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Conférence de presseINA (sur YouTube)· 31 mai 2023 86 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Georges Pompidou face à la presse : 02/07/1970 | Archive INA

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 73 %Attaque 9 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Dans votre discours de Strasbourg vous avez suggéré que la France double sa production industrielle dans la décennie 70. Doit-on en conclure que vous préconisez un changement de politique économique et financière ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos intentions concernant une réorganisation nouvelle des structures de l'entreprise ?

  • 5:08OuverteRéponse directe

    Croyez-vous pouvoir parvenir à un budget 1971 plus ouvert vers l'avenir ?

  • 7:40OuverteRéponse directe

    À quand le rétablissement de la liberté d'échange en France ?

  • 8:19RelanceRéponse directe

    Le programme de stabilisation aurait dû arriver à son terme le 1er juillet. Quand le rétablissement de la liberté d'échange en France ?

  • 10:47OuverteÉludée

    Pouvez-vous nous dire les perspectives concernant la rationalisation de la production aux usines Berliet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Chiffre
    « j'ai dû dire dans les 10 prochaines années comme ça tout le monde m'a compris je pense en effet que il faut doubler notre production industrielle »
  • 1:27Chiffre
    « la production industrielle a dû en volume augmenter de l'ordre de 7 ou environ 7% par an sur 10 ans on arrive à peu près au doublement »
  • 22:55Chiffre
    « il me paraissait possible que la collectivité nationale consentie pour cette indemnisation un sacrifice annuel de 500 millions 500 millions c'est-à-dire bien entendu 50 milliards d'anciens francs »
  • 23:40Fait
    « c'est exactement ce qui se trouve dans cette loi je ne prétends pas que ce soit parfait mais je crois que cela représente déjà un assez gros effort de solidarité nationale »
  • 9:00Fait
    « cette dévaluation a été réussie et elle a été réussie dans des conditions particulièrement difficiles »
  • 9:45Chiffre
    « la France n'a plus de dettes à l'exception des 985 millions de dollars qu'elle a emprunté comme ces son droit son quota au Fond Monétaire International »
  • 13:02Fait
    « nous avons aidé la ménagère française a s'abstenir d'acheter une machine à laver en rendant les conditions du crédit plus difficile »
  • 15:13Fait
    « le pouvoir d'achat en France au cours de l'année écoulée a certainement augmenté de façon très sensible »
  • 22:55Promesse
    « mon intention était de faire voter une loi qui prévoierait un mécanisme d'indemnisation mécanisme d'indemnisation qui devrait s'adresser par priorité au plus humble au plus pauvres au plus modeste »
  • 25:20Fait
    « la France est un vieux pays et je crois que quand on veut le réformer il faut d'abord partir des réalités de ce qui existe »
  • 27:30Fait
    « il convient d'abord de répartir mieux les charges et par conséquent les ressources entre l'État et les communes »
  • 29:42Promesse
    « si la situation devait devenir réellement différente et bien alors j'aviserai »
  • 58:39Fait
    « notre proposition reste valable et je dirais le restera éternellement car comme on voulait vous qu'on puisse espérer mettre fin à la guerre d'Indochine autrement quand et autrement qu'en parlant autour d'une table »
  • 1:00:28Fait
    « toute la politique de la France est pour faire tomber ce rideau toute la politique de la France et pour établir entre l'Est et l'Ouest entre tous les pays de l'Ouest et tous les pays de l'Est le maximum de relations »
  • 1:16:42non_speechFait
    « nous pouvons aller plus vite simplement ne nous fixons pas de dates trop rapprochées faisons nos pas l'un après l'autre progressons chaque jour chaque semaine et chaque année »
  • 1:18:18non_speechFait
    « je crois possible et souhaitable de parvenir à une confédération européenne mais je crois que le meilleur moyen de la tuer c'est de vouloir brûler les étapes »
  • 1:21:03non_speechFait
    « nous donnons Paris pour la conférence entre les États-Unis et le Nord Vietnam et le Sud Vietnam »
  • 1:23:37non_speechFait
    « toutes les parties y sont intéressées toutes les parties sont responsables »
  • 1:24:05non_speechFait
    « il est probablement préférable [...] de faire pression pour aboutir à la paix »
  • 1:24:47non_speechFait
    « je pense plus que jamais que le temps travaille contre Israël »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

