Vincent Capo-Canellas : « Si on bloque les prix à la pompe, on va le payer sur nos impôts demain »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes sénateur centriste de Seine-Saint-Denis, membre de la Commission des finances du Sénat. On commence par la guerre au Moyen-Orient et forcément cette dramatique nouvelle. On a appris la mort d'un premier soldat français dans ce conflit lors d'une frappe au Kurdistan irakien, l'adjudant-chef Arnaud Fréon du 7e bataillon de chasseurs alpins de Vars.
Quelle est votre réaction D'abord je veux m'incliner devant la mémoire de l'adjudant-chef Fréon, avoir une pensée pour ses proches, pour ses camarades de combat aussi et en particulier ceux qui sont blessés. La France comme beaucoup de nations, va payer un tribut pendant cette guerre qui est une guerre qui menace l'ensemble de la région mais qui également peut impacter beaucoup de pays et c'est une une guerre à répercussions mondiales donc évidemment penser pour les troupes les proches et puis je crois qu'il faut attirer les enseignements de ce de ce bombardement par drone semble-t il est analysé des choses et je crois que le chef de l'état et le gouvernement vont nous donner des éléments particuliers là dessus de compréhension voir quelles leçons on doit en tirer en tout cas une milice irakienne pro-iranienne a estimé, a en tout cas affirmé, a ciblé les intérêts français dans la région. Est-ce que la France doit s'impliquer davantage dans cette guerre au Moyen-Orient ?
Il faut rappeler que nos forces qui sont en Irak sont là pour lutter contre le terrorisme et que c'est dans le cas d'une coalition. La France n'est pas aujourd'hui partie au conflit contre l'Iran, mais on voyait que l'Iran essaye d'embraser le monde. Simplement, il le fait en attaquant tous les pays et toutes les forces armées et toutes les bases militaires qui sont proches.
Il le fait aussi en essayant de manipuler les cours du métrole en affectant les installations pétrolières du secteur. Voilà, il y a une situation militaire qui est très évolutive. Je crois qu'il faut en tirer toutes les leçons posément.
Regardez quelle est l'analyse que nous en faisons. En fait, est-ce qu'il y a une réponse à conduire ? A quel moment ?
Aujourd'hui, nous ne sommes pas belligérants. Nous sommes là dans une logique de protection, de protection de nos intérêts, donc aux patriotes et des pays avec lesquels nous avons des accords militaires. Mais évidemment, il y a un engrenage dans lequel nous pousse l'Iran.
Je crois que la France doit prendre la mesure de cet engrenage. Évidemment, nous pensons aujourd'hui à nos militaires, à ceux qui sont engagés, à ceux qui assurent notre protection, la protection de nos intérêts. Et voilà, je crois que l'exécutif doit regarder la situation.
Il y a eu mercredi...
Donc la question d'une éventuelle riposte doit se poser ? Bien évidemment. Dans ces cas-là, il faut regarder la situation clairement, et s'interroger sur quel est le niveau de riposte.
Il y a plusieurs types de riposte qu'on peut mener là-dessus, mais je crois que c'est l'analyse militaire qui doit d'abord primés. Est-ce que vous craignez dans ce conflit au Moyen-Orient qui a été lancé par les Américains, les Israéliens, finalement une guerre qui s'enlise, une guerre sans fin ? On voit bien que le Président Trump lorsqu'il engagait ce conflit, pensait sans doute que ça irait assez vite et qu'il y aurait un les fondements du régime.
Ce n'est pas le cas aujourd'hui. On voit que les Iraniens s'étaient préparés et qu'ils essayent effectivement de faire une déflagration plus que régionale pour conduire les États-Unis à lâcher, ou à se déclarer vainqueur un peu vite comme parfois le fait M. Trump, c'est ça l'idée donc tout le monde joue avec le temps évidemment on pense aussi au peuple iranien qui lutte aussi pour la démocratie, pour pour pouvoir se faire entendre et pouvoir s'exprimer un jour par la voix des urnes.
