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InterviewParti socialiste (sur YouTube)· 22 octobre 2026 25 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesSécuritéÉducation & recherche

Olivier Faure sur France Info

Au micro : Agathe Lambret Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le dispositif sécuritaire du gouvernement est suffisant ?

  • 0:41RelanceRéponse directe

    Le gouvernement glisse-t-il vers une réponse exclusivement sécuritaire ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Faut-il interdire des manifestations pour rétablir l'ordre ?

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous dire au Premier ministre à 14h30 ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Que répondez-vous aux lycéens qui demandent des professeurs ?

  • 3:25RelanceRéponse directe

    Le projet de budget supprime des postes d'enseignants : est-ce acceptable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23Olivier FaureFait
    « Le gouvernement glisse progressivement d'une réponse politique nécessaire à une réponse sécuritaire et exclusive. »
  • 2:46Olivier FaureFait
    « On ne peut pas traiter uniquement de manière sécuritaire un sujet qui est un sujet d'abord politique. »
  • 5:12Olivier FaurePromesse
    « Il faut augmenter le SMIC, il faut aussi faire en sorte que toute l'échelle salariale soit revue. »
  • 7:58Olivier FaureFait
    « Nous ne sommes pas les nervis qui ont défilé à Lyon cette semaine. »
  • 14:51Olivier FaureFait
    « Je n'aime pas l'idée d'une responsabilité collective avec des gens qui sont coupables de rien. »
  • 15:33Olivier FaureFait
    « On voit bien qu'il y a une dérive sécuritaire de ce gouvernement qui a décidé de complètement invisibiliser toutes les revendications. »
  • 20:37Olivier FaureFait
    « On est en train de mettre en place tout ce que les régimes illibéraux mettent en place. »
  • 21:16Olivier FaureFait
    « On ne peut pas être dans un pays où on a interdit des manifestations. »
  • 21:52Olivier FaureChiffre
    « Le taux d'emprunt de la France à 10 ans a dépassé les 5%, c'est du jamais vu depuis 2002. »
  • 22:36Olivier FaureFait
    « Si les taux d'intérêt à 10 ans ont passé la barre des 5%, c'est tout simplement parce que c'est le désordre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour Olivier Faure. Bonjour. Et bienvenue sur France Info et bonjour Agathe. Bonjour bonjour Olivier Faure. Dans 2 jours, ce sera l'acte 2 de la mobilisation contre la vie chère. Le gouvernement promet depuis quelques jours un dispositif massif. Parmi les forces mobilisées, des militaires de de Sentinelle pour des missions statiques devant notamment des bâtiments publics, les unités d'élite de la police et de la gendarmerie, BRI, GIGN, RAID, des hélicoptères, des véhicules blindés, Centaur, des engins lanceurs d'eau et encore beaucoup d'autres d'autres policiers mobilisés. Est-ce que à vos yeux Olivier Faure, c'est un dispositif suffisant ou c'est ?

Le problème n'est pas d'avoir un dispositif massif mais un dispositif adapté. Et le gouvernement cherche là évidemment à réparer ce qu'il n'a pas fait le weekend dernier et donc veut donner le sentiment que cette fois-ci il a pris la mesure de ce qu'il s'est passé. Bon, moi j'espère que tout ça se passera dans le calme parce que je ne veux pas que les violences, les dégradations, les pillages viennent invisibiliser un mouvement social qui a des revendications qui sont claires, qui sont légitimes et que le gouvernement aurait dû entendre depuis longtemps.

La meilleure façon pour qu'il n'y ait pas de casse, pour qu'il n'y ait pas de pillage, c'est tout simplement de répondre politiquement à une crise qui est une crise sociale et politique. Mais au point où on en est, on sait pas si une première réponse du gouvernement pourrait euh résoudre la crise du jour au lendemain. En attendant à court terme, euh il faut rétablir l'ordre. Il y a aussi des villes qui dès aujourd'hui ont interdit des manifestations euh soit partout, soit dans certains secteurs. Euh d'autres villes comme Rouen, Le Havre, Toulon où les interdictions de manifester concernent même la journée euh de samedi. Est-ce qu'il faut en arriver là selon vous pour euh retrouver le ?

