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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 11 février 2014 28 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

24h Sénat (10/02/14) - Invités: Christian Cambon, Jean-Yves Camus, Philip Cordery

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Philippe Cordery, Laurent Fabius parle de repli sur soi pour la Suisse, partagez-vous son avis ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Christian Cambon, ce vote est-il un avertissement pour l'Europe ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Jean-Yves Camus, ce vote est-il un échec des politiques d'immigration en Europe ?

  • 13:00RelanceRéponse directe

    Philippe Cordery, ce vote est-il un vote identitaire de repli ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Christian Cambon, pensez-vous qu'un tel vote pourrait avoir lieu en France ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Jean-Yves Camus, ce vote va-t-il renforcer le Front National ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:01Philippe CorderyFait
    « l'Europe elle ne se choisit pas à la carte on ne négocie pas une partie des de de de l'Union européenne et pas l'autre »
  • 11:00Christian CambonFait
    « c'est un double avertissement un avertissement pour l'Europe c'est aussi un avertissement pour la France »
  • 12:00Jean-Yves CamusFait
    « les Suisses ont compris qu'il y avait certainert un problème d'afflux des frontaliers dans un certain nombre de canton notamment dans le dans le canton de Genève »
  • 13:00Philippe CorderyFait
    « la Suisse doit pouvoir déterminer si elle veut se rapprocher de l'Union européenne ou pas »
  • 14:00Christian CambonChiffre
    « un sondage publié par le monde faisait état de 70 % de Français qui considéraient qu'il y avait trop d'immigrés dans notre pays »
  • 15:00Jean-Yves CamusFait
    « l'UDC n'est pas un parti d'extrême droite au sens où nous l'entendons de manière classique »
  • 16:00Philippe CorderyFait
    « il ne faut pas tomber dans le piège du débat que veut nous tendre l'extrême droite c'est-à-dire celui de savoir s'il faut sortir ou non de l'Europe »
  • 17:00Christian CambonFait
    « il voit arriver des des des des gens des Français des transfrontaliers qui du reste apporent un savoir-faire des compétences »
  • 18:00Jean-Yves CamusFait
    « au moment où été décidé l'élargissement de l'Union européenne vers l'Est il était évident que cet élargissement signifierait un jour ou l'autre non seulement la liberté de circulation mais la liberté d'établissement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de 24h Sénat voici les titres François Hollande attendu dans la soirée aux États-Unis pour une visite d'État de 3 jours la première d'un dirigeant étranger depuis la réélection de Barack Obama demain le président français se rendra à 100 franc Francisco dans la Silicon valleé pour rencontrer les géants américains du net un séminaire des socialistes sur le pacte de responsabilité loin de faire l'unanimité au sein de la majorité l'aile gauche du PS s'inquiète de propositions jugé déséquilibré et en faveur du patronat les Suisses mettent fin à la libre circulation en Europe après une votation contre l'immigration de masse et pour l'introduction de cota en France Marine Le Pen salue la lucidité je cite du peuple suisse Laurent Fabius ministre des Affaires étrangères qualifie ce vote de préoccupant analyse et décryptage des conséquences de ces résultats à la fin de ce journal la dernière visite d'état d'un président français à Washington remonte à 1996 à l'époque Jacques shirac avait été reçu outre Atlantique avec les honneurs cette fois c'est François Hollande qui aura droit à toutes les attentions objectif de Barack Obama faire oublier le cafouillage américain sur le dossier syrien Quentin calm le drapeau tricolore et la bannière étoilée côte à côte dans les rues de Washington le site Internet de l'Élysée affiche fièrement cette image des emblèmes des deux pays ensemble devant la Maison