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interviewSénat· 29 mars 2024 99 min

Obligations de TotalEnergies : audition du DG Exploration-Production de TotalEnergie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

allez mes chers collègues nous allons reprendre nous poursuivons les travaux de la commission d'enquête sur les moyens mobilisés et mobilisable par l'État pour assurer la prise en compte et le respect par le groupe Total énergie des obligations climatiques et des orientations de la politique étrangère de la France nous entendons aujourd'hui Monsieur Nicolas Teras monsieur Teras vous êtes polytechnicien vous êtes directeur exploration production et membre du comité exécutif de Total énergie depuis septembre 2021 vous avez rejoint total énergie en 2001 après plusieurs postes en cabinet ministériel à l'industrie l'équipement les transports le logement au sein du groupe Total énergie depuis 2001 vous avez exercé plusieurs fonctions de direction dans l'exploration production euh pour en tant que directeur général total éergie Myanmar total Energie France total Energie Nigéria et vous voilà donc aujourd'hui directeur exploration production et membrre du comité exécutif avant de vous laisser la parole pour un propos introductif d'une quinzaine de minutes il me revient de vous indiquer que cette audition est diffusée en direct et en différé sur le site internet du Sénat la vidéo sera le cas échéant diffusée sur les réseaux sociaux puis consultaable en vidéo elle fera l'objet d'un compte rendu publié je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434 13 14 15 du code pénal qui peuvent aller de 3 à 7 ans de prison et de 45000 à 100000 € d'amende Monsieur le Directeur je vous invite maintenant à prêter serement de dire toute la vérité rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure je le jure votre réponse sera mentionnée au compte-rendu je vous laisse tout de suite la parole c'est le plus simple can de minutes et ensuite vous répondrez aux questions du président du rapporteur de l'ensemble de nos collègues monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs permettez-moi tout d'abord de présenter très rapidement la branche exploration production de Total énergie que j'ai l'honneur de diriger cette branche englobe les activités d'exploration et de production de la compagnie qui sont menées dans environ 50 pays elle comporte également une entité neutralité carbone qui coordonne les actions de réduction des émissions de CO2 sur cite les projets de transport et stockage de CO2 ainsi que nos activités dans le domaine des puits naturels de carbone le rôle de cette branche exploration production est de produire pétrole et gaz de manière responsable pour répondre à la demande en énergie d'aujourd'hui tout en contribuant à la transition de notre compagnie notre stratégie est de produire à faible émission et à Bacou notre première responsabilité à l'exploration production est de réduire nos émissions dites de scope 1 et 2 c'est-à-dire les émissions qui sont générées sur nos sites de production en contribuant ainsi à l'objectif de la compagnie de réduire de 40 % ces émissions opérées netes SCOP 1 2 entre 2015 et 2030 nous contribuons également la transition de Total énergie puisque la marge générée par ces activités exploration production permet d'accélérer les investissements de la compagnie dans les énergie renouvelable dans cette intervention je vais si vous le PER été monsieur le Président aborder d'abord nos activités en azerbaïjan puis nos projets en Ouganda et en Tanzanie qui sont deux sujets sur lesquels il m'a été indiqué de votre commission souhaitait m'entendre plus particulièrement en Azerbaïdjan total energy détient une participation de 35 % dans un champ gazier qui s'appelle apcheron avec comme partenaire la compagnie publique azerbaïdjanais soccar 35 % également et la compagnie mirati adnoc 30 %. ce champ d'abcheron est situé en mer Caspienne environ 100 km au sud-est de Bakou il a été découvert en 2011 et une première phase de développement a été lancée en 2018 avec un démarrage de la production en juillet 2023 ce champ est opéré par la société jocap qui signifie joint operating company oferon société qui est détenu par les trois partenaires du champ selon les mêmes pourcentages que ce que j'indiquais précédemment la produc production de gaz d'abcheron 4 million de M C par jour représente 4 % du gaz produit en azerbaïjan cette production est vendue par les partenaires à la compagnie Publique soccar qui elle-même détient le monopole de distribution de gaz dans le pays des condensats sont par ailleurs extraits du gaz pour un volume d'environ 13000 barils par jour ces condensats sont exportés vers la Turquie au travers du pipeline Baku B séant dans lequel total ennergy détient une participation de 5 %. en matière climatique je voulais signaler que l'intensité carbone de la production d'apcheron est faible avec un niveau d'émission scope 1 et 2 donc au niveau des installations de de production d'environ 1 kg de CO2 équivalent par Barril équivalent de gaz la filiale de Total ennergie en Azerbaïdjan a également signé en juin 2023 un protocole d'accord avec le ministère de l'énergie en vue d'évaluer le développement de projets d'énergie renouvelable et en et solaire par ailleurs total energy travaille avec la compagnie nationale soccar sur la réduction des émissions de gaz et effet de serre notamment des émissions de méthane et donc un accord de coopération a été signé en octobre 2023 avec SOCAR pour mener une campagne de détection des émissions de méthane en utilisant une technologie dite za qui a été développée par notre compagnie à fin 2023 total énergie emploie 42 personnes en azerbaïjan dont 20 salariés de notre filiale locale et 16 détacher au sein de jocap excusez-moi c'est ma première audition Ouganda et Tanzanie voilà je va je vais maintenant présenter nos activités en ouanda et en Tanzanie en ouanda total energy participe au développement des ressources du lacalbert ressources qui ont été découvertes de entre 2006 et 2008 qui sont importantes puisqu'elle représente environ 1 milliard de barils l'ouanda a décidé de les développer en faisant appel à des compagnies du secteur pétrolier Total énergie détient un intérêt de 56,7 % dans ces blocs pétroliers au côté de la compagnie chinoise Sinou et de la compagnie nationale handaise unoc donc le dével de ces ressources en fait comprend deux projets un projet qui s'appelle tilenga qui est opéré par Total Energie qui comprend le forage d'environ 400 puits sur une trentaine d'emplacements et qui comprend également la construction d'un centre de traitement du pétrole et le projet di King Fisher qui est opéré par Sinou qui est de taille plus modeste avec le forrage de 31 puits ces deux projets doivent permettre de produire 230000 barils jour de pétrole à l'horizon 2026 ce pétrole produit en Ouganda sera acheminé jusque à la côte de l'Océan Indien jusqu'au port de tanga en Tanzanie par un oléoduc de 1443 km qui sera enterré sur toute sa longueur dénommé East African CRUD oil pipeline ou ECOP cet oloduc est construit par une société dédiée la société icop limited dont les actionnaires sont total Energie 62 % la compagnie publique ougandaise unoc 15 % la compagnie publique tanzanienne tpdc 15 % et Sinou 8 %. donc ces deux projets ils ont été lancés en février 2022 il représente un investissement total de d'environ 10 milliards de dollars et