Céline Imart : "On ne peut pas déposséder un peuple de son identité !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la citation de Gustave Thibon vous évoque ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous raconter votre parcours atypique ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Ce retour à la terre vous sert-il aujourd'hui en politique ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Faut-il plus de politiques ayant un métier à côté de leur mandat ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Comment l'Europe peut-elle améliorer la vie des ruraux ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'il est encore possible de réformer l'UE de l'intérieur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Céline ImartFait
« on ne peut pas déposséder un peuple de son appartenance nationale de son identité et de sa capacité souveraine à décider de son destin »
- 16:00Céline ImartChiffre
« il faut absolument faire baisser le poids normatif législatif règlementaire de l'Union européenne »
- 19:00Céline ImartPromesse
« je pense qu'il est possible de réformer l'Union européenne de l'intérieur »
- 39:00Céline ImartFait
« aujourd'hui on a un entrisme au niveau des institutions et des administrations et des politiques on a des lobbyings extrêmement agressifs de différents corps associatifs »
- 44:00Céline ImartFait
« il est inadmissible d'avoir cet entrisme et des ONG qui captent de l'argent public qui sont liés à des entités islamistes à des entités terroristes »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
on ne peut pas déposséder un peuple de son appartenance nationale de son identité et de sa capacité souveraine à décider de son destin je pense qu'il est possible de réformer l'Union européenne de l'Intérieur l'Europe va être obligée de [Musique] choisir célinear bonjour bonjour Julien Gérard vous êtes député européenne au sein des républicains une personnalité montante au sein du parti mais vous êtes également agricultrice on va en parler durant tout cet entretien merci d'avoir accepté notre invitation pour un entretien fauteuil vous connaissez la tradition de l'émission nous allons commencer par une citation cette fois-ci de Gustave thbon philosophe français qui a beaucoup écrit sur la ruralité la citation est extraite de son ouvrage l'équilibre et l'harmonie de 1976 je cite l'homme sans racine est comme une plante arrache il ne peut plus fleurir ni fructifier qu'est-ce que ça vous évoque ah c'est simplement du bon sens érigé au rang de philosophie pour le coup on a toujours cette image et vous savez le l'arbre et l'arbre de vie est un symbole qui a transcendé beaucoup de religions beaucoup de cultures dans notre civilisation judéo-chrétienne cette image de l'arbre qui a besoin des racines pour porter du fruit c'est une image qui fait sens non seulement au en tant que bon sens paysan mais aussi dans notre civilisation c'est l'image même de ce qu'on doit finalement à la civilisation des lumières où on exprime cette nécessité de l'enracinement pour pouvoir porter du fruit et c'est comme ça qu'on a aussi tous les grands philosophes qui ont fait notre marque française au sein de la civilisation je pense à Voltaire à didro à rousseo à montesquieux et on a tous chez eux cette image et cette nécessité de l'enracinement pour porter finalement la lumière au monde donc finalement cette citation elle est très philosophique mais elle est aussi très ancré dans le bon sens qui est aujourd'hui ce qui manque cruellement à l'action publique en France célineimar vous avez avz un parcours assez atypique diplômé de grandes écoles vous avez décidé de reprendre l'exploitation familiale pour ensuite débuter une carrière politique donc chez les républicains comme je l'ai mentionné précédemment est-ce que vous pouvez nous raconter votre parcours parce que c'est pas commun de voir une femme politique qui est en même temps agricultrice qui sort de grandes écoles est-ce que vous pouvez nous raconter euh moi j'ai débuté en fait mes premières passions c'était la littérature quand j'étais petite je rêvais d'être professeur de de français ou de lettres ou de littérature et j'ai démarré après un bac littéraire par une prépa littéraire et puis il y avait quelque chose qui me manquait beaucoup dans dans ce côté très littéraire c'était finalement d'avoir une action plus en face avec le terrain avec la société et à cette époque- làà j'ai j'ai ensuite rêvé d'être diplomate je voulais servir les intérêts de la France à l'étranger l'influence française et c'est pour ça que j'ai décidé de partir en droit j'ai une licence en droit et de préparer les concours de sciences pot pour passer Lena et lequ d'orset puisque que je voulais vraiment rentrer dans la carrière diplomatique et c'est vrai que quand je suis arrivée à sciencep j'ai un petit peu déchanté dans le sens où cette machine de préparation à concours avec certaines idéologie qui déjà régnaaient rue Saint- guuillaume à l'époque ne m'a pas vraiment convenu et j'ai décidé de de bifurquer une deuxième fois dans mes aspirations vers le monde de l'entreprise où j'avais vraiment cette envie- làà d'être au prise vraiment avec le terrain et donc c'est là que après mon mon diplôme à Sciences Po j'ai bifurqué sur un Master àess et j'ai démarré ma carrière au Chili comme responsable financière des filiales de Boloré donc à l'époque il faisait du du transport c'est devenu ensuite Boloré logistique qui a été racheté maintenant par la CM CGM et ensuite j'ai poursuivi donc j'ai cette carrière dans la finance et dans l'entreprise au sein d' d'un groupe qui s'appelle Price Waterhouse Coopers un cabinet de de conseil et puis mon mon père a pris sa retraite euh et il a annoncé qu'il prenait sa retraite et j'ai j'ai décidé de de passer mon diplôme agricole ma première intention c'était de passer mon diplôme pour pouvoir m'installer en tant qu'agricultrice d'avoir le statut d'agricultrice puisqu'en France on a besoin d'un diplôme pour pouvoir être agriculteur mais je souhaitais faire travailler les terres par une entreprise ou par un fermier et en en passant ce diplôme et en m'intéressant de près finalement à aux enjeux agronomiques gestion machinisme et autres je me suis entre guillemets prise au jeu et j'ai décidé de m'installer de travailler les terres moi-même donc j'ai j'ai démissionné de Price water Coopers et je me suis installée il y a maintenant 15 ans sur la ferme familiale c'est c'était la ferme donc qui était à la à la génération d'avant mais c'est aussi une ferme qui était quatre générations encore avant dans la famille je suis la la 6e génération aujourd'hui chez moi être agricultrice dans dans cette ferme et c'est quelque chose dont don dont je suis fière justement on parlait d'enracinement en préambule de cet entretien et c'est c'est vraiment une une notion qui fait sens pour moi et j'ai j'ai choisi ce ce métier là qui fait sens pour moi [Musique] [Musique] oui est-ce que le fait d'avoir été à sciencep et donc d'avoir vu on pourrait dire le lieu d'incubation des élites en France ça vous a permis de mieux comprendre le la déconnexion qui peut y avoir parfois entre les élites et la population française ce qui m'a surpris à sciencep il y a une qualité certaine dans les enseignements dans dans beaucoup de choses mais c'était cette comment dire cette sorte de machine à créer des machines qui vont penser un sujet en deux parties et deux sous-parties ça c'est quelque chose qui m'a beaucoup marqué cette capacité qu'on cultive à surfer de matière en matière et à finalement pouvoir réfléchir sur tout et produire de la réflexion sur T les sujets en en avec un format