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Interviewyoutube.com· 26 mai 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseInstitutions & électionsImmigration & asile

ENTRETIEN AVEC BENJAMIN DUHAMEL DANS "C'EST PAS TOUS LES JOURS DIMANCHE" SUR @BFMTV (25.05.2025)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Bonsoir Dominique de Vilpin. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans C'est pas tous les jours dimanche ancien premier ministre, ancien ministre des affaires étrangères. Beaucoup de sujets à aborder avec vous ce soir, l'actualité internationale bien sûr de de l'Ukraine à Gaza en passant par les dernières fouades de Donald Trump et puis le débat politique français.

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que cela montre que la seule stratégie russe c'est une stratégie dilatoire gagner du temps et ne et ne pas bouger ?

  • 1:21OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faut faire de plus pour marquer notre détermination à soutenir l'Ukraine ?

  • 2:06RelanceRéponse directe

    Est-ce que cela veut dire le dire encore plus clairement ? On a effectivement des pays européens qui ont réussi en quelque sorte à se réinviter autour de la table, à parler d'une seule voix pour augmenter la pression quant aux sanctions. Qu'est-ce qu'il faut faire de plus ?

  • 2:49RelanceRéponse directe

    Donc au fond si je vous écoute, c'est une forme de de de fatalité à l'inertie et à ce que ce conflit devienne un conflit gelé.

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'au fond c'est une menace réelle ou est-ce que c'est encore des paroles qui peuvent être contredites dans les jours qui viennent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Dominique de VillepinFait
    « Nous le savions et c'est confirmé. Euh l'interrogation portait sur la capacité des États-Unis à venir à bout de cet h esprit euh euh jusqu'au bouthiste de Vladimir Poutine. »
  • 1:21Dominique de VillepinFait
    « Il est important que l'Europe soit encore plus unie, encore plus déterminée et puisse dire encore plus clairement peut-être à Donald Trump à quel point il va dans le mur et à quel point il nous entraîne avec lui dans le mur. »
  • 2:06Dominique de VillepinFait
    « Qu'est-ce qu'il faut faire de plus ? passer le message à Donald Trump de façon unitaire les 27 avec l'Ukraine »
  • 3:33Dominique de VillepinFait
    « Il a tempêté vis-à-vis de la Chine et il a reculé parce que la Chine a marqué clairement son intention de se faire respecter. »
  • 4:17Dominique de VillepinChiffre
    « Il a menacé les Européens de mettre en place des droits de douane à hauteur de 50 % très rapidement. »
  • 5:00Dominique de VillepinFait
    « Mettons des droits de douane équivalents en mesure de rétor œil pour œil, d pour dents absolument sur donc loi du talion avec Donald Trump sur les sur les biens critiques. »
  • 5:44Dominique de VillepinFait
    « Il s'agit pour le moment de dire à Donald Trump ce que nous ferons si il met en application cette augmentation des droits sur les biens critiques qui est un domaine très sensible. »
  • 7:07Dominique de VillepinFait
    « Les juifs ne sont plus en sécurité nulle part dans le monde. »
  • 7:48Dominique de VillepinFait
    « Une politique qui à ce point-là ne prend pas en compte la situation euh réelle du Moyen-Orient est une est une politique qui expose qui nous expose tous d'ailleurs. »
  • 8:32Dominique de VillepinFait
    « Il faut très rapidement que çaarrête le génocide en cours à Gaza. »
  • 9:16Dominique de VillepinFait
    « Je pense que tout ce qui vient atténuer la responsabilité d'un acte terroriste n'a pas lieu d'être. »
  • 12:02Dominique de VillepinFait
    « Ce risque de génocide est la source est la source aujourd'hui d'une mobilisation tragique qui conduit à certains actes terroristes. »
  • 14:07Dominique de VillepinChiffre
    « Ce rapport circonscrit la menace qui existe aujourd'hui à quelques mosquées. C'est environ 5 % 7 % des lieux de culte 5 et 7 %. »
  • 14:45Dominique de VillepinChiffre
    « Ce rapport circonscrit la menace qui existe aujourd'hui à quelques mosquées. C'est environ 5 % 7 % des lieux de culte 5 et 7 %. »
  • 15:24Dominique de VillepinFait
    « La France doit se faire respecter, faire respecter le droit en toute situation. »
  • 16:45Dominique de VillepinFait
    « Dans la journée, la décision a été prise de réunir les différents États et de communiquer entre les différents États européens pour avancer dans la voie d'une suspension de l'accord d'association. »
  • 18:53Dominique de VillepinFait
    « C'est le terme que vous utilisez au épuration ethnique, c'est le le terme que vous utilisez. Oui, ça veut bien dire ce que ça veut dire, c'est-à-dire un déplacement de la population. »
  • 19:36Dominique de VillepinFait
    « Est-ce que isolement économique ça veut dire boycotter les produits et les entreprises israéliennes ? »
  • 20:12Dominique de VillepinFait
    « Je ne suis pas pour que nous suspendions notre coopération dans le domaine de la culture. »
  • 20:57Dominique de VillepinFait
    « Je veux effectivement découpler cette relation entre les sociétés des relations de gouvernement à gouvernement. »
  • 22:18Dominique de VillepinFait
    « Ce risque, il n'est pas seulement euh celui de l'entrisme, il est aussi, on l'a analysé il y a quelques années, celui euh du séparatisme. »
  • 23:02Dominique de VillepinChiffre
    « Ce rapport circonscrit la menace qui existe aujourd'hui à quelques mosquées. C'est environ 5 % 7 % des lieux de culte 5 et 7 %. Ouais. C'est des associations sportives. »
  • 23:46Dominique de VillepinFait
    « Ce rapport, c'est un rapport au départ tout à fait confidentiel. H qui euh a été publié dans un journal, Le Figaro, euh sans préavis en quelque sorte. »
  • 24:31Dominique de VillepinFait
    « Je demande à monsieur Rotaillot ce soir solennellement de bien vouloir faire un article 40 de façon à ce que nous sachions qui qui a donné ce rapport au Figaro. »
  • 25:10Dominique de VillepinFait
    « Je souhaite que l'on sache qui a fait fuiter et je pense que le président de la République a bien fait de frotter les oreilles de ceux qui l'estimaient être responsable. »
  • 25:55Dominique de VillepinFait
    « Quand on sert l'État h on ne fait pas fuiter des documents confidentiels. »
  • 26:34Dominique de VillepinFait
    « La politique ça se fait pas en amateur. »
  • 27:12Dominique de VillepinFait
    « Est-ce que le voilement des petites filles est le signe d'un intégrisme islamiste radical ? »
  • 27:47Dominique de VillepinFait
    « Je crois que ça nous mènerait à des situations exactement inverses que celles que nous souhaitons. »
  • 28:31Dominique de VillepinFait
    « La Bayaco ne nécessitait pas de loi particulière. »
  • 29:16Dominique de VillepinFait
    « Est-ce que le fait de voiler une petite fille, est-ce que c'est le signe d'un intégrisme islamiste ? »
  • 29:57Dominique de VillepinFait
    « Mais la signification personnellement, donc c'est difficile à dire que c'est un signe d'intégrisme islamiste que de voiler une petite fille de 7 ans 8 ans. »
  • 30:38Dominique de VillepinFait
    « Je crois qu'il faut savoir garder mesure et éviter de tomber dans des dénonciations systématiques. »
  • 31:22Dominique de VillepinFait
    « La Bayaco ne nécessitait pas de loi particulière. »
  • 32:05Dominique de VillepinFait
    « Le Qatar est plusieurs fois évoqué parmi les pays qui ont financé les sorts des frères musulmans. »
  • 32:36Dominique de VillepinFait
    « Je n'ai aucune relation particulière avec le Qatar. Je n'ai jamais eu aucun contrat avec ce pays. »
  • 33:52Dominique de VillepinFait
    « Je n'ai pas attendu 71 ans monsieur du Hamel pour entamer une carrière de de gauchiste. »
  • 34:37Dominique de VillepinFait
    « Éprouver monsieur Duamel de la compassion pour le meurtre de femmes et d'enfant si être gauchiste. »
  • 35:18Dominique de VillepinChiffre
    « Mais monsieur Duamel, dans notre pays la sécurité, l'insécurité augmente, la criminalité augmente, 3300 milliards de dettes, des faillites d'entreprise en voiture en voilà. »
  • 35:59Dominique de VillepinFait
    « Moi je suis gauliste, je l'ai toujours été et je le reste avec un souci, monsieur Duamel, d'un mot qui n'est jamais employé dans la vie publique. L'intérêt général, le bien commun. »
  • 36:44Dominique de VillepinFait
    « Il est devenu ministre. Visiblement, les Français considèrent qu'il fait bien son travail. »
  • 37:28Dominique de VillepinChiffre
    « Quand j'ai quitté Matignon oui le chômage était descendu en dessous de 8 % il était à 10 % quand je suis arrivé la dette française avait descendu à 64 % »
  • 38:12Dominique de VillepinFait
    « La condition de mon acceptation à devenir premier ministre quand Jacques Chirac m'a proposé de devenir premier ministre, c'est que je renonçais au fait d'être candidat à l'élection présidentielle. »
  • 38:50Dominique de VillepinFait
    « Je n'ai jamais été candidat à l'époque. »
  • 40:13Dominique de VillepinFait
    « Depuis 2007, nous n'avons plus de président de la République. Depuis 2007, nous n'avons plus de président de la République. »
  • 40:58Dominique de VillepinFait
    « Le réchauffement climatique, on voit bien aujourd'hui tout le monde s'en fout. »
  • 41:35Dominique de VillepinPromesse
    « Je vais pas vous donner la date et l'heure. Mais en tout cas, la réflexion avance. »
  • 42:15Dominique de VillepinFait
    « La politique ça ne se fait pas en amateur amateurisme. »
  • 43:41Dominique de VillepinFait
    « Ma seule boussole a été le service des Français. »
  • 45:05Dominique de VillepinFait
    « Je ne travaille avec aucun pays, donc rassurez-vous de ce côté-là. »
  • 46:25Dominique de VillepinFait
    « Je pense que connaître le monde, c'est un atout. Connaître l'entreprise, c'est un atout. »
  • 47:01Dominique de VillepinPromesse
    « Je ne vous dis pas aujourd'hui que je suis candidat parce que j'estime que c'est un long chemin. »
  • 47:44Dominique de VillepinFait
    « Mes clients sont euh des entreprises euh internationales, pas toujours euh notamment ou dans des pays euh mais quel pays par exemple ? »
  • 50:03Dominique de VillepinFait
    « Quand les Français se préoccuperont de la présidentielle, pour le moment, ils se préoccupent de leur fin de mois. »
  • 50:40Dominique de VillepinFait
    « C'est très difficile et je l'aborde avec beaucoup d'humilité et c'est sans doute aussi pour cela que ce n'est pas facile de franchir le pas. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:03
Locuteur

