À Vernon, en Normandie, une entreprise espère développer le premier lanceur spatial réutilisable d'Europe
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut dire que le projet est sur les rails, voire plus que sur les rails désormais avec cette inauguration ?
- 0:54OuverteRéponse directe
C'est un projet qui a été lancé en 2022. Là, vous êtes aux prémices de l'usine avec le chantier de terrassement qui a commencé.
- 1:22RelanceRéponse directe
Même si vous avez pris un petit peu de retard, c'était prévu pour 2025 à l'origine. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous expliquer de façon simple qu'est-ce que c'est qu'un lanceur spatial réutilisable et des mini-satellites ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Vous avez déjà cinq clients contractualisés, l'État n'en fait pas partie.
- 4:22OuverteRéponse directe
De souveraineté, d'ailleurs, vendredi, Sébastien Lecornu a dit « L'urgence, désormais, c'est de démarrer parce qu'on joue gros, sans avance sur les grands compétiteurs ».
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36InvitéFait
« Effectivement, c'est pour nous un signe de confiance qu'apporte le gouvernement avec la visite du Premier ministre. »
- 0:43InvitéFait
« C'est une usine que nous sommes en train de fabriquer et qui va nous permettre de faire sortir les étages de notre fusée comme des petits pains à partir du milieu de l'année prochaine. »
- 1:11InvitéFait
« Les deux premiers exemplaires sont en cours de fabrication. »
- 1:15InvitéPromesse
« Et notre objectif, c'est de réaliser notre premier vol dans le courant du deuxième semestre de l'année prochaine. »
- 1:37InvitéPromesse
« Mais nous tenons néanmoins notre objectif de réaliser notre premier vol dans les cinq ans qui suivent la création de la société. »
- 1:48InvitéFait
« Généralement, ce genre de projet, ça prend plutôt dix ans. »
- 1:51InvitéPromesse
« Depuis le début, on a l'objectif d'aller deux fois plus vite. »
- 4:05InvitéFait
« La France et l'Europe ont de plus en plus besoin de lancer des satellites dans l'espace pour des questions de défense et de souveraineté. »
- 4:24PrésentateurFait
« « L'urgence, désormais, c'est de démarrer parce qu'on joue gros, sans avance sur les grands compétiteurs. » »
- 4:38InvitéFait
« Il a rappelé aussi que ce qui comptait, ce n'était pas d'être le premier sur la ligne de départ, c'est d'être le premier sur la ligne d'arrivée. »
- 4:47InvitéFait
« Donc, objectivement, nous sommes en retard. »
Temps de parole
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- Présentateur 27 %
- ?5 %
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Ici Normandie, premier sur l'actu locale en Normandie, ici matin. 7h45, Sébastien Lecornu a inauguré vendredi l'usine de fusées réutilisables de MySpace à Vernon. L'objectif pour l'entreprise, basé donc à Vernon, est de développer le premier lanceur spatial réutilisable d'Europe. Le directeur général est votre invité Marianne. Bonjour Yoann Leroy. Bonjour.
Est
-ce qu'on peut dire que le projet est sur les rails, voire plus que sur les rails désormais avec cette inauguration
?
Effectivement, c'est pour nous un signe de confiance qu'apporte le gouvernement avec la visite du Premier ministre. C'est une usine que nous sommes en train de fabriquer et qui va nous permettre de faire sortir les étages de notre fusée comme des petits pains à partir du milieu de l'année prochaine.
C
'est un projet qui a été lancé en 2022. Là, vous êtes aux prémices de l'usine avec le chantier de terrassement qui a commencé.
C
'est ça. En parallèle de la fabrication ou de la construction de l'usine, nous sommes en train de finir le développement du lanceur. Les deux premiers exemplaires sont en cours de fabrication. Et notre objectif, c'est de réaliser notre premier vol dans le courant du deuxième semestre de l'année prochaine.
Même si vous avez pris un petit peu de retard, c'était prévu pour 2025 à l'origine. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Vous savez, ce genre de projet, ce sont des projets de longue haleine. Des difficultés peuvent apparaître. Mais nous tenons néanmoins notre objectif de réaliser notre premier vol dans les cinq ans qui suivent la création de la société. Généralement, ce genre de projet, ça prend plutôt dix ans. Depuis le début, on a l'objectif d'aller deux fois plus vite. On s'était même, en interne, donné des objectifs encore plus ambitieux. Mais on devrait être en capacité de tenir cet objectif-là, d'amener un lanceur sur le pas de tir avant la fin de
l
'année prochaine.
Est
-ce que vous pouvez nous expliquer de façon simple qu'est-ce que c'est qu'un lanceur spatial réutilisable et des mini-satellites ?
Une fusée du type de MySpace,
c
'est un objet qui fait un peu plus de 50 mètres de haut, qui fera 300 tonnes au décollage, constituée à plus de 90% d'ergol,
et
donc dans notre cas d'oxygène liquide et de méthane liquide. C'est composé de plusieurs étages qui contiennent des réservoirs et en dessous les moteurs qui permettent de les propulser
et
par le jeu de la propulsion et de la séparation entre les différents étages,
on
est capable d'atteindre une vitesse suffisamment élevée pour pouvoir lâcher dans l'espace les satellites qui sont posés au-dessus de la fusée, sous une coiffe, de sorte que ces objets, que ces satellites peuvent ensuite tourner autour de la Terre et rendre à les services du quotidien, dont tous les Normands, tous les Français, tous les citoyens du monde, au besoin
des
services de télécommunication, d'accès à Internet, de positionnement, comme le Galileo ou le GPS américain,
ou
qui permettent d'accéder à des services d'observation pour comprendre, par exemple, le changement climatique.
Vous
avez déjà cinq clients contractualisés, l'État n'en fait pas partie.
L
'État nous a d'ores et déjà exprimé sa volonté de lancer une mission du nom de Toutatis, à bord du lanceur Maya, une mission de démonstration permettant de valider un certain nombre de concepts de déplacement de satellites une fois qu'ils ont été mis en orbite.
Et
on est en discussion avec
l
'État pour des missions complémentaires. Les besoins vont croissant dans le contexte géopolitique que vous connaissez
et
que vos auditeurs connaissent. La France et l'Europe ont de plus en plus besoin de lancer des satellites dans l'espace
pour
des questions de défense et de souveraineté.
De
souveraineté,
d
'ailleurs, vendredi, Sébastien Lecornu a dit « L'urgence, désormais, c'est de démarrer parce qu'on joue gros, sans avance sur les grands compétiteurs. » Une référence à SpaceX, la société spatiale américaine de Elon Musk
? Oui,
en effet. Il a rappelé aussi que ce qui comptait, ce n'était pas d'être le premier sur la ligne de départ, c'est d'être le premier sur la ligne d'arrivée. Donc, objectivement, nous sommes en retard. Les technologies de récupération d'étages, elles sont maîtrisées de l'autre côté de l'Atlantique depuis une dizaine d'années.
Mais
ce n
'est
pas pour ça qu'il ne faut pas s'en doter du côté européen, du côté français.
C
'est notre mission et on va faire en sorte d'y parvenir.
Et si vous réussissez, ce serait une première en Europe. Merci beaucoup, Johan Leroy, directeur général de MySpace, basé à Vernon, d'avoir accepté notre invitation. Et bonne journée à vous.
Bonne
journée. Il est 7h50.