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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 14 septembre 2026 22 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asileInstitutions & élections

"Si les gilets jaunes se reforment, la présidentielle va changer de facette" (Alix Bouilhaget)

Au micro : Alix Bouilhaguet Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:06non_speechPromesse
    « Jy vous le savez en haut de mes priorités présidentielles la question que j'ai été la première à porter dans le débat public il y a 5 ans, le pouvoir d'achat. »
  • 20:14non_speechFait
    « le maire de Carcasson, enfin le policier municipal effectivement qui qui était dans le service d'ordre du Rassemblement national et qui a tenu des propos racistes et misogy. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Locuteur

Et face à ces prix qui flambent et l'absence de réponse générale du gouvernement. Fabien Roussel appelle à prendre les ronds-points, appelle à ressusciter la flamme des gilets jaunes. On écoute le secrétaire national du parti communiste. Je vous propose tout simplement, comme nous avons déjà su le faire dans notre histoire, de sortir de nos usines, de nos entreprises, de nos quartiers, de nous unir et comme nous l'avons fait il y a quelques années, d'envahir les ronds-points, de nous rassembler devant les sous-préfectures, devant le siège de Total, devant les lieux de pouvoir comme l'Élysée, Matignon, les ministères, il faut les occuper maintenant. C'est maintenant qu'il faut agir.

Une alerte prise très au sérieux par le gouvernement. Il y a déjà une date qui circule pour le 17 octobre et puis Laurent Nugèz était hier l'invité de Fran Jeu sur France 2 et le ministre de l'intérieur et bien note que ça est là. des germes de rassemblement émergent sur quelques ronds-points. On l'écoute. Il y a effectivement un certain nombre d'appels qui qui circule sur les réseaux sociaux d'appel à des manifestations de voie publique hein pour l'essentiel à date. Il y a eu quelques rassemblements hier he il y a eu quelques rassemblements hier. Il y a un appel pour la journée du 17 octobre. Voilà, on va on va regarder comment les choses lu.

Moi, je suis avec ma casquette de mise l'intérieur à la fois qui est celui qui doit garantir que la liberté d'expression de manifesté puisse se dérouler dans le cadre de déclaration, dans le cadre d'itinéraire. voir avec les les préfets qui sont tous qui travaillent en ce sens. Est-ce que ça vous est-ce que ça inquiète encore le premier de France, le patron des policiers des gendarmes ? Non, je ne suis jamais inquiet des mouvements de rue de voilà, je suis toujours serein. Non, non, ça ne m'inquiète pas. Mais on va être je crois que il y a une une fuite d'une note d'un service de renseignement qui a été diffusé sur une chaîne d'information continue.

Voilà, on reste vigilant sur ces appels sur les réseaux sociaux. Alex Bouyaget, très serein. L'est-il véritablement Laurent Nugèz ? Alors, c'est vrai que pour l'instant, on a quand même le sentiment queil y a euh encore une forme de résignation. Euh c'est vrai qu'il y a ici ou là quelques Il y a je sais plus un rond-point qui est régulièrement occupé, mais enfin on n'est pas du tout dans la grande vague qu'on qu'on a connu. Mais c'est vrai que tous les ingrédients sont sont sur la table pour que ça explose. Il y a cette hausse des prix.

Euh donc on a vu les les l'énergie le le carburant, l'électricité, le gaz, il y a l'alimentation, euh il y a euh les le la dette qui explose, un déficit euh qui augmente et une croissance faible. En fait, toutes les révolutions françaises d'achat qui baissent hein, toutes les révolutions françaises, elles ont commencé par ça. Elles ont commencé par une crise du pouvoir d'achat. Donc, les ingrédients sont là. Est-ce que ça va prendre entre guillemets ça ? C'est vrai que ce qui va se passer le 17 octobre, ça va faire aussi figure de test, test pour un mouvement qui peut prendre de l'ampleur et test aussi pour pour le gouvernement.