Bonsoir Dominique de Vilpin. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans C'est pas tous les jours dimanche ancien premier ministre, ancien ministre des affaires étrangères. Beaucoup de sujets à aborder avec vous ce soir, l'actualité internationale bien sûr de de l'Ukraine à Gaza en passant par les dernières fouades de Donald Trump et puis le débat politique français. Vous avez notamment eu des mots très sévères à l'égard de de Bruno Rotaillot. Est-ce que vous pourriez figurer tous deux sur la ligne de départ en 2027 ?

Et pour commencer Dominique De Villepin la situation en Ukraine avec de de nouvelles frappes russes meurtrières cette nuit notamment à Kief le tout quelques jours après un coup de téléphone entre Vladimir Poutine et Donald Trump et alors que Moscou doit transmettre ses conditions à ce qu'on appelle un mémorandum pour pour une fin du du conflit au fond est-ce que cela montre que la seule stratégie russe c'est une stratégie dilatoire gagner du temps et ne et ne pas bouger ? Nous le savions et c'est confirmé. Euh l'interrogation portait sur la capacité des États-Unis à venir à bout de cet h esprit euh euh jusqu'au bouthiste de Vladimir Poutine.

Et malheureusement cette première étape qui s'est ouverte avec l'arrivée de Donald Trump n'a pas donné les progrès espérés. Euh les pour parler d'Istanbul, les rencontres entre Américains et Russes, euh tout ça n'a pas abouti. Il n'y a pas eu de rencontre physique entre Vladimir Poutine et Donald Trump. et les Européens qui se sont donnés du mal pour essayer de revenir dans le jeu diplomatique pour marquer une stratégie et donner des garanties de sécurité à l'Ukraine et bien se retrouve aussi dans la situation précédente.

Donc nous entrons dans une nouvelle étape et il est important que l'Europe soit encore plus unie, encore plus déterminée et puisse dire encore plus clairement peut-être à Donald Trump à quel point il va dans le mur et à quel point il nous entraîne avec lui dans le mur. Qu'est-ce que ça veut dire le dire encore plus clairement ? On a effectivement des pays européens qui ont réussi en quelque sorte à se réinviter autour de la table, à parler d'une seule voix pour augmenter la pression quant au quant aux sanctions. Qu'est-ce qu'il faut faire de plus ?

passer le message à Donald Trump de façon unitaire les 27 avec l'Ukraine passer le message que il peut constater aujourd'hui que tous les efforts de bonne volonté fait en direction de la Russie ne sont pas payés en retour ou et nous espérions que de lui-même Donald Trump puisse le comprendre manifestement ce n'est pas le cas et il faut donc marquer très clairement notre détermination à reprendre le soutien de l'Ukraine en direction de des combats tant que la Russie sera à ce point-là euh en situation de refuser toute toute alternative.

Donc je crois qu'il faut marquer maintenant clairement notre détermination et que nous ne pouvons pas examiner d'autres options que de continuer mais cette détermination elle existe déjà. Vous dites il faut marquer encore plus fermement. Donc au fond si je vous écoute, c'est une forme de de de fatalité à l'inertie et à ce que ce conflit devienne un conflit gelé. Non, justement pas gelé. Et c'est d'ailleurs une des difficultés parce que l'un des risques que nous courons, c'est que la Russie qui progresse plutôt plus vite sur le terrain que l'Ukraine puisse être à un moment donné en capacité d'enfoncer le front.

Et donc c'est ce qu'il faut éviter et nous devons donc être plus déterminés dans la Constitution et la mobilisation de nos programmes d'armement pour donner à l'Ukraine les moyens de continuer et marquer la responsabilité qui est la sienne à Donald Trump. D'autant que ce n'est pas le seul front euh sur lequel il faut se battre avec Donald Trump. Nous voyons aujourd'hui s'ouvrir à nouveau euh le front euh commercial, les barrières douanières, on en parlera dans un instant. Et il est important que notre mobilisation soit égale. Euh mettons aujourd'hui l'Amérique de Donald Trump devant ses responsabilités, c'est-à-dire son impuissance.

Euh et d'ailleurs euh constatons que cette impuissance, elle est exactement identique à Gaza. Donc euh nous n'avons pas progressé en dépit des des promesses euh euh d'une solution rapide euh de Donald Trump. Euh juste avant de parler de la situation à Gaza et de de cet attentat qui a eu lieu à Washington, puisque vous parlez du président américain, il a menacé les Européens de mettre en place des droits de douane à hauteur de 50 % très rapidement. Est-ce qu'au fond c'est une menace réelle ou est-ce que c'est encore des paroles qui peuvent être contredites dans les dans les jours qui viennent ? Est-ce qu'il faut craindre à ce que cette menace soit mise à exécution ?

Il a tempêté vis-à-vis de la Chine et il a reculé parce que la Chine a marqué clairement son intention de se faire respecter. H euh les Anglais se sont couchés, les Canadiens ont tenu. Les Anglais ont couché, dites-vous, et en même temps, ils ont obtenu, de ce fait un taux préférentiel et donc des droits de douanes moins importants que pas ce qu'ils espéraient. L'Europe doit marquer clairement sa détermination collectivement. Il aurait été plus facile de mener le combat avec le monde entier h qui était agressé par Donald Trump, c'est-à-dire avoir une position commune avec le Canada, avec la Chine, avec l'ensemble des pays qui sont aujourd'hui menacés.

Mais nous pouvons réagir d'abord sur l'aluminium et l'acier 25 %. Mettons des droits de douane équivalents en mesure de retor œil pour œil, d pour dents absolument sur donc loi du talion avec Donald Trump sur les sur les biens critiques. Il s'agit pour le moment de dire à Donald Trump ce que nous ferons si il met en application cette augmentation des droits sur les biens critiques qui est un domaine très sensible. Nous avons dans le domaine des équipements euh de lithographie concernant les semi-conducteurs des capacités qui sont importantes pour l'économie américaine. Disons que nous serons prêts à les mobiliser.