la liberté qui capitule et le pouvoir qui se dégrade n'obtient point merci de ses ennemis ces chateaubriands qu'il a dit ainsi qu'on vous l'a dit je pense je souhaite qu'on mette un peu d'ordre dans cette conférence de presse et que par conséquent on séries des questions et je vous propose que nous passions d'abord dans le domaine économique et social puis dans la politique pure si Joseph il appelait et enfin la politique extérieure alors passons d'abord aux questions dans l'ordre économique et social monsieur le Président de la République dans votre discours de Strasbourg vous avez suggéré que la France double sa production industrielle dans la décennie 70 ceci implique à l'évidence un taux d'expansion légèrement supérieur à celui actuellement suivi et des méthodes de financement qui font défaut à l'heure actuelle doit-on en conclure que vous préconisez un changement de politique économique et financière je n'ai pas employé certainement l'expression décennie j'ai dû dire dans les 10 prochaines années comme ça tout le monde m'a compris je pense en effet que il faut doubler notre production industrielle en disant je ne suis pas sûr que cela représente une accélération de ce qui s'est passé au cours des années 69 ou 70 ou je pense bien que la production industrielle a dû en volume augmenter de l'ordre de 7 ou environ 7% par an sur 10 ans on arrive à peu près au doublement ça sera peut-être en disant et demi je ne préconise pas un changement de politique je dis simplement que notre effort fondamental doit être porté sur l'industrialisation sur le développement de l'industrie que par conséquent nous devons tout faire pour essayer de mettre le plus possible des capitaux dans nos disposons par l'épargne et par le développement des entreprises dans l'industrialisation et dans son développement cela comporte aussi l'acceptation de capitaux étrangers l'introduction de sociétés étrangères en France dès lors qu'elle nous apporte quelque chose qu'elle nous enrichissent donc je ne préconise nullement un changement de politique disons simplement que je suis pour le maintien accentuer d'une certaine politique dans la République pierre Charpy Paris presse vous avez parlé à Strasbourg d'une réorganisation nouvelle de l'entreprise d'une modification de ces structures qu'elles sont dans ce domaine vos intentions ou peut-être votre projet je ne crois pas qu'il appartiennent à l'État d'imposer des modifications de structures dans les entreprises beaucoup a déjà été fait j'ai cité par exemple les comités d'entreprise et je lis ici ou là mais c'est une vieille histoire ils ont fait la preuve de leur impuissance d'abord je ne crois pas que ce soit tellement vrai et en tout cas rien ne les empêche de se consacrer à ce qui est une leur vocation principale c'est-à-dire proprement parler la participation active des représentants des travailleurs à la marche de l'entreprise mais je pense plus encore qu'à l'action de l'État à la réorganisation des structures internes des entreprises de très nombreux chefs d'entreprise en France ont déjà su associer leur cadre leurs employés leurs ouvriers à la marche de leur affaire soit en leur donnant un peu plus la parole dans les conseils d'administration ou les représentants des comités d'entreprise siègent et ou trop souvent on considère que leur présence est purement symbolique soit dans l'organisation même du travail dans les affaires et sur ce point il y a beaucoup à faire en prenant modèle sur les entreprises les plus avancées aux États-Unis où l'on a considérablement déconcentrer les responsabilités ou les nouvelles méthodes d'organisation consiste à faire descendre jusqu'au niveau de l'atelier et quelquefois jusqu'au niveau de la machine la possibilité de la décision tout cela doit se faire beaucoup plus par la discussion entre les travailleurs et leurs employeurs que par la voie autoritaire de l'État je crois pour ma part à la procédure de consultation et de concertation je crois aux conventions collectives et je crois aux accords directs entre les intérêts mais naturellement l'État peut jouer un rôle d'incitateur et doit jouer un rôle d'incitateur nous avons fait des progrès nous sommes très loin encore d'une situation idéale mais je crois qu'aujourd'hui beaucoup de patrons se rendent compte eux-mêmes que l'époque du patron du droit divin est révolue Gabriel Farcas François monsieur le Président votre gouvernement est en train de préparer le budget de 1971 celui de 1970 est essentiel tourné assez largement vers le passé croyez-vous pouvoir parvenir à un budget plus ouvert plus largement tourné vers l'avenir qu'est-ce que c'est qu'un budget tourné vers le passé qu'est-ce que c'est qu'un budget tourné vers l'avenir un budget est en effet obligatoirement tourner vers le passé dans la mesure où ce que l'on appelle les dépenses acquises en représentent l'essentiel je veux dire par là obligatoirement un budget commence par reconduire tout ce qui a été décidé précédemment c'est ainsi que tous les traitements de fonctionnaires sont évidemment reconduits représentent une part importante du budget de la Nation nous ne pouvons pas éviter cela et je ne pense pas en tout cas que les fonctionnaires seraient satisfaits qu'on supprime leur traitement du budget sous prétexte de se tourner vers l'avenir il ne faut pas croire que l'avenir soit dans ses 10%, cela veut dire d'abord qu'on lui renouvelle les mêmes possibilités budgétaires d'équipements qu'il avait précédemment et qui dans la mesure où il s'agit d'équipement nouveau sont déjà des dépenses nouvelles et sont tournées vers l'avenir et l'augmentation en pourcentage n'est pas la ne mesure ne permet pas de mesurer ce qu'il y a de nouveau dans un budget ceci étant dit je le reconnais monsieur Farkas il n'y a rien de plus ingrat que de faire un budget et plus de et plus désespérant même pour le Premier ministre en particulier et pour le ministre d'économie et des Finances parce qu'on s'aperçoit que les ressources d'un pays ne sont pas illimités qu'en fin de compte on ne peut dépenser que l'argent que l'on a c'est-à-dire celui qu'on demande aux contribuable et que dès lors on est limité dans ces espérances parce qu'on est limité dans ses moyens monsieur yetan monsieur le Président c'est le premier juillet que le programme de stabilisation aurait dû arriver à son terme la liberté d'échanges est une loi fondamentale du marché commun à quand donc le rétablissement de la liberté d'échange en France nous n'avons pas parlé de programme de stabilisation nous avons parlé de plan de redressement effectivement il y a un an ou à peu près un an que nous trouvons devant une situation monétaire économique financière donnée le gouvernement a été appelé à prendre un certain nombre de mesures dans la plus importante est évidemment la dévaluation je crois pouvoir dire aujourd'hui que cette dévaluation a été réussie et elle a été réussie dans des conditions particulièrement difficiles puisqu'elle a été réussie dans un climat international de surchauffe ou en tout cas d'expansion alors que chacun sait que ce qui favorise les dévaluations c'est au contraire un climat de récession cette évaluation a été réussie et nous avons hier même achevé de rembourser toutes nos dettes à court terme que ce soit à l'étranger sous la forme de soi ou autre que ce soit vis-à-vis des banques françaises et nous allons même annoncer que nous renonçons à imposer aux banques françaises le dépôt de leur devise au fond de stabilisation des champs à l'heure actuelle la France n'a plus de dettes à l'exception des 985 millions de dollars qu'elle a emprunté comme ces son droit son quota au Fond Monétaire International notre situation est donc tout à fait satisfaisante le front des nullement discuté sur les places étrangères néanmoins nous ne croyons pas que le moment soit encore venu de supprimer le contrôle des changes nous ne le croyons pas parce que l'expérience nous a prouvé qu'à le supprimer trop tôt on risquait d'être amené à le rétablir qu'il n'y avait rien de plus fâcheux et aussi parce que la situation monétaire internationale ne nous donne pas toute garantie à ce sujet mais j'espère que dans les prochains mois il nous sera permis de franchir de nouvelles étapes et finalement d'abolir complètement le contrôle des changes je l'espère et je dirais même je le crois beau frère Agence France Presse monsieur le Président et une information qui vient de paraître fait état de rationalisation de