Paul Midy, député EPR, est l'invité politique de la matinale.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci Zora, bonjour. Bonjour. Merci d'être notre invité ce matin sur France info.
Vous faites partie des députés qui sont première ligne sur l'examen du budget. On vous a beaucoup vu vendredi et samedi ferrailler dans l'hémicycle. Vous faites partie de ceux dans le groupe Ensemble pour la République qui ont voté contre la vie du gouvernement en faisant sauter le gel du barême de l'impôt sur le revenu et les dernières charges fiscales sur les heures supplémentaires.
Ça va faire en tout plus de 3 milliards d'euros. Est-ce que vous assumez d'avoir fait cramer la caisse ? Non, c'est pas faire crémer la caisse.
Ce que j'assume, c'est qu'on a fait baisser les impôts. Euh qu'est-ce qu'on cherche à faire ? On cherche à avoir un budget d'ici la fin de l'année.
C'est ce qui est le plus important parce qu'on veut assurer la stabilité, de la visibilité pour les Français et les Français et puis pour les acteurs économiques en général. Ça c'est notre premier objectif et on est ouvert au compromis. On veut que ça marche et on pense que c'est possible.
Mais on part d'une copie proposée par le gouvernement avec 31 milliards d'efforts. La moitié sont des haut qui votre parti pourtant le gouvernement. Tout à fait.
Enfin pas pas tous les membres décide public mais tous pas tous les membres bien sûr c'est un un gouvernement d'alliance et donc 31 milliards d'efforts à moitié sur les hausses d'impôts et sur des économies. Nous, on veut bouger ce budget pour qu'il y ait 2/3 d'économie, 1/3 sur les hausses d'impôts et donc faire moins de hausse d'impôts et plus de baisse de dépense. Et ça pour protéger le travail, les travailleurs, les entreprises, les entrepreneurs, la croissance, la capacité à augmenter les salaires.
Et donc quand on baisse les impôts, ça va dans le bon sens. Mais aujourd'hui, vous savez, personne n'a de majorité. Vous dites aujourd'hui que vous êtes prêt à faire des pas en direction de la justice fiscale là en faisant sauter le barême de l'impôt sur le en faisant sauter le gel du barême de l'impôt sur le revenu pour tout le monde y compris pour les plus riches.
C'est pas vraiment de la justice fiscale. Alors oui et non. Euh d'abord je précise quand on effectivement baisse les impôts, il faudra faire plus de baisse de dépenses dans la suite du budget.
Mais vous avez remarqué queavant qu'on arrive, ça on sait que ça pénalise globalement les plus précaires. Oui. Mais avant d'arriver sur le gel euh du barême de l'impôt, nous avions voter la CDHR, la contribution différentielle sur les hauts revenus qui touchent ce qui tou qui paye le plus d'impôts dans notre pays et cela nous l'avions voté.
Nous avons voté contre le fait qu'elle soit pérénisée. C'est quand même passé. Nous avions voté pour cette contribution.
Pourquoi dans cette dans ce débat-là ne pas avoir voté poussé vos amendements qui euh prévoyent de faire sauter ce gel du barême de l'impôt que sur les classes les plus populaires ? Bah c'était vous savez c'est la conduite du débat. Euh le le le budget c'est comme le Tour de France, il y a beaucoup d'étapes, c'est très long.
Il faut comprendre son pas quelques jours de discussion, c'est plusieurs semaines, plusieurs mois. On en est aux premières étapes. Ce qui est important, c'est qu'on arrive avec les partis de gouvernement euh ensemble sur la ligne d'arrivée.
Sauf que les socialistes là déjà, ils sont pas contents. Ils disent qu'il y a pas cette justice fiscale. Ça veut pas dire qu'à chaque étape, on va passer chaque étape ensemble.
Et donc, il y a des choses que les socialistes ont réussi à faire voter qu'on ne voulait pas et il y a des choses que nous avons fait voter qui sont peut-être pas voulu par les socialistes. Globalement, il faut qu'on globalement, ils disent aujourd' assez de justice fiscale pour eux. Olivier Fort l'a redit hier, il menace toujours de censurer.
Est-ce que tout ça c'est un débat pour rien ? Non, pas du tout. Moi je pense qu'on peut y arriver.
J'y crois vraiment. Vous savez, avant d'être député, je suis entrepreneur. Euh moi ADN, c'est de trouver des solutions au problèmes.
Et donc je pense vraiment qu'on qu'on peut y arriver. Mais l'idée, c'est pour ça que je prends la métaphore du Tour de France, c'est on va pas y arriver avant la fin. Il y a beaucoup d'étapes et il y a des étapes très importantes cette semaine sur la taxation. par exemple la taxe holding qui est très importante ce type de taxation pour les socialistes évidemment il faut qu'on ait les bonnes discussions sur ce plus loin ils veulent une taxe duman ou en tout cas ils ont proposé une taxe duman allégé est-ce que ça vous convient alors la taxe dumane je pense que c'est une très mauvaise idée elle est mauvaise pour notre économie et si elle est mauvaise pour notre économie ça veut dire que ça vous l'avez déjà beaucoup dit mais la version que proposent les socialistes c'est-à-dire 3 % à partir 10 millions d'euros de patrimoine en excluant certains biens professionnels, c'est-à-dire les entreprises innovantes et les entreprises familiales ?
Certains ont dit que c'était une taxe Zucman Light. Ça n'est pas une taxe Zukman Light, c'est une taxe Zucman. elle est même plus grosse que la taxe duman puisqu'elle a un taux plus élevé à 3 % et que la taxe duman proposée par cet économiste était censé commencer à 100 millions, là ça commence à 100 millions.