Mais vous voyez bien qu'on est dans une situation où le gouvernement glisse progressivement d'une réponse politique nécessaire à une réponse sécuritaire et exclusive exclusivement sécuritaire. Il a la possibilité de répondre. Il a reçu hier les syndicats. Il ne leur a rien dit. Cet après-midi, il reçoit les partis politiques Vous y serez à 14h30. jusqu'à 14h30. J'espère qu'à ce moment-là, il aura la bonne idée de dire ce qu'il entend faire et quelles sont les réponses qu'il entend apporter à ces différents mouvements. On ne peut pas traiter uniquement de manière sécuritaire un sujet qui est un sujet d'abord politique.

Et si il y a des gens qui continuent à manifester, c'est parce qu'ils ont le sentiment de ne pas avoir été entendu. Sur votre propre antenne, quand on écoute les lycéens, quand on écoute les étudiants, quand on écoute les salariés du public et du privé, que vous ? Ils vous disent "On veut des réponses." On n'arrive pas à discuter. de réponse Olivier Qu'est-ce que vous allez dire au Premier ? Vous vous allez lui dire "Sébastien, vous connaissez en plus, vous avez l'habitude de discuter ensemble." Euh est-ce que qu'est-ce que qu'est-ce qui peut ? Qu'est-ce qu'il doit Qu'est-ce que vous voulez ? Mais je veux simplement obtenir qu'on entende ce qui a été demandé.

vous dites il faut des réponses, donc pour les collèges, faire en sorte que il ne fasse pas trop froid l'hiver, trop chaud l'été. Il faut faire en sorte qu'il y ait des enseignants devant les élèves. C'est quand même extraordinaire. Voilà des élèves qui nous disent "On veut des professeurs." Et on devrait quand même tout simplement les entendre. Olivier Faure, dans la rue, il n'y a pas que des lycéens. Vous avez Je finis juste là-dessus. Dans le projet de budget qui va être qui est en train en ce moment de discussion, on a la suppression de 1500 euh postes de professeurs.

On a la réduction de 7 milliards des crédits aux collectivités locales qui ont la charge justement de rénover les écoles, les collèges et les lycées. de de travailler là-dessus. Mais les les députés y travaillent simplement, euh je vous rappelle que nous ne sommes pas majoritaires et donc qu'il y a la la nécessité pour le gouvernement de dire quelle est sa copie et puis de faire en sorte que sa majorité relative y a des négociations entre les les les députés et le Et pour l'instant, est-ce que vous avez le sentiment que quelqu'un est prêt à ?

Mais simplement Olivier Faure, vous parlez des des lycéens, vous parlez des des étudiants, mais dans la rue, il y a pas du tout que des lycéens et des étudiants. Il y a des personnes euh qui Vous avez Vous l'avez dit, des salariés du public, il y a des personnes qui se qui se plaignent de leur pouvoir d'achat. Il y a aussi des militants écologistes. Il y a Comment on Comment Comment on peut répondre à des gilets jaunes ? Comment on peut répondre à tout le ? Ça paraît impossible à 6 mois d'une présidentielle. Bon, vous pensez qu'on peut pas répondre à tout le monde, mais ça sert à quoi de dire pas de majorité et pas d'argent, ça peut paraître compliqué.

Mais il y a une majorité pour dire que il faut remettre de l'argent sur l'école, sur l'enseignement supérieur, sur les lycées. Ça, il y a une majorité pour le dire. Et donc si le gouvernement est prêt à répondre à cette demande là, nous y sommes prêts nous aussi. Si la question est de savoir si aujourd'hui il faut augmenter les salaires parce que les gens n'arrivent plus à vivre y compris quand ils sont salariés. C'est quoi le mouvement des gilets jaunes au ? Ce sont des gens qui travaillent mais qui n'arrivent pas à vivre de leur travail qui ne peuvent plus payer les frais courants, qui ne peuvent plus payer à leurs enfants des loisirs, des vacances.