Mais c'est ce qui est dit Dominique de Vip quand je lis les propos tenus par les membres de la Commission européenne, les ministres du gouvernement. C'est pas du tout le C'est pas du tout l'esprit, je peux vous garantir aujourd'hui. Est qu'ils sont prêts à répondre à répondre si ces mesures sont mises en mobilisons ces outils tout de suite. L'instrument antioercition mobilisons également l'une des grandes craintes des Américains, c'est que nous puissions marquer le coût dans le domaine des services. Services financiers, service numériques. Ils entendent pouvoir nous tondre la laine sur le dos dans ces domaines. Marquons également notre faible Dominique Dominique de Ville face aux États-Unis.

Mais les États-Unis, ils sont opportunistes, ils veulent frapper ceux qui se laissent frapper. La Chine refuse de se laisser frapper et il recule. Le Canada refuse de se laisser frapper, il recule. C'est là en l'occurrence nous sommes devant une Amérique qui attend qu'on lui pose des limites et nous avons les moyens de lui poser des limite et nous pouvons le faire en sachant que Donald Trump ainsi que tous les gens autour de lui, tous les techno-entrepreneurs, tous les grands dirigeants d'entreprise aux États-Unis et bien sont inquiets de ce que pourrait faire l'Europe. Malheureusement, nous sommes inhibés.

Nous sommes inhibés parce que nous croyons qu'en ne faisant rien nous allons protéger les spiritueux, protéger un certain nombre de secteurs rien Dominique de Villepin au moment où avait été décidé l'augmentation des droits de douan notamment à 20 % mesures de rétion pour le moment il n'y a pas de détermination des 27 à agir collectivement de façon claire. Je crois qu'il faut poser sur la table de la façon la plus claire ce que nous ferons dès lors que cette hausse de douane de 50 % interviendrait.

Dominique de Villepin, on va parler de la situation à Gaza dans un instant, mais d'abord les États-Unis qui ont été frappés par un attentat antisémite, deux fonctionnaires de l'ambassade israélienne tués à à bout portant, l'assaillant qui a crié euh libéré la Palestine après les avoir tués. Les juifs ne sont plus en sécurité nulle part dans le monde. Non, c'est une c'est une tragédie et en même temps, c'est malheureusement un risque qui était prévisible. J'étais sur France Info le matin et j'étais sur CNN le matin et j'ai mis en garde l'administration américaine en leur disant attention attention.

Une politique qui à ce point-là ne prend pas en compte la situation euh réelle du Moyen-Orient est une est une politique qui expose qui nous expose tous d'ailleurs, pas uniquement les communautés juives, mais qui nous expose tous dans cette affaire. Donc nous, il y a urgence à avancer dans la voie de la paix au Moyen-Orient. urgence à apporter une solution à la situation tragique qui existe à Gaza et en même temps à éviter d'essentialiser ce conflit. Cet amalgame entre le gouvernement Netaniaou et la communauté juive est insupportable.

Cette amalgame entre Israël et Benjamanetahou est insupportable de la même façon que l'essentialisation aujourd'hui du peuple palestinien à travers le Hamas et les terroristes est insupportable. Il faut sortir de cette spirale. Convenait avec moi que je dis cela depuis le mois d'octobre 2023 et que un certain nombre de gens seraient bien inspirés de tirer les leçons du pass et Dominique De Villepin. On va revenir dans un instant sur ce qu'on peut faire, ce que la France peut faire face à la situation à Gaza. Effectivement sur vos propos mais juste avant pour rester sur cet attentat qui a suscité en France une polémique politique liée à la réaction notamment d'un député insoumis Éric Ocrel.

Je vous propose d'écouter les propos d'Éric Ocrel et vous réagissez juste après. Deux salariés de l'ambassade d'Israël ont été tués par balle devant le musée juif de Washington et la chef de la police locale lors d'une conférence de presse a dit que le tireur avait scandé Free Palestine au moment de son interpellation. Quelle est votre réaction ? Bah ma réaction c'est que il faut très rapidement que çaarrête le génocide en cours à Gaza. Voilà ce que je vais vous dire. Parce qu'il est évident qu'à partir du moment où vous avez un tel déchaînement de violence de haine, ça développe la haine de tous les côtés. Est-ce que vous êtes choqué par cette réaction d'Éric Okrel ?

Je pense que tout ce qui vient atténuer la responsabilité d'un acte terroriste n'a pas lieu d'être. Et nous devons euh et c'est le cas, monsieur, je je ne suis pas sûr que monsieur Coqel ait dit ce qu'on veut lui faire dire. Ah bon ? Non. Euh vous venez d'entendre, c'est assez clair. Non, une fois de plus, je ne fais de procès d'intention à personne. C'est un procès d'intention. On a, pardonnez-moi, un député à qui l'on demande une réaction sur ce qui s'est passé à Washington et qui a comme première réponse. La question est quelle est votre réaction ? sa réaction, c'est ma réaction, c'est qu'il faut que le génocide à Gaza cesse.

Il faut que le risque de génocide que nous voyons tous les jours cesse. Et ce risque de génocide est la source est la source aujourd'hui d'une mobilisation tragique qui conduit à certains actes terroristes. Et Dominique de Villepin, on parlera dans un instant de la situation à Gaza, mais c'est important puisque il y a un instant, vous disiez il faut lutter contre toute forme d'essentialisation. toute forme d'essentialisation. Quand on interroge un député sur ce qui s'est passé à Washington sur deux fonctionnaires de l'ambassade israélienne et que sa première réaction est de dire il faut que le génocide à Gaza est-ce que c'est une erreur, une faute ? Est-ce que ça vous choque ?

C'est maladroit et je veux croire qu'Erico Crel n'a pas voulu. Donc c'est c'est maladroit. Mais je ne suis pas dans la tête d'Erico Crel. Mais vous semblez le défendre puisque vous dites au fond c'est pas vraiment ce qu'il a voulu dire. Monsieur Diumel, je n'ai pas à juger sur des sujets aussi graves et à établir des catégories. Just justement ce que je dis et je le dis à monsieur Coquel comme à tous ceux qui seraient tentés d'essentialiser mais je ne fais pas de procès d'intention. Je dis clairement que l'essentialisation est une faute. Voilà que chacun en tire les leçons. Je ne suis pas là pour donner des leçons à quiconque. Je suis là pour dire ce que je crois être dangereux.

L'essentialisation c'est ce qui depuis le début avec une politique de vengeance nous conduit là où nous sommes et nous n'en sommes pas sortis. Donc je crois que plutôt que de compter les points entre les uns et les autres, ce qu'il faut faire, c'est sortir de ce cycle. Sortir de ce cycle de vengeance et de violence et donc agir. Ce qui compte aujourd'hui, ce sont les actes et ce que nous pouvons poser comme acte pour nous sortir collectivement de cette spirale dont monsieur Duamel, nous payons tous le prix. Personne n'est à l'abri. Le terrorisme a frappé à Washington, il peut frapper demain à Paris comme il peut frapper n'importe où en Europe.

Et tout cela parce que nous sommes toujours dans cette spirale de la vengeance. Et on va parler longuement de des comment dire des mesures qui peuvent être prises précisément face à la situation à Gaza. Mais pour terminer sur cette plus qu'une polémique parce que cela dit aussi quelque chose de la façon dont les responsables politiques depuis le 7 octobre 2023 se sont comportés. Est-ce qu'il y a un problème à la France insoumise d'ambiguïé vis-à-vis de l'antisémitisme ? Il y a des voix qui se sont exprimées euh euh notamment pour refuser de condamner ces actes terroristes qui me paraissent tout à fait scandaleuse et ça je le regrette profondément. Où ça des voix à la France assouise.

Il y a des voix à la France assoumise qui ont refusé de qualifier ces actes d'actes de terrorisme. Je crois qu'en l'occurrence face à des actes de cette nature quand on s'en prend à des enfants, quand on s'en prend à des femmes, à des populations civiles, on ne peut pas se réfugier derrière l'idée que ce sont des actes de résistance. Il y a la bien des actes terroristes et qui doivent être dénoncés comme tel. Il y a vous diriez qui pour certains il y a des des de l'antisémitisme latant à la France insoumise. Mais monsieur Diumel, euh je ne suis pas là pour donner une leçon de morale ou pour juger tel et tel parti politique.

Moral, c'est important la façon dont on quand on fait de la politique ou quand on prend des positions dans le débat de de savoir pour quelle valeur on se bat. vous pourriez agrégrainer d'autres partis politiques qui n'ont pas témoigné de beaucoup de compassion vis-à-vis de ce qui se passe aujourd'hui euh de vis-à-vis de ce qui se passe aujourd'ui Gaza. Vous avez tout à fait raison et d'ailleurs je les interroge à votre place. Et bien moi je vous dis que l'ensemble des partis politiques et je leur adresse un message collectivement en tant qu'ancien premier ministre ont la responsabilité de ne pas faire n'importe quoi dans cette période.

