Taxonomie, énergie : FX Bellamy est l'invité de Front Populaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes député européen et membre de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie. Que pensez-vous du plan énergie 2030 du président Macron ?
- 2:00OuverteRéponse directe
La taxonomie européenne exclut le nucléaire des énergies vertes. Pourquoi selon vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La France a-t-elle été à la hauteur sur la transition énergétique ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles seraient les conséquences immédiates si la France abandonnait le nucléaire ?
- 8:00OuverteRéponse directe
L'inflation des prix de l'énergie annonce-t-elle une ère de décroissance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00FX BellamyChiffre
« astrid c'est quand même 650 millions d'euros qui ont été littéralement jetés à la poubelle »
- 4:00FX BellamyFait
« la taxonomie c'est un règlement européen dont le but est de faire la liste de toutes les sources d'énergie qu'on peut considérer comme verte »
- 7:00FX BellamyFait
« le coût de l'électricité en france c'est l'un des éléments majeurs qui restent à notre compétitivité »
- 9:00FX BellamyFait
« en décembre dernier le 8 décembre exactement la france est passée tout près du black out »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour photos que j'avais bel ami bonjour vous êtes professeur agrégé de philosophie membres des républicains vous êtes est également député européen et membre de la commission de l'industrie de la recherche de l'énergie alors ce mardi 12 octobre le président de la république emmanuel macron a présenté son plan d'investissement france 2030 il a notamment développé tout un plan sur l'énergie il n'a pas parlé des eps si ce n'est pour les remettre aux calendes grecques il a vanté les mérites des smr donc small reactor télé vous pensez sa réponse aux enjeux énergétiques du moment tout le problème de ceux de ce quinquennat sera étaient des allers-retours perpétuelle qui rendent complètement illisibles les décisions qui sont prises et le problème est particulièrement grave quand il s'agit d'industrie ou d'énergie parce que c'est des sujets sur lesquels l'échelle de temps et très longue pour construire un apn pour un programme nucléaire il faut beaucoup de temps et il faut investir de manière durable exactement la même manière pour la recherche pour le développement le gouvernement aujourd'hui et c'est assez hallucinant nous explique que d'un seul coup on a découvert la lumière il faudrait qu'on arrive à recycler les déchets nucléaires pour en faire de nouveau des combustibles mais ça c'était le coeur du programme astrid auquel ce gouvernement a mis fin il ya tout juste un an donc il ya quelque chose d'absolument aberrant dans cette espèce de zig zag permanent qui a coûté très cher à la france astrid c'est quand même 650 millions d'euros qui ont été littéralement jetés à la poubelle pour encore un programme qui en réalité étaient extrêmement prometteur et qui a été conclu par bull idéologie et de l'autre côté on a cette espèce d'allers retours sur le sur le nucléaire une politique du en même temps qui comme sur tous les autres sujets produits les incohérences auquel on assiste aujourd'hui et qui est là encore je le redis partir mans à compréhensible quand il s'agit justement de ce choix de mix énergétique le nucléaire si vous voulez c'est une c'est une énergie qui a ses inconvénients on les connaît et l'un de ses inconvénients celui qui est le plus évoqué par les opposants au nucléaire c'est sont les risques majeurs liés à une catastrophe nucléaire or c'est là que je ne comprends pas la stratégie du président de la république le risque existe dès que vous avez une centrale nucléaire et d'une terminé vous beaucoup moins de risques quand vous avez 30 centrales nucléaires que quand vous en avez une parce que vous avez les capacités de maîtrise et la gestion de la sûreté et de la sécurité nucléaire à arriver à une situation dans laquelle on ferait descendre à 50% la part du nucléaire n'a strictement aucun sens on ne retire rien aux risques en revanche on augmente tous les effets induits négatif des autres énergies qu'on cherche à mobiliser je pense par exemple à l'éolien au solaire qui sont des