Et il faudrait qu'on s'en satisfasse, qu'on dise oui, OK, c'est comme ça Donc il faut augmenter les salaires comme le réclame la la CFDT augmenter de 100 euros les salaires. Bien sûr, il faut augmenter le SMIC, il faut aussi faire en sorte que toute l'échelle salariale soit revue et Comment comment est-ce que Ça ça se décrète pas non plus, c'est pas le gouvernement qui va décider d'augmenter tous les salaires. du SMIC, c'est le gouvernement. Dire qu'on réindexe les salaires sur l'inflation, c'est le gouvernement. Tout ça, c'est possible, il y a d'autres pays qui le font. Donc pourquoi est-ce que nous ne le ferions ?

Vous voyez bien que ce qui se passe aujourd'hui Parce qu'on a aussi une situation économique qui est complexe avec une croissance qui est atone des entreprises qui sont en difficulté et qui sont inquiètes y compris à cause de la situation politique. Oui, et vous croyez que les solutions qui sont présentées depuis 10 ans par ce gouvernement là ont résolu quoi que ce ? On a là une crise qui est devenue multidimensionnelle alors même que on pourrait, si vous voulez, relancer la consommation. Mais il faut donner de l'argent aux gens. Et donc est-ce que ce qui se fait, je prends l'exemple espagnol avec Pedro Pedro Sanchez président du gouvernement socialiste espagnol. Mais qu'est-ce qu'il a ?

Il a augmenté le SMIC, alors pas en un an. Et on rappelle que les salaires en Espagne ont très [grognement] peu augmenté ces 20 dernières années, Olivier Faure. Oui, mais enfin là en l'occurrence, le SMIC, il a augmenté de 60 %. Et donc vous voyez bien que ce qui a tiré la croissance espagnole c'est la consommation populaire. Vous ne pouvez pas chercher à étouffer les contestations alors même que elles sont l'une des réponses aussi à la crise économique que nous vivons. Et s'il y a pas de réponse tout à l'heure à Matignon, vous faites ? Et est-ce que vous irez manifester vous ?

Ben samedi, je serai à Orléans avec toute une série d'organisations pour faire face à au discours de Marine Le Pen et au discours de l'extrême droite dont on sait qu'il peut être l'année prochaine le le refuge de nombre de d'électeurs et donc je ne serai pas dans les manifestations contre la vie chère et pour le respect des revendications des lycéens et lycéennes, mais je serai effectivement dans le mouvement aussi d'une autre façon. Et justement Marine Le Pen était à votre place hier sur France Info et elle fait référence au fait que vous avez prévu de vous rendre à Orléans parmi les organisations qui veulent prévoir des contre-manifestations pour perturber le congrès du du RN, on l'écoute.

Non, il s'agit pas de perturber. fou qu'en réalité ça ne scandalise plus personne que des mouvements cherchent à empêcher le déroulement de la vie d'un parti ou le déroulement d'une campagne. Est-ce que le Rassemblement national a une fois dans sa vie organisé une manifestation pour chercher à interdire un meeting d'un autre parti ? Jamais. Et Monsieur Faure a dit qu'il serait présent, des des dirigeants des Verts, Monsieur Bagayoko, Madame Binet sera présente et ça ne dérange personne. C'est vraiment votre place Olivier ?

Bon d'accord, première chose à l'ordre du jour c'est que il s'agit pas d'aller perturber le congrès du Rassemblement national qui se tiendra naturellement et moi je serai se déroule dans les bonnes ? moi je n'ai pas l'intention d'aller perturber, de rentrer dans leur congrès, de venir faire le coup de force, bien entendu que non.

Faure dans un contexte pareil aussi éruptif, alors que il y a eu des émeutes en France, qu'il y a peut-être des émeutes qui vont se produire samedi, se rendre avec d'autres organisations, des milliers de personnes autour du du congrès d'un parti Si si vous pensez pas le perturber, qu'est-ce que vous pensez perturber, qu'est-ce que vous pensez pas [raclement de gorge] penser que il y aurait là la volonté d'un coup de force et d'un affrontement direct avec les forces de l'extrême droite. Nous ne sommes pas les nervis qui ont défilé à Lyon cette semaine encore.

