Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewAssociation des Maires de France· 19 novembre 2025 9 min

AMF.TV, L'invité - André Laignel -

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonjour à tous, bienvenue ici au salon des mèes. Aujourd'hui, nous recevons monsieur André Leniel. Bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Faut-il encore vous présenter, vous êtes premier vice-président délégué de l'AMF et merdi soudain depuis 1977, belge engévité.

Alors, on va parler avec vous des différents thèmes qui font l'actualité des communes, mais d'abord on va se pencher sur le thème de cette édition du Congrès, à savoir liberté, liberté pour les communes. Vaste programme. Pourquoi ce choix ?

Vous savez, dans la vie en général, on demande ce qui nous manque. Et ce qui nous manque aujourd'hui, c'est de pouvoir agir. C'est la liberté d'agir.

Nous avons besoin que les taux cessent de se resserrer, que l'étouffement administratif, que l'étouffement financier laisse place à la liberté d'action des collectivités territoriales. Et donc le thème de la liberté, il vient d'un verre des luarir bien entendu. Liberté, j'écris ton nom.

Et nous avons envie collectivement dans le cadre de ce congrès des maires de France d'écrire le mot liberté avec un e mais aussi parfois avec un s pour pouvoir agir parce que aujourd'hui la seule institution qui tient dans notre pays c'est la commune. Alors autre thème développé à l'occasion de ce congrès, c'est celui de l'engagement avec une campagne nationale osser l'engagement. Alors, qu'est-ce que ça dit de l'état d'esprit actuel des équipes municipales à quelques mois des échéances ?

Alors, c'est un vaste sujet et c'est vrai que euh la COVID a malheureusement euh mis à mal euh beaucoup d'engagement. Il y a eu les confinements successifs, il y a eu les difficultés sanitaires et nos associations et nos collectivités ont vu sassé un certain nombre de participations, un certain nombre d'engagements. Mais pour nous, oser l'engagement c'est bien entendu au service des municipalités mais c'est aussi pour l'ensemble du monde associatif.

Il n'est pas de commune vivante sans des associations qui ont des bénévoles, qui ont des encadrants, qui ont la capacité à faire du lien du vivre ensemble. Et donc dire souvent aux jeunes qui sont peut-être dans les domaines qui sont les nôtres insuffisamment engagés, mais aussi parfois à d'autres catégories de population. Votre commune a besoin de vous.

Elle a besoin de vous sous toutes les formes. Venez nous rejoindre. Justement, André Léniel, comment on on peut engager les jeunes, comment on peut les inciter à à grossir le bataillon des des engagés en leur faisant euh voir la réalité ?

C'est-à-dire que c'est épanouissant d'être engagé, que c'est avoir le sentiment d'être utile. Et je répète, la notion d'utilité, ça peut être dans le cadre d'une association, ça peut être dans le cadre d'un conseil municipal, ça peut être dans le cadre d'activité ludique, sportive, mais l'utilité, elle peut être en permanence épanouissante et en particulier épanouissante pour les jeunesses qui recherchent des motifs d'engagement. Justement sur ce thème de l'engagement, on va poursuivre avec les résultats d'une étude du SVIPOF qui révèle que près de 60 % des maires sortants envisagent de se représenter.

On est bien loin de la crise d'évocation qu'on avait vécu il y a quelques quelques années. Alors, qu'est-ce qui les motive selon vous ces ces mères à se réengager, à briger un nouveau mandat ? Je crois que la plupart d'entre eux, ils s'engagent par amour, par amour de leur commune, par amour des habitants, par amour de la tâche qui est la leure et avec le sentiment des extraordinaires difficultés que nous connaissons aujourd'hui.

Jamais un mandat n'a été aussi difficile. Jamais il n'a fallu autant de mobilisation de la part des élus pour essayer de faire face à tout ce qui ne tombe dessus en permanence. Et les mères par nature, ce ne sont pas des déserteurs.

Ils ont envie de continuer à être utiles. Ils savent que la situation est complexe et ils se disent "Bah, dans une situation aussi difficile, il faut que je continue le combat." Et ça vous concerne aussi, vous allez remettre le couvert en 2026.

André Leniel, j'annoncerai en février seulement, comme je le fais à chaque fois, quelle est ma décision. Je serai probablement sur la liste, mais c'est à ce moment-là que je dirai si je suis en tête de liste ou à la fin de la liste. Alors, j'aimerais qu'on revienne un peu plus précisément sur le statut de l'élu.