Blanche cette visite d'État se veut un symbole de l'amitié franco-américaine la visite d'État c'est le sommum des honneurs que la République américaine peut offrir à un pays étranger voilà c'est le le meilleur moyen de mettre en valeur la relation avec ce pays l'importance que les États-Unis lui donne pour marquer l'occasion les deux présidents ont écrit ensemble une tribune publiée aujourd'hui dans le monde et le Washington Post les deux chefs d'État il louent leur bonne entente sur les sujets économiques ou encore sur leur volonté d'agir sur les questions climatiques mais c'est surtout sur le volet militaire que les deux présidents insistent après les opérations au Mali et au Sahel il réclame que d'autres nations puissent s'impliquer avec cette phrase il faut qu'un plus grand nombre de pays prennent des initiatives et part le poids et le prix du leadership la tribune commune ça fait un petit peu partie de la visite d'État c'est-à-dire le moment de vraiment mettre en valeur à quel point les deux pays sont importants l'un pour l'autre et et s'entendent bien il parle de transformation de la relation franco-américaine moi je trouve qu'il s'attribue un peu d'importance historique puisque c'est une relation ancienne pour marquer cette longue histoire commune à peine arrivée à Washington François Hollande embarque dans Air Force One avec Barack Obama il se rendra en Virginie pour visiter la demeure de Thomas Jefferson le trait francophil 3e président des États-Unis c'est un séminaire qui risque de tourner à l'affrontement au sein même de la majorité les socialistes étaient réunis cet après-midi à Paris pour parler de la mise en œuvre du pacte de responsabilité mais l'île gauche du Parti socialiste dénonce une opération de communication qui élude le débat Nathalie guiloir et Pauline Dam politique économique de François Hollande divise jusque dans son propre camp contre le pacte de responsabilité l'aile gauche donne de la voix pour ses représentants l'exécutif fait un cadeau au patronat pas d' publi sans contrepartie sonnant et trébuchante qui doivent être ses aides doivent être remboursé si les objectifs ne sont pas atteints tel que c'est organisé c'est pas fait pour qu'on nous entende puisque l'autre critique que nous faisons à cette organisation c'est que ça devait être un séminaire de travail et c'est devenu un show médiatique des tensions qui s'affiche juste avant le séminaire organisé par le Parti socialiste sur la réussite du pacte de responsabilité Harlem Désir le premier secrétaire du PS a sur lui l'unité de son parti tous les socialistes veulent la réussite de ce pacte de responsabilité tous les socialistes veulent qu'il y ait des contreparties claires et que le patronat s'engage le Premier ministre Jean-Marc hraud souhaite clarifier la situation avec les élus de sa majorité il y a des interrogations il y a toujours des interrogations mais j'y répondrai il y aura du dialogue mais l'essentiel c'est de réussir aujourd'hui il n'y a pas le choix pour le pays on a pas à se laisser aller à des débats à des combats secondaires mais de se concentrer sur l'essentiel la rencontre a lieu à H clos pour éviter de mettre en évidence les dissensions entre les parlementaires socialistes peine perdue à quelques jours des négociations avec les partenaires sociaux la gauche paraît plus divisée que jamais tout de suite c'est notre page spéciale municipal 2014 dernier conseil de Paris ce matin pour Bertrand de laané 13 ans après avoir arraché Paris à la droite le maire socialiste a fait ses adieux se disant serein on l'écoute faut pas avoir de nostalgie faut être dans la sérénité moi je suis heureux d'avoir servi Paris longtemps parce que ça date pas de 13 ans crois que j'ai été élu en 1977 j'avais 26 ans donc oui c'est un moment tout à fait joyeux de la vie mais moi j'ai pas de nostalgie j'ai pas de regret voilà je suis dans la vie puis j'ai surtout du boulot pendant un mois et demi j'entends le faire complètement l'actualité ce soir c'est aussi le premier grand meeting de