très formaté alors je sais que ça peut paraître redondant mais je m'attendais à avoir une véritable culture de de l'intérêt général de de de l'intérêt de la France c'était c'est pour ça que sciencep avait été créé à l'époque des institutions comme Lena aussi on essayait vraiment de préparer certaines personnes à servir leur pays et à servir l'intérêt général et m'a surpris a été finalement de de de retrouver ces objectifs dilués dans une sorte de machine à préparer des concours et ça m'a beaucoup interrogé à l'époque ouais et c'est c'est ce qui fait en partie en grande partie que je me suis détournée de de de cette voie- làà pour partir sur sur l'entreprise est-ce que ce retour à la terre que vous avez opéré par le biais donc de l'exploitation agricole ça vous sert aujourd'hui dans votre carrière politique est-ce que vous avez appris des choses sur le terrain qui qui vous servent en tant que femme politique au Parlement européen ou pas du tout ces deux univers totalement opposés alors ce sont deux univers qui sont trop opposés et trop imperméables mais moi je pense qu'aujourd'hui euh alors quand je me suis présenté aux élections européennes on a dit oui c'est une agricultrice vendue à l'agrobusiness elle vient de l'entreprise moi je pense que tous les politiques aujourd'hui en France devrai savoir lire un bilan et un compte de résultats on n serait certainement pas là dans l'état catastrophique de nos finances publiques s'il y avait un minimum de personnes dans les administrations et dans euh les les pouvoirs publics de manière générale qui était passé par la case de l'entreprise aujourd'hui on a ce manque de bon sens ce manque de référence et ce manque de lien et de connexion entre la norme telle qu'elle est aujourd'hui rédigée par les administrations et telle qu'elle est aujourd'hui prise en compte dans dans le pouvoir législatif dans la vraiment des parlementaires et du gouvernement et et on a trop de distance entre la législation entre la manière dont elle est rédigée et décliné ensuite au niveau de l'administration par les décrets les arrêtés tout ce qu'on appelle le droit mou et final la manière dont elle est appliquée et dont elle est applicable sur le terrain et cette distance là moi je l'ai vécu dans le monde de l'entreprise je l'ai encore plus vécu au niveau d'une exploitation agricole on a cette sorte d'adage et dig en règle qui est l'Enfer et pavé de bonnes intentions on a la règle qui essaie d'insuffir une volonté un esprit une une une orientation générale mais ensuite de la manière dont elle est décliné par les administrations puis par les régions puis par les différents comités locaux si je prends l'exemple de l'eau les agences de l'eau les les comités de bassin et cetera on arrive à se retrouver sur le terrain avec finalement une norme qui n'est pas adapté aux réalités du terrain et c'est pour ça aujourd'hui qu'on a ce fossé qui se creuse entre les gens du terrain les gens de la France périphérique qui a si bien décrit Christophe Guilly entre ces gens de la ruralité entre et finalement ce qu'on appelle les élites ce qui prend la décision et dans un certain entre soi qui n'est pas connecté et vraiment ça c'est quelque chose qu'on voit que j'ai vu V que j'ai expérimenté et c'est de là aussi donner ma volonté de m'engager en politique et c'est pour ça que j'ai dit oui quand on m'a demandé d'y aller parce que moi un de mes combats très personnels c'est d'essayer de reconnecter ces deux mondesl est-ce qu'il faut est-ce que vous pensez qu'il il faudrait aujourd'hui il y a beaucoup d'hommes ou de femmes politiques qui ne font que de la politique c'est leur carrière c'est leur métier on pourrait dire est-ce que vous pensez que ça serait nécessaire justement pour recréer cette connexion entre le peuple et les élites qui est plus élite qui est en parallèle des métiers que l'on pourrait considérer comme classiquees enfin qui sont représentatif de la société française qui sont issu de la société civile ensemble oui c'est vrai que dans l'idée c'est c'est ce serait vraiment quelque chose de positif parce que ça permettrait de reconnecter justement ce monde de la décision publique avec les gens de terrain après ça reste peu évident à mettre en pratique enfin moi là je je vais au Parlement européen je je reste agricultrice chez ma ferme donc je fais beaucoup d'aller-retour qui plus je ne suis pas parisienne donc il y a il y a il y a je suis une des seules aujourd'hui euh au milieu de tous ces parlementaires européens à avoir un autre métier on a pas mal de professions libérales des médecins des avocats donc arrivent à gérer plus ou moins le leur cabinet en activité libérale mais des parlementaires qui ont un métier à côté de leur mandat il y en a très très peu euh ils sont tous effectivement rentrés dans une carrière politique ce qui ce qui n'est pas quelque chose de mauvais ou de négatif en soi mais c'est vrai que on perd cette cette connexion après euh avoir mené les deux de front c'est extrêmement compliqué moi je me définis pas comme député je me définis comme agricultrice et j'exerce un mandat au service de de des Français qui m'ont élu c'est vraiment ça ma définition après ça implique énormément de de de de jonglage entre les deux euh et puis bah par exemple quand on a des chaînes d'info en continu qui m'appellent le vendredi qui me disent est-ce que vous voudriez bien faire un plateau pour réagir à ça à ça je citerai aucune chaîne ben je peux pas parce que je suis revenu en province j'ai mon métier j'ai ma ferme et c'est vrai que quelquefois j'ai une saine envie mais c'est pas une jalousie maladive mais une saine envie pour cette majorité de parlementairire ou de politiqu finalement qui n'ont que leur mandat à exercer à plein tempemps mais je pense qu'effectivement ce serait une bonne chose si on avait plus de gens qui vraiment exercent un métier à côté d'un d'un d'un mandat politique vous avez dit dans un portrait vouloir déffendre la France d'en bas comment l'Europe aujourd'hui elle peut améliorer la vie des des des ruraux des agriculteurs français parce que l'Union européenne est perçue par bon nombre de Français comme un monstre froid incompréhensible très peu de Français sont capables de citer par exemple les différentes institutions européennes et de savoir quelles sont concrètement leur rôle est-ce que vous croyez encore en la possibilité d'une Union européenne qui qui œuvre pour les citoyens européens et qui ne soit pas trop déconnecté de ces derniers c'est un vrai combat euh d'abord il y a il y a deux choses qu'elle doit prendre en compte en terme de paradigme et je pense que pour ce nouveau mandat ça bouge dans le bon sens c'est la production et c'est la simplification c'est-à-dire qu'au lieu de réglementer et de penser à réglementer avant d'inventer avant d'innover avant de produire il faut absolument faire baisser le poids normatif législatif règlementaire de l'Union européenne aujourd'hui l'Union européenne est une machine à produire de la norme moi je le vois aussi depuis que je suis élu euh il y a quelque chose qui est incroyable au niveau des institutions c'est que les parlementaires les députés européens n'ont pas la CAP capacité d'initiative législative c'estàdire que contrairement en France vous avez des sénateurs des députés qui peuvent proposer des propositions de loi qui peuvent donner un agenda proposer des choses des textes mais en fait les les députés européens ne le peuvent pas c'est la Commission qui n'est pas élu directement par le par par par le peuple ou par les peuples qui va pousser un agenda et pousser différents textes sur lequel les parlementaires vont pouvoir