Si ça prend entre guillemets, ça veut dire que la présidentielle, elle change complètement de facette. C'est-à-dire qu'on sera plus sur les questionnements de le voile dans dans dans l'espace public ou les inégalités ou on sera exclusivement sur cette sur cette histoire de de déficit budgétaire, de coût de la vie euh et c'est une présidentielle inédite qui qui s'annoncerait. Alors Jean-Garic, votre regard sur cette rentrée sociale, on les annonce souvent chaudes les rentrées sociales, mais là on a quand même un diesel à 2,30 €. Pour mémoire, en novembre 2018, ce qui avait déclenché le mouvement des gilets jaunes, c'était les carburants qui avaient franchi la barre, ça paraît fou, des 1,50 €.

Maintenant, on est plus de 50 % au-delà de ce prix. Oui, complètement a priori, mais comme le disait Alix, on a une situation qui est encore plus explosive qu'elle ne l'était au moment de la crise des gilets jaunes. Si ce n'est que ce qui déclenche la crise des gilets jaunes, c'est une mesure gouvernementale d'Edouard Philippe qui cristallise les la taxe carbone, la fameuse taxe carbone. Là, on est en présence d'un d'un phénomène qui est dû à des causes externes. guerre au au Moyen-Orient, l'Iran, Donald Trump. Bon, je suppose qu'une partie des Français comprennent que tous les levier ne sont pas aux mains de du gouvernement.

Il n'empêche que le le mécontentement, le ralbol social est est très fort, que la question du pouvoir d'achat nous dise les les sondages, bah c'est ça reste la question majeure pour les Français avant tout autre avant toute autre question. Donc on peut se dire qu'il y a effectivement toute un paysage qui qui ressemble un peu à celui de du début de la crise des gilets jaunes. D'autant plus que un certain nombre d'acteurs politiques ont aujourd'hui intérêt à mettre de l'huile sur le feu. Je veux dire, on l'a vu avec monsieur Roussell.

Euh et le Parti communiste par exemple qui est assez loin dans les prévisions, dans les sondages électoraux, il a intérêt à prendre la tête d'un mouvement, en tout cas à accompagner comme ils le font. un mouvement de ce type. Euh Olivier Fort aussi. Donc on voit qu'il y a un paysage politique là aussi qui peut être intéressé par un mouvement de de ce type avec des conséquences totalement imprévisibles comme le disait tout à l'heure Ali, c'est-à-dire ça changerait complètement la donne de de l'élection présidentielle parce qu'on serait déjà focalisé sur la manière de résoudre ce ce cette question sociale, cette irruption sociale avec le en ligne de mire le budget, le vote du budget.

Donc on n'imagine pas qu'il pourrait être voté dans dans les conditions pareilles. Enfin vous voyez, il y a il y a énormément de paramètres comme ça. Il y a une dernière chose quand même, c'est que bon, d'abord l'histoire ne repasse jamais les tout à fait les mêmes plats que peut-être que une partie de nos nos concitoyens et même sûrement ont été plus que déçus par les résultats du mouvement des des gilets jaunes, grand débat national et cetera qui a suivi et qui a servi à rien en fait. Et donc ça peut être aussi un élément, j'allais dire de désillusion, de découragement pour un certain nombre de Français qui aujourd'hui pourrait aussi se auraient l'idée de se mettre en en mouvement.

Donc voilà, c'est quelque chose que bah que personne ne peut prévoir. D'ailleurs, c'est pas par définition l'ampleur d'un mouvement social. C'est quelque chose d'imprévisible et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'éléments qui qui conspirent à euh faire naître un mouvement de ce type. Mais en même temps aussi peut-être se dire que dans la conjoncto actuelle avec peut-être la perspective que l'élection présidentielle va changer les choses, peut-être aussi que certains Français seront ne se diront bah c'est peut-être pas la peine de d'aller mettre de l'huile sur le feu.

Mathieu Galard, vous qui êtes un spécialiste de l'opinion, comment elle a elle a pu sembler à un moment résigner cette le cette opinion enfin les Français parce que ça fait 6 mois que les prix de l'essence sont très élevés et même ce matin encore le Parisien aujourd'hui en France où je cite encore Michel Édouard Leclerc qui disait de toute façon euh il faudra s'y faire, il y aura toujours une guerre quelque part vers l'électrique. Alors c'est plus facile à dire qu'à faire mais comme si au fond il fallait faire son deuil d'un carburant pas cher. Oui. faire son deuil mais c'est vrai que pour les Français au quotidien de toute façon c'est pas un horizon qui est directement palpable.