Nathalie cossuscoorisé la candidate de l'UMP à Paris qui défie la socialiste Ann dalalgo mais la députée de lesson pourrait se faire voler la Vette par Nicolas Sarkozi l'ancien président est très très attendu ce soir et on va en parler avec Michael zames vous êtes sur place dans le 11e alors on vient de le dire et bien c'est plutôt Nicolas Sarkozi qui est attendu ce soir ben écoutez en tout cas je vous ai pas très bien entendu he Delphine mais j'imagine que vous parlez évidemment de la personnalité qui doit venir qui va venir ce soir pour le premier meeting de natthalie cossusco Morizet bien entendu l'ex-président Nicolas Sarkozi qui devrait arriver au moment où Natalie cossusco Moriz fera ses premières déclarations ses premiers mots lors de ce meeting tout est prévu tout est calé ils se sont parlés dans l'après-midi ils cherchaient déjà depuis quelques temps la meilleure formule pour accompagner Natalie cosossuscorizé Natalie kossuscorizé et Nicolas Sarkozi et bien ont décidé que là finalement la meilleure formule était encore un meeting ce qu'il y a de plus classique pour faire cause commune sur une estrade au lieu peut-être d'une photo autour d'un déjeuner alors pourquoi la venue de Nicolas Sarkozi est-ce que parce que les sondages de Nathalie cosuscoorisen ne sont pas très bons et bien on a été posé la question et bien au responsables politiques qui se trouve juste derrière nous au premier qui sont là ce soir pour écouter la candidate parisienne écoutez tout d'abord Roger carucci et Bernard Debray quand on est candidat on a besoin du soutien de tout le monde il faut rassembler et il faut faire campagne jusqu'au bout l'électorat parisien n'est pas encore déterminé on sait bien que c'est dans les trois dernières semaines que ça se détermine que ça se fixe donc voilà faut faire campagne tous les jours en y croyant en rassemblant en appelant tous ceux qui peuvent soutenir à venir le faire et puis et puis après il y a le déclique on m'a dit qu'il viendrait ce qui serait tout à fait normal puisquil viendra soutenir la femme qui a été son porte-parole pendant les élections qui a été sa ministre je trouve que c'est tout à fait normal voilà et quand on discute un petit peu avec les gens qui sont là ce soir évidemment ils sont venus pouralie mais vous comprenez bieni ils sont venus écouter Nicolas sarzi qui ne parlera pas qui sera ass au premier rang en tout cas il est prévu qu'il y a quelques images avec la candidate parisienne alors évidemment on parle beaucoup aussi des mauvais sondages qui touchent Natalie cossus comorisé et notamment de cette alliance avec les centristes qui a quelques difficultés on l'a vu très récemment dans un sondage paru dans le Journal du Dimanche pour le 12e arrondissement et bien on a du mal pour cette campagne de nathaloriz alors alors et bien on fait appel à Nicolas Sarkozi à l'image du retour du candidat Nicolas sarzi point d'interrogation parce qu'il faut bien se douter que pour la première fois l'ancien président fera son apparition dans un meeting politique et c'est peut-être pas le timing qu'il aurait voulu Nicolas Sarkozi pour ses premières images d'un retour en politique merci beaucoup Michel d'avoir été en duplexe avec nous c'est un cass-etête pour les candidats au municipal la parité il faut trouver des femmes pour s'engager dans cette campagne et en zone rurale la constitution des listes peut virer au cauchemar voyez ce reportage en Alsace de Julien Cholin à vill la campagne municipale n'a pas encore démarré dans ce Bour alsacien mais avant de convaincre les électeurs de voter pour lui le maire sortant doit d'abord persuader des femmes de figurer sur sa liste et moi je tiendrai particulièrement à ce que que vous soyez présent chez nous de de par aussi la façon de d'aborder les choses une présence qui lui permettra surtout de se représenter car avec l'obligation de Paris les candidats doivent féminiser leur liste une idée qui plaît globalement même si certaines réticences persistent il faut du temps et déjà qu'on a TR journées en