Interdiction des réseaux sociaux, rythme scolaire… l'interview exclusive d'Emmanuel Macron sur Brut.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 28 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Les journées de cours de 8h à 13h sont-elles encore envisageables ?
- 3:10OuverteRéponse directe
Comment renforcer la sécurité des enseignants en France ?
- 6:31OuverteRéponse partielle
Faut-il interdire les jeux vidéo violents comme Fortnite ?
- 11:03OuverteRéponse directe
Quelle est votre position sur les jeux vidéo et la violence dans la société ?
- 17:09OuverteRéponse directe
Quelle est votre position sur l'IA et les dérives des réseaux sociaux ?
- 22:01FerméeRéponse directe
Quelles technologies sont utilisées pour vérifier l'âge des utilisateurs sur les réseaux sociaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Emmanuel MacronFait
« J'entends beaucoup quand je vais dans les collèges, les lycées, le discours, enfin le ressenti sur les journées qui sont trop longues, trop chargées, le fait que les journées commencent souvent très tôt pour des ados et ça c'est assez c'est assez établi par les experts. »
- 1:22Emmanuel MacronFait
« On voit bien ce que plusieurs pays voisins ont. Et donc euh euh c'est des journées qui sont moins chargées parce qu'on apprend mieux. »
- 1:59Emmanuel MacronFait
« Quand on est dans une famille où on vous force à faire les devoirs de classe, on vous fait lire, on vous accompagne, on vous emmène dans des lieux culturels, vous vous entretenez. C'est comme un muscle hein. »
- 2:31Emmanuel MacronPromesse
« On pourrait reprendre un peu plus tôt au mois d'août. On pourrait partir un peu plus tard en vacances. Je pense qu'un gros mois de vacances ce serait envisageable. »
- 4:27Emmanuel MacronFait
« On a mis en place d'ailleurs avec les communes, les départements pour les collèges et les conseils régionaux pour les lycées. Des têtes dispositifs avec des mesure de sécurité renforcé. »
- 5:10Emmanuel MacronFait
« Il y a une violence aujourd'hui qui est qui s'est installée dans la société. et qui touche en particulier les les jeunes et les plus jeunes et qui augmente pour vous bah qui a augmenté ces dernières années, c'est clair parce qu'elle s'est un peu banalisée. »
- 5:51Emmanuel MacronFait
« Quand on s'habitue à vivre bah pendant des heures par jour, à regarder des vidéos où il y a des scènes très violentes, quand on passe des heures par jour à être dans des situations, même si elles sont des situations de jeu où on détruit tout ce qui est autour de soi, on s'habitue à un rapport à la violence qui est plus du tout le même que celui qu'on avait. »
- 7:45Emmanuel MacronFait
« Il y a eu des enseignants qui ont été visés parce qu'ils étaient enseignants par du terrorisme en particulier du terrorisme islamiste. »
- 8:27Emmanuel MacronFait
« On a renforcé la lutte contre le terrorisme islamiste, a des sans répis, il a un travail colossal qui est fait chaque jour pour l'éradiquer sur notre sol. »
- 12:21Emmanuel MacronPromesse
« On va lancer ce travail mais qui va être sur de mesure nationale, ça pourrait être quoi ? Vous en attendez quoi ? Une interdiction des jeux. »
- 22:40Emmanuel MacronFait
« La proposition de loi qui a été portée par madame Miller avec et qui vient après beaucoup de travaux euh des députés studeurs Marc Angel et autres, ça fait des années qu'on travaille là-dessus sur le contrôle parental, le renforcement. »
- 28:21Emmanuel MacronFait
« L'alcool c'est interdit pour les mineurs. Est-ce que il y a aucun mineur qui boit ? Non. »
- 30:52Emmanuel MacronChiffre
« Le temps moyen pour un ados, c'est 4h20 par jour. »
- 33:24Emmanuel MacronFait
« Les cerveaux, les cœurs, les émotions de nos enfants et de nos ados, ils sont ni à vendre ni à donner à ces plateformes qu'elles soient américaines, chinoises ou autres. »
- 36:04Emmanuel MacronFait
« Il y a des chercheurs qui ont fait une étude sur TikTok. Ils ont vu que l'algorithme avait un bia. C'estàd qu'au bout de trois quatre fois dès que vous étiez un jeune, on vous poussait des contenus qui étaient à connotation salafiste. »
- 40:27Emmanuel MacronFait
« On va baisser le seuil de cette agence qui aujourd'hui regarde au-delà de plusieurs millions de vues pour qu'elle identifie dès qu'il y a des indices et qu'elle communique en temps réel. »
- 47:09Emmanuel MacronFait
« c'est pas d'interdire les portables pour les lycéens mais c'est de dire au fond de la cloche à la cloche, pas de portable »
- 47:42Emmanuel MacronFait
« on apprend pas avec un portable à la main, ça trouble l'attention »
- 47:42Emmanuel MacronFait
« il y a plein de gruges. Maintenant qu'il y a les portables et les trucs dia, ça gruge de partout »
- 48:24Emmanuel MacronFait
« Quand vous êtes à dos, faut la sociabilité, la capacité à parler avec d'autres, à échanger sur elle compte. C'est pas sur le portable. »
- 49:07Emmanuel MacronPromesse
« on laisse le portable de la cloche à la cloche »
- 49:43Emmanuel MacronFait
« Savoir mettre un interdit clair aussi, c'est permettre aux profs de faire leur métier »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
J'y vais. Donc là, je lance hein, j'ai lancé. OK, c'est parti. J'y vais. Allez-y, monsieur. Hop, juste Bonjour Brut. J'ai une question à poser à monsieur le président. Je voulais vous demander si les journées de cours de 8h à 13h sont encore envisageables. Merci beaucoup. Alors en effet, c'est une une question sur ce qu'on appelle les rythmes scolaires. Moi je je suis assez sensible à ça. J'entends beaucoup quand je vais dans les collèges, les lycées, le discours, enfin le ressenti sur les journées qui sont trop longues, trop chargées, le fait que les journées commencent souvent très tôt pour des ados et ça c'est assez c'est assez établi par les experts. le fait que les journées sont extrêmement chargées et que ça crée beaucoup de stress, des des conditions qui sont pas optimales pour
apprendre. Et donc c'est pour ça que j'avais demandé à une à une commission plus lancer une une consultation citoyenne qui a rendu ses travaux là il y a peu de temps. Maintenant c'est le gouvernement qui va avoir à agir. Mais en mon expérience c'est que il faudrait aller vers des journées plus courtes pour nos collégiens sans doute commencer un peu plus tard le matin et pour nos collégiens et nos lycéens sans doute commencer un peu plus tard le matin avoir des journées qui finissent plus tôt pour pouvoir à la fois faire du sport faire des activités culturelles. C'est pas à moi de le définir, mais on voit bien ce que plusieurs pays voisins ont. Et donc euh euh c'est des journées qui sont moins chargées parce qu'on apprend mieux. Et la contrepartie, c'est sans doute d'avoir des vacances plus
courtes parce que le paradoxe qu'on a c'est que les journées sont très chargées. Donc il y a des effets de fatigue, de stress surtout quand on habite pas à côté de son lycée ou de son collège, bah on part très tôt le matin, on revient tard le soir. Donc ça crée vraiment des conditions de fatigue. Et à l'inverse, on a des très longues vacances et on a plus de vacances souvent que les autres. Et donc ça, qu'est-ce que ça fait ? on désaprend un peu et ça crée de l'injustice parce que quand on est dans une famille où on vous force à faire les devoirs de classe, on vous fait lire, on vous accompagne, on vous emmène dans des lieux culturels, vous vous entretenez. C'est comme un muscle hein. Et puis si vous êtes pendant 2 mois et demi, parfois 3 mois en vacances, vous ouvrez pas un livre,
que vous faites pas un effort, vous faites pas un cours de soutien, que vous remettez pas au niveau, très souvent quand vous reprenez début septembre, vous avez pas le niveau du mois de juin, vous avez le niveau de début mai. Donc si donc c'est un vrai sujet. Donc voilà. Donc je pense que le con, moi je serais plutôt favorable à adapter nos rythmes. Donc vous vous serez plutôt favorable. On commence plus tard, on finit plus tôt. Je serais favorable des journées plus courtes, plus plus allégé. Ouais. Journées plus allégée. Mais du coup vacances scolairire pour réduite. Ouais. C'estàd quoi ? On reprendrait quoi ? Le 15 août enfin pas moi, mais les élèves c'est pas à moi de le dire mais en effet on pourrait reprendre un peu plus tôt au mois d'août. On pourrait partir un peu
