« On est en train de tuer notre jeunesse » | Fabien Roussel face à Sonia Mabrouk
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Bonsoir Fabien Roussel. Ce soir candidat communiste à la présidentielle, le premier ministre fait face à de multiples crises. Est-ce que sa réponse est à la hauteur de tels enjeux ?
- 0:43FerméeRéponse directe
Vous reprenez à votre compte le terme 'bidon' pour qualifier les annonces du Premier ministre ?
- 2:09RelanceÉludée
Comment répondre à des revendications légitimes avec un État au pied du mur de la dette ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Vous parlez de violence d'État. Quelle est cette violence selon vous ?
- 5:36RelanceRéponse directe
Les jeunes ont le droit de porter leur combat, mais comment condamner les actes antisémites lors des manifestations ?
- 9:03RelanceRéponse directe
Pourquoi dans ce pays tout le monde n'arrive pas à condamner la violence contre les policiers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fabien RousselFait
« C'est bidon. »
- 2:53Fabien RousselFait
« On doit tous se dire que nous allons trouver des solutions car ce sont nos enfants, c'est notre avenir. »
- 4:17Fabien RousselChiffre
« Je ne suis pas d'accord pour qu'on augmente de 6 milliards d'euros le budget des armées. »
- 5:00Fabien RousselFait
« On est en train de tuer notre jeunesse. »
- 19:02Fabien RousselFait
« On est en train de tuer notre jeunesse. »
- 22:30Fabien RousselFait
« En partie le Premier ministre écoute cette proposition que j'avais faite également. »
- 26:54Fabien RousselFait
« Je qualifie ce gouvernement de pratiquer une du terrorisme d'état. »
- 28:23Fabien RousselFait
« Je mets en parallèle le gouvernement israélien de monsieur Netaniaou et le groupe terroriste du Hamas. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir Fabien Rousell. Bonsoir Sonia Mabrou. Merci de votre présence. Ce soir candidat communiste à la présidentielle, secrétaire national du PCF, le premier ministre fait face et la France également à de multiples crises. Monsieur Rousell, colère lycéennes, crise du pouvoir d'achat, mur de la dette. Est-ce que sa réponse ce soir est à la hauteur de tels enjeux, de telles souffrances et de telle colère au pluriel ? Non, franchement, on sent que ça bouge un petit peu sous la pression du mouvement lycéen, mais comme l'a dit en un mot un jeune parmi ceux que j'ai rencontré juste avant de de rentrer sur votre plateau parce que vous avez une émission avec eux après euh je leur ai demandé alors c'est quoi qu'est-ce que vous en pensez des annonces du premier ministre ? C'est bidon. Voilà, c'est
bidon. Vous le reprenez à votre compte également. Ouais, je le reprends parce que j'avais c'est bien résumé. C'est ce sentiment là que j'ai parce que il manifeste maintenant depuis un moment. C'est parti de du Val de Marne du Créteil à la mi-septembre. Ça fait 15 jours que ça dure. Et ils ont des revendications concrètes. Ils ont même mis des chiffres. Il parlent de 10 milliards d'euros. Dedans, il y a la rénovation des établissements et c'est quand même la moindre des choses qu'il puisse apprendre dans des conditions dignes. Et euh le Premier ministre renvoie renvoie au budget, au débat budgétaire, mais sans même dire que il a l'intention de de d'inscrire dans les budgets de l'éducation nationale les moyens qu'il
faut, ni d'augmenter les budgets des collectivités, notamment les régions, pour pouvoir faire ce plan de rénovation. du bâti ce que nous demandons. Donc euh c'est dur parce que le gouver le gouvernement, le Premier ministre, j'ai le sentiment qu'il a quand même entendu puisqu'il a retenu euh les cinq priorités euh parcours sup, il a bien compris que c'était rejeté. Le bâti, les bâtiments qu'il faut refaire, il l'a entendu, mettre des profs dans chaque classe quand il y en a pas, c'est quand même le minimum. Et donc il y a les les points sont identifiés, les aménagements des des du temps scolaire. Mais derrière, mais derrière le problème c'est qu'il y a rien derrière. Et donc ces jeunes, ils manifestent depuis des semaines, ils sont mobilisés en masse nombreux s'il y
