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Podcast / conversationyoutube.com· 25 octobre 2026 58 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileÉconomie & entreprises

KARIM BOUAMRANE : RACISME À GAUCHE, MASTER POULET, PRÉSIDENTIELLE, JALOUSIE , LFI… IL DIT TOUT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 62 %Attaque 29 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous avez grandi, qui est le petit Karim ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que dès votre enfance, il y a ce sentiment de justice qui vous animait ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Et vous avez pas une famille politisée à la base, c'est bien ça ?

  • 8:21OuverteRéponse directe

    Quand vous commencez un peu la politique, vous êtes aussi un peu victime de racisme par rapport à votre parti politique ?

  • 16:52OuverteRéponse directe

    Et quand vous rentrez dans le parti communiste, comment ça se passe votre entrée ?

  • 22:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que aujourd'hui pour vous un jeune homme noir ou maghrébin doit accepter d'être une caution pour pouvoir y arriver ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Mbappé il se fait insulter ou quand il y a une politique du Paraguay, le trait de descendant de noix de coco, chimpané et cetera et cetera. »
  • 10:30Fait
    « Vous êtes femme noire, c'est encore plus compliqué. Vous êtes femme noire avec une confession musulmane ou juive parce que c'est le même problème, c'est très compliqué. »
  • 14:06Fait
    « Mais mais justement comment est-ce que vous là vous vous grandissiez dans ça ? Et justement aujourd'hui, vous avez plus ce complexe ou ce syndrome de l'imposteur. »
  • 19:04Promesse
    « 1, je suis un jeune élu et pas l'élu des jeunes. Je suis pas là pour gérer les émeutes s'il y a une émeute. Et 3 je veux la même marge de manœuvre que tous les autres élus. »
  • 24:09Fait
    « Je rentre au Parti socialiste, dans le groupe du Parti socialiste. Je suis rien du tout. »
  • 35:37Chiffre
    « 60 % des Français sont d'accord avec ma décision. 67 % sont défavorables de l'installation d'un type de commerce en bas de chez eux. 75 % des ouvriers sont d'accord avec moi. »
  • 41:47Fait
    « J'ai mis en place le couvre-feu et Macron l'a mis en place juste après. »
  • 47:26Fait
    « On est un paradis qui est perçu comme un enfer et beaucoup cherche à en faire un enfer pour prendre le pouvoir. »
  • 49:37Chiffre
    « C'est 170000 enfants victimes d'agression. C'est 80 % dans la sphère familiale, dans le premier cercle. »
  • 52:32Fait
    « Il y a un coup, il y a pas il y a rien qui qui est léner dans la vie. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Pendant la Coupe du monde, Mbappé il se fait insulter ou quand il y a une politique du Paraguay, le trait de descendant de noix de coco, chimpané et cetera et cetera. Il a il se sent pas humilié, il réagit, il dit "Mais tu es indigne." Ça peut apparaître prétentieux ou assez osé mais toujours su que j'allais faire ça. C'està-dire, j'ai toujours su que j'allais j'allais faire de la politique, que j'allais être en responsabilité. Je j'avais toujours ça en moi. Et en France, on peut pas trop dire ça parce que ça on peut passer pour des gens arrogants.

Dans ma ville où j'ai grandi, où je suis né, je suis le premier jeune, je suis le premier issu des cités et je suis le premier noir, je suis le premier maghrébin et je suis le premier musulman. C'est la fameuse phrase defeu en parlant des arabes, un ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça pose problème [musique] le mec, c'est ce qui sort quand même. Wouh ! Ouais. Ouais, c'était ça. Bonjour à tous et bienvenue dans Au cœur des convictions, un podcast où la politique s'efface, où on met en lumière l'être humain. Aujourd'hui, je suis très contente d'être avec une personnalité très engagée qui va nous faire vivre son histoire, nous raconter son histoire, monsieur Karim Boomran. Bonjour.

Bonjour. Comment ça va ? Bah écoutez, très bien et vous ? Ouais, franchement bien. Vous êtes content d'être là ? Super content. Ambiance, bonne ambiance, bel accueil, bonnes énergies. On va faire une bonne émission, je suis content. Génial. Merci. Merci d'avoir pensé à moi pour l'initation. Merci à vous d'avoir accepté. Alors, comme vous le savez, au cœur des convictions, on parle de vos convictions, hein, de de votre histoire, de votre parcours et on va un peu revenir sur le petit sur le petit Karim. Voilà. Comment est-ce qu'il a grandi, qui est le petit Karim ? Karim, quand il avait 8 ans, à quoi il pense le petit Karim ? Qu'est-ce qu'il veut devenir ?

Si vous vous rappelez Ah ben je me souviens très bien. Ouais parce que 8 ans euh 8 ans je suis en CO2 et euh et 8 ans euh donc c'est le cours élémentaire 2e année. Et je me souviens très bien parce que j'avais dit à un enseignant la chose suivante ouais quand je serais grand euh non j'ai pas dit quand je serais grand je lui avais dit euh mon oncle habite dans le 16e. Ce qui elle avait une chambre de bonne et peut-être qu'on va habiter dans le 16e. Moi, je savais pas qu'il y avait un yatus économique territorial entre Saint-Touin, là où je vivais et le 16e.

Parce que moi en tant que gamin innocent, je me dis bah peut-être qu'on va quitter notre appartement euh qui était qui était assez modeste et vraiment les vieux immeubles, on était dans une famille très très aimante, une famille exceptionnelle. C'est ce qui a fait que j'ai pu me construire. Mais les conditions matérielles en terme de logement étaient était très limité. C'est un logement insalubre. Bon, pas mis bizarre mais bon, c'est la réalité. Et du coup, je me projetais, je me dis je vais peut-être vivre dans le 16e avec chez mon oncle. Et l'enseignant Ouais. façon violente avait répondu "Mais il se rend pas compte, il dit "Mais non, tu es pas assez riche." Oh ouais. Je ouais.

Et je me souviens donc en CEO2 donc je me dis "Ah ouais, il y a une réalité économique et ça a contribué à façonner mon combat." C'estàd que j'ai jamais eu de complexe par rapport à la réussite. Euh et je me suis dit tiens, pour pouvoir être l'architecte de ta propre vie, il faut que tu sois indépendant financièrement et pas subir ce type de remarque. Wouh ! Est-ce que justement dès dès dès la la dès votre enfance, il y a un peu ce sentiment de de justice qui n'est pas comment tout le temps ? Ouais, bien sûr. avec vos amis. Je ne sais pas si vous êtes leader en général, si vous êtes vous avez ce truc qui vous animait depuis vous étiez plus jeune ?

Ouais, toujours capitaine d'équipe au football, d'accord. Délégué classe la cour de récré dès que vous aviez des grands entre guillemets qui faisaient la hagra au petit, c'est moi qui intervena. Ah oui ok. J'aimais pas ce qui était fort avec les faibles et faible avec les forts. Toujours détester ça. Vous pensez qu'aujourd'h ça joue dans votre engagement politique ? Bien sûr que ça joue l'empathie, la soif d'égalité, lutter contre les injustice. Alors certains pensent que c'est la mode, mais ça faut faut l'incarner. Nous, on l'incarne parce que quand vous venez des citer qu'elle soit rural ou populaire, il y a toujours cette notion de de se défendre en bloc. Hm hm.

Parce que si on n'est pas soudé, on se fait manger. Et puis derrière, il y a la notion de combativité, de résilience, de s'extraire du déterminisme auquel on est confronté sur le plan économique, social, sur le plan culturel. Hm hm. Après, il y a plusieurs paramètres, faut être humble par rapport à la réussite, hein. Il y a de la chance. Avant, je disais "Ah, le travail et tout, non, il y a le travail, oui, mais moi, j'ai eu la chance d'être très très aimé. J'ai une famille exceptionnelle." Ouais. Et ça, en vieillissance, je réalise à quel point ça a été euh une chance unique. Hm hm.