Donc elle n' la différence c'est que ça les bien professionn. Là, il y a une toute petite exception sur certains biens professionnels puisque ce sont ceux qui sont détenus à plus de 51 % par une personne physique. Excusez, excusez-moi, on a on a du mal à comprendre parce que pendant le débat sur la taxe du euh chez Renaissance, vous n'avez pas arrêté de dire "Mais vous comprenez les entreprises comme Mistralia, ça va les pénaliser là avec ce modèle a priori ça ne les pénalisera pas.
Et vous êtes toujours contre ? Est-ce qu'en fait vous avez vraiment envie de ce compromis ? Oui, vraiment je vous dis.
Est-ce que vous êtes prêt à bouger sur quoi que ce soit ou compromis c'est qu'une phrase ? On a déjà fait des compromis. Je vous donne l'exemple.
Nous avons été les seuls à voter pour ce budget en commission des finances et le budget qui était que nous avons voté, il est très différent de la copie du gouvernement. Nous avons voté pour quelle meilleure preuve pour dire que nous sommes ouverts au compromis. Il y a des choses que nous avons voté avec les socialistes.
Par exemple, sur le crédit d'emploi service à la personne, nous avons au final voter un amendement de la députée Pierrez Bone. Donc oui, nous sommes au compromis mais la taxe du Zukman ça n'est pas la bonne piste. Je pense que c'est clair.
Et il y a d'autres pistes. Le gouvernement propose dans son texte une taxe dite sur les holdings. Est-ce que vous vous voterez par exemple la suspension de la réforme des retraites, le PLFSS, le projet de loi de finance de la sécurité sociale ?
Ça commence en commission aujourd'hui. Est-ce que vous la suspension vous la voterez ? Alors vous vous savez très bien, il y a pas de surprise, c'est que quand cette proposition de suspension arrive en commission dans l'hémisycles, il y a une majorité pour la voter.
Elle sera votée. Je vais répondre. Je vais y répondre mais c'est important la précision.
Elle sera votée quel que soit notre vote et donc nous voterons contre. Pensons que c'est une votez contre ça. Vous voterez la texte du mais vous voulez du compromis.
Avouez que c'est quand même difficile à suivre. Oui, ce qu'il faut comprendre et c'est la petite technicité dans ce budget. C'est pour ça que j'essaie de vous prendre une métaphore sur le Tour de France.
On peut arriver et finir le Tour de France ensemble avec d'autres équipes et et gagner execun qui gagne Oui, mais ça mais c'est ça qu'on veut faire. Mais ça veut pas dire que chaque étape va être faite exactement pareil. Et donc, il y a des étapes où on est meilleur, il y a des étapes où les socialistes sont meilleurs.
Ça n'empêche pas qu'on y arrive. Il ne faut juste rien faire qui empêche à la fin qu'on se retrouve sur un budget et c'est ça qui est important. Mais sauf que pour l'instant ça ne leur convient pas aux socialistes.
Non mais que ça leur convienne pas avant la fin du process, c'est normal. Là ils ont dit si à la fin de la si avant la fin de la semaine il y a pas de justice fiscale, on s'en sûr. Oui.
Parce que pour eux, il y a des étapes décisives cette semaine et pour nous aussi, elles sont très importantes. C'est pour ça qu'on va les aborder avec sérieux et et avec l'idée de trouver des compromis. Et donc euh voyons à la fin de la semaine et je pense qu'on aura fait avancer euh le débat.
Mais il faut pas se dire qu'on va être d'accord tout de suite sur tout. Euh c'était la solution que nous proposions nous à Gabriel Atal, c'était de faire un sorte de compromis global sur le budget où chacun faisait un pas vers l'autre et puis ensuite on votait ça et on votait tous la même chose. C'est pas la solution qui a été choisie.
La solution qui a été choisie, c'est qu'on on suive le débat pendant 2 mois et à la fin, il faut qu'on arrive à à se mettre d'accord. Alors, justement, vous dites tout le monde vote pas la même chose. C'est même le cas à l'intérieur de votre propre groupe Renaissance.
On a vu que vous avez voté plusieurs à plusieurs reprises contre euh le ce que proposait votre ministre et votre premier ministre. C'est quand même compliqué de trouver chez vous deux personnes qui pensent la même chose. Non, je pense que c'est ça, pardon, je pense que c'est pas un bon commentaire, mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on est dans une situation qui la vérité, c'est passé ce weekend, c'est on est dans une situation qui est inédite.
Pourquoi elle est inédite ? Parce que à la fois, il n'y a pas de majorité dans cette assemblée et le premier ministre a pris l'engagement de ne pas utiliser le 493. Et donc, on revient pas de penser la même chose que lui.
A priori, vous êtes du même parti. On revient. Non, mais attendez, le gouvernement propose une copie.
C'est ce qu'avait dit le premier ministre. Il propose une copie, on la débat dans l'hémicycle avec le gouvernement et ensuite les parlementaires et les députés vote. Euh et donc chacun peut voter en son âme et conscience.
La discipline de groupe, c'est fini. Non mais attendez, quel exemple vous me donnez ? Euh ben le gel du barême de l'impôt sur le revenu.
Le gel du barême d'impôt sur le revenu, c'est notre groupe qui a pris la décision de ne pas augmenter de ne pas vouloir une augmentation sur le le salaire des travailleurs. C'est ce qu'on porte chez ensemble pour la République et et Renaissance. Euh nous on veut que la valeur travail soit soutenue, on veut que l'économie se développe.
On pense que la croissance, les capacités à générer de la croissance, c'est le sujet le plus important et que c'est possible en faisant la transition écologique et que c'est nécessaire de faire l'Europe pour y arriver. Ça ça nous met tous d'accord. Vous savez, il y a pas de souci.
Merci beaucoup pour le Midi d'avoir été notre invité ce matin.
Paul Midy