a rien derrière. C'est terrible. Mais comment on peut-on répondre à des revendications légitimes ? Bien sûr, mais avec un état au pied du mur de la dette, des caisses vides, un pays qui va finir l'anterne rouge en Europe et les poches trouées. Mais je sais pas moi, mais enfin quand Non, mais non, c'est quand je sais pas si je sais. Mais non, mais si je sais. Non, je sais que vous avez des propositions, mais vous reconnaissez que le diagnostique est réel. Consid Oui, mais si nous considérons euh que nos enfants, la jeunesse est une priorité nationale, si nous considérons que c'est l'avenir de la France, si nous sommes tous d'accord pour dire que apprendre dans des bâtiments qui fuient ou avec des ramorts, qu'apprendre sans
prof devant nous, c'est impossible. Mais on ne tortille pas, on se dit pas qu'il y a pas d'argent, on se dit pas bah comment on va faire, on fait on trouve des solutions. Et c'est pour ça que je je lance cet appel, j'ai lancé cet appel à un pacte pour notre jeunesse, un pacte qui doit rassembler toute la nation. On doit tous se dire que nous allons trouver des solutions car ce sont nos enfants, c'est notre avenir et c'est avec eux qu'on va reconstruire la France. pour la jeunesse, impact pour les paysans, impact pour les services publics, car, pardonnez-moi, il faut bien faire hiérarchie mais ça fait mal de faire la hiérarchie quand les paysans souffrent. Pourquoi alors ne pas débloquer la même enveloppe, quand les services publics sont à l'os, pourquoi ne pas développer
la même enveloppe ? Je vais aller les voir demain au sommet de l'élevage justement les paysans pour discuter avec eux des des problèmes qu'il rencontent suite à la canicule. Il y a pas de foin pour nourrir les bêtes. Donc c'est ils sont eux aussi dans la l'extrême difficulté. Et puis au début de l'année scolaire, c'était les policiers qui manifestaient. Combien de milliard et les pompiers ? Monsieur Roussell. Bien. Faisons euh de ces c'est un plan marchal qu'il faut en fait. pour mais faisons, il faut qu'on fasse nos priorités et c'est nous nous disons que nous avons des priorités, des choix à faire et par exemple moi je suis je ne suis pas d'accord pour qu'on augmente de 6 milliards d'euros le budget des armées et je préfère que l'on
augmente le budget. Mais je ne suis pas d'accord que c'est une vraie question c'est dire dans une situation de conflit de tension géopolitique nous faisons des choix je dis que le budget des armées il est déjà conséquent je préfère que l'on augmente le budget consacré à nos enfants, à notre à notre souveraineté alimentaire à notre alimentation plutôt que produire plus de bon plutôt que le budget des posé la question direct mais à quoi servirait de protéger notre jeunesse et nos paysans si demain on est attaqué avec un budget militaire à soyez pas caricatural Je ne dis pas qu'il faut supprimer le budget des armées. Je ne dis pas que nous n'avons pas besoin d'armée de défense nationale. Je suis au contraire soucieux de notre défense nationale et des conflits qu'il y a dans le monde comme
nos jeunes et ils nous le disent ailleurs. Ils sont eux-mêmes très inquiets de ce qui se passe dans le monde et ils demandent qu'on écoute aussi ce qu'ils disent. Il y a pas que des problèmes de bâtiment, il y a pas que des problèmes d'enseignement. Ils veulent aussi d'autorité Non non, ils veulent aussi qu'on les entende pas d'autorité à l'école. Non, ils veulent Non, laissez-moi finir. Ils veulent qu'on entende leur inquiétude par rapport à l'état du monde, par rapport à l'état de guerre permanent, par rapport au conflits qui se développent, que ce soit Moyen-Orient en Palestine, ils ont été heurtés que la France n'est pas agie dans ce domaine. Il y a tout, il y a tout. Attendez, pardonnez-moi. Il y a les classes chauffées, les classes qui sont trop froides. La cause palestinienne,
attendez-moi, pardonnez-moi une question quand même, elle peut être légitime. Elle est légitime évidemment, ces jeunes ont le droit à porter tout leur combat. Mais vous avez vu ce qui s'est passé à Carpentra quand il y a quand même des des des propos en tout cas des actes à caractère antisémite. La ville a porta plainte. Mais d' Mais quand il y a des caractères des propos à caractère antisémite, on porte plainte. Il y a pas d'état d'âme quand il y a des violences à l'encontre des personnes, des policiers, des enseignants et cetera. on condamne mais je ne légitime pas ça. Ce que je veux ce que je veux dire c'est que les jeunes, il faut les écouter dans tout ce qu'ils ont à dire. Ils ont des revendications légitimes concernant leurs conditions d'enseignement, d'accès aux
