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Podcast / conversationBACKSEAT· 6 mars 2025 178 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleDéfenseInstitutions & électionsEurope & international

BACKSEAT - S04E15 - Une troisième guerre mondiale

Au micro : Jean MacierSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 44 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 39:57OuverteRéponse directe

    Tu es journaliste freelance en Ukraine depuis trois ans. Quelles sont les réactions autour de toi face au revirement de Trump sur l'aide à l'Ukraine ?

  • 41:36OuverteRéponse directe

    Trump remet en cause la légitimité de Zelensky. Est-ce que c'est vrai en Ukraine ?

  • 43:38OuverteRéponse directe

    Quel est l'état du débat public en Ukraine et de la presse ?

  • 47:18OuverteRéponse directe

    L'allocution de Macron et son soutien à l'Ukraine ont-ils un écho en Ukraine ?

  • 49:31OuverteRéponse directe

    Les 800 milliards d'euros annoncés par l'UE suffiront-ils pour soutenir l'Ukraine sans les États-Unis ?

  • 55:29OuverteRéponse directe

    Comment s'active la diplomatie ukrainienne pour compenser le désengagement américain ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 39:26PrésentateurFait
    « Donald Trump a annoncé le gel de l'aide américaine à l'Ukraine. »
  • 39:31PrésentateurChiffre
    « Les États-Unis ont accordé 114 milliards d'euros depuis le début de la guerre. »
  • 1:11:45PrésentateurFait
    « on a des droits de grève, on a des droits démocratiques, on a... C'est ça notre identité »
  • 1:12:20PrésentateurFait
    « Mais ne serait-ce que sur Gaza, le deux poids, deux mesures. »
  • 1:13:51PrésentateurFait
    « Donald Trump en personne qui s'en est pris à des chercheurs, qui s'en est pris à des crédits de recherche »
  • 1:14:06PrésentateurFait
    « pour vérifier qu'il n'y a pas le mot femme, qu'il n'y a pas le mot transgenre, qu'il n'y a pas le mot diversité »
  • 1:15:01IntervenantFait
    « C'est la post-vérité. »
  • 1:15:34IntervenantFait
    « Il y a aussi des conservateurs en France et des réactionnaires en France qui font ça avec des théories complètement hallucinantes »
  • 1:16:30PrésentateurFait
    « la France a massacré des milliers et des milliers d'Algériens notamment en faisant de l'enfumage dans des grottes »
  • 1:16:47IntervenantFait
    « on parle beaucoup de la nécessité dans les médias, il y a beaucoup cette discussion et elle est fondamentale évidemment qu'il faut rappeler les faits et pour autant débunker etc. »
  • 1:18:26PrésentateurChiffre
    « il y a eu une étude récente, je crois qu'il y a des Pays-Bas d'ailleurs qui montrait que plus on est à droite sur l'échiquier politique plus on a tendance à balancer de la fake news. »
  • 1:21:30PrésentateurFait
    « tout ce qui est études du climat on arrête pourquoi ? parce que c'est l'industrie extractive qui va continuer à mener ses politiques »
  • 1:21:40PrésentateurChiffre
    « 25% des recherches dans le monde consacrées au climat sont américaines »
  • 1:32:27IntervenantChiffre
    « en 2024 les droits des femmes ont reculé dans un pays sur quatre dans le monde »
  • 1:33:20IntervenantChiffre
    « 210 000 viols ou tentatives de viol par an »
  • 1:33:23IntervenantChiffre
    « 23 féminicides à l'heure où on se parle aujourd'hui depuis le 1er janvier »
  • 1:39:02IntervenantFait
    « on décide d'abaisser l'éclairage public pour faire des économies »
  • 1:47:35IntervenantChiffre
    « 330 000 mineurs ont subi des agressions sexuelles entre 1950 et 2020 de la part de religieux ou de laïcs en lien avec l'église »
  • 1:48:34IntervenantChiffre
    « 160 000 enfants victimes de violences sexuelles par an »
  • 2:08:39PrésentateurFait
    « les troupes russes sont aux frontières de la France »
  • 2:14:01PrésentateurFait
    « les russes vont payer pour leurs dégâts »
  • 2:16:32IntervenantFait
    « en tant qu'anticapitaliste déséquilibré l'économie mondiale ne devrait pas vous déranger »
  • 2:16:52IntervenantFait
    « il y a un principe qui s'appelle l'immunité souveraine vous n'avez pas le droit de vous emparer des avoirs »
  • 2:21:21PrésentateurChiffre
    « 55% des dépenses militaires qui sont faites en Europe aujourd'hui servent à acheter des armes aux Etats-Unis d'Amérique »
  • 2:25:25IntervenantFait
    « on a appelé nous le non-alignement c'est-à-dire l'idée de dire on n'est pas aligné sur les intérêts des américains »
  • 2:29:48IntervenantFait
    « le budget le plus austéritaire de ces 30 dernières années »
  • 2:31:34IntervenantFait
    « la décision du parti socialiste de ne pas censurer le gouvernement était une faute grave »
  • 2:31:52IntervenantFait
    « il mettait sur un même plan Olivier Faure et Marine Le Pen »
  • 2:39:10IntervenantFait
    « Si vous vouliez faire tomber le gouvernement de Bayrou fallait voter une motion de censure sur le budget ou sur le budget de la sécurité sociale. »
  • 2:40:14IntervenantFait
    « Quand vous faites campagne sur l'idée qu'il faut développer les investissements dans la transition écologique, dans les services publics, et que 6 mois plus tard vous laissez passer un budget qui fait des coupes historiques dans le budget de l'écologie ou dans le budget du logement. »
  • 2:52:42IntervenantFait
    « L'ARCOM est attaqué par l'extrême droite qui veut sa suppression. »

Temps de parole

  • Présentateur61 %
  • Intervenant11 %
  • Intervenant 210 %
  • Intervenant 39 %
  • Intervenant 45 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Salut, c'est Jean Macier. Juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que si tu veux faire partie des soutiens de l'émission, le meilleur moyen, c'est de rejoindre le Club Backseat pour 15 euros par mois. Très heureux d'être avec vous, je suis entouré dans cette émission de chroniqueurs et chroniqueuses exceptionnelles. Nous sommes avec Usul, mesdames et messieurs politiques et médiatiques sur le média Blast, sur les réseaux et sur Backseat, bien entendu. Oui, non ! Croyable ! Quel plaisir de te retrouver, cher Usul. On est également avec Léa Chamboncel, mesdames et messieurs. Et autrice, fondatrice du média Popol. Tout à fait. Ça va, Léa ?

On va en parler, on va en parler, évidemment. Et nous sommes également avec Emilio Mellet, mesdames et messieurs, les grands reporters politiques au journal L'Humanité. C'est ça. Ça va ? Ça va, ça va. Et toi ? Écoute, ça va. Est-ce que tu es revenu, encore une fois, avec une citation de Rachida Dati ? Ouais, la dernière fois, je vous dis que tant que Rachida Dati ne viendrait pas, je ferai une citation à chaque fois que je viens. Cette fois, je vous en ai pris une sur Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait été son adversaire en 2014 à droite pour la mairie de Paris. Elle avait dit en 2017 à propos de NKM, humainement, je ne l'aime pas du tout.

L'armoire de mon bureau a pour moi plus d'intérêt qu'elle. En même temps, je suis sûr qu'elle a une super belle armoire, super chère. C'est cher à l'arrondissement.

2:19
Intervenant

Est-ce qu'on peut vraiment lui jeter la pierre ?

2:23
Présentateur

Merci, Emilio, de toujours venir avec des citations de Rachida Dati. C'est beau. Ça nous égaye considérablement. Chers amis, dans cette émission, ce soir, on va parler évidemment d'actualité. On sera en duplex avec un journaliste en direct d'Ukraine, qui est sur le terrain depuis le début de la guerre. Et en deuxième partie d'émission, nous recevrons notre invité politique cette semaine, le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard, qui sera là dans la deuxième partie de l'émission. Et vous retrouverez évidemment les chroniques que vous aimez tant. Avant ça, on va commencer. Sauf celle de Vincent. Alors, il ne fallait pas le dire, mais oui. Ah bon ?

Ben non, mais parce que c'est triste. Ah, ben oui. Ben non, mais pensez à lui, c'est ça que je veux dire. On pense tous à Vincent, il nous manque terriblement.

3:02
Intervenant

Je sais que moi, j'ai capté aujourd'hui qu'il était plus là.

3:04
Présentateur

Ah ben voilà, tu vois, il y a ceux qui nous a pas regardés la dernière fois, en fait. Parce qu'en fait, elle est pas dans l'émission, elle la regarde pas.

3:09
Intervenant

Mais si, mais pas en entier, j'avoue. Tu étais encore au stage ou je sais pas où, là ? Non.

3:14
Présentateur

Non, alors pour ceux dans le chat qui n'ont pas la ref, notre cher Vincent Manilev a enfin trouvé un vrai travail avec un vrai salaire. Pas comme nous, là, les crevards. Donc, il ne peut plus, malheureusement, à son grand désarroi et au nôtre, venir faire des chroniques dans Backseat. Et on l'embrasse très très fort de là où il est. Il a le droit de parler dans le chat ? Il a le droit d'être dans le chat, c'est mal que soupçonné. Et on lui souhaite bonne continuation.

3:39
Intervenant

Tout à fait.

3:40
Présentateur

Absolument.

3:40
Intervenant

Avec toute notre amitié cordiale et sincère.

3:44
Présentateur

Ça lui fera chaud au cœur. J'en suis absolument certain. On va commencer par vos cartes blanches. C'est parti pour les cartes blanches. Allez. Comme chaque semaine, je... Pas comme chaque semaine, si il y a des fois, on les fait pas parce qu'on n'a pas le temps. Mais je propose à mes chroniqueurs et chroniqueuses, s'ils le souhaitent, de venir parler d'un sujet qui leur tient à cœur ou un truc sur lequel ils ont envie d'attirer notre attention. Emilio, ça te va ? Si on commence avec toi, de quoi tu veux nous parler ? De toute façon, est-ce que j'ai le choix ? Non, absolument pas. Bon, ben voilà. Moi, je vais vous parler d'un film, Mikey Seventeen ou Mickey XVII, comme on dit en français.

Le film de Bong Joon-ho qui est sorti hier. Bong Joon-ho, c'est le réalisateur de Parasite notamment. Voilà, il y a l'affiche. La Palme d'Or de 2019. C'est un film de science-fiction, mélange entre ceux qui connaissent Starship Troopers et les deux précédents films de Bong Joon-ho qui sont Ogja et Snowpiercer. Ça parle de Mikey qui est un benet engagé dans un projet de conquête spatiale pour une grande entreprise, mais comme soutier. Et en gros, aux yeux de l'entreprise, il n'a pas plus de valeur qu'un boulon sur le vaisseau. parce que son job, en fait, c'est mourir. Mourir tout le temps, sans cesse, avant d'être réimprimé par une imprimance 3D. En fait, le mec, c'est inconsommable.

D'accord. Et il est joué par Robert Pattinson. Ok. Bon, alors, ce n'est pas le film de l'année. Ce n'est pas le meilleur film de Bong Joon-ho, mais ça reste un bon film. Il reste intéressant et marrant pour trois raisons. C'est parce que, un, il pousse la logique du capitalisme à l'extrême, où les travailleurs sont jetables, littéralement. En fait, il a donné un interview à Libé, d'ailleurs, où il parle des travailleurs d'aujourd'hui. Il dit, en fait, je ne fais qu'extrapoler ce qui est déjà le cas. Les travailleurs meurent déjà au travail, donc il pousse cette logique-là.

Aussi, pour le grand méchant du film, qui est joué par Mark Ruffalo, qui s'appelle Kenneth Marshall, qui est un ersatz, un mix entre Trump et Musk. C'est l'impérialisme US, pareil, poussé à son paroxysme. Et en fait, c'est marrant parce que le film, il a déjà été dépassé par la réalité. Le film a été tourné en 2022. Et en fait, ce qui se passe aujourd'hui, ça paraît encore plus dingue que ce que le film raconte. Et il y avait un truc dans le film, je ne vous dis pas quoi, mais il avait vu juste sur un événement qui s'est passé pendant la campagne présidentielle américaine. Je n'en dis pas plus.

Et aussi parce que c'est un film, comme on en voit rarement à Hollywood, et c'est le sujet méta du film qui raconte cette industrie capitalistique du ciné qui photocopie des films de plus en plus chiants, qui n'a aucune inventivité, qui continue comme ça, à l'infini, à réimprimer des films de merde. Donc allez-y, on voit rarement la science-fiction anticapitaliste de nos jours, et ça, ça fonctionne bien. Le film est super, enfin, le film est bien. Et je voulais juste ajouter... Il n'est pas super, il est bien. Il est... Genre sur 10 ? Sur 10, 7.

6:36
Intervenant

C'est pas mal. C'est pas mal quand même.

6:38
Présentateur

Et je rajoute juste un truc qui n'est pas sur le film, et j'en profite pour faire une deuxième ronco, très rapide. C'est le livre-enquête de mon collègue, je ne fais pas ça souvent, mais c'est qu'en fait, je sais qu'il a un très bon livre, de mon collègue Anthony Cortez et son co-auteur Sébastien Lurquin, sur la mortalité infantile. Ça commence à être un peu partout, là. Ça s'appelle 4,1, le scandale des accouchements en France. Ça parle des 2800 enfants qui meurent avant leur un an, tous les ans, parce que ce taux de mortalité infantile, il explose. Et donc, je vous conseille la lecture de ce livre, qui est vraiment super et qui est très flippant.

Merci, Emilio, pour ces deux recommandations. Tu rappelles le titre du film, s'il te plaît, si on a envie d'aller le voir ? Mikey Seventeen. Donc, c'est un 7 sur 10, mais il est anticapitaliste. Donc, c'est un 10 sur 10. Il est en ce moment en salle ? Oui, il est sorti hier, mercredi. Ok, il est sorti hier. D'accord, bah nickel. Usul, est-ce que tu veux... Ah oui, j'ai des petits trucs en tête qui me viennent. Moi, comme d'habitude, je réfléchis dans le train. Et puis là, évidemment, je lis de partout alors qu'on est en guerre, qu'il va falloir aller en guerre. Et bon, la propagande est quand même assez bourrine, et pour des raisons différentes.

Il y a beaucoup d'acteurs qui nous disent que là, maintenant, on rentre en économie de guerre. Dans l'économie de guerre, il y a économie, quand même. Donc, on a vu des capitalistes, on a vu des pro-libéraux, des pro-patronaux commencer à nous dire, d'ailleurs, il faut bien vous attendre que la retraite, tout ça, il va falloir commencer à oublier. C'est-à-dire que le patronat n'a aucun scrupule à utiliser ce contexte pour avancer son agenda et dire, vous doutez bien que si c'est la guerre, vos petites revendications, vous pouvez vous les foutre au cul. Puis même, on pourra même vous faire des semaines de 40 heures. Après tout, c'est la guerre. Il y a ce truc-là.

Et puis, il y a aussi des tempéralements autoritaires du côté du gouvernement, des gens un petit peu réactionnaires qui sont très contents. Il y a des crédits qui ont été rétablis en l'OUSD pour le SNU qui sont très contents de cette militarisation des esprits qui va peut-être discipliner un petit peu notre jeunesse. Donc, il y a des gens pour qui l'aspect idéologique aussi de ce truc-là, qu'est-ce que ça va faire ? Les avantages en termes de contrôle social, on peut le dire, sont perçus et sont intéressants pour eux. D'ailleurs, le grand retour de Sarah El Airy, je voudrais vous le noter, qui est maintenant secrétaire d'État à l'enfance. Non, commissaire.

Au commissaire à la protection de l'enfance. Avec Clément Beaune qui remplace Bayrou, lui, au commissariat au plan. Oui, c'est ça. Ça va planifier sec. Donc, j'ai envie de dire, la propagande, elle va être bourrine. Et en fait, ça va être une guerre de propagande. C'est une guerre, vous l'avez peut-être entendu ce terme, c'est une guerre, la Russie nous mène une guerre hybride. C'est-à-dire qu'il y a le front, et puis il y a un front qui traverse toute l'Union Européenne et toutes nos sociétés démocratiques, avec de la propagande russe abondamment relayée par plein de gens.

On a vu François Fillon sortir du bois encore il n'y a pas longtemps, pour soutenir que, comme le dit la propagande russe, en gros, Zelensky n'est pas un homme si irréprochable que ça, et puis après tout, c'est bien fait pour sa gueule. L'extrême droite est aussi, évidemment, très sensible là-dessus. Donc, il y a des gens qui vont pousser à la guerre d'un côté, d'autres qui vont pousser à la paix, en mode, entendons-nous avec Poutine, dans un agenda très pro-russe.

Ça va être très dur de trouver quelle est la bonne ligne, et il y a de très bonnes raisons aussi d'essayer d'être critique, parce que la guerre, elle va se jouer aussi sur nos réseaux, sur les influenceurs que vous regardez, sur les chaînes que vous regardez. Moi, je scrolle, je vois qu'on me propose des gens qui ont eu des propos bizarres. J'ai vu des tweets bizarres de Thinkerview, par exemple. J'ai vu des entretiens bizarres. Tiens, Idriss Aberkane, qui, alors lui, pareil, est assez abondamment inspiré de propagande russe aussi, y compris sur les valeurs familiales, sur une Europe qui serait décadente et tout. On voit que ça irrigue un petit peu ce qu'il veut nous raconter.

Récemment, il a fait un entretien avec qui ? Tiens, Juan Branco. Bon, les Russes ont des réseaux, les Russes arrosent des gens, les Russes arrosent y compris des gens que parfois vous regardez. Et faites gaffe avec ça. Il y a des influenceurs en Angleterre, en Allemagne, qui se sont fait pincer avec du pognon russe. Mais les Russes peuvent vous coincer autrement. Est-ce qu'un tel qui sort avec machin, les compromates, vous savez ? Ils sont très forts, les services secrets russes. Précisément parce que leur économie n'est pas si forte et que leur armée n'est pas si forte. Par contre, en services secrets, ils sont bons.

Et la guerre qu'ils sont en train de nous mener, elle est aussi informationnelle. Elle est aussi dans votre téléphone. Elle est aussi dans ce que vous regardez. Donc gardez votre esprit critique, que ce soit avec le gouvernement ou avec la propagande des Russes aussi. Voilà. Merci beaucoup, Usul, pour cette carte blanche qui est peut-être un peu sur les sujets dont on va parler tout à l'heure dans la question. Oui, on y reviendra. C'était pour planter un peu le décor. Mais c'est bien. Après ça, j'ai pressé de demander à Léa, alors ça va ?

10:54
Intervenant

Beaucoup mieux, forcément.

10:56
Présentateur

Léa, maintenant que ça va mieux, est-ce que tu veux nous faire une carte blanche ?

10:58
Intervenant

Je vais vous faire une carte blanche pour vous dire que ça va vachement mieux. Parce que, figurez-vous que la préfecture de Paris et avec l'appui évidemment du ministère de l'Intérieur a interdit la marche féministe du 7 mars qui est une marche féministe assez traditionnelle qui est portée par l'AG Féministe Paris-Banlieu. Je dis traditionnelle dans le sens où elle se tient depuis des années. Habituelle, oui. Et habituelle. Et que c'est la première fois que cette marche est interdite. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'il y a deux collectifs pour la libération de la Palestine qui seront présents, enfin qui étaient prévus pour cette marche.

Et que du coup, le gouvernement et la préfecture de Paris a considéré, soi-disant, que ça pouvait porter des troubles à l'ordre public. Et moi, je voulais alerter sur ce qui est en train de se passer. Parce qu'en fait, on se rend compte et on le sait, mais on l'a dit, et on l'a dit aussi ici, qu'il y a quand même une répression, notamment des militants et militantes pro-palestiniennes et palestiniens, qu'on parle quand même de moins en moins de ce qui est en train de se passer. C'est vrai qu'on est très, très occupé par des sujets comme la guerre, ceci, le cela. Mais aujourd'hui encore, Benjamin Netanyahou empêche l'aide humanitaire d'arriver à Gaza.

Donc voilà, je pense qu'il y a des choses qu'il faut rappeler. Il ne faut pas perdre de vue ce sujet qui est fondamental et le génocide qui est actuellement en cours. l'initiative qui était portée par cette organisation et les autres organisations et les collectifs présents a été fondamentale, de montrer aussi que le féminisme, ce n'est pas que porter les droits des femmes, mais c'est aussi de l'antiracisme, de l'anticolonialisme, etc. Et je pense que c'est très, très grave que cette marche soit interdite et je voulais juste vous alerter là-dessus. Tu parlais de contrôle social, c'en est un.