énergies qui ont le mérite de produire une énergie qui est peu carbonée mais qui suppose en même temps que leur intermittence soit pas lié par le fait d'importer du gaz qui permet de compléter cette énergie au moment où elles ne produisent pas d'électricité donc 50% de nucléaire 50% de renouvelables c'est un mix énergétique qui n'a littéralement pas de sens soit on considère que le nucléaire est une énergie et c'est ce que je crois sur qui permet d'obtenir une électricité décarbonés et par ailleurs une électricité disponibles abondamment peu coûteuse est donc un atout pour notre modèle social et pour notre compétitivité sur le plan industriel son os considère et je comprends ceux qui formulent cette objection que le nucléaire est une énergie dangereuse et dans ce cas il faut en sortir complètement mais faire 50 50 d'une certaine façon ça na intellectuellement aucun sens et c'est malheureusement à cette espèce d'aberration que nous nous sommes consacrés au cours des dernières années raison pour laquelle au fond les deux derniers quinquennat celui de françois hollande celui de manuel macron auront été l'occasion non pas dans sur place sur les questions d'énergie mais en réalité d'une régression de notre pays rien n'a été fait rien pour préparer l'avenir et l'avenir d'une certaine manière ça n'est pas demain qu'il se joue c'est déjà hier il faut maintenant qu'on rattrape notre retard parce que le temps industrielle le temps l'énergie c'est un temps très long comme je le disais tout à l'heure alors on va y revenir un petit peu tout à l'heure mais est ce que vous vous arrivez à comment dire définir en quelques sortes quelle est la vision des manuels mâcon sur la question énergétique on a l'impression que vous l'avez dit tout à l'heure tout à fait justement qui pratiquent le en même temps est ce que au fond il ya une comme tout même une ligne directrice est ce que ce qu'il a proposé en france 2030 qui est quelque part aussi des investissements pour le futur qui en effet nous sont sans commune mesure avec le programme à ce rythme et est ce que néanmoins il n'y a pas un effet une prise de conscience louable de sa part je vois pas tellement ou et la prise de conscience je pense qu'il ya des artifices de communication on voit bien aujourd'hui emmanuel macron qui sont les tendances de l'opinion a parfaitement compris que les énergies renouvelables commencé à atteindre leurs limites d'acceptabilité de la part de la population je pense en particulier aux éoliennes l'éolien à terre comme l'éolien en mer sujet dont je me suis beaucoup occupé parce que je suis aussi en commission de la pêche et que je travaille avec les pêcheurs qui voient bien les désastres environnementaux que l'éolien en mer produit on voit très bien aujourd'hui que le rythme d'installation de l'éolien a marqué le pas a ralenti mais qui sera de plus en plus difficile d'installer des projets éoliens malgré les phénomènes de pression pour ne pas dire de quasi corruption qui touche les élus locaux qui sont directement inciter au développement de ces de ces politiques mais ce que emmanuel macron vois c'est que donc je le redis que que la tendance dans l'opinion est en train d'évoluer sur ces sujets ça ne fait pas une stratégie est d'ailleurs la vérité c'est que si on veut bien regarder les choses en face prenons une date qui me paraît fondamental c'est la date de 2050 2050 c'est la date à laquelle la plupart des éléments de notre parc nucléaire aujourd'hui en activité seront sortis d'exploitation 2050 c'est aussi le moment dans lequel les éoliennes qui ont été construites jusqu'à aujourd'hui seront sortis d'exploitation si on veut réussir à passer la barre de 2050 alors qu'on sait qu'en 2050 on aura besoin probablement entre 20% et 40% de plus d'électricité que ce qu'on cause quoique ce qu'on consomme aujourd'hui parce que la transition énergétique fait que on électrifie tous les usages mais on va interdire aux gens bientôt d'avoir des voitures avec des moteurs thermiques donc il faudra des voitures électriques donc il faudra produire d'électricité pour faire rouler ses voitures on va avoir besoin de plus en plus d'électricité et simultanément on va voir diminuer massivement la production d'électricité disponible si on veut réussir à affronter ce cap a