une alors faire encore ça non c'est peut-être pas évident ais faut faire une mini crèche dans la mairie alors à mon avis non j'en ai C à moi toute seu quoi derrière les rires l'idée que la politique est une affaire d'homme reste bien ancrée elle n'a pas d'enfant et consacre son temps à Kogenheim Francine from est la seule femme du on à la tête d'une commune c'est beaucoup plus simple pour une femme qui n'a pas de contrainte familiale d'être engagée dans la vie publique imposer une moitié de femmes dans les conseils municipaux une règle trop radicale qui pose problème notamment dans les zones rurales selon elle un avis partagé par Yve lecte adjoint au maire de radersim il doit céder sa place à une femme et ça ne lui fait pas plaisir laab expliqué que oui mais mais mais mais je me sens effectivement un peu trahi oui mettre la paruté à tout prix et on entend que ça aujourd'hui dans tous les domaines il y a un moment donné je crois qu'il faut quand même rester en face des réalités bon il y a des femmes qui sont capables mais il reste que les femmes ont pas forcément les mêmes les mêmes objectifs les mêmes devoirs que les hommes les stéréotypes ont peut-être la vie dur mais en 2014 la parité devrait être de toutes les campagnes et puis cette information le sénateur UMP de lessonne Serge dassasso a annoncé qu'il demandait la levée de son immunité parlementaire il devance ainsi la décision du Bureau du Sénat qui devait se tenir mercredi Serge d'assau a estimé qu'il n'avait rien à se reprocher remise du rapport annuel de la Cour des comptes par Didier Migot à François Hollande avant son départ pour Washington le contenu de ce rapport toujours très critique sur la gestion des finances publiques sera dévoilée demain matin lors d'une conférence de presse puis débattu en séance à l'Assemblée nationale et au Sénat en bref le tribunal correctionnel de Paris a condamné l'ex-patron Denis Gautier sovagnac à 3 ans de prison dont deux avec surs dans l'affaire de la caisse noire de l'UIMM la puissante fédération patronale de la métalurgie manifestation des taxis à Paris qui ne décolèrent pas pour la deuxième fois depuis le début de l'année ils sont en grève ils proteste contre la concurrence des voitures de tourisme avec chauffeur les VTC malgré l'annonce par le gouvernement ion pour trouver un terrain d'entente écez ce chauffeur de taxi très remonté contre ces fus VTC vous avez dans certains pays des réglementations qui sont qui sont obligatoir pour des VTC c'estàdire des délais d'attente un certain montant qui est fixé comme vous pouvez le voir ici qui est écrit avec des règles qui ne s'appliquent pas du tout ici en France c'estàdire que tout est libéralisé 24 sén tout de suite le débat crise ouverte en Suisse après le référendum qui veut limiter l'immigration et instaurer des quotas quelles sont les conséquences de ce vote sur l'avenir de la Confédération hvétique au sein de l'Union européenne élément de réponse avec Jérôme Rabier une courte victoire du oui mais qui pourrait avoir d'énormes conséquences car en votant contre l'immigration de masse intitulé officiel de ce référendum les Suisses remettent en cause la libre circulation des personnes cette règle existait depuis 2002 avec l'ensemble des pays de l'Union européenne mais le gouvernement suisse a désormais 3 ans pour mettre la loi en conformité avec le résultat de ce vote une très mauvaise décision pour le ministre français des Affaires étrangères c'est une mauvaise nouvelle à mon avis à la fois pour l'Europe et pour les Suisses parce que la Suisse refermée sur elle-même ça va la pénaliser la Suisse fait 60 % de son commerce extérieur avec l'Union européenne et elle vit très largement de l'Union européenne un signe de repli sur soi ou bien une décision légitime pour se protéger François Fillon semble opter pour la seconde option qu'elle veuille réduire globalement le nombre d'étrangers sur son territoire c'est une revendication qui est parfaitement naturelle et qu'on doit placer sur le plan non pas de la défense de l'emploi