Et quand un ministre de l'intérieur dans une réunion communautaire se permet de crier à le voile, j'estime qu'il ne fait rien pour la paix civile dans notre pays. Donc la responsabilité c'est pas Vous reconnaissez Dominique de Vilpin et quoi qu'on pense de cette phrase ? qu'il n'y a pas grand rapport avec la question de l'antisémitisme. Mais il y a un rapport, c'est que nous sommes toujours dans la stigmatisation d'X ou d'Y. Cet esprit qui veut essentialiser, stigmatiser, faire des chasses aux sorcières, c'est ça que je condamne.

Et voyez-vous, monsieur Diumel, c'est pour cela que ce petit jeu auquel vous livrez gentiment, je me livre un jeu Dominique de et je crois précisément que ce sont des propos le cas échéant trop grave et trop important pour les rapporter. Aujourd'hui, vous m'interrogez moi sur la France insoumise, demain, vous interrogerez quelqu'un d'autre sur un autre parti du Specteur Républiin. Moi, je vous le dis clairement, les partis politiques d'une manière générale depuis le 7 octobre n'ont pas été à la hauteur de la situation. Et donc, je ne suis pas là pour distribuer des points, des bons et des mauvais points pour les uns ou pour les autres.

Je suis là pour dire que nous avons une responsabilité commune et que cette responsabilité nous devons l'assumer et que chacun doit en tirer les leçons. Ce n'est pas une fois de plus en stigmatisant tel et tel que vous ferez évoluer le débat républicain. C'est au contraire en accompagnant chacun et en lui montrant en lui montrant ce qui doit être fait. Je voudrais qu'on parle donc de la situation à Gaza. L'aide humanitaire a repris mais en quantité extrêmement limitée. Le gouvernement israélien qui maintient sa volonté de reprendre le contrôle de l'enclave. Face à cela, la France hausse le ton. Déclaration commune en en début de semaine.

Convocation de l'ambassadeur après des tirs de sommation contre des agents diplomatiques dont un agent français. Soutien de la France au réexamen de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Est-ce que vous vous félicitez de cette ligne de fermeté de la de la France de la diplomatie française ? sûr, je crois que la France doit se faire respecter, faire respecter le droit en toute situation et quand il y a de tels comportements qui sont inacceptables, nous devons le dire et et agir en cons Donc vous soutenez la position française aujourd'hui face au conflit à Gaza. La France fait ce qu'il faut. La France fait ce qu'il faut.

D'autant plus que la France a aujourd'hui en perspective la conférence qui va se réunir au mois de juin pour la reconnaissance de l'État palestinien. Nous coprésidons cette conférence avec l'Arabie Saoudite. Si j'en crois les informations que j'ai, les choses évoluent dans le bon sens. H c'est-à-dire tenter de placer sur un terrain politique ce qui est aujourd'hui et sur le terrain de la violence et de la guerre. Si nous parvenons à donner un objectif politique aujourd'hui aux Palestiniens, nous avons l'espoir que ces conflits récurrents 14 guerres à Gaza au cours des dernières décennies et bien que nous pourrons enfin sortir de ce cycle de viol.

Je suis étonné ce soir Domic de Villein de vous entendre délivrer ce ce satisfait site puisque vous parliez de vos interventions médiatiques cette semaine où vous étiez pour le coup beaucoup plus critique en disant les communiqué de presse ça suffit, il faut aller plus loin. Là vous dites en fait ce soir non c'est bon la la la diplomatie française fait fait ce qu'il faut. Voilà c'est cette phrase venez de prononcer. J'ai réagi à un communiqué de presse euh cette semaine, vous l'avez raison, euh quand la France annonçait son intention d'aller examiner avec le Canada et avec la Grande-Bretagne, je crois. Et dans la journée, monsieur Duamel, la chronologie a son importance.

Dans la journée, la décision a été prise de réunir les différents États et de communiquer entre les différents États européens pour avancer dans la voie d'une suspension de l'accord d'association qui est exactement ce que j'avais demandé. H donc de ce point de vue-là, bon point délivré à Noël Bar.

quand les choses quand les choses avancent dans le bon sens je le dis et et j'espère que nous serons fidèles à la ligne que nous traçons et que nous irons plus loin au mois de juin lors de cette conférence et j'espère que nous n'arrêterons pas de continuer à envoyer des messages clairs à Benjamin Netaniaahou ou à travers la possibilité de l'embargo sur les armes le plus large possible et à travers la mise en cause de tous ceux qui en sachant que la France n'envoie pas d'armes à Israël, il y a un relic d'armes pour le dô de fer un relicat d'armes. Mais il n'y a pas d'armes françaises mais il y a des armes importantes et notamment en Allemagne.

connaissons la situation très difficile pour les Allemands à cet égard et ça on ne peut pas l'ignorer mais je souhaite que au vu de la situation sur le terrain les choses puisse progresser pareil en ce qui concerne la responsabilité des autorités israéliennes civiles et militaires qui elle aussi est engagée dans ce qui de plus en plus parce qu'il faut parler de ce qui se passe sur le terrain à Gaza avec la volonté de militariser la distribution de l'aide en liaison avec une fondation humanitaire à Gaza.

tout un programme d'épuration ethnique qui se met en place, de déplacement des populations qui se mettion et c'est le terme que vous utilisez au épuration ethnique, c'est le le terme que vous utilisez. Oui, ça veut bien dire ce que ça veut dire, c'est-à-dire un déplacement de la population. Mais donc pas génocide euh vous dites épuration et une fois de plus la Cour internationale de justice a dit risque de génocides. Aujourd'hui, il y a d'ailleurs de très nombreux qualificatifs qui avancent notamment le qualificatif de futuricide liant l'écocy liant le culturicide et liant le risque de génocide. Mais en tout état de cause, quels que soient les mots, nous en conviendront tous.

Et je suis heureux de voir que aujourd'hui les esprits évoluent y compris en France. Ce qui se passe à Gaza est de l'ordre de l'effroyable et donc de l'inace. Dominique de Villepin, pour rester sur les les mesures euh que les autorités françaises pourraient prendre, je vous ai entendu parler sur France info de la nécessité d'un ouvrez les guillemets isolement économique d'Israël. Est-ce que isolement économique ça veut dire boycotter les produits et les entreprises israéliennes ? Ça veut dire Oui.

Ça veut dire prendre des mesures sur la coopération entre nos deux pays de façon à signaler clairement aux autorités israéliennes que nous ne pouvons pas avoir la moindre responsabilité dans la politique engage. C'est pas ma question Domic. Quand vous dites isolement économique, est-ce que ça veut dire la dénonciation de l'accord ? La dénonciation il est la question de l'accord de coopération entre Israël et les États-Unis et et l'Union européenne. Est-ce qu'il faut quand on dit qu'il faut isoler économiquement Israël, est-ce que ça veut dire qu'il faut je suis pour la suspension de l'accord avec l'Union européenne ?

veut dire que l'ensemble de nos pays sera amené à restreindre, à limiter à empêcher les relations économiques avec Est-ce que vous dites au consommateur français boycotte des produits israéliens et des entreprises israéliennes ? Monsieur Duamel, je suis soucieux de l'effectivité des mesures que je propose. Il y a deux domaines, je crois, où il faut que nous soyons capables de prendre en compte la réalité. Et je prends euh de ce point de vue euh je prends en compte le message du CRIF récent H disant la suspension de l'accord de l'Union européenne couvre toute une série de domaines et en particulier le domaine de la culture.

Je ne suis pas pour que nous suspendions notre coopération dans le domaine de la culture.

Et donc il ne faudrait pas Dominique de Vilpin des mesures qui pour sanctionner le gouvernement deé israélienne et c'est important de le dire parce que quand vous dites isolement économique on se dit c'est aussi des Israéliens qui manifestent contre le gouvernement qui serait frappé pour sanctionner la société israël qui d'ailleurs aujourd'hui est de plus en plus mobilisé contre le gouvernement Netanahou donc je prends en compte cette situation et je crois que c'est juste effectivement de faire en sorte que dans nos relations avec les universités dans nos relations avec les hommes de culture, nous puissions au contraire essayer de pas rompre, c'est important aussi de vous savez c'est moi qui ré c'est moi qui a rétabli la coopération et le développement de la coopération entre nos deux pays et je veux effectivement découpler cette relation entre les sociétés des relations de gouvernement à gouvernement.