Mais on pense à eux parce qu'ils souffrent aussi, à tous les pays de la région aussi, et à un certain nombre de pays, je pense notamment au Liban, mais pas seulement, qui doivent avoir la solidarité. Finalement, la logique des Iraniens, c'est de tenir suffisamment de temps pour que les États Et les États-Unis finissent par se dire qu'il ne faut pas rester. On a l'impression que là encore, les Européens sont spectateurs de cette stratégie militaire de Donald Trump.
Alors la France et les Européens n'étaient pas favorables à une intervention à ce stade-là et de cette manière-là. C'est une décision unilatérale des Etats-Unis et d'Israël, donc nous avons une position dans la région qui est traditionnellement plus équilibrée. Il y avait un sujet quand même avec le risque nucléaire que représentait l'Iran.
Les États-Unis ont choisi de frapper. Le président de la République, les affaires étrangères et le chef du gouvernement ont annoncé une position défensive mais en même temps de présence et de défense de nos intérêts évidemment ça évolue au jour le jour on voit bien quand il s'agit malheureusement des événements militaires de cette nuit de ce drame avec la mort d'un de nos soldats, eh bien on voit bien aussi que sur le plan économique, avec le cours du pétrole, il y a beaucoup de variations. C'est une situation qui peut déraper encore plus à tout moment.
Voilà, donc il faudra ajuster notre position, il y aura à un moment donné une phase parlementaire, le Premier ministre a commencé à recevoir les prisons de groupe mercredi. Je pense que tout ça mérite une évaluation au quotidien. Le chef de l'État a pris une attitude responsable qu'il faut saluer, mais bien évidemment les Français sont très concernés par tout ce qui se passe et en mesure les répercussions.
Et oui des Français qui sont touchés notamment par la hausse du prix à la pompe, du prix de l'essence. Et justement on va en parler avec vous, Johan Deleira, puisqu'on a constaté depuis le début de cette guerre une flambée des prix à la pompe. Et on va essayer de comprendre comment se décompose le prix d'un litre de carburant en France.
Exactement, et pour comprendre on va prendre l'exemple du sans-plomb 98. Selon les données du gouvernement en moyenne en France, le litre coûtait hier 1 ,96€ à la pompe, un prix qui dépend de trois facteurs. Premier facteur, le coût des matières premières et du raffinage.
Ça représente 30 % du prix total, soit 59 centimes. matière première, c 'est évidemment le pétrole brut. Le raffinage, c'est le traitement visant à transformer met ce pétrole en carburant utilisable dans les moteurs de nos véhicules.
Le deuxième facteur, c'est le stockage, le transport et la distribution de ces carburants dans les stations-services. Ça représente 15 à 20 % du prix total. On va arrondir à 30 centimes.
Et puis, troisième et dernier facteur, les taxes. Elles pèsent énormément, 50 à 55 % du prix total. Ça fait donc 1 ,07 euro le litre, plus de la moitié du prix.
Alors comment expliquer cette flambée des prix à la pompe ? D'abord, ça dépend essentiellement des deux premiers facteurs que je viens de vous présenter. Sur le coût de la matière première d'abord pour déterminer le prix du pétrole brut, on utilise comme référence le baril de Brent.
C'est le nom d'un gisement de pétrole en mer du Nord. Il sert de référence mondiale. Sa valeur est très sensible aux crises.
Elle a fortement augmenté avec la guerre au Moyen-Orient. Le 26 février, le baril de Bren se vendait 71 dollars. Et aujourd'hui, on flirte avec les 100 dollars.
Et ça, ça a une vraie conséquence pour l'économiste Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières. Il dit qu'à chaque fois que le baril augmente d'un dollar, c'est un centime le litre supplémentaire à la pompe. Et puis, deuxième facteur, ce carburant, il faut bien le transporter pour l'amener dans les stations-services.