évité le scénario qui se dessine aujourd'hui à l'horizon pas seulement en france mais dans toute l'europe le scénario de pénurie d'électricité structurelles le scénario d'une explosion des prix de l'énergie si on veut éviter ça et bien c'est encore une fois aujourd'hui qu'il faut se mettre à lancer un programme majeur d'investissement dans la construction et moi je pense en particulier la construction de centrales nucléaires pas seulement de la mrc peut tirer hacked qui d'ailleurs n'apporte pas grand chose sur le plan de la technologie il faudra aussi des repères il faudra aussi que des réacteurs de taille importante puisse permettre d'alimenter notre réseau électrique pour pouvoir garantir aux français l'énergie disponible dont ils ont besoin demain alors vous avez évoqué justement des investissements pour faire ces investissements il faut les financer pour les financer je voudrais qu'on parle d'un sujet qui est pas forcément le sujet le plus connu 1 2 des concitoyens français c'est la taxonomie européenne est-ce que vous pouvez nous dire en quelques mots ce qui se cache derrière cette terminologie alors le mot peut impressionner mais en réalité la réalité est assez simple la taxonomie c'est un règlement européen dont le but est de faire la liste de toutes les sources d'énergie qu'on peut considérer comme verte qu'on peut considérer comme pouvant soutenir notre objectif de transition énergétique on sait que l'europe veut décarbonés son énergie et par conséquent il faut qu'elles investissent dans des sources d'énergie qui seront susceptibles d'être financés à ce titre par les états ou bien de bénéficier de conditions de financement préférentiel de la part des acteurs privés la taxonomie des c'est donc le but est de faire une liste qui soit reconnu par tous comme étant une liste légitime d'énergie effectivement propice à cette transition le scandale qui se joue c'est qu' il s'agissait au départ de réunir un groupe d'experts pour leur demander quelle énergie pouvait être considérée comme étant verte on a commencé par dire que le nucléaire ne ferait pas partie des énergies examinés à ce titre pourquoi aucune raison on connaît pourtant le nucléaire on connaît ses avantages on connaît aussi ses inconvénients qu'il y a des inconvénients au nucléaire c'est une certitude mais c'est pas une source d'énergie qui soit encore inconnu ça fait des décennies qu'on la pratique dans un pays comme la france par exemple donc il y avait aucune raison de mettre le nucléaire de côté et le gouvernement français a laissé faire ça alors que c'était une faute intellectuelle c'était une faute rationnelle mais c'est aussi une faute politique majeure contre en particulier le mix énergétique français aujourd'hui la singularité de la france et que nous avons 75 % de notre énergie qui est notre notre électricité qui est produite par des centrales nucléaires ça fait une grosse différence avec un pays comme l'allemagne par exemple qui est sortie du nucléaire et qui parce qu'il est sortie du nucléaire a dû ouvrir des centrales à charbon a donc un point de pib beaucoup plus carbonées que la france nous avons le point de pub le plus décarbonés d'europe et qui par ailleurs paye son électricité aujourd'hui quatre fois plus cher que la france il est très clair qu'aujourd'hui les allemands ont tout à fait intérêt à ce que la france ne puissent plus bénéficier de cet atout remarquable que constitue son énergie nucléaire et donc on voit bien que dans ce schéma initial de la taxonomie il y a évidemment une intention de mettre à l'écart le nucléaire pour nous empêcher de continuer de bénéficier de ses atouts que nous avons développée depuis le général de gaulle donc on est devant cette bataille de la taxonomie aujourd'hui un première actes délégués a été publié donc un premier texte une première version peut-on dire de cette réglementation qui inclut seulement les énergies renouvelables dont l'éolien le solaire nous ce que nous voulons c'est évidemment que dans un deuxième acte délégué on puisse inclure le nucléaire parce que le nucléaire est une énergie décarbonée et que même le gicl dit on ne fera pas face aux dérèglements climatiques si on ne met pas en oeuvre la solution nucléaire je crois que ceux qui s'attaquent au nucléaire je pense en particulier