui le l'idée que je développe là démocratique ou républicaine était une idée qui lui faisait hausser les épaules contrairement à ce qu'on a dit à ce qu'on dit encore tous les jours je n'ai aucune antipathie personnelle à l'égard de Sarkozi pour tout dire euh peut-être c'est réciproque euh euh personnellement il m'est assez indifférent il y a même des moments bon donc j'ai aucune antipathie personnelle mais sa vision de euh du pouvoir euh de de la relation avec le citoyen et le choix stratégique qui est le sien que pour gagner il faut opposer les gens entre eux qu'il faut qu'il est que c'est bon électoralement d'insulter de traiter de de d'alimenter le le le plus le plus de mettre le feu que le feu est une énergie le feu qu'on met entre les gens c'est une énergie électorale et que c'est ce qu'il faut faire au fond ce que Trump fait aujourd'hui dans la primaire américaine et donc ça c'est le cont de ce que je crois bon pour un pays de ce que je crois grand pour un pays de ce que je crois noble pour un pays et donc sur ce point-là je me suis opposé à lui j'ai même écrit un livre qui s'appelle Abu de pouvoir qui a été un Bestseller qui a été très très bien reçu par l'opinion qui était un livre on va dire vigoureux hein que bon euh et donc et donc je me suis opposé à lui on est arrivé à 2012 et au moment de la campagne de 2012 j'ai dit je vais je dis à l'avance que ça n'est pas le passé qui m'importe mais c'est les enjeux du pays aujourd'hui or Nicolas Sarkozi a choisi d'aller encore plus loin dans cette voie de l'affrontement et de l'exacerbation des de ce que le pays a de plus sensible et donc de plus inflammable et donc je me suis opposé à lui et je n'ai pas voté pour lui au deuxè tour j'ai voté pour pour Hollande parce que je ne voulais pas rester entre deux chaises euh je croyais que François Hollande en raison des engagement qu'il avait pris et puis du style qui au fond était le sien assez jovial assez bon camarade comme ça je pensais qu'il serait réconciliateur du pays et que il ferait faire au Parti socialiste la conversion explicite que Jacques Delor avait essayé de faire faire il venait de Delor il venait de l'entourage de Jacques Delor et j'ai cru que c'était sa pente j'ai cru il a fait croire mais bon euh d'où l'immense déception frustration qui est la mienne et donc voilà le parcours je suis persuadé que nous ne pouvons pas sortir le pays des difficultés très grandes solubles pour moi et très grande dans lesquels il se trouve sans un mouvement civique sans une prise de conscience sans un changement une rupture de la manière dont on le gouverne dont on s'adresse à lui dont le monde politique est organisé pour représenter le pays quand vous songez que si vous additionnez extrême droite extrême gauche et centre il y a 50 % des Français qui sont pas représentés dans nos institutions 50 % mais de quel droit peut-on décider qui qui a la légitimité de décider que 50 % des Français ne seront pas représentés qui moi je les prends Bill en tête ou les yeux dans les yeux qui êtes-vous monsieur institution pour décider que 50 % des Français doivent être exclus même si je partage pas leurs idées et Dieu sait que je me suis battu contre l'extrémisme beaucoup et que je continuerai à me battre mais qui êtes-vous pour décider qu'il y a pas de représentation vous n'avez pas vous n'avez pas un brevet de de de de monopole personne vous a vous a donné cette ce privilège d'être les seuls à représenter donc il faut un mouvement de rupture civique pour arriver à ce que je pense nécessaire c'est-à-dire les idées et elles sont simples pour moi qui qui permettront au pays de résoudre les questions qui se posent à lui car j'en profite puisque vous n'interrompez pas car la grand outre cette idée de rupture civique et de besoin de au fond de prendre les gens au sérieux de de de leur dire la la vérité et sur la dette et sur les affaires je l'ai fait sans discontinuer outre ce besoin là il y a une il y a une deuxième prise de conscience nécessaire et qui me singularise dans le monde politique français c'est que le monde politique il passe son temps à dire c'est la faute des autres de l'Europe de l'euro de l'Allemagne de la mondialisation je sais pas quoi or aucun des sujets identifiables de notre misère nationale ne vient des autres personne ne nous a obligé à faire des choix en matière d'éducation nationale qui fassent que un sur trois des enfants ne s''estpanir personne nous avons été dans les décennies antérieures nous avons été le pays de l'éducation c'était chez nous que l'école publique laïque obligatoire apprenait à lire à tous les enfants et je vous assure que dans mon village ils