Donc nous ce qu'on voit dans les enquêtes d'opinion, on en a sorti une hier chez Ipsos BVA sur un très gros échantillon de 13000 personnes et on voit bien qu'il y a deux grands types de sentiments qui dominent dans l'opinion publique. On a toute une partie de l'opinion qui est inquiète vis-à-vis de la situation du pays et il y en a toute une autre partie qui est en colère voire qui est révolté. Et cette colère, cette révolte, elle est particulièrement forte dans l'électorat des partis plus contestataires. La France insoumise à gauche, le Rassemblement national à droite et c'est évidemment des ferments d'une potentielle révolte.

Mais maintenant, il faut être très prudent parce que tout ce qu'on a dit en terme de situation économique et sociale sur le pouvoir d'achat, sur la dette, c'était déjà là il y a 1 an, c'était déjà là il y a 2 ans et les Français le percevaient bien. Et c'est vrai que rappelez-vous à la rentrée dernière, on parlait déjà d'une potentielle rentrée sociale explosive. Il y avait eu effectivement quelques journées de mobilisation mais loin d'être des un mouvement qui pouvait ressembler à celui des gilets jaunes. Donc voilà, il y a pas véritablement d'élément permet de prévoir de toute façon ce qui va se passer dans les semaines qui viennent.

C'est sûr qu'on est dans un contexte qui est potentiellement explosif, mais est-ce qu'il va y avoir l'étincelle ? C'est pas certain. Et comme le disait Jean Garrig, il y a effectivement la possibilité pour une partie des Français de se dire que de toute façon là cette situation, elle va peut-être se régler au moment de l'élection présidentielle et donc peut-être qu'il vaut mieux il vaut mieux attendre encore quelques mois. Euh voilà, on est à 7 mois du premier tour.

Alors, de fait, quand on regarde quels sont les principaux enjeux de cette élection présidentielle 2027, ben en numéro 1, comme vous le dites, les Français mettent les questions euh de pouvoir d'achat devant le système de santé et devant euh la sécurité qui arrive en 3e place. Euh Marine Le Pen qui est en tête dans les sondages l'a bien compris. Hier, elle était à Hin Baumont et de quoi a-t-elle parlé entre autres mais notamment des questions de pouvoir d'achat. On écoute Marine Le Pen. Jy vous le savez en haut de mes priorités présidentielles la question que j'ai été la première à porter dans le débat public il y a 5 ans, le pouvoir d'achat.

J'aurai l'occasion d'y revenir abondamment tout au long de cette campagne et de présenter des propositions concrètes et puissantes. La première d'entre elles, nous la défendons bec et ongle depuis 5 ans. et la baisse de 20 à 55 de la TVA et la suspension des hausses d'impôts d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe sur l'énergie, électricité,

9:36
Non speech

[applaudissements]

9:37
Locuteur

gaz, et bien sûr carburant [applaudissements] dont les prix ne cessent de monter et étouffent les Français. Voilà, Marine Le Pen qui promet donc de baisser les taxes sur les carburants et qui adresse un clin d'œil au mouvement des gilets jaunes. Alors, vous vous souvenez qu'au mouvement des gilets jaunes, il y avait eu Jacqueline Mourau qui avait dit avec cette fameuse phrase qui avait été repris partout "Qu'est-ce que vous faites du pognon ?" Et ben écoutez la version 2026 de Marine Le Pen. Et la question lancinante que tout le monde se pose, cette question simple que le mouvement des gilets jaunes avait posé et qui n'a toujours pas obtenu de réponse : "Où passe l'argent ?

Alix Bouillagué, c'est une façon alors on disait tout à l'heure Fabien Roussell a peut-être intérêt à accompagner ou à susciter le mouvement des gilets jaunes. Marine Le Pen en voit n'entend pas passer à côté et entend se dire bah que cette colère il faut qu'elle la canalise et qu'elle la transforme en voter Oui. Et c'est vrai que Marine Le Pen faut lui euh donner le mérite de la constance hein. C'est-à-dire que c'est vrai que c'est elle qui la première met dans le débat public le problème de pouvoir d'achat euh des Français. Elle sent bien les les Français, elle sent bien ce qui leur pose problème et et notamment sur le quotidien.