mais de l'intégration reste maintenant à savoir quelles seront les conséquences pour l'Union européenne et la Suisse car les pays européens l'ont aujourd'hui répété sans libre circulation des travailleurs tous les autres accords signés sont remis en cause par exemple la circulation sans passeport ou l'accès au marché public dans les pays européens enfin les négociations sur l'échange de données fiscales c'est-à-dire sur la fin du secret bancaire suisse seront probablement également suspendu en votant oui à une question sur l'immigration les Suisses ont peut-être isolés leur pays dans beaucoup d'autres domaines et nous ouvrons le débat de ce 24h Sénat avec nos invités ce soir Philippe corderi bonsoir vous êtes député socialiste représentant les Français établis hors de France avec nous également sur ce plateau Christian Cambon bonsoir vous êtes sénateur UMP valdeemarne et avec nous également jean- Camu bonsoir vous êtes chercheur aliris et spécialiste de l'extrême droite merci d'être avec nous Philippe Cordery on a entendu Laurent Fabius le ministre des Affaires étrangères qui décrit et bien ce vote comme un repli sur soi des Suisses et comme quelque chose de préoccupant est-ce que vous partagez cet avis absolument je trouve ça bon très dommage comme l'a dit le le ministre pour les Suisses et pour l'ensemble de la mobilité européenne et de la construction européenne parce que l'Europe elle ne se choisit pas à la carte on ne négocie pas une partie des de de de l'Union européenne et pas l'autre l'Union européenne avait signé un certain nombre d'accords avec la Suisse la Suisse décide aujourd'hui de sortir d'un de ces accords celui de la libre circulation c'est effectivement tant d'autres qui vont être remis en cause et c'est une mauvaise nouvelle parce que l'isolement ne mène jamais à rien et je crois qu'il ne faut pas avoir peur de la de la libre circulation faut pas avoir peur de la libre circulation des des travailleurs notamment on a beaucoup de frontaliers français qui vont travailler tous les jours ensuite et ça sera aussi très dommageable pour eux h Christian Cambon quelle analyse faites-vous de cette votation on a entendu François Fillon qui estime lui que c'est naturel de voulooir moins d'étrangers écoutez moi je trouve que cette affaire elle est grave elle est très importante c'est un double avertissement un avertissement pour l'Europe c'est aussi un avertissement pour la France puisque quand même c'est les affaires de notre pays qui nous importte c'est un avertissement pour l'Europe parce que on voit bien que l'Europe a beaucoup de mal et dans l'impossibilité de mettre au point une véritable politique de l'immigration moi j'ai eu l'occasion au titre de la commission des affaires étrangères aller inspecter les frontières Schengen à l'est c'est une véritable passoire et donc il y a une prise de conscience d'une manière générale dans les pays de l'Europe qu'il y a trop d'immigrés je rappelle qu'un sondage publié par le monde faisait état de 70 % de Français qui considéraient qu'il y avait trop d'immigrés dans notre pays alors bien évidemment dans le cas de la Suisse c'est un petit peu plus subtile puisqueen fait la Suisse est est est non pas submergée mais en tous les cas connaît une vague d'immigration de de l'Europe c'est-à-dire d'Allemands de français d'Italiens qui profitent de la bonne santé économique de la Suisse mais ceci étant je pense que le sentiment vis-à-vis de l'immigration est un sentiment d'inquiétude qui est partagé en Europe et qui risque de l'être en France peut-être on y reviendra j've Camu Christian Cambon a parlé et bien d'un échec des politiques d'immigration qui seraient responsable de cette votation en Suisse qu'en pensez-vous qu'il y ait un problème avec la manière dont Schengen est effectivement une passoir c'est incontestable mais les Suisses qui appartiennent à un pays qui n'est pas membre de l'Union européenne se sont prononcés hier à une courte majorité d'ailleurs sur une question 50,43 50,4 45 % à une courte majorité et en