connaissances et c'est la priorité des priorités. Mettons-nous d'accord pour créer le budget qu'il faut. D'ailleurs, je je fais une autre proposition. Euh je l'ai formulé hier dans la conférence de presse où j'ai présenté mes propositions pour la jeunesse. Euh pour euh euh restaurer le bâti notamment, permettons euh aux départements et aux régions qui gèrent les collèges et les lycées, je vais même dire au aux communes qui gèrent euh les écoles primaires, il faut nous permettre de pouvoir emprunter à taux zéro voire négatif pour pouvoir faire ces investissements sur 5 ans. Ça se planifie tout ça, ça se planifie. Et la deuxième chose, ils ont aussi des préoccupations concernant le climat et l'international. Comment on peut pas résoudre d'un coup de baguette magique
ce qui se passe avec monsieur Poutin ? Je ne dis pas que je ne dis pas que il demande à ce que ce soit résolu d'un coup de baguette magie. Un monde de paix hein. Mais bah il faut l'entendre. Bon ben mais il faut l'entendre parce que justement quand on fait le choix d'investir dans l'armée, dans les bombes euh et dans la guerre eux ils disent par du bâti vous parlez du bâ vous parlez du bâti ou expliquez-moi quand on on dénonce la vétusteté des des établissements pourquoi on les brûle ? Ah mais enfin Sonia Mabrook, il y a eu quelques cas, quelques exemples quelques incidents. Mais bien sûr que c'est inadmissible, mais nous avons tous, je n'ai entendu aucun élu, aucun responsable politique
soutenir soutenir des dégradations des des lycées qui ont été brûlés. Personne ne soutient ça. Ce sont des bâtiments publics. C'est làdedans que nos enfants apprennent. Mais bien sûr, mais tout le monde l'a condamné et d'ailleurs on est bien passé à autre chose aujourd'hui. Aujourd'hui, il y a personne qui légitime cette violence, nous la condamnons nous je personne qui qui monsieur alors écoutez moi je vais je vais parler pour moi. Je ne légitime aucune violence. C'est vous que j'interroge ce soir. Je ne légitime aucune violence. Et aujourd'hui, ce qui est bien, c'est qu'après la manifestation d'hier, nous avons vu que ces lycéens, c'est lycéen manifeste pacifiquement avec des mots d'ordre qu'il l'expriment et qu'il y a
derrière des organisations de jeunesse qu'il faut écouter, qui les représente. J'invite les jeunes à rejoindre ces organisations de jeunesse parce qu'on a besoin de représentants. C'est comme dans les entreprises, on a besoin de syndicat. Comme dans le pays, on a besoin de Il faut reconnaître quand il y a des syndicats, quand il y a des parents, ça se passe bien. Mais il faut aussi parler, on va parler des revendication et on l'a fait quand ça se passe mal parce qu'on a aussi des policiers qui sont fatigués pour certains exténués. Je sais que vous faites la part des choses quand il y a une violence dont la cible est un lycéen, vous le dénoncez. Et quand il y a une violence dont la cible est un policier, vous le dénoncez aussi. Nous sommes d'accord. Mais bien sûr. Mais
alors pourquoi dans ce pays tout le monde n'arrive pas à le faire, monsieur ? Mais donc interrogez les autres. Mais mais votre pas ça dit beaucoup de choses à notre société. Mais la société de toute façon est malade. Malade notamment d'une violence qui s'installe partout. Elle s'installe partout parce que l'individualisme grandit, parce que le chacun pour soi grandit, mais aussi parce que on a une société qui est violente et des responsables enfin un état qui est violent et je le dis un état violent. Oui, je le dis. Quelle est la violence d'État ? Je le dis quand je parle même pas de la politique de maintien de l'ordre qui devrait être remise en cause et le ministre de l'intérieur aujourd'hui
devrait remettre en cause la politique de maintien de l'ordre dans notre pays qui même comparé par rapport à d'autres pays européens est beaucoup plus violente. Elle provoque beaucoup plus de blessés et donc ça il devrait le revoir. Mais je parle de la violence les grenades assourdissantes. Après on fait quoi ? On enlève le LBD, on enlève le C, on enlève le gilet par bal. Par je vous parle d'une violence de l'État quand euh quand des travailleurs s'usent au boulot et qu'ils ne peuvent pas vivre de leur salaire. Je vous parle d'une violence de l'État quand des des mères de famille sont abandonnés et vivent dans le plus grand dénuement. Quand il n'y a pas de de de médecin pour se soigner, quand on n' pas accès au minimum vital pour
