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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 8 février 2024 10 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieEurope & international

À nous de rendre la liberté à ceux qui travaillent, créent et produisent.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22Invité politiqueChiffre
    « le risque de décrochage économique en 2023 le PIB américain a cru cinq fois plus vite que le PIB de la zone euros »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « nos agriculteurs sont parmi les meilleurs du monde nous pouvons le dire sans chauvinisme »
  • 4:43Invité politiqueFait
    « nous avons été j'ai été il y a quelques semaines rencontré en Martinique en Guadeloupe notamment les agriculteurs et les producteurs de bananes »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « les Verts qui défilaient devant le Parlement européen pour protester contre ce texte avec des panneaux disant non à la science »
  • 7:17Invité politiqueFait
    « ce qui compte à la fin c'est que ceux qui sont sur notre sol dans nos pays puisse continuer de travailler »
  • 7:53Invité politiqueFait
    « le gouvernement n'avait cessé d'expliquer que son but était que les Français soient les plus vertueux en Europe sur tous les sujets »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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François-Xavier Bellamy

bonjour à tous fin de session plinière à Strasbourg très heureux de vous retrouver je voudrais revenir avec vous sur une question qui a beaucoup animé nos débats au cours des dernières semaines la question des accords de libre échange vous avez été très nombreux à nous poser des questions sur la position que nous défendions sur cette question pour nous cette position elle est purement pragmatique le but d'un responsable politique c'est de faire en sorte que les intérêts de ceux qui l'ont élu soient vraiment défendu et en l'occurrence évidemment nous avons souvent intérêt à échanger à commercer avec d'autres pays du monde mais lorsque c'est effectivement dans un sens qui peut correspondre à notre propre ambition comme pays et comme continent le grand problème aujourd'hui c'est que la France est devenue si peu compétitive que le libre échange représente un problème majeur pour elle nous sommes déficitaires commercialement depuis très longtemps et ce déficit commercial atteint un niveau record l'an dernier nous aurons fait le chiffre vient d'être publié 100 milliards d'euros de déficit commercial c'est-à-dire la différence entre ce que nous importons et ce que nous exportons le déficit de notre consommation sur notre capacité de produire ce dont nous avons besoin évidemment un pays qui se trouve dans une telle situation est condamné à moyen à long terme à l'appauvrissement et c'est je crois ce qui est le plus grand danger aujourd'hui pour la France comme pour l'Europe du point de vue économique le risque de décrochage économique en 2023 le PIB américain a cru cinq fois plus vite que le PIB de la zone euros nous avons donc devant nous un défi majeur qui est celui de reconstruire notre compétitivité derrière ce terme technique il y a le fait qu'il faut tout simplement que nous laissions nos entreprises travailler que nous laissions nos entreprises produire que nous laissions ceux qui dans nos pays sont capables d'inventer d'innover de créer de la valeur que nous les laissions bosser le principal problème l'un des plus grands sujets d'inquiétude de ceux qui aujourd'hui créer de la valeur en Europe c'est la complexité normative c'est le poids des charges le poids de la fiscalité et ce qui est vrai de l'Europe et plus vrai encore de la France à l'intérieur de l'Europe dans un contexte comme celui-là évidemment travailler pour ouvrir des barrières douanière travailler pour faciliter le commerce avec de nouveaux marchés c'est bien sûr se fragiliser nous-même et notamment parce que nous créons en faisant un tel mouvement une concurrence déloyale qui pèse sur nos producteurs ces producteurs je ne doute pas un instant qu'il serait capable de concurrencer les grands producteurs mondiaux prenez l'agriculture dont nous avons si longtemps parler au cours des dernières semaines