Et pour cela, les distributeurs utilisent du carburant qui est donc plus cher qu'il répercute ensuite sur les prix à la pompe. Des distributeurs de carburants qui sont dans le viseur du gouvernement. Effectivement, ils étaient convoqués hier à Bercy.
Certains sont accusés de profiter de la guerre au Moyen-Orient pour augmenter leur prix de façon abusive. Et ça, ça ne passe pas pour Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement. Les augmentations qu'on a constatées en début de crise doivent aujourd'hui être atténuées par l'évolution du cours.
Dit autrement, les baisses doivent être répercuter aussi vite que les hausses. Depuis le début de la semaine, le gouvernement a contrôlé les prix dans plus de 600 stations-service. 5 % ont fait l'objet de sanctions.
Alors oui, les marges sont excessives dans certaines stations, mais c C'est loin d'être la norme. Deux tiers des ventes de carburant sont réalisées par la grande distribution qui vend quasiment à prix coûtant. En moyenne, la marge des distributeurs se situe à 1 à 2 centimes le litre.
L'État a-t-il quand même des solutions pour agir sur le prix ? Oui, et pour cela, il faut se tourner vers le troisième facteur. Les taxes, je vous l'ai dit, elles représentent 55 % du prix de l'essence.
Il y a d'abord la TVA, elle s'élève à 20%. Si on reprend donc notre exemple du samplon 98 à 1 Le litre, ça fait 39 centimes de TVA. À cela, il faut ajouter une autre taxe, l'axi sur les produits énergétiques, environ 35 % du coût total.
Ça fait 68 centimes. Alors pour alléger les prix à la pompe, le Rassemblement national demande au gouvernement de baisser la TVA sur les carburants de 20 à 5 ,5%. Le problème c'est que c'est interdit par le droit européen.
L'ERN propose alors une autre solution, baisser l'axi sur les produits énergétiques, cette fois le gouvernement a les moyens légaux de le faire mais il ne veut pas car baisser les deux taxes ça serait un gros manque à gagner pour l'état, un manque à gagner beaucoup trop lourd, 17 milliards d'euros selon lui, l'exécutif qui ne peut pas vraiment se passer de cette somme dans le contexte d'économie budgétaire ce qui lui laisse donc une marge de manœuvre très limitée, une question pour vous monsieur le sénateur, le gouvernement qui ne veut pas baisser les taxes est-ce qu'il faudrait donc pas il n'y a pas de volonté de produire plus, il n'y a pas d'intérêt finalement alimenter le marché et ensuite les solutions qui peuvent être présentées présentent deux difficultés. On a un problème budgétaire c'est-à-dire C'est-à-dire que si on se met à baisser les taxes avec des marchés qui sont très volatiles, on risque, et ça a été le cas dans le passé, de boire un bouillon financier et de se retrouver avec beaucoup moins de recettes et durablement et de creuser nos déficits. Faire attention parce que le risque, c'est qu'on paye demain plus cher en impôts qu'on aura payé en prix de l'essence aujourd'hui.
Donc il y a un premier obstacle qui est financier qu'il faut bien regardé. Ensuite, il y a un sujet parlementaire quand même parce qu'il faudrait, selon ce qu'on fait, outiller des mesures et à l'Assemblée nationale, ça me paraîtra particulièrement difficile à faire aujourd'hui. Donc le gouvernement est parti plutôt sur une logique d'auto-régulation du marché avec d'un côté, un plafonnement volontaire.
Il faut regarder comment ça marche. Les grands centres de distribution et grandes centrales ont annoncé des baisses de 30 centimes. Il faut qu'on les regarde et qu'on les constate.
Ça, c'est un point. Ensuite, il y a une volonté de débloquer des stocks stratégiques et donc, en gros, d'alimenter le marché avec des prix qui soient de plus bas niveau. Et donc, il faut qu'on regarde comment tout ça évolue.