élever ses enfants. La violence, elle est là dans notre société. Vous ne pouvez pas mesurer ce que ça peut produire comme colère. Et c'est de la même manière les quand quand l'essence augmente à des prix euh qui fait que les gens se saignent aujourd'hui ou que des agricules. Vous parlez d'une société égocentrique individualiste. Il y a un mot que j'ai prononcé que vous ne reprenez pas. Donc je veux savoir, est-ce que vous pensez qu'il y a un manque d'autorité, d'encadrement ? Quand vous voyez malgré tout des policiers aussi qui sont attaqués des pompiers et des professeurs, on voit bien que c'est un forme des représentants de l'État. C'est pas pour moi c'est un manque de repère c'est des repères qui manquent de notre société l'autorité du professeur autorité des parents mais c'est un
ensemble les repères c'est des droits et des devoirs c'est une République qui respecte tout le monde et qui écoute mais bien sûr mais c'est pour ça que je ne veux pas parler que d'autorité bien sûr que l'autorité est nécessaire tout comme les règles sont nécessaires. C'est ce qui nous permet de vivre en société et c'est ce qui permet de d'appréhender ceux qui ne les respectent pas et de nous faire vivre ensemble. Mais c'est un ensemble de choses et c'est pour ça que je vous parle de repère et de valeurs et je je vous parle de République qui doit nous permettre de vivre ensemble. Et la République, la République, elle est là pour protéger. Vous pouvez me parler de d'autorité, je vais vous parler de protection. Nos enfants, vous parlez, c'est vous qui avez parlé de droit et de devoir,
mais nos enfants ont besoin d'être protégés aujourd'hui. Ils ont besoin d' de qui ? Quel est l'ennemi ? mais de protéger quand ils sont quand ils sont mais quand ils sont dans des établissements qui ne leur garantissent pas euh d'avoir accès aux connaissances décemment, quand ils n'ont pas de professeurs, quand ils sont livrés à eux-mêmes dans la nature pour passer leurs épreuves, comment il faut il pour moi ils ne sont pas protégés. La la nation ne les protège pas et quand ils sortent de de leur lycée pour manifester pour exprimer leur besoin d'avoir des responsabilité depuis tout à l'heure on a l'impression que vous parlez d'enfants sans parents. Nous sommes d'accord qu'ils ont des parents espér la plupart il y a une responsabilité ou pas des parents ? droit et devoir. Il y a une
Quel est le devoir d'un parent aujourd'hui quand son son enfant mineur ? Il y a grand il y a une grande responsabilité des parents. Pourquoi leurs enfants ? Mais parlons de la grande inquiétude des parents sur l'avenir de leurs enfants. Parlons-en. Il y a aujourd'hui un sondage qui rappelait que 80 % des parents euh un sondage qui date de l'année dernière, 80 % des parents sont inquiets pour l'avenir de leurs enfants. Inquiets euh déjà sur la manière dont ça se passe à l'école du plus jeune âge mais inquiet pour leurs études. Inquiet à la place de leurs enfants sur parcours sup qui est l'algorithme qui tue beaucoup d'espoir. Parlons de l'inquiétude des parents par rapport à leurs enfants et c'est d'abord ça aujourd'hui qui étint tout le monde. Combien de parents se saignent les
veines pour payer des études à leurs enfants quand ils doivent avoir un logement à 500 600 km de chez eux ? Est-ce que vous mesurez cette violence là justement que des parents aujourd'hui n'aient pas la possibilité de payer les études de vous mesurez que ces parents là ne vont pas voir leurs enfants retourner à l'école parce que d'autres parents ont laissé d'autres enfants violentés cassés ou brûler. Est-ce que ces parents-là doivent payer pour les actes ? Pardonnez-moi je parle je fais bien la différence monsieur Russell. Non et vous pouvez toujours me ramener à ça mais c'est pas parce que des individus isolés la plupart des Français dans un sondage sont pour le principe du casseur payur ce n'est mais c'est inscrit dans la loi et c'est déjà possible c'est
le code civil aujourd'hui je l'ai plus en tête je l'ai dit dimanche ici sur votre plateau article 1242 du code civil les parents peuvent être tenus responsables et pour et payés pour des enfants mineurs en cas de dégradation c'est possible la loi le prévoit donc on peut toujours regarder les individus, les cas isolés. Cette jeune policière qui a été mise à terre par quatre quatre hommes et battu. C'est honteux. Et d'ailleurs, je réagis en féministe en disant ça. C'est honteux, c'est barbare. Voilà. Quatre hommes, c'est lâche. Qui tombe sur une femme policière, c'est lâche. Donc vous voyez, j'ai j'ai j'ai les mots qu'il faut pour dénoncer ça. Mais si on ne regarde que ça, on regarde par le petit bout de la lorniette. Excusez-moi. Ça c'est le dit au responsable, au gouvernement également.
