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interviewLCI (sur YouTube)· 24 juillet 2026 156 min

Le 22h Haddad du vendredi 24 juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames, messieurs, bonsoir. L'été vire au cauchemar des incendiers hors de contrôle. Ravage désormais le sud-ouest de la France.

Nous apprenons par la préfette de Gironde que la direction [musique] de l'incendie a changé en fin d'après-midi. La préfète de Gironde qui parle d'un vent d'Ouest soutenu ce soir. Des renforts de pompiers sont actuellement en cours du côté de Bordeaux et des communes environnantes qui sont en train d'être évacué. [musique] On va prendre tout de suite la direction de Matignon pour vous retrouver Mathieu Desmoulin puisque vous êtes devant, excusez-moi, vous êtes devant Beauvistérielle qui va se dérouler dans un instant.

Oui, on attend d'une minute à l'autre les cortèges du ministre de l'intérieur et du premier ministre pour présider cette réunion de la cellule interministérielle de crise convoquée ce soir à la toute dernière minute autour de la table dans le h clos du ministère de l'intérieur six représentants du gouvernement dont le ministre des transports par exemple la ministre de la santé la ministre de l'environnement également mais aussi en visioconférence pour faire des points sur la situation sur place les préfets de la Gironde des Landes pour faire un point notamment sur ces évacuations qui prennent une ampleur inédite selon les mots même du ministre de l'intérieur. Ces évacuations qui vont de lèche Capferré jusqu'à l'entrée de la métropole de Bordeaux. Il faut dire qu'il y a beaucoup d'inquiétude chez les directeurs des administrations qui sont représentés chez un certain nombre de ministres et de conseillers du gouvernement.

C'est la guerre, reconnaissait un interlocuteur du ministre de l'intérieur avec qui j'ai changé il y a quelques minutes et qui dit guerre dit réunion de guerre et mobilisation de l'armée. C'est l'une des annonces réalisées ce soir à la demande du président de la République, fait savoir l'Élysée, des moyens notamment du génie et du génie civil qui vont être déployés en Gironde pour aider les forces de l'ordre et les sapeurs pompiers à combattre ce brasier. Merci Mathieu Di Moulin et à Emmalikage qui vous accompagne devant Bovau.

Euh commandant, on on en parlait tout à l'heure, il faut traiter ça comme une guerre en fait, une guerre contre le feu bien sûr, c'est c'est et d'ailleurs nos pompiers communément on les appelle les soldats du feu et c'est aussi des soldats de la vie. Là, très concrètement déjà dans nos process et notre méthode de raisonnement tactique, on est sur une espèce de guerre contre contre ce feu puisque on prédispuse des groupes, des groupes d'incendies d'intervention feu de forêt plutôt qui vont se positionner par rapport à cette analyse de terrain. Et c'est une guerre qui est euh qui est qui est contraignante pour nous, qui nous rend vulnérable puisque on est on joue pas à domicile en fait, on a un climat avec un vent qui est clairement contre nous puisqu'il change de direction.

Donc, on a du mal à l'anticiper et pourtant l'anticipation c'est un des un des crédaux chez nous. Pour éteindre un feu, il faut l'anticiper. On est on observe le feu, on regarde comment il se comporte et puis on identifie ces axes de propagation pour rapidement avoir le coup d'avance. au moment où on se parle et c'est un peu la complexité de ce feu euh en Gironde, c'est que ce changement de de d'orientation du feu vient troubler nos analyses et euh nous amène à penser et avoir des des des scénarios un peu plus contraignants notamment avec cette espèce de sujet autour de Bordeaux qui à ce stade euh n'est pas immédiatement menacé mais rentre quand même dans un raisonnement d'être potentiellement une cible à terme.

On parle de feu convectif notamment Patrick Colombel ce soir. C'est la grande difficulté également de ce feu. Alors l'un des l'un des problèmes bon effectivement c'est ça tourne.

Alors moi je suis pas un grand spécialiste du feu j'arrive dans le bâtiment donc on malgré tout il y a il y a une remarque là quand même qui est importante. Bon il y a les moyens de l'armée qui vont être déployés a priori autre que la sécurité civile qui sont des militaires. Il y a une question aussi qui peut se poser, c'est pourquoi on utilise pas les moyens de la société civile via les entreprises de bâtiment qui sont susceptives d'avoir du matériel qui pourrait être à disposition en travaux publics notamment.

Il y a quand même pas mal de choses qui pourraient être déployées assez facilement et irréquisitionnable. Je pense qu'il serait tout à fait intéressant de regarder aussi un axe comme celui-là qui pourrait franchement dépanner et puis qui permettrait de mettre au moins des vrais moyens en place assez rapidement avec des gens qui savent se servir du matériel parce que ça c'est pas aussi des choses très simples à mettre en place mais malgré tout ça c'est peut-être des choses qu'on pourrait faire. C'est peut-être un axe de réflexion à voir.

Je pense que ce serait pas complètement hors de sens de partir là-dessus. Euh quant à la situation qui est actuellement de déplacer autant de population, euh faut il faut se rendre compte que ça commence à faire euh en en une après-midi. Là, ça a doublé hein.

Donc en quelques heures, en 4 5h, ça a doublé, ça commence à faire beaucoup. Mais en même temps, il vaut mieux anticiper et déplacer des gens plutôt que d'avoir appelé à gérer des des gens qui sont dans des situations difficiles parce que c'est pas du tout le même. Anticiper plutôt que évacuer en dernière minute, ça peut être évacué.

Si on anticipe, on évacue. On évacue. Bah voilà.

Oui, on évacue une fois, c'est pour se protéger. puis on se met à l'abri et puis après on rentrera tranquillement. Voilà, je pense que c'est pas même si on l'explique bien aux gens, ça pose pas trop de problème.

Ça peut bien se gérer. Il faut encore bien l'expliquer puis prendre aussi conscience que on a affire à des gens aussi qui sont pas du tout prêts à ce genre de chos parce que c'est pas un scénario qu'on l'aura raconté. Donc psychologiquement ça va marquer aussi des esprits.

On va voir des gens qui vont être plus ou moins choqués, traumatisés. On peut avoir des enfants qui ou même des personnes âgées, on en voit qui sont même s'ils ont pas perdu leur maison, même s'il y a rien, il y a pas il y a rien chez eux. Ils peuvent être complètement décomposés, avoir du mal à s'en remettre si c'est pas si c'est pas accompagné et si c'est pas bien expliqué.

Donc je pense que ça c'est des choses assez importantes. Plusieurs communes autour de Bordeaux ont d'ors et déjà été évacuées. Écoutez les propos du ministre de l'intérieur qui était l'invité de TF1 ce soir au journal de 20h et de la préfette de Gironde.

Donc vous nous dites ce soir que des habitants de Bordeaux et de la banlieue Bordelaise vont être évacués. Un certain nombre de communes en se dirigeant vers Bordeaux. Je n'ai pas parlé de Bordeaux ni des communes à proximité de Bordeaux, mais en se dirigeant vers Bordeaux depuis la ligne de front, la ligne de feu actuelle, nous allons effectivement la préfet va faire procéder à des évacuations.

Et la ville de Bordeaux est-elle menacée ? Pour l'instant non. Nous allons évidemment tout faire pour la protéger par des moyens terrestres avec une réquisition de moyens militaires avec nos sapeurs pompiers, avec des tactiqueurs, des personnes qui allument des feux pour éviter que le feu progresse.

Et on va déployer tout cela maintenant dans les minutes et dans les heures qui viennent, le combat contre ce feu convertif totalement inédit continue. Dans chacune de ces communes concernées par la trajectoire du feu, chaque résident, soit habitant habituel ou habitant enfin ou résident temporaire, recevra sur son mobile, sur son téléphone portable une alerte de notre part. Impossible de passer à côté.

C'est une c'est un texte très court mais c'est une sonnerie très particulière. Donc recevra sur son portable une alerte de notre part lui donnant le top départ. Donc chacun doit se préparer mais ne partir que quand nous lui demanderons.

Sont concernés dans une première vague les communes de Saint-Hélène, Salonne, Lanton, Audange, Saint-Médarang, Saint-Haubin, Saint-Jean d'Iiliac, Martinas. Et on va retrouver tout de suite le maire de Lanton dont la commune vient d'être citée par la préfette de Gironde, Loï Balongue. Bonsoir, merci d'être avec nous alors que vous gérez à l'heure actuelle les évacuations.

À quel moment vous avez compris qu'il fallait évacuer votre commune ? Loï Balong, est-ce que vous nous entendez pour l'instant Donc si c'est de moi qu'il s'agit, je suis le merdar. Ah, bonsoir monsieur.

Désolé, nous on m'avait dit que vous étiez le le vous vous êtes Xavierdan et Merdares. Absolument tout à fait. Voilà.

Vous vous attendez à des orages dès ce soir. Alors effectivement, nous nous avons été évacués depuis ce matin. Donc aujourd'hui, les évacuations sont complètement terminées et là à l'heure actuelle donc alors que le feu reprend de par de part et d'autre donc je la ville est encerclée.

J'ai quelques gouttes qui tombent sur moi avec bonheur je dirais puisque un ça va faire descendre la température mais ça va mettre un peu d'hydrométrie et j'espère que ça freinera le feu qui est un peu fou qui qui encercle ma commune. Est-ce que les évacuations sont toujours en cours ce soir ? Alors les évacuations sont totalement terminées.

Il me reste une vingtaine de personnes sur la commune qui sont sous surveillance des forces de gendarmerie. Euh donc aujourd'hui, on peut dire que la commune est totalement évacuée, que ça soit les campings, que ce soit bien sûr les immeubles particuliers, mais également les ÉPADES, également notre résidence autonomie et surtout notre hôpital privé. Est-ce que les habitants ont respecté ces consignes ?

Vous avez dû en convaincre certains ? Il est toujours euh nécessaire de convaincre quelques récales citron, mais à la limite, ça se comprend un peu. Euh, ils vont quitter leur maison, ils vont quitter leur vie, ils vont être déracinés en ayant en plus peur peur de pas retrouver retrouver ce qu'il quitte.

Ça peut se comprendre mais dans l'ensemble dans le grande majorité des cas les habitants les Ariennes les Aviens ont été responsable ils ont fait preuve de civisme et ils savent très bien que si on les évacue, ça a été dit il y a quelques instants, c'est pour leur sécurité et on le fait bien en amont, c'est-à-dire c'est de la prévention. Euh on a réussi à le faire dans de bonnes conditions puisque j'avais sectorisé mon mon territoire en quatre quatre secteurs et c'est ce qui a permis une évacuation fluide et un temps relativement record. Est-ce que vous êtes inquiet pour les habitations, les infrastructures de votre commune ce soir ?

Alors bien évidemment si on est si on évacué, on est inquiet mais modestement très modestement inquiet car d'abord un je connais le courage, le professionnalisme ces de ces femmes et de ces hommes. On les appelait tout à l'heure les soldats du feu. Oui, il mèneent une guerre.

Il mèent une guerre du feu. Donc là-dessus, je suis totalement satisfait et totalement serein. Par contre, oui, ben on a à faire un vent un vent un peu fou.

Derrière moi, il partait en à l'ouest, devant moi, il partait à l'est. Donc, ce sont des ventes tourbillonnants qui changent constamment de sens et avait des vitesses non régulières. Donc, et avec en plus le le feu qui procure son propre vent, qui génère son propre vent.

Donc, on peut être inquiet mais modestement inquiet. Que vous disent les pompiers sur le terrain justement ces soldats du feu concernant les orages ce soir ? Alors, on ne parle pas trop actuellement d'eau des orages, on parle surtout de pluie.

Alors, certes, tout à l'heure, il avait quelques craintes, quelques craintes que ces orages soient des orages secs, on l'entend derrière derrière moi, mais il tombe quelques gouttes et c'est ce qui est rassurant. Ils espèrent eux effectivement comme tout le monde ici qu'ils pleuvent afin de de mouiller un peu cette cette surface qui est complètement asséchée. Xavier Danet, vous personnellement, est-ce que vous allez évacuer ce soir ou vous restez en tant que maire à RS ?

Je reste sur mon territoire. Nous avons les forces de l'ordre qui sont là. Nous avons les pompiers.

Donc j'ai une petite équipe d'une dizaine de personnes qui assure la logistique de toutes ces forces. que ce soi les pompiers, que ce soient les gendarmes et nous il est nécessaire également que l'on puisse assurer cela en ayant un PC de crise qui est toujours maintenu à l'hôtel de ville. Merci Xavier Dané d'avoir pris le temps de nous répondre sur LCI ce soir.

On essaiera de vous reconacter pour prendre de vos nouvelles tout au long de cette édition. Euh Mounia, quand vous entendez ces propos, c'est-à-dire des gouttes de pluie qui tombent, c'est dire que les orages qu'on attendait sur Arè ce soir, ce n'est plus le cas. ça risque de tomber autre part.

On espère. On espère. Alors, les orages sont les phénomènes les plus difficiles à à anticiper en météo.

Enfin, parmi les les plus difficiles. Donc, on espère effectivement que ce soit favorable. Et s'il y a des gouttes de pluie, c'est une ce sera une très bonne nouvelle.

Voilà, on peut même prier, c'est moins scientifique, mais on espère que la pluie tombe et que et que et queon pas affaire à des orages qui puissent allumer des feux qui soient trop électrique. Donc espérons qu'effectivement ce soit la pluie et non des vents qui prennent le pas sur sur les conditions météo de ce soir. Ipsimé euh Taurecien, quand vous bonsoir.

Quand vous voyez euh ces images à l'heure actuelle euh plusieurs communes qui ont été évacué euh la le vent qui prend la direction notamment euh de Bordeaux. Euh comment vous évaluez le risque ce soir euh que ça touche notamment la ville de Bordeaux ? Alors, évidemment, je pense avant tout à toutes ces personnes qui ont déjà été évacuées et qui ont suivi les consignes et qui ont par leur comportement aussi permis de réduire leur risque.

S'il devait y avoir une une évacuation, évidemment que toutes ces communes en fait ont des plans communaux de sauvegarde. Elles se préparent toutes au long de l'année, elles évaluent leurs risques et je pense que s'il devait y avoir cette situation d'évacuation aux abords de Bordeaux, on serait déjà dans une nouvelle étape de ce phénomène quand même qui dépasse un peu l'imagination qu'on avait des évacuations. une situation à la fois inédite à laquelle on a pensé mais qu'on ne pensait peut-être pas vivre aussitôt.

Justement, on parle tout de même d'évacuation record. Comment ça s'organise sur le terrain ? Commandant, finalement anticiper ces dominés, cette évacuation, elle va elles vont être effectuées suffisamment en amont pour pouvoir canaliser cet important flux de personnes à à ventiler depuis un point A qui a le point sensible leur lieu d'habitation qui potentiellement pourrait être menacé à T+ une enfin T+ 2 3 4 voire même 6h.

On prend ce flux là, on identifie un axe d'évacuation. Cet axe d'évacuation sera sécurisé et à la fois par les forces de sécurité intérieure, police gendarmerie, police municipale et cetera et surtout éloigné de tout axe de propagation du feu. Permettant aussi de rejoindre ensuite le point B qui est un centre d'accueil des impliqués.

Ce centre d'acqu des impliqués, il faut savoir et c'est là où l'intervention du maire est particulièrement stratégique, c'est souvent les maires qui sont les directeurs des opérations secours de leur propre commune mais qui plus largement est est maîtrisé par le le directeur des opérations de secours qui est le préfet puisque là on est sur un sinist qui dépasse le seuil même d'une commune. Et ben ces mères qui connaissent très finement leur leur territoire, connaissent leurs habitants, connaissent leurs habitations et surtout connaissent les lieux publics prêt à prêts à à accueillir ce cet important volume de personnes. Ils vont tout et tous contribuer, proposer aussi à cette à cet échelon départemental qui sera réuni autour d'un centre personnel départemental des différents endroits pour pouvoir faire de là de l'accueil des personnes.

Et puis finalement, vous aurez ensuite la solidarité citoyenne qui viendra aussi proposer leur aide pour absorber ce flux de personne. Et surtout, vous avez aussi les associations aride de sécurité civile qu'il ne faut pas oublier les réserves déjà communales de sécurité civile, souvent des des personnes qui souhaitent juste contribué au profit de leur commune qui sont soit retraités soit des jeunes ou des des moins des moins jeunes mais finalement des personnes qui veulent aider. Et puis vous avez aussi les asso agrécurité civile à savoir la Croix-Rouge et la protection civile lors de Malte et j'en passe et je m'en excuse mais qui sont des bénévoles qui vont eux aussi former au secourisme former à l'accueil des impliqués parce que accueillir des impliqués dans un contexte de crise c'est un métier, c'est une spécialité tout à fait.

Rag, allez-y. Oui, oui, tout à fait. Et effectivement, on voit aussi une entraide qui s'organise.

Euh les citoyens, les les habitants n'attendent pas, ils s'organisent tout de suite. Et cette entraide en fait, elle se manifeste à chaque fois qu'il y a des événements majeurs, mais en particulier dans les dans les feux en Gironde. On va prendre la direction d'Andernance pour vous retrouver Baptiste Chartier puisque la ville est en train d'être évacuée.

On voit les voitures derrière vous notamment. Absolument derrière moi ce ces convois de de véhicules qui tentent effectivement de rejoindre la ville de Bordeaux. Il y a énormément de véhicules ici qui patient maintenant depuis plusieurs minutes.

Il y a beaucoup d'impatience et je me trouve avec Louise. Bonsoir Louise. Vous me disiez ça fait chaque été que vous veniez ici dans cette commune rejoindre vos grands-parents.

Vous n'êtes pas pas de véhicule mais vous avez un quart. Vous pouvez nous expliquer ce que vous faites, pourquoi vous avez un quart ? Des cars ont été affrêtés.

C'est ça. Oui, c'est ça. Alors du coup, on a contacté la mairie pour être recensé. euh auprès de la mairie pour être inscrit en fait sur la liste des personnes à récupérer dans la ville.

Donc des navettes en fait sont passées pour nous récupérer et nous emmener dans des salles de spectacles, des gyms et tout ça. Et maintenant on a réussi à retrouver le car qui devait nous amener à Biganos puis Marcheeprime et maintenant on attend dans les bouchons. Vous étiez venu pour les vacances, c'est ça ?

Oui, c'est ça. Et et là maintenant, vous devez rejoindre Bordeaux. Vous allez dormir quelque part, vous avez Bah, grâce à contact de contact, on a trouvé des gens dans la banlieue de Bordeaux qui pourraient nous héberger.

Euh on va voir si on arrive à les rejoindre parce que pour l'instant le plan ça a l'air d'être de dormir sur Marche Prime euh et peut-être essayer d'aller à Bordeaux demain euh si ça s'aggrave pas et s'il y a des transports. On sent beaucoup de nervosité chez les passagers et cetera. Vous pouvez nous en parler, nous dire un petit mot là-dessus ?

Ben, je pense en fait que la névrosité vient surtout du fait qu'on a pas beaucoup d'informations. Les réseaux de beaucoup d'opérateurs ont été coupés depuis 2 heures. Donc là, par exemple, vous m'aviez donné des informations, j'ai essayé de les donner au car en fait et ça a rassuré beaucoup les gens parce que les gens se demandaient s'il y avait pas eu des accidents et donc c'était ce genre d'inquiétude aussi.

Mais en parlant entre nous, on arrive à se calmer et dès qu'on a des informations, on les partage donc en fait on fait communauté quoi. On imagine une dernière question qui a aussi beaucoup d'inquiétude sur les maisons des habitants, c'est que vos grands-parents habitent ici. Il y a aussi cette inquiétude là ?

Oui, c'est sûr que ce matin faire les bagages, ça a été euh un peu émotionnel. On a pris les photos en vitesse et puis ne pas trop être chargé non plus. [grognement] Euh oui, les émotions sont présentes mais on essaie de surtout pas céder à la panique et on sait que tant qu'on a un endroit où dormir au sex ce soir et loin des flammes, euh ça va se régler.

Merci beaucoup. Merci à vous pour ce témoignage. Vous l'aurez compris, beaucoup de d'inquiétudes ici et vous l'aurez compris aussi en même temps.

Les les pompiers sont toujours à pied d'œuvre sont toujours pleinement mobilisé pour venir à bout de ses ces flammes et venir à bout de ces incendes. Merci Baptiste Garg Chartier à Marius Noël qui vous accompagne sur le terrain. On reviendra vous voir tout au long de cette édition.

Ce qu'on entendait là dans ce témoignage, c'est frappant. C'est-à-dire que il y a des antennes relais en fait qui ont certainement qui ont certainement pris feu et donc ça ça rend des zones blanches et donc cette personne recevait des infos de notre journaliste. Ouais.

Puis c'est plus que ça. C'est-à-dire que aujourd'hui le lien social des des smartphones il est considérable. C'est-à-dire que on se rend compte sur des sur certaines catastrophes que les gens aussitôt qu'ils ont de l'eau, ils hurlent parce que ils ont plus de smartphone et ça ça pose un vrai problème.

