LAURENT JACOBELLI est face à CHARLES CONSIGNY sur BFM !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
On va en parler maintenant dans le signé qu...
- 0:04ComplaisanteRéponse partielle
Bonsoir Charles.
- 0:04ComplaisanteRéponse partielle
Laurent Jacobili est avec nous, porte-parole du Rassemblement National et député de la Moselle. Bonsoir.
- 0:17OuverteRéponse directe
Il y a du rififi dans le couple Marine Le Pen-Jordan Bardella ?
- 2:31OuverteRéponse directe
Vous avez l'impression d'être devant une fiction de Netflix ?
- 2:58RelanceRéponse partielle
Jean-Philippe Tanguy a-t-il imposé l'interdiction du voile dans l'espace public ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« Ça va être démenti dans un instant par le porte-parole du Rassemblement National ici présent. »
- 0:24Invité politiqueFait
« Mais je pense qu'ils ne sont pas du tout sur la même ligne. »
- 0:27Invité politiqueFait
« La divine idylle est terminée. »
- 0:37Invité politiqueFait
« Il se voyait candidat. Il se voyait peut-être déjà président. »
- 1:08Invité politiqueFait
« Il y a deux lignes ORN depuis longtemps. »
- 1:12Invité politiqueFait
« Il y a la ligne sociale, que moi je trouve socialiste. »
- 1:20Invité politiqueFait
« Et il y a la ligne UMP sarkozyenne, qui essayait de porter Jordan Bardella. »
- 1:45Invité politiqueFait
« Interdiction du voile dans l'espace public. »
- 1:53Invité politiqueFait
« Jean-Philippe Tanguy a imposé le fait que le RN maintienne cette mesure, alors que Jordan Bardella n'y croyait pas. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Dès qu'une mesure ne fait pas l'unanimité chez vous, vous la proposez finalement par référendum. »
- 3:28InvitéFait
« Le premier sur l'immigration, parce que les Français ont été tenus à l'écart de cette politique migratoire désastreuse depuis des décennies. »
- 3:36InvitéFait
« Le deuxièmement, la lutte contre les idéologies islamistes. »
- 4:59Invité politiqueFait
« Si ce n'est qu'il a été pris en flagrant délit de déloyauté. »
- 6:28Invité politiqueFait
« C'est sur la retraite à 62 ans, 60 ans et maintenant 62 ans. »
- 6:50Invité politiqueFait
« Marine Le Pen s'y accroche parce qu'au fond, cette candidate ne veut rien changer. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli39 %
- Invité38 %
- ?15 %
- Locuteur non identifié6 %
- Présentateur3 %
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Alors, on va en parler maintenant dans le signé qu
'on
signe. Charles Consigny nous a rejoint. Bonsoir Charles. Bonsoir. Laurent Jacobili est avec nous, porte-parole du Rassemblement National et député de la Moselle. Bonsoir.
De Moselle ou
de la Moselle
? De la
Moselle. De la Moselle. Il y
a
du rififi dans le couple Marine Le Pen-Jordan-Bardella
? Ça
me paraît évident. Ça va être démenti dans un instant par le porte-parole du Rassemblement National ici présent. Mais je pense qu'ils ne sont pas du tout sur la même ligne. La divine idylle est terminée. Et que Jordan-Bardella a décidément du mal à récupérer de ce qui s'est passé il y a quelques semaines. Il se voyait candidat. Il se voyait peut-être déjà président. Et il se rend compte que ça ne va pas le faire, en tout cas pas pour cette fois. Ce qui montre d'ailleurs, je trouve, une certaine immaturité de sa part. Parce qu'en politique,
c
'est très difficile la politique. Mais comme on dit, on doit remonter sur son cheval. Et si ça se trouve, c'est d'ailleurs même une chance pour lui de ne pas être candidat. Parce qu'il était peut-être trop jeune pour l'être. Et peut-être qu'il le sera avec succès une fois prochaine. Donc bon. Sur le fond, on voit bien qu'il y a deux lignes ORN depuis longtemps. Il y a la ligne sociale, que moi je trouve socialiste. Qui est la ligne de Marine Le Pen, de Jean-Philippe Tanguy, de Sébastien Chenu, des marinistes historiques. Et il y a la ligne UMP sarkozyenne, qui essayait de porter Jordan Bardella.