Pardonnez-moi mais quand on entend ce matin encore sur France Info l'inquiétude du maire d'Orléans, une ville qui va être quasiment bouclée avec plus d'une dizaine probablement de de compagnies de CRS et l'inquiétude qu'il y ait de la casse, qu'il y ait des violences, on peut quand même s'interroger sur le y compris le rôle des politiques. qui m'inquiète, c'est la banalisation de l'extrême droite. Ce qui m'inquiète, c'est le fait que personne ne veuille voir que ce parti l'année prochaine peut effectivement exercer le pouvoir et qu'il peut instaurer une xénophobie d'État.

Voilà ce qui m'inquiète et que j'aimerais que n'êtes pas inquiets qu'il y ait des violences parce que c'était ça ma question Olivier Faure. Je ne souhaite aucune violence, je ne participerai à aucune violence et je les condamne si elles devaient exister. Ce que je dis simplement, c'est que vous ne pouvez pas non plus maintenant en arriver à interdire des mouvements qui sont là simplement pour rappeler ce qui est à la fois notre histoire, ce que sont aussi les dangers. Je vois aussi Donald Trump qui s'ingère maintenant dans la vie politique française, qui appelle à l'élection de Marine Le Pen. Je vois qu'elle est tout à fait ce qu'il a dit, hein.

Il a dit que Marine Le Pen était représentée la la ligne conservatrice en France. Il n'a pas il a dit qu'il ne la connaissait pas par ailleurs. Il ne la connaît pas personnellement mais chacun a bien compris ce qu'il faisait et chacun a bien compris quelle était sa préférence pour l'année prochaine. Je fais partie de ceux qui ne veulent pas voir que le RN et ses amis et cetera, les libertariens de manière générale, l'extrême droite américaine est venue déjà perturber à plusieurs reprises des élections dans toute l'Europe. Oui mais attendez parce que là là on vous parle du RN qui fait son congrès ce weekend. C'est pas un parti légitime pour ?

Mais je ne demande pas interdire le Rassemblement National. Je ne dis pas qu'il faut interdire son congrès. Je dis simplement que moi je suis là pour rappeler ce qu'est cette force politique et ce qu'elle représente dans notre histoire et potentiellement dans notre avenir. Et donc qu'il y ait des gens qui viennent rappeler ce qu'elle est, qui viennent dire quels sont les dangers, les menaces que représente l'extrême droite en France. Si vous pensez que c'est l'extrême droite qui peut rétablir l'ordre en France, vous vous trompez. Ils vont instaurer le désordre, le vrai désordre. Albert Camus "Le vrai désordre, c'est l'injustice." Et bien, il faut en revenir à ça.

Et moi, je ne veux pas d'un parti qui instaure l'injustice dans notre pays. Olivier Faure se demandait si c'est la place des politiques en général que d'être à ce cette cette manifestation ce weekend. On peut se demander aussi si c'est la place du premier secrétaire du Parti socialiste parce qu'il y aura notamment la CGT mais aussi Balik Bayoko, le maire de Saint-Denis qui qualifie Raphaël Glucksmann vainqueur de de la primaire de de la gauche vainqueur de la primaire de votre primaire primaire de la gauche caviar et de nouveau Macron juste après juste après sa victoire. Est-ce que c'est normal de s'afficher à ses côtés ? Mais la gauche, elle a toujours été diverse.

Et je le dis à Balik Bayoko comme je le dis à Jean-Luc Mélenchon, comme je le dis à Raphaël Glucksmann, comme je le dis à tout le monde. La réalité, c'est que à force d'avoir des gens de gauche qui finissent par considérer que le débat, il est entre la gauche et la gauche, et bien, on ouvre directement les portes de l'Élysée à Marine Le Pen et aussi à eux. Et donc, moi, je suis à chaque fois dans les rassemblements qui permettent d'avoir une parole qui est une parole commune, qui permettent de dire des choses qui sont justement le point commun de toutes celles et ceux qui militent à gauche aujourd'hui. Et notre point commun, il doit être de battre l'extrême droite l'année prochaine.