Rappelez-vous une Mayotte il y a pas très longtemps où euh le comment dire le gouvernement envoyé je crois c'était 200 Starlink histoire d'avoir des gens qui avec un peu de réseau parce qu'il y avait plus rien qui fonctionnait et donc on se rend compte que ça c'est extrêmement important pour les gens. on peut le comprendre, non seulement on peut le comprendre, mais en plus c'est un outil de communication, donc autant s'en servir, quoi. Mais euh ça pose ça pose aussi un vrai problème quand ça fonctionne pas, quoi.

On se rend compte aussi parce que les gens, vous savez dans tout ça, il y a une chose qui a été dite par cette personne qui est fondamentale, c'est à partir du moment où ils sont informés de ce qui se passe, vous digérez beaucoup plus de trucs quoi, plutôt qu'être dans l'attentisme, de ne pas comprendre ce qui vous arrive, d'être d'être bloqué. Vous voilà, vous pouvez tout entendre, tout comprendre parce que les gens sont pas complètement idiots, ils peuvent tout comprendre mais il faut aussi encore leur expliquer. Commandant, justement, on parlait de cela, c'est encore plus catastrophique pour les personnes isolées, c'est-à-dire les personnes âgées qui ne peuvent pas [raclement de gorge] contacter leurs proches ou autres.

C'est-à-dire que l'évacuation, elle repose uniquement sur vos services et ceux des mères. Exactement. Et finalement, c'est un des enseignements aussi de la canicule dans ces types de crises hein, des crimes des crises majeures.

On parle de le feu de forêt mais je vous je serais tenté de vous dire même les inondations et notamment cette canicule. Les personnes isolées font partie des personnes les plus vulnérables. Pourquoi ?

Parce que isolé factuellement, elles n'ont pas forcément ce flux d'information systématique qu'on peut avoir via nos mécanismes d'alerte. Ils sont finalement dépendants de la téléphonie, du téléphone, du smartphone. Bah finalement, si le réseau tombe et qu'il y a pas de lien social, il n'y a plus forcément de de moyens de se tenir à jour.

C'est pour ça aussi que il y a toujours la radio qui fait partie des moyens de résilience nationale pour l'alerte et puis finalement ces forces forces de sécurité de sécurité intérieure, ces associations agrées de sécurité civile d'ors et déjà et ça fait partie du du plan si je si je vous reparle de la canicule du plan du plan désormais forte chaleur d'organisation de réponse à la suc civile sur les fortes chaleurs chaleur extrême autant pour moi. On est désormais sur un mécanisme aussi d'aller vert en fait et cette allée vert c'est aussi valable pour les feux de forêt puisque les forces de l'ordre vont aller au contact des maisons même si l'évacuation a été effectuée parce que la confiance n'excluant pas le contrôle. Il faut vérifier que l'ordre a bien été exécuté et pour se faire [rires] rigoler mais c'est le vrai terme.

Ça permet justement d'accéder à la à la maison et de s'assurer qu'il y a bien évidemment plus personne dans le bâtiment. On a entendu ces propos de la préfette de Géronde qui parlait de 100 bâtiments détruits. Qu'est-ce qui fait que certains bâtiments, certaines maisons résistent plus au feu que d'autres ?

Bon ben ça c'est euh sans bâtiments détruits. Déjà, s'il y a que 100 bâtiments détruits, c'est c'est pas trop c'est pas trop important. On va on va modérer les choses, c'est pas énorme.

Euh voilà, ça va se ça va se diluer. Les assurances pourront prendre le relais derrière. Il y a pas d'inquiétude trop là-dessus.

Non, par contre sur le l'aspect technique des choses euh des bâtiments qui sont notamment les ossatures bois dans cette région-là, il y a pas mal de bâtiments qui sont faites en ossature bois. Le bois évidemment euh ça brûle euh évidemment ça brûle bien, c'est un bon combustible et lorsqu'on euh lorsqu'on a des constructions qui sont faites en ossature bois avec soit des bardages en bois ou avec d'autres matériaux qui sont pas comment dire qui n'ont pas de résistance au feu, ben globalement ça tient pas et ça c'est la raison toute simple. Alors, on sait faire des constructions qui résistent au feu.

Les Australiens ont développé ça depuis très longtemps. C'est ceux qui sont le plus en avance parce qu'ils subissent les bushfire depuis très longtemps dans des endroits qui sont inaccessibles où les gens bah c'est des fermiers, des gens comme ça. Donc ils sont débrouillés.

Donc ils ont inventé deux trois petites choses. Mais la première c'est que sur les bâtiments existants, ils ont mis en place des cellules de survie. Euh, ils ont imposé ça, avoir des des petites cellules de survie dans lesquelles les gens peuvent rester pendant quelques heures avec tous les moyens pour vivre et sur passer que la que le front de le front de feu passe.

Et en parallèle, ils ont développé sur les constructions des obligations techniques, à savoir que les matériaux de construction doivent être des matériaux qui qui ne peuvent pas, comment dire, qui qui ne prennent pas le feu. Et donc il y a ça pour les murs mais il y a aussi pour la toiture pour ne pas stocker les braises pour pas que la braise puisse embraser que soit la couverture mais aussi les recoins qu'il y a sur donc la géométrie, la la géométrie, la forme de la maison. On s'arrange aussi pour qu'il y ait le moins de recoins possible pour que il puisse pas avoir une accumulation de braises et qui puisse endommager les constructions.

Donc on sait le faire mais alors à contrario, ça pose un autre problème, c'est que quand on fait des maisons en ossure bois, ce qui est absolument génial avec les maisons bois, c'est qu'on a un bilan carbone qui se casse la gueule. Donc on a un bil en carbone qui est très bas, donc on est très bon pour l'environnement, on est très bon pour l'effet de serre. Mais en même temps, on sait pas on on sait pas on sait pas traiter ce trucl-là simplement quand on a affaire au feu.

On saura le faire, il suffit de bien s télé, on on va se trouver des solutions. Mais ça c'est un ça c'est un sujet et en même temps si on fait des choses qu'en béton, bah le problème du béton c'est qu'on a des bilans carbone qui explosent quoi. Voilà et donc ça c'est des choix qui vont être dire un truc camarade, ajouter une chose à ce sujet, attention à la maladaptation parce que effectivement les les habitations en bois sont intéressantes mais dans des lieux qui sont moins susceptibles, qui sont pas proches de forêt.

Franchement sinon c'est c'est pas c'est pas du tout pertinent de de faire ça en fait. On met les populations à risque he je parle sur le compte. Il y a une distance de sécurité d'ailleurs à respecter entre la forêt et les habitation.

En Australie c'est 30 m en Australie mais en France je crois qu'on n pas typiquement au Cap Ferr il y avait pas il y avait pas forcément Ah non il y a pas 30 m Non puis même c'est c'est plus que ça c'est qu'on vous interdit d'abattre les arbres. Bah oui parce qu'on est aussi quand même très bien sous les arbres. Il y a il y a plusieurs choses.

Il y a le paramètre de la construc la construction, la végétation. Ça vous vous permet d'avoir moins chaud l'été, vous êtes mieux, c'est quand même plus agréable. Enfin, il y a aussi ça.

Oui. Et si je peux me permettre aussi quelque chose, pour moi sans bâtiment perdu, c'est sans bâtiment trop quand même hein. Parce que voilà, on peut franchement bon voilà, on peut on peut se se disons se réjouir du fait qu'il y a pas de perte humaine, ça c'est certain.

Bravo et bravo aux pompiers. Maintenant sans bâtiment quand même ce soir mais il y en a eu il y en a eu on a eu des on a eu trois décédés et et et ouais c'est vrai que je je je avec un peu d'émotion je repense aussi à ces trois pompiers décédés au mois de juillet finalement et en fait je pense que à ce stade là de de de la saison on a quand même constaté que malgré il faut il faut quand même enfin décontextualiser voir un petit peu dans son ensemble déjà quelle a été les saisons feu de forêt précédent on se rend compte malgré tout qu'on On commence à avoir des feux hors norme qui ont pris naissance depuis 1976. Nos données nous montrent que mant notre tactique de de lutte contre les feux de forêt via cette précocité dans l'attaque massive des feux naissants a permis de réduire quasiment à finalement 95 % des feux ne dépassent pas 5 hectares.

Ça montre que finalement notre notre action reste malgré tout efficace. Elle est perfectible mais elle est efficace. Malgré tout, on a quand même des feux dès lors que ça passe à travers le filet qui prennent des dimensions apocalyptiques.

On est ici sur un feu qui qui commence à avoir des critères de de feu hors norme qui est facilité par le climat. Ce qui veut dire que notre à notre niveau, il faut qu'on continue à travailler sur cette espèce de de facteur humain. C'est 9 feux sur 10 9 feux de forêt sur 10 qui sont provoqué par par l'humain.

Il faut qu'on commence aussi à investir un petit peu aussi sur la prévention parce qu'il va falloir qu'on investisse sur nos moyens aussi parce qu'il il va falloir qu'on continue à évoluer par rapport à ce risque et les moyens de la sécurité civile vont continuer à évoluer parce que c'est devenu une priorité nationale. On l'a sous nos yeux. Mais au-delà de ça, il faut que le citoyen considère et je l'avais dit sur un précédent tableau euh plateau, autant pour moi, le le premier enfin le premier pompier de France, c'est le citoyen.

Le meilleur feu, c'est celui qui n'a pas qui qui qui n'a qui ne faut pas éteindre. Et pour se faire, en fait, il faut agir sur de la prévention. Il faut faire comprendre et instiguer auprès de toutes et tous que le feu de forêt, c'est un risque permanent sur l'ensemble du territoire national à partir de quasiment désormais maintenant début avril jusqu'à fin septembre.

Ce qui montre une une plage de vulnérabilité élargie à à quasiment la moitié de l'année. Donc maintenant, il faut comprendre que ce risque, on parlait en sécurité routière de mettre la ceinture de sécurité. Ça a mis du temps, c'est un peu embêtant, on met une ceinture et cetera.

Mais quand on voit le résultat que ça donne avec le nombre d'accidents et le nombre de mortalités, on a malgré tout une baisse de la mortalité, ce qui montre que ça a été efficace. Justement les évacuations, on les a vu du côté de Lèche Capfer cet après-midi, regarder cette séquence extrêmement forte puisque les soldats du feu ont fait en sorte que toutes les personnes soient évacuées en urgence. Tire dessus là.

C'est bon, c'est bon. pas voir de gaz bouteille de gazère derrière ou et moi je vous vouliez rebondir commandant parmi les mesures de sécurité la bouteille de gaz l'illustration de ce que vous venez de projeter, c'est exactement une des mesures de prévention. On a de plus en plus de bouteilles de gaz qui explosent.

C'est normal, elles sont soumises à un flux thermique. C'est une chaleur, source de chaleur dégagé par le feu. En mesure de prévention pour préservation du pompiers, c'est isoler ces bouteilles de gaz.

On a par-ci par là des consignes qui sont passées. Finalement, la plus simple, c'est quoi ? Les bouteilles de gaz, on les éloigne des habitations, on les met dans un endroit qui si elles explosent parce que si elles sont soumises à un feu, le feu aura attaqué l'environnement immédiat et ben au moins elles explosent dans le feu et non pas proche d'une zone où il y a des personnes, proche d'une zone sensible où les sapeurs pompiers vont s'afférer à protéger les bâtiments d'habitation.

Justement, moi je voulais rebondir sur le citoyen qui est le premier acteur de sécurité civile dans notre pays et ce citoyen qu'il faut aussi aider, qu'il faut aussi aider à mieux comprendre les phénomènes, qu'il faut aussi aider à se préparer parce que les citoyens sont prêts à faire beaucoup de choses mais ils n'ont pas forcément l'opportunité de participer. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui si on pouvait mettre l'accent justement sur l'implication des citoyens aussi bien avant pendant qu'après des catastrophes des phénomènes de cette nature, je pense qu'on pourrait réellement faire les différences. Et il y a l'enjeu, tout l'enjeu de développer la culture du risque dans notre pays.

Et cette culture du risque, elle a commencé il y a déjà longtemps. Mais on commence à voir seulement les effets et il ne faut pas faiblir les efforts parce que c'est là où on pourra réellement faire de la prévention en impliquant justement au premier kilomètres, au premier mètre, je dirais même, l'implication de de personnes qui sont là tout le temps, qui peuvent en comprenant les phénomènes agir rapidement, donner l'alerte, avoir des premiers gestes, non seulement des gestes de secours, mais des gestes de prévention. Et ça c'est quelque chose qu'il faut absolument valoriser auprès des citoyens et auprès des décidents.

Mais est-ce qu'il y a eu un problème de prévention là ? On a on n pas l'impression que les consignes ont manqué. Commandant ?

L'enquête nous dira quelles sont les causes et les circonstances de ces incendies qu'on a pu voir en France. Malgré tout, euh on a quand même encore un travail à faire sur la prévention et aussi on a un travail sur la résilience nationale. En fait, l'éducation de la population euh face à des risques majeurs qui vont arriver et porter atteinte à la sûreté nationale, enfin à la sûreté humaine.

Donc on parle on parle maintenant et de plus en plus sur le kit d'urgence par exemple. Ce kit d'urgence, ça reste encore un peu un mot anecdotique pour certains et finalement ça devrait être une évidence puisque le kit d'urgence c'est un sac qui vous permet d'avoir une autonomie pendant 72 heures notamment dans un risque majeur qui vous occas qui vous qui provoque votre évacuation d'urgence. Vous dire que finalement en terme de prévention, il y a encore des choses à faire que vous recevez par qui ?

Ce kit d'urgence, il est proposé par énormément de d'organismes. Vous avez la Croix Rouge qui le propose. Vous avez la Fédération nationale des sapurs pompiers qui fait un partenariathlon justement pour mettre cette espèce de un peu un sac comme un camping en fait. enfin un peu ce type camping avec de quoi manger, de quoi se nourrir, de quoi s'éclairer et cetera.

Ça finalement ça devrait devenir désormais un réflexe pour la population parce que on est sur une période euh où le climat est pas forcément tout le temps favorable pour nous et finalement ça ne coûte pas grand-chose, ça nous permet de nous préserver et finalement dans une situation telle qu'une évacuation là parce que on en parle peut-être pas suffisamment assez mais euh avec dans un dans un contexte comme ça, vous avez aussi des naufragés de la route quand on évacue en fait une zone avec un important flux, on est à plus de 10000 personnes. Quand on voit le périf parisien, on voit déjà que on a on est en embouteillage. Imaginez bien qu'une évacuation d'urgence qui reste une urgence dans une zone soumise à un important incendie, bah forcément c'est toujours intéressant d'être bien équipé dans le casre de l'évacuation.

Donc c'est pouvoir être alerté à l'écoute de l'alerte, pouvoir se transporter dans une zone qui n'est pas la sienne avec un kit d'urgence qui nous permet de nous préserver. On va prendre la direction de Bova pour vous retrouver Mathieu Desmoulin puisqu'une crise une cellule de crise interministérielle est désormais en cours. Ah, désolé, désolé.

Oui, depuis une demi-heure maintenant dans le h clos du ministère de l'intérieur autour de cette table de la cellule interministérielle de crise, le premier ministre, le ministre de l'intérieur, mais aussi en visioconférence un certain nombre de ministres concernés en première ligne sur la gestion de ces feux à la fois dans le Var Gironde et dans les Landes avec des chiffres qui donnent le vertige à un certain nombre de participants à cette réunion. 141000 évacués rien que sur les départements de la Gironde et des Landes. 50 sapeurs pompiers blessés dont une dizaine à l'hôpital en ce moment même.

C'est la guerre tout simplement résumé à une interlocutrice du premier du ministre de l'intérieur avec lequel je j'ai changé il y a quelques minutes et donc qui dit guerre d'immobilisation exceptionnelle autour de la table. On compte aussi ce soir la ministre des armées Catherine Vautrin. Pour quelle raison ?

Car à la demande du président de la République, fait savoir son entourage, des moyens militaires vont venir appuyer au sol les soldats du feu pour tenter de venir à bout de ce brasi. On parle notamment de militaire du génie, l'armée du génie dont la spécialité est d'aider au franchissement par exemple dans des terrains hostiles ou au secours en population. Tout cela pour essayer de de contenir le plus rapidement possible ce feu qui menace désormais la métropole de Bordeaux.

Notamment. Merci Mathieu Desmoulin et à Emma Lage qui vous accompagne Place Bovau. On vous suivra tout au long de cette édition justement pour savoir ce qu'il en ressort de cette cellule de crise interministérielle.

Les unités du génie qui vont donc intervenir à partir de maintenant. Patrick Couambelle, ça va aider en quoi ? Bah ça va dépendre des moyens qu'ils ont.

C'est bon les moyens humains, il en faut mais il faut aussi du matériel. Euh moi je je suis assez persuadé que de toute façon euh il y aura des gens qui vont être forcément utiles parce que d'après ce que j'ai compris les forces sur place et notamment des pompiers qui sont mobilisés depuis un petit moment qui commencent à être un petit peu au bout du rouleau. Donc euh ça c'est un c'est un premier point et l'idée ce serait de d'arrêter des fronts de feu.

Ça j'imagine queil faut et ça il faut du matériel. Moi, j'ai déjà évoqué le le fait de faire ça aussi avec la société civile et notamment avec les entreprises de BTP parce que bah les entreprises de bâtiment, elles ont l'habitude de travailler genre dans ce genre d'engin aussi. Euh donc pourquoi pas euh quand on va chercher l'armée, pourquoi pas ?

Mais il y a aussi des gens qui sont sur place hein, c'est peut-être pas plus compliqué que de que de faire déplacer des gens qui sont pas forcément sur place. Et euh déplacer des gens de plusieurs centaines de kilomètres, parfois c'est très compliqué alors qu'il y a des gens qui sont sur place et qui pourraient très bien le faire. On a une métropole à côté qui est quand même conséquente ou dans lequel il y a des entreprises.

On pourrait très bien imaginer que ces éléments-là soient déployés. Euh si je puis me permettre, j'aimerais rebondir aussi sur toute l'aspect prévention qui était évoqué tout à l'heure qui me paraît fondamental et moi je je suis je fais partie des gens qui euh bon déjà j'ai quatre enfants. Donc j'ai vu quand on disait un truc à un petit et ben généralement il intégrait vite, il comprenait vite et mon dernier moi quand je lui parle d'un truc tout de suite paf paf ça part.

Et je pense que le volet des de l'éducation par les par les enfants et en ayant vraiment les choses qui soient faites aussi avec les enseignants bien évidemment dans dès le primaire très jeune très vite ça va monter et ça ça va très vite en une génération ça va très vite chez les gosses en disant vous avez un banin qui est adulte hein donc ça va très vite et donc je pense que ça c'est un des moyens aussi de de de d'améliorer d'avoir une vraie résilience sur les sur les sur les sur les les endroits où on se situe en fonction des risques. Et puis quand même faut pas oublier une chose, c'est qu'on a beau dire ce que l'on veut. Ce type d'événement, le enfin le feu de forêt en forêt de Fonté Blond.

Moi, j'étais au Venezuela quand j'ai vu ça sur le tremblement de terre. J'ai vu ça à la télé un soir, je me suis dit qu'est-ce qui se passe quoi ? Et là, vous allez vous dire tout ce que vous voulez.

Personne s'y attendait à ça. Même si on savait que le scénario était probable, possible, il était factuellement là. Et là, c'est là où c'est là où les scientifiques on en a besoin.

C'est là où il faut regarder les choses peut-être un petit peu différemment. et puis bah se préparer à ça. Donc ça veut dire se préparer à tout un tout un tas de risques.

Et avec Architecte de l'urgence, on a on a travaillé sur un truc depuis euh presque plus de 10 ans. On a commencé ça il y a une quinzaine d'années, c'est faire des cartographies de risque et on s'est rendu compte d'un truc qui est au niveau du territoire national seulement la territoire nationale, l'hexagone et aussi les Antilles notamment même la Guyane. et on s'est rendu compte que il y avait nulle part des endroits où il y avait rien où il y a pas de risque, ça n'existe pas.

En réalité, il faut il faut s'adapter. C'est-à-dire qu'il faut s'adapter à partir du moment où on a une connaissance des risques, bah on va l'apprendre, on va l'appréhender, on va comment dire, on va on va se former, on va avoir les tous les éléments, ne serait-ce que vous savez le le phénomène là tout simple de déplacer des des cent enfin des dizaines de milliers de gens comme ça du jour au lendemain, si au moins on avait fait un scénario préalablement un peu partout, peut-être dire voilà, on se fait une préparation comme ça comme on le fait à l'armée, comme on le fait partout, comme on le fait dans les établissements scolaires, comme on le fait dans tous les tous les ERP pour lorsqu'on on a des des préventions qui se mettent en place. Ça aurait permis aussi euh de de comment dire de de voir tout ce qui fonctionnait pas et puis aussi de de dire bah voilà les gens ils savaient un peu comment ça se passe quoi, comment gérer les choses quoi.