Et puis euh des rencontres aussi exceptionnelles quand vous démarrez, quand vous avez un super éducateur footballistique, quand vous avez des enseignants qui croient en vous, après euh être au être là au bon moment avec les bonnes personnes, c'est vraiment très compliqué. Mais en tout cas, je pense que le socle, c'est l'amour de la famille, des parents et des parents, des frères et sœurs aussi évidemment et le sentiment d'avoir énormément de confiance enfin qu'on vous fasse confiance. Et vous avez pas une famille politisée à la base, c'est bien ça. Et quand vous rentrez un peu dans la politique, quel est le le sentiment de de vos proches, de vos parents, de vos frères, de vos amis ?

Est-ce qu'ils vous comprennent ? Est-ce qu'ils sont un peu perplexes ? Parce que du coup, vous êtes pas dans ce milieul-là. C'est c'est c'est quoi le le sentiment de vos proches autour de vous ? Non, franchement S, je me suis jamais posé la question honnêtement. Ouais, honnêtement. Bon, c'est aussi ça peut apparaître prétentieux ou euh ou assez osé, mais j'ai toujours su que j'allais faire ça. C'est-à-dire j'ai toujours su que j'allais j'allais faire de la politique, j'allais être en responsabilité. J'ai quand euh quand je rentre quand je finis mes études et quand je rentre dans la cybersécurité, je savais que j'allais performer, que j'allais être patron dans pas longtemps.

Je j'avais toujours ça en moi. D'accord. Donc c'est et en France, on peut pas trop dire ça parce que ça on peut passer pour des gens arrogants ou prétentieux. C'est pas du tout de la prétenion de l'arrogance parce que faut être humble dans la vie parce que vous descendez plus vite que vous remontez. Il faut jamais oublier euh de là où vous venez. Ça c'est la base. Pas oublier que vous pouvez descendre plus vite que vous montez. Ouais, c'est clair. Et troisème élément, faut relativiser. Vous ne sauvez pas des vies. Même si vous contribuez quand vous êtes responsable politique à influencer des vies.

Mais un gamin qui a le cancer, une personne qui qui est sur le point de mourir ou une personne qui a perdu sa fille ou son son fils, vous pouvez être hyper omnipotent ou plein de pouvoir, vous pouvez rien faire. Donc l'humilité, c'est ça. Et quand vous êtes mère, vous êtes toujours porté par la réalité qui fait que ça exige de l'humilité. Mais je savais que j'allais faire ce que j'allais faire.

Ça veut dire que du coup avant d'être maire, par exemple, quand vous dites à vos proches, je vais me présenter pour les élections municipales, vous avez du soutien directement, vous avez enfin genre parce que du coup vous vous avez pas un milieu politisé donc il y a pas de de de questionnement autour de vos proches sur Non mais ils me demandent pas ils me donnent pas leur avis. confiance. OK. Non. Et et dans la famille, chacun a tracé sa Ouais. C'est route et tout le monde envoie de la force à tout le monde. Et euh je me sens pas supérieur vis-à-vis de mes frères, du moins à mon frère ou de ma sœur.

J'ai beaucoup de respect et beaucoup d'admiration pour leur parcours et euh je pense ils en ont un peu pour le mien. Je pense. Ouais, je pense. [rires] Ouais, je pense. Non, je pense, je pense. Et euh et voilà, je j'ai je les vois, j'ai une grande sœur, ça reste toujours ma grande sœur et j'ai un petit frère, même s'il a que 4 ans de moins que moi, mais ça reste mon petit frère. Et on a été éduqué euh avec des des valeurs de de solidarité, de respect l'un et l'autre. Et je parle pas avec ma grande sœur comme je parle à mon petit frère. Mon petit frère, c'est mon petit frère. Mon petit frère, je suis un je le rends dingue. Ah ouais ? Ah ouais. Bien sûr.

C'est c'est c'est Vous imaginez m'avoir comme grand frère ? Comment ça être ? Non, j'imagine pas que c'est comment d'avoir un grand frère comme car. Ouais, c'est c'est chiant quand même. [rires] Bah ouais. Ou ouais ouais. Mettez la pression. Non, je mets pas la pression. Ah non, non, non. Ah non, oh non. [raclement de gorge] Bah non. Non, je suis très lay moi en privé. Je suis très tranquille. Non non, je je suis j'ai c'est eux les patrons quoi. Moi je je les laisse. Je suis en revanche Ouais. quand c'est dans mon domaine. Ouais, je suis le meilleur dans mon domaine et tous les jours, je me bats pour être encore plus le meilleur dans mon domaine. OK. OK.

Et très bah quand vous commencez un peu la politique, vous êtes aussi un peu victime de de racisme un peu par rapport à votre parti politique. Et est-ce que ça vous y attendez avant de rentrer en politique ? Ouais, c'est c'est pas que dans mon parti, c'est le système qui est faut resituer. On est en 1995. Hm hm. 95 quand je suis élu dans la ville dans ma ville où j'ai grandi, où je suis né, je suis le premier jeune, je suis le premier issu des cités et je suis le premier noir, je suis le premier maghré et je suis le premier musulman. Wouh ! Donc ça fait beaucoup. Et en plus, je suis le premier transclasse parce que euh là je je finis euh mes études, je suis en prépa, je crois, à l'époque.

Donc euh ça existait pas. Au mieux, tu tu faites pas les préparations aux grandes écoles à l'époque, ça existait pas. Je suis le premier à faire ça. Donc je rentre euh dans un système qui va faire en sorte que je vais sauter euh je vais être transclasse. Hm hm. Une fois donc les gens m'aiment bien de l'écosystème quand je fais l'éléphant rose mais quand je commence à les propres à les prendre dans leur propre jeu. C'est-à-dire je me rends compte que j'ai pas il y a pas de complexe et je peux arriver à gouverner la ville. Là comme dirait Shakespeare démarre l'embarras parce queils disent "Mais attends mais pour qui se prend celui-là ? Déjà on l'a mis là. Ouais.

Euh on l'a logé ses parents dans un logement social. Euh en gros, on lui donne à manger tous les jours. Euh et et là il veut nous apprendre à pêcher. Bah non. Bah ouais mais ouais je t'apprendre à pêcher. Ouais. Hm hm. Wouh. C'està dire que du coup en fait il voulait vous mettre un peu dans un carcan et et quand vous avez commencé à évoluer, vous avez senti un peu de réticence de de leur part. Mais faut pas le mettre au passé composé. C'est tout le temps comme ça actuellement encore. Vous le ressentez aujourd'hui ? Mais c'est tout le temps. C'est-à-dire que vous avez vous appelez Sydney, vous venez classe moyenne, classe populaire, vous êtes femme. C'est très compliqué.

Vous êtes femme noire, c'est encore plus compliqué. Vous êtes femme noire avec une confession musulmane ou juive parce que c'est le même problème, c'est très compliqué. Donc il y a 20 ans, 25 ans, quand [grognement] vous venez d'un milieu populaire, rural ou urbain, euh qui plus est lorsque vous avez un phénotype euh arabo mususulman de couleur noire, c'est compliqué parce que il y a cette espèce de colonialisme, de racisme systémique non assumé dans l'organisation. C'est que ils ont du mal. Ça c'est les plus de 60 ans surtout qui sont comme ça à gauche.

Mais à droite c'est pire mais je parle à gauche parce que je à droite c'est il y a même pas discus c'est c'est je parle de la gauche parce que c'est mon camp. D'accord. Mais à droite, il y a il y a même pas pour eux. Vous êtes euh c'est le capitaine adoc je pas dans les années 90 2000 ou euh c'est la fameuse phrase de feu euh en parlant des arabes, un ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça pose problème. Les mecs, c'est ce qui sort quand même. Waouh ! Ouais, c'était ça. Ouais, c'est bien sûr. Non, non, c'était ça. C'était c'était Malikusekin qui se fait qui se fait tuer par les Voltigeurs euh fin des années 80.

C'est euh c'est et Adama Traoré, ça arrivait tout le temps nous euh Makobé euh Macomé euh dans les années 80 dans le 18e qui se fait tuer par les flics qui a inspiré le film La Haine. Waouh ! Le petit Toufi dans les années 80 à la Cour neuve. Ouais, un petit qui se fait butter qui a 12 ans 13 ans. Waouh ! C'était c'était Boiram qui se fait jeter dans la scène par des par des fachot euh dans les années 80. un arabe qui se fait qui se fait jeter d'un train. Ça inspiré un film d'ailleurs, un train d'enfer avec Rogé Hanin. C'était donc c'était très souvent à l'époque en fait. Ouais.