sachant très très bien queles étaient les étrangers qui étaient concernés par cette mesure il savaient qu'il ne s'agissait pas des étrangers extracommunautaires mais des frontaliers et seulement en la marge les allems les Italiens les Français en priere est seulement à la marge de ce qu'on appelle là-bas les requerant d'asile ou les immigrés extracommunautaires c'est précisément là d'où vient le problème et ça explique d'ailleurs la différence très forte qui existe entre le résultat de la votation sur les minaras qui a eu lieu il y a maintenant 5 ans où l'UDC qui était déjà à l'origine de de cette initiative avait obtenu 57,9 % de soutien et la marge là évidemment est beaucoup plus faible pourquoi parce que les Suisses ont compris qu'il y avait certainert un problème d'afflux des frontaliers dans un certain nombre de canton notamment dans le dans le canton de Genève mais que d'un autre côté ces frontaliers n'étaient pas uniquement des prédateurs du modèle social Suisse ce sont aussi des gens qui consomment sur place ce sont des gens qui travaillent qui remplissent des emplois dont nul ne peut dire qu'ils seront remplis de main par des Suisses d'ailleurs je remarque que l'ensemble des acteurs économiques suisses ont été vent debout contre l'initiative de l'UDC qui était dans cette affaire la seule formation à soutenir son propre texte donc c'est très paradoxal finalement Philippe Cordery comme vote c'est un vote identitaire de repli c'est ce que vous un vote de repli clairement et puis je crois que voilà la Suisse doit pouvoir déterminer si elle veut se rapprocher de l'Union européenne ou pas on ne peut pas vouloir avoir 60 % de son commerce avec les pays de l'Union européenne euh accepter le le les règles commerciales mais refuser la libre circulation refuser le secret bancaire et prendre et choisir comme ça ce qu'on veut de de l'Union européenne je crois que c'est c'est pas ça donc c'est effectivement un repli sur soi que que que je regrette que tout le monde regrette d'ailleurs à part l'extrême droite et François Fillon ce qui est un peu un peu dommageable parce que toute la droite européenne se fr F ne dit pasve qu Mme cette affaire crée autant des Moiss au sein de l'Europe c'est que le problème n'est pas à considérer uniquement sous l'angle de la Suisse moi je partage tout à fait votre avis sur le fait que ça va poser beaucoup de problèmes à la Suisse j'ai été rapporteur ici au Sénat de l'accord Schengen à à l'époque donc ça va avoir de véritables conséquences si l'impact de cette décision est aussi fort c'est que dans chaque pays ce problème se pose et en France notamment on sait très bien qu'il y a un problème autour de l'immigration et on peut se cacher les yeux et dire qu'il n'en existe pas comme de sur cro depuis différ Schengen et la libre circulation son malheureus diff les Français et les Européens d'e manière générale ne font pas véritablement la distinction on peut pas parler uniquement du canton de Genève et puis des cantons du Tessin et autres je pense que le problème se pose en France et un certain nombre de mesures qui sont intervenues depuis est-ce que vous pensez qu'un tel vote pour avoir lieu en France moi je pense que le résultat serait bien pire je pense que si on procédait à la démocratie directe encore une fois regardons des sondages et des sondages qui sont faits de manière sérieuse mais il est sûr que quand on autorise euh les immigrés à ne pas payer 75 % en situation irrégulière irrégulière à ne pas payer 75 % de leur titre de transport à la RATP ou bien quand on abroche comme vous l'avez fait les fameux 30 € 30 € annuels euh qui leur permettait de d'être soigné gratuitement et bien je trouve qu'effectivement on crée des des ressorts qui sont excessivement négatifs et qui vont avoir des conséquences aux élections européennes car on va avoir des résultats assez étonnant Camu à 100 jours he maintenant des élections européennes qui auront lieu le 25 mai c'est effectivement un mauvais signal vous pensez que le Front National qui est déjà