plus tard en vacances. Je pense qu'un gros mois de vacances ce serait envisageable et quand on regarde même par rapport à montant. Alors, ça fait vachement vieux combattant de dire ça, mais on a plus de vacances aujourd'hui dans l'année à la Toussin et entre l'hiver et PAC, on a plus de vacances qui c'était le cas il y a il y a 20 ans. Donc voilà. Après, encore une fois, c'est quelque chose qui suppose d'être débattu, d'être accepté, d'être accepté par les élèves, les profs, la communauté pédagogique, tous ceux qui enseignent qui s'occupent des élèves, les familles. Et donc c'est aussi pour ça que j'ai voulu qu'ultation, maintenant c'est au gouvernement de le faire, mais ce qui est clair, c'est que le ressenti des ados, le ressenti de beaucoup de familles et ce que la
science nous dit plutôt, c'est qu'il faudrait en effet avoir des journées plus courtes et des vacances un peu plus courtes. Alors, je vous laisse justement un commentaire qui qui est en réaction justement à la séquence qu'on a vu sur Brut à Vezou où vous étiez justement dans un lycée il y a il y a 2 jours maintenant. Il est où le commentaire ? C'est juste après. Je vous laisse swiper. Et alors Mathilde qui me dit ça fait presque 10 ans qu'il est président, il se rend compte que maintenant. Bon Mathilde voyez non je me rends pas compte maintenant seulement si c'est pour les les rythmes scolaires puisque en fait j'ai lancé ses travaux et cetera et à plusieurs reprises j'ai essayé de poser le sujet mais après en fait on décide pas tout seul. Déjà, parfois, on
m'a reproché de de trop en faire et vouloir. Mais on on je pense qu'il faut concerter, il faut qu'il ait de faut un moment que ce soit accepté, voulu par tout le monde et j'essaie un peu de bâtir ce ce consensus. Voilà. Et donc je pense que c'est assez clair en effet pour les ados que aujourd'hui le système est pas est pas adapté. Simplement, je suis obligé de faire le constat que ça fait pas l'objet d'un grand consensus par tout le monde. Voilà. Donc je découvre pas mais je renonce pas à continuer d'avancer. On va passer sur un tout autre sujet maintenant qui est aussi en lien avec l'actualité mais on a eu pas mal de commentaires avec la sécurité en état dans scolaire que je vous laisse découvrir monsieur je pose le téléphone bal euh il faudrait penser alors c'est
Jaffette qui m'écrit il faudrait penser à la sécurité des enseignants en France les profs sont en danger et Z euh qui écrit renforcer la sécurité à l'école monsieur SVP alors ça c'est pas quelque chose aussi qu'on a entendu on a mis en place d'ailleurs avec les communes, les départements pour les collèges et les conseils régionaux pour les lycées. Des têtes dispositifs avec des mesure de sécurité renforcé. On a fait aussi, si vous vous en souvenez, des opérations coup de point pour vérifier par exemple les couteaux qui étaient présents dans les dans les sacs. Je pense encore à cette dame qui avait été justement attaquée au moment de de de de ces vérifications. Et donc, on est extrêmement sensible à ça. Ce qui est vrai, c'est qu'il y a une violence aujourd'hui qui est qui s'est installée
dans la société. et qui touche en particulier les les jeunes et les plus jeunes et qui augmente pour vous bah qui a augmenté ces dernières années, c'est clair parce qu'elle s'est un peu banalisée et d'ailleurs les réseaux sociaux tout ce qu'on vit aussi cet espace numérique dans lequel on est projeté très jeune où on peut passer des heures qui parfois nous met dans des situations de violence il il contribue un peu. Pourquoi ? Parce qu'il déréalise la violence. Quand on s'habitue à vivre bah pendant des heures par jour, à regarder des vidéos où il y a des scènes très violentes, quand on passe des heures par jour à être dans des situations, même si elles sont des situations de jeu où on détruit tout ce qui est autour de soi, on s'habitue à un rapport à la violence
qui est plus du tout le même que celui qu'on avait. Et donc je pense que ça il faut qu'on arrive à le à reprendre le contrôle, à retrouver la maîtrise. Et donc ça c'est tout le travail si je puis dire de sensibilisation, de pédagogie, de protection de nos enfants et de nos adolescents. Et c'est ce qu'on fait aussi sur les réseaux et ce que je veux continuer de faire. Et à côté de ça, bah il y a des jeunes aujourd'hui qui respectent plus les règles et leurs familles sont parfois moins présentes ou elles font pas attention et donc ils arrivent en effet à l'école avec des armes blanches ou des choses qui sont dangereuses pour les profs et on l'a encore vu et j'ai une pensée évidemment pour notre enseignante à sonarie et justement je voulais et donc donc là-dessus on lâche rien on
renforce les mesures de sécurité à l'entrée des établissements on renforce les contrôles pour que les enfants et les ados évidemment n'est aucun objet dangereux et on n hyp sensibilise si je puis dire les familles parce que derrière ça derrière chaque enfant, chaque adolescent qui fait ça, bah il y a une famille qui doit aussi reprendre ce travail qui est l'éducation de base. Ça me permet de rebondir sur sur cet événement d'actualité que vous évoquez à l'instant à Saint-AR surmer où il y a 2 jours maintenant un collégien de 14 ans a poinardié à plusieurs reprises une professeure qui est entre la vie et la mort encore au moment où on se parle. On vous a pas encore entendu là-dessus. C'est quoi votre action ? D'abord l'inquiétude pour cette enseignante, notre soutien entier à elle, à sa
famille, à tous les collègues parce qu'évidemment c'est une et aux élèves aussi qui ont vécu cette scène. Et donc je me prononcerai pas sur les conditions parce que tout ça est fait l'objet évidemment d'une enquête, mais c'est d'abord ça, l'émotion, le soutien et l'exigence qu'il y a derrière. C'est que tout ça nous oblige. On peut pas accepter que ça se passe à l'école. Et ça se passe et ça s'est trop passé ces dernières années. Alors on pourrait penser aux attentats Samuel Samuel Patti Domic Bernard, il y a eu aussi Agnès Lassal la surveillante que vous évoquer à nos gens sur Mar de Mélanie qui avait été tué attaque dans un lycée à Nant. Euh on voyait beaucoup d'inquiétudes dans les commentaires et ces deux-là et on illustre des centaines finalement
est-ce qu'on peut garantir qu'un jour ça n'arrivera plus ? Je pense qu' il faut d'abord distinguer ce qui s'est passé. Il y a eu des enseignants qui ont été visés parce qu'ils étaient enseignants par du terrorisme en particulier du terrorisme islamiste. C'est ce qui s'est passé dans les les cas d'attentat que vous avez rappelé. Moi, j'ai une pensée pour évidemment Samuel Paty, Dominique Bernard, leur famille et ils ont été attaqués parce qu'enseignant et parce qu'il transmettait un savoir et qui venait pour ce qui est de Samuel Patti de de faire un cours justement sur la laïcité. Et après, il y a cette violence, si je puis dire ordinaire qui qui s'installe et je dis ça parce que c'est pas la même nature, qui vient des des élèves et et qui là est donc le sur
le premier phénomène pardon que je viens de décrire évidemment là on se bat, on a renforcé la lutte contre le terrorisme islamiste, a des sans répis, il a un travail colossal qui est fait chaque jour pour l'éradiquer sur notre sol, que ce soit le terrorisme chez nous, le terrorisme projeté surtout quand ils visent nos profs sur cette violence du quotidien que ce soit celle des jeunes et qui sont en cours, qui sont si je puis dire là autour de l'établissement là il faut rien céder et donc c'est renforcer les mesures de sécurité dans les établissements scolaires en particulier dès qu'il y a une sensibilité renforcer la lutte contre les narcos renforcer la lutte contre toutes les personnes qui menacent les équilibres renforcer aussi la sensibilisation des parents comme je le
disais procéder à des vérifications de ce qu'il y a dans le cartable des élèves et reprendre ce travail qui est à la fois un travail d'éducation et revient aux familles de le faire puis un travail de de rigueur de contrôle à l'entrée des établissements mais on cera rien Bien, les profs ne doivent pas avoir peur quand ils vont enseigner. Et les enseignants, ils ont un rapport d'autorité. Ils transmettent un savoir mais ils sont aussi là pour donner des notes, parfois pour donner des sanctions, pour avoir ce cette relation d'autorité qui va avec leur rôle de transmission. Elle ne doit pas être en quelque en quelque façon que ce soit entravée, contestée, menacé par quelque form. Et ça commence dès la violence langagière après physique et évidemment celle qui peut mettre en danger leur vie.