le premier point que je voulais souligner c'est il constitue des projets tout à fait majeurs pour l'Ouganda et et la Tanzanie avec un impact important en terme de développement économique local et en quelques chiffres ces projets représentent 18000 emplois directs en phase de construction 1200 emplois directs pardon en phase d'exploitation 3 millions d'heures de formation et environ 1,5 milliard de dollars de contrats pour des entreprises locale ougandaise et tanzanienne dans le cadre de la politique de contenu local du projet le deuxième point que je veux souligner c'est que ces projets sont conformes à la stratégie d'investir dans des développement pétroliers à faible émission quand on regarde leur intensité d'émission scope 1 et 2 c'est-à-dire la quantité d'émission de gaz à effet de serre émise par baril produit elle sera d'environ 13 kg par baril à comparé à la moyenne de la production total l'énergie qui est aujourd'hui de 18 kg par baril et bien inférieur à la moyenne mondiale de la production de pétrole qui est aujourd'hui de 60 kg par baril selon les chiffres de la donc ce résultat il est obtenu en intégrant à la conception des installations un certain nombre de mesures permettant de limiter les émissions électrification des puits solarisation du centre de traitement de la production extraction des GPL et je reviendrai sur sur ce sujet donc ces deux projets en ouand en Tanzanie présentent des enjeux sociétaux et environnementaux qui sont importants en particulier en matière de conduite des acquisitions foncières et de protection de la biodiversité ces aspects ont suscité et suscit encore de nombreuses questions et donc je vais prendre quelques minutes monsieur le Président pour les décrire plus en détail en matière d'acquisition foncière donc les deux projets nécessitent l'acquisition d'environ 6400 hactares et concerne 19000 foyers et collectivités possédant ou utilisant un actif impacté par les projets soit parce que situé sur les emprises acquises soit parce que rendu indisponible durant le temps des travaux pardon un actif peut-être un logement une parcelle de terrain des plantations ou des cultures ces acquisitions sont menées conformément aux normes de performance de la Banque mondiale et aux législations ougandais et tanzaniennes selon un procéd processus pardon en plusieurs étapes information préalable inventaire des actifs impactés par les projet en concertation avec les personnes concernées évaluation de ces actifs à partir de barem qui sont approuvés par les autorités ougandaises et tanzanien information des personnes concernées sur les droits et les options de de compensation puis signature d'accord de compensation les propriétaires de maison et les propriétaires de terrain ont le choix entre une compensation en nature c'est-àdire la construction d'une nouvelle maison ou la mise à disposition d'un terrain ou une compensation monétaire sous forme de d'indemnisation aujourd'hui le processus d'indemnisation est quasiment terminé 99 % des accords de compensation ont été signés de manière amiable et donc un programme d'accompagnement des personnes concernées va se poursuivre qui porte notamment sur la amélioration des techniques agricoles du rendement des cultures leur diversification et également le développement de nouvelles activités économiques parmi les foyers affectés 775 résidaient sur l'emprise des projets la très grande majorité d'entre eux a choisi d'être relogé dans une nouvelle maison construite par le projet sur un terrain de leur choix et à ce jour 735 nouvelles maisons ont été construites et livrées et les dernières sont en cours de construction les deux projets ont mis en place des mécanismes de gestion des griefs permettant de recueillir et de traiter les réclamations des communautés locales et ces mécanismes ont effectivement été utilisés puisque environ 2800 Grif ont été enregistrés et 97 % d'entre eux résolus à ce jour et enfin je voulais signaler que ce programme d'acquisition foncière a été régulièrement audité par des institutions tierces et ces revues ont permis de l'améliorer au fil des années puisque tout n'était pas parfait dès le départ je voulais dire que Total Energie est pleinement conscient que ces projets ont un impact sur les communautés concernées un impact significatif et notre travail c'est de faire en sorte que cet impact soit géré de manière respectueuse des droits humains et que les projets apportent des bénéfices concrets aux communautés locales le second point d'attention sur ces projets tilenga et icop concerne l'environnement puisque ces projets s'inscrivent dans un environnement naturel qui est sensible en particulier sur le plan de la biodiversité les deux projets ont fait l'objet d'études d'impact environnemental et sociétal soumis à l'approbation des autorités puis ont donné lieu à des mesures spécifiques selon la séquence éviter réduire puis compenser les impacts résiduels pour le projet tilenga donc le projet développement pétrolier en ouanda le point le plus sensible et qu'une partie du projet est situé dans le parc national des merchon Falls dans ce parc l'empreinte des installations pardon a été minimisée pour ne représenter que 0,03 % de la surface du parc le nombre d'emplacements deit dans le parc a été limité à emplacements et ces emplacements ont fait l'objet de mesures spécifiques pour minimiser leur impact visuel en dehors de ces h emplacements de puit les installations comprennent des canalisations qui sont toutes enterrées et il y a aucune installation de traitement du pétrole implanté dans le parc total ennergie s'est par ailleurs engagé à mettre en œuvre un plan d'action permettant de produire un impact positif net sur la biodiversité plan qui a été conçu évidemment pas uniquement par par nous-même mais en consultation avec des experts en biodiversité ce plan porte notamment sur le renforcement des moyens de l'autorité de gestion du parc augmentation du nombre de rangers fourniture de moyens logistiques la lutte contre le braconnage et l'amélioration des habitats en particulier la restauration des corridors forestiers qui sont en partie dégradés pour l'oduc icop le tracé a été conçu pour éviter au maximum les zones d'intérêt environnemental il est principalement situé en zone de terre agricole l'oléoduc sera entéré comme je l'ai indiqué sur la totalité de son tracé et donc après la phase de construction le terrain sera revégétalisé et rendu à son état initial le tracé de l'oduc traverse ponctuellement certaines réserves forestières et air d'habitat naturel qui abritent des espèces protégées pour ces zones qui ont été pour la plupart déjà dégradé par l'activité humaine un plan un plan de biodiversité a été établi et sera mis en œuvre en particulier en contribuant à la protection d'espèces menacées et à la restauration d'écosystème un point particulier concernant ces projets porte sur l'accès à l'énergie aujourd'hui plus de 90 % des foyers en Ouganda ont recours à des modes de cuisson traditionnel c'est-à-dire à partir de bois ou de charbon de bois ce qui est on le sait à la fois cause de déforestation mais également de maladies respiratoires à grande échelle c'est le cas en ouanda c'est le cas dans d'autres pays africains dans le cadre des projets tilenga et King Fisher ce qui a été décidé c'est d'extraire le GPL du pétrole qui permettra de produire de conditionner et de distribuer localement 100000 tonnes par an de GPL permettant à 5 millions