amander et ça c'est quand même vraiment un vrai problème pour moi aujourd'hui dans le fonctionnement de l'Union européenne parce que c'est très difficile dans ce cadre-là euh les les parlementaires étant quand même les représentants des citoyens et des électeurs de pousser en fait les les priorités euh des des électeurs mais la commission a entendu euh je pense que ce ce les manifestations agricoles l'an dernier qui sont arrivées à Bruxelles n'y sont pas pour rien euh elle a entendu le message il faut il faut beaucoup plus de simplification euh plus encourager la production et déréglementer et ça je crois que ça fait partie des pistes fondamentales pour rendre aujourd'hui l'Europe au service des citoyens et non pas l'inverse vous pensez alors qu'il est encore possible de réformer l'Union européenne de l'intérieur je pense qu'il est possible de réformer l'Union européenne de l'intérieur il sera nécessaire à un moment ou un autre de réouvrir les traités puis là on le voit parce que tout tout bouge très vite là sur ces derniers mois avec ce qui se passe notamment au niveau de la défense des frontières de l'OTAN de l'élection de Trump des rétorsions chinoises vous avez un échiquier géopolitique et géostratégique qui bouge avec une Europe telle qu'elle existe et telle qu'elle fonctionne aujourd'hui qui a beaucoup de mal à trouver sa place à penser stratégique à avoir sur sur l'Ukraine c'est c'est criant on on a financé leseffs de guerre en Ukraine on n'est pas à la table des négociations bon si on est pas à la table c'est nous qui nous faisons manger c'est nous qui sommes au menu voyez ça c'est c'est plus possible et donc là on voit que l'Europe va devoir trouver très très vite et sous la pression un mode de fonctionnement différent là ce qui se passe sur la défense on voit que il va y avoir des discussions approfondies entre la France entre le Royaume-Uni même s'il y a eu le brexit et on voit qu'on va peut-être pouvoir à l'intérieur du fonctionnement actuel bah plus pencher pour une Europe à la carte sur par exemple un regroupement de certains états-nationss qui partagent certaines préoccupations sur un sujet qui vont pouvoir s'allier pour trouver des solutions pousser un agenda et créer quelque chose qui fonctionne vraiment qui soit stratégique et qui soit efficace mais tel qu'elle quelle était aujourd'hui cette Europe là à 27 États-membres avec un financement euh très très circoncis et avec une gouvernance à bout de souffle à 27 États-membres on voit qu'elle est vraiment à la limite de la ligne d'échec vous avez décidé de rejoindre les républicains c'est un parti qui a longtemps gouverné en France alors il a eu d'autres noms il a eu d'autres formes il a partagé longtemps le pouvoir avec le le PS est-ce que vous comprenz ces Français qui historiquement étaient de droite et qui ont fini par se détourner des républicains parce qu'ils ont sont partis du principe qu' avait eu trop de trahison on pourrait dire et qui se sont tournés plutôt vers le rassemblement national de de Marine Le Pen ou bien reconquête d'Éric Zemour qu'est-ce que vous dites à ces à ces gens-là ceux qui sont déçus des républicains euh qu'est-ce que quel message vous voulez leur adresser ben non seulement je les comprends mais je pense qu'ils ont raison il y a eu des trahisonss il y a eu des choses qui n'ont pas été faites correctement quand notre famille politique était au pouvoir après bon là on nous fait quand même porter un héritage qui date d'il y a quelques années voire d' y a quelques dizaines d'années aujourd'hui au Républicain il y a beaucoup de choses qui se transforment c'est un parti qui a perdu de la vitesse que ce soit au niveau des dernières élections présidentielles ou d'autres mais qui reste très ancré dans le local au niveau des parlementaires des sénateurs des maires mais il y a aujourd'hui un changement de logiciel une volonté de renouvellement on peut pas éternellement moi par exemple quand je suis rentré en politique chez leslr il y a un an on m'a dit tu es complètement folle c'est un parti qui va faire moins de 5 % de toute façon tu seras pas élu euh enfin va plutôt dans d'autres parties qui en plus le vend en poupe mais moi ce que je pense vraiment c'est que ce ce parti a c'est profondément renouvelé renouvelle son questionnement la candidature de Bruno rettaillon en un exemple criant c'est quelqu'un qui a quelque chose à porter qu'il y a un message à porter qu'il a des actes à faire valoir bon là il a pas les toutes les marges de manœuvre qu'il devrait avoir dans un gouvernement qui serait vraiment à droite mais il il fait le travail avec beaucoup d'humilité il se met au service des Français il essaie de travailler non pas pour avoir un poste ou pour pour son ego mais il se met au service des Français pour dire on va essayer de donner un gouvernement stabilité à la France et il défend les valeurs et le programme qui est vraiment le nôtre qui est celui de la droite sur le plan économique sur le plan social sur le plan du contrôle migratoire sur le plan de la fermeté sur le régalien et ça c'est notre ADN et aujourd'hui moi si je me suis engagé chez LR c'est pas pour être comptable de politique qui ont eu lieu avec certaines méthodes avec certains voilà certaines choses qui pourrait être largement perfectible qui ont eu lieu il y a plusieurs années mais moi si je m'engage c'est vraiment pour redonner du souffle de la crédibilité et pour faire les choses autrement donc je comprends ceux qui sont partis je respecte ceux qui sont partis mais je pense qu'aujourd'hui ils sauront se reconnaître en une droite renouvelée réincarnée qui a vraiment des choses à porter pour l'intérêt du pays ainsi vous ne pensez pas que le rassemblement national ou reconquête peuvent apporter des solutions sur un certain nombre de sujets en France si selon vous il n'y a peut-être que les républicain qui a cette capacité euh de de gouverner de de régler un certain nombre de problématiques ou non parce que je on ne les a pas vu à l'œuvre mais aujourd'hui ils sont beaucoup beaucoup dans la critique et c'est vrai que il y a certaines propositions avec lesquelles on est en désaccord c'est le propre des partis c'est le propre du débat démocratique je pense en revanche que sur le régalien on partage certains constats et une certaine nécessité de fermeté sur les programmes économiques ou sur certaines choses notamment par exemple sur les retraites ou autres je pense qu'aujourd'hui on est un parti qui est quand même plus réaliste en tout cas ce qu'on peut proposer aux Français on leur vend pas du rêve on leur explique quand même qu'on a un vrai souci au niveau du temps de travail de la productivité dans notre pays et qu'à un moment il faut remettre la france au travail on n' pas un discours voilà inverse parce qu'on sait que c'est par là que on redressera le pays donc peut-être aussi que dans la dans dans ce dans cette participation de quelques personnalités LR au gouvernement c'est là qu'on voit aussi et je c'est c'est pas une critique envers les autres je dis simplement que nous on on a des personnalités qui se mettent au travail qui avancecent je pense par exemple à ni jeunevar à l'agriculture où elle a fait passer la ploa l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur il y a des choses qui arrivent sur la table où on avance à petit pas dans un contexte où on n pas des des coupd très franches au niveau gouvernemental mais on montre que on avance dans le bon sens donc il y a une certaine crédibilité en tout cas dans ce qu'on propose et dans la manière dont on veut avancer vous avez parlé de Bruno rotao un petit peu avant on le sait il va y