Et je pense que ça c'est une vraie c'est un vrai axe de réflexion parce que là il se passe quand même un truc euh qui commence à ça commence à craindre un petit peu. Je suis pas catastrophiste de nature. Moi je suis quand même plutôt assez optimiste.

Mais là ça commence à sans jeu de mots ça sent franchement le roussi histoire quoi. C'est pas terrible quoi. On va prendre la direction de Biscaros pour retrouver Gaspar Bunel.

Vous êtes sur le terrain. Quelle est la situation à l'heure actuelle Gaspar ? Alors, on est à quelques centaines de mètres du centre-ville de Biscarosbourg et regardez sur les images de Julie Janus, le feu qui a repris un feu impressionnant il y a quelques dizaines de minutes.

Il ne fait que grossir. Certaines flammes font plusieurs mètres de haut. On voit, vous le voyez sur ces images, ces couleurs très oranges, très vives qui viennent complètement éclairer la nuit.

C'est vraiment très impressionnant. Ici, le feu a sauté un chemin d'une dizaine de mètres entre deux parcelles de forêt. À droite, cette parcelle de forêt était complètement verte il y a encore quelques heures.

Et c'est notamment des petits sauts grâce au vent euh qui s'est levé en fin d'après-midi et qui a tourné. Un vent qui emporte plusieurs braises sur des endroits où il n'y avait pas d'incendie et qui permet ces ces ces reprises de feu. Des reprises qui ont lieu malgré un orage assez sec qu'il y a eu il y a quelques dizaines également de de minutes et quelques gouttes, mais ça n'a pas suffi.

La fumée s'est intensifiée. On a pu discuter avec des pompiers qui qu'on a croisé tout à l'heure et ils sont assez inquiets parce qu'ils appréhendent notamment des rafales de vent qui sont attendues jusqu'à 40 voire 50 km/h durant cette nuit. Gaspar, on voit justement cette reprise de feu derrière vous.

Quel est le plan des pompiers ce soir ? Alors, on a croisé quelques-uns. Étant donné qu'il y a énormément de reprises à gauche et à droite sur différentes parcelles.

On a vu des camions de pompiers faire des allers-retours. On essaie de les suivre mais ça va un petit peu dans tous les sens. On attend de pouvoir discuter avec un de leurs représentants dans dans quelques minutes.

On reviendra vers vous. Merci. Gaspar Buunel, on voit ces images de Julie Ganus en direct justement cette reprise de feu et ce qu'on s'y attendait commandant c'est la vie d'un feu de forêt.

Malheureusement gardez bien à l'esprit que c'est un feu qui est complexe et qui a la richesse de son combustible. Quand je dis combustible, c'est la matière à brûler. Forcément, dans un feu aussi étendu, euh on va potentiellement avoir des actions très efficaces qui vont permettre d'éteindre la première couche de végétation.

Mais il faut il va falloir s'attarder sur cette végétation là pour pouvoir justement traiter les points chauds résiduels ou notamment les points chauds qui se retrouveront sous la première couche de de végétation. Et forcément, lorsqu'on est sur un feu aussi étendu et ben on ne peut pas systématiquement à la fois après l'extinction et quand on quand on casse le foyer principal qu'on luit qu'on lui fait baisser en intensité, après on va forcément aller vers les autres foyers parce qu'il faut protéger les populations et ben forcément il se peut que des fois on ait aussi des fumerolles qui soient et donc des des sources de chaleur qui restent résidu enfin qui sont des résidus de chaleur finalement sous cette couche de végétation provoquant ainsi une une évolte astrométéorologique que vous connaissez parce que visiblement du vent ou un sol qui est très sec et qui va justement faciliter cette propagation. Justement, Monia, vous le disiez, les goutts d'eau en fait, ça va pas suffire.

Oui. Et puis là, effectivement, ça a l'air d'être des orages secs comme initialement prévu. Donc voilà.

C'est quoi des orages secs ? Ouais. Des ora sec.

C'est-à-dire que l'air est tellement sec que finalement il a quelques gouttes d'eau, mais ça suffit pas si vous voulez. En plus, au vu de l'intensité du feu. Donc voilà, on préfère être un peu pessimiste dans les prévisions.

Et puis sinon, je voulais revenir quand même sur la question de l'adaptation. Je voulais quand même saluer le travail héroïque des pompiers. vraiment quand j'ai dit tout à l'heure sans bâtiment de trop, c'est absolument pas pour les pompiers parce qu'en fait leur travail c'est déjà héroïque et c'est en fait extraordinaire qu' a eu il y a eu des pertes effectivement comme vous l'avez dit parmi les sapeurs pompiers, parmi les soldats du feu, parmi les héros du feu, on peut le dire.

Après au niveau des habitations là ça ne relève pas en fait pour moi du tout du travail des pompiers. Si on a perdu des habitations, c'est parce qu'on s'est mal adapté parce que sur le Cap Ferré que nous aimons beaucoup hein, ce sont beaucoup d'habitations quand même en bois. Il me semble que pour le coup c'est de la maladaptation puisque certes c'est très joli mais on sait on savait très bien que ce territoire était à risque. l'année dernière avec Herv le trut, nous avons fait d'ailleurs une conférence avec l'association protection et aménagement de lèche Capferé que je salue en présence en présence d'ailleurs du maire et de gens voilà qui sont vraiment très motivés, qui sont très allants mais sûrement qu'il aurait fallu aller encore plus vite et donc aussi il faut accepter de changer ses modes de vie, accepter de laisser un peu de côté cette beauté des maisons en bois pour se dire et bien si nous voulons continuer à habiter sur ces endroits qui sont des endroits à risque comme ça s'est fait dans le passé Il y a des gens qui habitent près du vésu.

Bon bah assumons cela. Mais alors on a plus des maisons en bois à côté de pain. Il y a une monoculture.

C'est très beau le pain. Moi j'adore le vert et le bleu du Capfer Ferrayet. Mais ce n'est pas possible dans un dans ce nouveau climat.

Nous sommes en guerre contre le changement climatique que nous avons nous-mêmes nourri du fait de de nos activités humaines et quelque part de notre démesure, de notre brise pour en revenir à nos amis Grecs et et et à des notions peut-être plus philosophiques. Mais enfin est-ce que vraiment la nature des arbres c'est ce qui vient tout suite en jeu ? un combustible.

Vous voyez les pains qui sont très beaux. Encore une fois, il y a il y a quelque chose de terrible et de tragique dans entre voyez la dualité entre cette beauté de ce paysage et malheureusement c'est pas du tout adapté au nouveau climat que nous avons. Donc des pains et ça monsieur monsieur mon commandant je crois voilà euh vous le savez parfaitement.

En fait, ce sont comme des grenades quand les les pommes de pain sont enflammées. Donc on est en fait dans un dans un dans un cocktail complètement explosif et c'est une forme de maladaptation. C'est absolument magnifique mais c'est tragique parce que cette beauté-là, elle ne convient plus dans le nouveau climat et j'ai beaucoup de tristesse à le dire.

Comque ça ça complique justement la nature des arbres ? En fait, l'essence des arbres va potentiellement chaque arbre, on va dire pour faire très simple, chaque type d'arbre a sa réaction au feu. Certains arbres sont forcément beaucoup plus dégagent beaucoup plus d'énergie, sont beaucoup plus grands, beaucoup plus hauts et vont du coup occasionner plus de difficultés.

Donc très concrètement, évidemment que l'essence de l'arbre euh va faire euh va faire euh va différencier finalement le résultat de l'ext enfin de de de la source d'inition et de ce que ça va provoquer dans l'environnement immédiat. Oui. Ripsé Méorcian.

Oui. Alors moi, je voulais rebondir sur l'éducation mais aussi sur le futur, sur ce qu'on pourrait faire en fait dans le futur pour justement nous adapter et comment est-ce que nous ne pouvons pas en fait revenir aux mêmes pratiques. Nous ne pouvons pas continuer comme si rien s'était passé cette année.

Et dans le futur en fait, c'est probablement imaginer une autre façon de vivre les territoires. On parle beaucoup d'habitabilité des territoires. C'est aussi une autre manière de les aborder.

C'est une autre manière de d'imaginer les projets qu'on va construire. peut-être financer plus de projets qui sont en faveur de la transition écologique, euh faire euh des projets qui sont euh fondés sur la nature, euh remettre des zones humides euh en place, restaurer la nature. Et ça c'est quelque chose qui est fondamental parce qu'aujourd'hui on est extrêmement à la fois choqué, peiné et on pense effectivement à la fois aux pompiers qui sont en train de lutter et à toutes ces personnes qui sont en train de laisser leur maison, leur domicile.

Mais il y a un demain dans lequel il faudra probablement imaginer quelque chose ensemble, imaginer une autre manière d'habiter les territoires. Justement euh parlons de ces évacuations puisque plusieurs communes autour de Bordeaux euh vont être évacuées ou sont d'ors et déjà évacuées. Écoutez, la préfette de Gironde à ce sujet.

Il nous faut ensemble aller vite. C'est pourquoi je demande aux habitants, aux habitantes, aux résidents, aux touristes, à ceux qui aujourd'hui sont se trouvent dans notre département de Gironde et dans certaines communes, je vais y revenir d'évacuer, mais j'insiste d'évacuer dans l'ordre et avec méthode. C'est précisément cette méthode qui a fait ses preuves depuis 3 jours puisqu'elle nous a permis avec l'aide des policiers, avec l'aide des gendarmes de mettre à l'abri personnes en 3 jours, y compris la nuit dans le calme.

C'est vrai que c'est très dur de d'expliquer aux gens pourquoi ils doivent évacuer, mais cette anticipation, elle est vraiment primordiale, commandant. Oui et je comprends et on comprend toutes et tous he vraiment la difficulté pour un citoyen, pour une personne, vous, moi, n'importe qui de quitter son habitation, c'est toujours très compliqué ça, il faut pas leur reprocher malheureusement et ce qu'il faut surtout comprendre que c'est primordial, c'est vital pour la survie parce que je le rappelle anticiper, c'est dominer. Si on anticipe pas suffisamment et on fait une évacuation à la hâte en urgence, l'évacuation ne se fera incontestablement pas dans les bonnes conditions.

On est sur et c'est une gestion de flux de personne. Une gestion de flux de personne, ça ne se fait pas entre 5, 10, 15, 20 minutes. Ça se fait au plus tôt puisque quand on le fait au plus tôt, on arrive à évidemment déplacer les personnes, mieux anticiper le leur réception, mieux anticiper la zone de confort et cetera.

Et finalement, juste pour rebondir sur le sujet aussi, c'est aussi révélateur de notre profondeur opérationnelle sur le territoire national. On a évidemment un système qui dispose qui a des vulnérabilités comme tout système de secours euh à l'étranger comme en France à l'international. Mais vous dire malgré tout que et c'est ce qui se passe au fur et à mesure, vous allez voir qu'au fur et à mesure de la soirée, de nouvelles modalités vont commencer à monter crchendo en terme de réponse opérationnelle.

On parlait du génie vous juste pour historiquement vous dire que on va revenir du travail de SAP. les le les militaires du génie que vous connaissez qui sont surtout faits pour faire du travail de génie militaire dans un contexte d'opération extérieure où sont des conflits de haute intensité vont venir ici revenir sur les fonds motos du sapeur pompier. Le travail de sap c'est quoi ?

C'est retirer ce fameux combustible que je vous disais jusqu'à sa à sa à sa surface minérale jusqu'à la à la terre qui ne brûle pas pour faire cette part du feu comme vous me demandiez tout à l'heure et qui finalement en fait on revient à nos fondamentaux on revient des à des mécanismes qui sont des mécanismes existants qui ont été éprouvés. l'armée a l'habitude de partir dans un contexte opérationnel de haute intensité. Ils pourront bien évidemment nous aider sur un contexte dégradé qu'on connaît actuellement.

Et finalement vous dire que au fur et à mesure là, vous allez voir que parce que c'est ce feu après en amplitude et que les moyens qui sont montés créchendo depuis les derniers jours ont tenté de de s'adapter et de et de de frapper le feu de la meilleure manière qu'il soit, finalement, on a dû réévaluer cette réponse et aller chercher toujours plus loin avec une coopération. Ça ne dit pas que on est parfait, ça ne dit pas qu'on est optimal, ils subissent des vulnérabilités, il y aura un travail de retour d'expérience sur ce sujet-là. Mais malgré tout aussi passer un petit peu ce message dans un contexte qui est quand même anxiogène.

On voit des images passer, des fumées, on parle d'évacuation. Puis la préfet de Géronde qui dit "Bon, c'est pas encore Bordeaux mais clairement le vent pousse vers Bordeaux". Parce que le rôle d'une directrice d'opération de secours, c'est de de parler du scénario et si elle en parle, c'est qu'elle a c'est qu'elle y a pensé.

Si elle y a pensé, c'est qu'elle est dans un mécanisme d'anticipation. C'est évidemment ce qu'on demande à à un directeur des opérations de secours, conseillé par un commandant des opérations de secours. Donc dès lors qu'on sait que Bordeaux est potentiellement menacé, on va pas attendre le dernier moment pour pouvoir le défendre. et vous dire du coup que finalement Crchendo, on va commencer à répondre et ça fait partie de ce cette méthode de raisonnement tactique avec désormais l'emploi beaucoup plus vaste des moyens militaires qui étaient déjà employés au moment où je vous parlais et bien précédemment par un mécanisme ce ce protocole Faistos qui est un protocole de coopération militarocivile.

Parce que il y a également ce risque, c'est-à-dire qu'avec les canicules, avec les épisodes de chaleur qu'on qu'on a vécu, il y a la [raclement de gorge] sécheresse du terrain euh qui qui rend extrêmement compliqué ces opérations. Tout à fait. Tout à fait.

On est dans une séquence en fait qui qui aggrave la la situation et c'est à la fois une une fatigue de la population, c'est une fatigue de tous les gens qui qui travaillent qui qui sont en fait dans la gestion des opérations. Et cette situation de sécheresse si elle devait continuer en tout cas va finir par nous poser de de de nouveaux problèmes et elle risque malheureusement de de continuer hein. Donc il fa préparer.

Elle risque de continuer. Nous ne sommes que le 28 juillet. Météo France annonce potentiellement une 4e vague de chaleur dès mardis prochain.

Donc autant le savoir hein justement pour anticiper et ne pas être anxieux. Mais OK, on sait que on sait que c'est difficile et on y fait face et on est inspiré par nos sapeurs pompiers courageux même héroïques. Franchement faut bien le dire.

On a des sapeurs pompiers, une armée aussi qui est je trouve que c'est effectivement très rassurant de vous avoir et d'avoir l'armée aussi au côté de de la population et euh et pour l'an prochain et pour les années d'après, il faut aussi se préparer puisque comme vous avez pu le dire dans un climat qui change et en atténuant pas suffisamment nos émissions de gaz à effet de serre au niveau global, on s'achemine vers un changement climatique plus intense avec malheureusement des feux plus potentiellement plus fréquents puisque on aura aura davantage de canicules, donc davantage de sécheresse et donc des conditions plus probes à des feux de ce type. Sauf si nous prenons les bonnes décisions pour nous adapter, pour aider nos nos héros du feu. Donc en limitant si vous voulez la casse, en allumant aucun feu.

Les pompiers, je sais qu'il distribuent aussi c'est alors c'est ça peut paraître une petite goutte d'eau mais comme le colibri. Cendrier portatif. Voilà, des cendriers portatifs peut-être qu'il faudrait stratégique.

Voilà, vous je crois que vous les distribuez gratuitement par exemple la fédération pendant nationale des sports publicés de France le le distribue ses cendriers lors du Tour de France c'est finalement un petit matériel mais qui contribue à des grands résultats parce que ça part souvent d'un Mego, pas tout le temps. Les statistiques néanmoins en parlent mais on est quand même d'un MGO en fait un cendrier un geste simple peut éviter un résultat qui est aussi conséquent. Comment se passent ces évacuations ? regarder comment ça s'est passé du ceté de lèche Capfer tout à l'heure puisque autour de Bordeaux, c'est exactement comme cela que la procédure va se dérouler.

Regardez, il faut évacuer. Il faut c'est à nord de la préfecture, il faut évacuer. D'accord.

Le feu progresse. La route est safe. D'accord.

Par contre, il faut partir. Rester ici, c'est de plus en plus dangereux. Tellement ça.

Vous disiez c'est tellement ça, commandant. Ou bien sûr. C'est c'est exactement la situation en fait.

On va devoir aller chez les gens et leur expliquer qu'il faut évacuer. Mais en fait les gens ils sont très bien chez eux et comme ils ne voi pas le feu et les fumées ils sont pragmatiques, il se dit "Mais attendez, vous m'évacuez, moi je me sens pas en danger." En fait, c'est cette volonté de rester dans ses habitudes.

Non, il faut écouter les autorités. C'est vraiment très important. Je je leur jette pas la pierre parce que vraiment enfin je pense que oui, abandonner sa maison et cetera.

écu des personnes tout pompier qui qui a fait des missions sur 110 des fois on met en sécurité des personnes bon bah soit nous engueule soit elle nous dit explique que finalement elles se sentent pas en danger donc elles veulent rester d'abord elles vous engueulent mais mais pas toutes il y en a qui nous écoutent très bien et la forte majorité d'ailleurs c'est vraiment le sujet la forte majorité des personnes évacuées écoutent mais c'est tout l'intérêt quand on demande d'évacuer il faut évacuer c'est surtout ce qu'il faut retenir et justement est-ce que quand il y a des résistances à ces évacuations vous faites quoi alors nous ça confié on demande d'évacuer on tente d'évacuer Après c'est la force publique et c'est évidemment les forces de l'or qui prennent lead. Alors quand je dis force publique, c'est pas tout de suite l'emploi de la violence, loin de là, mais c'est l'emploi de de moyen de négociation. On expliqué que là le le on a il y a un arrêté d'évacuation, il y a un ordre qui est donné par le préfet.

En fait, quand il y a un ordre, on l'exécute et on explique que c'est surtout pour la survie de la personne. L'idée, c'est pas de rentrer en conflit avec la population, loin de là. L'idée, c'est de protéger la population.

Et je pense et c'est très clairement les chiffres nous le disent aussi, on est sur une forte majorité, on voit les images, les gens ne sont pas bêtes. Vo voilà, c'est juste que par mécan risque des fois, on a tendance à avoir des des réactions particulières. Maintenant, en fait, quand on vient quand un spécialiste vient vous dire il faut évacuer, il faut évacuer.

Et c'est et c'est souvent une effectivement une méconnaissance et une perception, une perception erronée du risque qui fait qu'on peut avoir des gens qui s'enferment chez eux et qui se disent "Bah non, mais finalement ça ne va pas arriver." Et effectivement, on peut voir des morts arrivé comme ça et on l'a vu notamment lors de la tempête Xintia par exemple, des personnes qui n'ont pas évacuer et qui ont qui ont décédé. Justement ces habitations qu'on voit sur ces images, Patrick Colombel, est-ce que ça prend vie de feu ?

Alors comme ça a priori ça a l'air d'être un truc endur mais je suis pas sur place, je suis incapable de vous répondre de manière précise. Euh c'est clair que si c'est des constructions en parpin, bah ça tiendra quand même un peu mieux. Par contre, si la couverture, ben s'il y a des braces qui vont aller là-dessous, elle va se mettre à flamber et puis et puis derrière ça va s'effondrer et puis c'est des écartements de mur.

C'est des choses qu'on a vu un certain nombre de scénarios comme ça. Et encore, c'est les maisons qui supportent le mieux. Après vous avez des statures bois, bon bah ça s'effondre.

Euh il y a enfin dire ça brûle et il y a plus rien. Ça on a on est habitué à ces scénarios là. C'est c'est des choses assez classiques parce qu'on a pas 40 typologies de construction.

J'ai envie de de réagir aussi sur les moyens de communication parce que ça c'est pour moi c'est un sujet fondamental et je repense à mes à mes potes de les radio amateurs qui sont qui sont des gens qui existent he il y a quand même toute une communauté de gens qui ont tout le matériel qui sont prêts à servir qui seraient prêts à à qui sont prêts à à diffuser des des messages et et être là justement quand il y a plus le réseau téléphonique quand il y a pu vous savez les radioamateurs, ils attendent le crash le crash électrique pour être pour être à disposition. D'ailleurs, ils se préparent avec ils sont dans les centres de crise et compagnie hein parce que ça c'est quand même une chose quand même relativement importante. Aujourd'hui, on parle, on est en train de faire un futur avec des satellites partout. quand on voit ce que Starling est en train d'essayer de faire, de mettre le téléphone qui est là là avec un satellite et euh peut-être qu' aussi on va peut-être revenir sur des fondamentaux qui sont des bonnes VHF comme on les pompiers et compagnies pour pouvoir discuter, pourir communiquer, pour émettre sur des fréquences qu'on pourrait entendre et pour émettre des des messages qui seraient avec des petits posts radio un petit peu comme votre votre cendrier qui est là.