Justement pour pour rebondir là-dessus pour rentrer justement sur le chapitre important aujourd'hui en lien avec les les réseaux sociaux la sécurité à l'école on a une réaction qui a été filmée par nos confrères de Dev Matin jou attend pour interdire les jeux vidéos. Qu'est-ce qu'on attend les enfants à à 7 ans 8 ans au CE2 ? Allez interroger les institutrices. Ils jouent à Fortnite. Qu'est-ce qu'on attend pour interdire ces jeux ? Qu'est-ce qu'ils font les parents ? Ça c'est de leur faute. Je suis désolée. C'est incroyable qu'on soit qu'on en soit encore là aujourd'hui. Tous les mois, il y a des profs assassinés. Je suis enseignante, il y a même pas de de barrière à l'entrée pour détecter le métal, rien. On est comme des cons face à des jeunes qui dérivent totalement.
Voilà, c'est cette réaction de cet enseignant. Donc, c'était juste après euh ce drame qui s'est déroulé à Saint-A surmer. Ça pose la question justement aussi des des jeux vidéos. Alors, on a vu dans les commentaires que c'était contrasté. des gens vont la soutenir, d'autres un peu moins. Mais vous, c'est quoi votre positionnement sur les jeux vidéos, la violence dans la société et la jeunesse ? Je l'ai dit he tout à l'heure. Euh, il est clair que la violence qui s'installe dans la société chez les plus jeunes, elle est aussi liée au fait que les les enfants, les adolescents sont beaucoup plus exposés à de la violence dans des vidéos qu'ils vont voir sur les réseaux sociaux ou dans les jeux vidéos qui vont faire. Elle est en colère. Je sais pas si c'est une enseignante ou une
se présentée comme enseignante à la enseignante mais je comprends sa colère. Et donc la première chose et je le dis parce que ça c'est une responsabilité des parents. C'est clair que quand on a des enfants en bas âge dans des jeux vidéos, on passe sa journée à tuer même que ce soit que ce soit des méchants ou autres, on pas enfant de la meilleure des manières que ce soit. Et et je le dis parce que on peut pas être dans une société où l'état ou l'école fait tout. L'école, elle elle pour l'instruction, mais l'éducation à proprement parlé sont les familles. Et donc là, il y a un rôle des parents. Je pense qu'il y a des enfants trop jeunes, trop fragiles, ils peuvent pas être trop vite en interaction avec ces jeux vidéos. Aujourd'hui, c'est pas dans la mesure
qu'on est en train de prendre, dans ce qui est voté par le parlement, les jeux vidéos sont pas dedans, sauf les jeux vidéos type Roblox qui sont très interactif, qui sont en fait considérés comme des plateformes d'échange. Par contre, il y a un vrai sujet sur les sur les jeux vidéos. Je pense qu'il faut sensibiliser les parents et les jeunes en disant passer des heures devant des jeux vidéos où on passe son temps en série à à s'habituer à de la violence, ça vous conditionne, ça vous fait pas de bien. Ça c'est vrai. Et donc pour ça, moi j'ai souhaité lancer un travail. Ça c'est ce qu'on va poursuivre, qu'on va confier à des experts. Donc il y a deux deux choses qu'on va lancer qui sont pas les messageries, qui sont pas les réseaux, qui sont pas pardon les réseaux
sociaux. Il y a deux choses qu'on va lancer. L'un sur les jeux vidéos, on va conseiller à des experts et avec au conseil national du numérique et il y a aussi un travail pour justement voir essayer de mesurer scientifiquement l'effet que ça a et qu'est-ce que vous en attendez les enfants ? Bah j'attends j'attends justement qu' un consensus scientifique. Moi, je fais toujours pareil. Mon avis personnel, c'est que je comprends la colère de cette dame. Et je dis le bon sens fait que les parents, la famille devrait dire à des jeunes quand on passe des heures dans un jeu vidéo, on où on descend tout le monde dont Fortnite, cool, c'est pas ça la vie parce que ça déréalise la, si je puis dire, le rapport à la violence et ça vous conditionne. Donc moi, je suis pour que
les familles jouent leur rôle. Maintenant, avant de prendre une mesure nationale, je veux que la science m'éclaire. Donc là, on va lancer ce travail mais qui va être sur de mesure nationale, ça pourrait être quoi ? Vous en attendez quoi ? Une interdiction des jeux. Elle va nous dire d'abord s'il y a un consensus pour dire c'est mauvais en tout, lesquels sont mauvais, pourquoi, qu'est-ce qu'il faut faire ? Parce qu'il faut qu'on puisse après guider les parents et dire est-ce qu'il faut une interdiction ou pas. Donc ça, je peux pas vous le dire avant qu'elle ait rendu ce travaux, mais rendez-vous rendez-vous en mai juin, il y aura le débat. Le débat, il doit être citoyen aussi. Deuxième chose pour être complet, c'est qu'il y a un autre sujet qu'on couvre pas
qui sont euh les les agents IA. Alors, je vais peut-être finir justement peut-être sur les jeux vidéos pour finir sur les jeux vidéos parce que on a le fait de se dire le curseur va jusqu'à où ? C'estàdire est-ce que le curseur peut aller jusqu'à une interdiction ? On parlera après l'interdiction des réseaux sociaux moins de 15 ans. Est-ce que dans ce dans cette attente des scientifique, c'est de se dire parce que vous évoquez justement le rôle de l'État, le rôle des familles. Est-ce que l'État peut aller jusqu'à dire demain bah voilà Fortnite interdit ? C'est trop tôt pour le dire. Mais en tout cas, si scientifiquement si on voit que l'impact sur les jeunes et que c'est établi et sur les enfants et sur les ados est très mauvais, on est légitime à se poser la question et c'est
une bonne question. Mais le bon sens, ce qu'on constate doit déjà nous dire, c'est mauvais pour vos enfants de leur laisser passer des heures et des heures devant des jeux vidéos violents et qui conditionnent à la violence. Parce que je suis toujours mal à l'aise quand on met tout dans le même sac. Il y a des jeux vidéos. D'abord, il y a des jeunes qui jouent aux jeux vidéos mais qui passent pas leur jour et leur nuit. Il y a des jeux vidéos qui ne sont pas violent, où on peut interagir, on joue en réseau, où on va justement développer des compétences. Donc il y a des jeux vidéos qui parfois même ont un aspect éducatif qui sont bons. Il est clair qu'on a des jeux vidéos violents qui conditionnent à la violence, qui crée une excitation, une dépendance où on a
des jeunes et des ados qui vont passer des heures et des heures qui parfois vont pas dormir. Donc on a des troubles du sommeil autre. Ça, je dis aux familles déjà, votre rôle c'est de faire attention à vos enfants et vos ados. Ne les laissez passer autant de temps. Et maintenant, on va se poser la question, on va la objectiver la question avec des gens indépendants, des scientifiques qui vont nous dire quelle est la réalité des choses, quel impact ça a sur les enfants et peut-être qu'il faudra interdire. Faut rien exclure. Parce que ce qui m'importe c'est quoi ? C'est protéger nos enfants et nos ados. Et moi, je peux pas me satisfaire d'une société dans laquelle il y a une violence qui se libère. Donc, c'est tous les jeux qui sont liés à la violence. Je suis pas en train de direction est