avoir donc des des votes à l'intérieur du parti les républicains il y a Laurent vquier également qui souhaite être à la tête du parti et on sait très bien que quand on est à la tête du parti ça veut dire qu'ensuite théoriquement on est le candidat pour les prochaines élections présidentielles quelle est votre opinion sur on pourrait dire ces deux personnalités et surtout lequel soutenez-vous entre Laurent vquier et Bruno rotaillot de toute façon vous savez cette campagne interne elle va durer jusqu'à la mi- Maai puis ensuite tout le monde va se réunir et se MRE travail ensemble pour avancer vers les prochaines échéances moi ce que j'observe aujourd'hui c'est que il y a peu de différence sur le fond entre Laurent vquier et Bruno retaillot que ce soit sur les sujets régaliens dont je parlais sur les sujets migratoires sur les sujets du travail sur les sujets finalement d'identité aussi française sur les sujets agricoles sur plein d'autres la vraie différence entre les deux c'est certainement plus une question de tempérament de de de charisme chacun a un charisme différent et et peut-être aussi d'incarnation et moi c'est c'est je j'ai choisi de soutenir Bruno rettaillot parce que je pense que son incarnation son charisme les les valeurs qu'il incarne aujourd'hui le son vraiment représente une piste d'espoir et d'avancé concrète pour ce dont le pays a besoin après sur le fond il y a il y a peu de divergence entre les deux voir très peu donc je parle pas de guerre des chefs c'est une élection interne c'est quelque chose qui existe dans tous les parti c'est normal et l'essentiel c'est que à partir du 19 mai tout le monde se remettra au travail pour pousser le but c'est pas d'avoir une guerre des chefs et une guerre d'ego le ce qui mine la France et la politique en France et c'est pour ça que les Français n'ont plus confiance dans les partis n'ont plus confiance dans les politiques c'est justement qu'on perd beaucoup trop de temps et d'énergie dans les guerres d'ego et c'est c'est comme ça aussi qu'on a on s'est décédibiliser au niveau de l'électorat il faut faut arrêter avec les gardesego et et tout le monde doit se remettre au travail pour pousser dans le sens de l'intérêt des Français de l'intérêt général il y a que ça qui compte aujourd'hui oui c'est ce qui a en quelque sorte tu es le parti la suite de de la guerre des chefs parce que là on peut on peut on peut dire l'expression entre Nicolas Sarkozi François Fillon Alain jupet la primaire a été plus une source de division que de que d'unité est-ce que vous pensez que Bruno rotao est présidentiable qu'il a est-ce que vous pensez que Bruno rotillo c'est aujourd'hui le seul capable de gagner à droite et de devenir président de la République le seul non je ne sais pas mais en tout cas moi je le soutiens parce qu'il a cette droiture il a cette sincérité il a cette constance dans l'opinion et puis c'est quelqu'un qui a vraiment de la force dans les idées ce n'est pas quelqu'un qui est trempé à l'eau tiède oua c'est quelqu'un qui sait sur en quoi il croit qui n'a jamais dévié et en tout cas il propose un cap extrêmement clair il propose une piste extrêmement claire et ce qui est intéressant c'est qu'aujourd'hui on sent que l'opinion en France il y a des débats qu'on a aujourd'hui il y a des mots qu'on dit aujourd'hui qu'on aurait pas pu dire ou qu'on aurait pas pu avoir il y a peut-être 10 ou 15 ans et qu'on peut avoir aujourd'hui et je pense que la société et l'ensemble des Français sont prêts à entendre euh certaines choses que Bruno rettaillot incarne et porte et je pense que c'est quelqu'un aussi l'a prouvé à mentreprise qui s'est délégué qui s'est rassemblé et donc c'est je sais pas si ça peut être le seul mais en tout cas moi c'est celui que je choisis de suivre vers les les prochaines échéances j'aimerais maintenant que l'on revienne un peu sur vos sur vos combats politiques sur vos sujets j'en ai sélectionné plusieurs le 27 février 2025 le tribunal administrative de Toulouse a rendu une décision qui met un coup d'arrêt à la construction de l'autoroute à 69 qui devait relier Toulouse vous à castre sur 53 km dans une tribune au Figaro vous dénoncez une triple folie à la fois économique sociale et environnementale concrètement quelle est la situation autour de de cette autoroute c'est c'est terrible ce qui se passe c'est terrible parce que c'est symptomatique on a un projet moi j'entends parler de cette autoroute depuis que je suis né hein moi je suis entre Toulouse et castre donc vraiment cette autoroute j'en entend parler on est sur un territoire Sud Tarne qui est le deuxème basin d'emploi de ex midi pyrénée on a 85000 personnes il y a des entreprises qui sont implantées il y a y a il y a vraiment des gens qui vivent là qui ont besoin d'être désenclavés on est la seule agglomération de plus de 100000 habitants à pas avoir de TGV enfin on a rien aujourd'hui il y a un besoin de ce territoire il y a les entreprises qui le disent mais il y a aussi les habitants on parlait de un exemple quelqu'un qu'on a croisé pendant la manifestation qui nous disait qu'aujourd'hui sa fille était handicapée qu'elle devait être transportter régulièrement à l'hôpital de Purpan parce que à castre elle ne pouvait pas être soignée et que cette autoroute le fait de gagner du temps temp de trajet d'avoir un itinéraire sécurisé bah ça pouvait sauver la vie de sa fille on a des des cas de de de d'habitants tout le monde ve cette autoroute elle est soutenue à 80 % par la population et elle a été soutenue par tous les élus de toutes les collectivités depuis des dizaines d'années que ce soit des socialistes en allant sur vers la droite tout le monde la soutient on a quelque chose qui a été pensé sur le plan économique sur le plan social sur le plan environnemental autoroute décarboné favoris le fait de favoriser les mobilités douces de réduire la pollution en on a tout qui aligné tout et là qu'est-ce qu'on a on a les adistes qui reviennent de civin après être passé par Notre Dame des Landes et qui redéroulent leur mode opératoire toutes ces associations ces France Nature Environnement qui qui s'organisent qui font venir des gens qui montent dans les arbres qui sont même pas de la région qui sont même pas du territoire et qui commence à insuffler l'action violente qui font régner la terreur qui font régner la terreur qui incendie les les les engins de chantier qui prennent en otage alors pas en otage voilà mais qui font des des des des des pressions physiques verbales qui qui vont aller harceler la nuit lesé veilleurs de nuit qui qui agressent physiquement des salariés du chantier qui caillassent les pompiers qui cayassent les forces de l'ordre qui montent dans les arbres en disant qu'ils veulent défendre l'environnement et qui en fait c'est ça qui est terrible non seulement on a cette cette minorité idéologique violente qui soucouvert d'écologie en réalité une action d'extrême gauche radicale mais en plus elle utilise les failles juridiques les failles du droit pour faire tomber le projet don il y a un premier recours deux recours 5 recours 10 recours 14 recours et au 15e recours devant la juridiction administrative ce projet qui a pourtant été validé par le Conseil d'État qui je vous le rappelle est la plus haute juridiction administrative en France en 2021 au 15e recours ils arrivent à faire tomber le projet et c'est c'est là où c'est terrible et c'est symptomatique c'est qu'on a ce mode opératoire où on a ces deux failles en France où vous avez une volonté populaire la volonté de C ces gens de la France d'en bas des gens qui bossent des gens qu'on voit jamais en train de manifester de