Mais donc la victoire de Raphaël Glucksmann, c'était censé être sur une ligne claire, c'est-à-dire la rupture avec LFI. Et vous, quelques jours après cette victoire, vous allez vous afficher contre le RN avec LFI. Ça veut dire ? Ça veut dire que c'est pas ça la ligne ? Je je ne comprends pas très bien le sens de votre question. Bah, rupture ou pas ? Mais il y a une élection présidentielle dans laquelle vous avez des candidats qui se font concurrence. En l'occurrence, vous avez Raphaël Glucksmann, notre candidat, et puis vous avez Jean-Luc Mélenchon. Bon, il y a pas d'alliance.

Et donc, effectivement, si la question se posait de savoir s'il peut y avoir une alliance entre LFI et les socialistes et Place publique dans l'élection présidentielle, la réponse est non. Et aux ? Et euh nous verrons aux législatives aux élections législatives, ce qu'il se passera. Mais euh cessez de tout mélanger et de faire comme si il n'y avait pas de combat commun possible entre la gauche et la gauche. On parle euh si on revient au sujet initial, les manifestations qui aujourd'hui sont les manifestations que le gouvernement n'entend pas. Mais à l'Assemblée, sur le budget, nous défendons ensemble des positions communes.

Et ben justement, on en parle dans un instant de ce que vous avez proposé euh sur le budget. on va en parler dans quelques secondes. Avant cela, l'info en une minute, 8h46, et voici Maureen Swiniarski. Le vent commence déjà à souffler dans l'ouest de la France à cause de la tempête Justine. Trois départements bretons seront en vigilance orange dès ce soir, le [musique] Finistère, le Morbihan et les Côtes-d'Armor. La SNCF annonce aussi euh déjà que les trains normands [musique] ne circuleront pas demain par mesure de précaution. Emmanuel Macron va s'exprimer ce matin après avoir réuni les services de renseignement et son Premier ministre. Ce conseil de sécurité doit aider les autorités

13:08
Non speech

[musique]

13:08
Locuteur

à mettre en place un dispositif conséquent samedi pour empêcher les violences pillages comme cela a été le cas la semaine dernière. Et après l'incendie d'un bâtiment de l'université de Rouen samedi dernier, le [musique] suspect va être présenté à un juge d'instruction aujourd'hui. Il pourra alors être mis en examen.

13:25
Non speech

[musique]

13:25
Locuteur

Il est âgé d'une vingtaine d'années, mais selon le procureur, il n'a pas agi seul et les enquêteurs tentent d'identifier d'éventuels complices. Et puis le parcours officiel sera dévoilé ce midi, celui de l'édition 2027 du Tour de France. On sait déjà que la Grande Boucle partira du Royaume-Uni, d'Édimbourg, pour les hommes. L'arrivée se fera sur les Champs-Élysées, arrivée euh donc classique. On apprend aussi que la 14e étape se fera entre Montpellier et Mende. Franceinfo. Le 8h30 Franceinfo, Agathe Lambret, Adrien Beck. Avec Olivier Faure, Premier secrétaire euh du PS, on parlait euh des réponses apportées par le gouvernement à cette crise.

La loi "casseur-payeur" euh fait partie euh de ces réponses, même si euh c'est une autre crise qui en est à l'origine. Elle vise à faire payer les dégâts à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, aujourd'hui, c'est l'État qui est civilement responsable des dégâts et et dommages résultant de ces attroupements. Est-ce que vous trouvez ça légitime et est-ce qu'il faut en passer par ? Cette loi, elle a déjà existé. Elle a été abrogée en 81 par François Mitterrand. ? Parce que il est complètement irresponsable de justement rendre responsable des gens qui n'ont commis aucun fait.