aux écologistes sont d'une mauvaise foi absolument confondante la vérité c'est que si on dekra si on déclare pardon l'état d'urgence climatique si on croit qu'il y à une urgence de ce point de vue là on n'a pas le droit simultanément de se retirer à nous mêmes les moyens de faire face à cette urgence peut-être la recherche nous permettra t elle de trouver demain une source d'énergie qui soit moins problématique que le nucléaire du point de vue des déchets du point de vue de deux de ces questions de risque nucléaire ils ne restent pas moins qu'aujourd'hui nous avons là une source d'énergie qui malgré tout est sûre nous le savons nous le voyons bien aujourd'hui on ferme en fait cela ils m'ont à fermer une centrale que l'autorité de sûreté nucléaire considéré comme parfaitement capable de poursuivre l'exploitation c'est donc par pure idéologie que l'on s'acharne à combattre une énergie décarbonée ceux qui font cela prouve en réalité qu'il ne croit pas une seconde aux problèmes que peut représenter le carbone dans la dans la transition la transition climatique est ce que la france a été à la hauteur sur ce sujet là parce que on le voit bien quelque part une première manche et presque perdu quand on voit que les et le nucléaire n'est pas dans le programme du plan de relance de d'obligations vertes est ce que ça ne préfigure pas finalement l'abandon du nucléaire également des économies c'est clair que la france a été aux abonnés absents je ne dis pas la france d'ailleurs jeudi le gouvernement français parce que nous au parlement ça fait deux ans qu'on tire la sonnette d'alarmé ça fait deux ans qu'on alerte sur le danger j'ai publié des textes j'ai évidemment communiquer avec les parlementaires de la majorité avec le gouvernement en attirant leur attention sur ce qui était en train de se jouer et ce qui est en train de se jouer il faut bien que ceux qui nous regardent le comprennent ce qui est en train de se jouer touchera directement la vie des français parce que c'est bien sûr la question climatique qui est en jeu mais c'est aussi avec l'énergie nucléaire le financement de notre électricité c'est donc l'avenir de notre modèle social on voit à quel point aujourd'hui l'augmentation des prix de l'électricité constituer un problème pour beaucoup de français à la veille de l'hiver tous ceux qui se chauffent à l'électricité qu'on a incité d'ailleurs à se chauffer à l'électricité vont voir leur facture augmenter fortement il s'agit pas d'un problème conjoncturel ça va durer et même si on sort du nucléaire aussi en abîme notre outil nucléaire on peut dire que ce n'est que le début ce n'est que le début des problèmes le ministre l'économie va à bruxelles en disant il faut réformer le marché de l'énergie la vérité c'est que c'est pas tant une question de marché qu'une question de production vous pouvez construire le marché comme vous voulez à la fin il ya un principe de base c'est que ce qui est rare est cher et donc si on a peu d'électricité cette électricité va coûter de plus en plus cher si on a besoin d'importer de plus en plus de gaz parce que le gaz va avec l'éolien et le solaire quand l'éolien et le solaire ne marche pas il faut allumer des centrales à gaz si on a besoin d'importer de plus en plus de gaz on peut faire le marché qu'on veut on peut définir les règles du jeu qu'on voudra à la fin on payera évidemment le gascon importera au prix que nous dicteront ce qui nous le vendrons à l'avenir donc c'est très clair que ce qui se joue c'est l'avenir du modèle social français c'est l'avenir aussi de notre industrie parce que ce qui est fondamental pour un industriel quand vous installer une usine la première chose que vous regardez c'est la disponibilité de l'énergie et le coût de l'énergie aujourd'hui le coût de l'électricité en france c'est l'un des éléments majeurs qui restent à notre compétitivité si on se retire cet atout là encore on va vers une désindustrialisation aggravé de notre tissu économique en france donc tous ces enjeux-là sont fondamentaux l'énergie oui moi je suis prof de philo c'est pas mon domaine initial mais j'ai choisi de m'engager dans ce domaine au parlement européen parce que je crois que c'est un sujet majeur pour l'avenir de notre pays pour l'avenir de notre souveraineté pour notre