Voilà, c'est le même principe qu'il faudrait avoir qu'il soit dans lesquit de survie, qu'on puisse l'utiliser. Moi, je pense que la force de la société civile et d'une fois encore de tout le réseau des radioamateurs qui existe en France et je pense au ref, c'est tout à fait tout à fait envisageable de travailler avec aussi des gens comme ça pour prévenir, pour expliquer avec un maillage qui existe tout territoire national de manière assez impressionnante. Justement, la préfette de Gironde s'est exprimée tout à l'heure en disant que réellement le feu prenait la direction de Bordeaux et que certaines communes autour de Bordeaux commençaient à être évacué.

Écoutez, la dimension de l'incendie a changé en fin d'après-midi. En effet, cet incendie avec lequel nous vivons, contre lequel nous luttons ici en Giron depuis 3 jours après une ampleur inédite. Actuellement, cet incendie est poussé par un vent d'ouest soutenu et il se dirige vers l'est du département et vers la métropole Bordelaise.

Nous sommes en direct avec le maire de Bordeaux, Thomas Casnav. Bonsoir à vous. Merci d'être en direct sur LCI.

Nous avons entendu ces propos de la préfette de Gironde notamment sur ce feu qui se diriger notamment vers votre commune. Quel est votre message déjà ce soir pour les Bordelais ? Euh d'abord dire aux Bordelaises et au Bordelais qui sont moi dans un parfois un épé brouillard de fumée que il ne s'agit pas d'un feu qui serait aux portes de Bordeaux. c'est bien les fumées issues des incendies plus loin qui arrivent sur la ville.

Donc je veux d'abord les rassurer sur le fait qu'il n'y a pas d'incendie aux portes de la ville. En revanche, vous l'avez dit, le l'incendie se dirige vers la métropole de Bordeaux et nous avons préparé nous préparons l'évacuation de trois communes de la métropole de Bordeaux qui représentent entre 50 et 60000 personnes. Nous y sommes préparés puisque ça fait plusieurs jours qu'on a notamment préparé un site dans cette perspective au parc des expositions pour accueillir celles et ceux qui n'auraient pas de lieu de repli après une décision d'évacuation.

C'est le parc des expositions de Bordeaux. Nous avons déjà 400 personnes. Il y a de quoi manger, de quoi dormir, de quoi euh être prise en charge aussi par une équipe médicale, des volontaires, des professionnels à la bien aussi celles et ceux qui seraient amenés à être évacués dans les prochaines heures, qu'il y a un lieu pour eux si ils n'ont pas d'autres lieu où aller.

Ça c'est pour moi la priorité de ne laisser personne sur le bord le bord du chemin. Donc on s'est préparé depuis plusieurs jours. C'est ce que nous avons fait notamment avec après l'évacuation des campings du du Cap Ferré où on a accueilli pas mal de touristes qui sont venus se mettre à l'abri, se reposer avant de avant de repartir.

Et là je suis avec l'ensemble des services de la métropole puisque nous avons déclenché le plan de sauvegarde de la métropole qui permet de mobiliser tous les moyens de la métropole au service des communes concernées. C'est-à-dire, nous rappelons des agents qui certains étaient en congé pour être complètement en soutien des maires qui sont concernés, des moyens de mobilité, des moyens de protection, de mise à l'abri. Donc on se met complètement en ordre de marche pour faire face à une évacuation sur une partie de la métropole.

Quels sont les critères Thomas Casnav qui pourraient conduire à à prendre des mesures supplémentaires dans votre commune ? Alors, dans ma commune s'agissant de Bordeaux, euh ce n'est pas d'actualité. Aujourd'hui, ce sont trois communes [grognement] périphérique en lisière de forêt.

Donc, c'est un massif forestier. Effectivement, le le le feu est très rapide, très très puissant et pour l'instant, il ne s'agit pas d'évacuer Bordeaux. Je tiens à le dire, le feu est loin de Bordeaux. les services de de des pardon des services de secours, les services des pompiers, de la gendarmerie, de la police de l'État qui vont être renforcés par l'armée qui va donner main forte vont tout faire pour euh maintenir le feu à l'extérieur.

Bon euh voilà, donc on n'est pas dans cette situation. Notre priorité, ma priorité comme président de de Bordeaux Métropole, c'est m'assurer que les notamment les communes concernées par une perspective d'évacuation, ben tout ça se passe comme ça s'est toujours passé autour du bassincachon dans l'ordre. de matière méthodique en protégeant en protégeant euh les habitants.

C'est ce que nous c'est ce que nous faisons euh maintenant depuis euh plusieurs jours et plusieurs heures où nous intensifions notre mobilisation. Est-ce que vous savez combien de personnes vont se rendre à Bordeaux pour être protégé justement ? Alors euh les les évacuations, les trois communes dont il dont il serait question pour l'évacuation, c'est entre 40 et 50000.

La plupart, moi je l'ai observé notamment pour celles et ceux qui ont été évacués sur le bassin d'Arcachon, se replient vers euh des proches, la famille, des amis euh et toutes celles et ceux qui n'ont pas cette optionlà doivent pouvoir être accueillis. Nous accueillons de plus en plus de monde au parc des expositions, certains anticipant d'ailleurs, je crois, les mesures les les mesures d'évacuation qui pourraient être déclenché sous peu par par la préfète de la de la de la Gironde. Mais nous sommes au parc des expositions, nous pouvons accueillir 1000, 2000, 3000 personnes.

C'est un vaste hall bien équipé qui nous permettra de faire face à toutes celles et ceux qui se retrouveraient dans la difficulté. Est-ce que vous attendez ces renforts de la sécurité civile pour les communes avoisinantes justement ? Thomas Casnav, Emmanuel Macron, on a parl on en a parlé ce soir.

Oui, il y a il y a un enjeu quand on organise des évacuations de cette ampleur, c'est notamment la circulation, la mise en sécurité. Ça c'est très important. Si un moment il y a des vagues euh d'évacuation, on est en milieu urbain, en lisière de forêt de forêt pardon, mais en milieu urbain.

Donc là, c'est l'idée de bien sécuriser les déplacements, c'est sécuriser la circulation, s'assurer que ça s'écoule correctement. Donc ce sont des qui seront je crois très utiles et puis utiles pour lutter contre le feu et le mettre en échec particulièrement virulent, je crois dans sa puissance. C'est ce qu'aura dit la préfette, le ministre de l'intérieur et on peut l'observer ici à Bordeaux et sur la métropole.

Merci Thomas Casnav d'avoir été en direct avec nous. Je vous souhaite beaucoup de courage pour ce soir également et toutes les opérations qui sont sur le terrain pour toutes les équipes de de secours commandant. On en parlait tout à l'heure, c'est-à-dire qu'il y a toute un une logistique qui a été mise en place ce soir.

Exactement. Et c'est ce que expliquait le le le maire de Bordeaux qui est un directeur des enfin c'est un directeur des opérations de secours en sa qualité et qui a la charge de de la protection des populations dans sa commune et et en fait finalement on est sur un mécanisme de réponse de la sécurité civile de la protection des populations qui s'active et finalement qui qui respecte un protocole qui est déjà utilisé au quotidien à plus faible envergure mais finalement au moment où on se parle là on est sur un travail toujours d'anticipation et c'est ce qui a été bien précisé on est bien sur trois communes périphériques. Pourquoi ces communes en particulières ?

Parce qu'il y a un massif forestier. Ce mastique forestier, on parlait d'essence d'arbres et cetera, c'est euh de l'obène pour le feu. Il a de quoi manger.

S'il a de quoi manger, forcément, il va progresser. Donc on sait que ces trois communesl sont vulnérables de par leur proximité avec un espace naturel fourni et optimisé pour la propagation du feu. Donc finalement bien se dire que chaque commune et ça je je laisserai la parole à la spécialiste mais chaque commune dispose d'un protocole de sécurité et nous on est aussi tout à fait en circuit court avec le maire parce que les moyens de la sécurité civile vont devoir venir épauler les moyens logistiques des communes et cetera pour assurer toujours la même mission protéger les personnes, les animaux les biens puis l'environnement.

Et tacian justement quels sont ces protocoles mis en place ? Bien, chaque chaque commune en France en fonction de ces risques doit faire un plan communel de sauvegarde. Ce plan commun sauvegarde c'est une analyse des risques sur le terrain.

Quels sont les risques des par lesquels est concerné la commune ? Qu'est-ce qu'elle doit mettre en place comme moyen de réponse le case échéant ? Comment est-ce qu'elle réduit le risque au maximum ?

Et effectivement quand il y a quelque chose qui se déclenche, la mairie a prépositionné des moyens. Aujourd'hui, ce sont les métropoles, les intercommunalités qui doivent aussi le faire. Depuis la loi maîtresse de euh de 2021, toutes les intercommunalités de France dans lesquelles il y a une commune qui a des risques doivent en fait faire un plan intercommunel de sauvegarde.

Toutes les communes de cette intercommunalité doivent avoir un plan communal de sauvegarde et ça c'est une nouveauté. C'est quelque chose qui est très important parce qu'il y a une mutualisation des moyens. il y a une un prépositionnement des moyens et quand il se passe quelque chose et on l'a vu euh que ces plans de communaux de sauvegarde en fait ont permis une planification à la fois de la réponse mais aussi ont permis de travailler sur des scénarios et les incendies en gérantes font partie de de ces scénarios sur lesquels on a travaillé justement le Capfer Ferré qui est justement le centre l'épicentre de de là où ça se passe ce soir on sera avec Lilou qui est saisonnière au Cap Ferré qui a été évacué vers 4h30 du matin.

On vous reprendra dans un instant. Lilou, merci d'être en direct avec nous. On va prendre d'abord la direction de Beauaveau pour vous retrouver Mathieu Desmoulin puisque la cellule de crise interministérielle est en cours à l'heure actuelle.

Oui, une réunion convoquée à la dernière minute à la demande du chef de l'État, Emmanuel Macron, fait savoir son entourage ce soir et présidé par le Premier ministre Sébastien Lecnu, début à à 22h tout à l'heure avec autour de la table en physique ou en visioconférence dans cette réunion a été annoncée à la dernière minute. Cinq membres du gouvernement. la ministre de l'environnement, par exemple, le ministre de l'intérieur bien évidemment, mais aussi la ministre des armées.

Pourquoi la représentante des armées ? Tout simplement parce que c'est la nouveauté de ce soir annoncée par Laurent Nugès. Les armées, notamment des forces du génie militaire vont être déployées en Gironde pour prêter main fortes aux soldats du feu qui sont déployés au sol.

Des génies militaires qui sont spécialisés notamment dans le secours aux populations, mais aussi [musique] qui vont pouvoir aider un certain nombre de sapeurs pompiers. a du franchissement à avancer beaucoup plus facilement dans ce brasier qui menace à l'heure actuelle une partie de la métropole de Bordeaux avec des chiffres qui donnent le tourni à un certain nombre de participants avec lesquels on a pu échanger et qui sont ce soir autour de la table. On le rappelle, au moins 141000 personnes qui sont évacuées ce soir.

Le chiffre pourrait encore grimper dans les heures qui viennent. 50 sapeurs pompiers dont 10 blessés dont 10 qui sont hospitalisés. et euh un résumé euh finalement d'une conseillère ministérielle avec laquelle j'ai changé euh il y a quelques minutes.

Nous sommes en guerre. Merci Mathieu Desmoulin euh pour toutes ces précisions avec Emmalicage qui vous accompagne devant Beauvu. On reviendra vers vous pour savoir euh ce qu'il ressort de cette crise de cette cellule de crise interministérielle. euh commandant euh ces petits cadimala, c'est vrai qu'il y a une réelle euh aide de la part de l'armée à l'heure actuelle euh qui peut vous servir sur le terrain ?

Bien sûr, c'est plus d'hommes, plus de technicité, c'est une nouvelle boîte à outil qui va venir et c'est prévu hein, c'est un mécanisme, je parlais vraiment de souvent de profondeur opérationnelle, c'est en fait plusieurs étages qui vont venir se s'adjoindre dès lors qu'on a en fait dès lors que nos réponses par étage ne suffisent plus. justement l'armée va pouvoir déjà sa capacité de projection, sa sa capacité de de réaction rapide, sa disponibilité humaine et surtout la manipulation de matériel qui permettront d'aller en fait combattre ce feu puisqu'on est sur des du matériel de combat en fait on va pouvoir créer des accès. Le génie par définition seront les mettre en la matière.

Ils vont pouvoir vous créer des des accès dans des massifers, dans des accès qui sont dégradés à moyen de bulldoer, de moyens de de sap. Je je le rappelle hein, mais là on va voir des sapeurs du génie qui sont euh des personnels qui vont être en mesure de travailler le terrain pour justement casser le combustible. Pourquoi ?

Parce que gardez toujours à l'esprit que un feu c'est un triangle, c'est un comburant, l'air, le feu, il a besoin de respirer. Un combustible, la matière à brûler et ensuite l'énergie d'activation qui est la chaleur. Et ben on on systématiquement de tout contrefeu de forêt, c'est attaqué un de ces un ces éléments du triangle.

Soit on y coupe l'air, très compliqué sur un feu de forêt puisqu'on a l'air libre, soit on y on attaque euh son son combustible via la part du feu ou brûler des éléments permettant ainsi de ne plus avoir de combustible à brûler puisque c'est déjà brûlé ou sinon on va venir travailler sur l'énergie d'activation. Mais vous dire que finalement cette aide de l'armée, elle sera faite d'abord sur terre, elle est déjà faite dans les airs. On parle beaucoup d' 400 m mais il y a déjà des hélicoptères de l'armée qui quiorte des sapeurs sauveteurs notamment la brigade des militaires de la sécurité civile pour aller directement sur des flancs inaccessibles permettant ainsi de travailler sur des sur des flancs virulents mais avec des personnes parce que on parle beaucoup de de moyen rien et c'est évidemment une force de frappe qu'on a en France.

Les Canadaires sont le fleur de cette lutte contre contre les feux de forêt mais il y a aussi les dash et cetera. Des fois quand c'est pas efficace, il faut en revenir aux fondamentaux. Les fondamentaux, c'est du travail manuel de sap au contact.

Et je me permettre de rebondir sur les plus de 50 sapur blessés. Vous dire à quel point justement c'est un travail qui est érintant. Les sapeurs sauf les sapeurs pompiers et sapeurs soveteurs potentiellement blessés sont des personnels qui en fait déjà ont risqué leur vie, ont oublié un petit peu leur leur confort physique au profit de la mission parce qu'on est sur des missions qui sont longues, qui nécessitent une endurance, un mental et une détermination.

On est sur des rotations qui potentiellement au vu de l'intensité du foyer n'est plus forcément adaptée parce qu'on est peut-être sur des 10 heures de travail. 10h de travail aller faire en fait des des un effort physique pendant 10h. Vous allez vite comprendre que à un moment donné votre corps il il vous dit stop.

Donc un besoin de t'hydrater et des fois une mise au repos qui est nécessaire. Donc vous dire que finalement cette guerre on est sur une guerre une guerre au profil de l'environnement au profit des personnes mais qui va nécessiter du coup des moyens supplémentaires permettant ainsi de travailler en en collaboration. Mais je vous rassure des pompiers militaires, on en a déjà.

Vous avez vu un campiers de Paris, c'est une unité militaire. Vous avez des pompiers de Marseille. Vous l'avez peut-être pas vu mais il y avait des marins pompiers.

Bien sûr, la tenue rouge et cetera, vous le voyez, ce sont des marins pompiers de Marseille avec une réelle technicité qui connaissent les feux de forêt et qui sont très bons là-dedans et alors qu'il y a des incendies dans le VAR également. Exactement. Et ben c'est ça aussi et c'est très bien que vous remondiez làdessus, c'est cette profondeur opérationnelle, elle passe aussi par le fait que le risque courant doit continuer à être assuré.

Donc finalement, les renforts qui vont venir ne vont pas forcément toutes et tous venir au profit des feux de forêt. Ils vont venir dans les casernes de Gironde pour que bah madame ou monsieur tout le monde qui fait un malaise dans la rue ou qui fait un malaise et qui a besoin et qui présente une urgence vitale parce que c'est aussi un sujet les saur pompiers de plus en plus parce qu'ils répondent présent bah à un moment donné en fait on les emploie et pas forcément tout le temps dans l'émission d'urgence vitale. Forcément for de ce constat là et ben on a une sursollicitation de nos pompiers sur du risque courant et alors que notre mission exclusive reste le feu.

On vient et c'est 80 % de nos missions et on continuera à le faire et c'est notre mission de partir aussi en ambulance mais notre mission exclusive c'est l'incendie. Vous dire finalement que cette coopération permet d'avoir cette continuité des secours priorité au au terrain puisque une de nos équipes est du côté de Biscaros entre Biscaros et Parentis. Vous êtes sur place Gaspar Bunel avec Julie Janus.

Justement on voit derrière vous ces flammes. Qu'en est-il ? Le feu se rapproche.

On le voit également sur ces images. Et qu'en est-il de la situation ? Où est-ce que vous vous trouvez exactement ?

Exactement, on est entre Parentis et Biscaros. Regardez derrière moi sur les images de Julie Janus, ce feu qui est en train de se déplacer à gauche de cette route. On est sur le secteur de Biscaros.

Le feu a fait une reprise à cause du vent. Le vent a emmené plusieurs braises qui ont déclenché ce feu impressionnant que vous voyez sur les images de Julie Janus. Les pompiers sont surmobilisés.

Ce sont des pompiers de parent qui font tout pour garder ce feu de forêt du côté de Biscaros. Parce qu'il parce que si cet incendie traverse la route, il ira dans une forêt de pain sur la droite de la route et ira tout de suite dans le secteur de parent. On a pu discuter avec des pompiers.

Ce sont des pompiers de parent qui en fait, ils me l'ont dit, nous protégeons nos propres maisons. Ces pompiers habitent juste derrière cette forêt de pain qui est encore n'est pas touchée par les incendies. Mais ils font tout.

Ils sont surmobilisés pour essayer d'empêcher ce feu de passer. Euh les pompiers craignent également une nuit qui pourrait être agitée avec de nombreux orages secs qui pourraient avec la foude créer de nombreux foyers de feu et des reprises de feu. Euh Gaspar, on voit derrière vous les flammes sont extrêmement proches.

Déjà faites attention à vous s'il vous plaît. Et quelles sont les principales difficultés auxquelles les pompiers sont confrontés ce soir ? Alors, première difficulté forcément, c'est le vent euh parce que ces reprises d'incendies ont sont de la faute du vent qui emmène plusieurs braises sur des secteurs qui ne sont pas ravagés par les flammes et qui sont donc très facilement euh en proie aux flammes.

Deuxième difficulté, c'est que les incendies, on on l'a vu, peut faire son propre vent, ce qui rend très difficile la gestion et la maîtrise de ce feu. Enfin, en face de ce feu, de l'autre côté de la route, on le voit, il y a des camions sur positionnés sur la droite qui sont eux en anticipation qui prépare toute saute de feu par la route pour essayer d'empêcher que ce feu aille sur les pains parce que ce sont des pains qui ont 15 20 ans. Et un pompier m'a dit, vous imaginez même pas à quelle rapidité ces pains peuvent brûler.

Est-ce que réellement Gaspar les routes sont encore praticables ce soir ? Alors à Parentis et à Biscarosbourg, il n'y a plus personne sur les routes si ce n'est des voitures de gendarme et des camions comme vous le voyez ici de pompier, les routes ne sont pas praticables et de toute façon en lisière de forêt, on le voit, tout continue de brûler ici. Merci euh Gaspar Bunel et Julie Janus pour ces images impressionnantes euh d'une tristesse infinie si je puis dire.

Euh quand on voit ces flammes autour de cette route, on rappelle également euh que du côté de de la Gironde notamment la départementale 106 a été euh attaquée euh par les flammes. Beaucoup de fumé également sur cette route qui est la route principale hein, on le rappelle commandant qui permet d'évacuer les personnes. Exactement.

C'est tout l'ange de la stratégie de la méthode de raisonnement tactique que doit mettre en œuvre et que met en œuvre évidemment le command. En fait, on défend la population et les animaux mais des fois pour défendre ces populations, ces animaux, les biens et l'environnement, on doit aussi protéger des n stratégiques, les transports. C'est un peu tout l'intérêt de cette interministérialité de la crise.

En fait, on est cette cellule interministré qui ser de crise qui se réunit, elle est là puisque finalement on a des enjeux stratégiques qui touchent au-delà même du ministère de l'intérieur, le ministère des transports, le ministère des transition écologiques et cetera. on est sur de l'environnement, du sociétal, de l'économique et cette autoroute, elle doit évidemment être protégée puisque ça fait partie des des vecteurs d'évacuation euh permettant de passer d'un point A à un point B. Et puis finalement, c'est aussi une limite artificielle qui peut être un point d'appui pour nos sapeurs pompiers et nos sapeurs softeurs qui pourront utiliser cette limite qui forcément en fait une route, il y a pas de gazon dessus, il y a pas d'éléments végétaux donc forcément on essaie de s'appuyer sur ce type de de limite pour pouvoir arrêter le feu à son niveau avant qu'il y ait des sautes de feu. et un des grands ennemis de de de de du pompier et le meilleur ami de de de ces feux sont notamment cette espèce de saut de feu qu'on peut avoir qui est, je le rappelle he ce ce c en fait vous avez des éléments qui brûlent un arbre par exemple une te d'arbrees qui brûle et puis avec le vent vous allez avoir des éléments enflammés qui vont s'envoler de par le vent et qu'on va qui vont se poser dans des endroits qui n'ont pas encore été brûlés créant plusieurs foyers et du coup bah le sapeur fier il passe son temps et le sapeur softeur passe leur ils passent leur temps à courir un peu après le feu.