Si vous vous trouvez au milieu d'une horde qui euh casse euh un magasin et que vous donnez le sentiment de ne pas chercher à vous échapper, vous pouvez demain être tenu justement comptable de ces dégradations. C'est Ouais, alors précisément, la la faute consistera à participer soit à un attroupement malgré les sommations, en pleine connaissance de ses membres, euh soit à un groupement formé en vue de commettre des violences et des dégradations. Mais euh tout ça, c'est dans la pratique qu'il faudra le voir.

Comment voulez-vous arriver à vous avez des gens qui sont parfois, y compris euh euh massés, qui sont au milieu faites pas confiance aux juges pour arriver à distinguer ce qui euh ce qui est ce qui en relève ou ce qui n'en relève pas de de cette ? Moi, je n'aime pas l'idée d'une responsabilité collective avec des gens qui sont coupables de rien.

Donc je suis pour qu'au contraire, on individualise les peines, qu'on fasse en sorte que les gens qui soient qui sont appréhendés parce qu'ils ont commis des délits puissent là répondre de leurs actes, mais je ne veux pas que d'un seul coup, on ait là un gouvernement qui euh euh cherche à maintenant euh condamner j'allais dire dans la mêlée pour ne pas répondre de ses propres actes.

Et c'est là la difficulté du moment, c'est qu'on voit bien qu'il y a une dérive sécuritaire de ce gouvernement qui a décidé de complètement invisibiliser toutes les revendications qui sont portées Vous pensez, pardonnez-moi Olivier Faure, que le fait que les casseurs paient pour ce qu'ils ont dégradé, en plus ce serait dans la limite de 10000 euros, ça les Français n'y sont pas ? Mais euh que les casseurs soient appelés à Mais revenons sur le principe de la Ah voilà, vous êtes d'accord. Sur le principe, vous êtes d'accord.

Mais les casseurs, mais moi ce que je vous dis c'est que quand on commence à avoir d'un seul coup une société collective avec des gens qui sont dans un attroupement et qui se retrouvent là parfois par hasard. Vous savez pas pour dans quelle pour quelle raison ils n'ont pas pu s'échapper, pourquoi ils sont enfin c'est pas possible, on ne peut pas. Mais en revanche qu'on demande parce que là à court terme c'est ce que le gouvernement veut faire, il y a quand même 3000 commerces qui ont été touchés, des centaines de millions d'euros de de dégâts. Euh le gouvernement veut ponctionner les allocations familiales euh du montant du butin de de ces casseurs.

Ça ça vous paraît euh plus plus légitime alors. Mais Yacine André, voilà un gouvernement qui est coupable d'inaction et qui maintenant cherche à se rattraper de son inaction en cherchant à condamner des gens qui n'y sont pour rien, qui n'ont pas commis de délit et des gens et des familles et des familles qui ont rien volé. Pardon, mais enfin quand vous dites que vous allez condamner une famille parce qu'il y a un des enfants qui a commis un délit, pardon, ça s'appelle une punition collective. c'est à qui de ? C'est euh c'est aux ? [raclement de gorge] C'est à ?

Mais je dis que effectivement il faut que celles et ceux qui pillent, qui volent, qui cassent, ceux-là aient à répondre de leurs actes. Mais Mais s'ils sont ? le c'est c'est ça l'objet de la proposition du gouvernement. Mais qu'est-ce que vous voulez ? Vous voulez maintenant que enfin représentez-vous bien les choses. Vous vous êtes là avec des familles qui en général sont déjà dans la difficulté financière.

Vous avez un enfant mineur qui a volé Mais si vous avez un enfant un mineur de 14-15 ans qui est parti voler des baskets et que vous vous retrouvez à avec une amende à payer où euh où on prive en fait toute la famille avec des frères, des sœurs, une fratrie qui eux-mêmes vont se retrouver dans la difficulté. Vous pensez qu'on aura résolu ? Enfin franchement, je demande à ce qu'on réfléchisse un instant aux actes que l'on commet. Aujourd'hui en fait on a l'impression que ce gouvernement-là n'a qu'une seule réponse, c'est d'aller chercher à dévier en fait de sa responsabilité, la dévier vers les autres.