Quand tu vois quand vous regardez Mississippi Burning toute proportion gardé ce qui toujours le référence cinématographique c'est ce qu'on nous on craignait les les ratonades les il y avait il y avait quand même au Parc des Princes des tribunes qui étaient dédiées au skin. Ouais. Les skins, c'était l'extrême droite, c'était des skin. Là aujourd'hui, quand je vois les victoires du PSG, la génération de mon fils, où c'est que des gens des quartiers à 80 %. H c'est eux les supporters maintenant. Mais avant c'était derrière vous discutez si un jour vous interviewez Tier Henry, bah vous racontez quand il était gamin comment il s'est fait courser par les skins avec son père.

Ça l'a traumatisé et c'était ça les l'ambiance. Waouh ! En France, c'était comme ça. Onimagine pas ça. Non non non non. Donc et il y avait pas les réseaux sociaux. Ouais. Donc quand vous quand vous évoquiez le fait que vous êtes vous subissez le racisme frontal et moi je suis la génération année 70 donc il y a mes grands frères les grandes sœurs, ceux qui sont nés dans les années 60 mais céit c'était les bou c'était les les les la noire. C'est quoi les surnoms des gens football ? C'était euh la garde noire, ils appelaient ça la garde noire. Ouais, c'est c'est ça. Voilà, dans les années 70, il y avait Marius Trésor et et Jean-Pierre Adams, deux footballeurs qui jouaient défense centrale.

Ils appelaient ça la garde noire. C'est terrible. Et même nous, on si on luttait pas contre cette colonisation des esprits, on intériorisait ça. Mais mais justement, comment est-ce que vous là vous vous grandissiez dans ça ? Et justement aujourd'hui, vous avez plus ce complexe ou ce syndrome de l'imposteur. Comment est-ce que justement, mais comment est-ce que vous vous conseillerez justement un jeune qui est comme vous qui vit autant de de de racisme ? Comment est-ce qu'aujourd'hui il il peut être un leader dans la politique par exemple ? Mais prends le pouvoir euh sister, prends le pouvoir brother mais prends le pouvoir pas parce que tu es noir.

J'ai comme je dis être arabe être noir c'est pas une compétence. Hm hm. [raclement de gorge] Nous on se bat pour pas que ce soit un obstacle mais il faut que tu bosses. Il faut que tu une vision. Parce que là vous parlez de la politique déjà tu peux pas avancer si tu as pas de vision. Si tu avances et jamais tu dis "Ouais on combat contre le racisme OK c'est super ça" mais ça ça a déjà existé depuis des années. Il y a SOS racisme pu on n'est pas dans un état à partide. Bien sûr qu'on lutte contre les les actes racistes xénophobes, antisémite sexiste. Euh ouais euh contre les LGBT. Oui. D'accord. Mais ça c'est consubstantiel à notre combat.

Mais là, si vous vous me dites qu'est-ce que je conseille à ceux qui veulent faire parce que c'est pas si simple parce que c'est vrai que à vous entendre, vous avez cette force de résilience mais c'est pas tous les les jeunes hommes noirs de cité ou les jeunes hommes arabes de cité qui ont ce qui ont cette force de résilience là. C'est pas simple de faire abstraction des des critiques. Ouais, probablement. Mais Chopenw disait la première partie de votre vie, vous regardez le côté pile du tableau et la deuxième partie, vous regardez le côté face et c'est ce qui c'est ce qui m'a donné la possibilité de me construire. Hm hm.

Et euh si jamais j'avais eu tout eu tout facilement euh tôt et gamin, j'aurais fini euh euh dans une zone de confort avec euh avec moins de détermination, de résilience et de après c'est des parcours de vie ce qui fait que on se construit mais après [raclement de gorge] chacun encore une fois il y a le fait devenir une cité d'une cité ou d'une zone rural, c'est un élément, il y a plein d'éléments qui jouent, un milliard d'éléments. Il y a votre famille, vos amis, euh votre histoire, euh votre origine sociale, les rencontres. Hm hm. Apparemment, moi je passais 2 mois au Maroc moi à chaque fois, mais au Maroc pareil, j'étais pas n'importe où, j'étais à Casablanca, c'était la ville.

Donc je passais mon temps au cinéma, je passais mon temps à entendre des débats politiques, je passé mon temps à voir des des personnes qui étaient imprégné des années 70. Donc c'est l'ambiance un peu psychédélique, l'ambiance Woodstock, ça joue au football, c'est Bob Marley, c'est les Rolling Stone, c'est ça fume, ça débat, c'est la plage jusqu'à 2h du matin, je dors avec mes oncles. C'est une ambiance. Donc tu vois, je me suis construit un peu comme ça. Donc c'est pour ça que ça faisait un côté hybride. H Et quand vous rentrez justement dans le dans dans le parti communiste, comment est-ce que vous enfin c'est votre prem c'est votre premier engagement si je me trompe pas ?

Le parti communiste jeunesse communiste. Oui. Jeunesse communiste. Jeunesse communiste. Respect. Et ensuite et ensuite je suis je fais partie des citoyens. Je rentre pas au PC, je suis dans le groupe PC et au PC, je suis officiellement que 1 an et j'ai médité avec le le mon groupe politique de la majorité, c'était le groupe parti communiste. Et comment ça se passe alors votre entrée dans dans ce parti communiste ? Ah c'est marrant parce qu'il y en a pas beaucoup qui m'ont parlé de ça. Il parlent de mon passage mais ils m'ont jamais. C'était incroyable.

C'est vrai de décalage c'estàd que moi je finis je finis mes études donc j'ai 23 ans, je finis bac + 5 5 6 et pendant 5 ans de mandat c'est long 5 ans de mandat je ne comprends [raclement de gorge] pas quand il parle le 3/4 ils ont [rires] ils ont une rhthorique une dialectique qui est longue et moi j'étais pas formé moi ma formation c'est meilleur tu es plus tu es en capacité à synthétiser ok rien à eux, c'est long avec une rhthorique, avec une dialectique, avec des champs, un champ lexical complexe avec une longueur de réunion et là j'ai j'ai je me dis mais wou, le monde a changé quoi. Donc là, on est en 95, le mur s'est effondré en 1989. Hm hm.

Le bloc de l'Est et ça fait à peine 6 ans, mais ils ont encore les c'est des gens qui une bonne partie d'entre eux avaient fait l'école du parti. L'école du parti, c'est le parti communiste qui vous formait euh aussi bien à Paris que dans les pays de l'Est. OK. C'était ouf, hein. Non, mais c'est vous arriviez à vous intégrer un peu alors avec vos collègues enfin il me voit comme le je suis une caution. Waouh ! C'est que moi quand j'avais accepté d'être élu, j'avais dit il y a trois éléments qui fait que je j'accepte d'être élu avec vous en 95. 1, je suis un jeune élu et pas l'élu des jeunes. Je suis pas là pour gérer les émeutes s'il y a une émeute.

Et 3 je veux la même marge de manœuvre que tous les autres élus. C'est ce qu'on attendait de vous que vous gérez les Non, moi c'est Non mais j'imagine parce que c'était c'est comme ça qu'il percevait en gros on va arriver on va on a un jeune des cité parce qu'ils avaient une vision colonialiste. C'estàdire on prend un gars des cités et c'est lui qui va nous donner la possibilité de contrôler les mecs des cités. Waouh ! Et vous l'avez ressenti à ce moment-là ?

Ouais mais bon je suis pas dup j'avais ressenti ça et j'ai fait une technique de moch en ligne c'estàd je suis rentré à l'intérieur pour savoir comment ça se passait pour bien maîtriser et j'ai été formé du coup j'ai vu comment c'est et et c'est et j'ai beaucoup de respect pour le PC franchement j'ai beaucoup de respect parce que il y a ils ont fait des choses il y a beaucoup de choses qui ont été faites qui étaient très contestables mais il y a beaucoup de choses qui ont été faites dans les bons lieux comme les nôtres l'accès au logement l'accès aux vacances l'accès c'est la culture.