la production aux usines berliées dans le cadre de l'accord Citroën Fiat et de compression des effectifs pouvez-vous nous dire dans l'état actuel de l'étude du dossier par le gouvernement qu'elle serait les perspectives à votre avis je me refuse monsieur à parler de questions particulières et pour des raisons que chacun doit comprendre les berliés fait partie de l'ensemble de toute l'industrie automobile française une affaire peut connaître un moment donné plus ou moins de prospérité plus ou moins de difficultés de toute manière l'entreprise Berliet une entreprise trop importante pour que les tasses des intérêts de son sort mais son sort ne me paraît pas menacé et quand on négociations qui peuvent exister avec Fiat ou avec d'autres sociétés je me refuse à en parler publiquement monsieur le Président Jean-Claude vajou le thème de la nouvelle société revient souvent dans les discours du premier ministre les observateurs ont remarqué que vous n'avez jamais prononcé quant à vous l'expression de nouvelles sociétés doit-on conclure que cette omission est volontaire ou simplement fortuite l'expression n'étant pas de moi je ne vois pas pourquoi je l'emploierai n'est-ce pas mais ça ne veut pas dire que je sois en désaccord avec le sur le fond avec le Premier ministre pas plus dans ce domaine que dans d'autres en tout cas s'il y a une nuance je dirais peut-être cela tient à ma formation ou encore à ma fonction que j'attache plus d'importance à l'homme qu'à la société et à la place de l'homme dans la société qu'à la forme même de la société j'amboissonade l'expansion il y a quelques mois vous aviez demandé à la ménagère française de s'abstenir de renouveler sa machine à laver elle l'a fait peut-être n'est-ce pas seulement parce qu'elle nous a écouté que lui dites-vous aujourd'hui je crois que nous avons aidé la ménagère française a s'abstenir d'acheter une machine à laver en rendant les conditions du crédit plus difficile depuis ce temps-là un certain nombre de mesures ont été prises en sens inverse à travers cette machine à laver symbolique vous posez monsieur le problème de la consommation alors actuelle en effet si je prends l'économie française je dirais que globalement elle est en parfaite santé elle est très active ça ne veut pas dire bien entendu qu'il n'y a pas des branches ou la situation est moins brillante que dans d'autres je parle globalement je dirais ensuite toujours en gros que les industries de bien équipement sont non seulement en pleine activité mais même dans une certaine mesure encore un état de surchauffe et que les industries qui produisent des biennes consommations sont certainement sinon en ralentissement tout au moins sur un palier il est donc possible que dans les prochaines semaines ou les prochains mois nous soyons amenés à prendre des mesures pour favoriser ses industries c'est-à-dire pour inciter à la consommation et qu'à ce moment-là je demande au ménagères françaises et je leur dis c'est le moment pour vous d'acheter des machines à laver c'est possible je crois que si nous devons le faire il faudra le faire avec précaution et aussi le faire assez tôt essayez de prévoir ce qui est toujours vous le savez en matière économique difficile il y a d'ailleurs un mystère le pouvoir d'achat en France au cours de l'année écoulée à certainement augmenté de façon très sensible la hausse des salaires le démontre et certes la hausse des prix et là importantes parfois trop importante à nos yeux mais la différence est tout de même sensible il y a donc augmentation du pouvoir d'achat et il n'y a pas augmentation de la consommation c'est donc que pour des raisons diverses les Français et les Français à l'heure actuelle sont tournés davantage vers l'épargne et vers la prudence plutôt que vers la dépense jusqu'ici nous nous en sommes félicités parce que ça évitait certainement la hausse des prix de devenir excessive et ça a permis à l'économie française et en particulier à l'économie aux industries d'équipements de se développer davantage il est possible que vienne l'heure d'un changement je peux vous dire que je suis ces questions avec le plus grand soin que je ne suis pas le seul le premier ministre les ministres d'économie et des Finances aussi je m'en entretenais d'ailleurs encore hier avec Monsieur Giscard d'Estaing et il est possible que nous soyons amenés dans les prochains mois à l'automne notamment de prendre un certain nombre de mesures mais pour l'instant nous ne pensons pas que la situation soit telle qu'il faille intervenir la vernait Le Figaro vous le gouvernement et vous essayez de faire de la France une zone de prix modérée et d'autre part de poursuivre une politique d'expansion dans cette conjoncture qu'est-ce que vous pensez qu'il est le plus dangereux une récession venant de l'autre côté de l'Atlantique ou bien au contraire une inflation persistante vous m'excuserez monsieur Vernet si je vous dis que je trouve votre question est un petit peu obscure plutôt qui me semble qu'il y a deux questions en une si vous voulez me faire demander me demander si je considère la récession comme plus dangereuse que l'inflation ou l'inverse je vous dirai simplement ceci la récession est un mâle l'inflation en étonnante je ne sais pas quel est le pire mais je suis sûr que la France ne supporte pas la récession si vous voulez me parler des conséquences que peut avoir l'économie américaine sur l'économie européenne et en particulier sur l'économie française je vous dirai qu'en effet c'est très important que l'inflation ou la récession américaine ne peut pas ne pas avoir une influence sur la situation française et c'est pourquoi je suis de près également la situation de l'économie américaine de ce point de vue là j'ai noté que pour la première fois c'est récemment la balance commerciale américaine c'est sensiblement amélioré au premier trimestre la situation économique américaine était une situation de légère récession d'après ce que je crois savoir les statistiques qui vont être publiées indiquent au second trimestre l'activité a repris d'ailleurs l'administration américaine prend à l'heure actuelle des mesures pour atténuer les effets des mesures qui avaient été prises par l'administration de Johnson est maintenu par Monsieur Nixon pour freiner l'inflation pour toutes ces raisons j'ai l'impression mais ce n'est qu'une impression que nous n'aurons pas venant d'outre-Atlantique une influence de récession peut-être même pourrions-nous plutôt craindre que ce soit une influence inflationniste monsieur grappa pardon je vous en prie Lucille augeron le peuple Bruxelles monsieur le Président dans une tribune sur une rate dans une radio périphérique à propos du rapport de la Cour des comptes il a été dit et j'en étais surprise que les seuls sanctions prises contre les fonctionnaires responsables étaient des sanctions administratives consistant généralement en mutation lesquelles correspondent parfois à un avancement je voudrais savoir si ce sont les seules mesures que compte prendre le gouvernement pour empêcher le retour de ses anomalies je suis heureux madame que la Belgique se préoccupe des sanctions que nous pouvons être amenées à prendre contre les fonctionnaires français c'est la preuve des lias étroits qui unissent nos deux pays je vous propose une chose c'est que chaque fois que le gouvernement belge sanctionnera un fonctionnaire belge il veut bien me le faire savoir pour que j'essaie de maintenir la parité Pierre Legrand Crugey l'agence agrapresse monsieur le Président l'exemple récent de Nancy nous a prouvé qu'on pouvait mobiliser l'opinion pour l'équipement d'une grande métropole pour l'agriculture c'est généralement beaucoup plus difficile sinon l'inverse or avec son environnement rural elle intéresse directement un Français sur trois ou moins vous avez dit à Strasbourg que l'agriculture devait contribuer à créer une puissance économique française comptez-vous engager votre autorité pour que les agriculteurs et les ruraux puissent être associés à un grand dessin dans l'ensemble de l'économie française le grand dessin des agriculteurs c'est de nous donner une agriculture puissante et prospère il l'ENT entrepris grâce au ciel ils ont toujours eu mon soutien et ils l'auront toujours et du singe être le seul même à l'échelle européenne je soutiendrai que l'agriculture et pour la France une richesse fondamentale de même que je soutiensdrais que l'exploitation familiale doit rester la base de notre