faire des actions violentes de de cayasser et cetera qui se retrouvent pris en otage par deux choses vous avez la volonté démocratique qui meurt devant l'action violente de minorité extrémiste et des failles judiciaires en fait qui permettent de faire des recours des recours des recours et d'autres recours et cette judiciarisation complètement folle excessive en fait de notre droit fait qu'aujourd'hui on a dès qu'on est un opposant dès qu'on est une minorité agissante on arrive à faire tomber l'intérêt général et ça c'est plus possible et ça c'est une maladie qui mine la France plus rien ne ne peut ne peut se faire sans qu'on soit confronté en fait à ces deux à ces deux écueils et c'est c'est un drame pour notre pays c'est un drame est-ce qu'on peut parler de gouvernement des juges dans ce cas précis je je je je pense que c'est un un sujet c'est un véritable sujet pour l'instant je parle de judiciarisation excessive j'attends de voir si la demande de de suspension exécutoire va permettre de faire reprendre les travaux ce que ça va donner un appel en tout cas on a certainement pas le gouvernement des juges mais le gouvernement d'un juge oui qui s'est manifesté dans cette décision qui va contre la volonté du peuple contre la volonté des élus contre tout le processus législatif et démocratique qui qui et ça c'est c'est c'est terrible parce que ça on revient à ce premier point que vous avez évoqué qui est la déconnexion entre finalement la volonté des gens la volonté du peuple et finalement ce qu' ce qu'ils constatent ce qu'ils voient et ce qu'ils vivent dans la réalité au-delà de cette affaire vous êtes très impliqué au sein du Parlement européen en ce qui concerne le financement de certaines ONG avec l'argent public on le sait maintenant depuis quelques années il y a et même depuis quelques mois il y a une sorte de mouvement à l'international alors on l'a vu en Argentine avec ravier my qui appelle à des à des coupes budgétaires on l'a vu avec le Do aussi d'ilon musk qui pointe notamment de l'argent qui est gaspillé dans des projets plus que que criticables donc il y a une dimension internationale au niveau de de la gestion de l'argent euh de l'argent public qu'est-ce qui se passe concrètement euh à l'échelon européens au niveau de certaines ONG avec donc l'argent euh des des différentes populations qui composent l'Union européenne alors ça se passe au niveau européen et aussi au niveau national hein au niveau français euh comment dire j'utiliserai peut-être le mot entrisme pour être clair aujourd'hui on a un entrisme au niveau des institutions et des administrations et des politiques on a des lobbyings extrêmement agressifs de différents corps associatifs qui défendent des minorités et qui existent simplement par le fait de dénoncer ça c'est vraiment la première des choses aujourd'hui une ONG une association comme L214 pour reprendre sur le bien-être animal ou comme d'autres associations comm la fait miso sur voilà n'existe que parce qu'elle dénonce des choses elle dénonce l'islamophobie ou elle dénonce le mal-être animal elle dénonce quelque chose donc elles existe donc plus elles vont dénoncer plus elles vont exister plus elles vont accéder à ce rôle de lanceur d'alerte plus elles vont pouvoir capter aussi des financements et on se retrouve face à des ONG qui sont devenus des professionnels de la captation de l'argent public que ce soit au niveau français ou au niveau européen et qui vont aussi prendre part à la décision qui vont êre dans les comités de concertation qui vont être dans les dans les Grenelles qui vont être dans les consultations au public qui vont défendre leurs intérêts qui ne sont pas que des intérêts altruistes pour pousser leur agenda législatif et réglementaire et pour capter de l'argent public et aujourd'hui on se retrouve vraiment avec un contre-pouvoir qui prend énormément de place et qui capte l'argent du contribuable pour des agendas qui ne correspondent pas à l'intérêt général il est inadmissible d'avoir cet entrisme et des ONG qui captent de l'argent public qui sont liés à des entités islamistes à des entités terroristes Erasmus plus on l'a vu qui va financer l'université islamique de gaziantp dans le recteur et des positions très dittirambique sur le Hamas des associations écologistes qui se font financer via ce qu'on appelle le programme LIFE al je rappelle quand même qu'en Europe c'est sur le le cadre financier pluriannuel de 7 ans c'est 4 4 milliards et demi d'euros alors certes il n'y a que 15 millions par an donc que 100 millions sur les 4 milliards et demi qui financent le fonctionnement des ONG mais tout le reste en fait fait des programmes opérationnels pour la transition écologique en Europe alors là quand vous regardez vraiment les programmes qui sont financé et j'ai pris en fait vraiment j'ai regardé avec attention ce qui était financé par exemple chez moi en Occitanie vous avez des des entités comme le Conservatoire des espaces naturels biodif paysanes terre de lien qui sont des associations militantes qui sont liées à des mêmes associations qui ont fait des actions violentes hein contre la 69 enfin ils sont tous en réseau et qui bénéficient de programme opérationnel et ça ce n'est plus possible on ne peut pas aujourd'hui continuer à financer des organismes des organisations qui ne représentent qu'elles-mêm qui n'ont pas été élus qui sont des minorités agissantes dont en fait la seule volonté va être de saboter tout ce qui bouge en terme de production et de travail sur notre sol parce que c'est ça qu'ils font c'est euh dès qu'il va y avoir un projet d'extension d'un élevage par exemple sur l'agriculture vous allez avoir des associations qui sont contre projet d'infrastructure comme l'autoroute à 69 voilà des associations qui sont contre et et vous avez ces associations qui ont quand même réussi quasiment à saboter la filière nucléaire chez nous notamment Greenpeace vous avez ça sur des intérêts stratégiques on ne peut pas continuer à financer des organisations qui sont extrêmement bien organisées extrêmement bien financées et qui se font un malin plaisir de saboter tout ce qui peut correspondre à l'intérêt général productif des Français et des Européens ce ce qui est assez inquiétant c'est qu'on parle de sommes parfois extrêmement importantes et en fait on se pose une question mais en fait ces sommes-l concrètement les associations font quoi avec on a en plus il y a aucune forme de transparence il y a des des sommes extrêmement importantes qui sont allouées à tout un tas d'associations d'ONG et cetera qui font très peu de travail on pourrait dire à part un travail de nuisance si on peut considérer ça comme du travail mais est-ce que en plus vous vous vous constatez qu'il y a une absence totale de transparence où par exemple on sait que tel montant va être alloué à tel programme précis mais de manière chiffrée ça n'existe pas ça ça nexiste pas il y a pas de de de voilà d'obligations tes que celles qu'on les entreprises notamment de dévoiler leur compte là on avait vu puisque il y a encore eu des programmes qui ont continué malgré le fait que j'ai fait énormément pression sur la Commission pour arrêter les relations par exemple cétait l'exemple avec l'université islamique de Gaziantep là on a vu qu'ils ont continué il y a une semaine là il y a à peu près un mois qu'ils ont organisé à cette université avec le le concours et le soutien de la Commission européenne pour lutter contre l'islam islamophobie voyez-vous je suis pas sûr qu'en Turquie la lutte contre l'islamophobie soit vraiment le principal souci de la société civile ni un instrument d'influence pour l'Europe