mais aussi au cours des dernières années nos agriculteurs sont parmi les meilleurs du monde nous pouvons le dire sans chauvinisme le problème n'est pas qu'ils ne soient pas capable de rivaliser par la qualité de leurs produits avec le reste du monde le problème c'est que nous les mettons dans une situation de telle contrainte de telle complexité de telles charges à gérer qu'ils ne peuvent tout simplement pas faire face à une concurrence qui elle est libre de ses contraintes et donc nous voyons bien à quel point notre défi c'est de reconstruire des conditions de compétition loyale certes il y a de toute façon un problème de principe que tout le monde voit bien aujourd'hui dans le fait que dans un monde traversé par la préoccupation écologique il est abérrant de faire venir de 20000 km d'ici comme le fait l'accord avec la Nouvelle-Zélande des tonnes de lait en poudre ou d'agneau qui traversent la planète dans de l'azone de liquide avant d'arriver sur nos marchés les macronistes qui ont voté pour l'agenda le plus radical du point de vue environnemental depuis le début de ce mandat ont voté aussi pour l'accord avec la Nouvelle-Zélande ce qui me paraît le signe d'une incohérence assez improbable quand on prétend se préoccuper de la réalité de l'écologie il faut bien sûr qu'on arrive à produire nous-même ce dont nous avons besoin qu'on arrive à échanger d'abord ce que nous sommes les plus forts pour faire qu'on arrive à faire en sorte que le commerce international soit l'occasion d'une valorisation de la singularité de nos forces et de nos atouts productifs en France et en Europe plutôt que de commercer à peu près tous les produits y compris ceux qu'il n'y a pas de valeur ajoutée à faire venir de loin plutôt qu'à réaliser chez nous mais une fois qu'on a faire fermer cette parenthèse bien sûr le plus important pour nous je le redis c'est de travailler pour reconstruire la compétitivité de nos propres entreprises et de nos propres pays prenons un exemple tout simple bonne nouvelle voter cette semaine nous avons autorisé par un vote qui a été très disputé qui s'est joué à peu de choses nous avons autorisé l'utilisation de techniques de travail scientifique sur les espèces notamment les espèces végétales qui sont plantés par des agriculteurs pour nous nourrir ces techniques reproduisent ce ne sont pas des OGM reproduisent les mutations naturelles des végétaux elles les reproduisent d'une manière à mieux protéger les plantes par exemple contre l'évolution du climat ou bien contre des maladies de la plante je pense par exemple à à la cercosporiose une maladie de la banane qui menace aujourd'hui nos plantations dans les anentilles nous avons été j'ai été il y a quelques semaines rencontré en Martinique en Guadeloupe notamment les agriculteurs et les producteurs de bananes me confient leur détresse parce que d'autres pays du monde en dehors de l'Europe pouvaient utiliser ces techniques scientifiques et nous continuions de les interdire par une réglementation complètement hors d'âge je suis revenu avec la ferme détermination de me battre pour que ce texte puisse aboutir et nous avons réussi cette semaine c'est donc un très grand soulagement parce que cette maladie va pouvoir être traitée sans utiliser de pesticides sans utiliser de produits phytosanitaires curieux de voir que les Verts qui défilaient devant le Parlement européen pour protester contre ce texte avec des panneaux disant non à la science littéralement curieux de voir que les veres refusent une avancée qui pourtant permet justement de se passer de beaucoup de pesticides que nous ne voulons plus utiliser parce que nous savons qu'ils sont pour le coup néfastes pour la santé comme pour l'environnement c'est un élément clé voyez c'est un élément parmi d'autres mais c'est un élément clé cette reconstruction de la compétitivité faire en sorte que nos agriculteurs puissent compter sur une compétition loyale si on s'interdit de produire quelque chose en Europe alors on n'a pas le droit de les mettre en concurrence avec ce qui est autorisé dans le reste reste du monde et et de faire venir ces productions sur nos marchés quand nous nous interdisons à nous-mêmes de les produire mais la compétitivité c'est un ensemble