à se réorganiser, à se réadapter. C'est finalement ce mécanisme d'agilité opérationnelle qui nécessite qu'on puisse systématiquement se réadapter. On va prendre la direction du terrain pour retrouver Baptiste Chartier puisque vous êtes à Biganos à l'heure actuelle à peu près une 1 heure d'Andernos où vous étiez tout à l'heure et vous êtes avec une personne qui est en train d'être évacuée.

Oui, écoutez, vous le voyez derrière moi, les les voitures continuent d'affluer petit à petit vers Bordeaux pour évacuer évacuer ces ces communes et rejoindre Bordeaux, la commune de Bordeaux, la ville de Bordeaux. Et je me trouve justement avec Sylvain qui lui a été évacué. Bonsoir Sylvain.

Est-ce que vous pouvez nous raconter comment ça s'est passé s'il vous plaît ? Euh sur les 16h, j'ai été évacué euh de Andernos. Euh donc je résida euh je me suis réfugié sur l'Anton.

Euh de l'enton évacué donc réfugié sur Audange et là donc au Dange évacué on va se réfugier à Gujan Mestras. On a l'impression que c'est à chaque fois le parcours du combattant pour pouvoir trouver une commune où on peut avoir un petit peu de paix et ne pas être évacué. C'est c'est votre ressenti ce soir ?

Euh tout à fait. Oui, parce que là, on se sent plus en sécurité nulle part, même de l'autre côté, on voit que du côté Biscaros, ouais, on est un peu perdu et surtout beaucoup de complications avec les personnes âgées euh qui sont complètement perdus quoi, qui savent pas où aller. Et heureusement, on a des forces de l'ordre, des services qui sont mis en place exceptionnel quoi.

On voit effectivement les forces de l'ordre qui qui effectuent des barrages ou qui effectuent la circulation à ce moment-là. Mais est-ce que vous pouvez dire un petit mot pour votre habitation ? On sait qu'il y a beaucoup d'inquiétudes hein pour certains habitants.

Est-ce que vous pouvez en dire un petit mot ? Est-ce que vous êtes inquié pour votre habitation ce soir ? Je pense comme tout le monde mais euh je relativise et je me dis que bon ben tant qu'il y a pas mort d'homme, ça reste matériel et donc ce sont les vies humaines qui priment quoi.

Vous avez installé des caméras aussi chez vous que vous vous expliquer ex. Exact. Et ben on peut pas s'empêcher de regarder et de surveiller quoi.

C'est-à-dire que depuis votre téléphone vous observez l'état de votre maison. C'est ça. Tout à fait, tout à fait.

Écoutez, j'end pas grandchose. On vous remercie. Merci beaucoup, Sylvain.

Et on vous souhaite évidemment bon courage pour la suite de votre soirée. Vous l'avez compris, des habitants qui cherchent à évacuer, rejoindre d'autres communes qui elles n'ont pas été évacuées alors que je vous le rappelle, de nombreux pompiers sont encore mobilisés pour venir pour tenter de venir à bout de cet incendie. Merci Baptiste Chartier et Marius Noël pour ces images également puisque nous étions vous étiez à Andernos tout à l'heure Baptiste et c'est vrai que le feu progresse très rapidement et il y a un plan d'évacuation qui est mise en place dans chaque commune.

Oui, il y a des plans d'évacuation qui sont préparés, il y a des plans hors sec qui sont préparés et effectivement en fait chaque commune qui a un PCS doit avoir un plan d'évacuation et ces plans d'évacuation sont mis en œuvre actuellement. Donc euh et c'est ce qui explique aussi que euh on peut euh s'appuyer euh sur elle pour pouvoir euh déclencher euh quand par exemple même la préfet on va décider que c'est telle zone ou telle zone qui va commencer ou qui va euh terminer. Et c'est ce qui est très important, c'est de savoir que aujourd'hui en fait, on travaille sur les plans de communication, enfin sur les plans de pardon d'évacuation de masse et c'est euh on n'imaginait pas que ça arriverait aussi vite.

En fait, on s'était projeté euh à faire des évacuations de masse dans un futur proche, mais peut-être pas aussi rapidement. Et effectivement, il y a une doctrine qui date de 2014 à la direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crise qui prévoit aussi en fait toute la toute la manière d'organiser des évacuations de masse et forcer de constater qu'on est en train de les mettre en œuvre et qu'on va sans doute tirer des leçons pour se préparer à des évacuations futures, aussi bien dans les communes, aussi bien avec la population, aussi bien avec tous les acteurs. des des territoires.

Nous sommes avec Lilou qui est saisonnière au Capfer Ferrer. Bonsoir Lilou. Merci d'être en direct avec nous.

C'est une longue journée pour vous parce que vous avez été évacué à 4h30 ce matin. Oui, tout à fait. Vous pouvez nous raconter comment s'est passé cette évacuation ?

Euh alors moi, pour moi, ça a commencé des 2h30 euh du matin parce que j'ai reçu une première alerte euh qui concernait en fait sur euh les premiers village de du fer euh qui allait jusqu'à Piraillan. Donc en fait, j'ai reçu l'alerte sans être vraiment concerné. Euh en voyant cette alerte, bon forcément ça m'a ça m'a réveillé.

Je me suis permis d'appeler donc une amie qui était concernée pour l'alerter, qui n'avait pas reçu cette alerte pour qu'elle puisse évacuer. Et c'est euh une bonne heure après que j'ai reçu une seconde alerte euh qui demandait du coup l'évacuation du canon, donc village dans lequel je me trouvais. Euh en fait, on savait pas vraiment si on devait prendre des bateaux pour évacuer ou s'il y avait la possibilité encore de prendre la voiture.

Euh moi, j'ai eu la chance d'être plutôt bien entourée par des personnes, par des locaux notamment euh qui m'ont dit que avec les les connaissances qu'ils avaient, je pouvais prendre la voiture et que s'il fallait que je parte, c'était maintenant. Euh c'était un contexte assez particulier, c'était assez anxiogène, même si on était vachement bien entouré par les forces de l'ordre et par les les pompiers. Euh c'était quand même très particulier, un contexte vraiment anxiogène.

Ça faisait un peu apocalyptique quand même. Qu'avez-vous vu au moment de de quitter l'endroit où vous étiez Lilou ? Euh beaucoup de girophares, euh beaucoup de camions dans le sens inverse, euh beaucoup de gens en panique notamment avec des enfants en basage.

Euh même si euh pour le coup l'évacuation, j'ai trouvé que c'est fait euh dans le plus grand calme. Les gens respectaient vachement bien les limitations de vitesse. Il y a pas eu d'accident.

Euh à partir du moment où on s'approchait de lèche capré, en fait, on apercevait vraiment les flammes au-dessus les les signes des arbres. En fait, le ciel était rouge. [grognement] Euh, on pouvait entendre certaines détonations d à certaines bonbonnes de gaz.

Euh, et on avait beaucoup de cendre en fait qui qui tombaiit du ciel qu'en fait on avait une pluie de cendre. Et votre logement de saison était menacé, Lilou ? Euh, alors moi le logement de saison, donc j'étais sur le camping des saisonniers qui est vraiment sur la pointe pointe.

Donc au jour, enfin actuellement, il est pas menacé mais on sait pas si on va avoir la possibilité d'y retourner. récupérer les affaires restants. Euh je sais que c'est une zone qui est actuellement en [raclement de gorge] train d'être un peu dégagée au niveau des arbres par les locaux qui sont restés sur place pour essayer de la protéger au cas où les flammes y accéderaient.

Mais on en sait pas plus. Est-ce que vous avez des nouvelles des locaux avec qui vous avez pu échanger ? Oui oui, j'ai eu pas mal de nouvelles en fait.

J'ai passé toute ma nuit et même enfin toute ma nuit, toute la matinée jusqu'à aujourd'hui mh30 au téléphone avec pas mal de personnes notamment avec des saisonniers pour s'assurer que tout le monde était en sécurité, que tout le monde avait trouvé refuge. On s'est tous retrouvé un peu dispatché parce que beaucoup de personnes avaient donc de la famille ou des amis qui a qui ont pu les héberger. Mais il y a aussi beaucoup de personnes qui n'avaient pas la cette possibilité là et qui ont dû vraiment prendre la route pour rentrer un peu plus loin et dépasser Bordeaux.

Mais moi dans la [raclement de gorge] dans les les connaissances que j'ai eu en tout cas tout le monde est à l'abri actuellement. Quelle image vous reste en tête Lilou ? J'imagine que pour une saisonnière de d'assister à cette situation c'est vraiment un cauchemar.

Bah c'est assez dramatique parce que on avait quand même tous des très bons souvenirs. On passait des moments assez exceptionnels en fait sur ce capé. On devait fêter l'anniversaire d'une copine B là, normalement ce soir au restaurant.

Et en fait, les derniers souvenirs qu'on a, c'est les téléphones des uns des autres, les la panique et en fait ce ciel rouge et en fait cette odeur permanente de fumée qui vous prend à la gorge. Donc c'est un peu je dirais traumatisant dans un certain sens et en fait on espère quand même retrouver le cap ferré qu'on a laissé même si on sait qu'il va y avoir des grosses cicatrices. Vous êtes où actuellement Lilou ?

Là actuellement, moi j'ai la chance d'avoir mes parents qui sont légèrement au sud de Bordeaux. Donc j'ai pu rentrer chez moi. Euh j'ai pu également héberger une copine qui elle est de Lille.

Donc je me suis permise de [raclement de gorge] et l'inviter chez moi pour qu'elle puisse avoir un toit. Donc là tout de suite maintenant on attend de savoir et enfin que va-t-il se passer pour la suite ? Merci Lilou d'avoir témoigné sur LCI.

J'espère que tout va bien se passer du côté de Bordeaux également. pour vous et pour votre sécurité. On va retrouver tout de suite Michel Pola.

Bonsoir à vous Michel. Il y a des moyens aériens qui ont été mobilisé de manière assez conséquente. Est-ce que vous pouvez nous dire quels sont ces moyens aériens et à quoi servent-ils à l'heure actuelle ?

Alors, les moyens rien qui sont mobilisés sont avant tout les moyens de la sécurité civile, les Canadaires, les dash, les hélicoptères, les trackurs, tout ça, ça fait pas mal de matériel mais il se trouve que ce matériel est ne peut pas utilisable d'abord la nuit et deuxièmement qu'il est notoirement insuffisant par rapport à la taille des foyers et au nombre de foyers. On peut dire qu'on a été surpris par le feu par le fait qu'il y a une saturation des moyens par le nombre de foyers, par les foyers multiples. J'ai une pensée au passage pour Sophie Adna, notre astronaute qui en ce moment est en train de survoler la France à bord de la station orbitale internationale.

Elle est partie pour 9 mois au mois de février et là et en ce moment elle doit être en train de voir ces images inouies d'une région de France qui est en train de brûler. Euh sinon en terme de moyens, vous parliez des militaires il y a un instant. Les militaires peuvent apporter beaucoup et je pense notamment au moyen de communication parce que avec le feu, il y a des tas de relais, relais téléphoniques et autres qui sont en train de perdre leur capacité de d'utilisation et les militaires s'ils interviennent vont pouvoir aider les gens de la sécurité civile et tous ceux qui actuellement ont un rôle à jouer, notamment les autorités politiques.

Justement euh Michel euh pourquoi les hélicoptères, les Canadaires, les Dashes euh ne peuvent pas eux seuls éteindre ces feux ? parce que ce sont des moyens complémentaires qui sont adaptés au départ des feux globalement si vous voulez les hélicoptères, les trackurs, tous ces appareils sont faits pour détecter des feux et dès qu'ils les ont détectés pour les euh attaquer alors qu'ils sont encore très faibles et qui sont possibles à éteindre ou en tout cas à amoindrir très rapidement. Un hélicoptère, ça transporte 3 tonnes d'eau ou 2 tonnes d'eau, un trackur, ça transporte 3 tonnes d'eau et ce sont des petites quantités.

Alors, c'est utilisable que de jours et deuxièmement c'est utilisable au début des incendies. Là maintenant, on a affaire dans la région de Biscaros et dans la région de Bordeaux à des feux d'une intensité gigantesque. Et il est évident que les quelques Canadaires dont nous disposons qui sont occupés sur la côte d'Azur et occupés euh sur la côte aquitaine ne suffisent pas même dans la journée, même lorsqu'ils peuvent écoper en mer ce qui est possible évidemment plusieurs fois par heure suffisent pas pour éteindre des feux pareils.

Ce sont des feux d'une dimension considérable. Euh les Australiens connaissent, les Américains connaissent. Je crois que nous on n'a pas vu ça depuis 1949 lorsque la forêt des landes a brûlé en quelques jours.

À l'époque 50000 hectares avaient disparu et on avait organisé les plantations de telle manière qu'il y ait des cloisonnements entre les zones boisées. Et je pense que depuis les arbres ont grandi, que les organisations de cloisonnement ont été un peu mises sur le côté et donc voilà, on se retrouve devant cette situation qui est très largement supérieure à la capacité dont nous disposons en moyen aérien et hélas également en moyen terrestre. Le vent est très fort ce soir Michel.

Quelles conséquences ça va avoir sur les largages ? Alors, les largages peuvent se faire avec des vents relativement forts, jusqu'à 50 60 km/h. Après, ça devient complexe.

D'une part parce que les avions ont du mal à écoper en mer si la mer est grosse. D'autre part parce que les les DH8 par exemple ont du mal à décoller ou à se poser en sécurité si les vents sont forts, turbulents avec des bourasques, des choses comme ça. Donc il y a un moment on dépasse la capacité des moyens aériens qui sont faits pour être utilisés avec des vents et donc des situations météorologiques qu'on va appeler intense mais moyenne.

Là si on a véritablement des fortes bourrasques, moi je suis à 200 km de Bordeaux à l'est et j'ai de l'orage et par moment j'ai des bourasques. Je vois bien que c'est quand même assez fort, assez compliqué et il est évident que peut-être que demain certains moyens ne pourront pas décoller. Pourquoi les moyens aériens justement sont beaucoup plus limités la nuit Michel ?

Alors ils sont limités la nuit pour d'autres raisons. C'est que nous n'avons pas fait le choix il y a de très longues années d'être capable d'utiliser ces moyens la nuit. D'abord parce que les copages en mer la nuit c'est quelque chose qui est très difficile et très risqué.

Et deuxièmement, parce que le pilotage sur des zones en feu avec des avions qui sont pas équipés pour faire du vol de nuit à très basse altitude, c'est quelque chose qui est très dangereux. À la limite, le seul avion qui pourrait faire ça d'une certaine manière, c'est l'erbus A400M qui est actuellement en test, qui lui peut faire du vol de nuit très basse altitude et qui a des moyens de détection infrarouge et des moyens de détection euh très importants. Mais bon, il y en a un seul qui est en test actuellement et évidemment on est très loin d'une, comment dirais-je, de moyen qui pourrait changer la donne. un seul avion de cette catégorie, même si demain ou dans 8 jours, il démontre qu'il est très efficace, ça ne suffira pas face à la dimension des feux auxquels on assiste.

Michel, comment les pilotes coordinent-ils leurs interventions avec les équipes au sol justement dans ces moments-là ? Alors ça c'est la sécurité civile qui coordonne. La sécurité civile a plusieurs PC de coordination.

Elle a même des sousPC de coordination. Et évidemment, elle fixe les objectifs, c'est-à-dire les priorités. Et elle dit à chaque équipage, il faut enfin à chaque équipage ou à chaque groupe d'équipage, il faut attaquer plutôt ici, plutôt là.

On leur donne des coordonnées et des missions. Tantôt c'est avec des missions, des missions avec de l'eau, tantôt c'est des missions avec du retardant. Et c'est la sécurité civile qui coordonne tout ça et qui donc est une sorte de tour de contrôle des avions qui attaquent le feu.

Est-ce qu'il des hélicoptères ? Euh Michel Pola est-ce qu'il existe euh d'autres moyens euh que l'innovation nous nous permet ? C'est-à-dire peut-être des drones, des choses avec l'intelligence artificielle qui pourrai aider à l'avenir à maîtriser ces feux-là ?

Alors en matière de drone aujourd'hui il n'y a rien qui existe qui pourrait euh apporter un support important. Sinon pendant la journée, faire de la détection de départ de feu parce que c'est très important de faire de la détection de départ de feu. Mais là, comme on vous l'a dit avec des feux pareils, il y a des escarbèches qui partent un peu partout, des feux qui démarrent dans tous les coins.

Donc quelque part, ça dépasse de toute façon les capacités des moyens au sol. Deuxièmement, est-ce que on pourrait avoir des moyens beaucoup plus importants et beaucoup plus efficaces ? Alors, c'est vrai que dans certains pays comme aux États-Unis, comme en Australie, on utilise des gros avions de ligne.

Les Américains ont fait voler même un Boeing 747 bombardier d'eau. Ils font voler régulièrement des DC10 et des Boeing 737 comme les Australiens. Et c'est vrai que nous on n'est jamais arrivé à envisager d'utiliser des moyens de cette dimension sans compter le coût parce que ça a un coûpt qui est très important et ce c'est des choses qui seraient destinées à servir peut-être une fois tous les 10 ans, tous les 20 ans, tous les 30 ans.

Et donc aujourd'hui, on n' jamais pensé qu'on aurait à faire à des feux de telle intensité et à se préparer à utiliser de mois par an des moyens aussi coûteux. Merci Michel Polaco pour toutes ces précisions ce soir. Muniam Stéphaoui vous vous disiez tous les 10 ans, tous les 30 ans mais plus vraiment en fait on n plus dans cette catégorie là.

Tout à fait. Vous avez raison Margo Hadad, pas dans un climat qui change. Vous parlez tout à l'heure de la période de retour des conditions pour de tels feu qui était de 1 tous les 30 ans dans un climat non affecté par le changement climatique et puis de 1 tous les 13 ans un climat affecté par le réchauffement climatique.

Et là, on se rend compte qu'on a eu et on va faire des tests plus spécifiques, mais là en 4 ans, vous voyez, on a un feu qui est encore plus fort que celui de 2022. Donc à mon avis mettre utiliser c'est ce type de moyen que que nos amis américains mettent en œuvre, par exemple des avions civiles qu'on pourrait peut-être mettre en commun avec nos partenaires européens, que sais-je, ça pourrait quand même s'avérer pertinent. On va prendre la direction de Bova pour vous retrouver Mathieu Desmoulin puisque une cellule de crise interministérielle est en train de se dérouler en ce moment.

Oui, il semble qu'elle soit en train de toucher à sa fin si l'on en juge par le nombre de voitures immatriculées au nom du gouvernement qui sont en train de franchir en ce moment même les grilles de Bovau. Ce qui signifie que cette réunion de la cellule interministérielle de crise a duré près d'une heure et3 sous les gides du premier ministre Sébastien Lecornu au côté bien sûr du locataire de la place Beauaveau, Laurent Nunè et avec autour de la table également un certain nombre de membres du gouvernement en première ligne face à la gestion de ces feux, la ministre des armées notamment dont il a été annoncé ce soir que des militaires allaient être déployés en Gironde pour venir appuyer épauler les soldats du feu qui combattent sans relâche ce brasiier des militaires notamment du génie qui sont spécialisés dans le franchissement en terrain compliqué mais aussi au secours en population et puis cette réunion interministérielle de crise ça a aussi été l'occasion pour le gouvernement de faire le point avec les préfets de Gironde des Landes réunis en visioconférence sur les évacuations qui sont en cours. On rappelle ce chiffre annoncé par Laurent Nè tout à l'heure au journal de TF1. 141000 personnes évacuées.

Le chiffre pourrait encore grimper dans les prochaines heures avec de nouvelles évacuations annoncées ce soir notamment dans les landes. Merci Mathieu Desmoulins et à Amalic Cage qui vous accompagne. reviendra vous voir dès que cette réunion sera terminée puisque si vous nous rejoignez l'été via au cauchemar ce soir des incendies hors de contrôle ravage le sud-ouest de la France notamment en Giron dans les landes mais également dans le Var où il y a eu des reprises de feu même dès ce soir la départementale 106 a a pris feu également avec des pompiers qui redoutaient le pire autour de cette route justement qui est primordiale pour les évacuations à Patrick Colombel Oui. les évacuations, ça on commence à être des chiffres qui sont ça devient colossal parce que 151000 personnes, ça c'est l'équivalent de la population d'Amien.