Mais bien sûr, le malaise, il est profond. Et je moi c'est ça qui que je veux exprimer comme comme colère, c'est que le malaise il est profond. On a un devoir de responsabilité vous comme moi, de comprendre ce qui se passe et d'apporter des réponses. Et moi, en tant que responsable politique et même candidat à l'élection présidentielle, j'ai aussi le devoir et la responsabilité d'apporter des réponses. Si on n'apporte pas de réponse à cette jeunesse, c'est ça qui m'inquiète. Si on n'apporte pas de réponse à cette vous dites qu'il y a pas eu de réponse politique. Donc on pose la question quelle conséquence en on les envoie où dans le mur ? On quel qu'est-ce qu' leur reste demain comme moyen pour s'exprimer et se faire
entendre ? Je pose tout simplement la question. Et donc c'est pour ça c'est pour ça que nous devons nous nous leur devons nous leur devons de trouver des réponses. Nous avons l'obligation de trouver des réponses. Et en ce moment c'est un gouvernement qui est au pouvoir. Vous estimez que ce soir c'est bidon pour reprendre ce que vous a dit l'un des jeunes qui participera tout à l'heure à notre émission spéciale. Est-ce que vous rendez responsable tous les ministres de l'éducation, vous avez entendu le dire qui se sont succédés, qui ont pour beaucoup réformé. Est-ce que vous dites messieurs dames vous êtes responsable de cette désérance ? Oui, bien sûr. Les h ministres de l'éducation 8 ministres en 9 ans, 8 ministres en 9 ans, ils ont une longue
responsabilité parce que pas un n'a pris euh l'ampleur, la mesure de de de la crise et donc euh ils ont même fait des réformes à contre-courant tel que par Cours sup. Ils ont continué de supprimer des profs alors qu'il fallait en embaucher. Vous savez ce que ça représente ? 15 millions d'heures de cours sans prof d'heures de sans prof, c'est 24000 [grognement] embauche d'enseignants qu'il faut faire. Donc il faut pas en supprimer, il faut en embaucher. Il faut embaucher déjà rien que pour ça 24000 enseignants. Il faut en trouver qu'il y a partout, il y dans des quartiers et qu'il jugent difficiles eux-mêmes. Donc ça aussi tout à fait. Vous me dites euh le gouvernement euh ne ne prend pas l'ampleur de la mesure. C'est vrai, il nous renvoie au budget. C'est vrai. Et
bien, je demande à ce que l'ensemble des forces politiques dans ce budget mette les moyens qu'il faut pour que demain il y ait des travaux dans les établissements, il y ait des profs embauchés et que on remette en cause parcours suc parcours suc et qu'il y ait des places professeur, il faut les trouver, il faut pouvoir les répartir là où il y a les besoins. Vous savez bien que c'est pas un claquement de doigt mais vous le savez donc il y a pas besoin de le pratiquer. Ça se planifie. Alors justement parlons parlons d'anticipation. Ça se s'écrit, ça se planifie, ça s'organise. Mais le dire aujourd'hui, nous allons embaucher suffisamment de profs pour qu'il n'y ait plus d'élèves sans prof. Voilà le dire et on va le planifier. Donc on va les former, d'accord ?
À l'absence, répondre à ceux qui pour des questions parfois évidentes ne vont pas dans certains quartiers et certaines classes parce qu'il ne le supportent pas tous ces profs qui sont et tous ces profs qui sont envoyés en formation euh sans arrêt à droite à gauche et qu'on ne remplace pas. Mais moi, j'ai reçu les élèves de chez moi de ma ville, ils m'ont raconté depuis le début de l'année, il y en a qui sont sans prof de math et ils ont le bac. Comment ils font ? Comment ils font ? Enfin, on entend ça. Comment peuvent-ils passer des diplômes si ils n'ont pas de prof pendant 2 3 4 mois ? Bon, vous estimez que c'est il fait attention au mou. Donc, on peut dire vous pouvez dire c'est l'absentéisme des profs, c'est de la responsabilité du ministre de l'éducation nationale.