beaucoup plus vaste derrière la question de l'agriculture il y a le sujet de l'industrie de la production d'une manière plus générale et au fond le point focal le point central de notre travail nous n'avons cessé de le dire avec le PPE depuis des années maintenant c'est de redonner à ceux qui produisent chez nous la possibilité de travailler normalement sans faire avec les contraintes d'une surveillance permanente qui oppressante et aliénante finit par empêcher toute création toute innovation toute liberté d'entreprendre je crois qu'il faut se méfier en particulier de l'idée quand on parle de libre échange de l'idée des clauses miroirs c'est-à-dire de l'idée qu'on va imposer les règles au pays avec lesquels on échange que nous imposons chez nous il faut s'en méfier pour deux raisons d'abord parce que ça ne se produira jamais en réalité on le voit très bien nous n'arriverons jamais à exporter notre complexité et nos contraintes et deuxièmement parce que ce qui compte à la fin c'est que ceux qui sont sur notre sol dans nos pays puisse continuer de travailler et on ne les consolera pas en créant sur leurs épaules des normes infiniment contraignantes et souvent malheureusement parfaitement superfu parfois même absurde on ne consolera pas ceux à qui on impose ces normes en leur expliquant par de fausses promesses qu'on pourrait réussir à les exporter dans d'autres pays que les nôtres le but n'est pas de chercher à rendre la vie des autres impossible le but c'est de rendre de nouveau la vie possible à ceux qui travaill dans nos propres pays il faut évidemment travailler au plan européen à la relation de l'Europe avec le reste du monde mais il faut aussi qu'on soit conscient que ce défi de la compétitivité c'est un grand défi français en Europe à chaque fois qu'une norme européenne est votée quelque part à Bruxell à Strasbourg elle est transposée dans nos pays et souvent en France surtransposée on prétend toujours en faire nous Français plus que les autres le gouvernement n'avait cessé d'expliquer que son but était que les Français soient les plus vertueux en Europe sur tous les sujets tout le temps notamment sur le plan environnemental ou sur le plan des politiques sociales bien sûr on peut toujours chercher à faire mieux mais quand on est sur un marché intérieur ailleurs qui n'a pas de frontière pas de barrières pas de douane pas de tarifs par définition si on impose des règles plus contraignantes à ceux qui produisent en France que dans les autres pays européens si à partir d'un même texte européen on donne une interprétation bien plus complexe à gérer pour les producteurs de notre propre pays on va évidemment contribuer à ce décrochage français double inquiétude qu'il faut absolument faire euh passer au au au sommet de nos priorités le décrochage de l'Europe dans le monde le décrochage de la France en Europe voilà des sujets sur lesquels nous n'avons cessé de travailler au cours des derniers mois des dernières années nous continuerons d'y travailler bien sûr parce que je crois que nous avons besoin sur ces genux-là de réussir à sortir enfin de la spirale du dénis à la fin un continent qui ne produit plus de valeur s'appauvrit et ce n'est pas la dette publique dont nous sommes de grands spécialistes en France qui nous permettra de per durablement à cet appauvrissement que vit aujourd'hui notre pays quel que soit les illusions que nous arrivons peut-être encore parfois à plaquer sur cette terrible réalité qui dit à pauv vrissement dit évidemment injustice mais qui dit appauvrissement dit aussi la perte de la maîtrise de notre propre destin parce qu'un pays qui n'a pas les moyen de ses ambitions c'est un pays qui ne peut à moyen terme que sortir de la scène de l'histoire c'est donc aussi un sujet démocratique majeur l'économie n'est pas une question secondaire comme voudrait le croire certains l'économie est une question qui évidemment ne doit pas devenir le but de tout mais qui est un moyen pour servir la liberté que nous voulons conserver de décider de notre avenir et c'est la raison pour laquelle encore une fois nous devons mettre cette question en haut de nos priorités nous ne manquons pas d'y revenir bien sûr et d'y revenir ensemble merci encore et à très bientôt