de personnes d'accéder à une énergie de cuisson propre en dehors des projets tilengcop pour être complet total énergie également une activité de distribution de carburant en ouanda et en Tanzanie et notre compagnie étudie par ailleurs avec les autorités ougandaises et tanzaniennes le développement de centrales solaire dans les deux pays je voulais pour terminer dire que Total ennergie a toujours été ou ouvert au dialogue avec la société civile sur ces projets de nombreux échanges ont eu lieu avec les parties prenantes et les ONG total ennergie et sa filiale en ouanda ont par l'occasion à plusieurs reprises de promouvoir dans le dialogue avec les autorités ouandaises l'importance de la liberté d'expression y compris celle des opposants au projet et les droits des défenseurs des droits humains monsieur le Président j'en ai terminé avec mon propos introductif et je suis à la disposition de V Monsieur Merci monsieur le directeur et je tiens à vous dire tout de suite que nous ne sommes pas un tribunal et que vous pouvez être parfaitement serein nous allons veiller à ce que chacun reste par définition et par nature d'une correction absolue euh Monsieur le Directeur au-delà de on a eu tout à l'heure en visio l'ambassadrice de France en Azerbaïdjan ne revenons pas trop sur sur l'Azerbaïdjan la situation politique est tellement compliqué que je ne sais pas trop comment les choses vont évoluer mais on a eu la semaine dernière euh nos l'ambassadeur à nouveau du au Mozambique comment est-ce que globalement sans rentrer dans le détail Ouganda Tanzanie Mozambique Azerbaïdjan comment est-ce que vous voyez en tant que membre du comité exécutif de Total les l'évolution pour que Total euh parvienne total les peut-être pourriez-vous nous dire comment vous voyez les choses pour les autres compagnies pétrolières ou gazières mondiales américaines britannique néerlandaise comment est-ce que vous voyez la possibilité pour ces compagnies qui ont été fondées c'est le ce anniversaire de Total qui ont été fondé pour exploiter du gaz du pétrole et cetera comment vous vous voyez la possibilité de d'arriver aux objectifs qui ont été définis par les accords de Paris par les différentes copes comment vous voyez cette évolution parce que l'un des débats permanents de cette commission c'est la trajectoire sauf que est-ce que la trajectoire elle est forte dès le départ ou on nous la promet forte à l'arrivée mais pas au départ comment vous voyez ça en étant le responsable de l'exploration production parce que évidemment la la question des désagréable mais il y en a peu dans cette commission la la la question ça sera de dire mais vous continuez de de de créer enfin de créer de d'exploiter de nouveaux gisements donc ça va encore augmenter et comment vous faites pour dire il faut quand même exploiter de nouveau gisements parce que les pays nous le demandent parce qu'ils en ont besoin et en même temps dire mais on va respecter les trajectoires et les [Musique] accords alors monsieur le Président peut-être d'abord pour commencer je veux dire que Total Energie soutient l'accord de par Paris soutient les objectifs de triplement des énergies renouvelables les objectifs de doublement de l'efficacité énergétique est engagé notre compagnie est engagée dans une trajectoire de transition déterminée ensuite les les les nouveaux investissements comment concilier ça alors le le si je prends le pétrole on investit pour répondre à une demande et la particularité de l'activité pétrolière c'est que la production des champs une fois qu'on investit dans un champ elle est pas stable elle décline elle décline d' à peu près en moyenne au niveau mondial de de 4 % par an donc ça veut dire que sur une production de pétrole qui est de l'ordre de 100 millions de barils par jour mais tous les ans on perd une capacité de production de l'ordre de 4 millions de barils par jour donc l'investissement dans les nouveaux projet il est là pour répondre à une demande qui aujourd'hui continue à augmenté et je porte pas de jugement là-dessus c'est simplement factuel la demande augmenté de 2 millions de barils jour l'année dernière laie prévoit 1 million de baril jour depuis cette année et avec un socle de production qui décline et donc finalement l'objectif pour nous c'est de répondre à cette demande si on arrête les investissements aujourd'hui complètement dans le secteur pétrolier la production va décliner et les prix vont devenir difficilement soutenables par par par par par les personnes euh je veux d'aille signaler que la la production de pétrole de totale énergie quand on regarde entre 2019 et 2023 en fait elle est stable autour de 1,4 million de barils par jour le gaz c'est un petit peu différent puisque le gaz on augmente notre production de gaz et on a un objectif d'augmentation de notre production de gaz parce que on considère que le gaz est un outil important de la transition énergétique d'abord pour la production d'électricité aujourd'hui il y a plus d'un tiers de la production d'électricité mondiale qui est assurée à partir de charbon qui quand on substitue du gaz au charbon on divise par de à peu près les émissions de de gaz à effet de serre et donc c'est pour ça qu'on considère que le gaz a ce rôle important à jouer il a aussi un rôle important à jouet en complément des énergies renouvelables qui sont intermittentes he par par par définition et il faut fournir de l'électricité au consommateurs qui sont électricité ferme et permanente et donc le gaz a aussi un rôle important voilà alors tout ça euh on le fait comme je l'indiquais pour ce qui concerne l'activité exploration production c'est-à-dire permett de production en s'attachant à réduire nos émissions de gaz à effet de ser scope 1 et 2 bien entendu on le fait aussi euh en s'attachant à réduire nos émissions de méthane parce que ce que j'indiquis sur le gaz c'est vrai pour autant que on lutte contre les émissions de méthane et donc nous on s'est fixé des objectifs euh ambitieux de réduction de ces émissions de M puisque on vise 50 % entre 2020 et 2025 et 80 % à l'horizon 2030 voilà monsieur le Président je sais j'espère avoir répondu à votre question ce sera le débat permanent mais ça jusqu'à la fin de cette commission sur comment est-ce que on réduit aussi la demande parce que c'est sûr que tant qu'il y a une forte demande bon je vois pas comment on va s'en sortir monsieur le rapporteur merci monsieur le Président Monsieur le Directeur merci de votre présence et de vos premiers propos vous connaissez bien l'Agence internationale énergie y compris elle est née des pétroliers donc on peut pas la taxer au fond de de combattre l'industrie du pétrrole et vous connaissez le scénario de l'Agence internationale énergie qui veut respecter une élévation maximale des températures mondiales de 1,5°gr et pour ça le message de l'Agence internationale àénergie qui rejoint les scientifiques du GC ou les Nations unies ou parfois le président de la République c'est il faut arrêter avec les nouveaux projets pétrole et gaz y compris sans en répondant à la question du président karouci et de dire bien sûr on a besoin d' électricité mais allons vers les énergies renouvelables plutôt que vers le gaz par exemple et que les mur du pétrole ont la capacité de construire une transition énergétique qui évite d'aller chercher toujours plus de pétrole et de gaz un certain nom de d'experts de s tank ont évalué les nouveaux projets de total pour les années à venir