Et voilà, donc je voulais juste affirmer mon soutien aux organisatoristes de cette marche et dire qu'effectivement, il faut qu'on lâche rien puisque, on le sait, le collectif Némésis sera vraisemblablement présent à la marche du 8 mars et ça, vraisemblablement, Bruyono Rataillot, ça n'a pas l'air de le déranger. Donc voilà.

12:51
Présentateur

Parce qu'il y a une marche le 7 et une marche le 8 ? C'est une marche de soirée ? C'est une marche de soirée ? C'est ça,

12:56
Intervenant

c'est une marche de nuit, ouais.

12:57
Présentateur

Ok, d'accord.

12:58
Intervenant

Qui est organisée

13:01
Présentateur

et bien merci beaucoup Léa de nous avoir alerté là-dessus. Moi, je n'ai pas de carte blanche mais je voulais vous parler de la newsletter de Backseat et pour en parler, quoi de mieux que d'accueillir Sacha Beckerman en visio avec nous. Hey ! Salut Sacha ! Hey ! Incroyable ! Le son, comment ça va ? Ça fait plaisir de te voir. Salut l'équipe ! Bonjour !

13:22
Intervenant

Ça va ? Bah ouais ! Salut Sacha !

13:25
Présentateur

Qu'est-ce que je voulais dire ?

13:27
Intervenant

Je crois que le son est un peu décalé.

13:29
Présentateur

Ouais, c'est des choses qui arrivent, c'est les duplex, tout ça, tout ça. Vous êtes déjà près de 4000, mesdames et messieurs, à vous être abonnés à la newsletter de Backseat. Si vous ne faites pas encore partie des chanceux qui reçoivent la newsletter dans leur boîte mail, vous avez un lien dans le chat pour vous inscrire. Est-ce que tu peux nous rappeler le principe de cette newsletter, Sacha, vu que c'est toi qui la dirige et qui la rédige ?

13:49
Intervenant

Exactement, qui est la lourde tâche de l'écrire aussi un petit peu avec Thomas dans les Backstage et avec Anticor. Alors, c'est une initiative où on a décidé, l'idée un peu de s'éloigner de l'actualité très très chaude, de cette actualité un peu anxiogène, de la politique, de trucs comme ça. Et l'idée, c'est de vous faire découvrir des initiatives locales, associatives, culturelles, sportives, des trucs qui nous touchent, des trucs qu'on trouve cool. Donc ça, c'est la première partie de la newsletter. Et dans la deuxième partie, c'est une interview de, pareil, ça dépend de notre inspiration. Ça peut être sur GTA qui va sortir à la fin d'année.

Ça peut être la semaine prochaine, je vous fais un petit spoiler, ce sera probablement sur la démocratie participative. Voilà, c'est plein de sujets divers et variés. Et l'idée, c'est d'aller un peu plus loin dans la réflexion. Et ouais, moi, c'est un peu ma partie préférée, j'avoue, parce que j'apprends tout le temps plein de trucs. Et c'est la partie qui est réservée aux abonnés et à ceux qui sont dans le club backseat. Donc si vous voulez la lire, il faut vous inscrire. On a aussi une partie une semaine sur deux de Anticor qui vient éclairer un point important sur la lutte anticorruption. C'est toujours très intéressant.

Et il y a la partie entre deux nèmes, la partie qui est écrite par Thomas. Si vous avez des petites anecdotes d'ailleurs à nous partager sur les backstage de backseat, n'hésitez pas à nous les transférer. Et ça, c'est la partie un peu sympa, un peu plus légère de la newsletter où vous apprenez les dingueries que des chroniqueurs, chroniqueuses, invités, gens même, ont pu dire ou ont pu faire hors écran. Je vais faire gaffe.

15:37
Présentateur

Genre ce que Jules vient de dire. Genre ce que Jules vient de dire. Ouais, ouais, non. Si vous saviez, si vous saviez, il s'en passe des dingues. Abonnez-vous à la newsletter. D'ailleurs,

15:43
Intervenant

moi, je ne peux plus rester aux afters, là.

15:45
Présentateur

Mais tu sais qu'on note tout. Tout est sous contrôle. All right. Il n'y a pas de off, quoi. Il n'y a pas de off. Ça n'existe plus. Est-ce que tu peux nous rappeler ?

15:52
Intervenant

Non, il n'y a pas de off. On donne vos noms. On donne tout. On donne tout. OK, cool.

15:57
Présentateur

Ça part. Qu'est-ce que je veux dire ? Tu peux nous rappeler ? Il y a deux newsletters. Il y a une newsletter gratuite pour tout le monde et puis il y a une newsletter encore plus mieux qui est réservée aux personnes qui soutiennent financièrement l'émission.

16:09
Intervenant

Exactement. Dans la newsletter gratuite réservée à tout le monde, oui, réservée à tout le monde, du coup, vous avez la première partie sur l'initiative qu'on vous fait découvrir. Vous avez souvent un petit truc en plus qui peut être une inspiration culturelle. La dernière fois, c'était un film, par exemple, c'était Conclave. C'était pile-poil dans l'actu en plus parce que c'était quand le pape est tombé malade. et vous avez Anticor une semaine sur deux, du coup. Et dans la partie qui est réservée aux membres du club, vous avez cette initiative locale, culturelle, patati, patata. Vous avez l'entre-deux-nêmes, exactement. Et vous avez les trois questions A.

Trois, quatre, cinq, six questions A. Ça dépend de mon inspiration.

16:50
Présentateur

C'est quoi les questions ? Les questions A, c'est les questions à des membres de l'équipe.

16:53
Intervenant

Ça peut être des paniqueurs. Non, les questions A, c'est la petite partie. C'est la deuxième partie interview. Mais je vois que vous suivez sur un truc de ouf et personne ne lit la newsletter ici ou quoi ?

17:01
Présentateur

Mais vous êtes qui, madame, pardon ? Qui êtes-vous ? Parce que tu m'as posé des questions la dernière fois.

17:06
Intervenant

Figure-toi, Sacha, que je ne suis pas abonné à Backseat. Désolée.

17:08
Présentateur

Elle regarde même pas l'émission, Léa. Elle ne savait même pas qu'il n'y avait plus Vincent. De toute façon, elle croit qu'elle est sur BFM. Non, mais voilà, c'est ça. Non, mais Léa, ce soir, c'est pas...

17:18
Intervenant

C'est pas... Léa, je suis inscrite à Popole. Perso, t'es obligée de t'inscrire à la newsletter.

17:24
Présentateur

Ouais, mais c'est gratos. C'est pareil, c'est gratos aussi à la newsletter. Mais non,

17:28
Intervenant

on n'a pas l'entre-deux-mêmes si on ne paye pas.

17:30
Présentateur

Eh bien, t'as qu'à payer. Je veux que je te dise. Si tu veux la partie Gossip Girl, tu payes.

17:34
Intervenant

Sinon, vous me retirez 5 balles de mon salaire.

17:37
Présentateur

D'accord, commence pas. De quoi ça va parler la prochaine newsletter ?

17:42
Intervenant

La prochaine newsletter, on va parler du coup de démocratie participative avec Joe Spiegel, que certains connaissent probablement peut-être ici. On va parler de Mutuel Communal, qui est un truc un peu barbare dit comme ça, mais qui est une initiative assez cool, je trouve. Il n'y aura pas d'anticorps la semaine prochaine et Thomas a déjà balancé le Entre-deux-nêmes. Je peux vous dire qu'il est un peu pépite. Il ne concerne aucune des personnes qui sont sur le plateau actuellement, mais il concerne quelqu'un d'autre qui va venir très prochainement vous faire une chronique, je pense. C'est fun.

18:18
Présentateur

D'accord, c'est donc Edoui Plenel. Qu'est-ce qu'il a encore fait ? Merci beaucoup Sacha, abonnez-vous à la newsletter. Des gros bisous Sacha, merci d'être venu ce soir. A tout bientôt. Des gros bisous. A très bientôt, merci à toi. Abonnez-vous évidemment à la newsletter et sans plus tarder chers amis, c'est parti pour le quiz à la con.

18:41
Intervenant

Allez.

18:49
Présentateur

Le quiz à la con, mesdames et messieurs, cette semaine, vous n'avez pas pu passer à côté, j'espère que vous avez claqué tout votre pognon. C'était Speedon. Speedon organisé par Mister MV qui a récolté plus de 2 millions d'euros au bénéfice de médecins du monde et donc c'est un quiz à la con spécial speedrun. Évidemment, il a fallu qu'on trouve des trucs avec la politique. C'est ce que c'est Léa ? Non. Voilà. D'accord. Parce que moi, quand je suis arrivé, on m'a dit qu'on t'a confocté un quiz aux petits oignons. Je suis comme Léa. Speedon est un marathon caritatif de speedrun organisé sur des jeux vidéo qui, tout au long d'un week-end, des runners...

19:21
Intervenant

C'est un speedon, je sais.

19:22
Présentateur

Voilà.

19:22
Intervenant

C'est quoi, speedrun ?

19:24
Présentateur

C'est un speedrun. C'est la pratique qui consiste à finir un jeu vidéo le plus vite possible. Ah ! D'accord. Et les gens, ils regardent ça. Ils sont là, vas-y !

19:34
Intervenant

Le truc qui m'est jamais arrivé.

19:35
Présentateur

Il y a des gens qui regardent des joueurs jouer à des jeux vidéo sur Internet. Je trouve ça barré.

19:41
Intervenant

À mon avis, ces gens-là, ça marchera jamais. Ces gens-là, il va falloir qu'on fasse quelque chose pour eux.

19:44
Présentateur

Ah ouais, alors de ouf. Première question de ce quiz à la con. Lequel de ces jeux vidéo a existé ? Réponse A. Gambari Gorbi. Gorbi, c'est Gorbatchev. Réponse B. Castro Boy no Monogatari. Réponse C. Regans Red Alert. Et réponse D. Thatcher's Adventure Iron Warfare. Lequel de ces jeux vidéo a vraiment existé ? Oui, alors à chaque fois, il y a une petite rêve jeu vidéo, évidemment. Oui, merci. Gorbi, ça me paraît un peu vieux quand même. Il n'y a pas de ref hyper récent. Gorbi, c'est peut-être le plus récent de tous. Castro Boy. Oui, c'est vrai, t'as raison. Il est bon en histoire, le mec. Je ne savais pas qu'il y avait un jeu à Castro Boy. Regans Red Alert. Non.

20:41
Intervenant

Moi, je vais dire D.

20:43
Présentateur

Pourquoi ? Pourquoi pas ? Et t'imagines que c'est quoi

20:47
Intervenant

le jeu ?

20:48
Présentateur

C'est quoi le jeu ?

20:49
Intervenant

Alors, je ne sais pas, mais j'imagine que ça implique des coupes budgétaires ? Une austérité ? Ça s'appelle la réalité, ça se n'arrive pas à voir. Tu dois couper le plus de crédits à une municipalité, à un gouvernement.

21:05
Présentateur

Tu dois réprimer des grèves, tu dois envahir les Malouines et tout. Non, non, mais je l'ai, je l'ai. C'est sympa finalement. À chaque fois, ça ne matche pas entre le détournement de la personne dont on parle et l'ère à laquelle est sorti le jeu. Par exemple, Regans Red Alert. Red Alert, c'est un jeu de stratégie dans lequel il y avait des communistes qu'il fallait tuer là, en gros. D'où le Red Alert, c'était la suite de Command & Conquer, donc jeu de stratégie. Mais Regan, il n'était déjà plus président au moment de ce truc-là, donc ça n'a pas trop de sens. Usul qui joue la méta du quiz à la con à chaque fois. Qu'est-ce que tu veux que je te réponde ? Je n'en sais rien.

Chef, pareil, tu vois. Il t'a raison. Il y a peut-être déjà des jeux Gambaré Goemon sur la NES. C'est possible. Attends, tu peux parler français là ? Ouais. Bah ouais, bah non, bah oui, mais je ne sais pas. Je ne suis pas inspiré là. 36-15 Usul, is back. C'est exactement ça.

21:56
Intervenant

Moi, je jouerais bien au Thatcher's Adventure.

21:58
Présentateur

Donc toi, tu dis en tout cas Thatcher, réponse D, Léa.

22:01
Intervenant

Ouais.

22:02
Présentateur

Emilio ? Regan, le C. Regan, Red Alert. Solification. Usul ? J'en sais rien. Allez, Thatcher's Adventure, Iron Warfare. Thatcher aussi. Et ce serait dans les Malouines, tu vois, c'est la guerre dans les Malouines. Enfin, comme ça. Ouais, ouais. Je regarde le chat. Le chat, vote, réponse C également. Ouais. La bonne réponse, c'était Gambare Gorbi. Ah ! Gambare Gorbi. Regardez ce que ça donne. Ce n'est pas une blague.

22:35
Intervenant

Ça commence super bien. Ah, j'adore !

22:42
Présentateur

Le petit Gorbatchev. Ce jeu de réflexion est sorti sur la console Game Gear de Sega en 1991. Mais non ! Elle a pour but de prendre le contrôle d'une usine et de fournir aux masses opprimées des biens dont elles ont besoin. Mais c'est génial ! Le pain, de la viande, des médicaments et bien évidemment des Game Gear de Sega. Les Game Gear. Mais attention, gare aux soldats de l'armée rouge qui rôlent dans les logos de l'usine. C'est génial ! C'est le pitch du jeu. On peut aller chercher des médicaments ?

23:07
Intervenant

On peut jouer encore ?

23:08
Présentateur

C'est un jeu vidéo qui existe. Donc oui, tu peux y jouer. Tu peux jouer un petit Gorbi. Un petit Gorbi comme ça qui distribue du pain aux ouvriers.

23:15
Intervenant

Je crois que c'est le seul niveau de jeu vidéo qui est accessible pour moi. Ça, je peux y arriver, je pense.

23:20
Présentateur

Gorbatchev, pour celles et ceux qui n'ont pas l'AREF. Je peux faire un speedrun,

23:22
Intervenant

ça se trouve ?

23:23
Présentateur

Oui, vas-y, speedrun. Gorbatchev, dernier dirigeant de l'URSS. Donc, pile poil au tournant des années 90. Je me tourne vers toi, je ne sais pas pourquoi. C'est le dirigeant le plus... Celui qui a fait l'ouverture avec les capitalistes. La démocratisation, etc. Oui, puis le McDonald's, tout ça, puis Reagan. Les jeans ? Dans la longue série des dirigeants de l'URSS, c'est celui qui fait un peu tâche. C'est celui qui éteint la lumière en sortant. Oh, je l'ai. Elle n'est pas mal. Elle n'est pas mal. Oui, franchement, beau. Et il a éteint la lumière en sortant, évidemment. Beauf, beau. Deuxième question de ce quiz à la con.

Quelle leçon sur la vie peut-on apprendre en speedrunant un jeu vidéo en difficulté maximale selon Elon Musk ?

24:06
Intervenant

Oh là là ! Mais quel quiz de merde ! Pardon. Bonsoir !

24:11
Présentateur

Réponse A. On peut apprendre à puiser dans sa colère et dans le côté obscur de la force. Réponse B. On peut apprendre à comprendre que c'est l'effort qui différencie les sorciers des moldus. Est-ce que c'est sur Pass of Exile ? Réponse B. Avoir la matrice plutôt que juste être dans la matrice. Il a des refs, en plus. Réponse D. À comprendre que la règle d'or, c'est attaquer, attaquer, attaquer. Selon le grand Elon Musk, qui est un génie, je vous le rappelle. Oui, c'est vrai. Non, non, mais il faut toujours le rappeler. Qu'est-ce qu'on peut apprendre en speedrunant un jeu vidéo en difficulté maximale ? Je dirais C, avoir la matrice. Oui, j'avoue. Pareil.

Les fachos, ils ne comprennent toujours pas les films et les refs de culture pop et je suis sûr qu'il n'a pas compris. Oui, ils ont tout un truc sur la red pill et tout. J'ai vu qu'il y avait des fachos américains qui étaient en train de revoir Star Wars différemment. Ah oui, les Star Wars, c'est où ? Ils en font des réécritures en disant qu'en fait, les gentils, ce n'est pas vraiment les gentils. En fait, c'est un film triste parce que... Non, mais c'est incroyable. J'ai vu une discussion entre James Cameron et Lucas où James Cameron qui lui fait oui, mais c'est quand même un peu... Ça joue du côté des rebelles et l'autre fait oui, oui, c'est le Vietnam, oui. Non, parce que c'est un peu...

Mais en fait, ça voudrait dire que l'Empire, c'est un peu les méchants. Il fait oui, c'était le Vietnam. C'était le Vietnam auquel je pensais. Et c'est très drôle, Cameron qui lui a fait Avatar qui est un peu un délire un peu dans ce genre-là. Pas vif, le gars. C'est le méchant Dark Vador en fait. Oui, oui, oui. Tu commences à l'avoir. Tu commences à l'avoir. Le chat, je regarde les réponses du chat. Le chat vote à une courte majorité pour la réponse C également. Vous avez tous répondu réponse C.

25:55
Intervenant

Eh, j'ai pas répondu, moi.

25:56
Présentateur

Ah, pardon, excuse-moi.

25:59
Intervenant

Léa, quelle est ta réponse ? Comment je me suis fait éjecter de ce jeu ? Alors que je donne tout depuis la saison 1.

26:06
Locuteur non identifié

Vous êtes d'accord quand même ?

26:08
Intervenant

Défendez-moi, quelqu'un me soutient là. Oui, on est ensemble. Je donne tout ? Je suis fair play ? Je joue alors que je ne connais rien ?

26:16
Locuteur non identifié

Je me fais toujours Ken

26:20
Intervenant

au point où on ne me demande même plus ma réponse. Elle a vraiment quand on a franchi un cap. Déjà que c'était une journée de merde, genre. Moi, je misais tout sur le quiz à la con pour égayer un peu, tu vois, genre une petite lueur au bout du tunnel où je me disais allez, ce soir, j'y vais. Qu'est-ce que c'est ? C'est un truc speedrun, j'y connais rien.

26:40
Présentateur

C'est vrai qu'elle est arrivée, elle a dit vivement l'apéro. Ma chère Léa Chamboncel, quelle est ta réponse à la question 2 de ce quiz à la con ?

26:47
Intervenant

Je vais dire la réponse D.

26:49
Présentateur

La réponse D. Attaquer, attaquer, attaquer la règle d'or selon Elon Musk. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la réponse C.

26:56
Intervenant

Bordel.

26:57
Présentateur

C'était bel et bien la matrice. On a le tweet, on a le tweet. Regardez, voilà, on a le tweet. C'est bien Pass of Exile. Et en fait, c'est pas Pass of Exile. C'est Diablo 3, je crois. Il a fini par être kick et il est passé. C'est Diablo 4. Pardon. Et il est passé sur Pass of Exile après, où il a fait croire à tout le monde qu'il était un des meilleurs joueurs du monde alors qu'en fait, tout le monde a compris que son compte était bouché. Il payait des gens en fait. J'ai tellement l'impression d'être un boomer. Il payait des gens pour jouer à ça.

27:22
Intervenant

C'est vous qui êtes plus vieux que moi. Je comprends rien. J'ai envie de crever.

27:26
Présentateur

Pour la faire courte, Elon Musk a prétendu être un très très grand joueur de jeux vidéo sur un jeu très difficile. Et en fait, tout le monde a fini par comprendre qu'il était très mauvais et qu'il avait juste payé des gens pour monter ses personnages très hauts. C'est qui Elon Musk ? Un génie, je te dis, putain ! C'est quoi un jeu vidéo ? C'est qu'à un moment, il a fait un live et il jouait pour de vrai dans le live et il y a des gens qui jouaient super bien à Pass of Exile et qui disent mais il fait plein d'erreurs. Ce n'est pas possible qu'il ait fait ces scores-là, enregistré ces scores-là lui-même parce que là, il ne joue pas bien en fait.

Il allait payer des gens qui jouaient bien pour jouer à sa place avec son compte et enregistrer ses scores. Il se perdait dans son inventaire, il n'arrivait pas à lancer la game et tout. Bref, c'est un truc ridicule. Troisième question de ce quiz à la con. Quel ministre a speedrunné son ministère le plus rapidement ?

28:08
Intervenant

Ah, ça je sais. Allez.

28:09
Présentateur

Autrement dit, lequel est resté le moins longtemps en poste ? Vous avez bien compris. Réponse A, Jean-Jacques Servan-Schreiber. Réponse B, Thomas Thévenou. Ouais. Réponse C, Amélie Oudea Castera. Non. Réponse D, François Bayrou. Servan-Schreiber, celui qui avait ça se fait l'express aussi, non ? Non, c'est quoi son journal Servan-Schreiber ? C'est lui, c'est l'express. C'est pour ça, speedé ? Ouais, c'est l'express.