qui d'ailleurs devrait arrêter de financer à mon avis tout ce qui attraait à la Turquie et on devrait d'ailleurs mettre fin de manière immédiate ces négociations d'entrée avec l'Union européenne qui sont arrêtés de faitete mais qui devraent être arrêtés de droit donc voilà on a des exemples comme ça où en fait on a non seulement ce manque de transparence mais aussi elles sont tellement infiltrés en fait dans les cabinets dans les administrations qu'elles ont ce pouvoir de faire continuer à avancer la machine alors même que les politiques et j'en fait partie mettent des des warnings très forts sur ce type d'action et c'est là aussi où la question se pose de la transparence non seulement financière mais de la transparence avec les liens que les représentants de ces organisations entretiennent non seulement avec les politiques parce que ça c'est tracé nous quand on est parlementaire au Parlement européen on doit déclarer tous les rendez-vous qu'on fait et c'est déclaré enfin tout est transparent mais aussi avec les administrations et là c'est beaucoup plus opaque donc là aussi que ce soit au niveau européen ou français la question se pose de la transparence effectivement est-ce qu'on peut parler d'indesscence dans le sens où on demande constamment aux Français alors je prends le cas français mais ça doit être pareil dans tout un tas de pays européens est-ce qu'il n'y a pas une forme d'indécence avec d'un côté euh ce discours qui est toujours de souligner le fait que les Français doivent faire des efforts qu'ils doivent se serrer la ceinture toujours plus travailler et à côté de ça ils voient leur leur le leur traain de vie dimin et en parallèle des sommes astronomiques qui sont alloué à des organisations dont on ne connaît ni les dirigeants ni les actions concrètes est-ce que vous êtes d'accord sur ce caractère indécent oui bien sûr c'est totalement indécent et ça me rappelle d'ailleurs quand j'étais à sciencep on en parlait tout à l'heure il y a quelque chose qui m'avait beaucoup choqué il y avait un enseignement obligatoire qui ce qu'on appelle le Tron commun que tous les étudiants de Sciences Po quelle que soit leur spécialisation devaent suivre qui s'appelait espace mondial dans un monde normal ça aurait dû s'appeler relation internationales mais là ça s'appelait espace mondial et je me rappelle que l'enseignant passait son temps pendant toute l'année à nous expliquer que l'État nation était mort il y avait plus d'État nation parce qu'aujourd'hui il y avait des organisations non gouvernementales transnationales qui avaient des entreprises transnational et que finalement l'État naation et le concept de souveraineté nationale était appelé à disparaître parce qu'il allait être dilué entre finalement des organisation qui n'avait plus de Racine et que finalement la le nouvel espace mondial c'est c'est comme cette notion de gouvernance que je n'aime pas je n'aime pas ce mot de gouvernance que c'était un espace mondial avec une gouvernance mondiale et que ces entités là étaient celles finalement qui allaient régner voyez sur l'espace mondial et moi je crois le contraire je crois justement que ça c'est une indessence et que on ne peut pas déposséder un peuple de son appartenance nationale de son identité et de sa capacité souveraine à décider de son destin et c'est c'est pour ça que c'est indécent parce que finalement le fonctionnement de ces ONG qui capteent de l'argent qui qui défendent des intérêts qui qui vont contre les citoyens souvent c'est là qui est l'indesscence c'est qu'on a la perte de de de cette notion de souveraineté de nation d'intérêt du peuple et d'intérêt des populations et et ça ce n'est plus possible aujourd'hui et c'est pour ça qu'elle est là cette forme d'indécence sur la question du nucléaire est-ce que vous ne trouvez pas qu'il y a une sorte de paradoxe au sein de l'Union européenne on sait que le nucléaire a été considéré comme une énergie de transition mais en même temps comme vous l'avez souligné la commission finance certains lobby comme le programme LIFE qui est un lobby donc antinucléaire comment vous expliquez cette schizophrénie ben aujourd'hui en fait l'Europe n'existe pas en tant que l'Europe l'Europe est une sorte d'espèce composite un sorte d'échiquier à 27 lignes et à H colonnes si je prends le nombre d'États membres et le nombre de groupes politiques qui le composent et en fait c'est bien le problème c'est qu'il n'y a pas d'Europe qui parle d'une seule voix comme une puissance stratégique il n'y a pas de puissance et il n'y a pas de stratégie c'est c'est toujours le fruit d'un consensus d'alliances qui vont arriver souvent via le plus petit dénominateur commun et qui va souvent passer par la réglementation pour exister on n pas de vision de vision stratégique sur l'innovation sur la défense et c'est bien là que le babless et c'est pour ça qu'aujourd'hui cette Europe là est très bousculée c'est parce qu'elle n'agit pas de manière unie stratégique et elle ne se pense pas et n'agit pas en tant que puissance stratégique et et aujourd'hui quand on voit par exemple ce sujet là sous le prisme agricole l'Europe donne du financement produit de la règlement mentation permet certaines souplesses aux États-membres mais l'Europe ne se donne pas pour mission avec des moyens de dire il faut qu'on soit souverain SR la production de blé la production de lait parce que la Chine a aujourd'hui 1 an de stock stratégique sur les céréales et le lait demain en cas de pépin ils peuvent alimenter leur population pendant 1 an l'Europe c'est défait de ces outils stratégiques elle ne pense pas stratégique elle pense régulation financement et finalement alliance pour réguler avec le plus petit dénominateur commun c'est là c'est là qui est le véritable problème c'est que ce ce l'Europe est un opni c'est un objet politique non identifié qui est sorte de mi-chemin entre c'est pas un État fédéral c'est pas vraiment des étatnationss c'est c'est un objet mouvant et mon enjeu et notre enjeu c'est de le faire avancer dans le sens que nous on souhaite au service des des électeurs et des citoyens vous pensez que vous y arriverez un jour à transformer en fait est-ce que concrètement l'Union européenne est-elle vouée à mourir si elle continue à être une sorce d'objets hybrides soit même elle peut aller dans la dans dans bon moi je le souhaite pas mais elle peut aller dans une sorte de construction fédérale mais dans tous les cas elle va devoir à un moment donné trancher sur sa propre identité et si elle ne le fait pas est-ce que vous pensez qu'elle est voie à disparaître oui elle est voit disparaître dans la forme qu'elle a et très concrètement le fait par exemple d'avoir ce dogme aujourd'hui d'aller vers l'élargissement auquel moi je suis opposé par exemple d'ouvrir la porte à l'Ukraine qui qui ce n'est pas un problème de dogme pour moi je c'est pas je ne suis pas en train de dire l'Ukraine n'a pas vocation à être européenne mais on ne peut pas continuer à courir comme ça vers un élargissement institutionnel avec un système qui est aujourd'hui financièrement à bout de souffle puisque les États-membres contribuent et ne veulent pas augmenter leur contribution sur on est sur une gouvernance à bout de souffle et on se tire des balles dans le pied en permanence avec de la surréglementation si on continue vers la fuite en avant de l'élargissement c'est plus une balle dans le pied qu'on se tire c'est une balle dans la tête donc l'Europe va être obligée de choisir aujourd'hui il y a tout qui bouge on a des intérêts nationaux euh qui redeviennent de manière très fort euh on parlait tout à l'heure de de de mi en Argentine