donné en tête des sondages pour ces élections et bien va conforter sa position après ce qui se passe en Suisse de ma position d'observateur je je ne dis pas que c'est c'est un mauvais signal je veux dire en tout cas que c'est un signal et je pense que le Front National qui a salué le résultat de la votation suisse le prend en tout cas populiste on salue effectivement ce vote pour un signal positif faut d'abord commencer par dire que l'UDC n'est pas un parti d'extrême droite au sens où nous l'entendons de manière classique le vote d'hier en Suisse n'a pas réuni 50,4 % de Suisse d'extrême droite c'est un parti populiste c'est un parti conservateur qui a dérivé sur la droite dans les années 90 mais qui a sa spécificité et qui n'est pas le Front national avec lequel il n'a pas de relation pour ce qui concerne les élections européennes ce scrutin possède toutes les caractéristiques nécessaires pour déclencher un vote défouloirs c'est un scrutin à un tour dans des circonscriptions qui sont mine de rien assez artificiel et le thème lui-même les élections européennes autorise tout un chacun à se prononcer sur son ralbol de de de l'Europe dans tel ou tel domaine parce que l'Europe c'est la crise parce que c'estage parce que il y a trop de bureaucratie bruxeloise parce qu'il y a trop d'immigration bref on a tous les ingrédients pour que au lieu d'élire des représentants de la France au Parlement européen on Élise des représentants de formation qui remettent en cause les fondement même de l'Union européenne telle qu'elle existe maintenant parce qu'il n'est pas interdit non plus de la réorienter Philippe Cordery ça un défouloir ces élections européenne ce que vient de dire jeanve Camu il y a un risque et pour éviter ce risque je crois qu'on a intérêt à avoir un débat serein entre les Parti démocratique sur quelle Europe on veut et la réorientation de l'Union européenne et ça passe avant tout par ne pas non plus faire des mélanges et des amalgames dans le dans le débat quand on met sur un même plan les frontières extérieures de l'Union européenne qui sont les frontières de Schengen et la libre circulation à l'intérieur i mais peutêtre pédagie pe ça qu'il faut faire aussi pour les é euré qu'on puisse qu'on puisse faire cet effort de pédagogie pour dire simplement bien sûr qu'il faut des règles à l'extérieur de l'Union européenne mais que nous sommes d'accord pour promouvoir la libre circulation dans l'Union dans l'Union parce que c'est ça qui fait sa richesse c'est ça qui fait le fondement de notre projet européen si l'on veut V si l'on veut véritablement éviter ce genre de péril car encore une fois les résultats inquiétants guête notre pays comme bien d'autres je pense qu'il faut simplement arrêter de se boucher les yeux pendant tant d'années de droite comme de gauche quand on a évoqué les problèmes de l'immigration on était immédiatement catalogué comme appartenant au Front national j'en prends exemple François Fillon apporte un élément de solution il parle de quota le mot nécessite d'être expliqué mais j'observe quand même que le Canada l'Australie la Nouvelle-Zélande qui ne sont pas quand même des pays d'extrême droite utilisent ce dispositif et de manière très stricte puis après une fois que les immigrés sont acceptés ils ont exactement le même rang et les mêmes droits que les habitants de ces pays en France il ne faut rien faire il faut rien dire sauf avoir sauté à la figure des contradicteurs qui vous taxent immédiatement d' extrême droit en Suisse c'est quand même paradoxal Christian Cambon parce que comme l'a expliqué jean-if Camu et bien ce sont des immigrés c'est une immigration du travail ce sont des emplois qui ne seraient pas forcément occupés par des Suisses alors c'est parce que je crois qu'il y a une mauvaise perception de ce phénomène parce que nous vivons en crise parce que les Suisses ont effectivement un niveau de vie très enviable et il voit arriver des des des des gens des Français des transfrontaliers qui du reste apporent un savoir-faire des compétences