prise, je on lance le travaux maintenant. Mais c'est ça peut euh ça mais en tout cas je pense qu'il faut tous qu'on se dise réveil et je le dis surtout parce qu'on a beaucoup de jeunes qui nous écoutent faut pas faire un amalgame. Les jeux vidéos c'est pas mauvais en soi mais c'est comme pour tout les jeux vidéos si vous le faites pas trop longtemps par jour si vous le faites en particulier pas trop tard que ça vous empêche pas de dormir et si c'est plutôt des jeux vidéos pas violent et si on joue à FIFA par exemple c'est pas un problème. Je fais pas de de pub pour tel ou tel jeu. Mais c'est clair que ça va pas développer votre volonté de revanche. Ça va peut-être faire aimer un club excessivement ou un autre, mais ça va pas vous vous conduire à banaliser le
fait de tuer. Quand vous passez 5 6 he par jour à tuer des gens, à être dans cette logique là de de prédation, bah c'est clair qu'à un moment donné ça ça conditionne des jeunes. Et donc quand ils se retrouvent dehors, quand ils se retrouvent en classe, quand ils ont un moment la rage contre quelque chose, une situation, bah ça va les désinhiber complètement et parfois leur faire conduire le pire, leur faire commettre le pire. Pardon. Vous évoquez l'intelligence artificielle. Alors quand on voit l'intelligence artificielle, c'est aussi ce qu'on peut voir sur les réseaux. Cette vidéo là, elle fait des millions de vues. Alors des fois c'est valorisant, on a plus que 200 balles pour finir le mois. Donc ça ça parle de pouvoir d'achat mais ça parle aussi intelligence artificielle
et il y en a certaines qui sont de plus en plus réalistes. C'estàd que parfois on peut même voir certains de vos discours où on se dit est-ce que c'est de l'IA ou est-ce que c'est réel ? Et c'est quelque chose qui se passe de plus en plus nous-même en tant que journaliste, on est confronté à ça au quotidien avec des gens qui ça pu voir clairement la vérité. C'est c'est quoi un peu votre positionnement par rapport à l'IA aujourd'hui ? Bah l'IA ce serait c'est un continent donc on peut en parler longuement sur à la fois l'innovation, ce que ça va ce que c'est en train de transformer dans notre société dans le rapport à l'apprentissage, dans le rapport à la productivité et aux innovations. Ce qui est vrai, c'est que c'est en train de transformer notre rapport au réel parce
que ça crée un doute permanent. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est fait avec l'IA ? Il y a une solution pour ça. C'est obligé dans nos règles à ce qu'il y a un marquage IA. Et ça, on a la base, on a des textes européens qui nous permettent de le faire. Moi, c'est une demande forte que j'ai à l'égard de la commission, je vais pas la lâcher et on va pousser ça au niveau européen, c'est de se dire les contenus circulent et cetera, mais un contenu comme ça, il faut qu'il écrit en bas fait avec l'IA. Si c'est pas ça, celui qui le diffuse prend une responsabilité. Quand on parle d'intelligence artificielle, on avait vu on a vu des dérives récemment, l'application de X Grock où on a vu par exemple même des jeunes filles qui pouvaient être dénudées euh où par
exemple bah quelqu'un prend une photo, va demander de la mettre en bikini et Lia va le faire en l'espace de quelques instants. Alors, il y a des textes là-dessus mais on se rend compte qu'aujourd'hui même des plateformes très puissantes laissent faire ça avec Pignon sur eux quasiment. Bah en effet, on a aujourd'hui des plateformes, il y a en fait plein de domaines où l'A comme ça n'est un mouvement d'innovation massif mais il y a pas de régulation et l'Europe est le seul continent où on régule un peu. Il y a des dérives qu'on voit partout. Ce que vous dites avec certaines plateformes qui utilisent leur propre IA et qui font le pire. Donc là, on les interdit. La clé derrière ça, c'est qu'on crée une responsabilité des plateformes qui qui font ces pratiques pour pouvoir les
sanctionner tout de suite et que ça leur coûte cher si elles font ça. On voit aussi maintenant des réseaux sociaux d'IA qui discutent entre elles et qui font craindre le pire. On voit des menaces cyberes qui sont liées à l'IA. Bon donc il y a des tas de choses et on va devoir si je puis dire contrôler ça. Moi je crois dans l'innovation, je crois dans l'intelligence artificielle en ce qu'elle va nous permettre de mieux vivre. Mais si c'est au service de l'humain, si c'est pas sous contrôle, c'est mauvais. Et donc pour l'aux petites choses au moins que je voulais dire très concrètement sur les contenus que vous avez sur les réseaux ou ailleurs. Moi, je veux imposer le marquage, c'estàd qu'on sache que c'est fait avec l'IA. La deuxième chose qui pour beaucoup de jeunes et d'enfants est
aussi dangereuse, en tout cas on le voit créer des dérives est un problème, c'est que ces I en particulier les agents I qu'on retrouve sur ces chat euh ils sont ils ment en quelque sorte le comportement humain. Je dis ça parce que Lia faut jamais oublier ce que c'est Lia. LIA, c'est un super ordinateur qui a avalé plein de livres, plein de codes, plein d'informations et qui va et qui restitue en fait un code qui ressemble à votre langage. Mais Lia ne ressent pas ce que vous ressentez. Lia ne comprend pas la même chose que vous. Mais ils ont tellement épousé par un apprentissage parce qu'ils ont lu des dizaines de millions, même plus de livres, il mime quelque chose qui ressemble à un comportement humain. Et donc votre mime
quelque chose qui est de l'empathie. Et donc vous avez et d'ailleurs quand vous allez sur les applications qu'on connaît, je vais pas faire de publicité mais que vous alliez bah sur le chat parce qu'on on est pour Mistral mais sur votre chat GPT que vous alliez sur votre WhatsApp vous avez un agent I et un chatbox vous voyez très rapidement qui se met à vous tutoyer qui vous parle comme un ami qui semble vous comprendre qui vous amène dans un espace qui vous met en confort. Et on a beaucoup de jeunes qui parlent à l'Or, que ce soit sur chat GPT, que ce soit sur MTA, enfin WhatsApp, comme un copain qui lui confie des secrets qui confient pas à un autre être humain. Ça ça vous renferme d'abord vers l'isolement mais ça peut conduire à
des dérives qu'on a déjà vu dans des cas particuliers extrêmement graves. Et donc ça aujourd'hui c'est pas du tout régulé. C'est c'est pas un réseau social. Et donc sur ce sujet des chatbx des agents IA, là on lance un travail très spécifique qu'on va confier à deux spécialistes de deux médecins psychiatr pour adictologue et psychiatre pour l'autre. C'est le professeurs Gaillard et le professeur Benjamina qui vont faire ce travail et donc ils vont regarder exactement comment fonctionnent ces agents I et ils vont regarder si ces agents I en quelque sorte bah font naître des troubles, des dépendances de la souffrance en terme de santé mentale chez les jeunes et les adultes.
L'idée c'est comme pour les jeux vidéos derrière vous prenez une décision de l'idée c'est de prendre mais en tout cas à chaque fois qu'est-ce que je veux qu'on fasse c'est qu'on base notre ça jusqu l'interdiction en fonction de votre tour de ces personnes médicales exactement OK en tout cas ce qu'on veut faire sur les jeux vidéos d'un côté et sur les les agents d'intelligence artificielle de l'autre c'est se dire dans les de tr mois qui vient qui viennent on va demander à des experts totalement indépendants d'avoir un éclairage scientifique et s'il nous disent c'est mauvais pour les enfants et les ados. C'est dangereux. Il y a des choses qu'on ne maîtrise pas. À ce moment-là, on proposera des règles. On va passer au sujet suivant. Je vous laisse découvrir la question.