Moi ce que je veux c'est un gouvernement qui agisse, qui protège les commerçants, qui protège aussi les manifestants et qui répondent aussi quand euh les questions lui sont posées, répondent tout simplement. Comment expliquez-vous le fait que vous ayez là un gouvernement, un premier ministre qui n'a toujours pas reçu les lycéens et les étudiants. Comment c'est ? Comment c'est imaginable que on n'ait pas encore compris qu'il y a un problème de salaire dans ce ? reçus au ministère de l'éducation mais c'est vrai, ils n'ont pas été reçus par Matignon. Vous dites il faut protéger les commerçants. Est-ce que vous soutenez les couvre-feux ciblés qui ont été instaurés en France depuis quelques ?

Agathe Lambret, ce que vous faites depuis le début de cette émission, c'est que vous me parlez exclusivement que de réponses sécuritaires. du tout parce qu'on vous a demandé ce que vous alliez dire à Matignon mais qu'est-ce qu'il fallait faire sur le fond notamment pour les ? Non, vous avez dit pour les lycéens qu'il fallait rénover les lycées, revoir la réforme du bac. Là, je vous interroge, vous dites qu'il faut protéger les commerçants. l'essentiel, vous comprenez bien que si vous voulez si vous voulez qu'il y ait plus de couvre-feu, si vous voulez qu'il n'y ait plus de manifestations, si vous voulez que le calme revienne, ce que je souhaite du plus profond de moi-même.

Il faut répondre sur le fond. Mais en attendant Olivier Faure, si vous étiez au pouvoir et que vous vous faisiez suite à des scènes d'émeutes comme ça, est-ce que vous auriez mis en place des ? Est-ce que vous soutenez ces ? Mais voyez bien que les couvre-feux, ils sont la réponse à l'inaction de la semaine passée et que si on avait eu des effectifs suffisants, si on avait réussi à faire en sorte de protéger les commerces, les bâtiments publics et tout ça, cette question ne se serait même pas posée.

en l'occurrence, elle se pose Olivier Faure donc moi je suis pour que l'on préserve à la fois les libertés publiques et notamment celle de manifester, celle de s'exprimer tout en protégeant et bien évidemment les biens publics comme les biens privés. c'est un en même temps mais sur le couvre-feu, ça donne ? Alors c'est pas en même temps. C'est la République Agathe Lambret, c'est pas c'est pas en même temps, c'est la République, c'est ça. La République, c'est de défendre, protéger les biens, les personnes et en même temps protéger en fait les libertés publiques, c'est ça la République. ? Avec ou sans ? Mais vous pouvez avoir des couvre-feux qui soient très partiels et très temporaires.

Et ça peut être et une façon de faire souffler les forces de sécurité. Mais comprenez bien que ça n'est pas une réponse qui peut être une réponse durable. Vous vous rendez compte qu'on est en train de mettre en place tout ce que les régimes illibéraux mettent en place dans des régimes qui sont justement des régimes que nous condamnons qui sont des régimes autoritaires.

Mais je comprends pas Olivier pardonnez-moi Le pouvoir macroniste devait au contraire c'était la promesse initiale devait être un pouvoir progressiste, il devait permettre de s'opposer justement à tous ces régimes illibéraux que qui sont apparus dans l'Europe entière et voilà qu'aujourd'hui nous sommes devenus malgré nous un modèle pour les illibéraux, ça ne va pas. Mais en quoi en quoi ces couvre-feux sont-ils ? Vous trouvez ça normal qu'il y ait des couvre-feux dans notre ? Vous trouvez que c'est ?

explications à ça aussi ces derniers jours Mais Adrien avec je vous dis pas que on ne peut pas en avoir du tout, je viens de vous dire que on pouvait avoir des couvre-feux très temporaires et très localisés. Mais c'est ce qui se passe d'ailleurs dans des centres-villes avec des couvre-feux juste pour les mineurs. réponse durable, ça ne peut pas être la façon dont on organise la sécurité dans notre pays. On ne peut pas être dans un pays où on a interdit des manifestations.