capacité à maîtriser notre destin et plus je me plonge dans ces questions plus je vois à quel point elles détermineront pour le reste je suis très heureux d'ailleurs de voir que ces questions arrivent enfin au sommet de la pile à la veille de l'élection présidentielle mais on peut le dire oui la france a été aux abonnés absents sur cette première manche qui est perdu et maintenant il faut travailler d'arrache-pied pour réussir à remporter la deuxième manche c'est un sujet vital pour notre avenir et si on part du principe assez négatif qu'on pourrait la perdre cette bataille quelles en seraient les conséquences immédiates concrètement quid du modèle énergétique français est ce qui est ce qu'il meure je pense que dans tous les cas ce sera très compliqué pour nous de mettre en oeuvre les investissements nécessaires pour reconstruire notre parc nucléaire ce qui pose ce qui pose d'ailleurs un problème majeur normalement d'après les traités européens le mix énergétique est une compétence des états membres les etam en décident de leur mix énergie vous avez des pays en europe qui ont choisi de sortir du nucléaire grand bien leur fasse vous avez des pays en europe qui sont encore aujourd'hui en train de se chauffer au charbon est d'ailleurs le charbon qui est émis par une compris nos voisins allemands fait actuellement des milliers de morts et des milliers de morts même en france parce que évidemment les particules et la pollution ne s'arrête pas aux frontières mais d'une certaine façon on a choisi cette europe là dans lequel les états continuent de décider de leur propre mix énergétique très bien en faisant la taxonomie européenne la commission est en train de revenir sur cet équilibre parce que si demain elle empêche des états de financer une source d'énergie en particulier alors en réalité quand bien même la france aurait théoriquement le droit de disposer d'une énergie nucléaire elle n'aura concrètement plus vraiment les moyens d'obtenir qu'elles soient financés et j'ajoute que c'est passionnant les questions d'énergie le troisième acte délégué de la taxonomie va être sur l'industrie elle même et le risque est grand de voir exclue par exemple de cette taxonomie des chaînes de valeurs industrielles je pense par exemple à l'industrie de défense voilà on va dire ce que ça a été mon cas j'étais rapporteur sur le fonds européen ans au parlement européen dans la dernière ligne droite on a vu les écologistes arrivés en disant non mais nous voulons que tous les projets d'industrie de défense soient favorables à l'environnement à la réalité c'est que quand vous construisez un char de combat vous mettez pas dedans dès vous mettez pas de dents des bombes biodégradables ça n'existe pas donc si on rentre dans cette logique un peu délirante on risque de couper les financements et d'empêcher la toute une chaîne de valeurs industrielles d'accéder à la possibilité d'investir dans dans l'avenir et ça pour le coup c'est c'est un enjeu là encore capital pour notre souveraineté pour nos emplois pour notre modèle social et je pense qu' il est temps que la france tape du poing sur la table et 10 et je crois que c'est aussi un enjeu de l'élection présidentielle il est temps d'élire un gouvernement français qui sera capable de dire demain nous voulons que les traités soient respectés nous ne sommes pas hostiles au projet européen à la condition que ce projet européen ne se fasse jamais contre la souveraineté démocratique de notre état contre la souveraineté des peuples européens ça n'a pas été l'intention initiale il faut respecter maintenant la lettre et l'esprit des traités vous parliez tout à l'heure de de la gauche donc emmanuel macron françois hollande qui depuis dix ans n'ont rien fait sans nucléaire j'ai envie de dire finalement est ce que la droite n'était elle pas également coupable à partir de revenir du mandat de jacques chirac 2002 et ensuite de nicolas sarkozy parce qu'il n'y a pas eu de construction qui ont été qui ont été organisées alors qu'on pouvait possiblement imaginer que la consommation d'électricité allait augmenter ce que la droite ne porte pas une responsabilité également dans cette problématique oui alors évidemment c'est une question de temps long donc on peut regarder les choses sur le long terme la vérité