Salut Brut, c'est William. J'ai quelques questions pour le président de la République concernant le projet de loi de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. La première question, c'est concrètement quelles technologies sont utilisées pour vérifier l'âge des utilisateurs ? La question très concrète aujourd'hui l'interdiction de la soci. Comment on va faire pour se connecter au réseau ? Alors, de manière très simple, c'est notre compétence, nous France, de définir ce qu'on appelle un âge de majorité numérique. La proposition de loi qui a été portée par madame Miller avec et qui vient après beaucoup de travaux euh des députés studeurs Marc Angel et autres, ça fait des années qu'on travaille là-dessus sur le contrôle parental, le renforcement, ça
vient de très loin. Ça fait des années qu'il y a un travail qui est porté par gouvernement français, les parlementaires. Là la la proposition de loi faite par madame Miner qui a été amendée suite à tous nos travaux à la demande de la ministre madame Leenanf. Donc interdiction réseaux sociaux dit la majorité numérique c'est 15 ans et donc en dessous de 15 ans tous les réseaux sociaux sont interdits. Donc ça veut dire que concrètement à partir du 1er septembre si cette loi passe qui devrait être le cas on voit le consensus en assemblée qu'est-ce qui se passe pour se connecter ? Et donc ensuite il faut vérifier l'âge pour que ce soit appliqué. Ça c'est la compétence de la Commission européenne. C'est ça relève de la directive sur les services numériques. La direction, elle
est en train de mettre en place, elle l'aura fait pour cet été, les processus de vérification. Ce qui fait que quiconque va rentrer sur les réseaux sociaux, on va vérifier son âge. De quelle façon ? Bah euh je comme on l'a fait pour les sites pornographiques. Donc il y a plusieurs façons parce que c'est exactement la même chose qu'on a fait pour les sites pornos quand on a interdit au moins de 18 ans. Donc il y aura plus système que pour les sites porno mais ça veut dire qu'à chaque fois qu'on se connecter on devra montrer son visage. Bah c'est simple donc euh vous allez vérifier votre âge soit par des systèmes justement ou avec votre trait de visage avec le mouvement de la main. Vous avez des systèmes d'IA aujourd'hui. Mais donc je prends très concrètement
monsieur le président. Je prends mon téléphone, je mets sur TikTok, je veux juste aller dessus. À chaque fois que je me connecte, je dois montrer mon visage. Alors, soit vous faites votre visage, soit vous avez votre identifiant. Hm hm. Il y aura plusieurs, il y aura plusieurs techniques. Soit par exemple, il y a aujourd'hui des des entreprises qui font des des mécanismes avec la main de reconnaissance de l'âge. Donc aujourd'hui, il y a des techniques établies par la sur les sites pornographiques, le serait sur les réseaux sociaux de façon générale pour celle-ci. Il y a même de nouvelles techniques qui existent depuis qu'on a fait ça. Donc ça veut dire que toute personne on vérifier ça peut aller super vite parce queen fait c'est après routiniser vous pouvez faire enregistrer les choses
prendre la suivante parce que justement çait poser une question sur l'anonymat. Alors OK donc ça donc il y aura des systèmes qui seront établis soit un numéro soit on regarde votre visage soit on le mouvement de la main. Donc, il y aura plusieurs techniques qui seront établies qui vaudront partout en Europe. Mais ça pose la question de la conservation des données aussi. Alors, il y a zéro conservation. C'est quand je mets mon visage derrière, c'est supprimé les c'est immédiatement supprimé. Il y a zéro stockage, zéro conservation, zéro data, zéro identification personnelle. C'est la la technique du double anonymat. C'est-à-dire qu'en fait votre vérificateur, il sait pas qui vous est. Il juste il apporte à la plateforme la garantie. il a plus que 15 ans ou moins
que 15 ans. Donc il y a aucun stockage de données. Ce qui fait que votre identité, vos risques ne sont pas mises en cause. Et d'ailleurs, les régulateurs qui sont en charge des libertés individuelles, la protection de vos données seront consultés sur toutes ces techniques. Il y a une question qui est revenue assez souvent, c'est celle des VPN parce que certains disent qu'ont contourner ça. Ils seront toujours autorisés ? Oui, ils seront autorisés. On va pas interdire les VPN mais faut être faut avoir du bon sens dans cette affaire. On part d'une situation aujourd'hui qui est un peu le farest, c'est-à-dire aujourd'hui on n'a pas donné de règles. Les parents sont paumés, les jeunes, ils pensent pas que c'est mal. Et donc on utilise en fait la génération des jeunes d'aujourd'hui, ils
sont nés avec les réseaux sociaux et on leur a laissé dans la main les téléphones, les réseaux sociaux à tous les âges. Aujourd'hui, il y a une analyse un sondage qui a été fait auprès des parents par l'ACNIL. Ils disent que l'âge moyen 2021 sondage l'âge moyen d'ouverture d'un compte, je crois que c'est Facebook, je veux pas dire de bêtises, ou YouTube, c'est 8 ans et demi. 8 ans et demi l'âge moyen. C'est un sondage mais ça dit quand même ce que les parents mesurent. Donc aujourd'hui, on les a laissé complètement faire. Notre recul après 10 ans, c'est que c'est mauvais pour les enfants et les ados. Et ça, on l'a pas été. Moi, j'ai fait ce travail dès que j'ai été élu, on a mis en place un travail avec les plateformes, ce qu'on a appelé Tech for Good. J'ai essayé de les
engager, de dire "Faites plus de modération pour les jeunes." On a mis en place avec le forum de Paris sur la paix un laboratoire pour protéger les jeunes. Ils ont très peu coopéré ou mal. Ensuite, j'ai lancé cette commission écran qui a rendu ses travaux en 2024 et qui nous a dit "Il y a un consensus scientifique, c'est dangereux." Mais à l'inverse, vous avez aussi certains français. Attends, attends, je dis je dis juste pour tout le trajet qu'on a fait pour expliquer sur les VPN. On arrive à cette situation qui dit c'est pas bon en dessous de 15 ans et c'est un consensus mondial. Il y a des des universitaires, des scientistes, tout le monde le dit. Là, on dit à 15 ans, on va interdire, on va vérifier pour tout le monde, mais on interdit. On va pas derrière mettre un
policier derrière chaque famille et chaque écran. Et donc, qu'est-ce qu'on fait ? Et justement, c'est cette question que que je vous lis là. Pour enfin, tu pourquoi tu veux surveiller les français ? Mais pourquoi tu veux surveiller les français sur internet comme la Chine ? Pas du tout. On va rien surveiller parce qu'il y a beaucoup de commentaires sur ça qui se disent aujourd'hui euh l'anonyma sur les réseaux. D'abord un, on a l'anonymat sur les réseaux, on n'y touche pas. De les données pour vérifier l'âge, elles sont pas conservées, personne les a. Et même la plateforme à qui on vérifie, c'est pas qui vous êtes. C'est ce qu'on appelle le double anonymat. Il y a juste quelqu'un, une solution technique qui garantit et qui est certifié par la Commission européenne que
vous avez plus de 15 ans ou pas. 3, on vérifie pas les contenus. On va juste dire, tu peux créer un compte et tu peux accéder à ton compte parce que tu as plus de 15 ans. Mais il y a zéro, je dire dans dans cette approche là, on vérifie pas du tout les contenus. Et après, oui, il y a des VPN. Oui, il y a des jeunes qui iront sur des VPN. Oui, il y a des jeunes qui auront un grand frère et ils lui diront "Tiens, viens, viens par là, tac" et je rentre sur le compte. C'est tout à fait vrai. Néanmoins, on pas on sort d'une situation où aujourd'hui, il y avait pas de règle. Et donc, je comparais un petit peu à ce qu'on a fait sur l'alcool. Avant l'alcool c'était pas interdit pour les pour les mineurs. Il y a des tas de familles, il y a des tas de jeunes qui buvaient, de famille qui Là l'alcool
c'est interdit pour les mineurs. Est-ce que il y a aucun mineur qui boit ? Non. Parfois on trouve un copain qui est majeur qui va acheter des bières. Parfois il y a des familles qui disent tiens je te fais goûter ça. Bon donc oui, il y aura des gens qui contourneront mais un il y en aura beaucoup moins. Deux on dit une chose très claire à tous nos enfants, tous nos ados. Les réseaux sociaux quand vous avez moins de 15 ans, c'est pas fait pour vous. C'est mauvais et et ça c'est vachement important. C'est pas une opportunité, on contrôle pas. C'est une question de santé, de santé mentale, affective, cognitive. On leur dit c'est mauvais pour vous parce que ça vous ça crée des traumatismes, ça crée de la souffrance, vous n'êtes pas prêt pour ça. Et puis on envoie un message aux