Et ce que je trouve très intéressant, j'en termine par là, c'est que le RN est en train de se prendre à des jeux politiques. Où maintenant, imposer telle ou telle mesure devient une victoire des marinistes sur Bardella. C'est
-à
-dire que c'est exactement ce qui s'est passé dans l'histoire du voile. Interdiction du voile dans l'espace public. Jean-Philippe Tanguy a imposé le fait que le RN maintienne cette mesure, alors que Jordan Bardella n'y croyait pas. C'est en tout cas ce que j'ai lu ce matin dans la presse la plus autorisée, notamment dans Le Monde. Mais vous pouvez contester, bien sûr, leurs informations.
On avait le choix, Le Monde ou
Libération. Voilà. Non mais je pense que le Figaro n'aurait pas écrit autre chose.
Et
c'est, en l'occurrence, une victoire, estime-t-il, contre Bardella. Donc je pense que... Donc on en est
là, c'est une guerre des tranchées, là.
Je pense que le RN, qui est habitué à ça, va se retrouver en proie à une nouvelle guerre intestine dans laquelle les Le Pen gagnent toujours. Rien ne va plus entre Bardella
et
Le
Pen ?
Alors
moi,
j'écoute...
Ça vous fait rire ?
Mais oui, moi j'ai l'impression d'être devant une fiction de Netflix. Donc j'écoute le scénario, mais je ne reconnais pas la réalité que je vis. Jordan Bardella s'apprête à être le Premier ministre de Marine Le Pen. Marine Le Pen est notre candidate à la présidence de la République. Qu'il y ait des débats internes, c'est une chose. Ce n
'est
pas la Corée du Nord chez nous. On discute. Tout le monde croit que Jordan est le clone de Marine, etc. C'est faux.
Il a sa personnalité. Là, c'est-à-dire que publiquement, il y a des
désaccords qui sont un peu affichés quand même. Ben non. Moi, je viens d'écouter ce qui s'est passé sur le voile. Jean-Philippe Tanguy répond à la question d'un de vos confrères sur cette chaîne, d'ailleurs, BFM, sur le voile. Il dit ce qu'est le programme. Ce programme, il a été arbitré dans des réunions où il y avait Jordan Bardella, qui a apporté des éléments. Qui a dit qu
'il
ne voulait pas de cette mesure. Mais Jordan a dit après qu'il y aurait un référendum sur cette proposition de loi, ce qui a été acté. Il
n'a pas soutenu. Dès qu'une mesure
ne fait pas l'unanimité chez vous, vous la proposez finalement par référendum.
Non, c
'est faux. On propose deux référendums aujourd'hui, deux référendums principaux. Le premier sur l'immigration, parce que les Français ont été tenus à l'écart de cette politique migratoire désastreuse depuis des décennies.
Et
le deuxièmement, la lutte contre les idéologies islamistes. Mais ce n
'est
pas un scoop. Il suffisait de lire la proposition de loi de Marine Le Pen de 2021. Il y a tout. Avec quelles questions ? Vous êtes juriste quand même. Vous savez très bien qu'il
y a
un référendum, on ne pose pas spécialement une question. On va donner le texte, on demandera à autre Français. Est
-ce
que
vous êtes d'accord
avec cette proposition de loi ? Oui,
non.
Mais il y a autre chose. Mais je vous comprends. Je vais vous
le dire,
je vous comprends. Pourquoi ? Parce que vous avez une grille de lecture assez naturelle. C'est normal. Quand on regarde à gauche, le PS, place publique, c'est la guerre. Maintenant, il
y
a même Ségolène Royal qui veut être présidente. Vous avez M. Glucksmann,
M.
Fort,
M.
Hollande. À l'extrême-gauche, vous avez M.
Broussel et M. Mélenchon. Mais non, mais en même temps, je ne comprends
pas pourquoi vous dites que
ce n'est pas la grille. Oui, mais alors c'est marrant. Vous êtes contradictoire. Vous dites qu'on n'est pas la grille.