28:34
Intervenant

Le mec, il est...

28:36
Présentateur

Thévenou, je crois que c'est 9 jours.

28:37
Intervenant

Yes, c'est ça. Moi, je dis Thévenou.

28:39
Présentateur

Et Oudea Castera, bon, c'était long Oudea Castera. Un peu, ouais. À chaque fois, c'était épique, c'était bien.

28:43
Intervenant

C'était toujours long avec elle.

28:44
Présentateur

Mais c'était toujours sympa, moi, je trouve. Moi, je dis Thévenou, ouais. Thévenou aussi. Phobie administrative, RPZ. C'est pas lui, M. X aussi. C'est quoi, M. X ? M. X ? Non, ça, c'est Elon Musk. Non, oui. Il y avait eu une camp... En fait, le mec voulait se présenter, y compris à la présidentielle, mais sans dire son nom, en disant, il faut un homme du... Et il y avait eu toute une couve où il avait fait monter... Je sais plus, il y avait un bouquin, une couverture de magazine. Il avait essayé de faire monter la hype. La candidature de M. X et tout. Et je crois qu'à la fin, en fait, c'était juste lui. Ça a déçu tout le monde. Vous connaissez cette histoire ou pas ? Non, c'est pas lui ?

Là, on a un chat KDRF. Ah, c'était Gaston Deferre ! C'était Gaston Deferre. Mais c'était dans le... Mais oui, voilà. Merci, le chat.

29:35
Intervenant

C'est très inventif.

29:37
Présentateur

Voilà. Des infos à peu près. C'était le maire de Marseille, c'était Gaston Deferre. J'avais complètement zappé cette histoire, mais ouais, t'as raison. Tant X avec les Bogdanoff. Usul, ta réponse, c'est Gilles Vézal aussi. Donc toi, tu dis Jean-Jacques Larche-Renche-Rébert. Léa, tu restes sur Thomas Thévenoux. Emilio aussi. Oui, Thévenoux. Thomas Thévenoux, on s'en rappelle trop. Thomas Thévenoux. Mais pas pour ça. Je regarde le chat qui vote très largement Thomas Thévenoux. Réponse B. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la réponse B. Thomas Thévenoux. Exactement. Tout à fait.

Thomas Thévenoux est resté neuf jours secrétaire d'État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger. Il a démissionné à la suite d'une plainte pour fraude fiscale. Mais c'était même pas sa déclaration. Je sais pas quoi. C'est pas quand ils l'ont passé au crible à la déclaration. Non, ça prend plus de temps. Non, c'est une plainte de mémoire. Ça prend plus de temps. Il est premier ex-aequo avec un autre qu'on n'a pas mis, qui est Léon Schwarzenberg, ministre délégué à la santé de Michel Rocard en 1988. Il est resté neuf jours.

Il a été forcé de démissionner après avoir proposé le dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes et la légalisation du cannabis. Trop woke. Il a fini à la LCR. Ce qui apparemment ne se faisait pas. Voilà. Et donc tu dis, il est passé... Moi, je l'ai rencontré à l'époque. Il soutenait Olivier Besancenot. De Rocard à la LCR ? Bah oui. D'habitude, c'est l'inverse. Oui, c'est ça. Bon, voilà, les Rocardiens, c'est des enceintes trotskistes, quoi. Fin de vie digne, pour le coup. Non, non, non. Le professeur Schwarzenberg. Bah, il n'est pas resté longtemps.

Mais je trouve ça ouf qu'il se fasse débarquer au bout de neuf jours parce qu'il a juste dit, ce serait bien qu'on dépiste le sida des femmes enceintes et sinon le cannabis, on pourrait peut-être le légaliser. Trop woke. Ça dégage. Oui, ça dégage. Deuxième position, Jean-Jacques Servan-Schreiber, ministre des Réformes de Jacques Chirac. En 1974, il a tenu 11 jours virés pour ses propos sur les essais nucléaires français. Il avait dit quoi ? Il a dit qu'il n'était pas ouf. Qu'il ne fallait pas, etc.

31:32
Intervenant

Finalement, parce qu'on ne vit pas une époque...

31:35
Présentateur

Et enfin, non pas enfin, où Amélie Oudea-Castera allait rester 28 jours au ministère de l'Éducation nationale du gouvernement de Gabriel Attal. Elle a démissionné suite à l'affaire Stanislas. C'était long ! Elle est restée ministre des Sports. Elle a vraiment passé 28 jours à ne répondre qu'à ce sujet.

31:51
Intervenant

Et mal, en plus.

31:53
Présentateur

Ah oui, non, c'était vraiment pas dingue. Et enfin, François Bayrou est resté un mois et quatre jours ministre de la Justice dans le gouvernement d'Edouard Philippe en 2017. Et il est parti suite à l'affaire des assistants parlementaires du Modem dans laquelle il a finalement été blanchi. Oui, enfin, oui. Oui, lui a été blanchi, son parti a été condamné. C'est particulier, c'est particulier. C'est pareil, l'homme de parti.

32:16
Intervenant

Voilà.

32:16
Présentateur

Quatrième question de ce quiz à la con. Sur quel jeu Zerator a-t-il battu Emmanuel Macron ? A-t-il battu quoi ? Emmanuel Macron. C'était sur Twitch, non ? Réponse A, Among Us. Réponse B, Cooking Mama.

32:34
Intervenant

What the fuck ?

32:35
Présentateur

Réponse C, FIFA. Ou réponse D, Trackmania. Trackmania, moi je dirais.

32:41
Intervenant

Sur les quatre, moi je dirais. Je mets les quatre réponses. Comme ça, je ne prends pas de risque.

32:45
Présentateur

Non, tu n'as pas le droit, c'est contre les règles du quiz à la con.

32:48
Intervenant

Parce qu'il y a des règles, non ? Oui, c'est moi qui l'ai fait. Il va falloir les transmettre en amont.

32:53
Présentateur

D'ailleurs, je crois même que Trackmania, c'est le seul jeu français là-dedans.

32:56
Intervenant

D'ailleurs, on pourrait peut-être signer une charte.

32:58
Présentateur

FIFA, ce n'est pas en FIFA. Le quiz à la con. C'est EA Sports. Ah, c'est EA Sports, c'est FIFA. C'est pas Ubi. Je crois que c'est le seul auquel je jouais. Moi, je dis FIFA. Toi, tu dis FIFA ? Oui, Macron, il a pris Marseille. Zerator, il a pris le PSG et il s'est fait taper. Zerator, PSG, je ne sais pas. J'en sais rien. Il est Montpellier, peut-être. Oui, il a pris Montpellier. Tu peux taper Marseille avec Montpellier, ça te fait plaisir. Non, je n'en sais rien. Donc toi, tu dis FIFA, réponse C. Léa ?

33:24
Intervenant

Je ne sais pas. Oh, j'ai envie de dire Among Us.

33:29
Présentateur

Un petit duel à Among Us, ouais. Je ne sais pas. Among Us. Les équipes entières font Among Us avec tout le gouvernement. Ça peut être marrant. Non, non, je pense que c'est Trackmania. C'est logique. C'est l'an qui a créé Alexandria Ocasio-Cortez, qui a beaucoup joué à Among Us pendant le confinement. C'est vrai, c'est très, très drôle. C'est vrai. Et en plus, c'est stream cartonné et tout. Super bonne streamer AOC. Le chat a voté réponse D, Trackmania comme Usul. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était bel et bien Trackmania, effectivement. C'était logique. On a la preuve en vidéo. On a la preuve en vidéo. Parce que c'est un jeu français. C'est le French Tech.

34:08
Intervenant

On est une équipe à Paris.

34:14
Présentateur

Voilà. Incroyable. J'y fus. T'étais là-bas. Ah, tu y es. Oui, j'y étais. C'est Mario Kart quoi, en fait.

34:21
Intervenant

Oui, c'est ça, mais avec des voitures un peu mieux.

34:23
Présentateur

Zerator et d'autres streamers étaient invités à l'Elysée. C'était en 2022, en marge de la Trackmania Cup. Est-tu allé ? Oui, j'y suis allé. Il a battu Macron de 20 secondes. Macron, vous le saurez, mesdames et messieurs, a fait un temps de 1,52, 568 sur cette map. Je ne m'étonne pas de lui. C'est une branlée, en fait. Voilà. Zerator est revenu sur sa victoire, après. Modestement. Et il a dit, c'était clairement un homatch. À la base, on devait faire un 1 contre 1, mais j'ai dit que ça allait être ridicule. Fin de citation. Oui. Puis à la fin, il a nommé Michel Barnier. Chaque fois qu'on t'y perd, il nomme Michel Barnier. Donc voilà, on n'a pas réussi à retrouver...

Est-ce qu'il a reconnu qu'il a perdu ? Oui. Personne n'a gagné. Personne n'a gagné. Non, personne n'a gagné.

35:01
Intervenant

Il a dit un truc... Ça ne joue pas autant. Je ne dirais pas que c'était un échec, mais ça n'a pas marché.

35:08
Présentateur

Ouais, donc voilà. Cinquième question de ce quiz à la con. À nouveau, lequel de ces jeux vidéo a existé ? Il est interminable, ce jeu. Réponse A. Algor Green Planet. Allez. Réponse B. Kim's Nuclear Playground 3D. Réponse D. Trump panique on Wall Street. Réponse D. Gorby's Great Pipeline Strategy. Il y a encore Gorby. Je me fais paniquer deux fois, Gorby. Oui, c'est toute une franchise, en fait. Il fait plein de trucs. Le Gorby Cinematic Universe. Ouais, c'est ça.

35:51
Intervenant

C'est la version Martine en jeux vidéo.

35:55
Présentateur

C'est Kunio Kun. Algor, pour ceux qui n'auraient peut-être pas la REF, c'était un vice-président américain, vice-président de Clinton. Ouais. Je crois, ouais. Qui a eu une deuxième vie après sa vie politique, puisqu'il a été un conférencier dans le monde entier pour parler du changement climatique. Et il a dit qu'il allait consacrer sa vie et sa fondation à alerter l'opinion publique mondiale sur les dangers et les ravages du changement climatique. Il a fait des films, des conférences, des bouquins, etc. Voilà, donc c'est pour ça, Algor's Green Planet, peut-être. Bon, allez, A.

36:26
Intervenant

Tu m'as convaincu. C'est sympatoche.

36:29
Présentateur

Kim, pour ceux qui ne le connaissent... Non, je déconne. C'est Kim Kardashian. C'est Kim Kardashian, évidemment.

36:37
Intervenant

En même temps, je ne sais pas si c'est pertinent d'alerter sur le réchauffement et le dérèglement climatique avec un jeu vidéo.

36:44
Présentateur

Pourquoi ? Je ne sais pas.

36:46
Intervenant

Je m'interroge.

36:47
Présentateur

Tu te dis anticapitaliste et tu joues aux jeux vidéo. Ouais, c'est ça.

36:51
Intervenant

Tu es de droite et tu as la sécurité sociale.

36:53
Présentateur

Je précise que ça peut être un indice, mais vous entendez actuellement la musique du jeu.

36:58
Intervenant

Bah oui, je me disais bien, c'est chelou. C'est quoi cette musique ?

37:01
Présentateur

C'est la musique du jeu. C'est le lac des signes.

37:02
Intervenant

Attends, on va... Oh, elle était très cultivée.

37:05
Présentateur

T'all'heure, c'était... Bah, je ne sais pas.

37:07
Intervenant

Tchaikovsky ?

37:08
Présentateur

Excuse-moi de...

37:08
Intervenant

Ah bah, c'est Gorby.

37:10
Présentateur

Oui. Ouais, moi, je vais... Ouais, maintenant, je veux voir son jeu avec le pipeline. J'y crois. Donc, tu dis quoi, Usul ? Euh... Ouais, Gorby. Gorby, réponse D. Allez. Léa ?

37:20
Intervenant

Putain, je me mets en situation. Ah bah, j'ai envie de dire Kim's Nuclear Playground.

37:26
Présentateur

Kim's Nuclear Playground.

37:27
Intervenant

Avec une musique, pareil.

37:28
Présentateur

Réponse B pour l'Ea.

37:29
Intervenant

3D, pardon. Merci.

37:30
Présentateur

Emilio ? Réponse E, Jean Jaurès.

37:32
Intervenant

C'est le producteur en coulisses qui vient de me souffler le 3D. Je précise quand même. Al Gore's Green Planet, réponse A.

37:39
Présentateur

Non, il a hurlé. Le chat, ça vote quoi ? Le chat, ça vote réponse A, Al Gore. Je le reconnais, ça va. 45% du chat vote Al Gore. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la réponse D. À nouveau Gorby ! Oui, oui, Gorby est des retours. Effectivement, Gorby's Great Pipeline Strategy. Mais qui est édité, c'est un truc japonais ? Publié sur Famicom en 1991. C'est un puzzle game à la Tetris. Oh putain. C'était sûr, c'était sûr. Qui propose de construire un oléoduc entre Tokyo et Moscou. Ah, c'est pas mal. Mais c'est génial.

38:14
Intervenant

Mais ça, tu vois, j'adore.

38:15
Présentateur

Et vous apprendrez avec joie que ce jeu a été validé par l'ambassade soviétique qui a autorisé que Gorbatchev figure sur le jeu. Alors, est-ce que ça a été validé ou est-ce que ça a été commandé ? Alors, c'est du soft power. Mais en tout cas, quand des devs sont venus les voir en disant « Est-ce qu'on peut ? » Ils ont dit « Ah oui, oui, oui. » Mais est-ce que c'est pas eux qui sont venus voir les devs ? Est-ce que vous pourriez faire un jeu sur Gorbatchev ? Je sais pas. On en parlait tout à l'heure. Ils sont malins, attention. Le soft power des Russes. Vous allez voir des jeux vidéo bientôt, Poutine. Le vainqueur, c'est Usul, ce soir, pour le prix de la con. Oui, jeux vidéo, quand même.

38:43
Intervenant

Comme par hasard.

38:45
Présentateur

Non, quand même, quand même.

38:46
Intervenant

Comme par hasard.

38:47
Présentateur

Et évidemment. Et le vainqueur ex-aequo avec Gorbatchev, évidemment, qui est notre grand vainqueur ce soir. Merci à tous d'avoir joué. Merci le chat aussi. Je vous propose qu'on parle de l'actu. C'est parti pour l'actu de la semaine. Alors, c'est pas tout à fait l'actu de la semaine, excusez-moi. Avant ça, c'est l'invité actu, puisque cette semaine, l'actualité, évidemment, c'est bien sûr la guerre en Ukraine. Il y a eu cette visite hallucinante de Volodymyr Zelensky, humilié par Donald Trump et son vice-président J.D. Vance, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. Il y a deux jours, Donald Trump a annoncé le gel de l'aide américaine à l'Ukraine.

Pour rappel, les États-Unis ont accordé 114 milliards d'euros depuis le début de la guerre. Pour comprendre ce tournant géopolitique majeur et comment ces déclarations sont reçues par les premiers concernés, les Ukrainiens, nous sommes en ligne avec Joseph Roche, en direct de Kiev. Salut Joseph, comment ça va ?

39:44
Intervenant

Ça va ? Vous m'entendez bien ?

39:45
Présentateur

On t'entend très bien, Joseph. Est-ce que tu nous entends, toi ?

39:48
Intervenant

Ça va. Nickel. J'espère que tu vas bien ? Tout va bien, tout va bien. Cool, cool, cool. On a fait un peu le coup avec les nouvelles, mais...

39:55
Présentateur

On va en parler, justement. Tu vas nous en parler. Tu es journaliste freelance, tu es installé en Ukraine depuis trois ans. Tu t'intéresses particulièrement aux questions de défense, de diplomatie, mais aussi aux sujets de société qui concernent l'Ukraine. Toi qui es sur le terrain, c'est quoi les réactions que tu as entendues autour de toi à ce revirement, à ce qui s'est passé dans le bureau Oval avec Donald Trump ?

40:14
Intervenant

Alors, il y a plusieurs choses. Le revirement de la politique étrangère américaine, les Ukrainiens s'y attendaient. Ils s'y attendaient depuis un an et demi, deux ans, plus ou moins. Même pas que d'ailleurs de l'administration Trump. Ils s'attendaient à un moment ou un autre que les Américains se retirent. Notamment, il y avait ces grandes questions avec Kamala Harris qui, on le savait, n'aurait jamais pu, s'il avait été élu comme présidente, rassembler un nouveau paquet d'aides au niveau du Congrès. Donc ça, les Ukrainiens s'y attendaient. Par contre, c'est plus la méthode et la méthode Trump, telle qu'on la connaît, qui est brutale, humiliante et aussi mensongère.

C'est ça qui a beaucoup plus choqué l'Ukraine et les Ukrainiens. Donc, il y a un peu un moment où les Ukrainiens sont quand même assez abasourdis, très déçus. Même s'ils n'attendaient pas grand-chose des Américains, je pense qu'ils s'attendaient à ce revirement, ils s'attendaient à ce que Trump soit comme ça. Ils font aussi face à beaucoup d'attaques en ligne, sur les réseaux sociaux, par des soutiens de Donald Trump depuis maintenant deux, trois ans avec, voilà, on se saigne aux 80 pour l'Ukraine, etc. Ce qui est faux parce que l'Amérique fait beaucoup plus d'argent sur cette guerre qu'elle en dépense.

Et aussi dans les chiffres qui sont avancés par l'administration Trump, la plupart du temps, ce sont des chiffres qui sont grossis, gonflés. Donc voilà, c'est plus ou moins la réaction. C'est que d'un côté, on s'attendait au revirement de l'administration Trump, mais de l'autre, on est très choqué par la méthode.

41:36
Présentateur

D'accord, ok, je comprends. Il y a aussi un truc qu'on entend beaucoup dans la bouche de Donald Trump, c'est une remise en cause constante de la légitimité de Volodymyr Zelensky. Il l'a traité de dictateur, il a dit qu'il était très impopulaire, etc. Est-ce que c'est vrai en Ukraine ?

41:50
Intervenant

Alors, ce qui se passe, c'est que les Ukrainiens ont tendance à laver le linchal en famille, donc ce n'est pas les premiers ni les derniers à s'attaquer à Zelensky parce qu'ils ont une vision très démocratique de ce que c'est. Ils sont très français pour ça, c'est qu'on peut vraiment critiquer le président sans qu'il y ait vraiment de difficulté. Par contre, des sondages montrent que Zelensky, pour janvier 2024, 2025 pardon, donc avant le clash avec Donald Trump, était plus ou moins à 55 d'avis favorables.

Il était à 75 l'année d'avant, il était à 90% l'année d'avant, 90% pardon, c'est mon côté belge, mais donc il a toujours une très forte légitimité au sein de la société ukrainienne, mais avec des reproches qui lui sont faits pour pas mal d'aspects, que ce soit notamment le fait de parfois avoir des personnes dans son entourage qui couvrent de la corruption ou tout simplement le fait que la guerre continue, qu'il n'y a pas de victoire décisive, etc. Donc je pense qu'aussi Zelensky a un peu une tâche impossible, mais en ce qui concerne les attaques contre la légitimité de Donald Trump, il est important de prendre en compte parce qu'il dit qu'il a annulé les élections.

Mais c'est pas Zelensky qui a annulé les élections, c'est la constitution ukrainienne qui est en temps de guerre, comme d'ailleurs le prévoit la constitution américaine et la constitution française, prévoit l'annulation des élections en temps de guerre. Et pour justement lever cette interdiction, il faut faire une révision de la constitution, de l'article 19 de la constitution. Et alors il n'y a pas eu de...

Donc pour ça il faut mobiliser le Parlement, mais le Parlement n'a même pas été mobilisé jusque-là, étant donné qu'il y a trois semaines, ils ont voté à l'unanimité avec une personne qui s'est opposée dans le Parlement ukrainien, pour reconduire Zelensky dans ses fonctions jusqu'à la fin de la guerre. Et même là, aujourd'hui, les un peu old school politiciens ukrainiens comme Timoshenko ou Poroshenko, donc Poroshenko l'ancien président ukrainien, ont dit qu'il n'y aura pas d'élection tant qu'on n'est pas à la fin de la guerre.