familles qui aujourd'hui sont un peu perdues. On a plein de parents qui savent pas interdire à leurs enfants parce que ils interdisent au début justement parce que quand je vois certains commentaires, je je juste vous je vais juste vous les résumer comme il nous reste. Pourquoi interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans alors qu'ils font déjà partie de notre quotidien ? ne serait-elle pas ne serait-il pas plus efficace de nous accompagner, de nous éduquer à un usage plus responsable ? Alors et ça rebond on dit à ce deuxième commentaire là aussi d'une mère de famille qui étoile qui dit "Je suis maman de fille, c'est pas à vous d'interdire les réseaux sociaux de nos enfants. Nous sommes tous dessus, ça fait partie du quotidien les parents sont responsables de leurs
enfants. C'est pas à l'état de s'en occuper ça étoile c'est la question de de du contrôle parental. C'est c'est vrai, on s'est posé la question et en vrai, je faisais référence à ce que des parlementaires comme Messieur Studer ou Marc Angel ont fait ces dernières années. On a fait du contrôle parental. On l'a fait en disant les téléphones, les parents peuvent activer, il y a un contrôle parental et cetera. Est-ce que ça marche ? Non. Et pourquoi en fait on a décidé d'interdire ? Parce que c'est pas juste le contrôle parental. Parce que il y a aujourd'hui beaucoup de jeunes qui sont élevés par souvent leur maman toute seule. Elle a deux trois ados, bah pardon, mais elle est moins présente auprès de ses adoss qu'une famille bien établie qui a du confort, qui est plutôt
CSP+, qui a le temps de s'occuper de ses enfants, qui va vérifier. Il y a des enfants qui sont à l'aide sociale à l'enfance. Il y a des familles qui sont un peu explosées où les parents sont moins présents. Bah, c'est dans toutes ces familles qui sont déjà un peu accidentées par la vie, où vous avez déjà pas la structure où les deux parents sont là, qui a du temps pour les enfants, vous allez laisser se démerder. Et ben qu'est-ce qui se passe ? Bah les enfants, c'est ceux qu'on retrouve avec des heures et des heures d'écran. Faut se représenter qu'aujourd'hui, on est on a plus le contrôle aujourd'hui d'ors et déjà au moment où je vous parle, le temps moyen pour un ados, c'est 4h20 par jour. C'est de la folie et vous êtes pas derrière les contenus. Et sinon l'autre solution, c'était de
dire "On va contrôler les contenus." Mais alors ça pour le coup de la folie. Ça c'est horsélien. C'estàd on va pas regarder pour chacun tous les contenus. On peut pas le faire. Et les plateformes elles ne le fondent pas. Les réseaux les plateformes de réseau ne le font pas. Elle ne contrôle pas l'âge et elle ne contrôle pas les contenus qu'elles envoient à vos enfants. Et donc quand vous laissez vos enfants aller sur les réseaux, vous n'avez aucune garantie qu'ils vont pas être face à des scènes de violence terribles, à des contenus qui sont pas pour eux, à des contenus qui vont pas créer chez les jeunes filles des troupes du comportement alimentaire ou des complexes terribles. Quand vous évoquez ces contenus, monsieur le président, vous avez souvent évoqué la question des algorithmes en
disant les algorithmes ne sont pas transparents. Alors ça c'est un peu autre chose parce que ça je dirais c'est pour la régulation du numérique en soi. Et ce que je veux ce qui m'importe de vous dire, c'est le contrôle parental, ça a pas marché, c'est pas suffisant et c'est pas juste. C'est-à-dire qu'en fait, c'est donner c'est donner la possibilité à des familles où les parents sont très présents de mieux réussir et dire aux autres bah débrouillez-vous. Or, on sait que c'est mauvais. Les scientifiques nous ont dit que c'est mauvais. On a le recul sur une génération et on sait que depuis 10 ans, les impacts sur la capacité à apprendre, le temps qu'on passe à la lecture, la capacité à fixer son attention, c'est mauvais. Et donc je on va pas déléguer aux parents la
responsabilité et la pression parfois qui se prennent de savoir si c'est bien ou pas bien à 12 ans que vous alliez en quelque sorte donner votre cerveau aux plateformes. Donc ça pour moi avant 15 ans, c'est un sujet au fond de santé publique et de protection de nos enfants et nos ados. Après, il y a toute la question de qu'est-ce qu'on fait sur les réseaux sociaux ? Oui, c'est la question justement que je voulais dire sur les algorithmes. On a pas on a par exemple ce commentaire, je vous le résume juste la fin, qui nous dit "Les réseaux sociaux ne sont pas le danger. Le danger, c'est les algorithmes." Je sais que vous l'avez souvent évoqué euh durant certaines de vos tables rondes, notamment sur d'abord maintenant, il y a pas de réseaux sociaux sans les algorithmes. Et
donc ce que je dis, c'est les réseaux sociaux, quel que soit l'algorithme, avant 15 ans c'est mauvais. C'est mauvais pour tout ce que Saint-Louis. Et je dis je fais juste d'explique pourquoi les réseaux sociaux ils sont faits pour capter deux choses votre attention et votre excitation et vos données. Et donc les réseaux sociaux ils sont fait pour que vous y passiez le maximum de temps pour susciter de l'excitation en vous, de la dépendance parce que derrière ils vont apprendre le maximum de choses pour vous parce que ils font de l'argent en vendant ces informations sur vous pour faire de la pub. Et donc et vous à plusieurs reprises, vous avezqué cette transparence. Je dis quels que soient les algorithmes, on n' pas envie que nos enfants bah on on donne leur attention, on donne
leurs émotions à ces plateformes. On n' pas envie que ces plateformes elles aient toutes ces informations sur nos enfants. Donc les cerveaux, les cœurs, les émotions de nos enfants et de nos ados, ils sont ni à vendre ni à donner à ces plateformes qu'elles soient américaines, chinoises ou autres. Ça c'est niet. au-dessus de 15 ans parce qu'on va à côté de ça à l'école former parce que on se dit à 15 ans on sait que les ados sont plus matures, on a une maturité émotionnelle psychique qui est plus forte. Ce qu'on va faire aussi c'est qu'au collège on va sensibiliser nos ados. On va les leur apprendre à se servir des réseaux sociaux. Donc à côté de cette interdiction, on va mettre en place, on va équiper nos jeunes, on va les préparer et donc ils arriveront à 15
ans en étant plus près, en ayant du recul sur c sur la responsabilité des plateformes aussi. suite quand ils arrivent dans ces réseaux sociaux à partir de 15 ans et au-delà comme nous là on est dans cet univers de réseau et là on a on a d'autres problèmes qui se posent et c'est là où j'en viens à la question de Manon. Dans les réseaux sociaux quels sont nos problèmes ? On a oui le problème des algorithmes. Tous les réseaux sociaux ont algorithme. L'algorithme c'est quoi ? C'est en fond la formule qui va vous guider et qui va pousser vers vous tel ou tel contenu. L'algorithme, c'est ce qui va relier une constellation de points qui au fond ce que vous avez vous-même commencé à constituer, ce que vous avez été cherché, qui vous êtes, de ce qu'elle a compris, elle va l'algorithme il
regarde, il agrège tout ce qu'il a sur vous et il va déterminer en quelque sorte progressivement ce qu'il connaît de vous et donc ce que vous allez aimer. Et donc l'algorithme, c'est le rédacteur en chef un peu parce que je suis chez vous avez rédacteur en chef, c'est quelqu'un qui fait ce choix. Bah c'est le rédacteur en chef du réseau. C'est celui qui va conditionner dans cette jungle quel réseau, il y a des milliards d'informations. Celles qui me viennent quand vous ouvrez votre réseau, que ce soit X que ce soit TikTok ou autre, vous voyez bien, on vous pousse des vidéos quand vous scrolllez, vous pousez des vidéos des contenus. C'est l'algorithme qui est choisi, c'est pas vous. parce que vous avez pas une un océan de contenu puis vous allez pas les piocher comme ça, on vous les pousse.