Et c'est pas étonnant si elle s'est engouffré sur la question du logement parce qu'aujourd'hui c'est le premier poste de dépense. Ça ça pèse de plus en plus de personnes ne peuvent plus se loger. Les jeunes ne peuvent plus se loger et et c'est vrai que là elle appuie là où ça fait mal. Elle a parlé aussi de baisser les taxes sur le carburant. Elle était elle est elle est tous azimute sur la vie des du quotidien et sur le pouvoir d'achat des français. les les Français, ils ont besoin de leur voiture dans la plupart des territoires pour aller bosser et ils ont besoin de se loger. Donc une fois qu'elle a tenu ces deux thématiques, elle elle parle à à une grande majorité de Français.

Alors oui, elle elle a intérêt, je sais pas si elle a intérêt à un chaos, peut-être qu'elle en a beaucoup moins intérêt à que que Jean-Luc Mélenchon parce que lui, c'est son projet en soi, c'est le chaos maintenant et c'est le chaos plus tard. Et c'est le chaos surtout si le RN est à l'Élysée. Elle je pense pas mais peut-être accompagner effectivement comme vous le dites ce mouvement euh pouvoir effectivement en tirer quelques fruits euh après la révolution dans les rues et une campagne présidentielle complètement chamboulée. Je sais pas si ça l'arrangerait. Quoique bon, elle est quand même beaucoup sur ces questions de pouvoir d'achat.

Alors Mathieu Galas, vous avez longuement Galard, vous avez longuement enfin longuement étudié les freins, les leviers et l'image de Marine Le Pen. Est-ce que précisément elle est attendue ? Bah pour changer le quotidien des Français, je reprends ce que disait Alix Bouyagué. Quelle image porte-t-elle ? On va on va publier votre sondage he puisque je pose évidemment une question avec une grande fourche. Vous avez étudié l'image de Marine Le Pen qui précisément montre qu'elle est attendue sur cette question de changer le quotidien des Français. Oui, et c'est pas une nouveauté.

Déjà pendant la campagne de 2022, Marine Le Pen, un peu à la surprise générale, elle avait regardé les enquêtes d'opinion, elle avait conversé avec de nombreux Français. Elle s'était bien rendu compte que les enjeux sociaux et notamment le pouvoir d'achat, c'était au centre de leur préoccupation. elle avait fait campagne d' cette fibre sociale qui lui est reprochée par la droite d'ailleurs.

Mais effectivement parce que c'est là qui est tout le problème cette centralité de l'enjeu du pouvoir d'achat et elle met un peu de côté peut-être en partie en tout cas les enjeux traditionnels du RN, l'immigration, la sécurité, bah tout ça ça lui apporte une crédibilité plus large sur les enjeux économiques et sociaux et ça lui permet surtout de capter un électorat un électorat plus large que l'électorat de base du Rassemblement national et du Front National précédemment. Donc ça lui permet d'obtenir ces scores de premier tour qui aujourd'hui sont extrêmement impressionnants autour de 33, 34 %.

La difficulté, c'est que quand vous écoutez ce que dit Marine Le Pen, ça peut quand même aussi euh s'avérer être un frein pour une partie de l'électorat de droite traditionnelle dont elle aura besoin au second tour. Parce que dans cet électorat de droite traditionnelle, il y a toujours des craintes qui sont assez fortes vis-à-vis de la compétence du Rassemblement national, de sa crédibilité économique sondage parce que tout ce que vous dites est nourri par cette enquête auprès des Français. Vous avez interrogé les Français en disant quels sont les freins au voten ?

Alors beaucoup de Français estiment que dans l'entourage de Marine Le Pen gravitent des personnes avec des idées extrémistes et en deuxième vous le disiez Marine Le Pen fait des promesses qu'elle ne pourra pas tenir. On voit c'est le le deuxième frein. C'est typiquement des promesses non réalistes. Exactement. Et ça c'est vrai que notamment pour une partie de cet électorat LR qui est peut-être d'accord avec le Rassemblement national sur l'immigration, sur l'insécurité, ça peut être un frein dans la perspective du second tour.