agriculture dans la plus grande partie de notre territoire voilà ma conviction et par conséquent j'espère que vous aurez satisfaction et que l'opinion des agriculteurs sera rassuré au moins en ce qui concerne la pensée du chef de l'État on en sort leur monsieur le Président vous avez à plusieurs reprises exprimez votre sollicitude à l'égard des rapatriés d'Algérie or le Parlement vient de voter une loi d'indemnisation qui ne semble pas satisfaire les intéressés pourrais-je vous demander monsieur le Président ce que vous pensez de cette loi monsieur je n'ai jamais vu une loi qui satisface les intéressés lorsque je me suis présenté au suffrage du peuple français j'ai de moi-même soulevé ce problème des rapatriés j'ai d'ailleurs rencontré un certain nombre de leurs représentants et j'ai écrit je crois je leur ai écrit que mon intention était de faire voter une loi qui prévoierait un mécanisme d'indemnisation mécanisme d'indemnisation qui devrait s'adresser par priorité au plus humble au plus pauvres au plus modeste et j'indiquais que il me paraissait possible que la collectivité nationale consentie pour cette indemnisation un sacrifice annuel de 500 millions 500 millions c'est-à-dire bien entendu 50 milliards d'anciens francs c'est exactement ce qui se trouve dans cette loi je ne prétends pas que ce soit parfait mais je crois que cela représente déjà un assez gros effort de solidarité nationale en faveur d'une catégorie de Français qui a souffert dans sa chair et dans son sang qui méritait cet effort mais qui ne peut pas espérer 50 milliards par an pendant peut-être 15 ans peut-être plus d'ores et déjà c'est un engagement de l'ordre de 750 milliards d'anciens francs en faveur des rapatriés d'Algérie et bien messieurs une dernière question dans ce domaine et nous passerons à la politique du mortier nord-éclette ma question précisément enquête peut être sur la seconde partie vous avez évoqué à Strasbourg monsieur le Président le problème de la déconcentration de du rôle des assemblées municipales ou départementales et de la réforme des finances locales vous n'avez pas parlé de la réforme des régions du problème des assemblées au suffrage universel est-ce que cela veut dire que les la réforme communale est devenue un préalable de la réforme régionale c'est en effet un peu une transition la France est un vieux pays et je crois que quand on veut le réformer il faut d'abord partir des réalités de ce qui existe je crois qu'à l'heure actuelle ce qui est le plus désagréable ou ressenti comme le plus désagréable à l'échelon local et régional c'est une certaine emprise administrative qui fait que toutes les décisions remontent à Paris que tout le monde est soumis à une tutelle qu'il juge insupportable et à des contrôles a priori qu'il trouve paralyse c'est pourquoi je considère qu'en dehors du problème de la régionalisation donc comme pour tous les mots en Sion je voudrais savoir exactement ce qu'on met dedans en dehors de ce problème il y a des réformes qui s'imposent si je prends les villes les communes elles sont soumises à une tutelle extrêmement étroite elles sont soumises à un contrôle financier a priori qui retarde toute décision tout entreprises et souvent finit par l'interdit je pense donc qu'il convient d'abord de revoir ce problème de la tutelle et du contre je pense donc qu'il convient d'abord de répartir mieux les charges et par conséquent les ressources entre l'État et les communes et qu'il y a une réforme des finances locales qui s'imposent je pense aussi d'ailleurs que des problèmes du même mot du même ordre se trouvent à l'échelle du département et quand bien des cas le préfet comme représentant de l'administration et le Conseil général comme représentant de la population serait en mesure l'un avec l'autre de prendre de très nombreuses décisions dans un grand nombre de domaines alors qu'à l'heure actuelle là aussi ils sont soumis à l'intervention des bureaux parisiens libérer nos villes nos départements nos régions aussi de tout ce qu'il y a d'excessives dans cette tutelle de tout ce qu'il y a d'écrasons dans cette dans cette emprise administrative voilà la tâche la plus importante à mes yeux à l'heure actuelle je sais d'ailleurs que le premier ministre a fait entreprendre des études dans tous ces domaines mais je sais aussi et je lui dis que l'heure des études doit maintenant céder la place à l'heure de l'action il faut que l'État se réforme lui-même il faut que nous nous dégagions d'une emprise administrative qui est devenue écrasante au fur et à mesure que les responsabilités de l'État se sont étendues et il faut que nous créons véritablement l'habitude de la démocratie locale voilà à mes yeux ce qu'il y a de plus important pour l'année où les deux années qui viennent et ce que nous entreprendrons je l'espère dès la rentrée monsieur le Président de la République je vous demande pardon mais puisque vous avez le micro garder le Virieu ORTF information première monsieur le Président de la République supposons que l'opposition se structure comme vous l'avez souhaité à Strasbourg supposons qu'elle se structure au point de devenir majoritaire lors des élections législatives de 1973 pourriez-vous envisager de choisir un premier ministre ailleurs que dans la majorité qui vous a soutenu au cours de la dernière élection présidentielle monsieur le fait pas des plans sur la comète d'abord il n'y a pas qu'une opposition il y en a pour l'instant plusieurs il y en a qui sont structurés il y en a d'autres qui ne le sont pas ça n'est pas à moi à leur donner la recette pour se structurer je ne suis pas conseil en structuration d'opposition je ne suis pas d'autre part à la veille d'élection législatives pour l'instant j'ai été élu par la majorité des français j'ai choisi un premier ministre et on a fait un gouvernement à l'image de la majorité qui m'avait élue si la situation se transformait si la situation devait devenir réellement différente et bien alors j'aviserai la Constitution me fournit d'ailleurs fournit au chef de l'État plusieurs mode de sortie de ces difficultés on peut imaginer en effet de prendre un premier ministre en dehors de la majorité antérieure ou sur les bords de cette majorité ou dans la partie de cette majorité qui mon dieu a un œil dedans et un dehors on peut imaginer aussi de dissoudre cette assemblée on peut imaginer bien des choses nous avons une constitution que beaucoup trouvent bâtarde et qui est en réalité très souple et qui laisse au chef de l'État beaucoup de possibilités pour sortir des crises pour l'instant si vous le permettez il n'y a pas de crise en vue donc j'essaierai de dormir tranquille et d'oublier votre question monsieur Ferniot jean-ferriot RTL France Soir monsieur le Président de la République vous avez été premier ministre pendant 6 ans vous êtes président depuis une année vous avez pu apprécier les différences entre ces deux fonctions pouvez-vous à offrir de cette expérience nous dire quelle est la date normale convenable moyenne de durée d'un Premier ministre je ne suis pas tout à fait sûr autre question soit très convenable je ne suis pas tout à fait sûr d'autre part de pouvoir y donner une réponse car là aussi je suis pris entre la continuité et l'ouverture la continuité ça serait de garder le même Premier ministre pendant 6 ans et demi comme l'a fait le général de Gaulle en ce qui me concerne l'ouverture ça serait comme certains le souhaitent d'en changer tous les six mois de façon à nous redonner cette vie politique active comme on dit n'est ce pas qui faisait la joie des commentateurs je tâcherai de trouver un moyen terme monsieur Bassi pierre Rouanet le Nouvel Observateur monsieur le Président je voulais me permettre de solliciter une réponse un peu personnelle est-ce que vous êtes au bout d'un an comptant du gouvernement que vous avez choisi comment pourrais-je en être mécontent Europe numéro 1 il y a un an monsieur le Président vous avez été élu par une majorité de Français de Français qui avait vu en vous à la fois l'homme de la continuité et l'homme de l'ouverture un an à passer n'avez-vous pas le sentiment que dans cette majorité nationale votre majorité il y a quelques remous et je dirais même de la déception certains certaines consultations électorales nous l'ont démontrées et ne croyez-vous pas que cette déception serait dû au fait qu'il n'y a pas eu à cette changement j'ai quelques échos de ce que vous dites en vous écoutant ou en vous lisant notamment