Mais c'est vrai qu'on le disait tout à l'heure, tout ça change au jour le jour et tous les matins on regarde les évolutions Total a annoncé par exemple des fermetures qui représentent 15 % de sa production semble-t-il dans la nuit ou hier soir voilà donc tout ça va évoluer mais moi je suis plutôt favorable à une autorégulation avec des prix consentis avec un plafond autant qu'on pourra le faire attention si on le fait par voile il faut faire confiance aux acteurs du marché pétrolier, dont certains sont accusés de spéculation. La première démarche, c'est de leur imposer des contrôles et de veiller à ce qu'il y ait une autodiscipline là-dessus. Après, s'il nous faut bosser les taxes, j'appelle à la très grande prudence.
Évidemment, on pense à tous ceux qui doivent prendre la voiture parfois en zone rurale aussi ou tous ceux qui sont au travail décalé et qui n'ont pas le choix. Mais attention parce qu'on va le payer très cher demain. Et l'expérience a été plusieurs dizaines de milliards dans le passé.
Souvenons-nous qu'en 73, 74, on a eu un doublement à l'époque des prix. Donc là, on est sur une hausse qui a été forte. On peut se laisser quelques jours encore pour regarder la situation.
Mais j'invite à la prudence parce que je voudrais pas qu'on paye demain plus cher encore si on déclenche trop de mesures budgétaires. Quand on voit que tout de suite, au lendemain du début de cette guerre au Moyen -Orient, on a vu les prix à la pompe augmenter. Il y a eu un effet vraiment très rapide alors qu'il y a des stocks de carburants moins chers, achetés moins chers sur le marché qui étaient présents.
Mais on a vu les prix tout de suite augmenter. Donc est-ce qu'il faut faire confiance au marché Ah c'est un marché mondial, c'est très volatil. On le voit tout particulièrement.
Il y a à peu près 20 % de production en moins en ce moment. Donc ça ne peut pas ne pas avoir d'effet sur les prix. Il faut contenir cette augmentation en tant qu'on pourra le faire.
Les centrales ont pris des engagements. Regardons comment elles les tiennent. Le gouvernement contrôle les distributeurs.
Mais est-ce que déjà, par commencer, il ne faudrait pas qu'il soit un peu moins gourmand, notamment sur les taxes, plus de la moitié du prix ? Est-ce que c'est acceptable – Écoutez, il y a un mystère parce qu'aujourd'hui tout le monde cherche qui est en train de spéculer. Je crois que le gouvernement a demandé de faire une transparence là-dessus et de regarder comment ça fonctionne.
Moi je ne souhaite pas que ce soit le consommateurs qui payent la facture pour les différentes chaînes de la production à la distribution, bien évidemment, il faut que tout le monde soit transparent là-dessus. Ça, ça me paraît le point le plus clair. Il y a une troisième voie aussi proposée par la gauche, c'est de donner des aides aux foyers les plus modestes.
Est-ce que ce serait aussi une bonne solution compte tenu aussi du contexte économique qui est compliqué ? On a une difficulté quand même de fond qu'il ne faut pas oublier, c'est-à-dire qu'on a 3 500 milliards de dettes, nous sommes regardés par les marchés financiers et si on en vient à prendre des mesures, il faut qu'elles soient très circonscrite. Parce que si on nous vaut une loi d'eau financière, on va le payer plus cher et très, très vite.
Voilà. Donc là-dessus, j'appelle vraiment à une infinie prudence. Mais est-ce que les Français peuvent comprendre que, quand même, avec cette hausse des prix, il y a Il y a une hausse mécanique des rentrées fiscales pour l'État.
Est-ce que les Français peuvent comprendre que l'État s'enrichisse sur cette guerre ? – Alors, l'État n'est pas riche. L'État est un pécunieux.