Vous savez que là quand on entend Marine Le Pen qui nous dit qu'elle va baisser les taxes sur les carburants, sur l'énergie, qu'elle va réduire massivement la TVA, c'est vrai que dans cet électorat là qui est très très très friant justement de crédibilité économique, de solidité économique, ça peut susciter un certain nombre d'inquiétudes.

Et puis peut-être un dernier point qui est intéressant, je trouve dans cette étude en creux, c'est qu'on a vu effectivement au cours des dernières années, voir même de la des 15 dernières années, ce processus de normalisation, de banalisation du Rassemblement national, mais finalement ce qu'on voit aussi, c'est que le Rassemblement national du coup aux yeux des Français, ça devient de plus en plus un parti comme les autres avec toutes du coup les failles et les faiblesses des partis traditionnels, un parti qui va pas forcément mettre en œuvre ce ce qu'il promesses.

Et donc là, c'est vrai qu'il y a il y a en creux quand même un certain nombre de failles à la dynamique en faveur de Marine Le Pen qu'on peut lire dans cette étude. Ali et et oui, ce qui est intéressant sur ces ce chiffre de promesses non réalistes, c'était toute la stratégie de Jordan Bardella. Quand lui a cru qu'il serait président, il a commencé à prendre le programme en se disant "OK, ça ça le fait, ça ça le fait pas." et et on on sait que pour la réforme des retraites, il s'est dit "OK, on enlève toute référence à l'âge d' l'âge d'all, on est sur un durée de cotisation, une part de capitalisation et ça on pourra le tenir." Et elle, qu'est-ce qu'elle a fait quand elle a repris les RN ?

Bah elle a remis tous les marqueurs historiques du RN qui tente à penser qu'effectivement peut-être certains sondés ont raison, c'est-à-dire que ça va être compliqué de continuer à plaider pour les 60 ans voire 62 ans au maximum. Garig, on va reprendre le le sondage Ipsos sur quels sont les freins au vote RN, pourquoi quel qu'est-ce qui pourrait l'handicaper en vue d'un second tour ? Donc je reprends des idées extrémistes par certaines personnes de son entourage. Promesse non réaliste et puis tension dans la société. L'idée que ça pourrait tanguer le soir de de la victoire de Marine Le Pen.

Est-ce que d'ailleurs là on est au cœur peut-être des différences avec Jordan Bardella qui sur ses items affiche peut-être un un profil plus rassurant pour une partie de l'électorat bourgeois de droite ? Ça paraît ça paraît assez clair. C'est un paris stratégique assez subtil d'ailleurs parce que si si elle veut maintenir son son sa crédibilité et ses 35 % de de prévision au premier tour, il faut jouer la carte du social et par exemple accompagner sans forcément s'investir mais accompagner un mouvement un nouveau mouvement des des gilets jaunes. rester assez ferme sur la défense des des retraites, sur éventuellement la retraite à 62 ans.

Enfin sur le social, il faut qu'elle reste là parce que elle a des couches populaires à défendre et les couches populaires qui sont qui ont quitté il y a longtemps d'autres gauches sont maintenant vers vers Marine Le Pen.

Mais en revanche, si elle veut avoir l'espoir de remporter le second tour, toute l'histoire des des élection le montre, il faut aller chercher d'autres électorats plus centristes et là, ce sont des électorats effectivement qui peuvent avoir une méfiance vis-à-vis de la comment dire la légitimité ou la compétence de Marine Le Pen sur les questions économiques, la crédibilité de ces de ces propositions parce que bah d'abord il faut se souvenir venir des autres campagnes présidentielles oùement la sortie de l'euro où manifestement elle a pas été à la hauteur. Les les les problèmes les questions qu'elles soulèvent sur le plan économique très souvent on a l'impression d'un certain flou.

On l'avait d'ailleurs même aussi avec Jordan Bardella, mais au moins Bardella avait eu cette capacité à rassurer le MEDEF par exemple et à montrer que sur une ligne plus libérale, on pouvait euh on pouvait peut-être euh construire quelque chose là euh si elle veut gagner au second tour et c'est quand même aujourd'hui euh la perspective, euh on se dit que elle devrait un petit peu aller vers des des oui une une politique peut-être plus libérale, moins moins moins moins centré sur le sur le social. Euh c'est c'est c'est tout le problème.