entre pétrole et gaz à quelque chose comme 60 gigatonn d'émission de CO2 ce qui selon Madame maçon d'elmot donc personne ne peut douter de sa compétence en matière de climat c'est 25 % de notre budget carbone si on veut rester à 1,5°gr ce qui fait que Total à de fait une position dominante parfois sur le podium des majors du pétrole qui investissent encore le plus dans le pétrole et le gaz est-ce que vous pourriez nous donner une liste assez précise assez complète des nouveaux projets de pétrole et de gaz que vous développez qui vous amèneent de fait à augmenter vos productions alors encore une fois que il faudrait les réduire drastiquement y compris avec des projets certes qui déclineent chaque année mais qui pour certains vont aller au-delà de 2050 donc au-delà de l'obj affiché de neutralité carbone vous avez parlé du gaz et on a reçu beaucoup d'experts ici très critiqu sur l'idée que le gaz pourrait rentrer dans une sorte d'enveloppe d'énergie verte bac carbone y compris vous le savez une partie de votre GNL est issue des gaz de schy qui sont des gaz dans les l'exploration l'exploitation sont extrêmement polluants vous envisagez d'augmenter considérablement votre production de gaz encore une fois comment tout ça peut être compatible avec un scénario de neutralité carbone et comment vous intégrez le gaz de schiste spécifiquement dans ce scénario dont on voit pas en permanence on sa'est jamais distinguer ni dans au rapport ni dans beaucoup de rapports d'ailleurs on voit jamais distinguer gaz de schiste et gaz conventionnel et puis vous avez cité des régions euh vous avez cité Bakou l'Azerbaïdjan effectivement euh comment euh intégrer y compris dans vos responsabilités précédentes Monsieur le Directeur vous avez été à à myanemar euh dans une situation géopolitique extrêmement compliquée le maintien de la présence de Total a beaucoup fait débat étaé beaucoup critiqué vous avez fini par partir comment votre groupe vit d'une certaine façon le fait d'être dans un pays qui selon ce Sénat a participé quelques jours après la visite du président pouyané à Bakou à l'épuration ethnique du haaba enfin puisque vous avez cité l'Ouganda on aura l'occasion de rediscuter dans ces auditions sur l'impact environnemental sur l'impact CO2 mais vous savez qu'il y a eu beaucoup d'accusations dans le processus que vous avez décrit de de familles d'organisations qui ont dit que faisant des accusations assez lourdes sur les pressions les violences qu' ont pu être exercé sur ces familles ces personnes ces militants journalistes euh avec des accusations qui compris concern le total donc comment vous réagissez ces accusations de participation de totale à des pressions sur des foyers qui encore une fois étaient très loin d'un schéma transparent bienveillant de relocalisation des foyers merci Monsieur le Directeur Monsieur le rapporteur je vais je vais prendre les les les points que vous avez soulevés dans l'ordre en espérant en avoir oublié aucun en commençant par la question de de laie et des scénarios de laie la question pourquoi alors que laie dit qu'il faut plus investir dans des projets d'énergie fossile total énergie continue à le faire alors en 2021 je crois laie a publié plusieurs scénarios d'évolution de l'offre de la demande d'énergie dont un scénario net zéro émission qui est celui monsieur le rapporteur que je crois auquel vous faisiez référence euh mais c'était pas le seul un deuxième scénario qui s'appelait aps de mémoire et donc qui était le scénario reposant sur l'ensemble des engagements pris par les état en matière climatique et puis il y avait un troisème scénario steps qui était un petit peu la la direction actuelle dans ce scénario net Z0 la demande évoluait à la baisse de manière extrêmement rapide à peu près 4 % par an donc à peu près finalement le déclin naturel des champs ce qui a conduit laie effectivement à constaté que dans ce scénario on pouvait se passer de nouveaux projets d'énergie fossile la réalité c'est que euh depuis 2019 la demande elle baisse pas de 4 % par an elle continue à augmenter euh ce scénario net ze je crois il tablait sur une demande de 93 millions de barils jour en 2023 en 2023 la demande est de 102 millions de barils jour donc une différence de près près 10 millions donc le le le je dirais le ces trajectoires elles sont pas déterministes finalement et comme jeindiquais côte à l'énergie on investit d'abord pour répondre à une demande en énergie après sur les projets de la compagnie et et l'importance des projets de la compagnie bon je voulais d'abord rappeler modestement que total energy donc on produit 1,4 million de barils jour de pétrole ça fait 1,5 % de la production et de la demande mondiale de pétrole et pour le gaz on est à peu près sur les mêmes pourcentages euh les projets 1 voilà 1,5 % à peu près de la demande les les les nouveaux projets et vous avez fait référence à une étude qui a été publé sur le nombre de projets développés par Total énergie je crois qu'à l'époque il y avait 23 projets euh alors dans cette étude on a eu l'occasion je crois d' d' d' d'y répondre euh d'abord un certain nombre de projets sont pris en compte dans lesquels on détient une participation de 5 % 10 %, 15 %, 20 % et la totalité des émissions de ces projets sont attribués à notre compagnie donc là on dit il y a quand même un sujet bon par ailleurs il y a certains de ces projets qui sont mis dans le périmètre de Total ennergie et il se trouve que ces projets on y est pas où on y est plus et on a regardé finalement les 60 milliards de tonnes à peu près 60 milliards de tonnes qui éta évoqué dans cette étude d'abord si on ramène ça à notre participation dans ces projets on n'est plus à 60 milliards de tonnes on est autour de 10 milliards de tonnes et puis si on enlève les projets dans lesquels effectivement on n pas ou plus de participation on on réduit encore tout ça voilà donc notre rôle est significatif et je veux pas le sous-estimer mais notre rôle n'est pas je dira prédominant dans la production dans les projets pétroliers ou gaziers dans le monde la liste complète des nouveaux projet je vais vous donner un peu un panorama de où on investit je seraai peut-être pas monsieur le rapporteur totalement exhaustif mais d'abord en rappelant que on on va chercher des projets pétroliers à faible émission et à Bacou alors à bacoup parce que la demande de va se réduire un moment et donc il faut que projet soi résilient et c'est les projets à Bakou qui app le plus de robustesse pour notre activité et à faible émission parce que c'est notre engagement de baisser nos émissions de scope et donc dans ce grand d'investissement aujourd'hui c'est le Brésil l'Afrique de l'Ouest le Nigeria l'Angola l'ouanda j'en ai parlé là je suis dans le domaine du du pétrole le le Mozambique si on reprend notre notre projet au Mozambique on continue à investir de manière significative en mer du Nord en particulier pour la production de gaz on a redémarré on a démarré récemment un grand projet au Danemark on investit au Moyen-Orient aux Émirats au Qatar on est présent également en Australie de manière importante en terme de production de de G euh voilà je dirais nos gros investissements d'aujourd'hui mais j'en ai peut-être oublié enfin tu me euh tu tu tu me rappelleras ça euh concerne ces géographies euh là le gaz de schiste on est un tout petit producteur de gaz de schiste on produit notre production de gaz de schiste euh c'est à peu près 500 millions