On dirait que c'est criminel ce que tu fait entre guillemets. Ah mais pour moi oui. Oui. Criminel. Oui. Oui. On est en train de tuer notre jeunesse. Vous avez parlé de tribunal populaire. Oui, on est en train de mais parce que je je parce que parce que certains vous dirz les procès de mot c'est pas loin monsieur. Non mais j'y suis allé fort. Mais parce que j'ai trouvé honteux que l'on que l'on mette au tribunal les enfants et les parents comme si ils étaient responsables de tout. On ne mesure pas vraiment, j'ai l'impression que dans ce pays, on ne mesure pas la crise qui existe avec nos enfants et le le la douleur qu'ils expriment. Ce n'est pas un mouvement social, un mouvement de jeunesse contre une réforme. C'est un mouvement de
jeunes qui veulent justement des moyens supplémentaires. Ils s'opposent pas à une mesure, ils demandent à ce qu'on s'occupe d'eux et à ce qu'on les écoute. Et si on ne le fait pas, et bien on risque de de de faire encore plus de mal à cette jeunesse qui ne demande qu'une chose, c'est apprendre. apprendre et participer à la vie de notre pays. Je rappelle que euh le Premier ministre a dit qu'il n'y avait pas de d'instruction d'affronter euh les lycéens, que le ministre de l'intérieur, là je reviens sur l'aspect sécuritaire à un moment euh affirme qu'il y a une proportionnalité que les grenades assdescentes ont été suspendues en tous les cas le temps de ce mouvement. Il faut faire davantage pour vous. Oui, juste Oui, il faut interdire les les grenades contre nos enfants. Ouais.
Il faut il faut interdire le LBD. On ne tire pas de LBD contre nos enfants actions. Qu'est-ce qu'est-ce qui doit rester un policier pour On ne tire pas de LBD contre nos enfants ? On ne tire pas de grenade contre nos enfants. Est-ce qu'il doit rester un policier pour qu'il se défende si on soit une politique de maintien de l'ordre ? On met en œuvre une politique de maintien de l'ordre qui protège les manifestants. Oui. Pas d'intervention. qui protègent les manifestants qui veulent manifester qui les isolent de ceux qui sont là pour casser. On appréhende ceux qui cassent mais on a Ça a l'air très facile sur le papier monsieur c'està dire vous voulez une police en partie désarmée qui ne va pas au contact qui arrive pas je n'ai pas siégé à l'Assemblée nationale dans la
commission qui traitait de ces questionsl j'ai lu les rapports en revanche qui ont été faits. Pourquoi dans d'autres pays d'Union européenne ça marche ? Pourquoi il y a des pays de l'Union européenne qui interdisent les LBD ? Voilà. Et nous on fait partie de ceux minoritaires qui les utilisent. Pourquoi il y a des pays qui justement utilisent très rarement les grenades et nous nous sommes le pays qui les utilisons le plus ? Et bien bah parce qu'il y a une politique de maintien de l'ordre dans notre pays qui est très répressive. Violence aussi répressive. Regardez les mouvements sociaux. Regardez les mouvements sociaux dans tous les pays. Enfin, vous avez jamais vu dans tous les pays là d'Europe justement face à l'inflation, face à la pauvreté qui augmente, la colère qui s'exprime
partout parce que ça commence à à bouillir justement des politiques de maintien de l'ordre qui sont différentes. Donc inspirons-nous de pas de grenade, pas de LBD, quel outil à la disposition d'un politique ? Je demande à ce que notre politique de maintien de l'ordre soit revue. Maintenant, je vous ai dit que je n'étais pas un spécialiste de la question, mais je sais qu'ailleurs ça se fait autrement et je demande qu'elle soit réinterrogée et la politique de la une politique de maintien de l'ordre, elle doit garantir le droit de manifester la protection des biens et des personnes et puis bien sûr la protection des premiers à garantir l'ordre, c'est les policiers. Fabien Russell, le premier ministre s exprimé également sur la crise énergétique et ben on va l'écouter avec cette annonce.