auxqueles il faut rendre hommage c'est des gens qui apportent véritablement à l'économie et vous aviez raison de souligner ce point mais est-ce que l'opinion publique fait la différence euh elle taxe les problèmes d'immigration de plus en plus d'une manière générale et je pense que l'Europe et notre pays doivent prendre des mesures concrètes pour expliquer aux gens qu'il y a une libre circulation normale puisque c'est le fondement même du marché intérieur la circulation des personnes et des biens mais je pense que les gens eux voient immigration en dehors de nos frontières et là on ne cesse de donner dans notre pays et ailleurs aussi un certain nombre de ses je crois qu'il faut véritablement les corriger h peut-être jeve Camu pardon se remarque c'est encore une fois qu'au moment où été décidé l'élargissement de l'Union européenne vers l'Est il était évident que cet élargissement signifierait un jour ou l'autre non seulement la liberté de circulation mais la liberté d'établissement donc il y a quelque chose de paradoxal au fait de dire aujourd'hui attention Schengen est une passoire et nous avons des mouvements migratoires de l'Est de l'Europe vers l'ouest et de ne pas avoir au moment où était envisagé l'élargissement de l'Europe à ces pays considéit que c'était aussi une conséquence inéluctable du processus qui était enclenché h Philippe C oui mais aujourd'hui on a on a un certain nombre d'inquiétude quand même moi je vous l'avais dit je suis élu des Français de de Belgique il y a eu 177 expulsés Français de Belgique dans dans l'année 2013 donc on est dans une situation de tension effectivement aujourd'hui où le le le le risque de cette libre circulation au sein de l'Union européenne existe et moi je pense que ces élections européennes doivent être l'occasion effectivement de repositiver ce qui fait l'essence même du projet européen et pour ça faisons cet effort de pédagogie dans dans dans dans le débat ne mélangeons pas tout et faisons en sorte que les citoyens puissent avoir toutes les informations nécessaires parce que je pense que si nous voulons continuer à construire cette union européenne et nous le voulons tous les partis démocratiques le veulent il ne faut pas tomber dans le piège du débat que veut nous tendre l'extrême droite c'est-à-dire celui de savoir s'il faut sortir ou non de l'Europe s'il faut sortir ou non de Schengen s'il faut sortir ou non de l'euro c'est pas ça le débat aujourd'hui le débat c'est quelle Europe on veut alors on a posé la question à notre partenaire du nouvelops.com aux internautes votation suisse la libre circulation est-elle remise en cause dans l'Union européenne bien les internautes ont répondu oui à 55 % non à 41 % sur 242 votants merci à tous les trois d'avoir été les invités de ce 24h Sénat je vous rappelle la principale information de de ce 24h Sénat c'est une actualité parlementaire elle concerne le sénateur Serge d'assaut Christian Cambon peut-être vous avez entendu il demande lui-même la levée de son immunité parlementaire il devance la décision du Bureau des Sénat votre raction écout je je pense que c'est un un comportement tout à fait digne le sénateur Serge dassassau proteste de son innocence du reste sincèrementgard à à son âge et à l'ensemble de ses activités je vois mal personnellement le sénateur d'assut personnellement impliqué dans une affaire comme ça il y a parfois des lieutenants qui font du je pense que c'est une bonne mesure que de décider de remettre son immunité comme ça au moins on ira au fond des choses et on pourra se prononcer ceux qui doivent se prononcer se prononceront sereinement sur son cas merci beaucoup Christian Cambon pour cette dernière information c'est la fin de cette édition à 22h vous retrouvez Sonia mabrook pour la suite de l'actualité politique et parlementaire très bonne soirée et à demain Michel Sapin sera l'invité de preuve par 3 le ministre du Travail répond

24h Sénat (10/02/14) - Invités: Christian Cambon, Jean-Yves Camus, Philip Cordery — Christian Cambon · Pourquijevote