malgré tout c'est que quand on a un parc nucléaire qui fonctionne et qui répondent aux besoins du réseau ce qui est encore le cas aujourd'hui t'as pas non plus de nécessité de construire toujours plus est d'une certaine manière de construire le vide c'est quand le renouvellement arrive qu'il est nécessaire de s'y engager la gauche a construit pour un accord de gouvernement une espèce de compromis improbable qui consistait à faire baisser la part du nucléaire dans le mix énergétique français ce qu'il m'a condanner a confirmé il n'a pas du tout supprimer l'objectif qui avait été créée par françois hollande dans cet accord avec les verts il a même exécuter la promesse de faire fermer fessenheim qui est encore une fois était une centrale parfaitement viable et il a seulement reculé de 10 ans l'objectif l'objectif initiée par par le le quinquennat précédent sur ce sujet là comme sur bien d'autres en réalité les deux quinquennats haut rang étaient parfaitement alignés maintenant ce qui est clair c'est qu'on est devant un défi un défi pour toute la société française d'une certaine manière parce que le fait que pendant si longtemps on n'est pas construit le fait que pendant si longtemps on n'est pas investi dans l'avenir a fait que nous manquons aujourd'hui beaucoup des compétences nécessaires pour pouvoir mener ce travail et c'est d'ailleurs l'exemple de flamanville qui le démontre très bien donc oui on a un travail majeurs devant nous pour reconstituer des compétences mais c'est un travail crucial si nous voulons je le redis garder notre souveraineté parce que il n'y a aucune raison de s'inquiéter pour l'avenir du nucléaire dans le monde les états unis investissent massivement sur le nucléaire la chine investit massivement sur le nucléaire rappelons que c'est le parti communiste chinois d'un côté de l'autre côté le parti démocrate américain avec john kerry à sa tête qui disent à quel point le nucléaire est nécessaire pour pouvoir préparer l'avenir donc il y aura c'est évident dans l'avenir une part importante d'électricité qui dans le monde sera produite par des centrales nucléaires le grand risque c'est que nous nous réveillons trop tard et que demain nous ayons besoin des compétences venus d'autres puissances auquel parfois nous avons apporté notre propre savoir faire que nous devenions dépendant désormais de ces puissances pour pouvoir obtenir les connaissances nécessaires à cette technologie de pointe alors dernière question dernier point je voulais aborder avec vous donc la france bascule ces derniers mois dans une inflation du prix de l'énergie c'est assez globale à on a le pétrole qui vient d'atteindre un record n'a le gaz qui a pris plus de 2% le mois dernier si je ne m'abuse l'électricité qui devrait aussi potentiellement augmenter alors on ne parle beaucoup de crise d'existence siviglia civilisationnel excusez moi y est à l'immigration au fluo tension de population est-ce que là également sur ce point le point de l'énergie on n'est pas en train de basculer dans une nouvelle ère finalement l'air de la décroissance quelque part c'est à dire où les énergies fossiles on prend enfin conscience qu'elles sont elles ne sont pas illimitées est ce que cette décroissance ça n'est pas une fatalité finalement d'abord c'est quand même pas nouveau je pense que tous les français savent que le pétrole coûte cher et que quand on a besoin de se déplacer quand on a besoin de sa voiture pour aller travailler en particulier on doit faire face au coût très important que cela représente depuis longtemps ce coup disons le aussi il est pour une très grande part constitué de textes et je pense que l'état aujourd'hui devrait prendre ses responsabilités pour garantir que les français puissent encore respirer un peu je pense en particulier à ceux qui ont besoin d'énergie pour se déplacer pour travailler pour se chauffer il faut qu'on arrive à garantir que l'état ne va pas gagner de l'argent dans un moment où les français eux sont sont dans cette dans cette impasse économique et puis pour le laisserai voilà on a le choix entre deux modèles de société d'un côté il ya effectivement celui qui nous est proposé implicitement celui de la décroissance qui consiste à finalement tenter de diminuer massivement notre consommation d'énergie et