Nous mettrons donc 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks à la disposition des distributeurs en France. Je signerai prochainement le décret permettant cette opération prévue pour durer 3 mois. Nous allons les utiliser de manière nouvelle pour agir sur les prix. Le gasol concerné a été acheté avant la flambée des cours. Il sera mis à disposition au prix de revient de ces stocks, ce qui permet mécaniquement de baisser les prix à la pompe dans un ordre de grandeur évalué entre 12 et 18 centimes par litre de gazol. Vous l'aurez compris, sur la crise énergétique, c'est l'action diplomatique qui est louée et puis c'est 10 millions de barils qui seraient donc qui entraîneraiit mécaniquement une baisse
de 12 à 18 centimes. On parle du gazol. Marine Le Pen s'est réjoui affirmant que en partie on écoute sa proposition et vous-même ce soir ? Ben en partie le Premier ministre écoute cette proposition que j'avais faite également. Bien sûr qu'il faut réduire enfin qu'il faut pouvoir taper dans nos réserves. Je l'avais exprimé lors de la première crise au début de la guerre du golf euh la guerre du golf la guerre en Iran. en Iran euh puisqu'on a des réserves stratégiques dans lesquelles il est possible de puiser un peu, ça reste des réserves stratégiques. Je dis même que pour l'avenir, nous devrions envisager d'augmenter nos réserves stratégiques, non pas en cas de guerre, mais en cas de de d'inflation sur le prix du de du pétrole qui permettrait de pouvoir
injecter de l'essence ou du carbur et ben en ayant des dépôts pétroliers plus nombreux dans notre pays et en achetant dès que les cours sont près quel pays ? Ah bah d'abord privilégi monsieur monsieur le cornu déjà je regrette une chose terrible c'est que dans les années 2010-25 on est laissé fermer des raffineries on a laissé total fermer ces raffineries ce qui fait qu'aujourd'hui on dépend des pays à l'étranger. On ne raffine on raffine beaucoup moins en France et donc pour le diesel on dépend notamment de la Russie mais qui comme ces graffineries sont attaquées a décidé de ne plus exporter. On dépend des États-Unis, mais les États-Unis, Trump avec ses élections, il va fermer lui aussi les robinets. On va
être, c'est pour ça que ça sa proposition ça peut faire baisser les tarifs de 12 à 18 centimes. Mais ma crainte, c'est que le diesel, le gazol augmente d'autant dans les semaines qui viennent et qu'il y ait un risque de pénurie. Or, c'est là où on a une vraie difficulté stratégique parce que le diesel, on peut pas le remplacer dans les tracteurs, dans les camions et donc on va en avoir besoin. Euh je regrette qu'on est que le gouvernement est une aussi courte vue sur euh ce qui se passe, qu'il n'est pas plus anticipé. Quand ils nous ont réunis tout au début pour nous parler du conflit en Iran, vous inquiétez pas, ça va durer quelques semaines, en 20 jours, ce sera réglé. Et aujourd'hui, c'est ce qui vous a été dit. Mais oui, bien sûr, puisque quand ils ont libéré
des stocks à cette époque, c'était ça va nous faire tenir 20 jours et dans 20 jours, ce sera réglé. Bon, c'est un peu plus compliqué que ça ce qui se passe, c'est extrêmement grave. C'est pour ça que j'appelle une nouvelle fois à ce que notre pays s'engage beaucoup plus offensivement dans une politique diplomatique, dans la diplomatie, dans la diplomatie qui nous permet de résoudre les conflits et qui ne soient plus aligné derrière les États-Unis qui eux eux vont jouer complètement leur cartes et quand ils vont décider de ne plus exporter, vous aligner sur qui ? Quand ils ne vont plus Mais la France a une politique désalignée, elle était libre et indépendante et ça lui permettait justement d'avoir une voix beaucoup plus forte. C'était celle de de Gaul et à l'époque on était respecté.
Nous sommes aujourd'hui le 7 octobre. Fabien Roussell 3 ans après la barbarie du Hamas, 3 ans des 3 ans aussi avec des répercussions en France avec un antisémitisme qualifié de décomplexé des Français juifs qui retirent leur nom de boîtes aux lettres qui n'osent plus dire parfois leur nom également. Quel est le terro de cet antisémitisme selon vous ? Ouais. D'abord, aujourd'hui, c'est le 7 octobre, donc nous devons avoir une pensée pour euh les plus de 1200 victimes euh tu es dans un acte de terrorisme barbare, un des pires euh de ce siècle. un des pires, pas le pire, mais un des pires. Euh et euh d'abord, nous devons nous rappeler ça et dire que le terrorisme
euh euh qui s'attaque à des victimes, des hommes, des femmes, des enfants, doit être condamné sans aucun état d'âme. Jamais ce sera un moyen pour faire entendre sa voix. Jamais. De l'autre côté, j'en profite pour dire que depuis, il y a un autre terrorisme qui s'est vit. C'est le terrorisme d'État d'un gouvernement d'extrême droite israélien, celui de monsieur Netaniaahou. Je je le dis vraiment, c'est un terrorisme d'état parce que quand euh il a c'est pas justice qu'il a faite sur Gaza. C'est une forme c'est c'était de la vengeance au départ, on s'est dit mais c'est pire que ça, c'est un génocide. Il a décidé de tirer d'un trait de plume le peuple palestinien et son droit d'exister, de vivre libre. Et là ça va plus loin puisque dans les
terres les territoires occupés en S Jordanie, son ministre de la défense délivre des armes à des euh civils israéliens pour qu'ils aillent eux-mêmes faire la loi tuer tuer des Palestiniens qui vivent sur leur terre. C'est du terrorisme d'oui le gouvernement je qualifie le gouvernement israien. Je qualifie élu démocratiquement. Je qualifie ce gouvernement de politique. Vous êtes d'accord. C'est un gouvernement élu démocratiquement, monsieur. Oui. Oui. Donc c'est le choix du peuple israélien. Je suis d'accord. Je qualifie ce gouvernement de pratiquer une du terrorisme d'état. C'est un peuple qui a choisi premier ministre. Donc donc il est responsable selon vous d'un terrorisme d'état la population.