Alors est-ce que est-ce qu'elle elle mise sur le ralliment des électeurs siistes par exemple pour le amener ce qui ce qui pourrait on débardélise mais on siise le débardélise et on siise. C'est peut-être une des une des une des stratégies mais je je répète dans dans l'état actuel des choses et avec cette impression de de radicalisation que qu'a donné la reprise en main de Marine Le Pen du Rassemblant national après l'échec de la l'hypothèse Bardella.

Euh moi je trouve que qu'aujourd'hui euh elle aurait intérêt justement à trouver euh une ligne un peu plus euh ben comme comme le disait Mathieu, quelque chose qui ressemble plus à ce qu'était par exemple le RPR du temps de de Jacques Chiqu parce que c'est ce qu'avait dit Nicolas Sarkozy hein en disant que Jordan Bardella lui rappelait de manière objective de manière objective ils sont dans la situation du RPR des années 7080 donc il faut il faut en tenir compte Et peut-être juste un petit mot sur les deux autres items concernant Marine Le Pen et le LR sur sur les fameuses tensions dans dans la société. Tension peut-être qu'ils peuvent engendrer mais de toute façon tension il y aura.

que la gauche a déjà fait euh appel à la désobéissance civile en cas de victoire de Marine Le Pen, Marine Tondelier, les les insoumis, Mathilde Panfin donc ça veut dire que oui, il y aura des tensions et que quand on pose la question fonctionnaires à rentrer en résistance, quand on pose la question jusqu'où, bon, on a l'impression que ce serait un peu open bar, hein.

Donc ça veut dire que voilà pour ça pourrait être enga et sur le deuxième item c'est-à-dire sur l'entourage qui défend des idées extrémistes, c'est pour ça qu'à chaque fois je reprends ce qui s'est passé avec le maire de Carcasson, enfin le policier municipal effectivement qui qui était dans le service d'ordre du Rassemblement national et qui a tenu des propos racistes et misogy. Exactement. Bon, alors c'est vrai que le RN, ils l'ont tout de suite démis ses fonctions, que pendant les législatives, ils ont tout de suite euh virer les candidats litigieux, antisémites et autres. Sauf que c'est vrai, ils sont rattrapés comme s'ils arrivaient pas.

Ils disent "On fait le ménage, on fait le ménage, c'est des brebis galeuses." Oui, mais le ménage il est pas il est pas il a il est pas fait de font en comble. Et donc ils sont toujours attrapés par ces vieux démons et qui tentent à prouver que pour l'instant le RN n'est pas encore un parti comme les autres. Mathieu Galard. Oui, je suis assez d'accord. C'est vrai qu'à chaque campagne électorale, on retrouve le même cycle, c'est-à-dire des candidats qui sont qui ont des positions, des propos qui ravivent finalement toutes les craintes qu'une partie de l'opinion a vis-à-vis d'un RN qui sera un parti raciste ou qui sera un parti antidémocratique.

À chaque campagne électorale, on a aussi au sein du Rassemblement national des tensions sur la ligne, des du flou finalement sur les mesures qui seront mises en place. Donc c'est vrai qu' à chaque fois on nous dit que c'est un parti qui travaille qui change et finalement c'est vrai qu'on a toujours les mêmes problèmes. Donc il y a il y a ce cette difficulté et juste pour revenir je voulais rapidement revenir sur voilà cette opposition de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Faut bien voir que Jordan Bardella, il avait quand même lui aussi des faiblesses.

Certes, il était perçu comme plus capable d'attirer un électorat de droite classique, on va dire, mais ce même électorat de droite classique, il était très réticent sur Jordan Bardella sur sa capacité à faire face à une crise, sa capacité à euh être présent sur la scène internationale liée à son jeune âge et à son manque d'expérience alors que Marine Le Pen rassurait plus sur ses dimensions. De toute façon, pour le RN, il faut marcher [raclement de gorge] sur les deux jambes, une jambe sociale et une jambe plus de droite classique et c'est très compliqué à faire. Yeah.