L'État est incapable d'assurer un certain nombre de besoins essentiels aujourd'hui, malheureusement. – Non mais il y aura des gains fiscaux avec cette guerre ? – Il n'y a pas de gains, on a que les déficits.
On a des déficits qui continuent à se creuser. Aujourd'hui, si l'État était riche, ça se saurait là-dessus. Attention, l'État de notre monde n'existe plus.
Nous n'en avons plus les moyens. Il faut trouver une bonne régulation du marché pour essayer d'obtenir que les prix restent tels qu'ils ont été annoncés, avec moins de 2 euros pour le sans-plomb. 2 ,09 euros a dit total pour le diesel. 'est déjà beaucoup.
Il y a des répercussions sur d'autres secteurs économiques. Il faut qu'on évalue tout ça Mais attention, je veux dire, si on donne aux Français des chèques, aujourd'hui, on va le payer très vite. Et pas seulement les générations futures.
Assez vite, nos finances vont devenir ingérables. Et on a vu les difficultés qu'on a eues à boucler les budget, aujourd'hui on ne sait plus faire un chèque. On va parler du rapatriement des Français bloqués au Moyen-Orient, en Asie et notamment du secteur aérien sur lequel vous travaillez au Sénat beaucoup, Vincent Capocanelas Et nous sommes en duplex avec Gérard Feldzer, ancien pilote de ligne, commandant de bord, instructeur spécialiste de ce secteur aérien, de ce secteur aéronautique et président d'Aviation Sans Frontières.
Bonjour Gérard Feldzer. Bonjour. On commence avec une question sur le rapatriement, on l'a vu de ces milliers de Français bloqués au Moyen-Orient à cause de cette guerre, des vols de rapatriement organisés par le gouvernement, mais aussi des vols commerciaux.
Comment on gère ce risque d'organiser ces vols alors qu'il y a des missiles qui pleuvent dans le ciel dans cette région ? Oui, d'abord il y a énormément de pays qu'on ne peut pas survoler pour des risques évidents de tirs de missiles, etc. De serait-ce que par erreur quelquefois, c'est déjà arrivé qu'un avion se fasse shooter alors que ce n'était pas prévu parce que ça demande quand même beaucoup de compétences et puis il ya une dissimulation de multiplication des missiles et des possibilités de missiles moi-même dans le temps quand j'ai fait quelques beyrouth par exemple On a vu que l'atmosphère est très tendue, donc on fait appel à volontariat pour les pilotes et on a une préparation des vols extrêmement pointue pour une sécurité accrue.
La principale préoccupation, c'est l'assurer la sécurité. On dépose avant le vol, à la préparation des vols, un plan de vol qui est à la connaissance de tous les aviations civiles des pays survolés. Et là, vous avez l'autorisation ou pas de mettre en route et de partir.
Et puis, vous devez être en contact permanent avec le PC opérationnel pour savoir si vous pouvez vous poser dans de bonnes conditions. Et si vous prenez la décision, le commandant de bord peut toujours prendre la décision de faire demi-tour, ça s'est déjà vu, ou de choisir un autre terrain de destination. Alors des syndicats de pilotes, notamment Air France, demandent la suspension des vols de rapatriement de leur compagnie pour ces raisons de sécurité.
Vous comprenez cette demande ? Oui, enfin on pourrait en discuter, mais les pilotes d'Air France, en l'occurrence, ce ne sont pas des guerriers, ce ne sont pas des militaires. Donc il faut pouvoir trouver des volontaires pour le faire, si c'était autorisé encore une fois il faut assurer la sécurité des passagers il ne faut pas les embarquer dans des problèmes à risque aujourd'hui donc c'est assez délicat il faut prévoir également du kérosène supplémentaire au cas où on serait détourné au cas où on aurait à attendre un créneau tout ça c'est complexe parce que les tous les plannings des pilotes sont chamboulés.