Il il y avait un idéal mais cet idéal il a été euh comme tout idéal, il a été gâché abîmé par toute une génération qui était les petits fils de résistants ou les fils de résistants. D'accord. Ce que j'appelais les bobo coco, les bourgeois communistes. OK. Mais quand on parlait de de cocifiance justement, est-ce que et là je suis content là, j'ai les communistes avec moi, ils sont c'est des petits enfants d'eux et ils sont top franchement. Ils sont top. OK. Et quand vous nous parlez justement de de caution, est-ce que aujourd'hui pour vous euh un jeune homme noir ou maghrébain doit accepter d'être une caution pour pouvoir y arriver un peu comme vous finalement ?

Est-ce que pour vous c'est c'est ça dépend ça dépend de ce qu'il veut faire ? Il y avait NW groupe de rap nega nega attitude. Soit tu as une aura tu as une attitude, tu as une vision ou soit tu fais donc le Tom la tata et puis tu fais le le le renoin, la noire, l'arabe, le rebeu ou l'asiatique de service. C'est toi qui vois. dire moi j'ai des enfants, j'ai des j'ai une équipe qui me font confiance, je leur fais confiance, [raclement de gorge] je peux pas, comme dirait Ky James euh dans je crois que c'est l'album Original MC, je suis pas là pour faire le zou, je comprends. Voilà, c'est tout. À vous de voir. Je faisais pas le je fais toujours des compromis mais je fais jamais de compromission.

Si vous partez du principe qu'il faut faut faire le le il y a bon ou le le le danseur de le danseur de de de rail sur du morceau de rail en soirée qui apporte la touche exotique vite à vie hein. Moi c'est pas la mienne. J'ai été j'étais le premier français à à être intégré membre des 100 Blackman, l'association une des association afro américaine les plus puissantes. Genre, j'ai à peine 30 ans quand j'inaugure le premier gymnase au monde qui s'appelle Tommy Smith au nom de Tommy Smith. Tommy Smith ça devient un frère. Ensuite j'ai je suis représentant de la Tommy Smith Foundation. Je j'ai reçois la légende d'honneur en Colombie.

Je suis euh le franco le marocain parce que je suis franco-marocain. Hm hm. Qui a été le le le le politi l'homme politique de l'année 2026 sur le plan international. Je vais pas arriver et puis euh faire le clone pas des clones. Non. Ouais, je je comprends compr Non non mais donc c'est c'est soit vous faites des trucs à court terme h et vous disparaissez, soit vous travaillez sur le long terme et nous c'est ce qu'on fait. On travaille sur le long terme. Et du coup ça fait 20 ans pour être maire. D'accord. 20 ans. Euh, je suis en 95, même plus euh 2020 25 ans, vous imaginez ? Un quart de siècle. Et justement, quelques années plus tard, vous arrivez dans le Parti socialiste.

Comment est-ce que vous vous y arrivez ? Et comment est-ce que vous êtes accueilli dans dans le Parti socialiste ? Pareil, j'y arrive en 2009 parce que j'ai conscience que si jamais je veux devenir maire, il me faut une il me faut une écurie. C'est-à-dire bah c'est-à-dire qu'il faut un parti avec moi. Hm hm. Et euh rassemblement n'a jamais fait la force, c'est la force qui fait le rassemblement. Donc fallait que je sois fort. Donc je suis rentré au parti en 2009 par la petite porte. Je me fais exclure au moins je suis maire adjoint aux affaires économiques en 2008. Je contribue à la victoire. Vous imaginez ? Je contribue. Mon histoire, elle est ouf. Je suis élu en 95.

Je suis réélu en 2001 avec le groupe communiste, socialiste et union de la gauche. Je suis réélu en 2008, je fais partie des cadres. C'est moi qui montre tout le mouvement citoyen local. Je donne la possibilité à la mère de l'époque de regagner. Je vois très bien que ça devient le Titanic, que OK, aucun avenir pour moi. OK. Là, je leur dis basta, je me barre et je rentre directement au Parti socialiste. D'accord. Vous savez ce que me fait la mère de l'époque ? Elle me retire ma délégation. Donc je suis je suis maire adjoint à rien. Je rentre au Parti socialiste, dans le groupe du Parti socialiste. Je suis rien du tout. On est d'accord ? Ah oui, par la petite porte. J'ai pas de contact, rien.

Ça c'est en 2009. 3 ans après, je suis vice-président de l'intercommunalité, je suis président du groupe socialiste et j'ai la section socialiste. Et 2 ans après, je suis candidat pour être au nom du PS pour être maire. Je perds à 200 voix. Hm. Je deviens le patron du PS au niveau local et un des pontes au niveau départemental. Et en 2020, je deviens maire. 2021, je deviens vice-président du département. 2022, je deviens président du Grand Paris Express. Waouh ! Ben et ça a été une longue longue longue lutte. C'est c'est incroyable. Et après président de la République, on espère, on y reviendra de toute façon. Donc je dis ça parce que c'est le parcours d'une vie quand vous dites résilience.

C'est pour ça que quand vous arrivez quand vous vous êtes maire en l'espace de 1 an ou de 6 mois, c'est bien. Mais la fulgurance, moi j'y crois pas. C'est c'est le travail à long terme qui fait que Zidane il a perdu deux trois coupes d'Europe avant avant d'être champion du monde et d'en gagner. Deschamp, il a perdu avant. Ouais. Donc Jordan, c'est ce qu'il disait. Euh j'ai six bagues, il faut voir le nombre de matchs que j'ai perdu. J'ai perdu plus de matchs que j'en ai gagné. Euh j'ai j'ai du moins, il dit j'ai loupé plus de shoot que j'en ai réussi. Donc voilà, c'est et en France, on accepte pas l'échec, c'est un apprentissage et dès que vous perdez, ils sont là.

C'est compliqué parce que quand vous gagnez euh ça attire la jalousie. Hm hm. Quand vous perdez, ça attire l'espèce de plaisir en disant "Ah, vous avez vu la lousée ?" Mais du coup, par rapport au Parti socialiste, est-ce que vous êtes mieux accueilli quand même qu'au Parti communiste ? Vous sentez moins comme caution, vous sentez quand même que vous avez une famille qui vous soutient, une famille politique qui vous soutent quand même. Il y a un peu plus de gens comme moi, c'est que ils sont pas tous euh formaté. Donc déjà ça aide. On est en 2008 2009, il y a des jeunes, il y a la jeunesse socialiste, le MJ le MJS, beaucoup ont fait les des études. OK.

Euh il y a quelques rebeux, quelques renoirs. Donc j'ai ça aide. Bon, j'ai l'impression de retrouver un sas de respiration quand je parle de NTM ou quand je parle de ou quand je parle de d'assassin ou quand je parle de de de la mafia qu'un free en 2008, les gens ils savent de quoi je parle quoi. Quand on parle de Chao, ils sont pas là en train de Et c'est un sas mais après comme dit Jacques Brell, ce n'est qu'après seulement après. On a vu que c'était les mêmes réflexes systémiques. C'estàd on aime bien les Arabes et les Noirs mais quand ils restent à leur place sont maire adjoint et tout passe encore.

Mais pour être maire, pour être député, pour être président de département là c'est où être minute. Et justement par rapport à ça, vous parliez d'invisibilisation de votre parti politique. Là vous l'avez vous l'avez ressenti à quel moment ? Au présidentiel d'accord aux dernières présidentielles là maintenant. Avant ils invisibilisent mais c'est plus parce qu'ils ont peur. Ils savent que je vais gagner. Ils savent que la ligne que je porte contre France insoumise euh ils sentent qu'on est puissant.

On fait pas du New York Times, les médias comme on fait, les matinales, les CS, les BFM, les Frances infos, les Frances interes, les Frances cultures, les express de point, on on fait tous les médias. D'accord. Donc ils ont peur. Donc c'est pour ça qu'ils invisibilisent. Et là, vous voyez, regardez ce que devenu fort. Donc euh ça tient pas à la route au bout d'un moment quand vous avez pas une vous pouvez pas vous pouvez dans la vie soit vous êtes ouvert et on expire et on prend on prend on prend l'espace et on est on a pas peur de on n pas peur du combat, de la confrontation ou soit vous gagnez en se disant je vais affaiblir mon adversaire. Moi, j'ai jamais raisonné comme ça. Hm.