Ça c'est l'algorithme. L'algorithme, il est donc conditionné pour faire quoi ? Pour vous plaire, pour maximiser vos votre excitation, pour vous restez le plus longtemps possible. Donc vous le pour vous pousser des choses, leur demandez quoi au plateform ? Et ben donc je dis moi cet algorithme je veux qu'il soit transparent parce que il est clair que cet algorithme il a des biaets. Dès qu'on fait des enquêtes, on le voit par exemple, il y a des chercheurs qui ont fait ex il y a des chercheurs qui ont fait une étude sur TikTok. Ils ont vu que l'algorithme avait un bia. C'estàd qu'au bout de trois quatre fois dès que vous étiez un jeune, on vous poussait des contenus qui étaient à connotation salafiste. Mais donc là, ça veut dire quoi ? Vous allez aller demander à TIOP de ton
algorithme sinon oui je les Européens parce qu'on a la possibilité on a une régulation européenne. Nous européens on doit dire quand vous voulez toucher les 450 millions de citoyens qui sont chez nous il y a des règles. On veut des réseaux sociaux humains. On veut reprendre le contrôle. Mais s'il donne pas vous faites quoi ? Bah attends là on pose on est très loin de tout ça là. Aujourd'hui, on a quelques règles qui existent sur les questions de publicité, sur des contenus très problématiques qui sont pas retirés. Et donc sur ces sujets-là, on commence, vous avez vu les premières amendes qui ont été données à X et cetera. Moi, je dis il y a trois choses au moins qui ne vont pas dans ces réseaux sociaux. Première chose qui va pas, les algorithmes sont pas
transparents. Et donc je sais pas en quelque sorte comment vous guidez les contenus vers moi. Et donc moi ce que je veux qu'on arrive à imposer aujourd'hui, on ne l'a pas fait, c'est de dire quand vous êtes un réseau social qui fonctionne en Europe, l'algorithme doit être transparent pour tout le monde. Je veux pas qu'il soit donné à un régulateur ou autre. Je veux que vous et moi, on puisse aller regarder l'algorithme parce que comme ça, c'est très citoyen, c'est hyper démocratique. C plateformes ne donnent pas l'algory. Attends, on va venir au système de responsabilité qui va avec. 2e chose qui me va pas, c'est le fait que je ne sais pas si derrière un compte, il y a une vraie personne ou pas. Et ça, c'est un vrai sujet, c'est-à-dire les faux comptes,
les bots, les trolls. Et ça, ça fausse tout. Parce que quand je dis "Regardez, c'est formidable, ce message est viral, 5 millions de gens l'ont vu, quand on voit que la volumétrique compte, je ne sais pas si c'est si c'est loyal, si c'est sincère." Et donc, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? C'est un énorme levier d'ingérence. On sait que les Russes, ils achètent massivement en période électorale des millions de faux comptes et ils poussent. Et en vrai, si on veut reprendre le contrôle de ces réseaux sociaux, faut juste leur dire on préserve l'anonymat, mais derrière chaque compte, vous devez garantir qu'il y a une vraie personne. Deuxième règle. Et troisème règle, c'est la responsabilité des réseaux sociaux. C'est-à-dire quand il y a un problème et que vous respectez pas la loi. Et donc
si vous rendez pas votre algorithme transparent, si vous me garantissez pas qu'il y a derrière chaque personne, derrière chaque compte pardon vraiment une personne et pas un ordinateur, pas un faux compte. Et si vous poussez des contenus qui sont illicites dans mon pays, c'estàdire aujourd'hui une plateforme qui diffuse des contenus racistes, des contenus antisémites, des contenus qui relèvent de la criminalité et concrètement du coup on fait quoi ? Bah aujourd'hui, je peux la justice peut aller chercher ses comptes. Je dois demander de les retirer. C'est en me référant aux conditions générales de de d'utilisation. C'est fait une fois sur 10, ça dépend de leur coopération et la justice, elle va mettre vachement de temps à retirer. Mais il y a aucune responsabilité des plateformes. Moi, je
veux qu'on puisse aller chercher ces plateformes en disant vous avez pas fait votre boulot. C'est interdit dans mon pays d'avoir des propos racistes. Boulot, ils font quoi ? C'est interdit, c'est vous. Bah oui, faut des amendes massives et donc ça avec le DS on peut mettre ces amendes c'est un pourcentage est-ce que ça peut aller jusqu'à la fermeture d'une plateforme ou son blocage après c'est un processus d'escalade mais oui mais aujourd'hui il y a une inversion totale des valeurs. Ces plateformes elles prétendent défendre ce qu'ils appellent le free speech mais c'est pas le free speech c'est la loi du plus fort c'est la loi du boul c'est la loi du harceleur. C'est-à-dire qu'elle laisse les gens avoir des discours de haine, avoir des discours racistes,
avoir des discours qui intimident les plus faibles. Et elle dit à ceux qui veulent les réguler, vous n'aimez pas le free speech. Mais dans la vraie vie, la liberté d'expression, c'est pas d'insulter les autres ou de leur cracher dessus. C'est ça ce qu'il y a aujourd'hui sur les réseaux. Donc voilà, moi ce qui m'importe, c'est des vraies personnes derrière chaque compte. La transparence des algorithmes, je veux pas de régulation, je veux qu'il soit transparent. Et la troisième chose, une responsabilité des plateformes. Quand elles font des choses qui sont interdites dans un pays, on doit pouvoir aller chercher leur responsabilité. juste faire très vite monsieur le président parce que je sais que vous êtes attendu dans dans quelques instants. Vous évoquez la question des
ingérences étrangères, vous parliez de la de la Russie, vous avez évoqué à plusieurs reprises les élections municipales, les présidentielles qui arrivaient. Quelle mesure la France va mettre en place aujourd'hui contre justement vous évoquez les les bottes russes, les possibles insérences d'autres pays dans d'abord nous on va mettre on a déjà mis en place des premières choses depuis 2021 quelque chose qui s'appelle Viginum. Viginum, c'est une agence indépendante qui regarde sur les réseaux, qui voit quand il y a des problèmes de manipulation de l'information. Donc première chose, on va baisser le seuil de cette agence qui aujourd'hui regarde au-delà de plusieurs millions de vues pour qu'elle identifie dès qu'il y a des indices et qu'elle communique en temps réel. Partager. Et
là aussi, moi je veux la transparence. C'est-à-dire viginum, c'est des experts, ils sont indépendants. S'ils voi un problème, ils disent là j'ai une suspicion de manipulation, tout de suite, ils doivent le dire. En fait, c'est un peu alerte incendie. On est dans un maqui, le bois est sec, tac, là on dit une cigarette a été déposée, ça commence à brûler, on surveille tous. Puis après, il y a un débat et la communauté fonctionne comme ça. C'està-dire, on a un débat, c'est vrai, c'est faux et on va traquer comme ça la fausse information. de on a mis en place un référé fausse information en période électorale. Que le juge puisse dire en période électorale attention là il y a de manipulation d'information on retire et puis trois dans quelques jours, on va lancer une stratégie on va rendre
publique une stratégie nationale de lutte contre les manipulations de l'information et ça c'est très important parce qu'on a vu ce qui se passait en Roumanie, on a vu ce qui se passait en Moldavie et donc on doit lutter de manière active mais on est un peu chacun. Donc là vous faites quoi ? crée le bah en fait on va donc on on renforce Viginum, on va dire maintenant il s'intéresse aux premiers aux premiers indices et il rend les choses publ en temps réel et deuxième chose on met en place cette stratégie qu'on rend publique et il y aura un bulletin d'information chaque semaine. Et puis trois on va mettre en place un système dans la main du juge qui va permettre de d'obliger la suspension des contenus si on voit qu'ils sont en train de faosser une élection. On a
mais on est tous là-dedans. Ce que je veux dire, on est tous des citoyens. On est tous des anticorps à la lutte contre la manipulation de l'information. Et et c'est pour ça que on n'est pas que des consommateurs sur les réseaux, on est des citoyens. Et c'est pour ça aussi que je tiens à ce que je viens de dire derrière. Vous voyez bien que si j'ai des réseaux sociaux où je suis sûr qu'il y a pas de faux compte, où je suis sûr que l'algorithme est pas biaisé, en tout cas il est transparent et j'ai une responsabilité des plateformes, bah ce sera beaucoup plus difficile pour les puissances étrangères de venir fausser mon mes édictions chez moi. Alors on parle des vidéos poussées par l'algorithme. J'en j'en ai deux à vous faire réagir. C'est un peu ce qu'on
appelle les trends. Alors, il y a ce qui s'est passé à Davos avec votre votre discours qui a même été remixé en en
Alors ça ça a été en boîte de nuit pendant pendant le weekend dernier. Ça a fait rire certains, d'autres il ont vu de la communication. Comment vous vivez un peu tout ce qui s'est passé, cet emballement derrière cette séquence ? de manière très sympa et très détendu. Il se trouve que en effet, j'avais des lunettes parce que j'avais un problème à l'œil droit pendant je l' eu pendant plusieurs jours et et je pense que c'est à la fois le caractère un peu insolite de ces lunettes, le moment aussi qui est un moment de très forte tension politique avec les États-Unis et le fait qu'on ait un peu dit stop et la franchise et puis le le le voilà le la France internationale. J'ai c'est très sympa. Et après ça montre que au fond
c'est pas vous qui décidez de ces chosesl. Elles se font. Il y a c'est les gens qui décident. Ça peut être sympathique, ça peut être plus dur et cetera, mais c'est pas vous qui décidez de ça, c'est tout. Alors en tout cas, c'est très sympa, plutôt sympathique sur cette sympa. Là, il y a une autre r Vous avez déjà vous avez déjà entendu parler de la France à Macron. Ouais, bien sûr. Je vous je vous laisse voir cette cette vidéo, ça met en avant aussi la précarité. Mais si j'allume le chauffage, ça va vraiment me coûter une blinde. Je peux pas. La France de Macron, c'est chaud. Je vois que des TikTok passer de personnes qui cherchent du travail mais qui arrivent pas à en trouver. Non, c'est pas vrai. C'est le moment de mettre le plein. En plus, ma voiture
c'est naissance. C'est encore plus cher. Bon allez hop. Il me reste une barre. Je vais rouler avec ça. Tant pis si je tombe en panne. Ah j'ai faim moi. Qu'est-ce que je vais me faire à manger ? Mais mon frigo, il est vide, j'ai pas refait mes courses du mois. Bon ben, je vais boire de l'eau, hein. Quelle réaction ça vous suscite ? Non, d'abord là ça touche une question qui qui on en a plusieurs fois parlé quand je suis venu chez vous et c'est un sujet sur lequel on a fait aussi beaucoup de choses qui est celui de la de la précarité je pense étudiante pour pour cette jeune femme. Donc ça c'est tout ce qui a conduit d'ailleurs à faire les repas à travailler sur l'accompagnement des jeunes d'améliorer notre système de bourse de mieux accompagner les jeunes y compris sur les
sujets de santé mentale. On n'est pas au bout du chemin mais enfin la France c'est un des pays qui a le plus fait sur le sujet. Il y a très peu de pays au monde où l'université est gratuite, la sécurité sociale étudiante gratuite et on a fait ses accompagnements. Donc ça c'est pour sensibiliser à la galère d'abord de beaucoup de jeunes qui sont pas forcément accompagnés par leurs parents et qui ont permis qu'il y ait une un travail qui soit fait qu'on essaie collectivement d'améliorer les choses. Après, c'est une génération, ça fait 9 ans que je suis là, c'est long pour les gens. [rires] Non, enfin en tout cas, on a on a épousé une époque ensemble et moi ça me reste quelques mois. Ah, il reste plus d'un an. Mais quel ce que je veux dire, c'est que c'est chouette, c'est la vie.