Il faut trouver des volontariats, des disponibilités, des gens qualifiés sur la machine et puis il y a les temps de vol qui sont limités par la réglementation. On ne peut pas faire d'aller-retour, par exemple, parce qu'on dépasse 9, 10 heures ou 12 heures de vol. Donc tout ça, c'est assez compliqué.
Il faut gérer en temps réel. C'est une grande responsabilité et une grande réactivité qui est demandée au personnel. – Vincent Capocanella, sur ces vols de rapatriement des Français, notamment organisés par le gouvernement mais aussi par les compagnies, c'est bien géré ce rapatriement depuis une dizaine de jours ? – Tout ça est géré par une cellule de crise qui réunit les différents ministères, la direction générale de l'aviation civile notamment, les compagnies en particulier Air France et il y a une préoccupation de sécurité.
C'est d'ailleurs la préoccupation majeure, la sécurité des vols, la sécurité des passagers, des personnels, c'est la préoccupation majeure de tout le secteur du transport aérien bien évidemment. Et dans ce contexte-là, les vols aujourd'hui sont par principe interdits dans les pays qui sont touchés par le conflit et il y a des autorisations qui sont données, qui sont données au Caparca, Gérard Felser le disait à l'instant, parfois on peut autoriser un vol et puis au vu de la situation, demander au vol de se détourner voire de revenir. Donc voilà, tout ça est géré sur la base du volontariat et donc il y a un principe d d'analyse des risques, de décision collective par l'autorité qui est l'État en lien avec les compagnies.
Là-dessus je salue les personnels qui sur la base du volontariat choisissent d'opérer ces vols. Voilà, on a le devoir de solidarité vis-à-vis de nos compatriotes qui sont dans la région et d'essayer de les ramener en France. On voit aussi des compagnies locales qui reprennent à leur rythme aussi et des aéroports qui qui réouvre des lignes, donc tout ceci va se faire progressivement, mais c'est très encadré, et je veux dire qu'à la Direction Générale d'Avasion Civile, au Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères, tout ceci est regardé de très près, bien on parlait du prix du carburant tout à l'heure les compagnies Air France et KLM ont annoncé qu'elles allaient augmenter le prix de leur billet d'avion pour les vols long courrier à cause de la hausse du prix du kérosène à cette guerre au moyen-orient ça pourrait diminuer le trafic aérien oui il ya une facture au bout du compte pour les compagnies aériennes le coût du carburant c'est à peu près 30 à 50 % du prix du billet ça dépend si ce sont des compagnies low cost ou des compagnies régulières ou du moyen ou du long courrier donc c'est la facture risque d'être assez lourde pour les compagnies et c'était à elle seule et notamment air france de le supporter donc sa tombe assez mal alors que le transport aérien dans son ensemble avant la guerre était plutôt en tendance vers l'équilibre, sinon les bénéfices. – Vincent Capocanelas, le secteur aérien va être impacté par ce conflit au Moyen-Orient, d'autant que cette zone, notamment les Émirats, forment un hub de transit crucial dans le transport aérien international.
Alors il y a un effet double aujourd'hui, c'est-à-dire moins de vols, un certain nombre de hubs dans cette région du Moyen-Orient qui sont très affectés par les fermetures d'aéroports ou des réductions de vol et puis on a cet effet sur le kérosène alors sachant que le kérosène lui il a doublé parce que c'est particulier au niveau du pétrole ya un système de raffinage particulier pour le kérosène qui a des caractéristiques propres donc ça ne peut pas ne pas avoir d'effet sur le prix j'ai rafael zer qui connaît très bien ce secteur là le rappelait à l'instant c'est au moins 30 % du prix du billet donc les compagnies doivent s 'alliguer c'est un secteur qui est à faible marge donc ça va affecter l 'économie générale mais il faut avoir en tête que le pétrole est aussi dans beaucoup de composants de notre quotidien, y compris dans ce que nous achetons et parfois dans des choses que nous n'avons pas à l'esprit. Et donc ça va affecter l l'économie. Donc ce conflit aura des répercussions globales sur le transport.