Et donc euh là euh le PS au lieu de me dire pas tous attention, j'ai beaucoup de respect pour les les socialistes, hein. J'adore mon parti, j'ai c'est euh Ouais, j'aime bien j'aime bien les socialistes, j'aime bien j'aime bien le parti, je suis amoureux de mon parti. Mais là, actuellement, il y a une partie des de des barons qui est pas à la hauteur de l'idéal de Jus. Ils sont calculés à la petite semaine. Ils vous soutiennent pas. Il à la limite qui soutiennent pas. D'accord. Mais venez confronté, discuter et regarder sur des bases factuelles. Qui a gagné les municipales ? Qui a regagné les municipales ? Qui incarne quelque chose ? Euh faites des sondages et ensuite on débat.

Mais là ils veulent même pas, ils ont peur. Il cro ils croient pas en vous ou ils ont peur ? Parce que du coup Non, ils ont peur. OK. Ils croient pas. Bien sûr qu' ça ils sont pas ils savent ils savent calculer il voi chiffres il a qu'à regarder les différences de 10 math quand je fais ou de reprise quand moi je fais mon annonce je suis candidat à la présidentielle les reprises que ça génère et quand d'autres disent je vais être candidat à la présidentielle voilà c'est c'est c'est tout mais c'est une plusvalue pour eux que que qu'une personne de leur partie soit prés soit soit candidat à la présidentielle Ouais mais ça c'est vous raisonnez comme vous.

Et si tout le monde raisonnait comme vous, la vie elle serait belle parce que vous raisonnez de façon basée sur l'efficience. Oui, mais une bonne partie raisonne à la petite semaine et c'est ça qui a tué les parties. C'est ce qui a tué les Républicains, c'est ce qui a tué une partie de la gauche. C'est que au lieu de dire on se mobilise pour faire une équipe et prendre les meilleurs, ils sont toujours en train de chercher des calculs la petite semaine. Moi, j'ai pas reçu un coup de téléphone qu'on a regagné alors que c'était une des plus belles victoires. Gagner, c'est facile mais regagner c'est encore plus dur. Surtout comme on a regagné. On a regagné avec une ligne, une vision claire.

Bon, c'est comme ça, c'est la vie hein. Vous avez vu mon parcours 2000 2008 2009 2015, j'ai oublié en plus 2017 quand on perd tout. 2017 on a tout perdu avec l'arrivée d' marche. Perd tout perd tout et on rebondit. Waouh ! On sait rien ça. C'est Et du coup par rapport au fait partie du jeu par rapport au municipal un petit peu racontez-nous un peu comment comment est-ce que vous vous appréhendez la campagne ? Est-ce que les les habitants de Saint-Toin sont contents un peu de bah de de votre bah de de votre de votre précédent mandat ? 57 % Ouais quand même. Et on a été on avait toutes les listes contre nous, on fait 57 %.

Entre le premier tour et le deuxème tour, on prend 10 points, on met 30 points à la France insoumise, on se renforce entre les deux tours. Et ce qui est drôle, c'est qu'il y a pas une liste. Pas une liste. On loupe la victoire au premier tour à quelques voix. Mais il y a pas une liste du premier tour qui a appelé à voter pour nous au second tour. Oh ! Ah oui, ça il y a un bloc antiem Boam, un vrai bloc. Ah oui ! Et les gens, ils se lèvent le matin, ils se lèvent pas le matin en disant qu'est-ce qu'on va penser ? Ils se disent qu'est-ce qu'est-ce qu'on va faire pour essayer essayer de porter préjudice à Karim Boomran au niveau ?

Donc si Karim Boman dit il est pour le congé menstruel, il se bat pour le congé menstruel, le dire "Ouais, c'est une super bonne idée. Alors c'est un coup de com. Et puis le préfet va débouter." Bah non, c'est passé. Quand on est on fait la une New York Times, le dire "Ouais, bravo, c'est de la com." Bon, OK. Quand on réussit les Jo, c'est pas grâce à lui, c'est les JO. OK.

quand on démantelle tout tous les narcotrafic h h de la ville alors que c'était fagocité par le narcotrafic depuis des années au lieu de dire non mais c'est objectif bah non il y a encore des trafics non non non que je vous dise sans jamais satisfait mais non c'est la jalousie ouais la jalousie pour certains et d'autres et ça c'est plus profond que la jalousie il n'accepte pas qu'un arabe noir maghrébain issu d'un milieu ouv ouvrier soit en responsabilité et réussissent il ça accepte pas ça parce que moi je dis venez en débat politique voulez qu'on parle finance parle finance on est la ville la mieux désendée de France vous voulez qu'on parle de quoi de d'urbanisation on a la ville qui c'est le mieux transformée pour l'intérêt des habitants.

Venez à Saint-toin. Saint-toin avant c'était ça existait pas sur la carte. Même même à gauche, vous ressentez ça ? À gauche chez la France insoumise, vous ressentez aussi à droite c'est l'extrême droite des vrais racistes dans ma ville. Il y en a 3 % au max. 4 % pas beaucoup. Et j'ai envie de dire c'est quasiment comme la France. En France, il y a pas beaucoup de racistes, franchement. Il y a des conservateurs conservateurs. Ils ont un côté. Le pire, c'est les colonialistes.

C'estd que derrière, ils sont soi-disant formés intellectuellement et considèrent qu'une femme noire, elle est bonne juste pour danser ou apporter le café comme une rebeu parce que c'est bien de se balader avec une renoie ou une rebeu dans dans une boîte. Ça c'est à droite comme à gauche, c'est pareil. Et à gauche, c'est pire parce que ils pensent qu'ils ont un passeport de je suis pas raciste parce que je suis de gauche. Tu es peut-être pas raciste, mais tu as un problème à ce que noire ou un arabe attaque les plus hautes responsabilités. Comme tu as un problème à ce que ce soit une femme qui attaque les plus hautes responsabilités.

Alors quand vous êtes femme arabe et noir, c'est très compliqué pour vous et après vous rajoutez he juif, musulman. Donc le problème il est social exacerbé par l'ethnique-religieux. Mais parce que pour répondre à votre question, est-ce qu'on ressent ça à gauche ? Il y a à droite, c'est la même chose. Mais à gauche, parce que je suis à gauche, ouais, je peux vous dire que sur 100 personnes qui votent à gauche, vous avez facile uncart qui a des problèmes à ce que arabe noir, musulman, juif et pareil, je fais vraiment la symétrie des formes avec des femmes soit au pouvoir.

Bon, vous voyez les critiques de ceux qui se la jouent, je suis à gauche, je suis à Li, faut aider les petits rebeux, les petits noirs. Regardez, je suis pas raciste, je bois du thé. [rires] à la monte que je vous dise parce que et c'est les mêmes qui veulent que quand vous êtes noir arabes femme homme issu des cités vous mangez du poulet de mauvaise qualité toute votre vie euh vous vivez dans des cités en pleine décrépitude. Hm hm. Et c'est pour mieux instrumentaliser que il part du principe que plus vous resterez dans le ghetto, plus vous serez en colère et plus vous serez capacité de voter pour nous les extrémistes.

En parlant du coup de de de Master Poulet, est-ce qu'aujourd'hui vous avec du recul vous comprenez les les critiques qu'il y a eu sur les réseaux sociaux ? Mais moi je Mais quelle critique ? parce qu'il y a tout vous alors il y en a il y en a il y en a tellement eu. Il y a eu le fait que on parle de gentrification, il y a eu aussi le fait que euh vous favorisiez entre guillemets certains commerces au lieu de d'autres. Il y en a qui sont senti euh voilà en tout cas il y a eu il y a eu un tollé de de critique. Est-ce qu'aujourd'hui avec du recul vous comprenez un peu ? Oui mais moi je regarde les chiffres. Hm hm. 60 % des Français sont d'accord avec ma décision.