43:38
Présentateur

Jules ? Justement, j'allais demander quel était l'état de l'opposition en Ukraine à l'intérieur, et quel est aussi l'état du débat public en sachant que, évidemment, comme tu l'as dit avant, j'imagine que les Russes doivent peser un max, y compris pour corrompre, pour démoraliser par tous les moyens possibles. Où on est le débat public ? Est-ce qu'il y a un débat public encore en Ukraine ? Que disent les médias ? Est-ce qu'on y discute ? Et si oui,

44:02
Intervenant

on y débat de quoi ? Bien sûr. On en discute beaucoup, mais il y a un consensus autour du fait qu'il n'y n'y aura pas d'élection tant qu'il n'y aura pas la fin de la guerre. Et d'ailleurs, la RADA, le Parlement ukrainien, a voté au début de la guerre qu'il faut attendre six mois avant la fin de la guerre. Enfin, il faut attendre six mois après, enfin, entre la fin de la guerre et des prochaines élections. Et en fait, les raisons pour lesquelles il n'y a pas d'élection, elles sont assez simples à comprendre. C'est qu'il y a un million de soldats qui sont mobilisés sur la ligne de front. Il y a des millions d'Ukrainiens qui sont sous les territoires occupés.

Donc comment est-ce qu'on fait voter ces citoyens ukrainiens ? Et aussi, il y a tout simplement des millions d'Ukrainiens qui sont toujours actuellement réfugiés, aussi bien en Ukraine ou tout simplement en tant que déplacés internes. Donc par exemple, la question des registres, par exemple, pour des villes comme Pokrovs, qui sont complètement obsolètes aujourd'hui. Donc Pokrovs qui est une ville dans laquelle il y a énormément de combats actuellement. La majorité de la population s'est enfuie. Donc comment est-ce qu'on organise des élections ?

Et surtout, c'est que le peuple ukrainien et les Ukrainiens ne veulent pas mettre ni de l'argent ni des efforts dans des élections alors qu'on est vraiment dans une situation assez complexe sur la ligne de front où c'est vraiment compliqué. Surtout qu'on sait que les Russes ne sont pas les derniers à faire des attaques cyber ou même tout simplement des manipulations d'élections telles qu'on l'a vu en Russie.

45:13
Présentateur

Ce qui n'était pas exactement ma question, c'était que nous aussi, dans l'Union Européenne, on va soutenir l'Ukraine parce que l'Ukraine représente le camp des démocraties libérales. C'est ça aussi ce qui va l'opposer à la Russie et ce qui va aussi l'opposer aux États-Unis dans pas longtemps. Et c'est une démocratie libérale, c'est une démocratie dans laquelle il y a une liberté de la presse. Les Russes, eux, ont théorisé depuis longtemps que ça, c'était une de nos faiblesses, justement. Cette liberté de la presse, le fait qu'on ait un débat public, qu'on puisse y dire des choses et qu'il fallait mettre ça sous perfusion de propagande comme on pouvait.

Et donc, je voulais savoir où on était l'état du débat public parce que même, il n'y a peut-être pas un débat sur le fait de est-ce qu'on va tenir des élections ou pas. Mais si oui, quel débat il y a encore et où en est la presse ?

45:52
Intervenant

Alors la presse, dans certaines mesures, Donald Trump a rendu un grand service au débat public ukrainien dans le sens où il y avait, on sentait qu'il y avait un essoufflement de l'unité nationale en Ukraine depuis trois ans parce que la guerre est longue. Mais là, Donald Trump, dans une certaine mesure, a redonné énormément de légitimité. Et en fait, le débat autour des élections ne se pose même plus aujourd'hui où il y a vraiment un consensus sur le fait que, OK, Zelensky, on peut ne pas être d'accord avec lui sur certains aspects. Par contre, il tient la route actuellement, notamment pour les négociations avec les Européens, les négociations ici et là.

Donc, on ne va pas remettre en question cette légitimité parce qu'il y a vraiment cette perception actuellement en Ukraine de dire que ce n'est vraiment pas le moment de remettre en question le leader parce qu'on est dans une situation tellement périlleuse qu'on ne va pas en parler. Alors, on en parle, on en discute. Il y a des investigations qui sont faites toutes les semaines où il y a des ministres du gouvernement de Zelensky qui tombent, où il y a un commandant X qui tombe, un commandant Y qui tombe. Donc là, il y a vraiment une société civile qui se mobilise pour lutter contre la corruption, contre les abus de pouvoir, contre X et Y, que problème qu'il y a en Ukraine.

Et je sais, il y en a. Mais par contre, on fait corps autour du chef. Et après, dès que les élections sont terminées, pardon, dès que la guerre est terminée, il y aura des élections. Et là, peut-être que Zelensky reste, peut-être que Zelensky part. Ça, c'est encore à débattre. Mais il y a encore une vie publique, une société civile très active et une opposition aussi en Ukraine qui est très active, notamment sur beaucoup d'autres aspects liés à plein d'autres choses que la guerre.

47:18
Présentateur

Léa ?

47:18
Intervenant

Salut Joseph. Merci beaucoup de prendre du temps pour parler avec nous ce soir. Moi, je voulais te demander, est-ce que l'allocution de Macron et les annonces qui ont été faites hier, et plus globalement, ce que propose Macron en général en soutien à l'Ukraine, etc., ont une répercussion, ne serait-ce que dans le traitement médiatique ? Est-ce que c'est repris par la presse en Ukraine ? Est-ce que l'opinion publique en parle ? Et qu'est-ce que finalement les Ukrainiens et les Ukrainiens, les premiers concernés, en pensent ? Est-ce qu'il y a des questions qui font hier, comme nous ? Alors, il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup. C'était un peu la une des journaux ce matin.

Moi, j'ai aussi suivi l'allocution, bien sûr. Alors, il y a un peu un rapport. Déjà, on aime les Français en Ukraine. Il y a un peu un rapport où la France est romantique, c'est joli, il y a la littérature. Donc, il y a vraiment un amour de la France en Ukraine. Et on sait surtout que la France pèse au sein de l'Union européenne, au sein de l'Europe, et aussi l'armée la plus fonctionnelle de tous les alliés, en dehors des Américains, qui ne sont plus vraiment des alliés aujourd'hui, en Europe.

Par contre, il y a un peu un terme en ukrainien qu'on utilise, que je pense qu'on peut utiliser en français, qui est Macroné, qui veut dire, bon, voilà, on dit beaucoup de choses, mais est-ce que les actions suivent ? Mais là, pour la première fois, je pense que les Ukrainiens se disent qu'il y a vraiment un changement, parce que les Européens ont enfin compris. Alors, il reproche aux Européens d'avoir fait ça trop tard. Alors, vaut mieux tard que jamais, mais avec un peu ce reproche un peu amer qui est fait aux Européens de dire, c'est bien, mais on aurait dû faire ça il y a trois ans. Donc, les Ukrainiens sont quand même contents.

Ils voient aussi qu'il y a les paroles qui sont suivies par les actes. C'est un peu, je vais dire, la première fois qu'on voit Macron qui fait des réunions avant et après son allocution qui vont dans le sens de ce qu'il annonce. Donc voilà, maintenant, on attend, mais je pense que c'est beaucoup plus quelque chose, et c'est comme ça que les Ukrainiens le comprennent, de dire que c'est beaucoup plus quelque chose qui est pour l'Europe, alors qu'il va bien sûr bénéficier à l'Ukraine, mais plus une prise de conscience que l'allié américain lâche. Et en fait, de dire que ce qui pousse les Européens à s'unir, ce n'est pas tant la menace russe, mais c'est plus le désengagement américain.

Alors, bien sûr, avec les Russes qui sont dans l'image, à l'horizon, dans la picture, mais c'est quand même plus motivé par la peur du désengagement américain que véritablement la peur de l'adversaire russe.

49:31
Présentateur

Alors, tu l'as dit, les États-Unis se désengagent. Donald Trump a annulé les crédits. Les Européens réagissent en annonçant de leur côté une augmentation de l'effort. C'est ce qu'a essayé d'expliquer hier Emmanuel Macron. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a annoncé 800 milliards d'euros d'investissement dans les dépenses en matière de défense. Ma question, c'est est-ce que ça peut suffire ? Est-ce que les Européens seuls peuvent porter une aide suffisante à l'Ukraine ? Ou est-ce que sans les États-Unis, on ne va pas y arriver ?

50:02
Intervenant

Alors, moi, je serais plus du courant des optimistes qui disent que oui. Parce qu'aujourd'hui, la ligne de front, elle tient avec trois piliers. Le premier pilier, c'est l'humain. Donc ça, c'est les Ukrainiens. Il y a eu des campagnes de recrutement assez massives en 2024 où maintenant, la situation sur le front, notamment au point de vue humain, est bien meilleure que 2024. Le deuxième pilier, c'est vraiment les obus. Et là, on a vu vraiment un effort des Européens depuis 2022 pour augmenter la production d'obus. Et aujourd'hui, on utilise plus ou moins 2 millions d'obus, 255-122 mm sur la ligne de front. Et c'est ce qui est produit plus ou moins par les Européens.

Il y a aussi, bien sûr, l'initiative qui a été faite par le président tchèque pour aller chercher des obus à travers le monde qui vont vraiment sauver les Ukrainiens à ce moment-là. Parce qu'il ne faut pas oublier que l'Ukraine a déjà vécu un an sans aide américaine. Et ça, on a tendance à l'oublier pendant un an, de 2023, mi-2023, mi-2024. Les Ukrainiens n'ont pas eu une goutte d'aide américaine. Ils ont eu le renseignement américain, ça, on pourra en parler. Mais il n'y a pas eu une goutte d'aide américaine dans les pipelines. Et les Ukrainiens étaient face à une armée russe beaucoup plus robuste après les campagnes de mobilisation massive de Poutine.

Et ils ont réussi à tenir la ligne de front. Ils ont reculé, mais ils ont réussi à tenir la ligne de front. Et le troisième aspect, qui s'inscrit aussi dans cette logique générale, c'est les drones. Et les drones, c'est vraiment de la production ukrainienne qui est boostée actuellement par les crédits européens. Et selon les dernières analyses que j'ai pu voir, c'est que c'est plus ou moins 50% des pertes actuellement sur la ligne de front qui sont dues aux drones. Et les drones, c'est vraiment des FPV, First Person View, de 200-300 euros qui sont produits en Ukraine localement. Et on estime plus ou moins la production actuellement quotidienne de drones en Ukraine à 60 000 drones par jour.

Donc rien que ça, ça participe au fait que le front ne va pas craquer du jour au lendemain. Ça, c'est indéniable. Il y a aussi la question du renseignement. Le renseignement américain est très important. C'est le meilleur au monde. Il n'y a pas de doute par rapport à ça. Mais encore une fois, sur la ligne de front, c'est le renseignement ukrainien qui prime, étant donné qu'il y a des drones à droite et à gauche qui analysent en temps réel les mouvements des troupes russes. Par contre, là où c'est beaucoup plus problématique et c'est là où il va vraiment des trous dans la raquette et c'est là où c'est criminel de la part de Donald Trump.

Mais bon, quand on voit son traitement de Gaza ou son traitement en général de la politique étrangère, je pense qu'il va dormir sur ses deux oreilles. Mais c'est pour les populations civiles parce que là où on ne peut pas remplacer l'aide américaine, c'est les systèmes de défense anti-aérien de type patriote. Et les Ukrainiens ont des réserves en fonction des attaques russes entre deux mois et six mois. Et surtout, le renseignement américain est essentiel pour traquer les missiles balistiques qui volent sur et contre les villes ukrainiennes. Donc en fait, ce sont les cibles qui vont porter le poids de cette décision. Ce n'est pas tant le militaire parce que le militaire va tenir.

Il va y avoir des trous dans les raquettes. Ça, c'est indéniable. Il y a des armes qui vont manquer. Les Heimar ont été déconnectés, par exemple. Après, les Heimar, ils étaient brouillés à 80% par la guerre électronique russe. Donc ils n'étaient pas aussi utiles qu'au début de la guerre. Et après, la question qui peut se poser, c'est aussi la question des Starlings parce qu'on a... Alors, je ne sais pas qui est la ligne éditoriale de Baxit, si je peux dire que c'est genre Mister Flingo en kétamine en chef, Musk... – Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y. – Ok.

Mais du coup, ce qui se passe, c'est que les Ukrainiens ont déjà fait face plusieurs fois à ce que Musk coupe les Starlings pendant des offensives ukrainiennes ou pendant des offensives. Moi, je me souviens, j'étais sur l'offensive russe à Kharkiv cet été. On a eu des cas où littéralement les Starlings ont été coupés et les gens ne comprenaient pas pourquoi ça coupait, etc. Et on s'est rendu compte, en fait, que c'est Musk qui avait coupé. Donc ça fait quelques temps que les Ukrainiens réfléchissent à une manière de pallier aux Starlings.

Et en fait, toute l'opération de course, alors pas que, mais entre autres, l'opération de course qui a été menée par les Ukrainiens, donc cette incursion ukrainienne dans le territoire russe, a notamment été aussi un test pour voir les nouveaux moyens de communication que les Ukrainiens pourraient utiliser en cas d'abandon américain. Et en fait, ça ne fonctionne pas trop mal. Alors c'est beaucoup moins efficace qu'un Starlink, etc. Ça coûte moins cher aussi. Mais en gros, ce sont des relais drones, tout simplement.

Encore le drone qui vient au secours des Ukrainiens, c'est qu'on lance un drone qui fait un relais de communication entre un point 1 et un point Y et ça permet d'avoir des communications. Alors bien sûr, il y a le brouillage russe, c'est jamais essentiel. Mais donc tout ça pour dire que si d'un côté, les Européens montent en cadence et en puissance, que les Ukrainiens arrivent à tenir la ligne de front, surtout qu'actuellement, il y a des contre-offensives plus ou moins localisées sur la ligne de front pour désenclaver notamment la ville de Pokrovsk, qui sont assez successifs du côté russe, enfin du côté ukrainien, pardon. La picture n'est pas complètement noire.

Alors c'est bien sûr une très mauvaise nouvelle pour l'armée ukrainienne, mais ce n'est pas non plus dramatique parce que ça fait un an, un an et demi qu'ils se préparent à ce scénario. Et je trouve que les Ukrainiens ont quand même pas mal de ressources. Donc c'est un peu l'analyse que je ferais sur la situation. Surtout qu'ils ont des réserves, ils ont mis des réserves de côté et qu'eux aussi, ils font face à une armée russe qui est quand même beaucoup moins puissante qu'elle l'était en 2024-2023, avec l'armée russe qui a vraiment mis des derniers coups de rein sur Pokrovsk avant les élections pour avoir un peu une mainmise lors des négociations avec Treuve et l'Ukraine.

Mais en attendant, on a une armée russe qui n'arrive toujours pas à déloger les Ukrainiens de la poche de Kursk, une armée russe qui commence à vraiment ralentir autour de Pokrovsk. Alors potentiellement se regrouper, on ne sait pas, c'est compliqué, il y a beaucoup de choses qui peuvent arriver, mais on est quand même sur une armée russe qui est fatiguée. Une armée ukrainienne qui est aussi fatiguée, mais voilà. Tout ça pour dire que le scénario n'est pas non plus dramatique, il n'est pas bon, mais il n'est pas dramatique.

55:27
Présentateur

Une dernière question pour toi de la part d'Emilio. Oui, bonjour Joseph. Là, tu nous as dressé le bilan militaire de ce qui se passe en Ukraine, mais dans ce contexte international et le lâchage en race campagne de Kiev par Washington, comment aussi s'active la diplomatie ukrainienne ? Qu'est-ce qu'ils mettent en place ? Comment elle se met en branle justement pour compenser le lâchage américain ?

55:52
Intervenant

Alors, je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je pense aussi, avant de répondre vraiment à ta question en détail, je pense qu'il faut vraiment rappeler ce que c'est l'aide américaine. Et ce n'est pas pour minimiser ce qu'est l'aide américaine, mais l'aide américaine, si on la rapporte à l'ensemble de ce qui a été donné aussi bien par la population ukrainienne, par l'Union européenne et par les Britanniques et après par les États-Unis, c'est l'aide américaine, c'est que 30% au bout du compte. Parce que les Ukrainiens ont levé 180 milliards de dollars pour les forces armées ukrainiennes.

Chaque fois qu'on va dans un café, qu'on va à un concert, qu'on se promène dans la rue, les gens lèvent de l'argent pour les forces armées. Donc, moi, j'ai un peu ce sentiment de dire que les Américains se pensent un peu... Il y a un peu un sentiment Yalta 45, je pense que Trump se croit comme Yalta à Yalta en 45, alors que l'aide américaine a été essentielle en 2022, essentielle. Par contre, elle n'est pas décisive. Donc, pour parler des diplomaties alternatives, il y a plusieurs pistes.

Bien sûr, il y a les Européens, ça c'est indéniable, mais il y a aussi les Sud-Coréens, parce que les Sud-Coréens ne sont pas forcément très ravis de voir des Nord-Coréens qui prennent de l'expérience sur le champ de bataille pour potentiellement l'utiliser contre eux, notamment au niveau des pilotes de chasse Nord-Coréens qui commencent à prendre de l'expérience, aussi de la guerre des drones. Donc, l'armée Sud-Coréenne, qui est la quatrième armée la plus importante au monde, peut être une ressource. Je sais qu'il y a des discussions entre la Corée du Sud et l'Ukraine pour ce genre d'initiatives.

Qui plus est, à un moment où on ne sait pas si justement les Américains ne vont pas retirer leurs forces de maintien de la paix de la Corée. Il y a aussi les Turcs. Il ne faut pas oublier les Turcs qui sont et qui jouent un rôle très important. Depuis d'ailleurs le XVIe, XVe siècle, il y a eu huit guerres russo-ottomanes. Donc, la mer Noire est quelque chose qui joue énormément, qui est très important pour les Turcs. Et il ne faut pas non plus négliger le symbolisme que représente la Crimée pour notamment quelqu'un comme Erdogan.

Parce que la Crimée est à la base composée d'un peuple qui s'appelle les Tatars de Crimée, qui sont un peuple turcoïde, langue turque, musulman, qui ont été génocidés, éradiqués et encore plus, qui plus est, depuis 2014. Il y a eu une déportation lors de l'Union soviétique en 1944 de l'ensemble des Tatars de Crimée. Et en fait, c'est quelque chose qui est pas mal utilisé par la propagande ou communication de la Turquie.

Qui plus est qu'actuellement, et c'est là où c'est intéressant, c'est que si on regarde ça d'un point de vue assez méta-géopolitique, il y a la question de l'affrontement russo-turc en Syrie, qui plus est, après la chute de Bachar el-Assad, qui va prendre l'incendant sur la Syrie après la chute de Bachar. Et on voit toujours que les Russes sont dans une position offensive, avec les Israéliens aussi, pour se maintenir en Syrie. Les Turcs, ils voient ça d'un mauvais oeil. Donc, utiliser l'Ukraine pour mettre la pression sur la Russie serait aussi un moyen pour eux de les dégager de la Syrie. Et je pense que c'est quelque chose que les Turcs regardent.

Et c'est plus ou moins les pays qui pourraient, un peu en dehors du bloc traditionnel occidental, pourraient aider l'Ukraine de manière alternative. Et il y a aussi la question des Chinois, il ne faut pas négliger ça, avec les Chinois maintenant, notamment avec l'arrêt de l'aide humanitaire de USID par les Américains, avec les Chinois maintenant qui proposent de combler cette aide-là. Alors, les Ukrainiens n'ont pas accepté, mais en tout cas, les Chinois sont plus ou moins en embuscade, pour des raisons complètement annexes, mais qui sont quand même importantes à prendre en compte.

59:16
Présentateur

Merci beaucoup, Joseph, c'est absolument passionnant. On pourrait continuer à échanger et à t'écouter pendant encore très longtemps. Mais justement, si on veut continuer à s'informer grâce à toi sur ce qui se passe en Ukraine, toi qui es sur le terrain, où est-ce qu'on peut te lire ? Où est-ce qu'on peut te suivre ? Dis-nous un peu.

59:32
Intervenant

Alors, moi, j'ai une chaîne YouTube sur laquelle je fais régulièrement des analyses de ce style un peu face caméra, qui s'appelle Confluence par Joseph. Et après, sur mon Instagram, Joseph Roche. Et après, je suis correspondant pour un média qui s'appelle La Tribune de Genève, pour des médias anglais, Dispatch, What Why, La Presse au Canada, L'Eco en Belgique. Je suis un peu un freelance qui essaye de vendre mes articles à plus ou moins qui est acheteur. Donc, c'est un peu la vie du freelance, de Harsel Life.

1:00:02
Présentateur

Eh bien, merci beaucoup, Joseph. Courage à toi. Et merci de nous informer comme ça. Merci d'être venu, en tout cas, dans Backseat, ce soir, pour nous parler. Merci beaucoup. Merci de vous avoir. Merci à vous.

1:00:14
Intervenant

Et je vous propose qu'on enchaîne sans plus tarder. C'est parti pour l'actu de la semaine, mesdames et messieurs.