de pied CB jour donc on a une opération de gaz de chist dans le Barnet et on produit un petit peu donc aux États-Unis on produit près 500 millions de PI CUB jour euh et par ailleurs on produit du gaz de schiste en Argentine je reviens sur sur l'Azerbaïdjan bon vous avez vous avez signalé bon la visite du président directeur général de totnergie qui s'est rendu effectivement une fois en Azerbaïdjan l'année dernière à l'occasion de inauguration de projet abcheron euh sur l'Azerbaïdjan ce que je voulais souligner c'est que bon d'abord le développement nos projets pétroliers gaziers c'est des projets qui se développent sur le long terme je je le signaler en azerbaïjan découverte en 2011 le projet a été lancé en 2019 il se trouve qu'il a démarré en juillet 2023 mais total Energie n'a pas décidé d'aller investir en Azerbaïdjan en en 2023 par ailleurs bon ce projet et je tiens à le souligner il est développé en mer Caspienne donc il est pas à proximité des zones de conflit on travaille en Azerbaïdjan on respecte partout les sanctions en Azerbaïdjan on travaille dans le cadre de notre code de conduite qui est assez précis sur ce qui nous oblige en matière de sécurité des personnes qui travaillent pour nous en matière de de droits humains dans nos opérations en matière de protection de l'environnement également et ce que je voulais signaler également sur l'Azerbaïdjan c'est que l'Azerbaïdjan l'Azerbaïjan est un exportateur de gaz important vers l'Europe aujourd'hui l'Azerbaïdjan exporte à pe près 10 milliards de mèes cubes de gaz vers l'Europe et l'Europe a signé un accord avec l'Azerbaïdjan appelant un doublement des capacités d'exportation de gaz vers l'Europe donc du point de vue du secteur énergétique je dirais l' jan il y a 6 ou se pays européens qui importent du gaz nous onexorte pas l'Azerbaïdjan du point de vue énergétique je dirais a une relation avec l'Union européenne qui est significative bon ça nenlè le fait que nous souhaitons la paix entre l'Azerbaïjan et l'Arménie le Myanmar alors j'ai j'ai j'ai dirigé notre F mymar entre 2008 et 2011 et là je vais vous dire quelque chose d'un peu personnel quand je suis parti au myandmar il y a beaucoup de gens qui m'ont dit mais qu'est-ce que tu vas faire au Myanmar et la question que je me suis posée c'est finalement quel impact on peut faire au Myanmar et est-ce que nos activités apportent un impact positif aux populations des villages dans lesquels on travaille aux communautés locales à nos employés ou est-ce qu'elles apportent un impact négatif et je suis convaincu monsieur le rapporteur que à cette époque nos activités apportai un impact positif à la fois en terme de développement économique local à la fois en terme de je vais vous donner un exemple je pense qu'on était la Seu entité dans le pays par exemple où les salariés avaient une liberté d'association et ilisaient des représentants et je pense qu'on peut apporter quelque chose au périmètre de nos activités qui est positif bon ultérieurement la situation dans le pays a évolué euh et on a décidé comme vous le savez sans doute euh de d'arrêter nos activité au Myanmar et de nous retirer du Myanmar en en 2022 dans le contexte que vous connaissez l'Ouganda euh le est-ce que est-ce que 100 % des acquisition foncière et 100 % des 19000 personnes concernées ont été satisfaites je je vous diraiis pas oui monsieur le rapporteur je suis d'ailleurs on a eu des réclamations comme je l'indiquais on a eu on a un processus de traitement des plaintes on a eu des réclamation on s'est forcé de les traiter on a eu un sujet en particulier c'est que pour des raisons liées à l'exécution du projet et cetera un certain nombre de compensation on été versé tardivement ce qui a généré effectivement mécontentement des plaintes d'un certain nombre de foyers impactés par ces acquisitions qu'on sétait forcé de prendre en compte et en particulier au travers au travers d'une revalorisation des compensations euh maintenant on a de nombreux témoignages de personnes de foyer qui considèrent que bah être relogé d'une maison traditionnelle très rustique vers une maison et j'ai été moiême à la rencontre j'ai été voir ces personnes bien entendu sur place voir qu'est-ce qu'on faisait voir queles étaient les maisons qu'on construisait voir où elles étaient implantées comment se passaient les réunions de concertation les acquisitions foncières donc je crois que beaucoup de personnes et que la grande majorité des foyers concernés aujourd'hui sont satisfaits de la manière dont le processus s'est déroulé même si c'est pas 100 % et même si effectivement il y a il y a eu des réclamation et des plates merci Monsieur le Directeur et bien nous allons passer au questionnement de nos collègues très traditionnellement il est déjà prêt le premier c'est notre collègue tisso pas changer habitudes merci monsieur le Président je sais pas dans quel case vous mangez d'ailleurs si c'est je suis dans le la parti des sénateurs poil à gratter ou à vous-même de le définir monsieur tisso merci merci Monsieur le Directeur Général merci pour vos premières intervention et les premières réponses que vous nous avez apporté euh des recherches menées par Global Witness ont révélé en juillet 2023 que Shell et Total énergie ont continué à échanger du génel russe après l'invasion de l'Ukraine entre janvier et juillet 2023 les États-membres de l'Union européenne ont acheté 22 millions de mè cues de GNL contre 15 millions de mè C au cours de la même période en 2021 soit un bond de 40 % en 2 ans l'analyse de Global Witness indique que Total est le plus grand acheteurs non russes de GNL avec des achats de près de 4,2 million de M cbes en GNL de GNL russe au 1er semestre 2023 pouvez-vous nous faire un point actualisé sur la présence du groupe Total Energie en Russie est-ce que vous continuez à opérer d'une façon ou d'une autre en Russie si oui pouvez-vous nous préciser où sur quel type d'énergie et quels sont les revenus générés par ces activités ensuite je souhaiterais avoir quelques précisions sur le projet Yamal LNG en effet via l'entreprise russe novateek total energy détient encore près de 20 % de cette station de production de GNL en Sibérie et votre et votre groupe bien sûr en tire des dividendes cette partie ipation et les accords que vous avez avec plusieurs pays européens comme les Pays-Bas permettent d'avoir encore du GNL russe au sein de l'Union européenne très concrètement Monsieur le Directeur Général pourquoi dans un esprit de cohérence avec notre soutien à l'Ukraine ne pas suspendre ces contrats afin de couper réellement le robinet financier à la Russie et enfin très rapidement pour faire le lien avec l'auditionon que nous avons que nous venons d'avoir avec sur l'Azerbaidjan avec Madame l'ambassadrice on sait que le régime azéri a réalisé un contrat avec gaz Prom pour satisfaire la production de gaz pouvez-vous nous assurer que le gaz importé d'azerbaïjan nétant rien un gaz importé depuis la Russie par Bakou je vous remercie monsieur le Président Monsieur le Directeur Général euh monsieur le sénateur donc je vais commencer par vos questions qui concernent la Russie même si je comprends qu'il y a une audition thématique Russie qui est prévue un petit peu plus tard avec un de mes collègues euh d'abord sur la Russie pour pour tracer un peu le cadre et ça je pense que ça éclairera ensuite les réponses que je vais apporter à vos questions je voulais rappeler les les principes d'action que