67 % sont défavorables de l'installation d'un type de commerce en bas de chez eux. 75 % des ouvriers sont d'accord avec moi. Donc ça tort le coût de tout ce que les gens pensaient dans la viralité. Donc moi c'est quoi mon job ? C'est pas de regarder ce qui se passe dans les réseaux. Moi mon job c'est de mettre en place ma vision, mon projet, mon programme en fonction de deux éléments. Le respect du droit et le respect des marges de manœuvre financière. Est-ce que Masterpool avait respecté le droit en l'État ? Non, ils avaient pas respecté le droit. Donc ça c'est le premier sujet. Une fois que vous balayez l'aspect juridique, il y a l'aspect politique.

Est-ce que Master Poulet, c'est en phase avec mon projet politique. Mon projet politique, ce n'est pas de gentrifier, mais mon projet politique, c'est d'éviter la ghettoisation. Et la ghettoisation, c'est quoi ? Et quand on considère que quand vous venez d'un milieu pauvre ou de cité, vous avez vous êtes obligé de manger du poulet qui vient d'Ukraine avec des menus où vous allez être impacté par le syndrome de l'obosité et de la malbouffe. Alors, on va vous dire "Ouais, il y a le Burger King en face. La malbouffe, elle est l'alimentation transformée Burger King, c'est pas la même. Premièrement et deuxièmement, Burger King respecter le droit.

Et troisièmement, s'il y a une liberté de commerce, il y a aussi une liberté de mettre en œuvre mon projet politique et c'est la diversité des commerces. Et ce n'est pas parce qu'on vient des citer d'un milieu pauvre qu'on est condamné à manger que du master poulet. Et moi mon job c'est de former les jeunes. Et quand vous regardez les moins de 15 ans, c'est eux les plus euh les les plus vénères parce que disent ah le maire ils enlevé ma master poulet. Mais c'est normal, c'est comme si jamais j'enlevais le père Noël. Ah oui oui oui, je comprends. C'est logique. Mais je j'assume ça. Mais encore une fois, je dois faire preuve de responsabilité et la santé alimentaire c'est important.

Le combat contre la malbouffe, c'est important. Et quand vous allez sur BFM, il y a les journalistes qui viennent avec leur sac de master poulet. Alors il il y a deux alors c'est assez clivant. Il y a une partie qui était assez amusée hein. Voilà, Serge S c'est drôle, master poulet et cetera qui vous le propose. Et puis il y avait une autre partie qui était assez indignée euh qu'on vous propose ça en plateau télé qui avait dit que justement si ça avait été une autre personne, ça ne serait pas passé comme ça. Comment vous est-ce que vous lievez quand les journalistes se mettent à manger du poulet euh devant vous comme ça ? Ben c'est eux qui s'humilient. Moi je l'ai pas mangé avec eux. Oui.

[rires] Et euh et est-ce qu'ils auraient fait la même chose à Macron, au président de la République ou à Édouard Philippe ou à Jean Castex ou euh ou à un autre candidat à la présidence de la République ? Non. Donc ils le font parce que derrière il s'imagine qu'on est dans la société du spectacle à la guide de bord. Ils pensent que je on est dans Arnal et Willy et que moi je vais être complice de leur de leur mascarade. Un moi je suis pas complice. De je reste focus dans mon propos. Hm hm. Et trois c'est eux qui sont ridiculisés. Si jamais j'avais été complice bah effectivement.

Mais toute la toutes les personnes qui sont identifiées à cette tentative parce que moi je me suis pas senti humilié, c'est eux qui se sont humiliés. D'accord. OK. Moi j'arrive. Non mais vous promenez, il y a quelqu'un qui vous dit "Eh boana boana euh euh alors vous dansez vous dansez le zou euh euh buana boana. Si vous dansez avec eux sur le buana boana ou sur le euh "Ah la négresse tu danses bien le zou là ?" OK là je vous dis madame vous êtes fait humilier, vous êtes complice de l'humiliation mais si la personne se comporte comme ça à votre endroit et si vous tracez votre route c'est eux qui sont ridicules. C'est eux qui font qui font preuve de raciste.

On peut se sentir aussi humilié par les insultes et par les injures. On n répond pas. Non moi je me suis pas senti humilié moi. Ben personne m'humilie moi. Personne qui m'humilie ça va pas ou quoi ? L'humiliation c'est si jamais je baisse la tête. Moi je reste devant, le mec il vient, je lui dis "Bah non et dans mon an c'est vas-y trace ta route, tu es un fou ou quoi toi ?" Vous l' vous l'avez pas vous l'avez pas mal vécu ensuite. Le sujet c'est pas mal vécu ou bien vécu. C'est c'est pas mon sujet.

Quand pendant la coupe du monde Mbappé il se fait insulter et euh ou quand il y a une politique du Paraguay, le traite de descendant de noix de coco, chimpané et cetera et cetera, il a il se sent pas humilié. Hm hm. il réagit, il dit "Mais tu es indigne." Ça c'est pareil. Vous êtes indigne. Et et ceux du des réseaux sociaux, c'est là où dans la communauté des quartiers qu'elle soit maghrébine, français, des compatriotes maghrébains noirs mais qui viennent des cités, au lieu de faire preuve de solidarité, de se dire "Mais honte solidarité indigné." Ouais, ils étaient indignés bien sûr.

Le 31 é indigné mais il y avait une partie qui disait "Ah, il s'est fait amusé genre mais ils étaient contents. Il y avait une espèce de de syndrome de de une partie." Si si, je l'ai vu en mode "Ah euh surtout les chroniqueurs, il s'est fait humili." Mais qu'est-ce que je me suis fait humilier, [grognement] c'est mon job. J'arrive, je tombe sur des journalistes qui qui se comportent comme des des rigolos de kermes. [rires] Donc, il voulait que je fasse quoi moi ? C'est c'est eux qui sont pas ils sont pas dans leur job. Je comprends, je comprends. Voyez ce que je veux dire ?

Je veux dire c'est c'est il y avait une il y avait pour les moins jeunes un débat avec Le Pen et Tapi et j'ai fait référence pendant le me ramène le poulet. Je leur dis et les plus anciens ils ont compris la rêve. Ils arrivent Paul Amar vient avec des grandes boxes, il dit "Bah tenez Bernard Tapi, je vous ramène des grandes boxes Le Pen parce que pour moi ça va être un match de boxe." Et Tapi lui répond c'est sérieux la politique ? Et moi je lui réponds le mec, je lui dis "Ça pensez au à Palamar avec les grandes boxes." H mais ils sont là comme des cons en train de manger des poulets. Je vous dise next. Hm hm.

Et quand on revient un peu sur votre sur votre métier de mère, vous vous paraz fonction fonction vre votre fonction la fonction de mère. Voilà. On nimagine pas vraiment ce que c'est. Est-ce que vous vous rappelez un peu, on va dire du de la première problématique de votre premier mandat qui vous un peu problématique ou le premier sujet que j'ai dû à gérer parce que c'est pas pareil. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que premier sujet que j'ai dû à gérer c'était le Covid. Moi je viens je suis Covid. Ah oui directement. Moi je suis ma Covid moi. Ah oui moi les gens que j'ai recruté av tous un masque. Vous imaginez le délire ? C'est que moi ma question c'est confinement pas confinement.

Je gère la ville. Elle est confinée. Wouh ! Je distribue des masques. Je suis la première ville à ouvrir un centre de vaccination et on vaccine 50 % de gens qui viennent de Paris. Certainement que notre centre de vaccination cartonne. Vous avez paniqué ? Moi ? Ouais. Jamais. OK. À cause de quoi ? Du covid. Ah bah oui, premier premier mandat Covid. J'ai mis en place le couvre-feu et Macron l'a mis en place juste après. Je me souviens c'était le 15 août, j'ai distribué le maximum de masques, j'ai distribué les vaccins, j'avais fait le Facebook à un moment où il y avait tout le lobby antivax. Moi j'ai pareil, il faut toujours avoir une vision.