1:00:19
Présentateur

Au public, vous êtes incroyables. Merci beaucoup, l'actualité cette semaine. Bon, elle a été marquée, évidemment. On va y revenir à cette allocution d'Emmanuel Macron hier soir, en direct, sur Twitch, mais aussi sur d'autres médias, au cours de laquelle il a, je ne sais pas, je ne sais pas ce qu'il a tenté de faire, si ce n'est de mettre en garde la population française sur un discours qui se muscle d'un seul coup en matière guerrière. Il a dit des termes de manière plus claire que ce qu'il ne disait avant, en disant que la Russie était une menace pour l'Europe et pour la France, et qu'il allait falloir se ressaisir. Il le dit. Il le dit.

qu'il allait falloir se ressaisir, que ça aura un coût qu'il faudra bien payer. Il n'a absolument rien précisé de précis sur l'effort qu'il faudra faire. Il a dit qu'il y aurait des réformes. Il y a des réformes. Il demande au gouvernement de faire des réformes. Il ne faudra pas que le gouvernement, il va falloir que les partenaires sociaux aussi et les syndicats viennent faire des propositions. Et oui, il a demandé à tout le monde de faire des propositions. Je ne peux pas mettre des nouvelles idées d'économie. A priori, ce ne sera pas les taxations supplémentaires. Non, pas d'impôt. Bernard Arnault ne va pas payer pour les Ukrainiens. Pas d'impôt.

Si on prend les choses dans l'ordre, le fait qu'Emmanuel Macron fasse une allocution comme ça à la télé, est-ce que c'est une volonté de sa part de réimprimer quelque chose dans l'opinion publique française après la séquence budget qui a été quand même laissée à François Bayrou ? C'est François Bayrou qui est au centre du jeu politique depuis plusieurs mois.

1:01:45
Intervenant

Mais bien sûr, c'est une occasion rêvée. Il attendait que ça.

1:01:47
Présentateur

Sur ce côté chef de guerre ? Évidemment.

1:01:49
Intervenant

Et puis d'ailleurs, il l'a dit. Je vous rappelle que c'est qui qui décide ? C'est quand même le chef de l'État. C'est le chef des armées. Je vous le rappelle.

1:01:55
Présentateur

Il l'a dit, ça, hier soir ? Il l'a dit. Je ne me souviens pas qu'il ait dit ça comme ça.

1:01:59
Intervenant

Il a dit ça comme ça, d'accord, mais tu peux le faire, Jules, s'il te plaît ?

1:02:02
Présentateur

Non, sur le nucléaire, il a dit quelque chose d'intéressant.

1:02:03
Intervenant

Tu le fais mieux que moi, de toute évidence.

1:02:05
Présentateur

Sur le nucléaire, il a dit effectivement qu'il proposait... Alors, il a dit qu'il le soumettait à un débat. Je n'ai pas très bien compris avec qui, mais l'idée que l'arme nucléaire française puisse...

1:02:15
Intervenant

Il le soumet à un débat avec les Européens la semaine prochaine ?

1:02:16
Présentateur

Les Européens, ils vont tous dire oui, par définition. C'est pour ça que je ne comprends pas la notion de débat là-dedans. En vrai, ce que dit Léa, c'est logique, comme dirait Jules. Non, mais en fait, il a l'habitude, Macron, dès qu'il a affaibli sur le plan national, de servir de l'international pour essayer de reprendre un peu de poil de la bête. Et ce n'est pas la première fois qu'il se présente en leader du monde libre, et je mets des guillemets entre leader et monde libre. Il avait déjà fait ça, rappelez-vous, dès son élection, quand Trump, voire, il dit « make our planet great again ». Il a fait ça avec Gaza aussi, quand il a voulu reprendre la main. Avec le Liban. Avec le Liban.

Et en fait, à chaque fois aussi, il se plante. Il ne faut pas qu'on oublie. C'est que sur la scène internationale, il a rarement des grandes réussites, Emmanuel Macron. Il y a beaucoup de grandes déclarations. C'est le verre macronais, c'est ça qu'il disait. Grosso modo, il Macronne beaucoup sur la scène internationale. Mais ça marche assez peu. Il faut aussi avoir en mémoire qu'en 2022, quand la guerre est déclarée, c'était au début de l'année 2022, on était en pleine campagne présidentielle. Lui était déjà au pouvoir. Il se battait pour sa réélection.

Et en fait, ça avait aussi joué en sa faveur la guerre en Ukraine, parce que dans un contexte d'instabilité, il incarnait un pôle de stabilité, surtout pour un électorat bourgeois plutôt âgé. Et on a vu dans les sondages, l'électorat se recristallisé autour de lui. Donc, lui, il a bien compris que jouer sur cette fibre chef de guerre, ça pouvait être une façon de reprendre la main. En même temps, il n'a pas d'enjeu personnel. Je rappelle Emmanuel Macron, il ne peut pas se représenter à la prochaine élection présidentielle. Est-ce que c'est pour marquer l'histoire ? Oui, mais il veut être content du monde. Non, mais après, c'est peut-être fondamentalement son boulot.

C'est exactement ce que tu as dit. Il veut marquer l'histoire. Il se fait une haute idée de sa personne. Les Jeux Olympiques, Notre-Dame et la guerre. Il a quand même reconstruit Notre-Dame. Oui, c'est vrai. Pour des siècles et des siècles. Pour des siècles, ce sera lui. Peuple de bâtisseurs. Peuple de bâtisseurs, tout ça, tout ça. En vrai, on lui reprocherait aussi de ne pas agir. C'est là où je suis d'accord avec toi. Il agit quand même. Après, est-ce qu'il agit bien ?

1:04:21
Intervenant

Il parle, d'après ce que nous a dit d'ailleurs Joseph.

1:04:25
Présentateur

Il Macron, quoi. Il parle. Hier, il a dit qu'il y aurait des réunions de chefs d'état-major, des armées de tous les pays volontaires pour ensuite envoyer des troupes au sol ou dans le cas d'un cessez-le-feu, etc. Oui, d'un maintien de la paix. Il commence à mettre des choses en place. Je ne sais pas si c'est...

1:04:39
Intervenant

Est-ce qu'on a les résultats des discussions qu'il y a eu à Bruxelles aujourd'hui ? On a eu des trucs un peu ?

1:04:43
Présentateur

Non, on n'a pas... En tout cas, moi, je n'ai pas eu d'informations particulières là-dessus. Il y a quand même une question en suspens. C'est la question de l'envoi de troupes françaises sur le sol ukrainien. Emmanuel Macron a dit que lui était favorable seulement dans un cadre très précis qu'il y ait une paix signée... Enfin, à minima, un cessez-le-feu signé entre les Russes et les Ukrainiens. Et dans le cadre de ce cessez-le-feu, la France pourrait être amenée à envoyer des troupes sur le terrain. Ça, ça va faire partie des débats qui vont enflammer l'Assemblée nationale. Et Poutine a répondu. La Russie a dit que si ça arrive, c'est considéré...

Si n'importe quelle force de l'OTAN envoie des soldats en Ukraine, quel que soit le contexte, c'est considéré comme, en gros, une entrée en guerre contre nous. Il ne fallait pas s'attendre à autre chose de l'avoir de Poutine, tu me diras.

1:05:26
Intervenant

Non, non, mais oui, moi, je suis d'accord. Il essaie de se rattraper. La séquence est quand même intéressante d'un point de vue notamment en termes de politique nationale. De toute façon, il ne peut rien faire sur le plan national. Oui, il est faible. Il a parlé vite fait de référendum. Il a bien vu que ça ne prenait pas. Il ne sait même pas sur quoi référendrer. Enfin, bon, bref. On voit que, de toute façon, ses soutiens n'en sont plus vraiment. Il laisse Bérou se dépatouiller avec toutes ces merdes. Il n'a rien fait depuis les dernières élections législatives. Aucune proposition. Il est quand même relativement absent, je veux dire, de la scène médiatique et politique française.

Et il a tout misé sur la scène internationale, effectivement. Mais c'est finalement quelque chose qui est assez traditionnel de la part des chefs d'État français, entre autres. Je me souviens d'une époque où Sarkozy avait été un peu dans cette situation, où c'était un peu la panade en interne et que, du coup, il était allé faire des paluches, ceci, cela. Bon, c'est assez traditionnel, je trouve, effectivement. Mais c'est lié aussi à notre Constitution qui fait qu'il y a un ministre des Affaires étrangères. Il y a également un chef de l'État qui a un rôle très, très fort à jouer en termes de politique étrangère. Donc, forcément.

Et il est vrai que, généralement, quand les présidents et les chefs d'État français sont affaiblis en interne, ils se concentrent sur les questions extérieures. Et parce qu'ils n'ont pas le choix.

1:06:48
Présentateur

Parce qu'ils n'ont pas le choix aussi. C'est-à-dire que le jeu des institutions est fait de telle manière que si tu n'as pas de majorité à l'Assemblée nationale, tu ne peux pas faire grand-chose. C'est bien pour ça aussi qu'Emmanuel Macron, hier soir, s'est bien tenu d'annoncer des grands trucs, notamment dans ces fameuses réformes. Bien sûr. Parce qu'il ne peut pas se permettre d'annoncer grand-chose. qu'il se retrouve à jouer son rôle sur la scène internationale parce qu'il ne lui reste plus que ça. Et l'impérialisme américain aussi lui rend un service énorme. En réalité, ce qui change la donne, en fait, ce n'est pas la menace russe.

Parce qu'en fait, hier, il nous a fait une déclaration sur la menace russe. Poutine ne s'arrêtera pas à l'Ukraine. Il nous attaque déjà. Tout ça, c'est vrai. Mais en réalité, la nouvelle donne géopolitique, elle se situe moins du côté de la Russie que du côté des États-Unis. Du retournement d'alliances américaines. Et pourtant, Macron a plutôt ménagé Oui, il l'a même qualifié comme des alliés. Il a dit qu'il restait des alliés, même si, voilà, on n'est plus trop potes, mais un peu quand même. Mais en réalité, il ne s'affirme pas non plus vraiment en opposition à cet impérialisme américain qui se réaffirme de façon assez folle.

On n'avait jamais vu un impérialisme s'exprimer de façon aussi claire que dans le bureau Oval, lorsque Zelensky a été reçu par Trump et Vance. Enfin, reçu, c'est un grand mot. Il a été maltraité par Vance et Trump. Et ça, on a l'impression que Macron, il préfère ne pas regarder et il veut se focaliser sur Poutine. Jules ? On est dans une situation, c'est dans ce genre de situation qu'est née la discipline même de la communication politique, de la public relations. Tu as un peuple, tu as une situation où tu voudrais que ton peuple rentre dans ton mood de la guerre. C'est ce qui s'était passé pour les États-Unis. C'est une société démocratique.

Donc, tu ne peux pas, comme Poutine, les mettre au pas. Non, il y a une histoire, il y a la presse, il y a voilà. Donc, comment tu vas négocier ça ? Comment tu vas expliquer ça aux gens sans les forcer mais en les séduisant ? Bon, alors, souvent, les gens, ils ne veulent pas rentrer en guerre. Pour la Seconde Guerre mondiale, il aurait fallu Perlard-Bord. Avant, ils ne voulaient pas y aller. Mais des fois, il faut les convaincre. Le truc, c'est que Macron nous a déjà dit nous sommes en guerre. Bon, il n'y avait pas de guerre, c'était quand c'était le Covid. Là, bon, peut-être qu'il veut qu'il y ait une guerre, mais bon, là, il ne le dit pas. Je ne sais pas s'il la veut.

Non, mais ce n'est pas qu'il la veut, mais de toute façon, on est en guerre. C'est pour ça que je disais la guerre hybride. La guerre hybride qui est si forte que les temps... L'URSS, j'allais dire. La Russie met les pays occidentaux sous tension depuis des années avec ce dont je vous parlais un petit peu plus tôt, cette propagande en finançant... Chez nous, ils ont financé l'URN, par exemple. En finançant les partis d'extrême droite qui sont là pour dire l'Europe est en déclin, les valeurs familiales, l'immigration. En finançant des médias. Souvenez-vous que RT France... Là, je vais juste parler de la France, mais c'est pareil dans tous les autres pays.

En finançant RT France sur lequel t'as Taddei qui va dire aujourd'hui... Alors, il n'y a plus Taddei maintenant, mais... C'est fermé maintenant. Surtout, c'est fermé. C'est fermé en plus. Mais l'idée, c'était de mettre des gens d'extrême droite, des gens d'extrême gauche. Tiens, des gilets jaunes, venez. Tout ce qu'on veut, c'est déstabiliser Macron. Que ce soit avec de l'extrême droite et tout avec de l'extrême gauche, on s'en fout, mais quand même beaucoup avec de l'extrême droite. Donc, en finançant des contestations, en finançant... Pour déstabiliser le paysage politique en Europe. Ils ont, dans une certaine mesure, réussi.

Et il y a un autre endroit dans lequel cette guerre-là a pris, c'est aux Etats-Unis, justement. Et ça va nous donner le trumpisme et toute la sphère QAnon qui est une sphère de complotistes et tout. Et tu les écoutes, ils sont tous pro-russes. Les QAnon et les machins, ils te disent tous que Zelensky, machin, machin, Hunter Biden, Nukash des choses parce que Zelensky n'a pas voulu dire... Et ils baignent. C'est le bain culturel des magas.

Le bain culturel des magas, c'est-à-dire les Make America Great Again, les premiers supporters de Trump, c'est pas tous les républicains, mais aujourd'hui, c'est eux qui ont pris le pouvoir chez les républicains, est un bain culturel abreuvé de propagande russe, pro-russe, qui ont une certaine vision du monde. Et donc, nous, en fait, on répond quoi à ça ? C'est ça la grosse question. C'est quoi notre spécificité, nous, en Europe ? Qu'est-ce qu'on garde ? Qui on est ? C'est quoi ? Alors, on n'est pas l'Occident, parce que si l'Occident, c'est aussi les Etats-Unis et machin, nous, on n'est pas ça. Il faut qu'on soit autre chose que l'Occident.

Moi, quand on me vend l'Occident, je dis, quel numéro de téléphone ? Non, on n'est pas l'Occident. On est le camp des, je sais pas, des démocraties libérales avec un truc qu'on voudrait garder, par exemple, dont les Etats-Unis sont en train de se délester avec un certain enthousiasme, manifestement, je sais certain, des libertés fondamentales ? Le droit de la presse ? Beauf, hein ? De quoi ? Non, mais évidemment ! J'y viens, c'est mon troisième point. Thèse, antithèse, synthèse, laisse finir ! Voilà ! Évidemment, on n'est pas la Chine, on voit bien, il n'y a pas de liberté.

On n'est pas la Russie, et les Etats-Unis sont en train de dire parce qu'il y avait une fascination pour le modèle chinois et pour le modèle russe, qui sont des modèles de puissance, et où les droits de l'homme, les droits individuels, après tout, est-ce que ça ne nous emmerderait pas ? Un petit peu. Mais mettez dedans le droit du travail, le droit de tout. Tout ça, ça emmerde des gens comme Trump aussi, quand il veut faire ses essais de fusée, il va au Texas et il demande à ce qu'on dérégule un maximum, c'est des gens qui veulent déréguler.

Donc tout ce qui est droit, tout ce qui nous fait qu'on est des sociétés civilisées, on a des droits, on a des droits de grève, on a des droits démocratiques, on a... C'est ça notre identité, si on veut parler d'identité, si on veut parler de spécificité européenne, c'est de ça dont il faut parler. Il va falloir que Macron non seulement nous parle de ça, nous disent pourquoi il faudrait qu'on se batte d'ailleurs, parce qu'en face, ils ont des propagandistes et on a des adversaires qui nous disent vous êtes des hypocrites, c'est ce qu'ils ont toujours dit, vous êtes des hypocrites, vous avez soi-disant des grandes valeurs.

C'est comme ça qu'ils sont allés voir des gens en Afrique de l'Ouest et leur dire regardez les Français hypocrites avec leurs valeurs et il y a des Africains qui ont dit bah évidemment, en plus c'est l'ancien colonisateur et on n'en peut plus de eux. Mais ne serait-ce que sur Gaza, le deux poids, deux mesures. Et c'est le dernier point, voilà. Et comment tu veux qu'on soit le camp des libertés individuelles, des droits de l'homme, etc. Quand derrière, on fait soutien inconditionnel à Israël, donc on est perçu comme des hypocrites. Donc si on veut être le camp qui garde ces libertés de la presse, ces libertés fondamentales, il va falloir qu'on soit à la hauteur de nos valeurs démocratiques.

Mais tout ce que tu dis plaide en faveur d'un soutien à l'Ukraine parce que c'est aussi l'identité de l'Ukraine qui est attaquée par un régime fasciste. Mais il faut le faire pour de bonnes raisons. Il faut le faire pour de bonnes raisons mais il faut le faire bien. Mais il faut le faire. Mais moi, je pense qu'on n'en est même pas à le faire. Là, il va s'agir de convaincre, y compris en France, une population qui va avoir des réticences, qui sur le papier soutient machin. Mais moi, Macron, il ne me convainc pas que... Parce que ça dépend des modalités, en réalité. Voilà, Macron, moi, je n'ai pas confiance.

S'il commence en me disant direct il va falloir qu'on trouve du pognon, mais rassurez-vous, on ne taxera pas les riches. Alors, attends, attends, attends, il y a une piste, il y a une autre. Bon, attends, je vais m'arrêter là. Non, non, non. Non, non, mais on a compris où tu voulais en venir. De toute façon, on va continuer à discuter sur ce sujet parce que toujours dans la même veine, il y a demain la journée de mobilisation nationale contre les attaques contre la science et l'université. C'est l'initiative du collectif Stand Up for Science qui a été lancée par un collectif de personnalités du monde scientifique et universitaire dans une tribune incluée dans le journal Le Monde.

C'était cette semaine. Il dénonce, il et elle dénoncent les attaques budgétaires et politiques contre les chercheurs, le monde scientifique de manière générale aux Etats-Unis mais pas seulement. Aux Etats-Unis, pourquoi ? Parce que c'est beaucoup aux Etats-Unis que ça s'est vu ces dernières semaines avec des attaques brutales du plus haut niveau de l'État américain.

Donald Trump en personne qui s'en est pris à des chercheurs, qui s'en est pris à des crédits de recherche, qui s'en est pris à des ministères dans lesquels il y a eu des listes de mots interdits pour tous les fonctionnaires mais aussi les budgets de l'université où il y a des passages en revue de toutes les thèses en ce moment pour vérifier qu'il n'y a pas le mot femme, qu'il n'y a pas le mot transgenre, qu'il n'y a pas le mot diversité, etc. Les attaques effectivement venues des Etats-Unis contre la science sont stratosphériques. On dirait un truc de talibans. Vraiment dans la manière de penser le... Ou de conservateurs américains. Pas besoin de le talent des talibans.

C'est l'extrême droite américaine ou l'extrême droite européenne a fait pareil aussi. Quand tu vois ce qu'ils ont fait avec les penbooks,

1:14:29
Intervenant

voilà. Et puis c'est pas nouveau, hélas.

1:14:32
Présentateur

Donc oui, effectivement,

1:14:34
Intervenant

c'est intéressant

1:14:36
Présentateur

parce que c'est cette cancel culture-là qui vient en tout cas de l'extrême droite et qui s'en prend aux chercheurs. Mais il y a un vrai travail de sape volontaire qui est fait sur les travaux de la recherche. Une contestation de ce que dit le GIEC, une contestation de ce que disent les scientifiques et les médecins pendant le Covid. On l'avait déjà vu pendant le premier mandat de Trump d'ailleurs. Et c'est quelque chose qui doit nous alerter, je pense. C'est quoi les conséquences de cette menace sur le monde scientifique ?

1:15:01
Intervenant

C'est la post-vérité. C'est ce qu'il était venu nous expliquer. J'ai oublié le nom du monsieur qui était venu pendant la nuit américaine qui nous disait qu'en fait, on s'inscrit dans une espèce de post-vérité. Non, je m'en serais souvenu. Et c'est ça, en fait. C'est créer des espèces de réalités alternatives qui n'en sont pas. C'est instrumentaliser la science lorsque elle semble être utile et aller dans leur sens. Bon, c'est malheureusement rien de très original, rien de très nouveau. On en parlait en préparant l'émission. Il y a aussi des conservateurs en France et des réactionnaires en France qui font ça avec des théories complètement hallucinantes sur...

Là, ils sont en train de taper sur le programme d'éducation à la vie sexuelle et affective. Enfin bon, bref, en disant que c'est complètement zinzin et que tout le monde va devenir je-sais-pas-quoi. Bon, on voit bien que de toute façon, les politiques et les médias qui suivent pour certains écrivent des réalités parallèles. En fait, c'est un discours qui est effectivement façonné pour servir une espèce d'idéologie où finalement les faits et la science n'ont plus aucun fondement, aucun impact. En fait, on s'en fout, c'est l'idéologie qui prime. Peu importe si elle est fondée, ils arrivent toujours à trouver une espèce... Tu parlais de QAnon et compagnie avec Hunter...