on parlait de Trump qui a une vision critiquable peu importe c'est pas la question mais il a une vision et il resserre en fait sa politique autour d'intérêts nationaux la Chine bien sûr aujourd'hui on a l'exemple criant avec les batteries électriques où on a pris des mesures douanières euh la Chine prend des mesures de rétorsion excessives qui vient affecter ben le cognac le lait le porc principalement les filières agroalimentaires donc on a ce retour d'état de nation puissance l'Europe se retrouve acculée on le voit sur la défense on a aujourd'hui Trump qui peut se désengager de l'UTAN on a été sous le parapluie américain pendant des décennies mais aujourd'hui le paraplui prend l'eau le paraplui est troué donc on n' pas le choix si l'Europe veut continuer à exister de manière à être une stratégie et une puissance au service de ses constitoyens elle va devoir évoluer c'est c'est on est même plus dans le fait de savoir si elle doit évoluer ou pas elle est dans l'obligation de faire bouger ses lignes et d'être beaucoup plus efficace et de penser c'est beaucoup plus stratégique vous êtes attaché à l'identité rurale et plus généralement donc à l'identité française qui sont forcément lié il y a une menace qui pèse sur ces deux identités c'est le développement de l'islamisme en France et à la fois en Europe est-ce que vous pensez qu'il y a une sorte d'entrrisme islamiste qui agit en Union Européenne et à l'intérieur même de la Commission du Parlement et qui exerce son influence macabre dans les décisions je je je me souviens d'une affiche notamment je sais plus si c'était devant le Parlement ou la commission qui faisait la promotion du voile quelle est votre vision par rapport à cel mais écoute il aujourd'hui il y a un lobbying que en fait le lobbying est institutionnalisé à Bruxelles donc il est autorisé il est normal il y a énormément effectivement d'associations qui utilise le le mot le le mot couverture lutte contre l'islamophobie pour en effet pratiquer un antrisme et pousser un agenda qui soit favorable au développement d'un islam politique en Europe et on en voit les conséquences en France après l'identité rurale est-ce qu'elle est menacée on voit aujourd'hui qu'il y a d'autres billiss qui agissent sur l'identité rurale notamment le trafic de drogue c'est un des principaux chevals de bataille de Bruno retillo il a raison parce que moi je peux vous le dire pour le voir chez moi sur des petites bourgades de moins de 10000 habitants on a aujourd'hui des trafics devant les collèges devant les collèges devant les lycées avec des produits qui sont extrêmement nocifs ce sont plus les les voyez le le brin d'herbe qui était vendu il y a 20 ans devant les collèges on a tout un réseau en fait euh qui fait que il y a des des des chevaux de troit si je puis dire ainsi qui sont étroitement imbriqués vous avez l'influence de ces associations effectivement au niveau des institutions mais vous avez aussi d'autres vecteurs par lequel l'identité rurale est menacée vous avez ces ONG vous avez le trafic de drogue vous avez beaucoup de de de la disparition des services publics qui fait que c'est un faisceau en fait de de de de vecteur qui fait qu'aujourd'hui l'identités rural se sent menacé je pense elle l'a mais en tout cas elle se sent menacée et c'est bien aujourd'hui les fractures électorales qui sont très bien décrites encore une fois par Christophe Guilly ou autres où on a cette France qui qui sent que son qu'elle est qui a vraiment un danger pour elle de perdre son identité de perdre ce qu'elle est de perdre son arracinement et qui se réfugie aussi dans des des votes où on sent cette volonté de dire non à ça c'est extrêmement clair il faut qu'aujourd'hui on écoute ces ces gens-là et qu'on soit leur relais en tout cas moi c'est c'est vraiment ce qui me motive aujourd'hui au Parlement européen il y a quelques semaines il y a eu donc le le salon de l'agriculture en France qui est un moment très important pour les agriculteurs est-ce que vous ne trouvez pas qu'il y a une forme d'hypocrisie en ce qui concerne le monde agricole par rapport au fait que quand il y a le salon c'est le bal de des des hommes politiques qui viennent directement sur place qui serrent des mains qui caressent des veau mais en réalité est-ce qu'il y a un vrai soutien des hommes et des femmes politiques en France envers les agriculteurs où est-ce qu'ils sont sont totalement parce que nous on en a reçu plusieurs dans le cadre de notre matinale et ils se sentent méprisés insultés ils doivent remplir des papiers je pense que vous vous vous savez de vous êtes bien placé pour le savoir ils remplissent constamment des papiers pour tout légitimé voilà donc quel est le quelle place on donne aujourd'hui aux agriculteurs et aux agricultrices en franceç il a plein de questions dans votre question mais je vais essayer de d'en prendre deux en tout cas en deux réponses le S de l'agriculture oui on a le B des politiques où tout le monde dit ah ils sont là pour venir nous soutenir moi j'ai fait le salon plusieurs fois des deux côtés du côté des agriculteurs qui cherchent à convaincre les politiques qui viennent de de prendre telle ou telle décision qui pourrai être bénéfique à l'agriculture et maintenant cette année pour la première fois je l'ai fait du côté des politiques où les agriculteurs me disent il faudrait absolument qu'on arrive à agir sur ça ça et ça ce qui est important c'est que derrière cette image-là c'est un moment de rencontre entre les décideurs les administrations et euh le monde paysan c'est ça qui est important c'est qu'au salon tout le monde est là dans la diversité de ses productions il y a déjà ce côté reconnaissance quand vous avez une vache une bête qui monte au salon pour un éleveur c'est c'est en fait c'est le travail de plusieurs années de plusieurs générations on travaille sur le troupeau sur la génétique sur les croisements on travail de la pouvoir monter à Paris et montrer aux gens en fait la qualité de ce qu'il fait c'est une fierté c'est une reconnaissance pouvoir avoir le concours général des distinctions il y il y a il y a cette notion là de de vitrine de l'excellence de notre notre production ça c'est important et cette interface avec les politiques c'est important de la garder parce que c'est aussi là que les politiques vont prendre le pou de la ferme France vont discuter avec les éleveurs les les les agriculteurs qui croisent et c'est là aussi où les agriculteurs font passer les messages et ça c'est très important voyez l'an dernier on avait vu que quand la la comment dire l'environnement macroniste avait invité le soulèvement de la terre on a bien vu que là ça passait pas il il y a eu tout de suite un thermomètre un baromètre en fait de dire non ça le monde agricole n'en veut pas c'est c'est important d'avoir des interfaces comme ça où les deux mondes peuvent communiquer même si après on peut dire oui mais en fait ils nous soutiennent pas ils sont là une fois par an puis après ils font le contraire ça permet de passer les messages ça permet de montrer l'excellence aussi aux gens qui viennent à ces 600000 visiteurs donc ça faut le garder après la deuxième chose que je voudrais dire par rapport à votre question c'est sur les politiques ils viennent là mais ils nous soutiennent pas le problème aujourd'hui qu'on a en France j'en ai donné quelques-uns mais il faut aujourd'hui que le politique se ressaisisse de la politique et face de la politique aujourd'hui le politique a perdu beaucoup trop de pouvoir face aux ONG on en a parlé mais aussi face aux administration et face finalement à la judiciarisation de tout ce qui se passe où