Amien, c'est une grande ville, hein. C'est c'est alors évidemment c'est pas les gens, ils viennent pas tous du même endroit et ça va s'étaler, mais ça veut dire que c'est des problèmes logistiques qui sont considérables, des problèmes d'évacuation, de sécurisation pour toutes ces populations qui sont absolument pas neutres et qui commencent à être dans un dans des proportions qui sont celles de catastrophe. C'est-à-dire, on est on est sur une échelle d'évacuation de catastrophe.

Là, on est sur on a passé un cap cet après-midi, on était on était moi je suis arrivé, c'était 35000 ou euh c'est commencé à fazer du monde et là c'est quand même c'est quand même beaucoup plus quoi. Et et là on est sur des chiffres qui sont quand même colossaux. Donc ça va demander de la part des des moyens de l'État et des municipalités qui vont accueillir du monde.

Mais aussi il y a des gens qui vont partir chez eux, il y a des gens qui vont aller chez les amis. Il y a il y a tout un tas, il y a des gens aussi qui vont partir parce que voir le feu et s'ils peuvent partir parce qu'ils sont en vacances, ils vont sûrement probablement pas revenir tout de suite. Euh donc on est sur des sur une vraie logistique qui va être à mettre en place pour les gens qui vont être avec pas de solution.

Donc il y a quand même des solutions qui sont mises en place par les élus, par différentes municipalités. Il y a des choses qui sont en train de se faire qui c'est c'est très bien mais on est quand même sur quelque chose d'assez colossal et euh je j'ai pas le souvenir d'une époque récente où j'ai enfin ça fait plus de 25 ans que je fais ça. C'est la première fois que je suis confronté en France he sur le territoire national un truc pareil hein.

Même même sur comment dire les Antill tout ça on éétait pas sur des échelles où il y avait des populations touchées à ce point-là avec [grognement] on est on est sur des échelles qui sont quand même considérables assez historique. Oui. L'inquiétude prendre l'ampleur également du côté de Bordeaux et des communes environnantes puisque Laurent Nunes l'a dit ce soir au journal de 20h et bien le feu prend la direction de Bordeaux.

Écoutez, on a procédé à 110000 évacuations. Donc c'est un feu qui a parcouru 14000 hectares, qui a détruit 53 maisons. Et ce feu, on a appris dans le milieu de l'après-midi he qui avec l'inversion des vents.

Ce feu qui est un feu convertif he c'est un feu qui s'autoalimente, qui est un feu de taille importante qui est très difficilement maîtrisable. Il s'autoalimente, il change de direction. Donc on a pris qu'avec le vent, il prenait effectivement, il partait plutôt vers l'est et donc il prenait la direction effectivement de la métropole Bordelaise.

De la métropole Bordelais justement lieutenant Sébastien Berger, vous êtes en direct avec nous. Vous êtes référent feu de forêt pour l'UNSA 1037 donc Indré Lois et vous avez envoyé des renforts ce soir. Oui, il y a des il y a des renforts.

Il y a un groupe urbain qui est parti avec deux porteurs d'eau. Donc un ce qu'on appelle un fouron pompton et puis un canal [raclement de gorge] citterne rural. euh en fin de compte qui est parti en direction de Bordeaux.

Alors ça c'est soit ils seront engagés directement sur le feu de forêt pour faire ce qu'on appelle les défense de points sensible. Donc c'est tout ce qui est maisons d'habitation, lottissement, camping et cetera ou dans un de second temps euh traiter également le courant, ce qu'on appelle donc pour faciliter les pompiers locaux à être disponibles pour intervenir sur le fur le feu de forêt et donc participer euh nous en renfort sur des feux de voiture, feux de poubelle, feux que les courants dire que les pompiers euh ont l'habitude de faire dans leur garde respectif quoi. Combien de temps il faut pour mobiliser justement et acheminer ces renforts ?

Alors, ça a été très rapide ce soir parce qu'on a eu l'info vers l'écout de 18h pour un départ à 20h30 et donc l'ensemble on va dire on est sur une 15 personnes. Donc c'est plutôt rapide à mobiliser puis mon rapide dans le sens où que là on a quand même pas mal de pompiers volontaires qui sont en weekend. Euh donc ils sont disponibles rapidement et et donc on pas for qui sont peut-être aussi en vacances ou pour certains conventionnés avec leurs employeurs qui leur permettent de prendre peut-être deux ou tr jours la semaine prochaine pour rester euh en Gironde pour soutenir les pompiers locaux.

Donc et puis par rapport à la j'insiste aussi sur la formation où la formation il y a moins de contrainte parce que on nous oblige pas à être former feu de forêt pour partir avec ces véhiculeslà et pour euh générer en fin de compte pour partir pour du feu urbain quoi. Les pompiers sur place parlent d'un feu hors norme. Est-ce que vous savez à quoi vos vos hommes s'attendent sur place ? [grognement] Oh certainement après bon je connais le chef de groupe qui est parti qui est habitué à partir sur des colonnes feu de forêt surtout dans le sud-est de la France et donc il sait déjà à quoi il va s'attendre et donc il a beaucoup d'expérience et puis je sais qu'il va les emmener après bon le mot avant tout c'est la sécurité pour soi-même mais aussi pour les personnes les locaux les animaux et puis enfin on compte faire en sorte que les pompiers sur place qui sont peut-être en train d'attaquer le feu depuis 48 he puissent se reposer un tout petit peu pour faire des rotations.

En quoi ces incendies vous paraissent différents de ce que vous pouvez voir habituellement ? Bah comme disaient les différents intervenants de ce soir, c'est que la plupart du temps euh les feux euh les derniers feux qu'on a pu faire euh sur le territoire français euh atteign plutôt des 1000 2000 3000 hectares maximum. Là, on est vraiment sur un feu de bah de grande ampleur et qui est difficile à maîtriser parce que bon, on a plein de reprise partout avec le vent de ce soir, on a plein de sautes de feu et donc ce qui est compliqué de mobiliser les pompiers sur toute la périphérie du feu et donc ce qui est difficile à éteindre.

Donc là, oui, euh il faut qu'on prenne en compte et on dire ce phénomène et qui malheureusement aussi nous aide pas en années à venir parce que bon, on a le on est quand même en lire un territoire euh où il y a pas mal de forêts et le aujourd'hui bah comme vous le sachez en fin de compte les feux de forêt montent. C'est-à-dire que ben son profontaine bleu hein, c'est à la couronne parisienne et donc bah il faut absolument s'adapter parce qu'on est amené à à subir ce style de feu de plus en plus vers le nord de la France. Et donc, il faut absolument que l'État prenne en compte ce phénomène et puis dès dès demain ou dès les prochains jours euh se réunissent pour euh savoir ce qui a pas été sur cette gestion ou et puis mettre les éléments, les moyens nécessaires pour éviter que ça se reproduise.

Merci Sébastien Berger, restez avec nous lieutenant, on va vous reprendre dans un instant mais j'aimerais qu'on aille voir Emma Vial qui a été évacué d'Andernos. Bonsoir Emma, merci d'être en direct avec nous et de témoigner sur LCI. À quel moment vous avez compris qu' qu'il fallait partir ?

Euh, écoutez, déjà, on a on a compris qu'il fallait partir. La ville commençait à devenir désertique. On sentait une angoisse, on on voyait les fumées au loin.

C'était assez anxiogène comme situation. Euh on n'a pas pris la décision de partir la veille parce que voilà euh la la situation ne nécessitait pas. Cependant euh le lendemain quand l'annonce de l'évacuation de la ville d'Arest qui est à quelques kilomètres d'Anderna a été annoncé [grognement] euh et bien on a compris tout de suite que bon bah les suivants c'étaient nous. une évacuation des des campings d'Andernos ont été évacués en premier et ensuite nous avons reçu une alerte sur téléphone euh nous demandant de quitter quitter la ville.

Voilà, tout simplement. À quel point le feu vous semblait proche, Emma ? Et bien euh le feu nous semblait proche.

Alors euh hier euh de par les cendres et la fumée et l'odeur euh on sentait que la la proximité était incroyable. Après bien sûr, tout ça est lié au vent. Euh on voyait les fumées qui qui nous semblaient euh à la fois loin et à la fois près.

C'était euh ce qui était impressionnant, c'était le bruit des pompiers, le balai des pompiers sur les routes à proximité de notre notre logement. Euh voilà, on a bon voilà, on savait que on savait que c'était tout prêt. Après euh tant qu'on nous disait pas de partir, bon, on n' pas senti voilà de de danger particulier bien évidemment.

On a on a bien vu que tout le monde faisait tout ce qu'il fallait pour mettre en sécurité la population et c'est ce qui a été fait d'ailleurs. Donc voilà. Justement, est-ce que vous avez une image qui vous reste en tête ?

On suppose que c'est tout de même une situation très forte à vivre. Alors moi l'image qui qui me reste en tête c'est la ville qui semblait désertique. Ça ça m'a rappelé ça m'a rappelé les souvenirs du du confinement où j'avais l'impression que les gens sortaient plus de chez eux.

Les gens avaient avaient peur en fait [grognement] et vu qu'on voyait des quand on est à Andernous, on voit les les feux de lèche capré, on voit aussi ceux de Biscarus de l'autre côté. Euh [raclement de gorge] donc on avait l'impression d'être encerclé par les par les feux, par les flammes et c'était quand même assez impressionnant. Leur ont été distribués.

Ah, il y a une question de Mounia Mostfa. Oui, allez-y. Oui, madame, je me permets de savoir est-ce que des masques FFP vous ont été distribués ?

Vous parliez du confinement et là, comme avec la proximité des particules fines, je me demandais si vous avez OK. Non, non. Alors, pas Enernos.

Euh moi, je suis à Bordeaux actuellement et euh je je peux vous dire que les fumées sont très très importantes et très fortes. Euh donc euh il se peut que voilà, il y ait une distribution, on se posait la question justement, il nous reste encore des masques du confinement et euh qui nous sont qui nous seront peut-être utiles bah les jours à venir pour pouvoir sortir de chez nous. Voilà pour le pour le quotidien, les choses du quotidien.

Oui, mais pour l'instant on pas de distribution. Non. OK.

Merci Emmavial pour toutes ces précisions. On va prendre la direction de Beauaveau pour vous retrouver Mathieu Desmoulin puisque la cellule de crise interministérielle est désormais terminée. Oui, après 1hure et3, un petit peu plus de réunion à l'intérieur de l'hôtel de Bovau, le ministère de de l'intérieur avec des annonce formulé à l'issue par le Premier ministre Sébastien Lecnu, notamment des précisions sur le déploiement des forces militaires annoncées ce soir par le ministre de l'intérieur.

Selon le Premier ministre, ce sont déjà 500 soldats qui sont mobilisés notamment sur les feux de Gironde et des Landes avec le renfort attendu d'ici demain de 500 unités effectifs, en tout cas supplémentaires. De quoi atteindre 1000 effectifs militaires déployés pour venir épauler les soldats du feu qui luttent avec acharnement pour venir à bout des brasiers. Et puis sur le plan de la santé aussi deux annonces majeures formulées ce soir par le chef du gouvernement.

D'abord le plan blanc activé dans l'ensemble des établissements de santé dans les départements touchés par ces incendies monstres ainsi que la distribution en Gironde à partir de demain d'un million et demi de masques FFP2 des masques de haute protection pour protéger les populations contre les fumées. Des incendies qui peuvent être nocibes. Merci Mathieu Desmoulin et Cage qui vous accompagne sur le terrain.

Mostoui, on voit l'importance de travailler entre différents ministères là. Oui, tout à fait. Bah, je salue la distribution des masques puisque effectivement la les particules fines, l'émission de particules fines nord de tel feu peuvent causer des problématiques de santé majeure.

Donc voilà, le changement climatique est lié à un tas de de choses dont des problématiques de santé publique. Donc je salue cette réactivité. La dame évoquait une période type Covid et confinement.

Donc voilà, effectivement, c'est très important de mettre des FFP quand on est exposé à ces particules fines, sachant que le trajet des particules fines avec les vents, ça peut aller jusqu'à une centaine de kilomètres. Donc, il faut bien rester à l'écoute de l'ANCS et puis des des ARS et des et des autorités et bien respecter les directives en ce sens. Et puis je voulais quand même dire que quand on perd nos forêts, on perd notre patrimoine mais aussi on perd nos poumons he puisque c'est un puit de carbone qui qui est perdu malheureusement avec ses feux.

Donc on ne peut que saluer le le travail encore une fois héroïque des pompiers. Mais encore une fois le meilleur feu est celui qu'on allume pas. Donc je me permets avec la petite goutte d'eau, on pense à tout ce qui peut éviter que de nouveaux feux s'allument d'origine humaine puisque là on a quand même des orages potentiellement qui potentiellement pourra allumer de nouveaux foyers mais pour que ce ne soi pas des foyers d'origine humaine, ne pas fumer, mettre tous les méga de cigarettes dans des cendriers, ne prendre vraiment aucune aucun risque qui pourrait causer des incendies.

Voilà. Merci lieutenant Sébastien Berger, vous êtes toujours en direct avec nous. Est-ce que vous avez préparé vos équipes à intervenir sur des feux aussi intenses ?

Bah, c'est l'objectif des formations parce que moi je suis référent départemental des formations feu de forêt en Indré Loir et au niveau des formations à chaque niveau, il y a deux niveaux principalement. Un FDF1 c'est pour former les équipiers et après le le FDF2 c'est pour former les chefs d'agré. Donc, ils sont souvent chefs de bord d'un camion citer de feu de forêt où on les prépare à ces situations-là et d'autant plus depuis euh je veux dire [raclement de gorge] de 3 ans où on a des guides techniques opérationnelles qui sont sortis ou des guides de doctrine opérationnelle euh qui sortent en fin de compte de l'État et sur lesquels on s'appuie énormément et on est très sensibilisé sur la sécurité et sur ce type de feu de grande ampleur.

Et donc aujourd'hui, le personnel qui est sur le terrain et je retire mon chapeau parce que là moi je reviens [grognement] de quelques jours de Ponteveste dans le Var où aujourd'hui voilà on n pas de blessé chez les personnes pompiers. Bon, on dira bon certes il y en a peut-être j'aurais une pensée pour les 40 blessés mais bon c'est souvent soit des génations de fumée des coups de chaud ou des entorse quoi que ce soit. Donc c'est on dire c'est je veux dire c'est du courant mais bon j'aurais une pensée malheureusement pour mes deux collègues de Bordeaux donc de du secteur de Bordeaux qui sont décédés donc pour leur famille mais voilà malgré tout on est quand même préparé sur ce style d'intervention et les le matériel on va dire les les camions qui ont été achetés avec le pacte capacitaire sont aujourd'hui équipés justement avec ce système de sécurité avec d'autoprotection des cabines pour qu'on puisse puisse être en protection à l'intérieur mais malgré tout malgré la violence du feu quoi que ce soit on n'est pas à l'abri que que malheureusement on est des décès quoi.

Mais voilà on est préparé à ça et on s'entraîne régulièrement par rapport à cette situation quoi. Est-ce que les 10 de toute la France doivent désormais se préparer davantage au risque de feu de forêt ? Oui, parce que en fin de compte aujourd'hui, comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure, le rescue fa forêt aujourd'hui, il est en train de monter hein, que ce soit de la Bretagne, la couronne parisienne que dans les Vauges.

Et donc, on doit se préparer à ça, même si les pompiers du je dira du Sud-Ouest et du sud-est l'expérience par rapport à nous parce que c'est des feux qu'ils ont l'habitude de faire. Donc euh puis après derrière il y a tout ce que c'est gestion des obligations légales de débrousaillement que il son faire dans le sud de la France que nous on a pas forcément chez nous encore même si nos massifs forestiers sont en train d'être placés en risque très sévère et donc il faut qu'on s'attende à avoir ce style de feu. Donc on peut s'appuyer sur ces personneslà puis après comme je disais les les on va dire les intervenants de tout à l'heure après il y a la sécurité civile qui viendront nous soutenir pour faire ce qu'on appelle des feux tactiques.

Donc des contrefeux si on avait des feux de grande ampleur sur notre territoire et puis après il y a l'armée aussi qui est disponible et et je trouve que ce qui est intéressant c'est de travailler mal dans la main entre de chaque service. Mais aujourd'hui cela n'enlève pas le le fait que malgré tout on est quand même en manque de personnel et puis de moyen matériel. Oui.

J'aimerais vous montrer une séquence lieutenant Sébastien Berger. C'est une séquence qui s'est déroulée du côté de lèche Capfer. Je vous montre les images et et je je vous reviens vers vous pour votre réaction.

Tire dessus là. C'est bon, c'est bon. J'arrive pas à voir bouteille de gaz.

On a vu notamment une une bouteille de gaz. C'est ça c'est vraiment quelque chose qui qui peut être évité. qui pourrait être évité.

Bah oui et non parce que malheureusement aujourd'hui vous avez des lottissements qui sont équipés de si terme de bonbonne de gaz pour être alimenté en gaz et qui qui va concerner peut-être une vingtaine de maisons et donc c'est malheureusement quand le feu arrive très proche on pourra confronté à ça. Maintenant c'est vrai qu'on pourrait l'éviter avec ce que je vous disais tout à l'heure les obligations légales du débroussaillement avec une certaine distance à respecter d'entretien euh des zones végétalisées pour éviter que le feu arrive sur ce secteur-là. Maintenant, quand vous arrivez euh à proximité des maisons d'habitation, vous malheureusement vous pouvez pas interdire des personnes qui ont des barbecue chez eux avec des petites bonbonnes de gaz ou des grandes bouteilles de gaz.

Et donc c'est ce qui est compliqué aujourd'hui, c'est pour les mes collègues pompiers, c'est justement c'est d'avoir un feu, je veux dire rural qui s'approche de l' du feu urbain et qu'on est confronté à peut-être aussi à avoir des des camions ou euh en fin de compte qui transportent des bouteilles d'acylène parce que le l'habitant est plombier, chauffagiste et donc c'est des risques qu'on doit prendre en compte également dans nos reconnaissances et ça fait partie de la marge générale des opérations du de on dirait du guide de doctrine opérationnelle des feux de forêt ou des feux d'espace naturel, c'est qu'on doit faire d'abord des reconnaissances pour s'assurer justement qu'il y ait pas de risque pour nos personnels et donc faire en sorte de sécuriser et de pourquoi pas là j'entendais parler tout à l'heure de faire des évacuations. Par rapport à ces évacuations, ça serait bien de faire remonter justement les personnes qui ont laissé des bouteilles de gaz dans leur maison ou pourquoi pas les les rentrer à l'intérieur pour pas qu'il soit confronté justement la source de chaleur extérieure. Donc voilà, il y a plein peut-être de c'est des choses qu'on doit travailler, je vous dis main dans la main par rapport à la situation et par rapport à mon collègue qui a été blessé.

Il me semble qu'il a eu une fracture ouverte. Une fracture Ouais. ouverte.

Et donc euh pour éviter cela, ben on doit vraiment faire des reconnaissances et pourquoi pas dans les plans communaut sauvegarde y rajouter. Euh c'est peut-être bête mais bon là des personnes qui sont équipées au gaz ou ou à l'électricité ou quoi que ce soit pour permettre d'intervenir rapidement sur les maisons concernées. Patrick Couombel, il y a des arrêtés de de catastrophe naturelle qui existent.

Oui, il est assez enfin a priori ça devrait pas fonctionner dans dans le cas de figure qui nous qui nous concerne à savoir sur les incendies parce que c'est assurable et comme c'est assurable ça rentre pas dans ce dans ce champ-là dans ce champ d'application parce que c'est pour les inondations, c'est pour tout ce qui est coulé debout, les mouvements de terrain aussi et puis mouvement de terrain, c'est mouvement de sol, c'est un retrait gonflement et et puis aussi sur les sur les avalanches. Donc là, on n'est pas du tout dans ce schéma là. Donc ça veut dire que on va être dans un schéma assurentiel assez classique.

Alors on n'est pas sur on n'est pas encore en train de reparler de la construction mais ça va arriver très vite derrière hein ou des des problématique d'assurabilité et puis est-ce que ça va être reconstruit comment ça va être reconstruit et le le droit de reconstruire à l'identique ça qui va être un vrai sujet qui va être j'imagine fortement débattu mais sur lequel bah il y a aussi des droits aujourd'hui qui existent et on peut imaginer que normalement il y a pas mal de gens qui vont essayer de reconstruire les maisons. Alors encore une fois, elles sont pas c'est pas un nombre considérable. C'est pas on n'est pas une échelle pour le coup même si c'est important, c'est encore modéré mais on a des pertes matérielles qui sont hormis la forêt bien évidemment mais en terme technique de construction qui sont pas qui sont pas énormes jusqu'à maintenant.

On va rejoindre Achil puisque vous êtes nageur sauveteur, vous avez été évacué du Cap Fer mais également d'Andernos lesbain à Achil. Euh vous avez pris cette décision euh de euh de de partir. Euh quand est-ce que vous avez compris qu'il fallait partir justement ?