1:16:24
Présentateur

Thomas Thompson ?

1:16:25
Intervenant

J'allais le dire, mais non. J'étais partie là-dessus effectivement avec Hunter Biden, merci. Mais en fait, c'est ça, ils vont inventer des espèces de théories en disant non mais tu vois, c'est bien ça, on nous dit de la merde, machin. Et ils sont tellement enfermés dans des espèces de dogmatisme que finalement, même les faits n'ont plus de répercussions. on parle beaucoup de la nécessité dans les médias, il y a beaucoup cette discussion et elle est fondamentale évidemment qu'il faut rappeler les faits et pour autant débunker etc. Et pour autant, moi je me pose la question de l'efficacité même de ça.

Quand on voit que même sur des plateaux en France, pendant des débats avec des politiques, on leur pose des questions qui ne sont pas sourcées, on ne va pas regarder derrière ce qu'ils disent pour dire attends, il a quand même dit beaucoup beaucoup beaucoup de la merde mais personne va dire derrière qu'il a dit beaucoup beaucoup de la merde donc c'est quand même très inquiétant.

1:17:19
Présentateur

Et quand Apathy dit une vérité historique Et hélas,

1:17:21
Intervenant

finalement, là ils sont en train de taper très très fort mais c'est l'aboutissement de quelque chose qui est là depuis très longtemps.

1:17:27
Présentateur

Emilio ? En fait, il y a une opération politique qui est en place qui vise déjà, on parle d'Alexandre mais en fait elle contamine aussi les libéraux parce que les libéraux ils mènent une offensive, une opération politique qui vise à se faire se confondre aussi science et technologie. Et ça, ça sert à qui ? Ça sert à les capitales ? Berger, une obsession mais en même temps ça s'appelle une grille de lecture mais en fait on le voit, c'est vraiment prégnant dans la lutte contre le réchauffement climatique où les libéraux font croire que ce sont eux qui croient en la science. En fait, on pourrait presque quand même dire que c'est du scientisme, c'est une croyance telle une religion.

C'est du technosolutionnisme en réalité. Et surtout, ils font croire que les écolos ou aux co-décroissants ce sont eux qui sont obscurantistes contre la science. C'était le fameux la lampe à l'huile et les amiges de Macron alors qu'en réalité les personnes aujourd'hui qui se basent sur les données scientifiques notamment celles du GIEC ou sur l'interdiction des PIFAS ce sont les militants écologistes. Il y a eu une étude récente, je crois qu'il y a des Pays-Bas d'ailleurs qui montrait que plus on est à droite sur l'échiquier politique plus on a tendance à balancer de la fake news. Ah oui, c'est ça. Je me suis trompé.

Sauf qu'en fait cette opération politique elle ne touche pas que les sciences dites dures comme les maths etc.

la biologie elle touche aussi les sciences dites molles c'est-à-dire la socio l'histoire et on a encore eu un exemple parfait récent mais tu l'as évoqué c'est Jean-Michel Apathy sur RTL Jean-Michel Apathy sur la conquête sur la conquête sur la conquête sur la conquête scandaleux mise en retrait de RTL très bien très bien qui se base sur des réalités scientifiques historiques démontrées par des historiens savoir que la France a massacré des milliers et des milliers d'Algériens notamment en faisant de l'enfumage dans des grottes c'est-à-dire qu'il y avait 500 personnes 1000 personnes dans des grottes qui refusaient de se rendre on allumait un feu et en fait on les laissait s'étouffer avec le CO2 généré par les flammes Apathy a eu cette formulation un peu mal à droite on a fait des milliers des centaines d'ouradours sur glane et du coup ils se sont appuyés sur la comparaison avec les nazis parce que les nazis n'ont pas lu le monopole du massacre de villages c'est pas eux qui l'ont inventé mais en fait ils se sont appuyés sur cette faiblesse-là pour contredire le message parce que quand c'est le message de Nouvapas qu'on attaque c'est le messager et c'était déjà aussi le cas de la chasse à l'islamo-gauchisme je ne sais pas si vous vous souvenez c'était à 2-3 ans c'était Frédéric Vidal un ministre de l'enseignement

1:19:58
Intervenant

supérieur quand même à l'époque

1:20:00
Présentateur

et appuyé par Jean-Michel Blanquer c'était la chasse à l'islamo-gauchisme et au wokisme je mets des guillemets sur les deux expressions aussi mais c'est terrifiant en fait parce qu'on n'arrive même plus à se mettre d'accord sur des faits il y a aussi le journal Le Point qui mène une bataille acharnée contre Wikipédia Usul alors moi je voudrais 3 points allez 3 points le point bah là c'est 3 points d'abord c'est une toutes les attaques contre les universités contre on voit qu'il y a un truc très politique vous savez les petits Elon Musk boys quand ils arrivent dans les administrations ils viennent et disent ça c'est wok ça c'est wok ça c'est wok mais en fait derrière ils font quoi ?

ils coupent ils coupent des budgets c'est à dire qu'il y a une attaque qui est très concrète qui est économique au nom de ah ça c'est wok ah ça c'est wok alors tout peut être wok à ce tarif là d'ailleurs c'est un peu le cas pour eux voilà tout devient wok tout devient une fraude vous voyez on envoie des préservatifs au lessoto ça existe même pas le lessoto on coupe le truc c'est wok j'ai dit c'était la promotion 8 millions pour la promotion LGBTQIA plus non mais c'est ça ils peuvent repeindre tout en wok en fait et donc évidemment ça attaque qui ?

ça attaque les universités ça attaque les adversaires politiques ça attaque les groupes sociaux les plus proches des démocrates aussi c'est à dire en effet dans les universités c'est rempli d'étudiants dont des étudiants qui s'étaient mobilisés récemment Trump a bien dit d'ailleurs les prochaines mobilisations dans les universités je t'envoie ça direct en prison donc il y a une attaque contre des groupes sociaux qui n'adhèrent pas au trumpisme aussi à travers ce truc là et un deuxième point il y a une attaque contre des secteurs de la recherche qui emmerde le capitalisme ça tu l'as dit juste avant tout ce qui est études du climat on arrête pourquoi ?

parce que c'est l'industrie extractive qui va continuer à mener ses politiques et 25% des recherches dans le monde consacrées au climat sont américaines il ne va plus falloir compter dessus les Etats-Unis ne contribueront plus à la recherche sur le réchauffement climatique mais de la même mesure qu'ils ne veulent plus contribuer à la recherche en sciences sociales les sciences sociales c'est aussi étudier qu'est-ce qui fait qu'une société marche ne marche pas quelle pourrait être l'acceptabilité sociale de telle ou telle politique on a besoin de sciences sociales ce n'est pas juste pour être woke chercher des inégalités ou je ne sais pas quoi c'est aussi pour faire en sorte qu'on comprenne la société dans laquelle on vit et ce n'est pas en écoutant des plateaux d'éditorialistes y compris celui-ci que vous allez vraiment bien comprendre des fois il faut faire des études sérieuses et même les entreprises en ont besoin même les entreprises ont besoin de ces études sérieuses de temps en temps on emploie des sociologues L'Oréal emploie des sociologues pour savoir comment vendre ses shampoings ces sciences-là justement maintenant vont être subordonnées l'idée c'est qu'il n'y en aura plus à la fac mais les sociologues vont toujours être employés par L'Oréal pour savoir comment vendre du shampoing ça oui mais ils ne vont plus faire de recherche fondamentale en sciences sociales mais c'est la même chose pour le climat c'est la même chose pour l'espace ils coupent des programmes de la NASA mais pendant ce temps-là le pognon il va aller ailleurs il va aller ailleurs il va aller aux entreprises d'Elon Musk et de Jeff Bezos qui eux n'ont pas un projet contrairement à la NASA et c'est ça c'est important à comprendre la NASA avait un projet si tu veux y compris de sciences dures on veut observer les étoiles le plus loin le plus gros télescope pour voir le Elon Musk il s'en fout de ça lui lui il veut foutre des satellites dans le ciel pour prendre des marchés lui il veut éventuellement aller exploiter des minerais sur la lune la NASA c'est pas nécessairement son projet on est en train d'inféoder science et technique mais science aussi on pille la science du public pour en faire une science du privé il y aura toujours des laboratoires mais ils seront dans les entreprises capitalistes et ils ne serviront que le projet capitaliste c'est ça on est en train de faire une mise au pas de la science et ça il faut l'avoir en tête c'est le deuxième point c'est le deuxième mais on va s'arrêter là et puis t'as aussi une mécanique intéressante qui est celle d'opposer le bon sens populaire à la technocratie de ces scientifiques qui planent au-dessus c'est un truc qu'on revoit avec Kennedy qui est le nouveau ministre chargé de la santé climato-sceptique évident mais surtout opposant à la vaccination historique et voilà avec toujours une rengaine assez intéressante qui consiste à se prévaloir de la démocratie pour justifier un projet fasciste c'est parce qu'on a été élu qu'on a raison c'est parce que Trump est à la maison blanche qu'il doit pouvoir faire ce qu'il veut la notion même l'acceptation même de contre-pouvoir est jugée intolérable et même antidémocratique il devient antidémocratique que de s'opposer à cette nouvelle donne alors que l'opposition fait partie de la démocratie c'est tout à fait naturel en démocratie qu'il y ait des opposants qui puissent s'exprimer qui puissent avancer des arguments et c'est quelque chose d'assez terrible en réalité je trouve et c'est un truc qu'on subit aussi en France et je reviens sur cette histoire de Wikipédia parce que ça se passe en France en l'occurrence un hebdomadaire qui s'appelle Le Point classé à droite historiquement de plus en plus à l'extrême droite Le Point a déclenché une guerre contre Wikipédia qu'ils accusent d'être remplis de woke d'islamo-gauchistes de gens qui font des fiches alors ils accusent de faire du fichage comme les pires dictatures des gens qui tiennent juste à jour des fiches Wikipédia ça je pense c'est surtout politique je pense qu'on on perdrait un peu de temps à vouloir dire oui mais la science oui mais le vrai on sait qu'il n'y a pas de puissance intrinsèque des idées vraies c'est pas parce qu'on a vrai que ça marche par contre tout ça c'est des rapports sociaux la recherche scientifique c'est des rapports sociaux et là ils sont en train d'attaquer sur l'architecture Wikipédia ce qui les emmerde dans Wikipédia c'est l'architecture décentralisée mais d'ailleurs par-delà Wikipédia et c'est pour ça qu'à mon avis c'est que Wikipédia c'est profondément Internet en tout cas ça dépend de l'Internet dont on parle et c'est ça qui devient intéressant si on parle d'un Internet un Internet basé sur la Creative Commons sur l'horizontalité sur le dialogue sur les forums sur l'échange qu'est l'Internet que moi j'aime bah ouais enfin en tout cas c'est porteur d'une vision politique cet Internet là en face on nous propose un autre Internet un Internet algorithmé des algorithmes

1:25:48
Intervenant

des connards des fafs des misogynes

1:25:51
Présentateur

les notes de la communauté les trucs comme ça c'est fini ça oui non mais non c'est pas fini il arrête il a dit qu'il voulait plus faire ça Musk ah bah merde parce que sur Meta ils ont dit qu'ils allaient s'y mettre c'est pour ça que Ginny Bastille elle est pas contente pourquoi ? parce que du coup il va supprimer les notes les notes de la communauté et donc Ginny Bastille elle dit que c'était ça qui était bien et donc maintenant elle est anti Musk oh là là ils se font des nœuds moi je vais plus sur X de toute façon tout le monde y est encore

1:26:18
Intervenant

je comprends pas tout le monde devait quitter X mais en fait tout le monde est sur X je comprends pas

1:26:22
Présentateur

moi j'y suis toujours mais c'est pour suivre les fachos c'est mon métier ah ouais franchement ça y est maintenant je suis vraiment sur Blue Sky tous les jours moi tous les jours Blue Sky on s'emmerde sur Blue Sky non mais non mais il y a moins de blagues si je te suis ah bon et ça te plaît pas ?

1:26:36
Intervenant

il est pertinent Jean-Massier ?

1:26:38
Présentateur

ça te plaît pas ce que je tweet ? en plus je tweet des indignations des ? des indignations pardon ah des indignations ah bon ? genre quoi ?

attends je vais voir bah là le SNU et l'uniforme à l'école mais non c'est justement le code du crédit du SNU attends mais du coup je vais chercher je vous ferai des citations de Jean-Massier tout sur le portable et les regarder ce que je trouve mais non mais je fais des citations chez la team en fait c'est des citations de Jean-Massier qu'il faut que je fasse il y a moins de nazis et allez surprise tous les gens sérieux les journalistes les chercheurs ils sont partis là-bas c'est à dire que moi je veux lire des trucs sérieux je vais sur Blue Sky et en plus t'as des bloc-list c'est trop bien ouais puis tu découvres des journalistes que tu connaissais pas qui bossent ah tiens ouais je connaissais pas machin pour suivre ce qui se passe aux Etats-Unis c'est quand même beaucoup mieux que X donc ouais on est mieux sur Blue Sky en tout cas on se réfugie sur là où on peut pour retrouver un petit peu de cet internet horizontal loin de cette brutalité qu'on retrouve sur X et c'est pour ça que moi ça m'inquiète une attaque contre Wikipédia qui pour le coup Wikipédia moi ça m'apparaissait être un truc où tout le monde reconnaissait que c'était quand même assez bien foutu bien architecturé il y a évidemment des défauts mais le principe démocratique du truc fait que c'est pas mal que c'est bien j'ai l'impression que même à droite on pensait ça en plus il y a moins de fake news il y a les études qui ont montré moins de fake news sur Wikipédia que dans les articles de presse mais oui Wikipédia c'est beaucoup plus fiable en réalité parce que moi je me rappelle quand j'étais au lycée que l'humanité tu vas dire non que le point beaucoup plus fiable que le point

1:27:57
Locuteur non identifié

ah ouais que le vaccine c'est sûr

1:27:58
Présentateur

non mais je me rappelle quand j'étais à l'école ou au lycée ou au collège c'était le diable les profs se te leur disaient que t'allais sur Wikipédia c'est vrai mais tu vas y appeler alors qu'aujourd'hui ça va alors qu'en réalité c'est quand même hyper fiable et les pages qui font débat en réalité là où il y a des gros débats parce que c'est vrai que la gauche la droite s'affronte et bien en fait ce qui se passe c'est que le truc s'autorégule et que la possibilité de contribuer à certaines pages se ferme et c'est simplement les contributeurs réguliers qui ont prouvé des expertises qui peuvent modifier ces pages là donc c'est vrai qu'il y a des mécanismes d'autorégulation qui fonctionnent sur Wikipédia mais visiblement au point ils n'ont pas l'air au point sur le sujet et ils râlent sur le fait que ah tiens vous acceptez Mediapart comme une source viable mais vous n'acceptez pas Boulevard Voltaire bah en fait oui parce que Mediapart c'est fiable et pas Boulevard Voltaire et qu'ils se sont mis d'accord sur ça c'est recevable ça c'est pas recevable ça a été des débats déjà en fait déjà tranchés et eux ils arrivent après ils font ouais c'est quand même vachement plus vos trucs à vous qui sont recevables et pas les nôtres et c'est des débats transparents en plus vous dites de la merde vous dites de la merde bah oui vos trucs c'est plus la merde sur lequel je voulais vous entendre c'est sur la météo sociale il n'y a pas eu de grande mobilisation au cours de l'hiver il n'y a pas eu d'hiver social est-ce que vous pensez que là il se pourrait qu'il y ait un renouveau de lutte sociale qui émerge ça va tout mettre sous le tapis t'as une autre question ?

1:29:25
Locuteur non identifié

ouais

1:29:26
Présentateur

merci moi j'entendais un économiste ce matin à la radio qui disait ouais il y a des plans sociaux mais bon on s'y attendait et puis non pas tant que ça bon ça va aller ok et le 8 mars

1:29:37
Intervenant

une mobilisation ouais du coup

1:29:40
Présentateur

bah du coup la mobilisation féministe du 8 mars est-ce que tu penses Léa que ça peut être une mobilisation massive ?

1:29:46
Intervenant

ah bah j'espère en tout cas bah oui oui oui il y a moyen est-ce que tu penses par exemple que le procès Pellico

1:29:51
Présentateur

peut avoir changé la donne ?

1:29:53
Intervenant

je pense qu'il y aura beaucoup de monde dans la rue moi ce qui me fait bien kiffer aussi c'est que l'idée de la grève féministe prend de plus en plus dans l'opinion publique quand ça restait quelque chose qui était essentiellement débattu dans les milieux disons féministes n'est pas trop porté en tout cas sur le devant de la scène notamment par des orgas comme la CGT etc ça commence à l'être donc c'est plutôt cool après moi ouais ouais je pense que ça va être une fête mobilisation j'espère effectivement que j'ai vu d'ailleurs passer c'est West France qui a fait un papier sur le traitement médiatique du procès Pellico et comment on parle en fait en tout cas les médias traitent beaucoup plus les violences sexuelles et sexistes ces dernières années qu'auparavant sur une dizaine d'années enfin il y a eu quand même un rattrapage sur ces questions et puis aussi une ligne éditoriale qui a évolué c'est plus dans les faits divers moi j'ai une question pour toi ouais je peux finir après j'ai une question après la question que je me pose et c'est en lien avec ce que je disais tout à l'heure sur ma carte blanche c'est moi ce que j'espère c'est que cette manifestation elle sera pas comment dire politique elle va l'être dans une certaine mesure évidemment mais moi ça m'inquiète beaucoup le fait que la marche du 7 mars soit interdite en fait ça me fait peur vraiment le 8 mars c'est une mobilisation qui fait consensus je veux dire il y a rarement des violences il y a des violences effectivement quant à des féministes d'extrême droite qui vont s'attaquer à d'autres militantes ça c'est sûr et ou des faf qui débarquent en fin de cortège mais globalement ce sont des belles mobilisations et on y va en famille et voilà c'est assez chouette et moi j'ai peur que finalement même ces mobilisations qui sont considérées comme étant des mobilisations non violentes ou c'est safe d'aller etc ça prenne un tournant aussi violent sécuritaire parce que c'est vraiment là-dedans qu'on s'enfonce avec le gouvernement actuel Rataillot est quand même voilà faut se le farcir et il est vraiment très très obsédé par ça et voilà donc j'espère que ce sera une belle une belle manifestation j'espère que les prochaines aussi seront des belles mobilisations j'espère aussi que ces mobilisations serviront parce que c'est chouette moi j'adore aller manifester retrouver les gens croiser des gens etc et être là soutenir etc mais malheureusement j'ai le sentiment que les choses ne bougent pas forcément beaucoup donc les militants et militantes sautent en rendez-vous et merci de l'être les associations sautent en rendez-vous et merci de l'être mais le problème c'est que les moyens manquent là je voulais juste vous citer un rapport des Nations Unies de ONU Femmes qui fait un état des lieux des droits des femmes dans le monde après 30 ans après la conférence de Pékin et des chiffres qui sont quand même assez édifiants au niveau international en 2024 les droits des femmes ont reculé dans un pays sur quatre dans le monde donc c'est pas rien le constat est assez alarmant les discriminations augmentent les moyens baissent une fille une femme est tuée toutes les 10 minutes par son partenaire et ou un membre de sa famille il y a aussi une augmentation très importante du harcèlement et des agressions à l'égard des femmes porteuses enfin défenseuses des droits des femmes et LGBTQIA plus notamment des meurtres etc les inégalités face à l'accès à l'emploi et bien évidemment les inégalités salariales persistent il y a plus de 2 milliards de femmes et de filles qui n'ont pas accès à une protection sociale dans le monde et puis quand même quelques chiffres encore une fois parce que même si on est dans une ère de post-vérité j'ai quand même envie de vous rappeler les réalités en France 210 000 viols ou tentatives de viol par an 23 féminicides à l'heure où on se parle aujourd'hui depuis le 1er janvier ça veut dire à peu près un féminicide tous les 2 jours et demi ce qui est plus important que l'an dernier côté inégalité salariale et accès à l'emploi la Cour des comptes figurez-vous a sorti un rapport là récemment en janvier en disant qu'il y a des enjeux vraiment structurels et notamment des effets d'annonce de la part du gouvernement avec peu de moyens des fléchages notamment sur budgétaires qui sont mal faits une absence de portage politique et en trompe-l'oeil un pilotage interministériel qui n'est pas très efficace bon voilà