nous avons définis et que nous avons communiqué d'ailleurs publiquement en mars 2022 après l'invasion de l'Ukraine euh premier principe c'est qu'on respecte les sanctions quel que soit l'impact sur nos activités intégralement le deuxième principe c'est de ne plus apporter de capital de Total énergie se à de nouveaux développements russis le troisème principe était de ne pas inverser l'objectif des sanctions en cédant ou en remettant nos actifs russes à des intérêts russes en se retirant tout tout tout tout simplement de ces actifs le 4e principe il est important pour Yamal c'était de contribuer à assurer la sécurité de l'approvisionnement énergétique de l'Europe en particulier en gaz dans le cadre défini par les autorités européennes et bien entendu les autorités nationales et enfin notre 5è principe était de d'arrêter l'achat de pétrole et de produits pétroliers russes donc aujourd'hui nos activités en Russie alors je préciser que nous avons pas d'opération en Russie au sens où on l'entend habituellement c'est-à-dire que on n'opère pas d'installation ou d'usine GNL ou autrees nous avons un certain nombre de participations donc nous nous avons effectivement encore une participation de 19,4 % dans la société novateek que nous avons décidé de déprécier intégralement nous ne participons plus et donc nos administrateurs se sont retiré du conseil d'administration de novateek et donc nous n'avons pas de contrôle en fait sur cette société nous avons une participation de 20 % dans Yamal LNG et Yamal LNG aujourd'hui continue à produire du GNL et comme vous l'indiquez une partie significative de ce GNL en fait va en Europe bon euh et je dirais nous continuerons effectivement à participer à Yamal LNG aussi longtemps que les sanctions le permettront à la suite de l'invasion d'Ukraine il fa que le marché du gaz en Europe a été quand même perturbé de manière extrêmement forte ENF ce qui s'est vu en France y compris sur les prix de l'énergie sur les prix du gaz et puis sur les prix de l'électricité euh pour vous donner une idée le gaz euh le marché du gaz en Europe le prix du gaz sur les marchés de gros tournait avant euh quelques années avant autour de entre 5 et 10 dollars par million de BTU bon en 2022 il est monté à 60 euh donc les pays européens je pense ont considéré que euh poursuivre l'alimentation euh de l'Europe en GNL à partir de Yamal était un facteur de stabilisation des marchés et donc cela n'a pas été sanctionné ni interdit donc effectivement on a continué à participer à cette activité par ailleurs nous avions une participation dans un champ de pétrole qu'on a vendu nous avions une participation dans un champ de gaz domestique ternftgaz que nous avons également vendu le et j'ai fait à peu près le point sur nos actifs et nous avons une participation de 10 dans Arctic lng2 pour que nous avons également intégralement déprécié nous avons sorti les réserves euh et nous ne comptons pas euh acheter de ou enlever de GNL d'Artic l NG2 sur l'Azerbaïdjan alors je vais pas je je crois que votre question c'était est-ce que le gaz importé d'Azerbaïdjan comporte une part de gaz russe ou est-ce qu'il y a des flux russes par l'Azerbaïdjan et cetera une capacité inférieure capacité de production inférieure à sa livraison alors je vais vous répondre assez modestement à ma connaissance non ceci dit nous nous n'importons pas enfin nous n'exportons pas de gaz d'Azerbaïdjan vers l'Europe puisque la production qui est assez modeste en fait de notre champ d'abcheron va intégralement sur le marché domestique donc nous on n parti pas à ces flux mais à ma connaissance non monsieur Roiron oui monsieur directeur merci pour vos précision moi je voulais vous poser une autre question qui est un peu différente vous avez pu voir vous avez certainement lu dans le nou observateur il y a il y a quelques semaines les questions qui se posaient au Yémen comme vous le savez le peline dont vous étiez propriétaire en 2008 a explosé et entraîné une noir très importante dans ce pays et au dire de de certains total énergie n'aurait pas fait tout à fait rechercher la dépollution qu'elle aurait dû avoir par rapport aux populations local et que cela a entraîné des conséquences en terme médical très importantes et que vous auriez y compris mis en place des bassins qui n'était pas tout à fait qui correspondait pas aux normes qui de qui sont demandé internationalement et aussi qu'une grande entreprise comme la vôre se doit de faire lorsqu'elle peut avoir des accident donc j'aurais voulu vous poser cette question là qui me semble être une question très fortement très forte sur un point de vue environnementale Monsieur le Directeur alors euh je vais essayer d'apporter des éléments de d'éclairage et de et de et de réponse en commençant d'ailleurs par dire que aujourd'hui on a plus d'activité au Yémen ça fait pas mal d'années d'ailleurs que ce notre intérêt dans C dans dans ce bloc a été transféré le alors moi-ême vous savez euh je pense que c'était l'époque où j'étais au Myanmar que c'est qu'effectivement il y a eu une explosion il y a eu une explosion d'un pipeline qui a donné lieu à des opérations de de de nettoyage suite à cette explosion qui à ma connaissance ont été fait avec toute la diligence nécessaire donc on été fait en mobilisant des moyens importants ont été fait rapidement après après l'événement voilà alors après le le il y a je crois c une procédure qui est en cours judiciaire sur ce sujet donc je vais peut-être laisser le on va laisser la procédure se dérouler puisqu'il y a un certain nombre de plignants effectivement qui ont saisi une une cours en France pas de sujet monsieur de leè merci monsieur le Président Monsieur le directeur vous nous avez parlé de vos actions d'accompagnement en Ouganda et en Tanzanie vous avez évoqué des contacts avec les ONG et la société civile et on voudrait pas si ma question revient à l'intitulé propre de notre commission d'enquête sur les moyens mobilisés et mobilisables par l'État pour assurer la prise en compte et le respect par le groupe Total des obligations climatiques et desésorientations de la politique étrangère de la France et sur ce point particulier j'aurais voulu savoir si dans ces opérations d'aménagement vous travaillez avec l'Agence française pour le développement si la question est-ce qu'on reçoit une assistance ou une aide d'abord ou un financement pour ces opérations publiques la réponse est non en ouanda les projets sont financés intégralement euh par les partenaires euh y compris par par Total Energie je en Ouganda je suis en train de réfléchir à l'ensemble de programmes qu'on a et j'ai pas en tête de programme où on soit partenaire avec l'Agence française de développement de mémoire d'ailleurs la FD ne ne ne participe en général pas à des programmes oui enfin en général la FD ne participe absolument pas des des des programmes énergétiques merci Président Monsieur Teras merci he pour vos propos préliminaires qui ont je dirais qui m'ont bien éclairé en tous les cas sur les opérations d'exploration et de production j'avais une question simple en fait je reprends un peu ce qui ce qui est dit généralement donc pour atteindre votre ambition de neutralité carbone en 2050 vous avez fixé des objectifs de réduction des émissions de de gaz et effet de serre au niveau mondial avec des objectifs vous dites intermédiaire à horizon 2025 et 2030 est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur ces objectifs