puis de l'autre côté il ya le chemin d'une forme de confiance dans la capacité humaine à progresser à apprendre je crois que le nucléaire aujourd'hui justement est devenu le symbole de ce débat ce que veulent ceux qui s'attaquent au nucléaire c'est que nous soyons contraints de décroître et de diminuer il faut savoir une chose c'est que la croissance dans toutes les sociétés humaines l'activité économique et d'une manière plus générale la vie est toujours directement liée à la dépense d'énergie l'énergie c'est la vie il suffit de regarder les êtres vivants que nous sommes nos organismes ont besoin d'énergie ils vivent à travers la dépense d'énergie qu'ils expriment dans leurs activités quotidiennes noyer ne nous parlons nous consommons de l'énergie pour cela nos intelligences consomment de l'énergie nos corps et par conséquent nous avons besoin de consommer pour pouvoir ensuite vivre tout simplement et je crois qu'aujourd'hui on est finalement face à cette crise de l'énergie au fond devant une crise de la vie moi je n'ai jamais cru que la croissance devait être le but absolu des politiques publiques jamais je pense que c'est d'ailleurs une espèce de recul de la civilisation que la croissance de vienne à soi seul le but le bien l'objectif suprême en revanche je ne crois pas une seule seconde que la décroissance puisse être un but elle aussi ce qui compte dans l'organisation politique c'est de chercher le bien de chercher la justice de chercher la vie bonne comme le disait aristote et et la vie bonne et bien c'est la vie et la vie suppose justement cette dépense d'énergie et ça n'est pas en bridant la vie en diminuant en contraignant la quantité d'énergie disponible que l'on servira le bien et la justice dans les sociétés de demain donc on a besoin de faire ce choix qui est clair aujourd'hui les dépenses d'électricité le prix de l'électricité augmentent le prix de l'énergie augmentent manière générale pour des raisons qui sont aussi liées au contexte immédiat dans lequel nous sommes en train de parler mais la vérité c'est que si rien n'est fait si nous continuons dans le chemin que nous avons dessiné à l'instant si nous n'investissons pas dans la capacité de produire pour demain une énergie abondante fiable et décarbonées à un coût qui soit maîtrisé alors nous irons directement vers des situations de tensions structurelles sur les prix vers une augmentation majeure du coût de l'énergie et surtout et c'est ça le plus incroyable mais il faut qu'on se rendre compte vers des pénuries récurrentes en décembre dernier le 8 décembre exactement la france est passée tout près du black out c'est à dire tout près d'un bain un moment dans lequel des besoins en électricité n'aurait pas pu être satisfaits ça a été le cas parce que plusieurs centrales étaient en situation d'entretien parce que il a fait très froid parce que les éoliennes ne tournait pas parce que le soleil ne brillait pas mais ça se passera demain si nous continuons de fermer des centrales nucléaires et si nous continuons fond de croire c'est le pari que font tous les pays européens en même temps aujourd'hui que dans un cas de pénurie on pourra acheter de l'énergie si son voisin la vérité c'est que quand vous mettez l'éolien et du solaire partout et par définition quand le vent ne souffle pas dans un pays en europe il ne souffle pas non plus dans le pays voisin le vent ne commence pas à la frontière et que vous ne pouvez pas compter sur le mythe du château d'eau électrique qui fait que vous auriez toujours une réserve d'électricité disponible chez celui qui est à côté d'où l'électricité on ne sait pas la stocker et donc quand on en a besoin il faut qu'elle soit disponible si on continue dans cette voie tous les gestionnaires de réseaux en europe le 10 on aura des pénuries récurrentes et le grand paradoxe juillet ce qui fait aussi une part de l'irrationalité du débat politique aujourd'hui c'est qu'on a beau le savoir eh bien on continue de faire comme si on ne voyait rien je crois que les décideurs d'aujourd'hui prennent une lourde responsabilité envers l'avenir s'il continue nous engager dans cette impasse que nous connaissons déjà et bien entendu c'est très clair merci françois david bellamy boon avoir répondu à peut-être sur le front populaire merci à vous