Je crois que nous ne devons pas être animés par une quelconque haine au contraire d'Israël. Nous devons être vigilants à ce que cette politique ne déborde pas vis-à-vis des sociétés. Dominique De Ville, je voudrais qu'on parle du débat politique national marqué cette semaine par un rapport sur les sur les frères musulmans qui décritent leur entrisme ou tentative d'entrisme dans le sport, les associations, le secteur éducatif.

Est-ce que pour vous il y a un vrai risque pour la République démontré par ce rapport ou est-ce que vous considérez comme Jean-Luc Mélenchon pour reprendre ces termes que ouvrez les guillemets, l'islamophobie a franchi un seuil avec ce rapport et le le conseil de défense organisé par le président de la République pour élaborer des mesures pour lutter contre l'entrisme des frères musulmans. Il y a un risque euh concernant l'islamisme qu'aucun d'entre nous euh ne devrait ou ne doit euh sous-estimer.

Euh ce risque, il n'est pas seulement euh celui de l'entrisme, il est aussi, on l'a analysé il y a quelques années, celui euh du séparatisme et il y a d'autres menaces, on le sait, concernant l'islamisme en prison, l'islamisme sur le net. Attention de ne pas se focaliser sur une seule dimension au risque euh finalement d'être surpris par d'autres développements. Il y a un risque. Ce risque, il faut le prendre en compte. D'autant plus que euh il y a la tentation chez certains de vouloir euh substituer à la loi de la République euh la loi coranique. Ça, c'est bien évidemment inacceptable.

Ceci dit, donc comme Bruno Rota dit, "L'objectif des frères musulmans c'est d'imposer la charia en France." Il a bien posé les termes du débat. Monsieur Rota comme un certain nombre de gens autour de lui ont tout fait pour dire à ce rapport ce qu'il ne disait pas. Donc je souhaite d'abord corriger ce rapport. Ce rapport circonscrit la menace qui existe aujourd'hui à quelques mosquées. C'est environ 5 % 7 % des lieux de culte 5 et 7 %. Ouais. C'est des associations sportives. Si les calculs d'une chaîne concurrente sont justes, c'est 0,02 %. des associations sportives de notre pays, c'est environ entre 800 et 1000 personnes et un budget de 500000 €. Donc c'est quoi un risque excessif ?

C'est ça en au fond on en fait par rapport au je ne suis pas sûr qu'on regarde je ne suis pas sûr qu'on regarde partout là où il faudrait regarder. Donc il y a une menace. Le président de la République, d'ailleurs, il ne vous a pas échappé, a renvoyé Bruno Rotaillot revoir sa copie et euh il ne faut pas saisir les occasions pour stigmatiser une communauté. Nous avons 7 millions et un peu plus de musulmans dans notre pays stigmatiser une communauté pour Qu'est-ce qui stise une communauté ? Parce que quand on parle des frères musulmans, on parle bien d'islamisme. On parle pas d'islam. On parle pas des des français de confession musulmanes qui pratiquent leur foi.

Comment dire dans le gr voyez bien comment le débat politique Nous voyons bien comment le débat politique dérive assez facilement de l'un à l'autre. Est-ce que vous considéz par exemple Attendez monsieur Guomel, un problème de forme d'abord. Hm. Un problème de forme. Ce rapport, c'est un rapport au départ tout à fait confidentiel. H qui euh a été publié dans un journal, Le Figaro, euh sans préavis en quelque sorte. Ouais.

cette publication clandestine ou oui oui ben oui mais mais en cause la sécurité d'un certain nombre de personnes qui ont participé à ce rapport qui sont mentionné dans ce rapport et surtout cette publication attive avant que véritablement on est c'est une version expurgée qui a été publié je crois pas

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qu' mais en risque les politiques et l'efficacité des politiques que nous entendons mener et en conséquence de Quoi ? H je j'ai beaucoup de mal à accepter que dans l'État français, on puisse agir ainsi à la veille d'un conseil de défense. Pourquoi traiter dans un conseil de défense des documents qui se retrouvent dans le Figaro la veille ? Donc ouais, je demande à monsieur Rotaillot ce soir solennellement de bien vouloir faire un article 40 de façon à ce que nous sachions qui qui a donné ce rapport au Figaro qui s'est retrouvé à la une de ce journal.

Mais Domic de Villepin, pardonnez-moi, mais là il y a un petit peu de d'hypocrisie dans cette demande puisque au fond le président de la République précisément a manifesté son mécontentement à l'occasion de ce conseil de défense parce qu'il suspectait Brono Rotaillot d'avoir lui-même donné ce rapport au Figaro. Il suspecte les services de monsieur Retaillot. Je ne je n'arrive pas à imaginer que monsieur Retaillot puisse jouer avec des sujets aussi graves en tout état de cause. Ça c'est une fausse c'est une comment dire c'est une interrogation rhtorique ça. Non non quand on sert l'État h on ne fait pas fuiter des documents confidentiels.

Quand on sert l'État on veille à traiter avec confidentialité et mesure des documents confidentiels. Donc vous demandez ce soir article 40. Je souhaite que l'on sache qui a fait fuiter et je pense que le président de la République a bien fait de frotter les oreilles de ceux qui l'estimaient être responsable de Dominique de Villepin sur les propositions pour lutter contre c'est cette cet entrisme plusieurs propositions ont été faites notamment celles par un autre ancien premier ministre Gabriel Atal qui d'ailleurs persiste et signe aujourd'hui dans les colones du Parisien et souhaite interdire le voile pour les filles de moins de 15 ans. Est-ce que c'est une bonne proposition ?

Est-ce que vous êtes favorable à cette proposition de Gabriel Atal ? Allons jusqu'au bout du raisonnement. Euh monsieur Diamel, faut-il interdire euh les premières communions avec les cérémonies en eau blanche ? Faut-il c'est c'est c'est pareil de de voiler une petite fille et de faire sa communion. Faut on lui demande son avis au petit garçon, à la petite fille. Est-ce qu'il faut interdire la circoncision ? Est-ce qu'il faut interdire la qui pasa ? Vous voyez bien que si le symbole est le même Dominique de Villepin sur un voilement qui est imposé aux petites filles et des pratiques religieuses ce sont des pratiques religieuses. Ce sont des signes religieux.

pousse jusqu'à l'absurde le raisonnement qui est ainsi fait. Et bien nous voyons d'abord que tout cela est ridicule et nous voyons surtout que tout ça est inapplicable. Et donc je crois que avant de faire ces propositions parce que nous sommes là dans ce qui est aujourd'hui le plus mauvais jour de la République. Ces propositions, on les voit fleurir tous les matins. Alors un jour c'est les pleines planchées, on sait tous que les pleines planchées ont échoué. Un autre jour c'est la suppression de l'argent liquide. Un autre jour c'est une prison dont le projet existe depuis 2017.

cette euh République euh des mauvaises idées, des mauvaises formules qui n'ont pas d'autre but que de se mettre en valeur, je crois qu'il faut en limiter l'exercice. Domic Villepin, est-ce que le voilement des petites fill s'il vous plaît s'il vous plaît, est-ce que le Dominique de Vilpin, est-ce que le voilement des petites filles est le signe d'un intégrisme islamiste radical ? Mais monsieur Diumel, dans notre pays, dans notre République, h ce n'est pas à moi d'apprécier si le voile sur des fillettes. Monsieur Diamel, ce n'est pas à moi d'apprécier. Je ne suis pas couturier. Je ne vais pas aller mesurer la taille du voile. C'est pas une question de couture là.

si mais vous rentrez d'égalité homme et de savoir ce que l'on est nous rentrons nous rentrons dans la sphère privée et nous rentrons dans ce qui est le champ de la laïcité. La laïcité, qu'est-ce qu'elle prévoit ? La possibilité pour chacun de croire ou de ne pas croire. Et elle prévoit que s'il y a des pressions pour forcer quelqu'un à ne pas croire, pour forcer quelqu'un à porter un voile, et bien la loi 1905 est là pour protéger sur la loi de 1905 et effectivement sur ces pressions, il y a déjà un arsenal juridique qui permet de de le sanctionner mais je je repose ma question. Un arsenal juridique particulièrement efficace puisqu'il prévoit des sanctions pénales.

Dominique de Villepin, est-ce que le fait de voiler une petite fille, est-ce que c'est le signe d'un intégrisme islamiste ? Ça peut être le signe d'un intégrisme islamique, ça peut être un choix culturel d'une petite fille de 7 ans ou 8 ans, mais une fois de plus, un signe religieux quand vous portez une kipa, quand vous mais c'est la même chose une kipa et et un voile sur une petite fille. C'est quoi la signification ? Mais Domin, c'est quoi la signification du de excusez-moi mais quand on met à une petite fille un voile, c'est la même signification que quand un petit garçon porte une part ?