n'étaient pas tous venus de milieu culturellement évolués personne nous a obligé à ça personne nous a obligé à avoir le code du travail le plus illisible du monde personne ne nous a obligé à avoir la situation de l'entreprise qui est en perpétuelle doute ou suspicion personne ne nous a obligé à avoir la fiscalité illisible que nous avons personne ne nous a obligé à faire des dettes personne c'est ce son à faire des detes infini personne c'est nous qui avons fait ces choix et je prétends que c'est chez nous qu'on doit les corriger et donc ces deux ces deux lignes et dont vous voyez qu'elles viennent de loin puisque mon combat sur la dette c'est un combat qui date d'il y a 15 ans sans cess plaider ça au point que les guignoles en faisaient une en faisaent un trait de rupture civique et conscience que les problèmes viennent de chez nous et pas d'ailleurs voilà mes deux de conduite avec l'horizon que il y a des idées simples pour en sortir je veux dire le toutes les grandes aventures collectives Napoléon de la paix Napoléon du code civile de la construction de la France Napoléon II à sa manière il avait des défauts mais de Gaulle toutes ces grandes aventures civiques elles sont fond sur des idées simples et peut-être même simplissimes lorsque de Gaul dit indépendance une monnaie qui tien la route et une politique industrielle ce que Pompidou a repris quand Giscard qui a plus de mérite qu'on ne le dit a pris un certain nombre de décisions de de de au fond de de rééquilibrage moderne de notre pays tout ça ce sont des idées simples c'est pas des idées d'experts ce sont des idées de citoyens voilà les certitudes avec lesquelles je vis au fond est-ce que vous incarnez depuis longtemps un centrisme vigoureux non ectoplasmique qui ne correspond pas à la caricature qu'on fait de lui mais est-ce qu'au fond le centrisme n'a pas de mal à faire percevoir que il n'est pas seulement un arbitre des élégance démocratique qu'il n'est pas simplement hostile à la droite et à la gauche est-ce qu'il n'a pas de mal à faire percevoir qu'il est capable en tant que tel d'offrir au français un corpus intellectuel et politique vous avez tout à fait raison le mot centre est un mot difficile est un mot complexe compliqué alors qu'est-ce que c'est centre oh c'est deux choses qui sont aussi simples et à mon avis profitables l'une que l'autre la première c'est de dire que on n'est pas condamné à avoir un pays coupé en deux c'est pas de camp et on continue à à à à nous dire qu'il y a deux camps alors que vous savez bien cette histoire des deux camps est finie depuis longtemps la gauche est coupée en deux la droite est coupée en deux le centre est divisé tout ça c'est fini bon la question européenne coupe les camp en deux les questions bon donc on n'est pas je veux dire le c'est un mensonge de nous faire vivre en deux camp et l'autre euh choix c'est le pluralisme je suis pour le pluralisme vous vous souvenez que quand l'UMP s'est formé en parti unique je suis allé à Toulouse sur la scène devant des milliers de personnes qui m'ont accueilli comment dirais-je chaleureusement euh pour leur dire euh vous dites que nous pensons tous la même chose et moi je vous dis si nous pensons tous la même chose c'est que nous ne pensons plus rien pluralisme première idée et deuxième idée du centre c'est de dire que c'est pas parce que quelqu'un est différent de vous qu'il est votre ennemi on peut construire avec des gens même s'ils n'ont pas votre carte de parti il suffit d'avoir le minimum d'institution pour le faire et la modernité la projection vers l'avenir la capacité à résoudre les problèmes impose qu'on puisse travailler avec des gens même s'ils sont différents de vous voilà ce que Centre Est et si quelqu'un veut me dire que aujourd'hui on va encore nous imposer le camp contre camp et le c'est parce que quelqu'un n'a pas ma carte que jamais je ne peux travailler avec lui si on me dit que c'est comme ça qu'on va sortir le pays des difficultés ou se trouve alors je m'inscris en faux voilà donc voilà ce que centre veut dire et voilà ce que la démarche politique novatrice dont nous avons besoin impose mais ça relève cela de la forme démocratique et le fond du centrisme il est où bah le fond du centrisme c'est c'est encore plus simple que cela le centrisme est l'idée que on peut inscrire l'humanisme dans un projet politique c'est ça le fond du centrisme alors l'humanisme laïque pour les uns comme on dit l'humanisme chrétien pour les autres peut-être on dira l'humanisme écologique pour les trisè tout ça ont à faire ensemble le le l'idée que le but d'une société n'est pas le matériel le matérialiste l'argent que la