Et donc ce que ce que veut dire cette expression, c'est que on en a on a quand même traversé de de drôles de périodes quoi. Les gilets jaunes, le Covid, la pandémie, la guerre en Ukraine, les troubles géopolitiques, l'Algroenland, l'inflation et j'en passe. Donc ouais, on en a traversé mais enfin à la fin on a quand même bien tenu quoi. Vous êtes déjà un petit peu dans le bilan, la rétrospective de tout ce qui s'est passé sur ces 9 ans. Non. Alors, on est toujours dans le bilan, on essaie de voir et c'est aussi pour ça qu'il faut toujours reprendre les choses et que je considère que jusqu'au dernier quart d'heure, il faut travailler parce qu'il y a des choses parfois qu'on a pas réussi parce qu'on les avait ou pas bien comprises ou pas bien expliqué aux autres ou
imparfaitement fait et c'est peut-être maintenant et donc sais pas s'il y avait un regret, un truc à corriger d'ici la fin du quinc je suis pas encore au regret, je pourrais vous dire dans un an et demi. Non mais quel ont dit dans ces 9 ans j'aurais peut-être pu faire j'aurais adoré aller plus vite sur les rythmes scolaires par exemple pour Ouais euh aller plus vite encore. Et après ce que c'est ce qu'elle dit cette formule c'est ça voilà c'est on est moi je suis conscient pour plein d'ados ils ont connu que moi et quelque part ça m'oblige vis-à-vis d'eux mais c'est aussi un un attachement c'est un attachement on a on a quand même vécu des sacrés trucs en 30 secondes je me permets cette question parce que je me ferai tuer dans les commentaires si je vous la pose pas
il y a la question des portables dans les lycées ou euh certains disent "Mais pourquoi on est quand même un peu plus mature à cet âge là pour avoir le portable dans le lycée et il y avait un commentaire qui disait en grand qui était l'académie de fois qui disait "Lais les portables dans le lycée". Monsieur Macron, je vous le transmets juste en je me permis. Je sais en même temps euh je vais vous dire l'expérience qu'on a et y compris quand on parle au prof, quand on parle l'idée, c'est pas d'interdire les portables pour les lycéens mais c'est de dire au fond de la cloche à la cloche, pas de portable et c'est simple même auudessus de 18 ans. Non alors c'est entre non au-udessus de 18 ans c'est différent. Alors c'est en effet for ce car mais dans les lycées je
vais être simple. Al après, c'est la question qu'on me posait quand on est en BTS et qu'on est dans le lycée. Bon, mais il faut simplifier les trucs quoi. Au lycée, pas de portable. Pourquoi ? En tout cas, vous le mettez dans un casier, vous laissez éteint dans votre sac. Un, on apprend pas avec un portable à la main, ça trouble l'attention. J'arrête pas de le voir depuis tout à l'heure. Vous m'écoutez pas parce que vous regardez votre portable, vous êtes Non, [rires] c'est les timing. C'est l'impression des timing parce que je sais que vous êtes attendu derrière. Non, je je blague [rires] mais quand on regarde un portable en même temps et les adultes, moi je fais honnêtement c'est pareil, il faut se discipliner. C'est pas vrai qu'on est 15, 16, 17 ans
quand on est avec un portable en cours de mat de littérature, on n'est pas dedans. C'est un problème d'attention. Donc on apprend pas avec un portable. Deux, tous les profs le disent dans les épreuves sur table et cetera, il y a plein de gruges. Maintenant qu'il y a les portables et les trucs dia, ça gruge de partout. Ils disent comme ça avec le truc, on peut on narrive pas du tout à contrôler. Donc c'est c'est insupportable pour les profs de corriger, d'avoir des devois sur Tom qui vérifient avec des jeunes qui ont le portable avec eux et qui peuvent regarder ce genre d' truc d'hi en même temps. 3 avoir ce truc où dès la pause vous ouvrez le portable, il y a plus d'interaction. Il y a des honnêtement des cours de récré, des couloirs. Vous allez dans certains lycées, ils se
parlent même plus. On dirait des heures de pointe dans le métro. Les gens regardent tous comme ça, on est des zombies. Quand vous êtes à dos, faut la sociabilité, la capacité à parler avec d'autres, à échanger sur elle compte. C'est pas sur le portable. Donc honnêtement, je sais bien tout ce qu'on me dit. Ah non, mais il y a pronote. Ah non mais la salle de classe, elle est sur le truc. Ah non mais l'accès à la canto il est sur le truc. OK. Et on faisait comment il y a 10 ans ? Il y a 5 ans ? Bah je crois qu'on faisait sans portable et on se débrouillait pas mal et je pense que c'est beaucoup mieux. Donc je vous assure, c'est un petit effort parce qu'il faut s'adapter mais il y a pas de doute que pour apprendre, pour vivre ensemble au lycée, pour que les profs soit respecté,
on laisse le portable de la cloche à la cloche. Par contre, on arrive avec le portable, on peut sortir. Ce qui fait que si on doit appeler ses parents dès qu'on sort, on doit oui, faut avoir du bon sens. Mais après, il faut arrêter de composer parce que si on est lâche sur tous ces trucs là, les réseaux sociaux moins de 15 ans là, on met la pression sur qui ? Les enfants et les ados les plus démunis, les parents qui se retrouvent tout seul et à qui on n pas filé de règles. Les profs qui se retrouvent dans les situations les plus difficiles. Quand vous êtes prof dans les beaux quartiers, ça va, pas de problème. Les parents ont bien on on passé les messages aux enfants. Quand vous êtes prof dans une situation difficile, si vous avez 10 adoss qui disent "Moi, le portable il est pas
interdit, donc je l'ai là et cetera." Bon courage pour faire cours. Savoir mettre un interdit clair aussi, c'est permettre aux profs de faire leur métier. On reboucle avec ce qu'on se disait au début, c'est leur permettre d'avoir cette fonction d'autorité. Bah, il y a des interdits à l'école. Oui, il doit pas jamais y avoir de violence, jamais d'avoir de violence verbale, mais il doit y avoir aussi une attention complète et donc un temps disponible pour le cours. Merci beaucoup monsieur le président d'avoir répondu à nos questions, celle de la communauté brute. On a pu échanger sur un large spectre de sujets en lien avec les réseaux sociaux, les rythmes scolaires et cetera. Voilà, il y avait pas mal, je regarde tout hein, on a on a répondu à tout à peu près je une certaine que j'ai pris
moi-même justement, voyez, c'était cette question que je disais avec des gens qui se disaient "Laisse les portable monsieur Macron" et je pense qu'on a pu répondre à tout ça et on remercie justement toute la communauté qui a porté bah via après votre appel à la question des milliers de commentaires. Encore une fois, on aurait pu faire 5 ou 6 heur mais je vous sais pas mais s'il y en a d'autres, je reviendrai et après quand on aura été un peu éclairé sur à la fois les jeux vidéos et puis les agents I reviendrai répondre à vos questions et les rythmes scolaires aussi on attend les j'espère que ça va avancer avec grand plaisir. On vous réinvitera pour savoir tout ça. Merci encore à vous monsieur Merci à vous.
Emmanuel Macron