finalement ce sont des décisions de tribunaux X ou Y qui vont pouvoir affecter la volonté politique il faut que le politique refasse de la politique et se ressaisisse des prérogatives qu'il a abandonné envers les juridictions ou envers les administrations et je prendrai un seul exemple sur l'agriculture c'est celui de l'anè c'est l'Agence d'évaluation sanitaire des risques en France qui homologue notamment les produits et les matières actives loi Pompili c'était sous Stéphane Lefol François Hollande loi Pompili 2016 on dit maintenant l'in rend un avis c'estàdire que quand il y a une autorisation de molécules comme la camipride sur la noisette on en a beaucoup parlé l'an RA un avis puis le ministère prend l'avis sanitaire il regarde aussi les conséquences pour les agriculteurs économiques sociales et il tranche loi Pompili mtenant LAN ne va plus rendre un avis mais LAN va rendre une décision c'est LAN qui va décider le politique se désaisit de ces prérogative pour les donner à l'administration résultat des courses depuis que laness est indépendante et qu'on a confié le pouvoir que devrait avoir le politique à une agence administrative en fait c'est devenu la catastrophe sur beaucoup de matières actives parce que l'anè a une interprétation de ce fameux principe de précaution qui est beaucoup plus extensive que chez tous les États voisins en Europe donc par exemple là camipride qui met aujourd'hui mais sur la paille toute la filière noisette la plus exemplaire du monde en France c'est une décision de lanè que n'ont pas pris ses homologues allemands italiens ou espagnol parce qu'on a une interprétation très extensive du du du principe de précaution qui nous empêche toute innovation et toute vision économique et sociale en fait d'une décision si le politique n'a pas le courage de se ressaisir de ses prérogatives qu'il a trop laissé à l'administration et au juges on ne pourra pas redresser ce pays et ça c'est un constat que l'on partage aujourd'hui dans ma famille politique c'est quelque chose sur lequel il faut agir très vite on sait qu'il y a tout un tas de métiers au sein de de l'agriculture on dit souvent les agriculteurs mais il y a tout un tas de métiers qui sont représentés dans dans ce secteur mais pour vous quelle est la réforme qui serait la plus importante et qui pourrait mettre on pourrait dire tout le monde d'accord qu'est-ce qui ser le premier chantier qui enverrait un message de soutien on pourrait dire aux agriculteurs euh et qui est nécessaire aujourd'hui la plus grande urgence en somme là maintenant main ce qu'on peut faire ce qu'on devrait faire ou ce qu'on pourrait faire deux questions très différentes non là aujourd'hui il y a une loi très importante qui a été proposée par un sénateur LR qui s'appelle Laurent duplom avec un autre sénateur monsieur Menonville qui s'appelle la la la proposition de loi entrave et qui vise à libérer vous à à desserrer les taux règlementaires en fait qui pèsent notamment sur la partie des phyau notamment sur la partie eau accès à l'eau stockage de l'eau dans une volonté multi-usage agricole mais aussi pour le tourisme pour l'étiage pour la biodiversité pour la lutte contre les incendies enfin voilà mais on a beaucoup d'entrave en fait qui pèseent sur cet accès aux facteurs de production et donc cette proposition de loi a été déposée pour répondre pour être une réponse dans l'urgence à ses à nos attentes aux attentes des agriculteurs elle est passée euh au Sénat elle devait passer à laass Assemblée nationale début avril mais manifestement l'agenda est repoussé euh là aussi il y a des luttes en teres de lobbying qui sont assez intenses entre entre des tenants plus des des acteurs qui sont plus sur la partie gauche et verte de l'échiquier et puis notre famille politique air mais il faudrait absolument que cette loi passe parce que c'est un signal très fort où va y avoir des avancées très très très très concrètes sur le terrain qui va desserrer les taux réglementaires des agriculteurs cette PPL entrave elle est très importante ça c'est ce qu'on peut faire et ce qui est déjà fait euh par par nous dans l'agenda assez contraint qui est celui où il y a pas de majorité claire à l'Assemblée nationale après ce qu'on devrait faire euh c'est c'est très clairement moi quelque chose qui me remonte partout dans le milieu de la ruralité le milieu agricole le milieu de l'entreprise aussi c'est desserrer les taux du principe de précaution qui est un principe trop vague qui est un principe qui est interprété de manière trop extensive par les juges et qui finalement handicape les les acteurs les gens qui veulent agir sur le terrain et il faudrait euh vraiment euh il faudra engager il faudra absolument le faire sur la maîtrise aussi de notre destin sur la partie migratoire mais aussi agricole la Constitution le fait de pouvoir euh réécrire la Constitution certainement par un processus qui sera lié à une réforme liée à aux élections présidentielle euh sera quelque chose de très important pour desserrer les taux qui pèsent aujourd'hui sur le monde agricole et sur euh bah les gens qui travaillent qui vivent dans les territoires de manière générale en fait je vous ai menti j'ai une autre dernière question à vous POS euh la plupart des agriculteurs qu'on a rencontré ces dernières semaines nous ont dit que l'une de leurs inquiétudes c'est la la problématique du renouvellement c'est-à-dire des jeunes qui pourraient reprendre leur exploitation il y a Jérôme Fourquet qui a écrit un dernier ouvrage qui s'intitule métamorphose française dans lequel il explique que d'ici 2035 50 % des agriculteurs seront à la retraite quel message vous voulez envoyer à des jeunes qui peut-être n'ont pas envie de faire de longues études euh et qui aimerait peut-être se lancer dans ce métier malgré toutes les difficultés que ça implique est-ce que c'est un message pessimiste que vous voulez leur adresser ou c'est plutôt un message plein d'espoir ça dépend si brunor et Tao est élu président ou pas non euh je peux pas leur donner de conseil parce que c'est un métier qui c'est un métier où il y a trop de métiers en c'est un métier où il faut être agronome ou il faut être si on est expert élevage faut être faire de la zootechnie il faut faire de la gestion d'entreprise faire de la gestion des risques faut faire du recrutement du management du machinisme de la compa voilà il y a plein de choses en un donc le seul conseil que je pourrais leur donner c'est vraiment qu'ils écoutent leur cœur et il faut que ce soit c'est vraiment un métier de passion c'est je pense que c'est comme le les milieux des soignants ou si on a pas la vocation si on a pas la passion pour ce métier euh faut faut avoir les nerf solide quand même parce que le revenu n'est pas acquis on sait pas combien on va pouvoir se verser à la fin du mois euh on est soumis à un alléa climatique ou météo on travaille à ciel ouvert nous sommes des entreprises à ciel ouvert donc la moindre Gret le coût devant le gel qui va vous faire perdre une récolte deux récoltes trois récoltes c'est un métier de contrainte et c'est un métier d'astreinte c'est un beau métier on travaille pour soi on travaille la terre c'est un métier qui fait sens euh il y a effectivement des opportunités qui arrivent puisqueil y a 50 % des des des des actifs qui partent à la retraite il faut vraiment l'avoir cheviller dans le corps et faut faut il faut avoir les nerfs solides après leur dit oui si vous avez envie allez-y parce que c'est certainement un des plus beaux métiers du monde c'est linimar merci beaucoup merci à vous [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique]
Céline Imart