considération qu'on doit avoir pour les gens elle ne vient pas de leur statut économique que l'éducation est le bien principal que la culture c'est l'épanouissement tout ça qui est un projet de humanisme sur le fond voilà le voilà le corpus du centre alors depuis qu'il a été créé raison pour laquelle c'est cette famille politique qui a été dans la Résistance raison pour laquelle le Conseil National de la Résistance c'est eux qui ont été le creuset euh raison pour laquelle euh lorsqu'il y a eu les accords de Munich quel est le seul journal qui s'y soit opposé c'est un petit journal qui s'appelait l'aube euh euh euh et et qui a osé proférer cette phrase formidable euh lorsqu'il s'agit de dire non le meilleur moment c'est le premier euh voilà c'est une famille politique à part entière qui a qui a qui s'est forgé dans la résistance au premier au premier rang au premier chef euh dans le compagnonnage avec le général de Gaulle qui en venait quand il était à Londres et et qui aujourd'hui encore continue à maintenir cette affirmation mais vous pensez vraiment que ces consterrations au de rang noble euh sont de nature à permettre au peuple français d'identifier un procès politique et de battre en brèche le reproche permanent fait au centrisme de picoré à droite ou à gauche ouais enfin ce reproche d'indécision d'entre deux chaises il a été justifié pendant longtemps convenant ensemble qu'il ne l'est pas qu'il ne l'est plus donc je le je le récuse mais vous m'avez interrogé sur le fond je vous ai répondu sur le fond après après le le le les grands choix devant lesquels notre pays va être ce sont des grands choix qui tiennent à à la à la à la volonté de de de réforme à la capacité de réforme et si je prends un domaine comme le vôtre comme celui de la justice et de la magistrature non pas que vous soyez limité à ce domaine là mais mais c'est votre vie VO euh les les grands choix qu'il convient de faire sont faciles sont simples euh ils ont des implications il y a des problèmes de moyens je ne dis convient de rien de tout ça mais si nous avions à écrire ensemble vous avec votre expérience moi avec les repères qui sont les miens si nous avions à écrire une politique euh euh pour la justice il y aurait aucune difficulté à le faire et si nous mettons autour de la table de Badinter à à à vous en passant il y aurait aucune difficulté à le faire on sait bien et donc le on sait bien les grands choix qu'il y a à faire ce sont des choses c'est je je sais que personne ne me croira quand je le dirai mais je considère que ce sont des choses faciles que le que le droit du travail ce sont des choses faciles qu'on pourrait écrire en quelques dizaines de pages ce qui aujourd'hui est illisible en 2000 page on pourrait ça demande un petit effort ça demande ce que les juristes du temps de Napoléon avait c'est-à-dire la capacité de prendre un stylo et d'écrire clairement d'où les problèmes de culture que vous indiquiez et d'écrire clairement des choses simples et compréhensibles peut-être baninter a été trop simpliste dans le projet qu'il a fait sur le droit du travail enfin il a écrit quelque chose euh de lisible je crois que rien n'est inaccessible dans les grandes réformes que nous avons à faire et que rien n'est du domaine d'une expertise tellement élaborée que seul quelques euh technocratie pourrait la conduire je crois que c'est une affaire civique je pense que c'est pas dur d'apprendre à lire aux jeunes Français je pense que c'est il y a encore pour une fois des études qui viennent de sortir et qui disent les choses assez assez simplement c'est facile à condition que quelqu'un s'y mette et au lieu de laisser faire des bureaux des experts des que le bon sens créateur créatif s mett et qu'on dise voilà ben écoutez on a on a 3 mois pour répondre à cette question là et je crois que l'efficacité de la chose de l'action publique auquel les citoyens ne croit plus est à porté de la main en tout cas c'est ma conviction profonde je pense que tout ceci est un est un labyrinthe dans lequel que nous nous sommes égarés et que nous avons dessiné nous-mêmes c'est c'est notre au fond c'est les trois générations qui viennent de s'écouler qui ont dessiné ce labyrinthe dans lequel nous sommes égarés perdus et c'est pourquoi il faut un fil d'Ariane et ce fil d'Arian il est facile à trouver en tout cas c'est ce que je crois euh être maire est-ce que ça n'est pas le la fonction qui donne le moins à la personnalité politique le sentiment de l'impuissance à ce il y a il n'y a aucun doute que c euh formidablement heureux quand on sait ce qu'on veut faire et quand on sait le faire je prétends pas que ça soit apporté