Ça
peut
arriver.
On débat, etc. En même temps, vous dites, mais chez nous, au fond, il n
'y
a pas de conflit. Le conseiller économique de Jordan Bardella, François Durvie, a quand même conseillé à Bardella de se déclarer candidat contre Marine Le Pen.
Vous êtes sûr
de ça ? Le jour, en tout cas...
Vous y étiez
? Non, mais en tout cas,
c
'est ce qu'on lit. C'est ce qu'on lit partout. Ça n'a pas été spécialement démenti par Marine Le Pen, qui a expliqué qu'elle avait souhaité le départ de M. Durvie.
C
'est vrai ? Alors peut-être l'a-t-elle souhaité pour d'autres raisons. Vous allez nous dire lesquelles. Peut-être simplement, je ne
sais
pas, elle n'aimait pas sa coupe de cheveux. Qu'est-ce qui n'allait pas avec M. Durvie
? Écoutez,
vous... Si ce n'est qu'il a été pris en flagrant délit de déloyauté. Non, non. Ce qui, dans l'histoire du
RL... Vous avez
lu.
Il l'avait... Très durement, sans quoi il a été viré ? Vous
avez lu ça. Alors pourquoi il a été viré
?
M. Durvie était là, il avait, de ce que j'ai compris, envie de faire partie de l'équipe de campagne. Marine Le Pen ne l'a pas souhaitée. Pourquoi ? C
'est
raison, je pense, j'imagine, des raisons de confiance, notamment une campagne électorale. C'est dur, il faut être entouré de gens qui vous soutiennent et dont on peut avoir 100% confiance. Il avait un contrat avec le parti, il aurait pu y rester, il a souhaité ne pas continuer parce qu
'il
n'était pas dans l'équipe de campagne.
Mais
je vais vous dire,
ça va arriver... Emmanuel
Bardel avait 100% confiance en lui, mais
pas Marine Le Pen. Ça
je ne sais pas,
ça je ne sais
pas. En tout cas, c'est Marine qui est candidate et c'est elle qui choisit son équipe. Ça arrive dans tous les partis politiques, vous verrez les équipes de campagne de tout... Vous avez fait partie, je crois, d
'une équipe de campagne. Celle de Valérie Pécresse.
Il n
'y
avait pas vraiment d'équipe, mais...
Oui, il n'y avait pas non plus vraiment de
campagne, ni même de candidate.
Si, il y avait une candidate, mais elle n'était pas aidée par son équipe. Vous étiez dans
le Titanic, vous avez vu comment ça se passait,
il y a des gens
qui arrivent, il y
a
des gens qui partent. Dans une
rédaction... Il y a surtout des
gens
qui
sont
partis. Si on prend la
rédaction de BFM aujourd'hui
et
celle d'il y a six mois, c'est pas la même. C'est une machine de guerre, mais pour ça, il faut
faire confiance dans les
solutants. Ce
serait l'écume des choses si ça ne rejoignait pas le fond. Or, il y a un autre sujet sur lequel le jeune Bardella n'est pas d'accord, et là, une fois n'est pas coutume, moi je serais d'accord avec lui. C'est sur la retraite à 62 ans, 60 ans et maintenant 62 ans. Marine Le Pen s'y accroche parce qu'au fond, cette candidate ne veut rien changer. Son projet, c'est de maintenir tout ce qui enfonce la France et de même revenir sur les quelques petites
réformes que Macron
a faites qui étaient censées nous tirer de cette ornière. Et donc, il y a notamment la retraite à 62 ans sur laquelle elle veut revenir en disant « voilà, c'est un modèle de société, c'est un choix, etc. » Elle aussi. C'est ça la politique. Mais certes, c'est un modèle de société, d'assistanat, de paresse, le refus de participer
à la compétition internationale.
On n'a pas un buzzer
pour reprendre la parole. Moi,
quand on prend sa retraite à 62 ans en pleine forme, excusez-moi, moi en tant que jeune actif, ça m'emmerde de payer. Et quand je rencontre tous ces
traités,
jeunes comme tout, très sympathiques, qui viennent me parler entre deux parties de golf, je vous avoue que ça m'emmerde de
payer pour...