Euh et bien pour tout vous dire euh j'ai été évacué euh enfin j'ai évacué de de mon plein gré euh justement avant peut-être évacué euh par ordre de la municipalité euh à 11h euh hier. Euh moi, j'ai été j'ai décidé d'évacuer justement de mon progrès à 1h du matin euh car je je me suis tout simplement mis sur la plage de la presquille côté côté bassin d'Arcachon où j'ai vu j'ai assisté directement aux flammes en face en face de de de mon camping dans lequel je logeais et au vu de l'ampleur des flammes et du vent très très euh très très important. Euh j'ai décidé de prendre la route.

J'ai pris très peu d'affaires avec moi. Là, j'ai encore beaucoup d'affaires qui restent dans le mobile home. Euh donc je je suis quand même encore un peu inquiet euh sur sur mes affaires et euh voilà, j'ai évacué en toute en toute sécurité. [grognement] Euh les voies de circulation étaient euh le trafic était très fluide.

Euh les forces de l'ordre et les pompiers ont fait un travail remarquable euh pour euh pour protéger justement euh la départementale 106 qui amène jusqu'à Bordeaux. Donc j'ai pu évacuer un Oernos euh chez un proche euh très facilement. Donc et j'en suis très content.

J'en suis très souvent Dernos à Chile ou vous avez dû quitter en Dernos également ? Non, j'ai alors j'ai quittéos justement euh vers euh vers 12h 13h. Euh j'ai décidé de rester euh à car je n'avais pas reçu euh d'abord l'ordre euh de la municipalité comme quoi il fallait évacuer le camping.

Donc je préférais rester euh à proximité. Et euh et euh suite à cet ordre-là, comme on a reçu de la part de nos supérieurs euh de la presquille de de rentrer tout simplement chez nous, j'ai décidé du coup de repartir chez moi à au sud du bassin à Gujan Mestras pour pour voilà rentrer rentrer tout simplement chez moi. Est-ce que vous avez des informations concernant le premier camping où vous étiez ? [toux] Euh alors euh Oui.

Alors là actuellement, oui oui. Alors j'ai pour la pour le coup le camping où je suis où j'étais logé euh n'est pas touché par les flammes. Il a été évacué euh à 11h hier.

Euh pour le coup, ce camping n'est pas touché. Je suis logé à Claé et le tous les campings de Claé ne sont pas touchés par par les flammes. Est-ce que vous vous sentez accompagné depuis votre évacuation ?

Euh oui oui oui pour le coup sur la circulation beaucoup de forces de l'ordre et de ban étaient présent donc c'est quand même assez rassurant. La circulation était fluide et tout s'est fait dans dans le meilleur des cas. Donc j'en suis quand même très content.

Est-ce qu'il y avait des personnes qui redoutaient de de partir ou d'évacuer ? Euh oui, tout simplement parce qu'il n'avait pas pas reçu l'ordre et pareil le fait de laisser tous les biens personnels derrière eux. J'avais beaucoup de proches qui ne voulaient pas quitter directement euh la preskill.

Donc euh oui oui, c'est c'est très compliqué pour chacun de de laisser beaucoup d'affaires personnelles derrière derrière nous. Donc voilà, je je voilà. Merci Achil pour toutes ces précisions et puis on vous souhaite bon courage pour cette nuit.

On va prendre la direction de Marche Prime ou Baptiste Chartier, vous êtes actuellement dans une salle qui sert notamment d'abri pour les personnes évacuées. Plenton, j'étais partie promener mon chien en me disant si on doit être évacué au moins il va pouvoir courir un petit peu. et l'enté évacué.

Donc du coup, on est rentré sur Odode, on a préparé nos affaires et après bah quand on a dû évacuer, on est parti bah comme tout le monde, on j'ai récupéré mes parents au passage ils sont sur Rodange aussi et après bah on a mis 2h30 pour arriver jusqu'à Marche Prime. On a roulé tous les uns derrière les autres tout le long du chemin. Beaucoup de fatigue, on sent les gens ici très fatigués.

Bah la fatigue parce qu'il fait très très chaud déjà, la chaleur et puis bah on sait pas on sait pas on sait pas combien de temps on est là, on sait pas pour combien de nuit on va passer ici. On est parti avec le minimum. Ça fait près de 10 ans que vous habitez ici.

Vous me le disiez tout à l'heure, c'est assez inédit à ce que vous vivez ce soir. On l'a vécu il y a 4 ans avec la Lune du Pilard, mais on avait pas été évacué puisque c'était resté vraiment de l'autre côté du bassin. Et ce coup-ci, ben non, Lège Lège c'est à côté et au fur et à mesure, on voyait que les villes se rapprochaient.

Et ce soir, on peut dire que vous êtes inquiète pour l'état de votre habitation aussi ? Euh malheureusement, j'y peux rien. On peut pas arrêter le feu.

Donc il faut espérer qu'il pleuve et que ce soit pas que des orages secs et que ça aide à arrêter ce feu qui est inarrêtable pour le moment. Et après, ben on verra bien. Si ça brûle pas, tant mieux et puis si ça brûle, ben il y a des assurances.

On vous remercie pour ce témoignage. Merci beaucoup et on vous souhaite bon courage bien évidemment. Isabelle, en parallèle de ça, vous le voyez juste derrière moi sur les images de Marius Noël, vous voyez des des litcamps ont été totalement déployé dans cette salle des fêtes, ont été installé pour permettre justement aux habitants évacués dans les communes plus au sud de pouvoir passer la nuit.

On l'a entendu, il y a il y a beaucoup de fatigue, il y a beaucoup d'expectatives aussi parce que pour l'instant nul ne sait vraiment quand est-ce qu'ils pourront rentrer chez eux et retrouver leurs habitations. Merci Baptiste Gargich Chartier et Marius Noël qui vous accompagne sur le terrain. Mathieu Langlois, vous êtes en direct avec nous.

Vous êtes porte-parole de la société française de médecine de catastrophe. On parle de dizaines de milliers de personnes évacuées ce soir. C'est quoi les principaux risques sanitaires dans une telle situation ?

Alors, ils sont ils sont déplacés euh les risques, ils sont pour l'instant on n'est pas dans une on est dans une crise climatique avec comme vous l'avez dit euh des populations et des populations très importantes qui sont déplacées. On n'est pas dans une crise sanitaire parce que évidemment c'est ça c'est pas quelque chose de simple mais l'immense majorité heureusement de ces gens-là ne sont pas impactés directement par les risques liés aux fumées ou au feu. Donc pour l'instant, on est on n'est pas même si les hôpitaux, je sais en Gironde se se sont préparés, on n'est pas face à un afflux de de victime touché par directement par les les feux de forêt.

Comment s'organise la prise en charge des personnes les plus vulnérables dans ce moment-là ? Ah, c'est une priorité parce que ça paraît ça peut paraître parfois simple de dire bon, vous prenez vos affaires, vous vous déplacez. Mais il faut bien imaginer que euh pour les gens qui ont peu ou pas d'autonomie, pour les les gens vulnérables, on pense particulièrement aux personnes âgées, aux jeunes enfants et puis il faut ajouter à tout ça les les gens qui ont tout un tas de pathologies, en particulier euh moi je pense particulièrement au tous les problèmes de santé mentale dans ces conditions là, dans dans l'urgence qui est qui est celle qu'ils vivent actuellement, déplacer ces gens-là, des centres médicops euh particulièrement par exemple pour les troubles de la du spectre autistique, [grognement] ça c'est pas des des personnes qui se déplacent si facilement que ça.

Faut en plus prendre avec avec eux éventuellement tout leurs traitements. C'est pas pour tous les gens qui sont atteints de de maladies chroniques. Là, dans le casre des fumées, on pense particulièrement en plus les gens qui sont particulièrement vulnérables, c'est toutes les personnes qui sont atteints d'asthmes, de maladies respiratoire et il faut les déplacer mais faut les déplacer dans de bonnes conditions, faut les déplacer avec tout leur traitement.

Ça s'organise et c'est des gens sur des petites populations compliquées. Alors là, on parle de quand on voit le le volume de gens à déplacer, c'est un vrai challenge logistique. Quels sont justement les signes qui doivent conduire à consulter rapidement l'anglois ? le les pour l'instant encore une fois je parle pas je mets de côté les les pompiers et tous ceux qui interviennent vraiment au cœur de du feu mais pour l'ensemble des populations qui maintenant on voit la fumée en sont incommodés on bon évidemment il y a des la précaution c'est de se calfeutrer et vraiment de rester à l'écoute de toutes les recommandations qui vont être faites ce soit par le téléphone ou que ce soit par la radio.

Et pour les gens qui ont en particulier, on pense à toutes les maladies respiratoires dès qu'on a en général c'est des patients qui se connaissent et c'est vrai que dès qu'on aura des premiers signes de décompensation respiratoire quand on narrive plus à faire une phrase sans reprendre son souffle, ça dépend de son de son état de base mais tout ça c'est évidemment des signes qui doit nous nous inquiéter et qui doivent conduire ces gens-là à vite consulter voir aller à l'hôpital. Mais euh là encore une fois ça ça va pas être si simple euh parce que les hôpitaux en général à côté de chez eux sont aussi impactés. Euh donc bon, évidemment là, on va parler de Bordeaux, mais euh euh si Bordeaux devenait euh aussi euh euh une zone qui doit être évacuée, bah les hôpitaux Bordelet seraient directement impactés et là ça va être un autre, ça va être particulièrement difficile.

Euh vous parliez Moun Mounia Mépi la dernière fois de de microparticules en fait qui sont particulièrement dangereuses. Oui, oui, quand même les particules fines et bon je ne suis pas médecin hein mais monsieur l'anglois pourir rebondir là-dessus sûrement quand même les personnes qui sont pas nécessairement risque quand même les les le monoxyde de carbone ça peut être dangereux pour tout le monde hein. Donc franchement le je en tout cas que le gouvernement va distribuer des FFP, je pense que c'est heureux.

Monsieur Langlois c'est pas à quel moment vous vous recommandez de porter un masque FFP par exemple ? Mais toutes les toutes les fumées sont dangereuses. Le problème c'est que pour l'instant encore une fois ceux qui sont le plus à risque c'est quand même les acteurs, les services d'incendie et de secours, ceux qui sont au cœur du feu.

D'abord par la chaleur des fumées et ensuite oui, tout ce qu'a dit votre journaliste est vrai, mais on est en milieu ouvert. Ça a rien à voir avec les les les les feux ou les fumois. Comment elle est climatologue ? et ben ce qu'a dit votre climatologue.

Mais mais donc il faut voilà, il faut aussi être prudent euh respecter les recommandations. On a dit que pour l'instant euh de bien scalfutrer était probablement une bonne protection, sauf si éventuellement on reçoit des des avis contraires. Après, pour ce qui est la principale risque de ces fumées, d'abord c'est des c'est plutôt des gaz irritants. avant de parler de microparticule, avant de parler du monoxyde de carbone, c'est surtout irritant.

Donc on a très vite, on est on est irrité, les muqueuses sont irritées, les yeux et donc ça c'est surtout très incommodant et encore une fois sauf pour des populations particulièrement à risque. Après l'impact à long terme sur des fumées, là je pense que personne peut affirmer à la fois l'inocuté, mais non plus tous les risques à long terme sur des gens qui auraient inhalés pendant trop longtemps ce genre de fumée. Encore une fois, attention, ne comparons pas des fumées dans des milieux clos et en milieu ouvert comme c'est le cas là pour les pompiers sur les les zones de feu de forêt.

Les épisodes de ce type vont certainement devenir de plus en plus fréquents. Est-ce que notre système de santé est adapté à ça selon vous ? Et notre système de santé, il aura pas le choix. d'abord, il a anticipé euh mais évidemment qui va on va devoir tous euh le système de santé mais évidemment la sécurité civile, l'ensemble des services de l'État et l'ensemble des citoyens.

Euh savoir faire des vrais retours d'expérience de ces de ces catastrophes pour pour ensemble nous nous améliorer à la fois dans la prévention, dans la pédagogie et puis dans notre capacité de de réaction. Donc le les hôpitaux et les services de secours euh évidemment seront euh euh des faires de lance de cette de cette évolution. Merci Mathieu Langlois pour toutes ces précisions.

Lieutenant Sébastien Berger, vous êtes du 10 d'Indré Loire. Justement, vous avez envoyé des moyens sur place. Quels sont ces moyens ?

Donc les moyens on dire on a un groupe urbain qui est parti donc avec trois véhicules donc un véhicule de commandement par pour par pour un chef de groupe et donc deux véhicules donc un fourgon pompton pour le feu urbain plus précisément et puis un camion terme rural euh donc qui euh qui lui [grognement] en fin de compte pour peut-être intervenir pour faire les stations de lisière et cetera mais après c'est plus certainement pour on sait pas encore trop l'émission Est-ce que c'est pour soulager justement les les pompiers locaux ? C'est-à-dire que c'est assuré le courant, c'est-à-dire c'est d'être dans une caserne et puis permettre au pompiers locaux d'être sur le feu de forêt et derrière d'assurer les interventions pour feu de poubelle, feu de voiture, feu de maison, le secours à personne ou est-ce que derrière c'est pour aller faire ce qu'on appelle les défenses de points sensibles en feu de forêt ? Donc si le feu continue à évoluer défavorablement d'aller protéger des lotissements des maisons, des entreprises qui a priori est devenue la priorité aujourd'hui.

On laisse brûler la végétation et on va plutôt sécuriser euh les habitations. En quoi ce feu est hors norme pour vous ? Bah deux, dans un premier temps, c'est par rapport euh déjà la période précoce euh où euh on s'attend plus à ce style de feu plutôt mi-août.

Euh donc là, on a 3 semaines voir un mois d'avance. Après, par rapport à son ampleur euh la superficie, hein. Euh donc là, on approche du 19000 hectares si les infos sont bonne.

Donc il faut imaginer 19000 hectares, euh ça peut représenter peut-être 20 km de front de flamme. Le la périphérie du feu doit être donc très impressionnante. Et après derrière, on a par rapport à l'évolution du feu.

Et là, ce qui est dangereux aussi, c'est par rapport au fait que le vent soit levé et que en fin de compte certes, le vent a une [grognement] euh va permettre la progression rapidement du feu mais va aussi laisser des zones non brûlées. Et donc parce que le feu va tellement passer vite que en fin compte, on sera plutôt sur un feu de végétation basse. Euh et donc on peut avoir des feux de végétation basse mais que la partie euh arborcente et arbustive ne soit non brûlée. et demain ou dans deux ou tr jours avec des matières incandescentes volantes, ça peut repartir sur des feux de SIM ce qu'on appelle et donc c'est vraiment des contraintes pour nous aussi par rapport à ça.

Puis par rapport au fait aussi pour la trè 3è point c'est le fait aussi qu'on a aujourd'hui plusieurs [raclement de gorge] gros feux quoi. Donc vous avez certes la Gironde, mais il y a aussi donc les Landes, mais j'oublie pas aussi le sud-est de la France avec le Var et les RAU. On va Merci lieutenant Sébastien Berger.

On va tout de suite rejoindre Palmir puisque Palmir vous êtes saisonnière au Capfer Ferré, vous avez été évacué, vous travaillez ici pour la saison. Comment avez-vous appris qu'il fallait partir ? Euh bah du coup, moi je l'ai appris en pleine nuit.

Euh j'avais pas entendu l'alerte sur mon téléphone, j'ai juste reçu une notification. Donc c'est mon ami Lilou qui avait témoigné quelques minutes avant qui m'a appelé pour [grognement] me dire qu'il fallait que j'évacue au plus vite. Donc j'ai vraiment pris mes valises et et j'ai pris la route.

J'ai essayé de réveiller mes voisins mais en vain. Donc du coup, j'ai dû prévenir au niveau du rond-point de la sortie de du cap les pompiers pour qu'il puisse aller la réveiller et donner l'adresse et les infos. [grognement] et et j'ai directement pris la route.

C'était hyper fluide pour le coup mais quand même un peu stressant parce que on voit vraiment le feu sur le bord de la route sur toute une partie quand on se dirige vers Bordeaux en fait. Est-ce que vous avez eu le temps de prendre toutes vos affaires parce qu'on a eu des personnes qui qui ont n'ont pas eu le temps justement de de tout prendre. Bah du coup euh niveau de mes affaires personnelles, je crois que j'ai quasiment tout pris et par contre pour niveau du stock, j'ai rien pris.

Tout le stock est resté est resté dans mon logement en fait. Est-ce que vous savez comment dans quel état est votre logement ? Du tout.

Je je pense qu'il est pas impacté parce qu'à claé pour moi d'après les cartes, on voit que c'est pas encore sous les dans le feu et j'espère que ça ne le sera pas mais mais je je croise les doigts en fait là pour l'instant. Donc pour moi pour l'instant mon logement n'est pas impacté mais mais à voir par la suite en fonction de de l'évolution en fait. À quel point le le feu vous semblait proche quand vous êtes parti Palmière ? [grognement] Euh en fait euh dès la veille, donc vraiment avant de partir bien avant euh je recevais des cendres euh sur mon balcon euh avec des bouffées de chaleur.

Euh c'est vrai que sur Claé, il faisait une chaleur euh qui était assez prenante comparé au reste de l'île. Quand on montait sur la pointe, il faisait beaucoup moins chaud directement. Euh mais ouais, il y avait une chaleur qui était très pesante et surtout beaucoup de de cendre partout. [rires] Est-ce que vous avez des nouvelles de vos voisins justement ?

Du tout du tout. J'ai zéro nouvelles. On on avait pas pris nos nos numéros de téléphone de des uns et des autres.

Comme j'étais que saisonnière, c'est vrai que j'avais pas forcément pensé à prendre les numéros de téléphone. Mais j'espère qu'ils vont bien. Euh normalement, je je suppose que les pompiers les ont évacués.

En plus, j'ai prévenu, j'ai donné l'adresse. Donc, j'espère vraiment que tout va bien pour eux. Est-ce que vous vous êtes à l'abri à l'heure actuelle ?

Est-ce que vous vous êtes loin du de justement du du Capfer Ferré ? Euh actuellement, je suis au sud de Bordeaux. Du coup, j'ai une amie qui qui a eu la gentillesse de me loger du coup.

Et est-ce que vous vous êtes senti accompagné Palmir tout au long de cette évacuation ? Ben, tout au long à chaque croisement rond-point, on avait les forces de l'ordre. On croisait les pompiers qui allaient dans l'autre sens du coup vers le feu.

Euh j'ai dans un premier temps, moi je me suis dirigée vers le refuge, enfin la salle qui était à Bordeaux et en fait après, c'est mon ami qui m'a qui m'a dit que je pouvais venir chez elle. Et dans ces cas-là, j'ai préféré libérer un lit ou une place dans ces salles pour moi aller chez chez mon ami et laisser le plus de place possible aux gens qui devaient qui n'avaient pas de solution secondaire. Merci Palmir pour votre témoignage sur LCI.

On l'a appris ce soir, le feu progresse vers la métropole de Bordeaux. Plusieurs communes autour de la ville ont dû être évacué dès ce soir. Écoutez les propos de la préfette de Gironde.

Dans chacune de ces communes concernées par la trajectoire du feu, chaque résident, soit habitant habituel ou habitant enfin ou résident temporaire recevra sur son mobile, sur son téléphone portable une alerte de notre part. Impossible de passer à côté. C'est une c'est un texte très court mais c'est une sonnerie très particulière.

Donc recevra sur son portable une alerte de notre part lui donnant le top départ. Donc chacun doit se préparer mais ne partir que quand nous lui demanderons. Sont concernés dans une première vague les communes de Saint-Hélène, Salonne, Lanton, Audange, Saint-Marangal, Saint-Atubin, Saint-Jean d'Ililiac, Martinas.

Nous sommes en direct avec le maire de Bordeaux, Thomas Casnav. Bonsoir à vous. Merci d'être en direct sur LCI.

Euh nous avons entendu euh ces propos de la préfet de Gironde notamment euh sur euh ce feu euh qui se dirigeait euh notamment vers votre commune. Euh quel est votre message déjà ce soir pour les Bordelais ? Euh d'abord dire aux bordelaises et aux Bordelais qui sont moi dans un parfois un épé brouillard de fumée que il ne s'agit pas d'un feu qui serait aux portes de Bordeaux. c'est bien les fumées issues des incendies plus loin qui qui arrivent sur la ville.

Donc je veux d'abord les rassurer sur le fait qu'il n'y a pas d'incendie aux portes de la ville. En revanche, euh vous l'avez dit, le l'incendie se dirige vers la métropole de Bordeaux et nous avons préparé nous préparons euh l'évacuation de trois communes de la métropole de Bordeaux qui représentent entre 50 et 60000 personnes. Nous y sommes préparés puisque ça fait plusieurs jours qu'on a notamment préparé un site dans cette perspective au parc des expositions pour accueillir celles et ceux qui n'auraient pas de lieu de repli après une décision d'évacuation.

C'est le parc des expositions de Bordeaux. Nous avons déjà 400 personnes. Il y a de quoi manger, de quoi dormir, de quoi euh être prise en charge aussi par une équipe médicale, des volontaires, des professionnels à la bien.