Monsieur Diumamel, nous pouvons décider définitivement de supprimer le voile dans toutes circonstances dans notre pays. C'est pas la question que je vous posez, c'est sur la signification. Mais la signification personnellement, donc c'est difficile à dire que c'est un signe d'intégrisme islamiste que de voiler une petite fille de 7 ans 8 ans. Mais mais parce que je crois que vous ne prenez pas en compte le fait que dans certaines cultures, dans certaines traditions, dans certaines religions, ce n'est pas forcément le signe d'une radicalisation. Ça peut être tout simplement un signe. C'est pour ça que je parle d'une petite fille. C'est bien.

Mais une fois de plus et mon propos ne concerne pas des des des majeurs qui font le choix de porter le Est-ce que un mineur h dans la religion catholique, dans la religion juive ou dans toute autre religion qui serait amené à subir une pratique que par définition il n'a sans doute pas choisi et susceptible d'être mis en cause, je crois qu'il faut savoir garder mesure et éviter de tomber dans des dénonciations systématiques. Vous savez, à ce petit jeu-là, nous ne arrêterons pas. Et la stigmatisation qui a lieu aujourd'hui sur le voile, j'ai cité tout à l'heure monsieur Rotaillot qui s'exprime à Balevoile. Nous voyons bien qu'il a la volonté là de rentrer dans la vie des gens.

La laïcité fixe la règle dans notre pays et je ne crois pas que nous ayons à aller plus loin. Dominique de Vipin, pour pour cerner là encore votre vision de la laïcité, est-ce que vous étiez favorable et être toujours favorable à la mesure qui avait été prise par Gabriel Atal, ministre de l'éducation nationale qui visait à interdire l'abaya ? Oui. La Bayaco ne nécessitait pas de loi particulière. Euh à partir du moment où on voit une provocation qui se fait à travers un vêtement utilisé pour manifester dans la République et au sein de l'école, je le comprends parfaitement. Est-ce qu'il faut rentrer systématiquement dans un combat avec l'islam, avec une religion ?

Je crois que ça nous mènerait à des situations exactement inverses que celles que nous souhaitons. La stigmatisation va conduire à des radicalités, à des comportements que nous ne pourrons pas maîtriser. Vous savez, les signes de révolte que l'on peut manifester, soit politiquement, soit religieusement, sont multiples. Rentrer dans une bataille de ce type, c'est sans fin. Et je sais que c'est aujourd'hui le fond de commerce d'un certain nombre de partis politiques, d'un certain nombre de responsables politiques. Je crois pas je ne crois pas qu'il faille rentrer là-dedans. Et vous parlez de Bruno Rotaillot, on en parlera dans un instant.

Juste avant une toute dernière question sur ce sur ce rapport. Le le Qatar est plusieurs fois évoqué parmi les pays qui ont financé les sorts des frères musulmans. Le Rassemblement national demande que l'on revoit la convention fiscale entre la France et le et le Qatar. Est-ce que ce serait une bonne mesure ? Il faut demander à Nicolas Sarkozyi. C'est lui qui vous lui demanderez vous lui demanderez la prochaine fois comme vous le savez. que je n'ai pas Nicolas Sarkozy en face de moi ce soir mais moi justement vous tombez sur la mauvaise personne parce que moi je n'ai aucune relation particulière avec le Qatar. Je n'ai jamais eu aucun contrat avec ce pays.

Je n'ai pas joué de rôle en ce qui concerne l'exemption qui a été accordée au Qatar. Mais c'est pour ça que je vous pose la question de la la pertinence de cette convention fiscale. Analysons analysons. Pourquoi pas ? Non, mais analysons ce qu'il y a dans cette convention fiscale. Voyons si elle est justifiée au regard qui des investissements qui sont faits par le Qatar ou par d'autres pays. D'ailleurs, je crois que de ce point de vue-là, il faut une égalité devant la loi. Il y a pas de tabou sur la possibilité de remettre en cause ces conventions.

La République, vous savez, la République, c'est la République et elle ne se détermine pas en fonction de la couleur de peau, de la religion de telle et telle ou de la localisation géographique. La République est une et indivisible. Dominique de Vilpin, vous avez eu des mots très sévères à l'égard de Bruno Retaillot, nouveau président des républicains. Vous avez expliqué que vous aviez du mal à faire la différence entre Marine Le Pen et lui. Je vous propose d'écouter la réponse du président du Sénat, Gérard Larcheter. Ben sur ce nombre de sujets, Dominique de Villepin dont j'ai été le ministre, j'ai du mal à faire la différence avec des propos tenus par l'extrême gauche. Voilà.

C'està-dire vous avez l'impression que Demille de Villepin parle comme ah sur un certain nombre de sujets. C'est en tous les cas mon sentiment. Vous êtes un homme de de gauche d'extrême gauche si je j'écoute Gérard Lar. J'aime beaucoup Gérard donc bah ils voulont bien alors. Oui mais justement je n'ai pas attendu 71 ans monsieur du Hamel pour entamer une carrière de de gauchiste pour citer le pour paraphraser le général de gauche. Exactement. Voyez comme quoi le général a dit des choses qui peuvent durer lui c'était le dictateur he je précise. Oui mais moi c'est moi c'est moi c'est le gauchiste. Vous êtes pas un gauchiste.

Éprouver monsieur Duamel de la compassion pour le meurtre de femmes et d'enfant si être gauchiste. Éprouver une très forte indignation quand je vois l'état de droit dans notre pays. ne pas être respecté, éprouver une très forte colère quand je vois que ceux qui ont vocation à gouverner font tout autre chose que gouverner h lançant un jour des polémiques sur le voile, un autre jour d'autres polémiques. Mais monsieur Duamel, dans notre pays la sécurité, l'insécurité augmente, la criminalité augmente, 3300 milliards de dettes, des faillites d'entreprise en voiture en voilà. Et que fait le gouvernement ? Et de quoi parlons-nous ?

Voyez-vous, monsieur Duamel, euh toutes ces questions, elles ont bon, elles sont faites pour qu'on ne parle jamais de l'essentiel. C'est tellement plus facile quand vous êtes ministre de l'intérieur d'aller divertir les gens avec euh euh l'étranger, euh l'immigré plutôt que de faire son boulot. Moi, je demande à monsieur Retaillot de faire son boulot. Monsieur Retaillot Monsieur Retaillot, est-ce que vous êtes encore un homme de droite ? Parce que vous êtes effectivement la sévérité vis-à-vis de Bruno Rota. Voilà, vous vous mettez en cause son son bilan, son inaction.

Enfin, c'est vrai que vous parlez avec les mêmes parfois les mêmes mots et la même intensité pour condamner ce bilan que des personnalités de gauche ou de ou de la France insoumise ? Oui, mais moi je parle le bilan, je parle du bilan en regardant les chiffres, en regardant les résultats. C'est pas être de droite et de gauche que vous êtes encore de droite ou pas ? Mais ce n'est pas être de droite. Moi je suis gauliste, je l'ai toujours été et je le reste avec un souci, monsieur Duamel, d'un mot qui n'est jamais employé dans la vie publique. L'intérêt général, le bien commun. Est-ce que le bien commun et l'intérêt général sont de droite et de gauche ?

Voyez-vous, c'est aujourd'hui ça le vrai sujet. Or, gouverner, personne n'en parle. Nous faisons tout aujourd'hui dans le désastre qui est l'économie française, dans la situation de notre République, nous parlons de tout, sauf de l'essentiel. Ça, voyez-vous, c'est inacceptable. Et je vois comment on peut devenir rapidement populaire dans notre pays. Monsieur Rotaillot, il y a 8 mois, qui le connaissait ? Personne n'avait jamais entendu parler de Bruno Retaillot. Il est devenu ministre. Visiblement, les Français considèrent qu'il fait bien son travail. En tout cas, il a été bien son travail. Je ne sais pas. En tout cas, il a été le président des républicains. Il est populaire.

Moi, je vous le dis. Ouais. N pas SarkoZi qui veut et venant de vous et venant de vous venir ce que ça veut dire. Sarkozi qui veut. Donc moi, j'attends. C'est quoi ? C'est un sous Nicolas Sarkozi. Vous allez me parler tout à l'heure de campagne présidentielle que monsieur Rotaillot pourrait être mon adversaire. Soyons sérieux. Soyons sérieux. Quand monsieur Rota aura marqué des points h pour l'équipe de France, alors on pourra éventuellement parler de d'une telle hypothèse. Moi, j'en ai assez de ces candidats, de ces ambitions qui sont nourris par les sondages et par des bulles totalement artificielles. Vous avez jamais eu d'ambition.