Vous avez une vision de la retraite absolument étonnante. Donc,
je vous dis « ah, mais je rencontre
plein
». Et donc là, pour le coup, j'étais d
'accord avec Bardella,
qui lui voulait... Non, non, mais je vais vous répondre un peu, parce que là, on est dans un tunnel. On est dans un tunnel. Il y a deux programmes.
Vous êtes avocat, vous connaissez les trucs.
Il
y
a
deux programmes. Parlez longtemps pour ne pas laisser parler l'adversaire. Si vos contacts retraités font du golf et ont travaillé dans des bureaux toute leur vie, croyez bien que ce n
'est
pas la moyenne des retraités. Il y
a
des
cheminées, c'est ça. Moi, j'aimerais dire à tous les retraités
que
je
condamne fermement vos propos, et je leur dis « vous n'êtes pas des feignants, vous n'êtes pas des assistés, vous avez bossé toute votre vie, vous avez bien le
droit à un peu
de repos ». Vous parlez d'un désaccord éventuel entre Marine et Jordan, mais je crois qu'ils sont d'accord sur l'essentiel. C'est comment, aujourd'hui, on refinance nos retraites. C'est en remettant la France dans le droit chemin de la productivité, de la réindustrialisation et
du travail. Le problème aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas
assez de Français qui travaillent. Ce n
'est
pas que les Français ne travaillent pas assez longtemps. Ce n'est pas qu'ils soient feignants. C'est que les jeunes travaillent trop tard. Il faut qu
'ils commencent plus tôt
et que les retraités parlent plus vite. Pourquoi ? Parce qu'il n
'y
a plus de boulot.
Le petit charconcier, c'est qu'il y a deux lignes au Rassemblement national. Il y a une ligne
libérale et une ligne socialiste, quoi, en fait. Une
ligne
étatiste et une ligne un peu plus
libérale, un peu plus pro-business.
Je vais expliquer ce que c'est le socialisme. Vous êtes très jeune, vous n'avez peut-être pas connu les années Mitterrand. Mais
je suis
né sur
les années Mitterrand,
cher monsieur. Prenez, quand il y a une flatterie, prenez ça. Je suis né le
14 juillet 1989. Mes parents ont reçu un courrier du président Mitterrand pour les féliciter de ma naissance. Tout le monde ne peut pas se targuer de ça.
Et moi, je suis fier de ne jamais
avoir été félicité par François Mitterrand. Il faut naître un 14 juillet pour
ça. Et je ne suis pas né un 14 juillet. C'est quoi le
socialisme ? C'est dire, effectivement, vous allez reprendre votre retraite plus tôt, mais on va taxer beaucoup plus pour le financer les entreprises, on va augmenter les impôts. Nous, nous ne sommes pas socialistes. On dit quoi ? On dit on va libérer les entreprises de l'impôt, libérer les entreprises des normes pour
qu'elles créent de l'emploi et qu'elles produisent. C'est l'inverse du
socialisme. Marine Le Pen a un peu surpris quand même son monde. Vous dites qu'elle est socialiste, mais face au patron, elle a dit qu'elle était pour la règle d'or sur les déficits dans la Constitution et qu'elle voulait faire 125 milliards d'euros d'économie. Et supprimer
128 taxes, c'est pas une mesure socialiste. Supprimer les
impôts de production. Non,
mais ça,
ça va tout à fait dans le bon sens.
Simplement,
là où je pense qu'il y a tromperie sur la marchandise et où si vous arrivez aux responsabilités, vous aurez quand même bien du mal à tout appliquer en même temps, c'est qu'il me paraît très compliqué, ne serait-ce que de faire ce que vous dites, à savoir réindustrialiser le pays, sans bouger l'âge de la retraite. Parce que vous avez raison sur le fait qu'il n
'y
a pas assez de Français au travail, ça c'est vrai, mais le vrai package qu'il faut faire, c'est à la fois mettre plus de Français au travail, c'est-à-dire qu'ils commencent plus tôt. Moi, je pense contrairement à vous qu'il faut les faire partir plus tard parce que leur retraite coûte trop cher et qu'on sait depuis les 35 heures que le marché du travail n'est pas un gâteau. Donc c'est pas parce que vous faites partir des seniors que vous remplacez immédiatement par des juniors. malheureusement, ça m'est... Non,
elle ne l'est pas du tout et je n'ai jamais...