de tout un chacun mais c'est extraordinaire parce que vous décidez si vous avez construit l'administration pour cela vous faites euh euh et en peu de mois vous voyez changer les choses et les gens le dis disent le le les vos concitoyens ceux qui vous ont confié le mandat disent à vraiment ça change hein à ça bouge et et ceux qui sont dans l'administration au lieu d'être dans l'impuissance ils passent dans l'action je viens de recevoir cette semaine en trois réunions distinctes tous les fonctionnaires de la mairie volontaire pour participer il y en a eu les 2 tiers de sur tr sont venus participer euh et en en 2h chaque fois on a fait le le projet et le bilan ce qu'on était en train de faire et c'était du bonheur pour eux euh exemple très simple je parle de l'administration parce que c'est ce qu'on considère le moins facile à changer sur le sur le mandat de mes prédécesseurs en 6 ans l'absentéisme était passé de 9 % à 15 % signe d'un malêtre très profond en 1 an et demi nous l'avons fait redescendre de 15 à moins de 12 % 1 an et demi et ça va continuer et j'espère que nous reviendrons à des chiffres encore plus bas pourquoi parce que quand on est mal on travaille pas et donc oui c'est un mandat mais il faut s'impliquer par exemple je reçois sans rende vous tous les fonctionnaires qui le souhaitent un samedi par mois alors il y en a 50 qui viennent et m'exposer le leurs difficultés leurs attentes leurs idées leurs amertumes leurs frustration ou au contraire l'espoir qu'ils ont de et moi je considère que de voir le patron c'est nécessaire c'est c'est juste alors évidemment c'est un engagement ça demande d'y être mais c'est formidablement éouissant et de voir changer une ville et que tous ceux qui la connaissent le disent et de laavir se révéler alors c'est un grand bonheur à l'exception d'un ou deux reportages on vous a vu avec une fois je crois avec votre épouse et souvent en compagnie de vos chevaux vous êtes infiniment discret dans la rubrique people si j'ose dire quelle est la la perception vous avez de cela c'est un refus c'est parce que c'est le signe d'une vulgarité républicaine ou bien c'est votre caractère lui-même qui qui est retenu qui est discret qui est pudique oui je trouve que la pudeur est c'est quelque chose de bien c'est comme ça je suis fabriqué comme ça le le alors pour beaucoup de raisons un je déteste la mise en scène et ma femme encore plus que moi euh quand je dis je déteste elle elle doit être dans le degré suprême de la haine vous voyez quelque chose comme ça euh ça c'est la première chose la deuxième c'est que je crois qu'il n'y a pas de il y a pas de rupture comme on dit de solution de continuité entre euh euh l'affirmation et la réalité j'ai pas de double visage mes enfants sont mes enfants ils sont géniaux ils sont sympathiques et hein le le village que je dis être le mien c'est le mien c'est là que j je suis né mon père en était mère il y a très longtemps je connais chaque arbre la ville de peau c'est ma ville j'ai toujours été élu là et ce que je fais quand j'en parle les événements culturels que j'y crée c'est moi qui les ai voulu penser et créer et donc vous voyez il y a pas il y a pas ce double visage là ça c'est la première chose et la deuxième la troisième c'est que je ai je vraiment je rejette les entreprises de communication artificielle quand je vois le film qui est sorti cette semaine sur l'Élysée sur François Hollande et que le sujet de l'Élysée c'est le communicateur le sujet du film en fait c'est le communicateur je me dis mais bon dieu quel malédiction pourquoi est-ce que François Hollande s'encombre de tout ça pourquoi est-ce qu'il dit pas simplement ce qu'il pense euh et que ben il saisit toute occasion pour parler que euh il y a un devoir de de comment dirais-je d'authenticité dans tout ça pourquoi les gens rejettent parce qu'ils pensent que c'est de la fausse monnaie il pense que tout ce qu'on leur raconte c'est truqué c'est du pipo et c'est hlas assez souvent vrai qu'il y a des des entreprises entières qui vvent sur le trucage des choses vous souvenez il y a eu un film terrible sur stroscan avant que la chute de stroscan qui était tout faux ils avaient fait des maillots de sport sur lequel il y avait écrit yes we can can comm can évidemment personne n jamais fait ses maillots personne les a jamais porté c'était fait pour le film et donc communication artificialisée si je peux dire ça comme pour un sol moi je crois au sol naturel au biotope naturel au fait que on sache qui est le mec qui parle et s'il a des défauts il a des défauts s'il a des qualités il a des qualités bah les livres que je signe je les ai écrits je je