Je dis il faut vacciner, faut sauver nos parents, faut sauver euh nos personnes qui sont victimes de avec un taux de morbidité qui est au-dessus de la moyenne. Euh on a on a développé les tests PCR, on a j'ai pas eu de tabou à travailler avec une personne comme madame Valérie PCR, la présente de la région, même si elle est de droite, on a travaillé ensemble parce que ce qu'il fallait prévaloir, c'était protéger nos enfants, nos familles, nos personnes âgées. Non, on a été très bon. Donc il y a pas il y a pas eu de quand même un peu de panique dans de votre part. Vous avez bien géré. Non, je panique jamais moi. C'est vrai. C'est rare surtout quand quand on a une fonction politique.

Si vous êtes entraîneur, vous êtes président de la République, vous êtes premier ministre, vous êtes maire, euh vous êtes leader de quoi que ce soit. Si vous paniquez, changez de métier hein. Et comment c'est calme ? Comment comment est-ce qu'on gère justement le pas de le fait de ne pas satisfaire un peu tout le monde quand vous avez des choix ? Par exemple Master Poul, vous avez pas satisfé tout le monde mais vous avez des choix vraiment très clivants. Comment est-ce que vous vous gérez ça personnellement ? Une vision. D'accord.

Faut avoir une vision, faut avoir des principes, faut discuter, faut bien s'entourer, faut avoir des personnes qui autour de vous donnent des inputs, des retours, pas en fonction de leur intérêts perso, mais en fonction de l'intérêt du projet. Hm hm. C'est ce que j'appelle les gens de confiance. Et confiance, la confiance, c'est pas uniquement les gens qui vous sont loyaux. D'accord ? La loyauté, c'est une chose. La loyauté, c'est quel que soient les sujets, ils seront toujours à vos côtés. Mais la confiance, c'est les personnes qui vont vous donner un retour sans filtre, mais animé toujours par un élément améliorer le projet.

Parce que parfois, il y a des éléments persos qui rentrent en ligne de compte. Ils vont dire "Ouais, faut pas travailler avec un tel ou un tel un tel ou un tel ou un tel." Ça part d'un bon sentiment mais c'est animé par rapport à à un sujet perso une peur. Ouais, c'est ça. Une peur, un trauma, une crainte, une acrymonie. Hm hm. Et plein de paramètres. Donc c'est ça. Et une fois que vous avez ça, vous savez que vous êtes bien staffé. Vous Ouais, vous êtes invincible dans votre tête. Et il y a eu un moment où vous avez fait des erreurs vous en tant que mère ? Tu as dit "Ah mince, peut-être que là je suis allé un peu je suis un peu fort." Mais non mais des erreurs, j'en fais tous les jours.

H mais heureusement que je fais des erreurs. Et tous les jours, je fais des erreurs. Mais j'ai envie de dire et toutes les matinées, je fais des erreurs. Sauf que moi, je refais jamais la même erreur. Ce que je note et c'est la différence qu'il y a entre un abrouti et une personne hyper intelligente, c'est que la première, la bruti, il fait l'erreur de deux fois voire trois fois. Hm hm. Donc moi, j'écoute, j'entends et j'essaie de de pas refaire la même erreur. Quand j'ai un conseil municipal, je m'inspire, je regarde qu'est-ce qui a fonctionné, qu'est-ce qui a pas fonctionné.

Quand je fais quand je fais une réunion, je regarde qu'est-ce qui a fonctionné, qu'est-ce qui a pas fonctionné et ensuite bien sûr je fais des erreurs. Heureusement déjà ça serait pénible de pas faire des erreurs. On n'est pas des robots, je suis pas inia et euh et ouais, j'ai des j'ai des avant, on disait j'ai des euh des qualités et on nous apprenait euh dans les écoles, dans les grandes écoles, ne jamais dans les entretiens, ne jamais parler de défauts et de points d'amélioration. Moi, j'ai des défauts. Bien sûr, j'ai des défauts. Heureusement, j'ai des défauts. J'ai des traumas. J'ai des J'ai des j'ai des j'ai des colères. Ouais. Heureusement. Bon, heureusement.

Bien sûr, et assumer en plus. [souffle coupé] On va on va un peu revenir justement sur on a on a terminé le volet municipal, on va revenir sur le du coup le volet présidentiel parce que vous vous présentez aux élections présidentielles 2027. Quel a été votre déclic pour que vous dise bah écoutez moi Karim Boomran, je pense pouvoir gouverner la France. C'est un travail sur le long terme. Hm hm. Donc c'est vraiment sur le long cours. C'est pas vous réveillez le matin, vous dites tiens si je faisais ça, il y a forcément un élément déclencheur. Non. Non. L'élément déclencheur c'est depuis que je suis gamin. Donc je me dis je vais faire de je vais faire de la je responsabilité.

Et pour moi, les deux éléments qui me qui me motivent pour améliorer la vie des gens, c'est dans ma ville de toujours Sainttoin. J'aurais jamais pu être maire dans une autre ville que Saint-toiin et euh présider mon pays. C'est tout. C'est aussi simple que ça. D'accord. Donc il y a pas eu de Et donc du coup quand je suis arrivé Oui. euh je me suis dit je vais me fixer 6 mois de stage B je vais regarder, je vais me tester. Puis je me suis rendu compte que on faisait partie des plus forts et je me suis dit bah écoute euh ouais c'est y a faut y aller mais c'est maintenant tu as pas de complexe à avoir. Et aujourd'hui qu'est-ce qui vous inquiète le plus en France ?

Ce qui m'inquiète le plus en France, ce qui m'inquiète, c'est que on est un paradis qui est perçu comme un enfer et beaucoup cherche à en faire un enfer pour prendre le pouvoir. C'est-à-dire bah c'est-à-dire que attaquer euh le principe de la République a fait que nous on est devenu ce qu'on est devenu grâce à l'école, grâce à la fraternité, grâce au aux principes des fraternitaires, grâce à l'idéal révolutionnaire de 1793, grâce grâce à la santé pour tous, grâce logements sociaux, grâce à une sécurité, grâce à une souveraineté, c'est en train de se défaire. faire en montant les communautés les unes contre les autres. Ça c'est le projet de LFI pour servir le projet de Mélenchon.

Et de l'autre côté, vous avez une extrême droite qui euh qui considère que les les musulmans sont tous des islamistes, des immigrés, source d'insécurité. Donc ça c'est l'enfer. Comme Zessart, l'enfer c'est les autres. Nous on n'est pas les autres. Donc nous on est mais comment on arrive à à faire vivre cette utopie réaliste ? Donc c'est ça qui me m'inquiète pas mais en tout cas qui me qui me porte, c'est améliorer la vie des gens. Avant dans [raclement de gorge] les années 70, il fallait 15 ans pour lorsque vous êtes issu d'un milieu populaire pour voir votre pouvoir d'achat doublé. Hm hm.

Maintenant il faut euh 50 ans, 60 ans ou que votre voire d'achat double quand vous êtes issu d'un d'un milieu populaire voire plus. Donc on n'a pas l'impression que votre vie s'améliore de père en fils ou de mère en fille. Donc moi, mon objectif c'est redonner de l'espoir et casser cette spirale de désespoir qui engendre de la peur et la crémonie. Et si demain les Français ils vous confient les clés d'Élysée dès la première semaine, ce serait quoi la décision que vous prend ? Enfant l'enfant protéger l'enfant. Wouh ! L'enfant c'est trois enfants par classe victime d'agression sexuelle. On le point commun de nous tous, on a tous été enfants. C'est 170000 enfants victimes d'agression.

C'est 80 % dans la sphère familiale, dans le premier cercle. C'est euh sanctuariser la parole de l'enfant, la parole former les parents à bien écouter les aux enfants, l'establishment, la justice, doubler le nombre de magistrats, les moyens à la police. Il peut pas y avoir une bonne justice en la police. Faire en sorte que la PJ soit dans le giron, la police judiciaire pardon, dans le giron de la de la dans l'escarcelle de de Vandom de la justice. On peut pas protéger les enfants si on protège pas les femmes. 95 % 90 % des plaintes pour agression sexuelle sont sont sont mises de côté sont classé sans suite. Ouais. Ce que je ferais, ça c'est la première cause nationale.