C'est
presque une bobo
de gauche. Elle n'est ni
de gauche ni de droite.
C'est une bobo
de gauche.
Donc
ni de gauche, surtout. Ni de droite aussi. Et je peux vous assurer, moi je suis RN, ni de gauche ni de droite, mais en tout cas pas de gauche. En tout cas, sur ce que vous dites, il y a deux pays que vous connaissez peut-être, les Pays-Bas et l'Allemagne. Si on avait le taux d'employabilité des Pays-Bas, nos caisses retraite seraient pleines et notre système de retraite serait finançable. Ils
ont mis
la retraite à 70 ans ? Si on
avait... Je vous parle de notre système. Si vous aviez le taux d'employabilité des jeunes... Ils commencent plus tôt en Allemagne. ...qu'en Allemagne, qu'à l'Allemagne, notre système de retraite serait à l'équilibre.
Vous
ne pouvez pas faire comme si ce que je vous dis n
'existait pas.
Ah mais je
vous ai dit
que c'était une bonne idée de faire bosser
les gens plus tôt. Maintenant, là où je
vous entends, c'est qu'il peut y avoir des gens qui ont 62 ans et 42 annuités.
Il
ne
faut
jamais oublier le nombre d'annuités quand même. Moi, par exemple, je ne partirai pas à 62 ans avec la réforme parce que j'ai commencé à travailler plus tard. La moyenne
d'âge de départ à la retraite aujourd'hui, c'est 63 ans en France.
Oui, tout à fait.
En politique, c'est 102 ans.
Mais ça ne veut pas dire l'arrêt du travail. Excusez-moi, parce qu'il y
a
une différence en France. Je ne veux pas être technique entre le moment où on arrête de travailler et le moment où on commence à être retraité. Le problème, c'est qu'il y a un vide absolu, un vide sidéral en France. Et donc ça, ça veut dire soit du chômage, quand même, si vous pouvez partir à la retraite mais que vous voulez continuer à travailler, nous, on pense que c'est bien. C'est bien pour les entreprises et puis c'est bien pour ceux qui veulent plus de revenus.
Tu veux l
'emploi en retraite
?
Non, non, non. Vous serez salarié. Mais en plus, vous ne paierez pas de cotisations chômage et retraite
et
l'employeur non plus parce que vous seriez en situation de retraite. Voilà une solution, par exemple, qui ne coûte rien, qui ne change pas le système et qui permet de prendre en compte un certain nombre d'éléments. Vous voyez...
Oui,
mais pour revenir à la
question...
On est d'accord, finalement, Jordan,
Marine... D'accord,
mais de ce couple qui semblait
indestructible entre Marine Le Pen et Jordan Bardella... L'idée du mot couple, un duo, c'est pas mal,
un tandem.
Un duo,
un tandem. Parce que si vous parlez de couple et
que M. Consigny parle de divorce,
moi, je vais être en garde alternée.
C'est ça, vous voulez dire ?
De la part de Marine Le Pen, de dire que ça sera forcément Jordan Bardella à Matignon parce que le chef du gouvernement, c'est le chef de la majorité à l'Assemblée nationale. Or, si vous avez besoin d'élargir votre majorité, peut-être qu'il faudra nommer plutôt quelqu'un venant de la droite traditionnelle, des LR. C'est peut-être un boulet, Jordan Bardella, même.
Ah
non, Jordan Bardella est un atout. Je veux dire, on a les deux personnalités politiques préférées des Français qui nous proposent un tandem.
C
'est jamais arrivé. Si vous voulez voter au centre, c'est votre cas d'ailleurs, le centre allons maintenant de M. Retailleau à M.