34:08
Non speech

[Musique]

34:12
Locuteur

il m'apparaît quelquefois que si dans la majorité il y a des mécontentements c'est plutôt parce qu'on trouve qu'il y a eu trop de changements d'autres peut-être trouvent le contraire j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure à Monsieur ferngne la vie politique prend évidemment un beaucoup de sel à partir du moment où il y a des crises mais que voulez-vous l'intérêt national n'est pas qu'il y ait des cris à partir du moment où le gouvernement que j'ai nommé dispose à la major à l'Assemblée nationale d'une majorité très large il n'y a aucun espoir qu'il soit renversé dès lors comme l'a dit un commentateur avisé l'assemblée se consacre fort bien à son travail législatif mais renonce quelque peu à son rôle politique ce qui veut dire renonce à mettre en cause la responsabilité du gouvernement dès lors aussi on cherche où il pourrait y avoir motif de crise ça peut se trouver à l'intérieur de la majorité où il y a toujours des divergences dans toutes les majorités et surtout quand elles sont nombreuses ça peut se trouver entre le chef de l'État et son premier ministre et bien rassurez-vous il n'y a pas de risque de crise entre le chef de l'État et son premier mythe et quand à la majorité dans la mesure même où elle est très nombreuse comment y aurait-il pas divergence d'opinions d'autant plus qu'elles s'exprime avec la plus entière liberté puisque ça n'a pas de conséquence mais croyez le bien s'il y avait péril et bien cette majorité se ressoudrait j'en suis convaincu Serge maffaire de François il y a eu il y a eu dimanche une élection à Nancy est-ce que cette élection vous a fait faire quelques réflexions il était une fois un député de Meurthe-et-Moselle qui s'appelait Souchal je tiens à dire que j'ai pour lui estimé amitié bien qu'il m'est donné quelques soucis quand j'étais Premier ministre un jour pour protester contre une décision gouvernementale qui les ai paraît-il les intérêts de Nancy il a des missions et il a été battu c'était dans la logique car lorsque des électeurs veulent manifester leur mécontentement au gouvernement et bien ils choisissent plutôt un candidat opposant plutôt qu'un candidat de la majorité fut-il contestataire et d'ailleurs depuis 1886 en France tous les députés qui ont été démystes qui ont démissionné qui sont représentés ont été battus alors il y a Nancy qui est une grande et admirable ville et qui son orgueillit d'être la capitale traditionnelle de la Lorraine et il s'est trouvé qu'il y a bien des années un gouvernement a décidé de faire de messe le chef-lieu de la région de ce jour-là une plaie a été ouverte qui ne s'est jamais tout à fait refermé et au fur et à mesure que les années passées au fur et à mesure que les attributions des régions ont été augmentées que des services étaient créés à Metz et quelquefois même quittaient Nancy pour Metz l'irritation grandissait chez les nycéens et la plaie s'infectait il y en a eu des démonstrations à plusieurs reprises prenez le référendum du 27 avril 1969 Nancy qui est une ville fondamentalement gaulliste à voter contre au référendum pourquoi parce que c'était un référendum sur la régionalisation et que pour Nancy régionalisation ça veut dire primauté de messe après quoi on a essayé la concertation et le maire de Nancy le maire de Metz avec les autorités administratives on discuté pour répartir les attributions et sont arrivés à un accord et devant cet accord les nan céens se sont révoltés estimant que leur mère avait capituler devant le maire de Nancy de Metz et il y a eu crise municipale élections municipale et à cette élection municipale il y avait une liste conduite par Monsieur Souchal et dont je vous prie d'observer qu'elle a obtenu exactement le même pourcentage de voix qu'elle a obtenu également monsieur Souchal lui-même à la dernière élection législative alors vous le voyez tout cela n'est pas tellement nouveau j'ai répondu un peu tout à l'heure en ce qui concerne les réflexions que me fait faire cette élection concernant le rôle des collectivités locales et leur rapport avec les administrations centrales pour le reste et bien je ne vois pas la politique de la France ni celle de Nancy en forme de bande dessinée et je ne crois pas qu'on soit amené à débattiser la place Stanislas monsieur le Président Noël copain de la Croix lorsque vous étiez Premier ministre vous avez répété à plusieurs reprises que le régime de la Cinquième République était un régime mis parlementaire mi-présidentiel et vous vous réjouissiez de ce dosage de cet équilibre estimez-vous que ce dosage s'est équilibre soit demeuré si oui vous en réjouissez-vous encore et sinon le déplorez-vous je n'ai pas changé je crois en effet que notre Constitution est à mi-chemin d'un régime proprement présidentiel et d'un régime proprement parlementaire je crois que cet équilibre d'ailleurs difficile à le mérite de donner à notre au fonctionnement notre système politique à la fois les possibilités de la fermeté de la durée et en même temps la souplesse j'ai entendu ici comme Premier ministre le général de Gaulle dire qu'il n'y avait pas de hiérarchie je peux bien dire comme président de la République qu'il n'y a pas de hiérarchie mais au total je crois que le système n'est pas mauvais de la République Bernard Lefort Paris dans moins de 9 mois maintenant il y aura des élections municipales l'élection partielle de Nancy législative celle-là dont nous voulons nous parler à donner des espérances à certains croyez-vous que l'on puisse attribuer la valeur d'un test national aux prochaines élections municipales nous avons tous en nous des calculs que nous appelons espérance à des Platon je ne crois pas que les élections municipales doivent être considérées comme un test national quand on vote dans les élections municipales on vote avant tout pour avoir une bonne administration de sa cité et en particulier dans la plupart de nos communes et de nos villes on vote pour un maire et pour un bon maire et bien il arrive qu'il y a des bons mères qui se disent sans triste par exemple et qu'ils peuvent être élus ou réélu parce qu'ils sont de bons mais ça ne veut pas dire que la nation adhère aux options politiques d'ailleurs indéfinissable du centrisme il arrive qu'il y a de bons mères qui sont socialistes et ben ils peuvent être réels en tant que bon mais et non pas spécialement parce que la population est à vide de nationalisation il peut arriver aussi il arrive qui est de bons mères qui soit de la majorité qui soit réélu comme bon mais et non pas parce qu'ils sont de la majorité et il arrive enfin que dans certains endroits et en particulier à Paris et dans la région parisienne forcément l'élection municipale prenne un tour plus politique et qu'elle mène à un affrontement entre des formations qui s'opposent et là ça prend en effet une valeur plus politique et moins spécifiquement municipal ou administratives mais au total en ce qui me concerne je ne considère pas que les élections municipales doivent être considérées du doivent être regardés comme des élections politiques Gérard Badel le Parisien Libéré monsieur le Président vous avez souligné avec beaucoup de force la nécessité de desserrer l'emprise administrative sur les collectivités locales et régionales or il y a précisément une ville française à laquelle vous venez faire allusion c'est notre capital qui supporte beaucoup plus que les autres une tutelle administrative les élus parisiens de la majorité demandent actuellement que Paris soit doté d'une autonomie de gestion comparable aux autres villes de France est-ce que vous souhaitez que les Parisiens puissent élir