C'est ce que je ferai ça. Merci pour vos convictions, monsieur Boamen. Alors, j'ai une petite séquence personnelle euh si vous êtes d'accord. Alors, je vous je vous propose un peu alors je vous donne des mots et puis vous dites le mot qui vous vient à l'esprit directement. Vous êtes prêts ? Alors, votre mère. Grâce grâce GCE quoi la grâce la grâce l'élégance c'est c'est un homme foncièrement élégance entre l'élégance et foncièrement vraiment foncièrement gentil si jamais je pouvais être 50 % de sa gentillesse, j'aurais eu le prix bol de la paix. Non, c'est vrai c'est c'est il y a des gens comme ça.

C'est vrai qu'il lui arrive rien que c'est un certain candur ça Ouais, il limite une naïveté quoi. C'est c'est c'est une gentillesse. C'est le mot candur candide. C'est exactement ça. C'est la candur. Ouais. Foncièrement Saint-Tin le sang. La République, la base. La France, la patrie, le racisme, le combat, le pardon. Oui, mais garder la facture. [rires] [souffle coupé] La colère, ça peut être sain. [grognement] Vos enfants pas aussi [musique] fort que quand j'avais leur âge. Donc un exemple, une source d'inspiration pour moi. C'est une [musique] source d'inspiration. Quand je les vois, je me dis avec ce que je peux faire pour pour être aussi fort que parce que c'est fort.

Et le bonheur, il est il est subjectif. On a une tonne de raisons d'être malheureux. On a une tonne de raisons d'être heureux. Donc vous avez parlé de Candur, je parle de Candide donc c'est que le jour donc comme disait J 99 me pas traduire tout mais j'ai 99 raisons d'être d'avoir des problèmes 99 problèmes donc soit vous voyez le vert à moitié vide ou soit voyez le le vert à moitié plein soit je prends cette interview comme ah faut que je le fasse parce que c'est important soit je le fais comme un marque de plaisir et voilà c'est une question de comment vous appréhendez la vie Et quand vous avez des moments lourds, comment est-ce que vous faites pour continuer ? Sur qui vous vous appuyez ?

Sur quoi vous vous appuyez ? Du positif. Je me dis euh je me dis OK, [raclement de gorge] c'est dans chaque situation il y a du positif. C'est comme ça que je me dis dans chaque situation a du positif. Et c'est comme disait James Brown, p the cause to be the boss. Donc il y a un coup, il y a pas il y a rien qui qui est léner dans la vie. C'est vous pouvez pas [musique] vous pouvez pas avoir des grosses responsabilités sans avoir des choix à prendre, sans vous en prendre parfois plein la figure. Vous devez gérer l'injustice. Euh votre famille empathie, [musique] c'est normal. Euh vous êtes dur vis-à-vis de vos proches mais dur vis-à-vis de vous-même.

Vous vous imposez une discipline mais c'est toujours vie choisie ou vie subie. Moi, j'ai choisi ma vie, donc c'est un luxe. Et en parlant de vie, à quoi ressemble pour Karim Wamran une vie réussite si on enlève le côté complètement politique ? C'est moi pour moi la réussite, un des critères, c'est euh pouvoir croiser toutes les personnes en quel que soit le milieu, que ce soit dans le milieu professionnel, le milieu sportif, footballistique, [musique] le milieu culturel, le milieu familial. Et euh vous pouvez le regarder droit dans les yeux et vous savez que vous êtes bien comporté. Vous, on a pu être en désaccord mais vous avez pas fait de vous êtes comporté comme un gentleman.

Pour moi, ça c'est important. Pas de J'ai pas de cadavre, pas de de de facture. Il peut y avoir des euh des désaccords, il peut [musique] y avoir des euh des conflits, mais euh recruter des gens, me séparer des gens, j'ai toujours fait les choses en phase et il y a pas eu de il y a pas de facture. Donc moi, pour moi, c'est ça ma fierté. derrière c'est euh pour moi c'est important ça. Et qu'est-ce que je peux je peux voyager dans les quatre coins du monde ? Je me dis pas "Ah, je vais pas aller là-bas pour pas pour pas tomber sur telle ou telle personne." Pour moi, ça c'est le meilleur patrimoine au monde. Ça c'est important, je vous assure. C'est important.

La puissance de la [musique] réputation. La réputation comme disait Archi Lentillet dans Malcomic de Spikely, c'est ce qui voyage le le mieux au monde. Et et moi derrière, j'ai j'ai pas beaucoup de qualité franchement, mais j'ai j'ai une force, c'est que ce soit avec une émission qui fait 3 millions de d'auditeurs d'audimat [musique] ou un startuper que ce soit un stagiaire, que ce soit un président de la République, je je égal à égal. Je pour ça que je suis toujours habillé. de la même façon, [musique] j'ai le même dressing coach, je respecte tout le monde de la même façon et en revanche, faut qu'on respecte.

Voilà, que ce soit journaliste de BFM avec qui sort du poulet ou que ce soit voilà, je respect que tu me respectes. Ouais. Et qu'est-ce que vous aimeriez que vos enfants retiennent alors de de de vous au-delà de de l'homme politique ? On a bien rigolé quoi. [rires] Moi, pour moi, c'est important. C'est dire qu'ils se disent franchement c'était cool. Franchement, le daron, ouais, c'était bien. On a on a on a beaucoup appris. Euh, on a bien rigolé, qu'on transmette à nos gamins ce que ce que lui il a essayé de nous transmettre et voilà qui fait qui fait la vibes, s'entourer de de personnes qu'on aime, faire les choses sans être intéressé à court terme parce que ça c'est naze.

Voilà, donne sans rien attendre de retour et tu recevras encore plus. Bien s'occuper des parents, amour, confort, éducation. Et euh Sky limite, il y a pas de limite. Donc tu mets pas des barrières inutiles. On est tous [musique] on a tous des traumas. Tous tous euh transforme ton signal faible en signal fort et euh et voilà et kiffe kiffe la vie. C'est ça le plus important. Moi ce que ce que je souhaite c'est que tous ceux que j'aime mes enfants, ils arrivent à ils arrivent à être l'architecte de leur propre vie, à faire ce qu'ils aiment et surtout leur personnalité quoi. Moi ce que je dis, c'est pas les fils d' c'est c'est [musique] je suis le papa et après ils vivent leur vie.

Je suis pas là, je suis pas là pour faire leur vie pour procuration. Et c'est pour ça que ce que je dis, la meilleure façon de qu'il soit heureux, c'est que déjà vous vous soyez he dans votre propre vie et puis vous transmettez puis et puis surtout sont différents. Faut pas que ça faut faut intégrer le fait que c'est des personnalités différentes. Moi c'est des personnalités sont trois c'est trois personnalités différentes. Ouais, je vous je vous remercie. On va arriver sur la fin de l'émission. Est-ce que vous avez un mot à accorder à la jeunesse qui nous regarde aujourd'hui ? Ben, un peu comme à l'image de cette émission, prenez conscience de votre force.

C'est-à-dire que il y a la gè Z qui puissante, on le voit dans les réseaux sociaux, sur le plan culturel, sur le plan économique, sur le plan de la créativité, on a la chance d'être dans un monde où [musique] les choses vont de plus en plus vite. Donc n'ayez pas peur de l'échec. Neuf échecs, ça ramène une réussite. Moi, c'est ce que j'ai tout le temps. Pour trois noms, ils font un oui. Donc allez-y, vous souciez pas de tout ce qui on m'a dit que on m'a dit que il a de l'ora, il a pas d'orat. Tout ça c'est des bullshits. Tracez votre route, soyez épanouis. Surtout écoutez votre lumière qui est en vous. C'est-à-dire pas de pas de faux semblant.

Vous pouvez raconter des conneries à tout le monde mais pas à vous-même. Et quand vous dans le miroir, vous dites "OK, je me regarde droit dans les yeux, c'est que c'est la bonne direction." Voilà ce que j'ai à vous conseiller. Le reste, le chemin de votre bonheur, c'est le vôtre et c'est que le vôtre. Wouh ! Merci beaucoup monsieur ! Merci à vous. C'est cool. Merci à vous les convaincus. N'hésitez pas à liker, vous abonner et à commenter. Laisser votre avis, je les lirai. Merci beaucoup. Engagez-vous.

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Non speech

[musique]