On est au contraire dans un pays où les forces de sécurité, les forces Donc là par exemple de la paix ont pour mission de garantir des droits constitutionnels Les manifestations [raclement de gorge] interdites dans certains centres-villes aujourd'hui les manifestations interdites dans certains centres-villes aujourd'hui vous dites ça n'est pas normal. Mais quand ce sont des manifestations déclarées, quand ce sont des manifestations qui sont spontanées et cetera évidemment que on ne peut pas autoriser le chaos. Mais en revanche quand vous avez un syndicat qui dépose un parcours qui le fait avec la préfecture, oui effectivement on ne peut pas l'interdire.

Olivier Faure Et d'ailleurs vous verrez que à chaque fois que c'est le cas, il y aura la saisine du juge des référés et que le juge des référés systématiquement revient sur les décisions d'interdiction qui sont exagérées. Olivier Faure le monde nous regarde les marchés, les investisseurs s'inquiètent de cette instabilité en France de ces violences, le taux d'emprunt de la France à 10 ans a dépassé les 5 % c'est du jamais vu depuis 2002. Dans ce contexte le gouvernement cherche un budget pour 2027 et vous depuis le début vous menacez de censurer l'exécutif. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous ? Est-ce que vous pouvez vous permettre de de rajouter une crise politique à la crise sociale et ?

Non, mais c'est trop facile. Vous avez là des gens qui sont eux-mêmes la cause de la crise et ensuite qui viennent nous expliquer que c'est nous qui devrions réparer. Mais moi je vous dis une chose très simple, si les taux d'intérêt à 10 ans ont passé la barre des 5 % c'est tout simplement parce que c'est le désordre. Et le désordre il est lié à ? Il est lié et ça va coûter très cher. Puisque là en fait c'est la charge de la dette qui va augmenter très sensiblement et ça se compte en dizaines de milliards. Je fais 90 milliards effectivement. si vous voulez en fait éviter que la charge de la dette augmente, il faut répondre et ça coûtera beaucoup moins cher.

Là vous allez avoir une augmentation qui va être très supérieure à ce qu'aurait coûté par exemple les 10 milliards que demandent les lycéens. Ben moi je vous dis faites en sorte mais concrètement tout à fait d'accord avec vous mais vous avez dit Ah donc vous vous dites il faut lâcher les 10 milliards aux lycéens, les 10 milliards que demandent certaines certains syndicats lycéens, il faut les donner. Mais c'est que c'est pas 10 milliards cette année, c'est 10 milliards qu'il faut échelonner. ?

Parce que échelonner pardon, parce que tout simplement en fait même si vous disiez on met 10 milliards sur la table, on va pas rénover tous les lycées en même temps, on va pas rénover tous les collèges en même temps parce que y compris le BTP ne suivrait pas. Parce que il faut programmer, c'est très au moment où Agathe Lambret vous parle des taux à à 5 % vous dites bah faut lâcher 10 milliards. Mais on est en train de lâcher 10 milliards là. Ils sont en train de lâcher plus de 10 milliards. Vous comprenez bien que quand les taux augmentent à ce niveau-là, c'est plus 10 milliards de charge de la dette qui va Oui mais c'est aussi lié à l'instabilité politique et vous le savez bien.

L'instabilité politique elle est liée à la force politique à ce moment-là. Pardon. Mais moi je veux bien tout ce qu'on veut Adrien Back. Mais ce que je vois c'est que vous avez un gouvernement qui depuis un mois est confronté à des mouvements sociaux. Il n'y répond pas, il ne reçoit personne et ensuite on s'étonne que le mouvement se radicalise. Moi je dis simplement que quand on est un gouvernement responsable qui ne veut pas parce que là on est dans un en plein dépôt de bilan. Pardon mais enfin si vous voulez que les choses se passent bien et bien il faut tout simplement répondre à une crise politique par des réponses politiques.

Merci beaucoup Olivier Faure premier secrétaire du PS d'avoir été avec nous ce matin sur France Info. Un grand merci Agathe et les auditeurs ont le plaisir de vous retrouver pour les informer dans quelques minutes. Restez sur France Info.