le le les colères qui sont les miennes c'est mes colères les faiblesses qui sont les miennes j'en ai sans doute je sais pas les mais sans doute je les assume le les les engagements les confrontation je les assume aussi malheureusement mes deux dernières questions François Baayou vous avez très souvent évoqué pour expliquer votre démarche et votre action la distinction entre l'officiel et l'officieux entre ce qu'il y a sur la table et ce qui se cache sous elle est-ce que sous la table de François baayrou il y a-t-il des choses gênantes ou pas non non je pas que je sache mais je veux dire le le ni dans ma situation ni dans ma vie professionnelle je voudrais insister une seconde sur ce point un des malheurs du temps c'est que beaucoup de responsables politiques n'ont pas eu de vie professionnel ils ont été dans euh l'appareil du parti depuis leur plus jeune âge moi j'ai été engagé très tôt mais avant ça j'étais agrégé de lettres j'étais prof j'étais agriculteur et je pensais déjà à écrire tes livres avant ça euh parce que simplement fallait faire vivre ma mère la maison Leon ce qu'il fallait euh après la mort de mon père donc non je honnêtement je on peut se tromper sur soi-même faut pas mais je ne crois pas qu'il y a des choses à découvrir j'ai jamais été stipendié par des lobbyes le jamais le le petit peu d'aisance matérielle qui est la mienne c'est par les livres que je l'ai eu et j'en suis très heureux parce que faire un bestseller c'est un des plaisir les plus les plus irrésistibles qu'on puisse rencontrer dans une vie j'ai eu l'occasion d'en faire au moins deux et donc non je je crois pas qu'il y ait des cadavr dans les placards vous avez évoqué récemment la triple impass pour la France Nicolas Sarkozy François Hollande et Marie Le Pen en évoquant notamment à son sujet les solutions mortelles pour la France qu'elle pourrait mettre en œuvre est-ce que ça veut dire François baayrou que le futur de la France c'est Alain Jupé ou à défaut François Baayou lui-même pourquoi je soutiens Alain Jupé parce que alors d'abord parce qui n'est pas de mon parti ça me permet de montrer un certain désintéressement une espèce de d'altruisme on va dire c'est pas si fréquent que quelqu'un qui dispose d'un socle électoral sérieux dise ben écoutez je vais je suis prêt à soutenir quelqu'un d'autre sans rien négocier de tickets de de j'aurais des discussion si ça se produit avec lui mais ça n'est pas intéressé pourquoi parce que je trouve que les temps justifient qu'on soit un peu désintéressé et en tout cas pour moi c'est comme ça que je suis je suis très heureux dans mon dans ma sensibilité politique je me suis pas trompé par rapport à ce que j'étais dans mes fonctions actuelles dans mon engagement et les sondages sont positifs et bons et intéressants donc de ce point de vue-là euh je ne je ne cherche pas quelque chose pour moi et je pense qu'il est bon de le montrer et Alain jupet que je connais depuis longtemps Alain Jupé a ceci de particulier c'est qu'il a refusé d'entrer dans les simplifications dans les simplismes et notamment refuser d'entrer dans le l'excitation des sujets morbides je dis pas qu'ils existent pas mais c'est tout autre chose de les traiter ou de les exciter euh et donc pour moi il est estimable et si ma foi on pouvait pour une fois remplacer la rivalité par un travail en commun je trouverai ça très bien après il a choisi un mécanisme que je redoute le mécanisme des primaires je citais le cas des primaires américaines avec Donald Trump est un mécanisme qui favorise l'excès qui favorise l'agressivité qui favorise la transgression du type qui qui met de l'huile sur le feu euh je pense que cette inquiétude est justifiée j'espère que c'est lui qui a raison et je l'aiderai s'il l'a raison sinon je prendrai mes responsabilités je regarderai ce qui'est ma responsabilité civique et c'est vrai je l'ai dit imaginez la table de vote avec ces trois bulletins on a déjà essayé deux Sarkozi et Holland qui se sont révélés être déjà les deux en grave échec et y ajouter le peine et le danger mortel des solutions qu'elle propose sans compter de ses obsessions pour moi c'est pas ça la France voilà la France que j'attends dont je rêve aujourd'hui cette France là elle mérite un autre choix et donc je seraiis de cette responsabilité si l'accident que je redoute se produisait et ce que j'espère c'est qu'il ne se produira pas que je suis trop pessimiste que l'optimisme d'alin Jupé par exemple est plus justifié que mon pessimisme et que la vague de conscience va plutôt le soutenir que le gêner c'est ce que j'espère sans rien abdiquer de ma responsabilité de citoyen merci beaucoup François