Mais moi il se moi il se trouve monsieur moi il se trouve que quand j'ai quitté Matignon oui le chômage était descendu en dessous de 8 % il était à 10 % quand je suis arrivé la dette française avait descendu à 64 % les déficits avaient défendu étaient descendus à nous étions et nous étions dans la même situation voire meilleure que l'Allemagne. La richesse des Français et des Européens était la même à l'époque que les Américains. Et vous n'étiez pas en capacité de vous présenter l'élection présidentielle après avoir mis des centaines de milliers de gens dans la rue en ayant voulu mettre en œuvre le contrat de première embauche. Non, c'est pas du tout ça. Ah bon ?

C'est c'est tout simplement parce qu'il a jamais été question monsieur Diamel re vous êtes jeune. À l'époque vous étiez en culotte courte mais vous à l'époque je n'ai jamais pas parce que j'étais en culotte courte queêche d'avoir un peu de mémoire. Ceux qui vous ont raconté l'histoire vous l'ont mal raconté. Ah oui, à l'époque je n'ai jamais été candidat. Jamais. Et vous vouliez l'être ? Mais à aucun moment puisque la condition vous vouiez pas être candidat avec son présidentiel en 2007. La condition de mon acceptation à devenir premier ministre quand Jacques Chirac m'a proposé de devenir premier ministre, c'est que je renonçais au fait d'être candidat à l'élection présidentielle.

Moi, je me suis entièrement consacré à ma tâche de premier ministre. Il n'a jamais été question. C'est une histoire qui a été racontée après par Nicolas Sarkozy pour crédibiliser le fait que j'aurais pu lui en vouloir et l'empêcher lui devenir président. Euh donc vous avez jamais eu aucune ambition présidentielle ? Je n'ai jamais été candidat à l'époque. D'accord. Voilà. Une Nous sommes monsieur Damel, nous sommes 20 ans plus tard. Oui, ça va pas échapper. Voilà. Juste une question sur au fond pour là encore essayer de vous de vous situer puisque les uns vous vous comment dire vous créditent d'être d'extrême gauche d'autres.

S'il y avait un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, quel est pour vous le plus grand danger pour la République ? Il y a une échelle de Richer des dangers pour la République. Je suis personnellement convaincu que ce n'est pas ce qu'il faut pour la France. Et s'il y avait un second tour comme celui-là, mais je ne ne me faites pas faire des scénarios et choisir entre deux scénarios qui pour moi ne sont pas ceux de l'intérêt de la France. Donc ça ne correspond ni dans un cas à ce que je souhaite, ni dans l'autre.

Donc moi, je suis un républicain convaincu et j'entends me battre pour les idées qui sont les miennes et faire en sorte surtout et faire en sorte surtout que nous cessions de penser la République h comme si tout ça était un jeu. H voyez-vous, moi ma conviction c'est que depuis 2007, nous n'avons plus de président de la République. Depuis 2007, nous n'avons plus de président de la République. Nous avons des présidents qui tous agissent comme des premiers ministres. Et je pense qu'il faut revenir à un président de la République qui soit à la fois l'inspirateur de la politique, en même temps le garant de la continuité de l'État et en même temps l'arbitre.

Donc quelqu'un qui est au-dessus des clivages partisans. La République des partis, vous voulez savoir si je suis de droite et de gauche. Je n'ai jamais joué le jeu de la République des parties. H je suis au contraire pour que la République soit une République qui soit capable de s'élever au-dessus des partis. Et la République, et c'est son malheur, elle est en train de perdre et la raison et son cœur. Nous sommes en train de nous éloigner de ce qui fait notre patrimoine national. Un héritage humaniste, un héritage universaliste, un héritage de gens qui se soucient des problèmes du monde et en particulier des problèmes de la planète.

Le réchauffement climatique, on voit bien aujourd'hui tout le monde s'en fout. H la jeunesse est inquiète pour son avenir, elle est inquiète pour la planète et tous les jours, on voit disparaître l'écologie de la scène publique. Et Dominique de Villepin là, pardonnez-moi et vous allez encore dire que je ramène ça aux questions de de de politique et de d'agenda. Mais là vous vous dépigniez ce soir, vous dites il faut il y a plus de président depuis 2007, il faut un président arbitre. Au fond, c'est un programme de de candidats qui a une vision très claire de ce que doivent être les institutions de la 5e République que vous que vous nous donnez ce soir.

Mais j'ai une idée très claire des institutions de la 5e et je vous l'ai dit, je vous crois sur ce plateau, je mènerai les combats que j'estime devoir mener. Nous sommes à 2 ans d'une élection présidentielle. Moi ce que je dis pour monsieur, cette fois vous serez peut-être candidat là, vous dites qu'en 2007, vous n'avez jamais souhaité l'être. Et c'est pour cela que je dis à monsieur Retaillot, ministre de l'intérieur, ouais, faites votre travail. Et je dis pas ça pour lui faire un croc en jambe. Non, je dis ça pour l'encourager à faire son métier. H parce que c'est ça qu'attend les Français.

Donc moi, je ne suis pas dans la politique politicienne quand je critique le ministre de l'intérieur. Il y a des comportements que je n'accepte pas et j'ai été élevé à l'école du service public, du service de l'État et je vois aujourd'hui un certain nombre d'hommes politiques qui arrivent des partis politiques et qui n'ont pas le respect de l'État. Mais j'ai été frappé de cette phrase contre Bruno Rotaillot. Vous avez dit à son sujet la politique ça se fait pas en amateur. Euh est-ce que quand on a C'est pas tout à fait la phrase que j'ai dit. Ah écoutez je Oui, mais c'est pas tout à fait la phrase que j'ai dit.

Donc j'ai parlé d'amateurisme mais bon peu importe je l'assume tel que vous l'avez dit. Écoutez la politique ça ne se fait pas en amateur amateurisme. Quand on ne s'est jamais soumis au suffrage des Français qu'on a effectivement eu quand on a eu des responsabilités mis des Français dans la rue. Est-ce que vraiment on peut donner comme ça des leçons à Bruno Raillot ?

Quand on a consacré toute sa vie au service de la France, quand on s'est levé chaque matin de sa vie en se posant la question comment on peut faire en sorte que ce pays aille mieux, comment on peut faire en sorte de répondre à la souffrance de nos compatriotes devant la situation économique, devant la situation sociale, devant l'écrasement des services publics ? Et bien, j'estime qu'on a suffisamment alors de capacité pour proposer un autre chemin pour la France. Vous avez raison, je n'ai pas été élu et je n'ai pas été élu pour une raison simple, c'est que dans tout mon parcours politique, je n'ai jamais pensé à moi. J'ai pensé à une seule chose.

Être candidat à une élection, c'est se soumettre au suffrage des Français, c'est pas à un moment donné, à un moment donné, il faut être à un moment donné, il faut être désireux d'être sur la fiche. Donc vous êtes si je comprends bien Domic, vous êtes totalement désintéressé, sans le moindre ég sans le moindre narcissisme comme partie des responsables politique. Je me suis engagé en politique avec Jacques Cherc pour servir la France et servir l'idée que je me faisais de la France. Ma seule boussole a été le service des Français.

Alors effectivement, il y a un moment où vous constatez que vous avez beau faire, vous avez beau, vous avez beau dire, il faut peut-être retrousser ces manches et faire davantage. Mais ma conviction a toujours été l'idée du service de la France, cela a été ma boussole depuis toujours. Dominique de Villepin, euh vous êtes aujourd'pin international, une entreprise de conseil. Est-ce que vous considérez que ce ce travail qui est votre travail aujourd'hui c'est un c'est un handicap en vue de vos éventuelles ambitions politiques ? Est-ce que le fait d'avoir une expérience en dehors du public, en dehors de la politique, c'est un handicap ?

Ça veut dire que tous les Français n'auraient jamais vocation à s'intéresser à la politique ou à en faire. Mais tous les Français Dominiqu de Vilpin n'ont pas, puisque c'est d'ailleurs le nom de votre entreprise Villepin international, une entreprise de conseil notamment à l'échelle internationale. Euh est-ce qu'à un moment donné, si on a vocation à être responsable de la politique diplomatique, on n'est pas en en porte à fou à partir du moment où des entreprises étrangères, peut-être des pays, on fait partie de vos clients ? Je je ne travaille avec aucun pays, donc rassurez-vous de ce côté-là. et entreprise entreprise proche de certains régimes.