un maire un bon maire en tout cas un vrai maire je crois souhaitable d'alléger et de simplifier les modalités de la tutelle sur l'administration parisienne je crois qu'à Paris comme ailleurs les élus municipaux le Conseil de Paris doivent avoir plus de liberté et plus de possibilités d'action quant aux problèmes du maire de Paris c'est une autre affaire Paris n'est pas seulement Paris c'est aussi la capitale de la France et par conséquent cela pose pour le gouvernement et pour l'État une question de toute première importance c'est qu'on ne peut pas résoudre à mon avis aussi simplement que pour toute autre ville de France combat plusieurs incidences survenus récemment sanctions prises contre des réalisateurs d'une émission de variété pression exercée par une catégorie sociaux professionnelle contre la diffusion d'une séquence télévisée conflit à propos du film cadets de Saumur démission de réalisateur de panoramas traduisent un malaise à la télévision et la relativité ou la fragilité de ce qui les convenu d'appeler la libéralisation de l'ORTF quel est votre sentiment à ce sujet en tant que premier téléspectateur de France et en tant que président quel bilan faites-vous d'une année de télévision ces incidents vous paraissent-ils normaux si vous les déplorez comment envisagez-vous qu'il ne se renouvelle plus quelle garantie pourrait offrir à cet égard le prochain statut de l'ORTF contrairement à ce que vous croyez je suis très loin d'être le premier télé-spectateur de France d'abord parce que mes horaires de travail me permettent très difficilement de regarder la télévision et puis d'une façon générale et cela depuis bien des années je tiens à ménager mon équilibre nerveux néanmoins je m'intéresse à la télévision croyez le bien et depuis que je m'y intéresse je n'entends parler que d'incident rien ne va jamais à la télévision il y avait un ministre de l'information on disait que c'était un dictateur et que il imposait au journaliste de la télévision des règles et une tutelle inadmissible le Premier ministre a jugé utile de supprimer ce ministre l'information il paraît si je vous crois que c'est pareil faut-il en conclure n'est-ce pas que l'auto-gestion est aussi néfaste et aussi dictatorial que la gestion ministérielle en tout cas nous n'avons jamais trouvé en France parfaitement l'équilibre de notre information c'est peut-être dû au gouvernement c'est peut-être dû aussi aux journalistes pour moi je vous dirai que je considère que l'information sous toutes ses formes alors doit être libre doit être indépendant doit être impartial et je compte d'ailleurs que le rapport que Monsieur paille a déposé au nom de sa commission nous permettra de trouver des formules sinon idéales tout au moins meilleure peut-être que celle que nous avons eu jusqu'ici mais j'ajoute autre chose à l'usage en particulier de ceux qui sont ici et qui travaillent à l'ERT être journaliste à l'ORTF ça n'est pas la même chose que d'être journaliste ailleurs l'ORTF qu'on le veuille ou non c'est la voix de la France c'est considéré comme tel à l'étranger et c'est considéré comme tel par le public qui quand on lui dit quelque chose quand on lui fait remarquer quelque chose répond mais c'est pas vrai ils l'ont dit à la télé ils l'ont dit à la télé et par conséquent ceux qui parlent à la télévision ou à France Inter ils parlent un peu au nom de la France et il y a une certaine hauteur de ton qui est la chose que pour ma part je leur demande et ceux qui m'ont suivi depuis que je suis au gouvernement se rappelleront que dès 1962 je crois j'ai réuni les journalistes et les représentants de l'ORTF et que je leur ai dit exactement la même chose je ne vous demande pas de faire l'éloge du gouvernement je ne vous demande pas de faire parler à tout propos les ministres il y a d'ailleurs je le sais bien rien de plus ennuyeux pour les téléspectateurs ce que je vous demande c'est de vous rappeler que quand vous parlez vous ne parlez pas quand votre nom et que vous le vouliez ou non vous engagez la France et qui a une certaine hauteur de ton et de penser qui vous est réclamé c'est très difficile c'est plus difficile que d'être ailleurs je le reconnais France Inter monsieur le président monsieur le Président vous allez parler tout à l'heure du contenu des mots en Sion qu'y a-t-il pour vous en 1968 en 1970 pardon dans le mot participation crois que je l'ai dit à Strasbourg je crois que je l'ai dit longuement dans ma dernière conférence de presse précisément je voudrais ne pas être amené à me répéter éternellement et dire simplement que pour moi ce que j'appelle la participation dans tous les domaines c'est en fin de compte le respect de la dignité de l'homme et la reconnaissance de son droit aux responsabilités alors on peut tirer de ça n'importe quoi tout est le reste le pire et le meilleur cela dépend des hommes mais ce qui a de bien certains c'est que si on ne veut pas reconnaître ce besoin ce besoin qui est dans tous les hommes et bien forcément et tôt ou tard notre société cracra vous voyez Radio Monte en Sion élection aux prochaines élections municipales monsieur le Président il y aura de nouveaux électeurs de moins de 21 ans pour la première fois les gens qui auront accompli leurs services militaire voteront pensez-vous qu'il faille aller plus loin et aller jusqu'au vote à 18 ou à 19 ans nous avons fait un premier pas en liant le droit de vote à l'accomplissement d'un certain devoir national et qui donne par conséquent droit à participer au responsabilités faut-il aller plus loin je ne suis pas contre a priori ça dépend aussi de ce que désire les gens si vraiment les Français les jeunes Français désirent voter il est probable que un jour ou l'autre et peut-être bientôt on pourra leur donner le droit de vote plutôt de toute manière il faut bien qu'il y ait un moment où l'on a le droit de vote et un moment où on n'est pas ou on ne l'a pas encore alors là où on met la barre n'importe pas tellement quand nous avons dit que ceux qui avaient fait leur service militaire aurait le droit de vote c'était moins parce qu'il ce n'était pas parce qu'ils auraient moins de 21 ans c'est parce que je le répète ayant accompli leurs services ayant servi la nation et bien ils avaient le droit de donner leur avis sur la conduite de cette nation André Albert leur vous avez parlé tout à l'heure monsieur le Président de la large majorité qui soutenait le gouvernement cette majorité est apparemment plus large que celle qui vous a envoyé siéger à l'Elysée cette constatation vous satisfait-elle correspond-t-elle chez vous à un vœu ou pour parler le langage de Platon à une espérance de toute manière elle est derrière moi cette espérance mais je ne vois aucun inconvénient à ce que la majorité parlementaire soit plus large que la majorité présidentielle ce qui serait fâcheux c'est que cette majorité parlementaire se rétrécit suffisamment pour devenir une minorité monsieur le Président je ne voudrais pas vous poser une question de bonne municipalités que ministres je voudrais simplement revenir sur la première question qui vous a été posée et à laquelle me semble-t-il vous avez donné une réponse ambigu du moins en ce qui du moins me semble-t-il faut-il comprendre de ce que vous avez dit que si la politique actuelle était désavouée clairement par le suffrage universel par une opposition structurée vous utiliseriez comme vous l'avez dit toute la souplesse la Constitution pour essayer d'empêcher l'expression de la volonté de la nation du suffrage universel monsieur je vous satisferai en vous disant qu'il y a probablement de bons maires communistes mais quant à votre deuxième question