1:33:56
Présentateur

ma question la question du Jules pardon parce que là du coup là t'as parlé des deux il y a la notion il y a une notion dont on a l'impression que ça ça a bien pris dans les médias parce que ça c'est souvent par là qu'on va y rentrer qu'on va entendre des féministes sur des plateaux ce sont toutes ces histoires de VSS donc là on a parlé de Mazan on a parlé de Depardieu etc ça ça imprime ça fait des sujets sur les plateaux de cet avou on en reparle on en reparle et pour tout ce qui est un peu plus social j'ai l'impression que c'est beaucoup moins pris en compte inégalité d'accès au logement pauvreté etc et je regardais les résultats des élections en Allemagne où tu vois le gender gap mais de malade c'est à dire que chez les 18-24 ans le survote pour la gauche chez les femmes est impressionnant pendant que à droite tu vas avoir un survote des jeunes hommes pour la droite et que en gros mine de rien on a vu aussi que ce soit en Amérique latine ou en Pologne les femmes le mouvement féministe j'ai envie de dire en première ligne y compris contre le racisme contre l'extrême droite et contre des politiques de casse sociale et j'ai l'impression qu'on retient assez peu dans les médias français ou les luttes environnementales mais qu'on retient assez peu cette dimension du combat féministe dans le débat français

1:35:08
Intervenant

oui alors après effectivement peut-être sur les plateaux parce que le traitement médiatique aussi en fait c'est un enjeu du traitement médiatique c'est à dire que si les médias s'intéressaient effectivement davantage à tu vois si tout le monde faisait du popole tout le monde serait content et tout le monde serait au courant du fait que oui les femmes sont les premières à porter les luttes environnementales oui les femmes sont les premières dans les combats antispécistes oui les femmes sont parmi les premières dans les combats aussi antiracistes etc et oui il faut de l'intersectionnalité donc c'est du traitement médiatique c'est aussi je pense une méconnaissance en fait parce que le féminisme c'est une expertise qu'on le veuille ou pas je pense qu'il faut former les rédactions en fait aux enjeux aux questions de genre tu vois par exemple il y a assez peu de médias en France où il y a ce qu'on appelle des gender editors d'ailleurs Mediapart était le premier média à le faire maintenant ça commence à se faire un peu je pense qu'à Luma vous en avez aussi gender editor non c'est de dire rien ok

1:36:08
Locuteur non identifié

je crois pas

1:36:09
Intervenant

mais bon et voilà donc forcément c'est un moustache

1:36:15
Locuteur non identifié

de la CGT

1:36:16
Intervenant

non mais voilà effectivement il faut porter aussi ces débats après j'ai envie de dire qu'il y a quand même c'est tout un système et bien évidemment les violences sont aussi un aboutissement de cette domination d'un point de vue économique social évidemment il y a tout ça qu'il faut il faut lutter contre les inégalités à tous les niveaux mais je pense qu'il y a aussi un enjeu d'urgence c'est-à-dire quand on dit qu'aujourd'hui à l'heure où je vous parle il y a déjà 30 femmes qui ont été assassinées par probablement leur partenaire et ou quelqu'un de proche c'est une morte tous les deux jours et demi donc je pense que la question de lutter contre les féminicides et les violences est peut-être effectivement perçue comme urgentissime mais tout doit être traité et l'apport du féminisme dans la société de manière générale et notamment pour comprendre on parlait tout à l'heure des sciences sociales pour comprendre les rapports de domination et comment les déconstruire et aller vers une société vers moins d'exploitation moins d'oppression et plus d'égalité est fondamental et je suis tout à fait d'accord avec toi il est parfaitement invisibilisé encore que moi j'ai quand même le sentiment que ça change un peu parce qu'au tout début où je commençais à débarquer sur des plateaux alors des gens en France Info BFM et compagnie personne ne disait que j'étais féministe journaliste féministe alors là oh là là Popol média féministe personne ne voulait le dire aujourd'hui c'est le cas c'est à dire que même parfois dans mon bandeau il y a écrit fondatrice du média féministe Popol ça c'est une révolution déjà

1:37:46
Présentateur

moi je ne le dis jamais

1:37:47
Intervenant

non tu ne le dis jamais il va falloir que tu mettes tes notes à jour

1:37:50
Présentateur

je vais les mettre à jour je pense qu'il y a peut-être

1:37:52
Intervenant

un peu j'ai pas envie de voir le verre que à moitié plein ou à moitié vide j'ai jamais compris cette expression enfin bon bref vous l'avez choisissez ce que vous voulez mais bref j'ai envie d'être optimiste et de dire qu'effectivement le traitement médiatique sur les questions de VSS a évolué dans le bon sens on prend en considération les questions voilà les féministes il faut effectivement porter aussi d'autres même pas revendications mais déjà analyse des rapports de domination et que effectivement on mériterait d'avoir davantage de place

1:38:21
Présentateur

et pour ceux qui ont posé la question dans le chat un gender éditor est une personne qui peut être embauchée par une rédaction quelle qu'elle soit qui souhaite être accompagnée sur la manière de traiter un certain nombre de sujets qui ont trait aux violences sexuelles et sexistes ou d'une manière générale à l'actualité ou alors

1:38:38
Intervenant

un regard genré en fait

1:38:39
Présentateur

tu prends même un article d'économie et puis t'arrives t'as cité aucune femme il n'y a pas de femmes il n'y a pas de femmes et les répercussions

1:38:49
Intervenant

aussi que ça peut avoir pour les personnes plus socialement dominées tu vois par exemple un truc qu'on donne en exemple souvent pour expliquer ce que fait Popole on décide d'abaisser l'éclairage public pour faire des économies et faire en sorte qu'il y ait moins de consommation d'électricité etc super quid quand t'attends ton bus et qu'il fait nuit et que voilà

1:39:13
Présentateur

ok d'accord

1:39:15
Intervenant

déjà tu te sens pas forcément particulièrement en sécurité parce que t'es dans une société patriarcale mais si en plus tu vois rien la nuit c'est chaud

1:39:20
Présentateur

les amis nous allons marquer une petite pause après la pause on se retrouve avec l'Edwito la vie d'Adèle et notre invité politique Manuel Bompard le coordinateur national de la France Insoumise c'est parti pour la pause à tout de suite à tout à l'heure

1:39:32
Locuteur non identifié

This episode is brought to you by FIFA World Cup Launch Edition on Netflix It's a fast fluid game where your phone is the controller and your TV is the stadium You just launch it on your TV scan the QR code with your phone and boom you're shooting and passing in seconds Plus it's included in your Netflix membership with zero extra costs Go to the games tab and play FIFA World Cup Launch Edition now only on Netflix

1:40:02
Intervenant

avec nous dans ce talk de l'actualité politique

1:40:14
Présentateur

quel plaisir de vous retrouver chaque semaine je vous rappelle que dans cette deuxième partie d'émission nous allons recevoir notre invité politique le coordinateur national de la France Insoumise Manuel Bompard mais avant une chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour l'Edwito bonsoir cher Edwito bonsoir à tous et à tous comment vas-tu ? ça va bien mieux que le monde ouais ça fait plaisir de te voir de quoi tu veux nous parler ce soir Edwito ?

1:40:47
Intervenant

des enfants

1:40:47
Présentateur

des enfants

1:40:48
Intervenant

de l'enfance il faut sauver les enfants qu'est-ce que c'est qu'une république qu'un pays qu'un peuple qui laisse maltraiter les enfants qui est indifférent à leur sort qui quand on lui montre leur sort tourne la tête et qui pire que ça pense qu'en fait les enfants il faut les dresser voire les punir nous avons tout cela sous les yeux actuellement et on en parle trop peu voire on commence à étouffer à étouffer l'affaire Betaram en passant à autre chose à ne pas crotiquer le procès le squarnec en tout cas bien moins que le procès des viols de Mazan et évidemment en boucle à parler du moindre fait divers qui implique un individu souvent parfois déséquilibré si les migrants et si les musulmans ça fait l'affaire et on en parlera beaucoup en revanche on ne parle pas ou trop peu du procès le squarnec ce médecin bien installé de bonne classe sociale de 1988 à 2014 au minimum puisque ce sont les personnes qui se sont signalées qui ont été identifiées 299 victimes d'agressants sexuels et de viols par l'autorité du médecin dont une majorité des médecins et un ordre des médecins qui a fermé les yeux malgré une première alerte dans le cadre d'une procédure judiciaire sur la détention d'images pédocriminelles alors le procès le squarnec c'est un homme ses pathologies ses dérives ses obsessions ses crimes mais l'affaire Bétarame c'est un système 152 plaintes à ce jour des décennies de violences physiques et de violences sexuelles et derrière cela un système éducatif toléré par toutes sortes de bonnes familles d'institutions d'élus locaux au premier rang desquels l'actuel premier ministre François Bayrou un système où l'on pensait qu'il fallait briser l'enfant qu'éduquer un enfant c'est le briser où il fallait faire cette peine cette peine du perron où pour le moindre prétexte pour la moindre petite indiscipline en fait pour le moindre acte de liberté car l'enfance c'est la liberté c'est l'envie de bouger c'est l'envie de vivre qui n'a pas été enfant qui ne le sait plus qui ne le sait pas et bien pour le moindre acte on était mis sur le perron par zéro degré voire encore moins on était en slip on grelottait on était parfois à genoux en regardant la vierge avec une règle sous les genoux pour que ça fasse bien mal en fait un purgatoire c'était ça ce supplice parmi d'autres et sans compter les gifles une gifle avez-vous déjà eu une gifle j'en ai eu une dans ma vie elle ne venait pas de ma famille je m'en souviens toujours une gifle ça vous laisse une empreinte le rouge au jou ce n'est pas un geste normal de donner une gifle à un enfant ce n'est pas un geste tolérable et c'est très violent et dans le cas de Bétarame il y a eu plusieurs tympans crevés alors face à cela ce n'est pas des faits divers ce sont des questions aussi graves aussi importantes que ce que nous avons vécu s'agissant des violences sexistes et sexuelles dont ont été victimes les femmes dont sont victimes les femmes dans tout ce que MeToo nous met sous les yeux il y a un mot que le premier ministre n'a pas même su prononcer pendant tout ce feuilleton que notamment Mediapart a porté ce simple mot de pédocriminalité il n'a pas su le sortir de sa bouche alors que certains parlent encore de pédophilie ce n'est pas la haine ce n'est pas l'amour des enfants c'est la haine des enfants que dit tout cela cette immense violence cette immense violence qui met en cause trois institutions la première c'est l'éducation nationale dont François Bayrou a été ministre qu'a-t-elle fait quelle enquête a-t-elle mené quelle inspection a-t-elle mené on le sait la seule qui a été faite était bidon on a révélé dans la première affaire qui nous a incité à aller et à travailler sur Betaram l'affaire Stanislas il y a un an que l'enseignement privé qui vit de nos impôts et où se glissent ces idéologies autoritaires de rééducation de l'enfance comme l'on dresserait la nature comme on punirait le vivant et la nature et bien cet enseignement privé n'est pratiquement pas contrôlé et puis il y a une deuxième institution dont il faut bien parler et curieusement vous ne l'entendez pas mise en cause dans tous les éditoriaux de tous ces talk shows de blablateurs conservateurs et réactionnaires c'est l'église nous sommes face à des gens aujourd'hui qui de manière très publique et voire très sectaire au point de donner des interviews dans une église tout récemment à une télévision défendent l'idée que nous serions une civilisation chrétienne moi qui suis issu d'une mère protestante et d'un père catholique et qui suis le premier plénel non baptisé et qui ai grandi dans la Caraïbe du métissage et dans l'Algérie d'un islam tolérant et qui ai eu une enfant avec une femme issue du judaïsme européen je ne suis pas d'une civilisation chrétienne je suis de toutes sortes d'héritages comme nous le sommes tous nous sommes d'une très grande diversité mais ils se réclament de cette civilisation alors que disent-ils car c'est bien l'église qui est en cause là quand même oublierait-on qu'il y a eu il y a peu ce rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'église qui a été rendue en 2021 330 000 mineurs ont subi des agressions sexuelles entre 1950 et 2020 de la part de religieux ou de laïcs en lien avec l'église dans les internats notamment cette commission la CASE dirigée par un conseiller d'état très éminent a établi que l'église catholique est le milieu dans lequel la prévalence des violences sexuelles est la plus élevée après les cercles familiaux et amicaux qu'a-t-il été dit dans la parole politique là-dessus par ce grand catholique qu'est monsieur Bayron dont la femme enseignait le catéchisme à Bétarame et puis enfin il y a les autorités de l'état tout simplement toutes confondues car quand même qu'a-t-on vécu ces dernières années et dont témoigne un texte un tract qu'a publié ce président qui fut débarqué Édouard Durand sur les 160 000 enfants victimes de violences sexuelles par an et bien la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants provoquée notamment après le livre de Camille Kouchner Granda Familia ça n'arrive pas qu'aux autres y compris dans des milieux qui se soient évolués qui se soient ouverts et bien cette commission et bien on a tué la première commission présidée par ce Édouard Durand la deuxième a échoué avec toutes sortes de crises internes et la troisième elle vivote et le rapport avec 82 recommandations de cette commission la civise est toujours toujours dormant et aucune suite n'a été donnée à ce jour alors voilà je voulais vous parler de tout ça face auxquels les mensonges de François Bayrou car il faut bien les appeler comme cela sont une honte car cet homme aurait pu dire ben oui j'ai pas été assez attentif ben oui j'étais prisonnier de mon milieu mes enfants étaient là-bas ma femme travaillait là-bas j'ai pas écouté j'ai été aveuglé par moi-même car ça nous arrive tous on a des préjugés et parfois il faut s'en émanciper il a fait le contraire et il a méprisé les victimes il ne les a rencontrés que grâce à nos révélations tout tardivement et je le redis il n'a pas parlé de pédocriminalité et il n'a rien dit sur le caractère systémique institutionnel de tout cela et il a accumulé les mensonges cet homme a rencontré le juge d'instruction qui poursuivait le directeur de l'établissement pour viol directeur qui allait être confondu pour un deuxième fait au point qu'il s'est suicidé il a rencontré le juge d'instruction pour savoir ce qui se passait il est intervenu un gendarme en témoigne au moment de l'enquête au moment de le déferment de ce directeur nous avons fait le compte je ne vais pas toutes les lire mais il y en a plus d'une dizaine voire une quinzaine d'alerte d'alerte entre 1980 je remets mes lunettes pour être sûr 1993 et 2013 il y a eu d'incessantes alertes sans compter cette enseignante cette enseignante à Bétarame qui voit Madame Beyrou qui voit les gestes qui sont faits sur les enfants qui en témoignent encore aujourd'hui c'est une honte c'est une honte d'être si indifférent à notre jeunesse car une société qui maltraite sa jeunesse qui est indifférent à sa jeunesse quel avenir a-t-elle ?

car cette société par le biais d'une loi proposée par l'ancien premier ministre Gabriel Attal elle veut même faire pire elle veut durcir la justice pour les mineurs elle veut les traiter comme s'ils étaient des adultes elle veut les envoyer en prison en comparution immédiate en faisant disparaître ce qu'on appelle improprement l'excuse de minorité en ne laissant pas d'avenir en figeant cette jeunesse alors oui alors oui dans ce cas-là il faut relire Jacques Prévert et il faut faire face à cette école de la soumission qu'il nous propose car derrière cette image de la jeunesse c'est nous-mêmes qu'ils soumettent c'est notre société qu'ils mettent au pas eh bien il faut faire l'éloge du cancre il dit non avec la tête mais il dit oui avec le cœur il dit oui à ce qu'il aime il dit non au professeur il est debout on le questionne et tous les problèmes sont posés soudain le fourrir le prend et il efface tout les chiffres et les mots les dates et les noms les phrases et les pièges et malgré les menaces du maître sous les huées des enfants prodiges avec des craies de toutes les couleurs sur le tableau noir du malheur il dessine il dessine le visage du bonheur merci beaucoup Edouard Plenel

1:52:37
Présentateur

juste un mot juste un mot Edouard avant que tu partes pour vous annoncer la parution de ton dernier livre qui est sorti aujourd'hui même Palestine notre blessure aux éditions la découverte de quoi parle ce livre

1:53:01
Intervenant

en fait c'est pour montrer un peu la constance de Mediapart sur cette question j'ai rassemblé tous les textes que j'ai écrits depuis la création de Mediapart en 2008 sur la question de Palestine et je les ai éditées et sans changer une ligne et j'ai précédé d'une introduction qui s'appelle une cause universelle qui dit au-delà des réalités politiques de la société palestinienne de ses incarnations et des actes politiques et des débats même internes à la société palestinienne pourquoi la Palestine est une chaussure plutôt un caillou dans la chaussure du monde parce qu'elle pose depuis 1947-48 à la face du monde la question de l'égalité à l'échelle universelle de l'égalité entre les peuples entre les nations c'est le sort que nous lui avons fait en jetant comme un manteau de poussière sur le dos du peuple palestinien notre propre crime le crime commis contre les juifs d'Europe c'est le sort que nous lui avons fait depuis que nous ignorons la situation qu'il y est faite depuis 1967 et l'occupation illégale illégitime totalement condamnée par les Nations Unies de la Cisjordanie et de Gaza qui normalement est sous le contrôle de l'autorité du pouvoir israélien et donc la Palestine pose cette question de l'égalité des droits et vous le voyez bien aujourd'hui ce livre a été bouclé en fin d'année dernière vous le voyez bien au moment où l'on parle beaucoup de l'Ukraine où l'on voit l'alliance mafieuse comme je l'ai dit ici entre cette nouvelle pacte Trump-Poutine cette alliance américano-russe voyez bien que la question de l'égalité des droits la question du droit international ne se divise pas j'ai longtemps dit que soutenir aveuglément la guerre de vengeance avec ses crimes de guerre ses crimes contre l'humanité de Benjamin Netanyahou à Gaza c'était faire un immense cadeau à Poutine nous y sommes nous y sommes le double standard et bien le prix en est payé avec aujourd'hui la monstruosité de cette alliance et donc mon livre c'est comme un compte-rendu vous pouvez juger sur pièce de tout ce que nous avons écrit comment nous avons essayé de tenir tous les bouts d'une position de principe qui ne plaît pas forcément à toutes celles et tous ceux qui sont aujourd'hui déstabilisés vous savez il y a deux campismes qui tout d'un coup sont tombés de leur fauteuil ceux qui pensaient qu'il y a un anti-impérialisme dont peu ou prou la Russie fait partie et donc on doit un peu ménager Poutine et puis ceux qui pensaient qu'il y a un monde libre dont forcément les Etats-Unis sont le représentant et bien non aujourd'hui vous avez un monstre à deux têtes une hydre à deux têtes elle s'appelle Trump-Poutine et j'appelle de mes voeux ici même sur Backseat car quand même il faudrait se secouer un peu et allons-y dites-moi sur tous nos médias j'attends le grand rassemblement le grand meeting de toutes les bonnes volontés progressistes ni Trump ni Poutine pour la justice et pour le droit international Palestine notre blessure aux éditions La Découverte merci beaucoup

1:56:05
Présentateur

Edwin Penel d'être venu sur le plateau de Backseat merci merci chers amis sans plus tarder nous allons accueillir une autre chronique cette fois-ci vous allez retrouver votre préféré sans doute c'est parti pour

1:56:24
Intervenant

la vie d'Adèle salut Adèle ça va ? ça va et toi ?