intermédiaires voilà je vous remercie monsieur le directeur alors euh totalénergie a fixé des objectifs précis à l'horizon 2030 euh ça c'est la première chose et puis par ailleurs euh la compagnie a publié une vision de ce que pourrait être son mix énergétique à l'horizon 2050 horizon auquel nous avons l'ambition d'être d'atteindre la neutralité carbone et d'être une compagnie net zéro et on dit toujours ensemble avec la société parce que cette vision de notre mix énergétique et ben il dépend aussi de finalement la demande en énergie à l'horizon 2030 nos objectifs principaux c'est une baisse de 4 30 % de nos émissions netes opéré SCOP 1 et 2 c'est-à-dire les émissions qui sont générées sur nos sit nos sites de production de pétrole et de gaz mais également nos sites de raffinage de pétrochimie également d'ailleurs tout ça intègre les émission lié à notre production d'électricité à partir de gaz puisque vous savez sans doute on investit aussi dans des centrales à gaz donc 40% sur le scope 1 et 2 opér net on s'est fixé l'objectif d'une baisse de l'intensité carbone sur l'ensemble du cycle de vie des produits énergétiques que nous vendons de - 25 % par rapport à 2015 - 40 % sur le scope 1 et 2 - 25 % sur l'intensité sur l'intensité carbon des des des produits que nous vendons en matière de méthane en 2030 on on vise le le D' d'avoir quasiment éliminé les émissions de méthane des opérations pour les les raisons que j'indiquais euh euh l'objectif précis c'est - 80 % en 2030 par rapport à 2020 sachant qu'en 2020 on avait déjà significativement réduit en fait nos émission de méthane par rapport à par rapport à 2015 euh à l'horizon bon par ailleurs on a des objectifs de développement des énergies renouvelables alors je sors un peu de mon rôle de directeur exploration production euh mais la compagnie investit massivement dans les énergies renouvelables euh les énergies renouvelables chez Total énergie en 2015 c'était zéro aujourd'hui on participe à 22 Gow de capacité brute d'énergie renouvelable donc c'est un effort massif on a produit je crois l'ann dernière 19 TWh d'énergie renouvelable et on vise à l'horizon 2030 à multiplier cette production renouvelable par 4 à 5 c'est pour ça que je dis on souscrit pleinement à l'objectif de triplement des énergies renouvelables et d'ailleurs on vise de faire mieux à l'horizon 2050 alors cette vision que je vais vous indiquer on l'a on l'a publié puisque chaque année on publie un rapport climat et sustainability dans lequel on on montre quels sont nos objectif et quel est la trajectoire et est-ce qu'on est je dirais bien sur cette trajectoire euh et en 2050 euh la vision qu'on a montré euh qu'on a publié euh on produirait 50 % de notre énergie sous forme d'électricité euh dont une grande partie d'électricité renouvelable 25 % sous forme de molécules bacarbone donc c'est-à-dire du biogaz des biocarburant de l'hydrogène des des des des carburants liquides synthétiques et 25 % d'hydrocarbure donc il rester encore 25 % d'hydrocarbure euh c'est-à-dire à peu près 1 million de barils équivalent par jour essentiellement du gaz naturel icfié euh et puis également euh une une une une une fraction restante de production de pétrole pour la pétrochimie en fait pour produire des polymères Marie clercg merci beaucoup monsieur le Président vous avez tout à l'heure cité des chiffres qui étaient assez édifiant sur les écarts d'émission euh dans vos nouveaux investissements pétrole avec la moyenne des investissements enfin des projets qui fonctionnent dans le groupe et et plus édifion encore plus extraordinaire encore avec le le reste de la production mondiale euh j'avais deux petites questions je suis incompétente techniquement pour comprendre les les technologies qui qui vous permettent de réduire ces émissions et leurs coûts donc je ne sais pas est-ce que vous vous pouvez aller plus vite euh plus vite dans la réduction des émissions totales du groupe sur la production existante et quels seraient les vois et moyens de d'aboutir à ce que au plan global les autres compagnies pétrolièr que Total utilise des technologies qui soi moins émérice puisque on l'a dit le président kaucci l'a rappelé vous l'avez fait vous-même la demande en pétrole existe encore est-ce queil y aurait des outils internationaux je sais pas au niveau de l'OCDE qui a des guidelines pour les industries extractives dans dans d'autres instances internationales est-ce qu'il aurait des moyens de pousser à l'utilisation beaucoup plus massive et rapide de technologies permettant de réduire les les les émissions de la production actuelle Monsieur le Directeur Général alors en ce qui concerne les la la réduction des émissions de la production existante euh euh oui en fait on travaille toujours pour la pour pour pour la réduire on a je disais on a aujourd'hui quand on regarde notre intensité scope 1 et 2 c'est 18 kg par baril bon euh on a un objectif de la baisser à 13 Kg par baril en 2028 donc 18 à 13 en 4 ans euh alors évidemment on continuera ensuite bon alors comment on fait ça bah sur tous nos actifs toutes nos opérations tous nos sites de production on a une feuille de route de réduction de l'empreinte carbone euh donc dans toutes nos filiale et d'ailleurs je peux vous dire que chez Total Energie y compris à l'exploration production les gens mes équipes ils sont motivés pour faire ça quand on leur dit on va réduire les émissions de CO2 sur nos sites ils sont super motivés donc cette feuille de route ben elle repose en grande partie sur l'amélioration de l'efficacité énergétique dans nos installations je vais vous donner un exemple peut-être trivial mais en fait qui correspond à la réalité on peut avoir un site de production en mer donc une plateforme flanton de production sur laquelle on va avoir des turbines à gaz pour alimenter en énergie les procédés les installations de traitement et C pour exporter le le pétrole ou le gaz et on peut avoir quatre turbines par exemple et puis finalement on va regarder et on va s'apercevoir que tout ça ça marche très bien avec trois turbines et pas qure et donc on va en arrêter une donc il y a beaucoup de je dirais de de moyens technologiqu après on investit aussi y compris sur l'électrification ou la solarisation de certains certains site alors c'est un petit peu particulier quand on est en mer c'est plus difficile mais quand on est à terre c'est possible donc on a une politique de solarisation nos sites à terre qui permet également de baisser ces émissions de scope 1 et 2 et on travaille sur les émissions de méthane comme je l'indiquais qui sont d'ailleurs souvent l'élimination des émission de méthane en fait c'est c'est c'est la crème quoi c'est c'est c'est quelque chose qu'on pe faire de manière assez rapide et sans investissement très important bon donc on met beaucoup d'effort là-dessus pour éradiquer ces émissions de méthane comme je l'indiqué euh donc tout ça c'est des technologies le les guidelines euh je pense d'abord ce qui marche bien c'est le benchmark c'est-à-dire que quand laie publie des intensités d'émissions de la production pétrolière de la production gazière bah tous les opérateurs il regardent de ça et puis celui qui est audessus de la moyenne il il va réfléchir probablement donc enfin nous on s'efforce effectivement d'être bien positionné et d'être un producteur à faible émission euh donc je pense que euh la transparence sur quelles sont ces émissions c'est important euh voilà et pourquoi il