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Locuteur

je n'ai point dit que j'utiliserai la souplesse des institution pour aller contre la volonté de chiffrage universel je dis simplement que en mettant les choses si je puis dire à l'extrême si un moment donné il y avait contradiction évidente brutale entre deux manifestations de la volonté nationale l'une qui est l'élection du Président de la République l'autre l'élection d'une assemblée et bien évidemment il faudrait que le pays soit appelé à choisir et à dire à laquelle de ces deux manifestations il donne la plus grande importance je suis le président de la République pierre Charpy Paris presse tout à l'heure vous avez renoncé à donner des conseils à l'opposition pour se structurer mais dimanche le samedi à Strasbourg vous avez quand même décrit une opposition structurée avec ces cadres ça doctrine en souhaitant qu'elle puisse devenir je crois l'aiguillon de la majorité est-ce que à votre avis le Parti communiste tel qu'il est actuellement peut jouer ce rôle dans une opposition structurée le Parti communiste est certainement structuré si on a reproche à lui faire ça n'est pas de manquer de structure le Parti communiste a certainement une idéologie je crois qu'il n'en fait pas mystère et quant à être né Guyon il est quelquefois piquant monsieur le président Jean Daniel de l'observateur je voudrais vous demander quel est votre réaction quand vous voyez chaque jour dans les journaux non subversifs voire gouvernementaux la liste de ce que les nécessités dites du maintien de l'ordre conduisent à des répressions des détentions des mauvais traitements au détriment de citoyens innocents tout dépend de la conception qu'on a de l'innocence je ne crois franchement pas que nos prisons soient plein d'innocents la liberté qui capitule et le pouvoir qui se dégrade n'obtient point merci de ces ennemis ces chateaux brillants qu'il a dit le président de la République si je peux me permettre de faire la transition entre la politique intérieure elle a pris quelques étrangère la France le 1er avril a proposé qu'il y ait une consultation générale sur le sur l'Indochine pensez-vous monsieur le Président que trois mois après a étant donné la situation qui règne là-bas que cette proposition reste valable ou est-ce qu'elle est enterrée notre proposition reste valable et je dirais le restera éternellement car comme on voulait vous qu'on puisse espérer mettre fin à la guerre d'Indochine autrement quand et autrement qu'en parlant autour d'une table où seront représentés tous ceux qui ont le droit d'y être représenté ce qui veut dire non seulement les pays en guerre mais tous ceux qui directement ou indirectement et pour des raisons diverses sont intéressés à la solution du problème Indochine et je le précise parce que ça veut dire également vous ne comprenez bien la Chine vous avez dit en substance à Strasbourg que l'Europe ne se fera quand on développe pas les relations avec les pays de l'Est européen et maintenant monsieur le Président je crois que avec l'écran transformation dans l'objet et les héros et les marchés communs la question est principale est la suivante dans quelle mesure la France veut faire sentir son influence pour que la politique vous mener monsieur le Président avec beaucoup de fermetés soit poursuivi par les autres partenaires du Marché Commun élargi si je comprends bien votre question monsieur vous voulez savoir si le développement du marché commun peut aller de pair avec le renforcement des liens entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe de l'Est ce que j'ai dit à Strasbourg c'est que précisément là et non seulement mon souhait mais la condition même pour que cette Europe de l'Ouest puisse progresser sur la voie de son unité car si l'Europe de l'Ouest devait être un bloc fermé sur elle-même et tournant le dos à l'Europe de l'Est non seulement aucun progrès n'aurait été fait mais nous en reviendrions au pire moment de la guerre froide et du rideau de fer comme on disait à l'époque or toute la politique de la France est pour faire tomber ce rideau toute la politique de la France et pour établir entre l'Est et l'Ouest entre tous les pays de l'Ouest et tous les pays de l'Est le maximum de relations le maximum de coopération le maximum d'entente dans tous les domaines et c'est pourquoi l'Europe ai-je dit ne se fera que dans ces conditions parce que si elle ne devait pas se faire dans ces conditions la France refuserait de la faire une compagnie des États-Unis en dehors de cette conférence plus large dont vous avez parlé monsieur le Président à votre avis quelles sont les perspectives de la conférence de Paris sur le Vietnam et les perspectives de la paix en Indochine en général après les déclarations du président Nixon il y a un point dont je me félicite c'est de la domination de Monsieur David brousse pour diriger la délégation américaine à la conférence de Paris et je souhaite que cette conférence de Paris que la France a été heureuse d'accueillir que cette conférence y retrouve vie et par conséquent que cela ouvre la voie ou les perspectives d'un règlement négocié ceci étant dit il n'y a pas dans les déclarations du président Nixon que des raisons de se réjouir je ne peux pas le dissimuler et je ne peux pas ne pas répéter ce que j'ai d'ailleurs dit au Congrès des États-Unis à savoir qu'il ne lui aura de perspectives de paix en Indochine que le jour où les États-Unis auront pris de même et volontairement la ferme résolution d'évacuer l'Indochine là et la base de tout et à partir de là on peut espérer que toutes les interventions et toutes les émissions de toute espèce cesseront et que chacun de ces malheureux états de l'Indochine retrouvera la possibilité de la vie de la paix de l'indépendance et je le souhaite de la neutralité et puis ce que tout le monde fait des appels si j'avais en faire un et bien moi je dirais pitié pour le peuple sudamien pitié pour le peuple Nord vietnamien pitié pour le peuple cambodgien pitié pour le peuple là-haut pitié peut-être demain pour le peuple thaï et qu'on cesse de faire de ces malheureuses populations l'enjeu et la victime de rivalité qui les dépassent et qui même ne les concerne pas voilà la politique de la France monsieur le Président estimez-vous de la politique du chancelier Brandt peut faciliter la construction d'une Europe quelle que vous la définition à Strasbourg si je croyais le contraire madame les entretiens que j'aurais demain avec le chancelier Brandt risquerait d'être difficile mais je crois profondément que la politique de rapprochement avec l'EST car entreprise le chancelier Brand et dans l'intérêt général de l'euro de l'Europe de l'Ouest de l'Europe de l'Est et de l'Europe tout entière je le crois il va de soi que je lis partout que la France redoute la puissance économique allemande et bien entendu les nations sont comme tout le monde et l'on préfère avoir des voisins moins grands que des voisins trop grands mais nous nous inquiétons nullement de la puissance économique allemande et je dirais même que nous préférons que ça soit la forme moderne de la puissance allemande ce qui est important pour nous c'est de faire que notre propre puissance économique nous permettent de tenir notre place dans cette Europe nous permettent de faire face à cette concurrence et la puissance économique allemande doit être pour nous un aiguillon et non pas une terreur dans le cas où après de longues négociations le gouvernement britannique se trouverait dans l'impossibilité d'accepter intégralement les mécanismes financières du marché qu'on a seriez-vous en faveur d'un compromis ou estimez-vous que dans ce cas il serait nécessaire d'écarter la candidature britannique c'est une question qui pèsera sur nous pendant longtemps et pendant toute la durée des négociations et si je vous comprends bien il s'agit de savoir si on peut avoir un pied dedans ou un pied d'or maintenant je ne le crois pas je ne le crois pas il faut être dedans où il faut être dehors ceci étant dit même quand on est dehors il peut y avoir des possibilités d'accommodement mais nous n'en sommes pas là la conversation s'ouvre nous avons dit à la haie que nous étions près à cette ouverture et que nous étions prêts à participer positivement en négociation ça sera l'attitude du gouvernement français tout au long de la négociation mais il ne faut pas s'attendre à ce qu'il fasse tous les pas en avant le Premier ministre de la Grande-Bretagne monsieur qui croyait possible et désirable qui a une collaboration franco-anglaise entre les forces nucléaires des deux pays pour la défense ou pour la mettre à la disposience disposition de la défense de l'Europe je me suis renseigné il est toujours de cet avis quel est le vôtre tout est dans la manière sur walking qu'il puisse y avoir des accords en matière nucléaire entre la France et la Grande-Bretagne c'est en effet possible c'est même probablement souhaitables mais il y a des limites qu'il ne faut pas espérer nous faire franchir par cet appât et en particulier on nous fera pas rentrer dans l'OTAN et lors de votre lors de votre conférence de presse le 10 juillet vous avez parlé de l'éventualité d'un retour à l'embargo sélectif en ce qui concerne Israël un an après et prenons considération la présence soviétique au Moyen-Orient qu'en est-il monsieur depuis un an en effet il se passe pas de jour ni de semaine ou quelqu'un ne dise ou ne se demande si notre politique en matière d'embargo se modifie Vasse modifier c'est modifié et les questionnaires et les informations sont infatigables ils me font penser à ces gens qui appellent éternellement le même numéro de téléphone et qui ne sont pas découragés parce que le disque leur répond il n'y a pas d'abonnés au numéro que vous avez demandé et bien monsieur il n'y a pas d'abonnés au numéro que vous avez demandé de la rue de François je vous permettrai cependant de poser une question plus générale au sujet de la situation créée en Méditerranée il semble bien tout de même que depuis un an la situation stratégique à Méditerranée a été assez fortement modifiée d'abord par la présence considérée de force accrue soviétique en Egypte mais également la France a fait savoir qu'elle a une politique méditerranéenne qui va suivre activement que pouvez-vous nous dire là-dessus monsieur le président la politique méditerranéenne de la France ne consiste pas à menacer la paix en Méditerranée je peux vous le garantir ce que nous appelons politique méditerranéenne ça consiste à entretenir des relations les meilleures possibles les plus étroites possibles avec tous nos voisins méditerranéens sans exception et par priorité avec les plus proches soit par la géographie soit par l'histoire mais avec tous quand à l'équilibre des forces dont vous parlez et dont il est en question et bien à nos yeux il n'y a qu'une manière de rétablir cet équilibre des forces c'est de faire la paix une fois encore nous ne cessons de le répéter il faut faire la paix au Moyen-Orient certains jours on espère et le lendemain ont désespéré mais il faudra bien y arriver faute de quoi effectivement l'équilibre des forces ne cessera de se dégrader et en particulier et quoi qui fasse il ne cessera de se dégrader au détriment d'Israël c'est pourquoi c'est de l'intérêt d'Israël plus que de personnes d'autres d'aboutir un règlement de paix d'accepter un règlement de paix et tous les efforts que nous faisons sans grands succès jusqu'ici en particulier au sein de la Conférence des quatre tendent à ce