Depuis oui mais moi je vous réponds depuis qu'il fait ça. Il y a pas eu d'élection. Il veut pas monsieur Netaniaou qui est d'élection. Est-ce qu'on est encore en démocratie là-bas ? Il ne veut pas d'élection. Israël n'est plus une démocratie. Non mais alors quel pays autour est démocratique ? Monsieur Rér depuis qu' Ah bah oui mais c'est trop facile. Non mais vous êtes d'accord avec moi qu'il y a pas d'élection vous êtes d'accord avec moi aujourd'hui je m'interroge et c'est encore le peuple puisque il refuse qu'il y ait des élections. D'accord. Alors maintenant, depuis vous, il ils ont bien délivré des armes dans les territoires occupés en 6-jordanie à des civils israéliens qu'ils font leur loi. C'est du terrorisme d'État et c'est extrêmement grave. Et donc
vous mettez juste vous mettez en parallèle le terrorisme d'État israélien et le terrorisme du Hamas. Je mets en parallèle le gouvernement israélien de monsieur Netaniaou et le groupe terroriste du Hamas. Oui, ils sont en miroir en train d'abîmer leur peuple. et de créer les conditions qu'il n'y ait pas de paix dans cette région du monde. Et justement les voix de la paix israéliennes, les voix de la paix israéliennes des députés israéliens et les voix de la paix palestinienne ne sont pas entendu parce que il y a en face en miroir des forces extrémistes qui s'affrontent et qui sè la haine. Et les voix de la paix en France lorsque la députée européenne Rima Hassan jette à terre, aurait jeté mais jette à terre puisque même son équipe confirme un
drapeau israélien dans le cadre d'une exposition en mémoire du 7 octobre. Comment vous qualifiez cet acte ? Mais j'en ai parlé, j'ai déjà répondu à ça. Je moi je fais la différence avec je fais la différence avec les drapeaux euh qui représentent une nation euh quel que soi les gouvernements et les actes produit par ces gouvernements. Un drapeau c'est c'est une nation. Et euh euh vous condamnez ou pas, monsieur ? On doit le respecter. On dirait que vous le dites du bout des lèvres. Oui, parce que on on jette à terre un drapeau, quelque Non, je vais vous dire mais parce que vous vous m'interrogez là-dessus, mais est-ce que vous trouvez normal que la
Commission que la Commission européenne n'ait jamais pris une seule sanction contre le gouvernement un drapeau à terre ? Moi, jeinro un candidat, est-ce que c'est normal qu'on prenne des sanctions contre la Russie parce qu'elle a envahi l'Ukraine et qu'on ne prenne pas de sanction contre le gouvernement israélien parce qu'il rase Gaza ? Monsieur Russel, est-ce que c'est normal qu'une trouvez pas qu'il y a du de mes propos ? Est-ce que c'est normal qu'une eurodéputé jette ? Je vous ai dit que moi je ne ferai pas ça mais de l'autre côté quelque part je comprends la colère qu'il peut y avoir contre l'institution européenne contre l'institution européenne parce que cette institution européenne pratique le depoids de mesure en matière de droit international et ça excusez-moi
mais c'est incompréhensible et des jeunes lycéens puisque je reviens dessus le disent aussi ils s'intéressent à tout ça nos jeunes et justement ils ne se retrouvent pas dans un pays et une institution qui ne fait pas respecter le droit international quand il s'agit du droit du peuple palestinien. Merci Fabien R.
Fabien Roussel