On parlait ce matin aussi, j'écoutais la radio du secteur maritime aussi, le transport maritime. Voilà, donc ça va affecter l'économie générale. Et je veux saluer moi la résilience de tous les personnels qui sont dans les aéroports dans les compagnies dans les services de l'état avec qui gère cette crise du mieux possible mais le secteur va devoir s'adapter à une nouvelle donne et finalement on vit un changement de monde, on le vit brutalement, on voit le retour des impérialismes et on voit un désordre économique mondial.
Merci beaucoup Jacques-Raphaël Zerd d'être intervenu dans notre émission, je rappelle que vous êtes président d'Aviation sans frontières, Vincent Capocanales, on finit par un mot sur les élections municipales, on est à deux jours du premier tour, qu'est-ce que vous retenez de cette campagne de premier tour ? Peut-être une forme de tension, de violence dans la campagne, notamment dans certaines villes ? Ce sont des campagnes locales et on revient sur des sujets qui sont d'intérêt local, les services publics, la sécurité, le vivre ensemble, des projets de territoire et c'est le cœur battant de la démocratie et c'est l'endroit, la commune où on mène des projets concrets pour les gens quand on parle de médiathèque, quand on parle de crèche, quand on parle d'équipement public, de voirie.
Voilà ça parle à nos concitoyens. Moi ce que je souhaite c'est que tout le monde puisse s exprimer et j'ai une pensée pour les candidats, pour les élus locaux aussi qui sont sur le front du quotidien dans ce monde si compliqué. Alors malheureusement il y a des déliris dans les campagnes et il faut évidemment les les dénoncer, il y a un changement un peu de paradigme comme on dit aujourd'hui.
À savoir qu'avec les réseaux sociaux il y a une forme parfois de libération de pulsion. Ce qui était avant dans le café du commerce, on le retrouve sur des réseaux sociaux. Ça, c'est particulièrement condamnable.
Et pour autant, on a aussi des gens qui donnent de leur temps, qui se dévouent. Moi, je crois qu'il faut voter pour les candidats qui sont sur le terrain, qui pensent à la ville, qui pensent à à l'intérêt de la ville, à l'intérêt général. Et on a vraiment besoin aujourd'hui, dans un monde si bouleversé, d'avoir des acteurs locaux qui soient irresponsables, dont la parole compte et est crédible. et c'est pour cela qu'il faut voter.
Un mot sur l'enjeu pour votre camp, le bloc central finalement il a quand même quelques villes à perdre avec des villes qui sont quand même dirigées par le bloc centrale, notamment pour le parti d'Edouard Philippe, mais également pour le parti UDI, votre parti. Vous craignez des pertes de villes ? On a beaucoup de locaux qui sont sur le terrain, qui ont chevillé au corps, le service de la population et je pense que leur travail va être reconnu et c'est une phase importante.
On avait eu plutôt un bon cru la dernière fois donc on a cœur de défendre le travail qui a été mené. Moi j'ai confiance, ma préoccupation est plutôt sur le système d'alliance après au deuxième tour. Il faudra aussi être responsable dans certaines grandes villes pour que que chacun crée les conditions du succès.
Et c'est ça qui va être déterminant, parce qu'après, il y aura d'autres échéances derrière. Mais cette échéance municipale, elle mérite qu'on soit tous unis. Et les extrêmes doivent être combattues.
Elle est fine d'un côté le RN de l'autre. Et cette soirée du premier tour d'élection municipale sera à suivre sur notre antenne, sur le canal 8 de la TNT pour une soirée spéciale dimanche à partir de 19h30 et puis lundi matin avec une maltinale spéciale et Auriane Mancini et tous nos partenaires de la presse locale pour analyser ces résultats. Merci beaucoup, Vincent Capocanelas, d'avoir été notre invité.
Vincent Capo-canellas