but faire la paix monsieur le Président quelles sont à votre avis les conditions indispensables de parvenir à un tel règlement et quels sont les chances d'y aboutir les chances je le répète mon opinion sur ce point varie sans cesse peut-être en ce moment sont-elles un peu meilleur qu'il y a un mois ou deux quant aux modalités du règlement je me garderai bien de les donner il n'y a pas de plan de règlement français et il ne doit pas y avoir de plan de règlement américain et il ne doit pas y avoir de plantes règlement soviétique il faut puisque eux seuls peuvent le faire que les quatre présentent un plan de règlement commun car seul un plan de réglement commun pourra être accepté par les uns et par les autres et tout plan présenté isolément par une nation est automatiquement suspect à l'une des partisans présentes mais sur les données générales vous connaissez notre position elle résulte de du vote du Conseil de sécurité de la résolution du Conseil de sécurité il est évident que les modalités sont très importantes ces modalités nous sur ces modalités nous avons notre opinion nous la défendons au sein de la concertation A4 bien entendu mais nous préférons le pas la rendre public je le répète nous ne cherchons pas dans cette affaire un succès de prestige nous cherchons purement et simplement à rétablir la paix je le dis une fois de plus mais c'est un mot qu'on le répète jamais assez dans le monde actuel de la rue de François monsieur le Président vous avez fait allusion tout à l'heure aux difficultés du système monétaire international la France contre elle prendre des initiatives pour contribuer à les résorber la difficulté fondamentale du système monétaire international vient de ce que dans la pratique le dollar est devenu étalon et de ce que ce dollar n'a pas une valeur stable du fait d'une certaine inflation américaine et d'un certain déséquilibre de la balance des paiements américains tout ça est évident tout ça est connu à partir de ce moment-là que pouvons-nous faire il est pas question bien entendu de faire ce qu'on appelle la guerre au-delà car une crise du dollar serait une catastrophe pour tous les pays d'économie libérale ce qu'il faut c'est d'une part que le gouvernement américain prenne toutes les mesures nécessaires pour rétablir les bases de sa position pourrait pour rendre le dollar réellement stable est-ce qu'il faut d'autre part c'est que les nations européennes a commencé par la France essaie ensemble de créer non pas une monnaie unique nous en sommes loin mais un ensemble monétaire une certaine union monétaire qui fasse que les pays européens puissent en quelque sorte équilibrées par leur masse économique puisse équilibrer le dollar nous avons en ce sens déposé un certain nombre de propositions vous le savez auprès de nos partenaires on a commencé cela veut dire que nous devons nous entendre entre nous que lorsque l'un d'entre nous pour une raison pour une autre se trouve en difficulté il faut que ce soit nos partenaires de la communauté auxquels ils demandent par priorité une aide cela veut dire qu'il faut éviter que les marges de fluctuation entre les monnaies européennes puissent s'accroître même si à l'échelle internationale on cherche à favoriser un certain accroissement des marges entre les monnaies le fait que les nations européennes refuseraient cette formule pour ce qui les concerne serait déjà une ordonnerait une grande force et une certaine unité cela veut dire qu'on peut imaginer des plans à moyen terme d'aide mutuelles de concertation mutuelle d'harmonisation de des politiques monétaires liées d'ailleurs obligatoirement à une certaine harmonisation des politiques économiques il y a un long chemin à parcourir un très long chemin pourquoi s'étonner de ce que le chemin soit long il s'est passé 40 ans entre la fondation du sol ferraille c'est-à-dire de l'unité douanière allemande et l'apparition du marc comme monnaie unique et encore après cela s'est-il passé 60 ans avant que la banque la banque d'émission allemande et le monopole de l'émission du marc vous voyez que nous avons devant nous pas mal de décennies comme dirait un de vos confrères mais je pense que nous pouvons aller plus vite simplement ne nous fixons pas de dates trop rapprochées faisons nos pas l'un après l'autre progressons chaque jour chaque semaine et chaque année c'est le seul moyen de faire quelque chose plutôt que de dresser des plans sur la comète je suis pour ma part persuadé que l'Europe se fait en marchant contenu de tous les problèmes européens évoqués quels sont d'après vous monsieur le Président les chances actuellement d'une coopération dans le domaine politique entre les pays européens à l'ouest tout dépend de ce qu'on appelle une coopération politique je suis partisan et nous l'avons d'ailleurs accepté que les gouvernements se rencontrent que les mises à faire étrangères se rencontrent et qu'il se rend compte pour parler non pas de leurs problèmes internes mais de la politique générale et des problèmes de politique générale et concours de ces rencontres non seulement ils s'informent mais se consultent et que chaque fois que c'est possible on cherche à harmoniser les positions voir à les unifier quand ta pensée qui puisse y avoir demain une politique européenne il y aura une politique européenne le jour où il y aura à tout le mois une confédération européenne et pour ma part je crois possible et souhaitable de parvenir à une confédération européenne mais je crois que le meilleur moyen de la tuer c'est de vouloir brûler les étapes à l'heure actuelle que voyons-nous nous voyons la République fédérale préoccupé avant tout des problèmes avec l'EST et des problèmes qui lui viennent de sa de la division allemande nous voyons la Grande-Bretagne qui veut entrer dans la communauté mais qui en même temps garde des relations particulières avec les États-Unis qui ne sont pas en Europe et nous rappelle tous les intérêts qu'elle possède dans le monde entier et notamment dans le commonwells la France elle-même a des intérêts un peu partout dans le monde et des attitudes qui ne sont pas forcément les mêmes que celles de ses partenaires européens par conséquent vouloir du jour au lendemain dire qu'il y aura une union politique c'est purement illusoire il n'y a aucune chance à l'heure actuelle que nous ayons la même politique le problème de la coopération c'est précisément de se rencontrer de discuter des s'informer de se rapprocher pour aboutir un jour à cette politique unique et le jour en effet où on aurait une confédération européenne ou quelque chose qui ressemblerait le jour où on aurait une union politique européenne à coup sûr le repérer d'un grand poids dans le monde mais le passé est là qui est lourd la géographie est là qu'on ne peut pas non plus éliminer et qui n'a pas fait de l'Europe une nation unie au cours des siècles il faut donc beaucoup de patience mais il faut aussi la foi patience et foi c'est ma devise si vous voulez compte tenu de la présence à Paris de la conférence permet de revenir au problème de l'Indochine compte tenu de la présence à Paris de la conférence de americano vietnamienne compte tenu du fait que la France a aussi des relations et à peu près le seul pays à avoir des relations avec tous les intéressés pouvez-vous nous dire quelle est actuellement son rôle puisqu'elle pourrait jouer semble-t-il un rôle privilégié entre les différentes parties son rôle à l'heure actuelle consiste d'abord comme vous l'avez dit entretenir des relations avec tout le monde son rôle consiste ensuite à essayer par toute où elle le peut de donner des conseils et de se faire entendre son rôle consiste enfin à essayer par toute où elle le peut de protéger les vies et les intérêts notamment culturels nous le faisons par priorité pour les intérêts français mais nous le faisons partout où nous pouvons pour les intérêts des autres et puis et puis et bien nous donnons Paris pour la conférence entre les États-Unis et le Nord Vietnam et le Sud Vietnam et puis nous suggérons que je lance réunit à tous et que l'on parle tout cela vous me direz n'est pas d'unification immédiate c'est exact et nous ne pouvons que le déplorer mais tout cela finira bien par peser dans la balance parce que c'est la voie du bon sens et que tout de même s'agissant de la France et de l'Indochine c'est aussi un peu la voix du cœur voilà messieurs si vous permettez encore une question et puis je crois que j'aurais fait ce que vous attendiez de moi et tout est pas la voix du Canada monsieur le Président vous avez dit au sujet de l'Indochine tout à l'heure que le rôle de la France était précisément d'entretenir des relations avec tout le monde et c'est à dire que la France compte continuer d'entretenir des relations avec le gouvernement du prince Yannick nous entretenons des relations avec le prince alors la dernière messieurs monsieur le Président je voudrais pour la dernière question revenir sur l'affaire du Moyen-Orient qui est sans nul doute la question actuellement la plus grave et qui pour des questions des raisons diverses que nous toucher aussi directement vous avez dit tout à l'heure que votre gouvernement s'employait à maintenir ou du moins à essayer d'obtenir la paix mais la paix vous l'avez dit vous-même c'est quelque chose de dur à obtenir toutes les parties y sont intéressées toutes les parties sont responsables le président Nixon a déclaré cette nuit que le déséquilibre des forces au Moyen-Orient s'opérant au détriment d'Israël nous conduirait obligatoirement à une guerre monsieur moriche Schuman a différentes reprises à déclaré que la position du gouvernement français pouvait évoluer suivant les circonstances est-ce que vous ne pensez pas vous aussi que le fait de voir l'équilibre se détériorer au détriment d'Israël c'est-à-dire les menaces se préciser est-ce que vous pensez pas que cela aussi pourrait être un événement grave pouvant conduire non pas à la paix mais au contraire à une extension du conflit c'est possible en effet et c'est pourquoi il est probablement préférable plutôt que d'être là à peser les armes de chaque camp et à mesurer l'équilibre il est probablement préférable de faire pression pour aboutir à la paix car si la politique qui veut ou qui affirme avoir pour objectif la paix consiste simplement à fournir un peu plus d'armes à l'un puis un peu plus d'armes à l'autre pour que les deux plateaux de la balance soit égaux qu'il soit égaux ou qu'il y ait déséquilibres le risque est grave et grave pour tout le monde donc je pense que plus que jamais la paix et la paix rapide et nécessaire et je le répète je pense plus que jamais que le temps travaille contre Israël et que rien ne serait plus grave non seulement pour Israël mais pour le monde entier que de transformer un conflit qui à l'heure actuelle est certes déplorable mais du moins est localisé entre un conflit alors généralisé entre deux très grandes puissances pour le coup ce serait un désastre mondial mais ça ne dépend pas de nous malheureusement que de ramener tout le monde à la conception dont je parle c'est à dire à la nécessité d'une paix négociée rapide mesdames et messieurs je crois vraiment et la le fait que les dernières questions posées soient revenues sur des sujets déjà traités je crois vraiment mettre prêté à vos questions très librement et que tous les sujets possibles ont pu être abordés je vous remercie infiniment de votre attention et je vous donne rendez-vous à la prochaine fois

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