C'est aucune entreprise proche dans sa relation avec moi. Je ne suis pas concerné pour cela puisque je me contente de donner des conseils. Je ne fais pas de lobbying. Conseil, on est payé pour ça. Dominique de Villepin. Oui, mais moi je ne suis pas payé pour ça. Ah bon ? Moi je suis payé pour donner des conseils et les et les conseils n'engagent absolument pas ma personne. Oui. Mais donc il y a bien des clients et un bénéficiaire de ces conseils. Oui. Mais je ne suis pas lié à ces clients. Ces clients il pe ils vous ont payé. Oui. Et alors ?

Bah donc ça veut dire que il peut y avoir si on se retrouve à un moment donné en position d'exercer le pouvoir euh peut-être je ne sais pas un risque de conféren mais aucun conflit d'intérêt. Pourquoi ? Pourquoi ? Si on a été payé par des entreprises qui sont proches de tel quel tel régime. Oui, mais j'ai rendu à service. J'ai donné des conseils ou mais pas gratuit. Je ne dois rien à personne. Je n'ai je ne dois rien à personne et j'ai soigneusement veillé à ne jamais h exercer mes conseils en liaison avec ce qui a pu être mon ancienne casquette, c'est-à-dire des responsables en France ou des responsables en Europe.

Donc à aucun moment, je ne me suis retrouvé dans cette situation de conflit d'intérêt dont vous parlez. Par contre, monsieur pour ceux qui nous regardent ce soir, l'expérience du monde, elle est utile et si j'ai un conseil à donner à nos dirigeants politiques, en tout cas ceux qui ne se sont pas beaucoup intéressés au problème du monde tout au long de ces années, on ne peut pas diriger la France, en tout cas pas être président de la République. On a eu un certain nombre de présidents qui ont découvert le monde en arrivant à l'Élysée. Je ne crois pas que ça les ait beaucoup aidé, beaucoup aidé à comprendre et ils ont parfois même fait des erreurs graves.

Donc je pense que connaître le monde, c'est un atout. Connaître l'entreprise, c'est un atout. Connaître la vie, c'est un atout. Je dis ça pour les moins de 30 ans qui pourrait être tenté d'être candidat à l'élection présidentielle. Je crois que c'est pas un hasard si le général de Gaulle avait l'âge qu'il avait quand il est arrivé au pouvoir, si François Mitterran avait l'âge qu'il avait et si Jacques Chirac avait l'âge qu'il avait. C'est difficile d'être président de la République. Il faut beaucoup beaucoup d'apprentissage et beaucoup d'expérience. C'est pour ça que euh je ne vous dis pas aujourd'hui que je suis candidat parce que j'estime que c'est un long chemin.

Il y a 2 ans avant mais ce chemin est est comment dirait devant vous mais ça simplement par souci de transparence vis-à-vis de ceux qui nous regardent ce soir. Euh qui sont vos clients ? Avec qui est-ce que vous travaillez ? Mes clients sont euh des entreprises euh internationales, pas toujours euh notamment ou dans des pays euh mais quel pays par exemple ? Surtout des entreprises françaises en l'occurrence travaillant vers l'international et donc ce sont des entreprises qui euh n'ont aucune caractéristique d'un lien avec des États et qui pourraient hypothéquer ma propre liberté. Mais dans quel pays étranger par exemple ? Mais dans quel pays étranger ?

Pas dans les pays que vous soupçonnez monsieur Diamel. Mais c'est-à-dire vous soupçonnez des états du golf. Il y en a pas. Ah, je soupçonnerai. Moi, je vous demande précisément puisque il y a une sorte de ça revient régulièrement. Mais alors, avec quel pays par exemple ? Euh, avec quelles entreprises étrangères est-ce que vous travaillez ? Mais je ne travaille pas aujourd'hui avec des entreprises étrangères autres que des entreprises euh ayant pignon sur rue et et tout à fait conforme. Par ailleurs, monsieur Mais l'idée n'est pas de parler de la conformité. L'idée est de savoir là encore en souci de transparence avec quel pays est-ce que vous travaillez.

Mais donc vous ne souhaitez pas le dire. C'est quoi ? Il y a une sorte de confid. J'analyse le monde, je donne des conseils sur les évolutions du sud global, la situation en Asie, l'évolution de l'Amérique latine. Mais vous pouvez nous donner un exemple par exemple d'une entreprise étrangère avec laquelle vous travaillez ? Mais monsieur Diamel, par définition, je suis tenu par la confidentialité de contrat qui m'interdit. Il y a pas de métier de conseil, il y a pas une personnalité. Demandez à monsieur à la main quelles sont les entreprises pour lesquelles il travaille. pas qu'il ve être président de la République.

Non, je pas mais moi je n'aurai aucun problème, monsieur Duamel, à faire une totale transparence sur toutes mes activités si je devais être président de la République. Aucun problème. Donc quand vous déciderez ou si vous décidez d'être candidat, à ce moment-là, on saura tout sur avec qui vous avez travaillé. Je n'ai monsieur Diamel, rien n'a caché. Par contre, ce que je sais, c'est que la suspicion, la calomnie la peau dure. C'est difficile de répondre à ça. Peut-être que la l'opacité alimente les rumeurs. Mais il y a pas d'opacité. Il y a tout simplement l'exercice d'un métier.

On ne sait pas qui sont vos Mais vous ne savez mais vous ne savez pas qui sont les clients d'aucune société de conseil. Monsieur, mais là encore, vous voulez faire de la politique et vous faites de la politique et vous avez euh vous faites des interviews. Donc vous n'êtes pas comment dire un citoyen comme un autre si j'ose dire. Monsieur Damel, si je donne le nom d'un client avec lequel je suis lié à un contrat, un client français avec lequel je suis lié par un contrat, alors qu'il y a des clauses de confidentialité, je ron cette clause. Voilà, c'est tout. Donc je ne suis pas en situation de le faire aujourd'hui. Deux questions encore Dominique de Villein.

La première, vous ne direz pas ce soir ou alors ce serait un scoop si vous avez décidé d'être candidat ou pas, mais je crois que je vous ai répondu, on peut passer à une autre question. Mais non, mais sur le calendrier, à quel moment est-ce que vous vous déciderez ? Quand quand les Français euh quand les Français se préoccuperont de la présidentielle, pour le moment, ils se préoccupent de leur fin de mois, ils se préoccupe de leurs difficultés. Et donc ça c'est quand ? C'est début 2026. Vous verrez comme moi, monsieur Diamel, vous le verrez comme moi. Je vais pas vous donner la date et l'heure. Mais en tout cas, la réflexion avance.

Monsieur Dumel, vous croyez pas qu'on a on a passé un peu trop de temps sur Non, je crois pas. Je crois qu'on a assez longuement parlé de de diplomatie. J'ai une dernière question à vous poser. Domine de Vilpin, est-ce que vous vous sentez capable d'être président de la République ? C'est une vraie question et cette question je me la suis posé depuis des années. C'est très difficile et je l'aborde avec beaucoup d'humilité et c'est sans doute aussi pour cela que ce n'est pas facile de franchir le pas. Donc vous êtes pas sûr d'être capable. Il s'agit pas euh seulement d'être capable.

Il s'agit euh de tenir un engagement vis-à-vis des Français dans la capacité à apporter des réponses à leurs attentes, des réponses à leurs difficultés. Vous savez, ça fait trop de décennies que les Français ont été trompés, que les attentes n'ont pas été tenues. Et donc, je ne vois pas comment en 2027 un président pourrait aller à cette élection présidentielle animé d'une simple ambition. On ne parle pas de soi-même. Moi, je n'ai pas besoin d'être président de la République pour réussir ma vie.

Donc c'est pour servir les Français et pour avoir la certitude que ce que je ferai pour eux permettra d'ouvrir euh un certain nombre de possibilités pour eux et pour leurs enfants d'un avenir meilleur. Et voyez-vous juste aimer que dans les derniers mandats, cette question ceux qui ont brigué la présidence de la République se la soit davantage posée parce que nous n'en serions pas là derrière. C'est l'idée même que nous nous faisons de la démocratie qui est en cause. C'est la capacité que l'on a à tenir la promesse de la République. La République, la République, elle est exigeante. Et on n'est pas candidat à l'élection présidentielle par ambition, par ambition personnelle. J'entends.

On est candidat quand on sait qu'on a les moyens, la capacité, la détermination pour changer les choses et ce n'est pas quelque chose que l'on fait comme cela à la légère. Merci Domin d'être venu nous voir ce soir.