Vous le savez que la proposition va être étudiée par les députés début décembre, 8 et 9 décembre plus précisément et le texte, on le sait, a été déjà adopté par le Sénat. Est-ce que vous estimez que c'est une réponse suffisante pour remédier au soucis actuels des élus ? suffisante peut-être pas mais utile certainement et ça sera voté, j'en suis convaincu, avant fin décembre définitivement par le Parlement et ça ouvrira quand même un certain nombre de pistes en terme de couverture sociale, en terme de capacité d'absence, en terme de formation mais aussi en terme de garantie juridique ou judiciaire.

Donc, il y a des progrès qui sont accomplis dans le texte qui a été adopté à l'unanimité par le Sénat et qui, nous le pensons, devrait l'être également par l'Assemblée nationale dans les mêmes termes, ce qui permettra de le mettre en œuvre. Justement, pensez-vous que c'est un sujet de réussite pour le compromis dans le contexte actuel ? Vous savez, c'est plusieurs années de travail et la MF est a été au cœur de ce travail et la MF bah c'est tout le monde, c'est la droite, c'est la gauche, ce sont tous les élus de terrain et l'essentiel des propositions venant de l'association des maires de France, nous avons fait que ça puisse être un texte qui satisfasse l'ensemble des participants.

Vous évoquiez en tout début d'interview les contraintes budgétaires euh auxquelles sont confrontés euh les élus. Euh on évoque le chiffre de 4,6 milliards de euh de d'économie à faire à réaliser pour les collectivités locales. C'est en tout cas ce qui ce que contient le projet de loi de finance 2026.

Je crois savoir que vous n'êtes pas du tout d'accord avec ce cette donnée chiffrée. Expliquez-nous. Ce chiffre est un mensonge, parfois un mensonge par omission et parfois un mensonge tout court.

La réalité des investigations qu'en tant que président du comité des finances locales j'ai pu mener fait qu'aujourd'hui la purge est à 7,6 milliards et que je n'ai pas encore pu tout expertiser. Donc le plus probable est que si ça restait en l'état, nous serions autour de 8 milliards de ponctions sur les collectivités territoriales, ce qui est évidemment totalement insupportable. Et concrètement concrètement ça donne quoi comme impact sur une commune comme la vôtre par exemple ?

On prend l'exemple soudain. Aujourd'hui, on peut pas le calculer commune par commune parce que il y a des dizaines de lignes budgétaires qui sont concernées et donc certaines communes sont concernées par les unes par les autres. Mais le chiffre global, c'est bien celui que j'évoque et qui englobe aussi les départements et les régions, pas seulement les communes.

C'est l'ensemble du monde local qui risque d'être asséché. Mais comment on fait concrètement pour arbitrer quand on fait face à à une disette budgétaire ? Bah malheureusement, c'est pas la première année.

Ça fait 3 ans que je dis que c'est le plus mauvais budget de l'histoire des collectivités et chaque année ça s'aggrave. C'était vrai en 2023, 2024, 2025 et ça va l'être probablement en 2026. Ça veut dire que nous sommes conduits à des arbitrages.

Le premier arbitrage, le risque, c'est la baisse des investissements. La baisse des investissements, ce sont des écoles qu'on ne réneuve pas, des crèches qu'on ne construit pas, des équipements scolaires qu'on laisse en l'état, des structures culturelles qui sont à l'abandon. C'est ça la réalité.

Et puis malheureusement, ça ne suffit pas toujours de baisser l'investissement. Et à ce moment-là, ce sont des services publics qui sont affaiblis. Ce sont des personnels qu'on ne remplace pas.

Ce sont des réponses aux attentes de nos concitoyens que je ne suis plus capable d'apporter. Toute dernière question André Lelniel, il nous reste une minute. Euh estimez-vous que la démocratie locale est en danger ?

Non. Non, parce que il y a encore des centaines de milliers d'élus qui sont sur le terrain, près de 600000 et que je suis convaincu qu'on aura lors des élection municipales plus d'un million de candidats dans notre pays. Il n'y a quasiment aucun pays en Europe qui peut se vanter d'avoir un million de candidats, dont 80 % seront à l'arrivée totalement bénévole et qui sont dévoués, qui sont dévoués, qui ont l'amour de leur commune, qui ont l'amour des populations de chacune de nos communes et qui espèrent en l'avenir.

Et on va terminer sur cette note d'espoir. Merci beaucoup André Lnal de nous avoir accompagné sur ce plateau. Bon salon.

Bon salon à vous et bon salon à vous tous. À très bientôt. Merci à vous. [musique]

AMF.TV, L'invité - André Laignel - — André Laignel · Pourquijevote