Attal. Non
seulement vous savez pas qui sera votre candidat, mais vous savez même pas qui sera votre Premier ministre. M. Retailleau, les gens ont cru voter à droite et ils se sont retrouvés avec un ministre de Macron. Nous, on ne veut pas laisser cette perspective d'inconnu aux citoyens. Ils ont besoin d'être sûrs aujourd'hui de qui va diriger le pays. C
'est vrai que c'est un atout à avoir les deux personnalités préférées des Français. Je
veux être objectif et pas critiquer pour critiquer. C'est pas votre genre. Non, mais figurez-vous que non. Et je pense pas que ce soit une mauvaise chose que d'afficher à l'avance l'équipe, ou en tout cas un petit bout de l'équipe qu'on entend mettre au pouvoir. Tiquet comme aux Etats-Unis.
Nicolas
Sarkozy, je me souviens, avait
dit qu'il prendrait François
Fillon à Matignon.
François Fillon qui voulait
supprimer le poste de Premier ministre dans un
livre quelques
mois plus tôt. Je serais plus
rassuré
avec Fillon qu'avec Bardella à Matignon. Vous
avez un truc contre Jean-Marc Bardella. Non, mais j'ai rien
contre lui.
Il est jeune, il a du
succès.
Non, mais pas du tout. J'allais dire, vous
n'êtes pas un peu jaloux ? Pas du
tout. Parce que votre entrée
en politique
a été, bon, allez, on va dire, un peu brouillonne.
Je ne... Au moins, j'ai fait l'effort. Ah, mais c
'est pas une
critique. Mais je me demande s'il
n
'y a pas un
brin de jalousie.
Je ne cesse de souligner qu'il a beaucoup de talent.
Merci de le dire. qui est probablement
très intelligent. Il l'est. Je constate juste qu'il est immature. Mais
qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Parce que là,
je
vois bien,
regardez... Ça, c'est gratuit pour le coup, M. Consigny. Il n
'arrive pas à... Voilà, mais ce n
'est
pas
grave
à
son âge d'être immature. En quoi son visage est immature ? Mais M. Jacobili, moi aussi,
pendant l'adolescence, j'étais immature. Ce n
'est
pas grave.
C'est un ado
? Il a 30 ans. C'est un ado ? Encore
30 ans. Un petit peu dans sa tête. Mais il va
grandir. Il n'y a pas de problème.
Il n'a pas d
'expérience.
Il
n
'a
pas travaillé.
Je pense qu
'il a besoin... Voilà, je vais vous dire. Moi, je trouve qu'il a beaucoup de talent et qu
'il est très intelligent. Je
le dis, mais vous voyez, sans aucune difficulté.
Bon, vous avez déjà progressé. C'est bien. Je pense qu
'il lui manque quelques états de service. Effectivement. Est
-ce que vous croyez... Je pense que ça lui aurait fait du bien
un passage par le privé ou par l'université.
Est-ce que vous croyez qu'on peut réorganiser un parti politique, le faire arriver à 150 000 adhérents, en faire le premier parti de France, gagner deux batailles électorales
et qu'on a un sens
politique et qu'on a une étoffe et l'amour du pays ? Et je crois que c'est ce que partagent Marine et Jordan et je crois que c'est pour ça que jamais leur duo ne sera brisé.
Laurent Chacoméli
a travaillé dans le privé. Il serait peut-être mieux à Matignon.
Oh là là ! Peut
-être,
absolument. Non, non. Je suis très heureux d'être député. Il n'y a plus d'état de
service.
Je suis très heureux d'être député de la 8e circonscription de La Moselle. J'aime bien les
hommes et femmes politiques, effectivement, qui ont fait un petit bout de parcours.
Mais il
y
en
a très peu.
Emmanuel Macron avait travaillé dans le privé.
Oui, ben, il est boule, le résultat. Nicolas
Sarkozy avait été avocat.
Oui,
quelques
temps.
Pas
très longtemps, c
'est vrai.
Merci Laurent Chacoméli.
Merci à vous. Vous verrez, vous verrez. Merci Charles
Consigny. Le duo fonctionne, Charles.
Je ne demande qu
'à le croire. Bonsoir.
Laurent Jacobelli