Je aussi celles et ceux qui seraient amenés à être évacués dans les prochaines heures qu'il y a un lieu pour eux si ils n'ont pas d'autres lieu où aller. Ça c'est pour moi la priorité de ne laisser personne sur le bord le bord du chemin. Donc on s'y est préparé depuis plusieurs jours.

C'est ce que nous avons fait notamment avec après l'évacuation des campings du du Cap Ferré où on a accueilli pas mal de touristes qui sont venus se mettre à l'abri, se reposer avant de avant de repartir. Et là je suis avec l'ensemble des services de la métropole puisque nous avons déclenché le plan de sauvegarde de la métropole qui permet de mobiliser tous les moyens de la métropole au service des communes concernées. C'est dire nous rappelons des agents qui certains étaient en congés pour être complètement en soutien des mes qui sont concernés, des moyens de mobilité, des moyens de protection, de mise à l'abri.

Donc on se met complètement en ordre de marche pour faire face à une évacuation sur une partie de la métropole. Quels sont les critères Thomas Casnav qui pourraient conduire à à prendre des mesures supplémentaires dans votre commune ? Alors, dans ma commune s'agissant de Bordeaux, euh ce n'est pas d'actualité.

Aujourd'hui, ce sont trois communes périphérique en lisière de forêt. Donc, c'est un massif forestier. Effectivement, le le le feu très rapide, très très puissant et pour l'instant, il ne s'agit pas d'évacuer Bordeaux.

Je tiens à le dire, le feu est loin de Bordeaux. les services de de des pardon des services de secours, les services des pompiers, de la gendarmerie, de la police de l'État qui vont être renforcés par l'armée qui va donner main forte vont tout faire pour maintenir le feu à l'extérieur. Bon euh voilà, donc on n'est pas dans cette situation.

Notre priorité et ma priorité comme président de de Bordeaux Métropole, c'est m'assurer que les notamment les communes concernées par une perspective d'évacuation, ben tout ça se passe comme ça s'est toujours passé autour du bassin Arcachon dans l'ordre. de matière méthodique en protégeant en protégeant euh euh les habitants. C'est ce que nous c'est ce que nous faisons euh maintenant depuis euh plusieurs jours et plusieurs heures où nous intensifions notre mobilisation.

Est-ce que vous savez combien de personnes vont se rendre à Bordeaux pour être protégé justement ? Alors euh les les évacuations, les trois communes dont il dont il serait question pour l'évacuation, c'est entre 40 et 50000. La plupart moi je l'ai observé notamment pour euh celles et ceux qui ont été évacués sur le bassin d'Arcachon se replie vers euh des proches, la famille, des amis euh et toutes celles et ceux qui n'ont pas cette option-là doivent pouvoir être accueillis.

Nous accueillons de plus en plus de monde au parc des expositions, certains anticipant d'ailleurs, je crois les mesures les les mesures d'évacuation qui pourraient être déclenché sous peu par par la préfète de la de la de la Gironde. Mais nous sommes au parc des expositions, nous pouvons accueillir 1000, 2000, 3000 personnes. C'est un vaste hall bien équipé qui nous permettra de faire face à toutes celles et ceux qui se retrouveraient dans la difficulté.

Est-ce que vous attendez ces renforts de la sécurité civile pour les communes avoisinantes justement ? Thomas Casnav, Emmanuel Macron, on a parl on en a parlé ce soir. Oui, il y a il y a un enjeu quand on organise des évacuations de cette ampleur, c'est notamment la circulation, la mise en sécurité.

Ça c'est très important si un moment il y a des vagues euh d'évacuation, on est en milieu urbain, en lisière de forêt de forêt pardon, mais en milieu urbain. Donc là, c'est l'idée de bien sécuriser les déplacements, c'est sécuriser la circulation, s'assurer que ça s'écoule correctement. Donc ce sont des qui seront, je crois très utiles et puis utiles pour lutter contre le feu et le mettre en éculaire virulent, je crois dans sa puissance.

C'est ce qu'aura dit la préfète, le ministre de l'intérieur et on peut l'observer ici à Bordeaux et sur la métropole. Merci Thomas Casnav d'avoir été en direct avec nous. Je vous souhaite beaucoup de courage pour ce soir également et toutes les opérations qui sont sur le terrain pour toutes les équipes de de secours commandant.

On en parlait tout à l'heure, c'est-à-dire qu'il y a toute un une logistique qui a été mise en place ce soir. Exactement. Et c'est ce que expliquait le le le le maire de Bordeaux qui est un directeur des op enfin c'est un directeur des oppressions de secours en sa qualité et qui a la charge de de la protection des populations dans sa commune et c'est et en fait finalement on est sur un mécanisme de réponse de la sécurité civile de la protection des populations qui s'active et et finalement qui qui respecte un protocole qui est déjà utilisé au quotidien à plus faible envergure.

Mais finalement au moment où on se parle là on est sur un travail toujours d'anticipation et c'est ce qui a été bien précisé. On est bien sur trois communes périphériques. Pourquoi ces communes en particulier ?

Parce qu'il y a un massif forestier. Ce massifestier, on parlait des sens d'arbres et cetera, c'est euh de l'obène pour le feu. [rires] Il a de quoi manger.

S'il a de quoi manger, forcément, il va progresser. Donc on sait que ces trois communesl sont vulnérables de par leur proximité avec un espace naturel fourni et optimisé pour la propagation du feu. pour finalement bien se dire que chaque commune et ça je je laisserai la parole à la spécialiste mais chaque commune dispose d'un protocole de sécurité et nous on est aussi tout à fait en circuit court avec le maire parce que les moyens de la sécurité civile vont devoir venir épauler les moyens logistiques des communes et cetera pour assurer toujours la même mission protéger les personnes, les animaux les biens puis l'environnement.

Et tacian justement quels sont ces protocoles mis en place ? Bien euh chaque chaque commune en France en fonction de ces risques doit faire un plan communal de sauvegarde. Ce plan communal de sauvegarde c'est une analyse des risques sur le terrain.

Quels sont les risques des par lesquels est concerné la commune ? Qu'est-ce qu'elle doit mettre en place comme moyen de réponse le cas échéant ? Comment est-ce qu'elle réduit le risque au maximum ?

Et effectivement quand il y a quelque chose qui se déclenche, la mairie a prépositionné des moyens. Aujourd'hui, ce sont les métropoles, les intercommunalités qui doivent aussi le faire. Depuis la loi maîtrresse de euh de 2021, toutes les intercommunalités de France dans lesquelles il y a une commune qui a des risques doivent en fait faire un plan intercommunel de sauvegarde.

Toutes les communes de cette intercommunalité doivent avoir un plan communal de sauvegarde et ça c'est une nouveauté. C'est quelque chose qui est très important parce qu'il y a une mutualisation des moyens. il y a une un prépositionnement des moyens et quand il se passe quelque chose et on l'a vu que ces plans de communaut de sauvegarde en fait ont permis une planification à la fois de la réponse mais aussi ont permis de travailler sur des scénarios et les incendies en géante font partie de de ces scénarios sur lesquels on a travaillé justement le Capfer qui est justement le centre l'épicentre de de là où ça se passe ce soir on sera avec Lilou qui est saisonnière au Cap Ferré qui a été évacué vers 4h30 du matin.

On vous reprendra dans un instant. Lilou, merci d'être en direct avec nous. On va prendre d'abord la direction de Beauaveau pour vous retrouver Mathieu Desmoulin puisque la cellule de crise interministérielle est est en cours à l'heure actuelle.

Oui, une réunion convoquée à la dernière minute à la demande du chef de l'État, Emmanuel Macron, fait savoir son entourage ce soir et présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, début à à 22h tout à l'heure avec autour de la table en physique ou en visioconférence dans cette réunion a été annoncée à la dernière minute. Cinq membres du gouvernement, la ministre de l'environnement par exemple, le ministre de l'intérieur bien évidemment, mais aussi la ministre des armées. Pourquoi la représentante des armées ?

Tout simplement parce que c'est la nouveauté de ce soir annoncée par Laurent Nunès. Les armées notamment des forces du génie militaire vont être déployées en Gironde pour prêter main forte aux soldats du feu qui sont déployés au sol. des génies militaires qui sont spécialisés notamment dans le secours aux populations, mais aussi [musique] qui vont pouvoir aider un certain nombre de sapeurs pompiers à du franchissement, à avancer beaucoup plus facilement dans ce brasier qui menace à l'heure actuelle une partie de la métropole de Bordeaux avec des chiffres qui donnent le tourni à un certain nombre de participants avec lesquels on a pu échanger et qui sont ce soir autour de la table.

On le rappelle, au moins 141000 personnes qui sont évacuées ce soir. Le chiffre pourrait encore grimper dans les heures qui viennent. 50 sapeurs pompiers dont 10 blessés dont 10 qui sont hospitalisés.

Et un résumé finalement d'une conseillère ministérielle avec laquelle j'ai changé il y a quelques minutes. Nous sommes en guerre. Merci Mathieu Desmoulin pour toutes ces précisions avec Emmal Cage qui vous accompagne devant Bovau.

On reviendra vers vous pour savoir ce qu'il ressort de cette crise de cette cellule de crise interministérielle. Commandant ces petits Cadimala, c'est vrai qu'il y a une réelle aide de la part de l'armée à l'heure actuelle qui peut vous servir sur le terrain. Bien sûr, c'est plus d'hommes, plus de technicité.

C'est une nouvelle boîte à outil qui va venir et c'est prévu he c'est un mécanisme, je parlais vraiment de souvent de profondeur opérationnelle. C'est en fait plusieurs étages qui vont venir se s'adjoindre dès lors qu'on a en fait dès lors que nos réponses par étage ne suffisent plus. Justement, l'armée va pouvoir déjà sa capacité de projection, sa sa capacité de de réaction rapide, sa disponibilité humaine et surtout la manipulation de matériel qui permettront d'aller en fait combattre ce feu puisqu'on est sur des du matériel de combat.

En fait, on va pouvoir créer des accèss, le génie par définition sans les mettre en la matière. Ils vont pouvoir vous créer des des accès dans des massifs forestiers, dans des accès qui sont dégradés à moyen de bulldoer, de moyens de de sap. Je je le rappelle hein, mais là on va avoir des sapeurs du génie qui sont des personnels qui vont être en mesure de travailler le terrain pour justement casser le combustible.

Pourquoi ? Parce que gardez toujours à l'esprit que un feu c'est un triangle, c'est incomburant l'air, le feu, il a besoin de respirer. Un combustible, la matière à brûler et ensuite l'énergie d'activation qui est la chaleur.

Et ben on systématiquement tout contrefeu de forêt c'est attaquer un de ces un de ses éléments du triangle. Soit on y coupe l'air, très compliqué sur un feu de forêt puisqu'on a l'air libre. Soit on y on attaque euh son son combustible via la part du feu ou brûler des éléments permettant ainsi de ne plus avoir de combustible à brûler puisque c'est déjà brûlé.

Ou sinon on va venir travailler sur l'énergie d'activation. Mais vous dire que finalement cette aide de l'armée, elle sera faite d'abord sur terre. Elle est déjà faite dans les airs hein.

On parle beaucoup d' 400 m mais il y a déjà des hélicoptères de l'armée qui qui quiiportent des sapeurs sauveteurs notamment la brigade des militaires de sécurité civile pour aller directement sur des flancs inaccessibles, permettant ainsi de travailler sur des sur des flancs virulents mais avec des des personnes parce que on parle beaucoup de de moyen rien et c'est évidemment une force de frappe qu'on a en France. Les Canadaes sont le fleuron de cette lutte contre contre les feux de forêt mais il y a aussi les dash et cetera. Des fois quand c'est pas efficace, il faut en revenir aux fondamentaux.

Les fondamentaux, c'est du travail manuel de sap au contact et je me permettre de rebondir sur les plus de 50 sapeurs pompiers blessés. Vous dire à quel point justement c'est un travail qui est érintant. Les sapeurs sauf euh les sapeurs pompiers et sapeurs sauf potentiellement blessés sont des personnels qui en fait déjà ont risqué leur vie, ont oublié un petit peu leur leur confort physique au profit de la mission parce qu'on est sur des missions qui sont longues, qui nécessitent une endurance, un mental et une détermination.

On est sur des rotations qui potentiellement au vu de l'intensité du foyer n'est plus forcément adaptée parce qu'on est peut-être sur des 10 heures de travail. 10h de travail aller faire en fait des des un effort physique pendant 10h. Vous allez vite comprendre que à un moment donné votre corps il vous dit stop.

Donc un besoin de s'hydrater et des fois une mise au repos qui est nécessaire. Donc vous dire que finalement cette guerre on est sur une guerre une guerre au profit de l'environnement au profit des personnes mais qui va nécessiter du coup des moyens supplémentaires permettant ainsi de travailler en en collaboration. Mais je vous rassure des pompiers militaires, on en a déjà.

Vous avez vu un cam des pompiers de Paris, c'est une unité militaire. Vous avez des pompiers de Marseille, vous l'z peut-être pas vu, mais il y a des marins pompiers bien sûr la tenue rouge et cetera, vous le voyez, ce sont des marins pompiers de Marseille avec une une réelle technicité qui connaissent les feux de forêt et qui sont très bons là-dedans et puis alors qu'il y a des incendies dans le VAR également. Exactement.

Et ben c'est ça aussi ce que vous remondiez làdessus, c'est cette profondeur opérationnelle, elle passe aussi par le fait que le risque courant doit continuer à être assuré. Donc finalement, les renforts qui vont venir ne vont pas forcément toutes et tous venir au profit des feux de forêt. Ils vont venir dans les casernes de Gironde pour que bah madame ou monsieur tout le monde qui fait un malaise dans la rue ou qui fait un malaise et qui a besoin et qui présente une urgence vitale parce que c'est aussi un sujet les saur pompiers de plus en plus parce qu'ils répondent présent bah à un moment donné en fait on les emploie et pas forcément tout le temps dans l'émission d'urgence vitale.

Forcément for de ce constat là et ben on a une sursollicitation de nos pompiers sur du risque courant et alors que notre mission exclusive reste le feu. On vient et c'est 80 % de nos missions et on continuera à le faire et c'est notre mission de partir aussi en ambulance mais notre mission exclusive c'est l'incendie. Vous dire finalement que cette coopération permet d'avoir cette continuité des secours.

Priorité au terrain puisque une de nos équipes est du côté de Biscaros entre Biscaros et Parentis. Vous êtes sur place Gaspar Bunel avec Julie Janus. Justement, on voit derrière vous ses flammes.

Euh qu'en est-il ? Le feu se rapproche. On le voit également sur ces images.

Et qu'en est-il de la situation ? Où est-ce que vous vous trouvez exactement ? Exactement, on est entre Parentis et Biscaros.

Regardez derrière moi sur les images de Julie Janus, ce feu qui est en train de se déplacer à gauche de cette route. On est sur le secteur de Biscaros. Le feu a fait une reprise à cause du vent.

Le vent a emmené plusieurs braises qui ont déclenché ce feu impressionnant que vous voyez sur les images de Julie Janus. Les pompiers sont surmobilisés. Ce sont des pompiers de parent qui font tout pour garder ce feu de forêt du côté de Biscaros parce qu'il parce que si cet incendie traverse la route, il ira dans une forêt de pain sur la droite de la route et ira tout de suite dans le secteur de parent.

On a pu discuter avec des pompiers. Ce sont des pompiers de parent qui en fait, ils me l'ont dit, nous protégeons nos propres maisons. Ces pompiers habitent juste derrière cette forêt de pain qui encore n'est pas touchée par les incendies.

Mais ils font tout. Ils sont surmobilisés pour essayer d'empêcher ce feu de passer. Euh les pompiers craignent également une nuit qui pourrait être agitée avec de nombreux orages secs qui pourraient avec la food créer de nombreux foyers de feu et des reprises de feu.

Euh Gaspar, on voit derrière vous les flammes sont extrêmement proches déjà faites attention à vous s'il vous plaît. Et quelles sont les principales difficultés auxquelles les pompiers sont sont confrontés ce soir ? Alors, première difficulté forcément, c'est le vent euh parce que ces reprises d'incendie ont sont de la faute du vent qui emmène plusieurs braises sur des secteurs qui ne sont pas ravagés par les flammes et qui sont donc très facilement euh en proie aux flammes.

Deuxième difficulté, c'est que les incendies, on on l'a vu, euh peut faire son propre vent, ce qui rend très difficile la gestion et la maîtrise de ce feu. Enfin, en face de ce feu de l'autre côté de la route, on le voit, il y a des camions sur positionnés sur la droite qui sont eux en anticipation qui prépare toute saute de feu par la route pour essayer d'empêcher que ce feu aille sur les pains parce que ce sont des pains qui ont 15 20 ans. Et un pompier m'a dit, vous imaginez même pas à quelle rapidité ces pains peuvent brûler.

Est-ce que réellement Gaspar les routes sont encore praticables ce soir ? Alors, à Parentis et à Biscarosbourg, il n'y a plus personne sur les routes. Si ce n'est des voitures de gendarme et des camions, comme vous le voyez ici euh de pompier, les routes ne sont pas praticables.

Et de toute façon, en lisière de forêt, on le voit, tout continue de brûler ici. Merci Gaspar Bunel et Julie Janus pour ces images impressionnantes d'une tristesse infinie si je puis dire. Euh quand on voit ces flammes autour de cette route, on rappelle également euh que du côté de de la Gironde notamment la départementale 106 a été attaquée par les flammes.

Beaucoup de fumé également sur cette route qui est la route principale he on le rappelle commandant qui permet d'évacuer les personnes. Exactement. C'est tout l'ange de la stratégie de la méthode de raisonnement tactique que doit mettre en œuvre et que met en œuvre évidemment le command de personnes de secours.

En fait, on défend la population et les animaux mais des fois pour défendre ces populations, ces animaux, les biens et l'environnement, on doit aussi protéger des nœuds stratégiques, les transports, c'est un peu tout l'intérêt de cette interministérialité de la crise en fait. On est cette cellule interministrée qui ser de crise qui se réunit, elle est là puisque finalement on a des enjeux stratégiques qui touchent au-delà même du ministère de l'intérieur, le ministère des transports, le ministère des la transition écologique et cetera. on est sur de l'environnement, du sociétal, de l'économique et cette autoroute, elle doit évidemment être protégée puisque ça fait partie des des vecteurs d'évacuation euh permettant de passer d'un point A à un point B.

Et puis finalement, ceci une limite artificielle qui peut être un point d'appui pour nos sapeurs pompiers et nos sapeurs softeurs qui pourront utiliser cette limite qui forcément en fait une route, il y a pas de gazon dessus, il y a pas d'éléments végétaux. Donc forcément, on essaie de s'appuyer sur ce type de de limite pour pouvoir arrêter le feu à son niveau avant qu'il y ait des sautes de feu. et un des grands ennemis de de de de du pompier et le meilleur ami de de de ces feux sont notamment cette espèce de saut de feu qu'on peut avoir qui est, je le rappelle he ce ce c en fait, vous avez des éléments qui brûlent, un arbre par exemple, une sim d'arbre qui brûle et puis avec le vent, vous allez avoir des éléments enflammés qui vont s'envoler de par le vent et qu'on va qui vont se poser dans des endroits qui n'ont pas encore été brûlés créant plusieurs foyers et du coup bah le sapeur pomfier, il passe son temps et le sapeur softeur passe leur il passe leur temps à courir un peu après le feu.

à se réorganiser, à se réadapter. C'est finalement ce mécanisme d'agilité opérationnelle qui nécessite qu'on puisse systématiquement se réadapter. On va prendre la direction du terrain pour vous retrouver Baptiste Chartier puisque vous êtes à Biganos à l'heure actuelle à peu près une 1 heure d'Andernos où vous étiez tout à l'heure et vous êtes avec une personne qui est en train d'être évacuée.

Oui, écoutez, vous le voyez derrière moi, les les voitures continuent d'affluer petit à petit vers Bordeaux pour évacuer évacuer ces ces communes et rejoindre Bordeaux, la commune de Bordeaux, la ville de Bordeaux. Et je me trouve justement avec Sylvain qui lui a été évacué. Bonsoir, Sylvain.

Est-ce que vous pouvez nous raconter comment ça s'est passé s'il vous plaît ? Euh sur les 16h, j'ai été évacué euh de Andernos. Euh donc je résidernos euh je me suis réfugié sur Lenton.

Euh de l'Anton évacué donc réfugié sur Audange et là donc Auange évacué on va se réfugier à Gujan Mestras. On a l'impression que c'est à chaque fois le parcours du combattant pour pouvoir trouver une commune où on peut avoir un petit peu de paix et ne pas être évacué. C'est c'est votre ressenti ce soir.

Euh tout à fait. Oui, parce que là, on se sent plus en sécurité nulle part, même de l'autre côté, on voit que du côté Biscaros, ouais, on est un peu perdu et surtout beaucoup de complications avec les personnes âgées euh qui sont complètement perdus quoi, qui savent pas où aller. Et heureusement, on a des forces de l'ordre des services qui sont mis en place exceptionnel.