Colère lycéenne: échanges tendus entre les Verts et Sébastien Lecornu au Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Monsieur le Premier ministre, quelle a été votre réponse à la colère des lycéens ?
- 2:37RelanceRéponse directe
Monsieur le Premier ministre, pourquoi aucune condamnation de la violence dans votre réponse ?
- 3:42FerméeRéponse directe
Ce mouvement a-t-il été instrumentalisé par la France insoumise ?
- 4:26FerméeRéponse directe
Les violences en lycées correspondent-elles au droit de manifester ?
- 5:04OuverteRéponse directe
Quelles sont les principales remontées de la plateforme lycéenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Fait
« Un état qui tire sur ses enfants est un état qui a déjà perdu en 1986. »
- 2:37Fait
« 2 minutes, plus de 2 minutes, pas une seule condamnation de la violence. »
- 3:42Fait
« Ce mouvement au début a été instrumentalisé par vos alliés de la France insoumise dans le Val de Marne. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Madame la présidente Méladie Vogel pour le groupe écologiste solidarité et territoire. Merci monsieur le président. Monsieur le premier ministre depuis un mois la France a une chance immense. Sa jeunesse se lève et elle se lève pour la plus belle des causes. Pouvoir apprendre et préparer son avenir. Un avenir qu'elle veut juste sans misère sans discrimination et sans racisme. Et quelle a été votre réponse ? Je mépris d'abord celui des pouvoirs qui ont du mal avec la contestation. Vous les avez dit manipulé par la France insoumise. Certains ont dit par les frères musulmans. Les lycéens n'ont pas besoin qu'on leur souffle leur colère. Ils la vivent déjà
eux-mêmes tous les jours dans des classes à 35 devant la chaise vide d'un professeur qui n'est jamais remplacé sous des plafonds qui s'effondrent dans des classes où il fait trop chaud l'été, trop froid l'hiver avec au ventre l'angoisse de parcours sup. Ce ne sont pas des marionnettes, ce sont des citoyennes et des citoyens qui prêtent très fort le prix de vos choix politiques. Ensuite, plutôt que des réponses de fond, une répression inédite et inutile avec du matériel de guerre, du matériel de guerre contre des enfants de 15 ans. Un état qui tire sur ses enfants est un état qui a déjà perdu en
1986. Il a fallu la mort de Malik Kusekin pour que pour dissoudre les voltigeurs. N'attendez pas un drame, interdisez dès maintenant définitivement l'usage des LBD et des Grenades. Je veux maintenant m'adresser directement aux lycéennes et aux lycéens. Vous dire que sur ces bancs, nous sommes fiers de vous. Nous sommes fiers d'une jeunesse vivante, héritière d'une longue histoire de lutte. Que les mêmes qui vous ignorent et vous répriment saluent dès qu'elles sont loin. La marche pour l'égalité et contre le racisme. Le mouvement des cafars en Inde. Les lycées de Saint- Saint-Denis en 1990, le mouvement de la jeunesse à l'origine de la révolution de velour, les marches pour le climat. Euromaïdane
à Kiev. Toujours on a dénigré la jeunesse. Toujours l'histoire lui a donné raison. Alors ne baissez pas les yeux. Votre voix est légitime et votre colère est juste. Pour vous répondre, la parole est au premier ministre. Je nécessité de respecter le temps.
Merci monsieur le président du Sénat. Mesdames et messieurs, les sénatrices et sénateurs, madame la présidente, euh pas complètement certain d'avoir bien saisi votre question, j'en ai bien néanmoins compris le timbre et la tonalité. 2 minutes, plus de 2 minutes, pas une seule condamnation de la violence. 2 minutes, pas une seule condamnation de la violence. 1000 policiers blessés, moins de 300 enseignants. Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseur ? Où est la gauche ? même pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe.
Mais je vais venir au fond dans un instant le fond que vous n'avez même pas d'ailleurs ouvert dans votre question. pas une seule proposition parce qu'au fond personne n'est dupe au bout de 3 semaines. On voit bien aussi une classe politique qui est en train de courir après le mouvement pour essayer de le récupérer à des fins électorales.
C'est le moment de la grande clarification, madame la présidente. Oui. Oui. Ce mouvement au début a été instrumentalisé par vos alliés de la France insoumise dans le Val de Marne. Oui, je comprends que ça vous gêne. Est-ce que dans un deuxième temps, ce mouvement s'est généralisé ? La réponse est oui et sans la France insoumise ? La vérité, toute la vérité. 3è temps, est-ce que des violences urbaines inacceptables se sont installées et infiltrées dans le mouvement ? La réponse est oui. Est-ce que c'est à ce point difficile que de le condamner et de le reconnaître ? Et dernier point, aujourd'hui en ce moment même nous avons 200 lycées en France seulement si j'ose dire mais c'est déjà trop lycées dans lequel la situation est en train de s'enquister avec une
violence inédite. Est-ce que ça ça correspond au droit de manifester, au droit de grève et à toutes les expressions que la démocratie sociale autorise par notre Constitution ? La réponse est non. Lorsque les organisations syndicales étudiantes ou lycéennes déposent auprès des préfectures, auprès du ministère de l'intérieur des demandes de manifestation, elles sont autorisé et pour quelle raison ? Parce que précisément elles sont sécurisées. Mais mesdames, messieurs les sénateurs, ne jouez pas double jeu. Vous jouez double jeu avec vos aïers de la France insoumis sur ce sujet depuis le début. Vous soufflez sur les braises et ensuite vous faites semblant de condamner la violence et même là vous avez oublié de le faire. Cette hypocrisie fait du mal. Elle fait
du mal à la France. Elle fait du mal au service public de l'éducation nationale. Et pardonnez-moi puisqu'on va quand même parler du fond puisque personne n'en a parlé dans votre question. Pardon monsieur le président Caner, vous avez fait une réponse une question très très large et très politique. C'est votre droit. Et désormais c'est la deuxième question très large et très politique. Vous avez une plateforme en ligne qui permet de donner la parole au lycéen et au lycéens. Elle a été accueillie avec beaucoup de mépris. 100000 contributions. Monsieur Gontard, je pense que 100000 lycéennes et lycéens méritent notre respect. Ils ont pris le temps de déposer justement des contributions. Qu'est-ce que nous apprennent justement la plateforme ? Parce qu'un peu de transparence, je
pense pourra peut-être aussi montrer que la classe politique parfois met des mots dans la presse qui ne correspondent pas à ce que la jeunesse vient nous dire par ailleurs. Souffrant d'humidité, 79,9 % des remontées de cette plateforme concernent l'organisation du temps scolaire et des emplois du temps avec une différence en fonction des lycées qui est absolument incroyable. Je suis en train de vous dire que la situation est différente d'un lycée à l'autre. Ça ne semble pas vous intéresser. Revenons de la politique politicienne. Vous aurez bientôt des campagnes pour le faire, ne vous inquiétez pas. Oui, je la regarde en face justement, c'est ce que je suis en train de vous dire. Deuxième des choses, 51,5
% des remontés concernent les problèmes bâtimentaires. Mais vous représentez les collectivités locales. Vous n'allez pas quand même jeter l'eau probe sur les élus régionaux. Madame la présidente, vous êtes sénatrice.
Mélanie Vogel