veut toujours un bon alors allez-y un petit bonus pour le rapporteur Rapp euh juste pour qu'on soit clair hein pour que y compris celles et ceux qui nous écoutent quand vous parlez des pétoles basse émission c'est à à l'échelle de la production c'est ce que vous appelez scope 1 et 2in le pétrole est massivement polluant à 90 95 % quand il est brûlé par ailleurs qu'il est consommé donc qu'on se trompe pas de de débat et puis vous avez un peu disqualifier le scénario net zéro émission de laie en disant qu'au fond c'est un scénario de 2019 qui n'était pas ancré dans la réalité c'est quand même le scénario que continue à défendre le patron de laie y compris ces derniers jours donc ça reste une une injonction très forte et de laie et et des Nations Unies euh si vous me permettez deux clarifications deux questions de clarification un vous avez évoqué le Mozambique le projet dans la zone du CDO Delgado on a fait une audition sur ce sujet lundi comment vous considérez-vous les conditions de reprise de ce projet puisque il y a quand même un débat très fort sur les conditions de sécurité dans cette région et donc les conditions possibles nous savons que Total relance son tour de table pour lancer le projet mais que les conditions de sécurité sont pas forcément établies et puis permettez-moi une question de clarification sur l'Ouganda quand je parlais de de répression il y a quand même s'est posé la question d'une police pétrolière qui intervient autour à la fois des projets de tilenga et des icop ce projet de police pétrolière fait quand même lourdement débat dans un dans un pays qui n'est pas réputé pour sa grande démocratie son état de droit et la protection des droits humains la commission d'enquête monsieur jade n'est pas là pour juger de la situation dans les pays étrangers je vous remercie de rester au thème de la commission mais on a on a on a une demande toute dernière allez vous avez essayé Monsieur le Directeur Général de de faire la transparence sur l'ensemble des des projets je vous en remercie parce que c'était utile de savoir où investisser total il me semble que vous n'avez pas évoqué les admissions de Total en Irak il y a article ce matin dans les échos est-ce que vous pourriez le faire également comme ça on aurait certainement le tour dès qu'on commence à le citer il y en a forcément un qui passe à Monsieur le Directeur Général peut-être pour des éléments au rapporteur puis ensuite sur les d'accord bon si vous le permettez je vais commencer par l'Irak parce que là vous m'avez mis en défaut terriblement parce que bon l'Irak j'aurais dû évidment citer l'Irak mais on va mettre ça sur le compte de l'intimidation face à votre commission euh bon c'est un projet c'est un très beau projet c'est un projet qui est emblématique de notre stratégie aujourd'hui qui est vraiment une stratégie multi-énergie euh l'Irak c'est aussi l'endroit où comme vous le savez notre compagnie est né en fait il y a il y a 100 ans euh et euh donc bon l'IRAC c'est un projet à quatre composantes une première composante qui est d'aller collecter du gaz qui est aujourd'hui torché puisquil y a beaucoup de torchage de gaz en Irak pour traiter ce gaz et pour ensuite l'envoyer pour faire la production d'électricité il y a une composante de redéveloppement d'un champ pétrolier qui s'appelle rataoui il y a une composante solaire puis qu'on on construit 1 GW de capacité solaire pour alimenter la région de Bassora et puis il y a une composante eau puisqu'on construit une traitement une usine de traitement d'eau de mer qui va permettre de substituer de l'eau de surface qui aujourd'hui est utilisé pour la réinjection dans les champs pétroliers par de l'eau de mer et donc de de de contribuer positivement à alléger la situation de de stress hydrique dans le dans le sud de de l'IRAC donc c'est c'est vraiment un projet emblématique avec je dirais multiénergie et puis avec cette composante aussi de d'accès à l'énergie localement qui est je crois une marque de fabrique de notre compagnie voilà le je vais revenir sur monsieur le rapporteur sur vos questions alors d'abord je veux dire mon propos n'était pas de disqualifier le scénario net zéro émission de laie et si j'ai donné l'impression de le disqualifier je m'en excuse parce que c'était pas mon je me suis mal exprimé mon propos c'était simplement de dire que aujourd'hui nous ne sommes pas sur la trajectoire du scénario net zé zé de laie en terme de demande quoi avec un gap qui est relativement important sur le Mozambique le le le premier point que je voulais mentionner c'est que le la la sécurité de de nos employés des personnes qui travaillent sur nos sites c'est une valeur pour la compagnie c'est d'ailleurs le premier point de notre code de conduite et donc au Mozambique comme ailleurs euh on ne reprendra le projet que si la sécurité de l'ensemble des personnes peut-être assurée euh donc les conditions de reprise du projet bon alors il y en avait un certain nombre qui était lié au projet lui-même puisqueeffectivement ça fait maintenant bientôt 3 ans que ce projet est en force majeure donc en particulier vis-à-vis des des des de s'accorder sur les conditions de reprise avec les contracteurs et cetera euh ensuite la décision de lever la force majeur euh c'est pas une décision de la seule total énergie on a 26,5 % dans ce projet donc c'est une décision de Mozambique LNG qui est un partenariat entre total energy mais également des compagnies indienne qui ont 30 % compagnie japonaise mitsoui qui a qui a 20 % des Thaïlandais pttp et puis la compagnie nation euh aujourd'hui le évidemment la la la une condition essentielle pour la levée de la force majeure c'est que la sécurité soit assurée au Cabo Delgado et soit assuré de manière durable puisque on est sur un projet dont la construction va encore se poursuivere pendant plusieurs années puis ensuite dont l'exploitation va durer encore beaucoup plus longtemps euh et aujourd'hui au premer trimestre 2024 on n pas repris on n' pas levé la force majeure et on n' pas repris d'activité de construction sur site euh euh et la décision qui sera une décision encore une fois de Mozambique LNG elle reposera essentiellement sur l'appréciation que la sécurité est rétablie de manière durable en Ouganda euh le le le le sujet que vous évoquiez de de de de l'organisation des forces de sécurité publique euh bon on s'attache à ce que les les droits humains soient respectés dans le cadre de nos activités euh et on le communique aux autorités ougandaises on entretient un dialogue avec eux sur le sujet euh on leur écrit parfois on l'a fait à plusieurs reprises quand effectivement on a considérer que certaines personnes qui par exemple manifestaient contre le projet euh pouvait être détenu temporairement par les forces de sécurité publique en ouanda donc on a cette action vis-àis du gouvernement ougandais euh notre je dirais on n'est pas un état donc mais en revanche au périmètre de nos activités on veille à ce que les les droits humains soient respectés y compris par la police dite pétrolière dont vous dont vous parliez très bien Monsieur le Directeur Général merci de cet audit et merci de l'ensemble des précisions que vous avez bien voulu nous apporter ce matin mes chers collègues je vous rappelle que lundi lundi de P nous n'avons pas d'audition et que nous nous retrouvons dans la joie et la bonne humeur jeudi matin pour l'audition de Bruno Le Maire et de Roland lescur l'un après l'autre merci