ça va super ça allait à peu près jusqu'à les duito et puis voilà super première partie non ça allait franchement ça allait plutôt pas mal il faisait hyper beau cette semaine j'ai plein de nouvelles dates pour mon spectacle en avril, mai, juin tout ça vous allez avoir tous les liens dans le chat et tout donc c'est non j'étais très contente à part la guerre moi ça va plutôt bien finalement d'ailleurs je voudrais vous ramener un petit peu dans le passé il y a une semaine il y avait le salon de l'agriculture c'était il y a seulement une semaine mais ressenti 8 ans elle est interminable cette séquence politique j'ai l'impression qu'elle a été racontée par ma mère tu sais quand elle ajoute des détails dont tu te fous complètement j'ai croisé Nadine tu sais la fille de la fleuriste avec qui t'étais en maternelle en petite section non en moyenne section non c'était en petite section où est-ce que c'était ton frère non mais c'était quand vraiment quand on vivait encore rue du Nord non peut-être enfin voilà tu vois j'ai vraiment cette impression en ce moment alors le salon de l'agriculture c'est en ce moment où les étudiants enfin donc c'était pardon c'était la semaine j'ai vraiment envie d'y retourner dans cette semaine dernière c'était le moment où les étudiants en école de commerce d'Ile-de-France découvrent le rhum agricole martiniquais un petit peu plus tard dans le métro et c'est également le moment où les personnalités politiques montrent leur soutien au monde agricole mais en respectant bien le dress code du bureau ovale donc costard cravate et gros fumier vous êtes fort donc sans plus attendre voici le résumé du salon de l'agriculture 2025 voilà donc un agneau dans les bras de François Bayrou dans ceux d'Emmanuel Macron et ceux de la ministre de l'agriculture Annie Gennevar Laurent Wauquiez ah ben on a aussi Aurélien Pradié particulièrement à l'aise sur les gratte-gratte voilà la pauvre bête subit en suivi Éric Ciotti puis Édouard Philippe et enfin l'agneau a terminé la journée avec Valérie Pécresse

1:58:30
Locuteur non identifié

oh non

1:58:33
Intervenant

pas l'agneau

1:58:34
Locuteur non identifié

pas les bébés

1:58:35
Intervenant

pas au salon de l'agriculture c'est pas pour les manger après voilà à part ça l'info importante de ce salon de l'agriculture c'était qu'il ne s'est rien passé strictement rien aucun dérapage aucune polémique même pas un petit crachat mais nul rien très très dure à gérer Léa sur les plateaux de chaîne d'info en continu c'était là genre aucun jet purin pas d'oeuf non plus sur le président de la république ni ce matin ni cet après-midi alors heureusement heureusement il y avait les bulletins de santé du pape ça c'était bon ça tombait dix fois par jour pour aider les journalistes à tenir quand même alors on me dit dans l'oreillette que l'état du pape est alarmant alors attention on me dit qu'il est très alarmant voire ouh là là préoccupant alors je vous propose qu'on se retrouve après une courte pause pour suivre en direct la saturation en oxygène du pape à tout de suite c'était vraiment ça

1:59:24
Locuteur non identifié

bref

1:59:26
Intervenant

le salon de l'agriculture c'était joyeux la France a tenu une semaine sans se foutre sur la gueule mais pendant qu'on se paluchait nous sur la paix sociale retrouvée il y avait quand même Manu qui préparait son petit nous sommes en guerre et donc voilà moi je trouve que le monde a changé quand même très vite parce qu'il y a sept jours on beurrait des dartines de Tom Fresh et aujourd'hui on check sur Airbnb si on peut louer des bunkers donc je trouve que c'est un peu dur bon après je me rassure et même Manu nous l'a dit hier soir nous avons l'armée la plus équipée d'Europe et notre diplomatie est très professionnelle notre ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barraud est à 100% à sa tâche donc moi je suis rassurée bref j'étais tranquillement dans mon bureau en train de téléphoner quand on est entré monsieur le ministre on a travaillé on peut en jamais se voir on a parti je vais regarder je vais regarder je vais regarder oh non putain je te rappelle vous avez de la chance de aller retrouver le soleil vous alors voici j'ai marché jusqu'à l'avion dans des couloirs sur des tapis et comme je n'avais pas terminé à mon bureau j'ai continué mon appel bref j'ai fait un G20 je vous l'ai raccourci ça dure deux minutes c'était un long bref

2:00:31
Présentateur

on sait que les ministres des affaires étrangères

2:00:33
Intervenant

c'est pas mal so this is le représentant de la French diplomacy voilà on a perdu la guerre putain mais ils ont que ça à foutre c'est pas possible de toute façon on s'en fout un peu parce que la guerre avait déjà elle a déjà commencé il y a des signes qui ne trompent pas on a déjà été attaqué je pense même que récemment on a subi une attaque chimique russe au psychotrope et j'ai trouvé les premiers touchés

2:00:58
Présentateur

si nous continuons à dire c'est notre sécurité qui est en jeu et que nous n'en tirons aucune conséquence sur le terrain Poutine verra quoi que nous disions que nous sommes des vieux chats castrés qui ronronnent au fond du bois qui disent c'est très mal ce qui se passe mais qui ne sont pas prêts à bouger

2:01:13
Intervenant

nous sommes des vieux chats castrés qui ronronnent au fond du bois pardon mais qu'est-ce que c'est que ça c'est une menace c'est pas c'est un message codé pour la DGSA what the fuck il faut craquer ce code vieux chats castrés pourquoi castrés si c'était des chats au baloche intact ça aurait chanté quoi je veux dire Edouard Philippe il a une compétence spécifique en psychologie de chats stérilisés mais sérieux pourquoi au fond du bois au fond les chats castrés des clairières sont plus dangereux il y a une hiérarchie géographique territoriale des chats castrés what non mais sérieux c'est dangereux d'inventer des proverbes surtout en ce moment si c'est mal traduit ça peut déclencher vraiment la guerre j'imagine les services du renseignement américain they are talking about the old cats you know with quick quick cats je sais pas et en russe je sais pas en Russie il ne faut pas qu'elle se plante la pauvre interprète c'est mon interprétation de cette traduction c'est la réalité c'est comme ça qu'on dit nous sommes de vieux chats castrés en russe en fait

2:02:19
Présentateur

il voulait dire sinon il va se dire qu'on a pas de couilles et donc il a inventé ce truc de chat c'est habile

2:02:24
Intervenant

mais c'était oui oui en tout cas c'est bien que tu aies situé l'endroit dont il voulait parler je suis content que nous sommes sur la même

2:02:31
Présentateur

c'est parce qu'on a parlé de science avant du coup niveau anatomie il est nickel

2:02:34
Intervenant

mais je suis d'accord c'est ça dont il ne voulait pas

2:02:38
Présentateur

mais surtout qu'ils ne vont pas dans les bois ceux-là tu le casses il est dans la part il reste sur le radiateur évidemment

2:02:43
Intervenant

il a dit au fond des bois ou au feu du bois au fond au fond des bois mais on pourra peut-être faire l'exégèse de ce propos

2:02:50
Locuteur non identifié

dans le chat c'est quelqu'un un sonotone pour Léa s'il vous plaît

2:02:54
Intervenant

non mais moi je vois bien un vieux chat castré qui ronronne au feu du bois tu vois mais au fond du bois

2:02:59
Présentateur

je vous propose qu'on fasse un chat

2:03:00
Intervenant

en continuant parce qu'on doit terminer avec Edouard Philippe le LSD vivant qu'il a pris n'a pas atteint que le langage mais aussi la connaissance de sa propre anatomie Poutine

2:03:11
Présentateur

Vera

2:03:12
Intervenant

Vera voilà

2:03:13
Présentateur

avec le doigt d'où Poutine Vera

2:03:16
Intervenant

voilà c'est important vous avez bien vu autre victime elle aussi dans les studios de France Inter je sais pas l'attaque est peut-être très ciblée

2:03:26
Présentateur

porte-parole du PS Chloé Riedel dans Le Point ce week-end petit hommage

2:03:30
Intervenant

aux anciennes chroniqueuses

2:03:31
Présentateur

vous devez accepter de ne plus être en première ligne au PS mais elle a raison je vais pas être premier secrétaire et puis c'est pas tout à fait mon rôle de vouloir m'immiscer dans la vie même du parti dans lequel je suis pleinement impliqué depuis longtemps attends

2:03:50
Intervenant

non mais moi je vais pas m'impliquer dans une organisation dans laquelle je suis déjà très impliquée et loin de moi l'idée de vouloir des fonctions que j'ai déjà donc j'adore ce que toi t'as dit il est bon ce con on a une différence d'interprétation mais

2:04:05
Présentateur

c'est ça non non je serais pas premier secrétaire ça je m'en branle je serais président je retire con

2:04:11
Intervenant

précisément je comprends pas c'est très confus est-ce que tu pourrais nous clarifier quel est ton objectif François

2:04:18
Présentateur

moi mon objectif s'il y avait un malentendu c'est pas de devenir premier secrétaire du parti c'est 2027 2027

2:04:26
Intervenant

and the Oscar goes to quoi quoi quelle surprise je pense qu'on peut enlever cette image la régie s'il vous plaît merci ça vient plus tard bref speaking of popole à gauche ce soir vous recevez le député LFI des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard Manuel comme Vals et Bompard comme les cachemires qu'il ne porte pas sur son corps ou comme le PDG de Carrefour qu'il ne porte pas dans son coeur voilà c'est des petits moyens mémotechniques pas mal docteur en mathématiques Manuel est passionné par les sujets tech il a participé au lancement d'une start-up spécialisée en IA mis en place la plateforme numérique de LFI et la folle idée de l'hologramme pour la campagne présidentielle de 2017 c'est lui voilà donc en fait Manuel c'est un peu le Elon Musk de Jean-Luc sans la kétamine mais bon voilà hâte de voir comment il vous envoie son coeur ce soir je reviens sur je reviens sur sa sur sa thèse en maths ça lui vaut l'admiration de tous et surtout de son patron Jean-Luc qui a dit de lui en 2022 je sais pas le faire faudrait que tu limites après avoir eu la phrase Usul mais c'est génial de bosser avec un gars qui fait des maths à ce niveau-là parce qu'en deux secondes il vous fait les additions les soustractions et le reste le mec a fait une thèse sur je cite les modèles de substitution pour l'optimisation globale de formes en aérodynamique et méthodes locales sans paramétrisation c'est un extrait de sa thèse mais ce que retire Meluche c'est bon il est bon calcul mental le petit

2:06:04
Présentateur

moi je vois des plus et des moins c'est pas faux

2:06:10
Intervenant

et tu le défendras toujours même là-dessus oh là là bon je suis désolé c'est pas facile de faire la présentation de Manu parce que c'est comme ça que ses potes insoumis l'appellent parce qu'on trouve très peu d'informations personnelles sur Manuel Bompard parce que le mec c'est boulot boulot mojito parce qu'apparemment il a une passion de mojito les faire et les boire est-ce que ça vient du salon de l'agriculture je ne sais pas mais ce que je sais c'est que j'ai lu dans la presse d'investigation le magazine Slate Bompard a tenu le rôle très sérieux de goûter des mojitos plusieurs années de suite au stand du parti de gauche à la fête de l'UMA alors goûteur de mojito au stand de l'UMA est-ce que c'est goûteur avant Jean-Luc ?

je ne sais pas il faut assurer sa sécurité on veut en savoir plus peut-être qu'Emilio tu pourras nous confirmer ou nous donner plus d'infos c'était en quelle année ? l'info date de 2017 mais comme c'était pour le parti de gauche entre 2009 et la fin du parti de gauche

2:07:04
Présentateur

le téléphone rouge va me donner le rime très bien

2:07:06
Intervenant

vous pouvez lui poser la question tout simplement merci beaucoup Adèle

2:07:18
Présentateur

merci beaucoup Adèle et chers amis je vous propose que sans plus tarder nous accueillons notre invité politique le coordinateur national de la France Insoumise le coordinateur national de la France Insoumise Manuel Bompard bonsoir Manuel Bompard bonsoir merci d'avoir accepté notre invitation merci de votre invitation et d'être venu sur le plateau de backseat évidemment on a envie d'aborder beaucoup de sujets avec vous mais quand même il y a un petit côté priorité à l'actu quand même suite au développement de ces dernières semaines Emmanuel Macron hier soir a fait une allocution au cours de laquelle il a dit que la Russie était une menace pour l'Europe et pour la France est-ce que vous êtes d'accord avec lui sur ce point-là ?

en fait ça dépend de ce qu'on appelle menace que la Russie mène en France des opérations de déstabilisation ça a été très largement documenté ça peut être des attaques cyber ça peut être y compris des campagnes de désinformation on a eu un certain nombre d'exemples de cela l'année dernière je ne sais pas si vous vous rappelez quand il y a eu des étoiles de David sur les murs en pochoir on a eu l'information que ça venait et ça a participé de campagnes de déstabilisation russe donc ça évidemment que c'est le cas maintenant essayer de dire comme l'a dit le président de la république hier qu'en quelque sorte les troupes russes sont aux frontières de la France je dis il faut être un petit peu raisonnable il n'a pas dit ça il a dit qu'ils ne s'arrêteront pas à l'Ukraine j'ai entendu les troupes sont proches de nos frontières j'ai entendu le ministre des affaires étrangères monsieur Barraud dire chaque jour qui passe le front se rapproche de la France heureusement et malheureusement d'un certain point de vue puisque pour les ukrainiens pour l'instant l'armée russe elle est bloquée à l'intérieur de l'Ukraine depuis des mois et des mois donc je ne dis pas ça pour sous-estimer les inquiétudes ou les risques je dis il faut être un peu conséquent et être un peu cohérent parce que honnêtement si les troupes russes étaient aux frontières de la France alors on aurait un grave problème et je vois bien le fait qu'elles soient aux frontières de l'Ukraine c'est un problème moins grave mais non c'est un problème mais je vois bien comment le président de la république essaye aussi et ça je pense que ça n'a échappé à personne hier d'attiser la peur pour venir nous dire ah bah maintenant il va falloir faire des sacrifices il va falloir en payer les conséquences j'ai entendu le gouvernement du Danemark dire il va falloir mettre la retraite à 70 ans parce que c'est comme ça qu'on va financer nos dépenses militaires donc il faut prendre la menace sérieusement elle est sérieuse mais il ne faut pas non plus que ça conduise en quelque sorte à alimenter des discours qui sont des discours bellicistes va-t'en guerre qui après vont venir servir un peu de ce que Naomi Klein appelait la stratégie du choc c'est à dire maintenant les reculs sociaux que pour l'instant vous n'avez pas voulu accepter il va falloir les accepter parce que comme par hasard quand le président de la république dit ça hier il dit mais par contre les augmentations de dépenses militaires ça sera sans hausse d'impôts et dans le discours il n'a pas précisé derrière sur d'où viendrait l'argent il a très très bien précisé quand vous dites sans hausse d'impôts dans le discours macroniste pour l'avoir vécu dans les discussions budgétaires à l'Assemblée nationale ça veut dire sans mise à contribution des plus riches ça veut dire sans taxation des grandes entreprises et des grandes multinationales ça peut être une augmentation de la dette vu que la dette ne sera plus comptabilisée ça peut être un emprunt aussi ça peut être un emprunt des français eux-mêmes alors ils avaient évoqué cette hypothèse mais hier il n'en a pas parlé mais alors oui j'ai vu que maintenant on nous dit qu'au niveau européen on suspendrait la règle des 3% pour les dépenses militaires ah bah peut-être qu'on aurait pu le faire avant pour les dépenses liées à la transition écologique au développement de nos services publics parce que là la règle elle ne posait pas de problème elle était indispensable on ne pouvait pas la bouger et là par contre on peut la bouger donc moi je dis attention à comment le risque de guerre la peur que tout le monde va essayer de diffuser sur le pays comment ensuite c'est utilisé au service d'un agenda politique national je précise que vous êtes député des Bouches-du-Rhône et que vous siégez à la commission de la défense justement j'ai une question quand même précise pour vous l'éventualité de la présence de troupes françaises sur le sol ukrainien dans le cadre d'un cessez-le-feu ou d'une paix qui serait signée entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine qu'est-ce que vous en pensez ?

moi je dis que d'abord je vais répondre à votre question mais le président de la république hier c'est bizarre quand même dans son intervention on n'a quasiment pas parlé de l'Ukraine en l'occurrence des quelles seraient les conditions de la paix en Ukraine si on veut une paix moi je suis pour qu'il y ait une paix le plus rapidement possible qui soit juste et durable il faut fournir des garanties de sécurité c'est-à-dire l'Ukraine à juste titre doit pouvoir disposer de garanties que cette paix ne se traduit pas par une nouvelle guerre dans trois mois dans six mois ou dans un an donc il faut déterminer quelles sont ces garanties de sécurité donc l'idée qu'il puisse y avoir des troupes au sol comme garantie de sécurité c'est pas une idée que je trouve a priori absurde le problème c'est dans quel cadre or si ça doit être des troupes françaises ou des troupes franco-britanniques alors moi je suis pas d'accord si par contre on dit on va construire une résolution de l'organisation des Nations Unies pour garantir la paix et qu'il y a des casques bleus qui sont là pour vérifier que l'accord de paix est effectivement respecté alors je dis pourquoi pas mais il faut que ça soit son mandat de l'ONU parce que à l'ONU rappelons-le pour le dur mais la Russie a un droit de veto bah oui précisément si vous êtes dans le cadre d'un accord de paix c'est donc un accord de paix qui est accepté par la Russie et par l'Ukraine vous avez vu la réaction de Poutine aujourd'hui j'ai bien vu ça m'a pas échappé donc a priori l'option dont vous parlez c'est déjà mort mais donc il n'y aura pas de paix enfin je veux dire si on se pose dans le scénario dans lequel on arrive et ça doit quand même être à mon avis notre objectif à créer les conditions parce que l'objectif c'est que la guerre s'arrête le plus rapidement possible quand même si l'objectif et si on est dans le cadre d'un accord de paix ça veut dire qu'on a convaincu les différents belligérants de s'asseoir à la table des négociations et de signer un accord de paix si on arrive à signer un accord de paix alors je pense je dis pas que c'est facile je dis pas que c'est facile mais je pense qu'il faut essayer de faire intervenir l'ONU comme puissance en charge du respect de cet accord de paix Jules ?

Je vois qu'on revienne sur la question des avoirs qui se posent en ce moment et qui est assez étonnante parce que pendant longtemps les avoirs russes voilà c'est ça c'est à dire qu'au début de la guerre il y avait de l'argent en Europe qui était de l'argent russe de fonds souverains russes comme d'oligarques il y a les deux qui existent on les a bloqués on n'a pas tapé dedans on a tapé dans les dividendes on les a gelés en fait les intérêts on les a utilisés on a utilisé les dividendes ça on avait le droit apparemment parce qu'il y a des questions de droit international qui se posent et qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec les avoirs bloqués mais là en ce moment voilà des pays ont pris position pour dire non maintenant il faut qu'on tape dedans pour aider l'Ukraine ou même à la reconstruction de l'Ukraine c'est à dire en gros les russes vont payer pour leurs dégâts Gabriel Attal qui était contre avant maintenant et pour alors deux questions d'abord et la France insoumise est contre en l'occurrence alors et je vous ai entendu je crois que c'était ce matin je fais à Pauline de Malerme expliquer que bon quand même alors vous voyez pourquoi il faudrait pas que alors parce que la question elle est un peu technique la question elle est un peu technique parce que le droit international la règle voudrait qu'on fasse pas ça pour pas déstabiliser l'économie mondiale c'est à dire si on commence à se dire l'argent quand il est là on sait jamais ça peut être bloqué les marchés n'aiment pas ça les marchés n'aiment pas qu'on puisse que des voilà donc normalement la règle c'est qu'on fait pas ça mais là apparemment on essaie de trouver comment contourner le truc et moi je dirais que j'étais assez étonné de me dire la France insoumise normalement ils s'en foutent de la stabilité des marchés mondiaux de ceux qui ont beaucoup d'argent qui veulent qu'ils soient en sécurité dans les banques vous avez une approche plus politique de l'économie et donc quelle est cette position ça vient d'où pourquoi vous pensez qu'Atal a changé d'avis sur cette question et pourquoi vous défendez le fait qu'il ne faut pas déstabiliser la Russie de cette façon alors attendez ni les marchés internationaux je vais préciser mon point de vue et le point de vue de la France insoumise sur ce sujet parce que j'ai lu entendu beaucoup de choses depuis quelques jours bon premièrement vous l'avez dit il y a aujourd'hui des mesures de gel qui ont été prises de gel des avoirs les avoirs il y en a deux types il y a les en fait l'essentiel des avoirs qui sont positionnés en Europe c'est la banque centrale russe et ensuite il y a des avoirs des oligarques des personnes proches du régime etc tous ces avoirs là ils ont été gelés moi j'étais tout à fait favorable au gel de ces avoirs évidemment ensuite il y a la question de savoir si on peut les confisquer c'est pas la même chose c'est à dire on va s'emparer de l'argent et l'utiliser pour faire quelque chose bon moi en ce qui concerne le gel ou la confiscation des avoirs des oligarques moi j'ai aucune difficulté il faut juste qu'on trouve la base légale pour le faire parce que pour l'instant pardon après on peut décider qu'on fait ce qu'on veut mais pour l'instant par exemple le Canada a essayé il y a quelques mois de faire adopter une proposition de loi pour faciliter la base légale pour les saisir et ben ça ils n'ont pas réussi c'est pas juste cosmétique ce que je suis en train de dire c'est que si à la fin vous n'avez pas la base légale ça veut dire que les oligarques même si vous ne les aimez pas et je ne les aime pas qui sont floués ils vous attaquent devant les tribunaux et ils vous font payer des pénalités financières qui parfois peuvent être plus chères que ce que vous avez saisi donc il faut quand même faire un peu attention d'ailleurs qui le fait les états un par un non parce que l'argent là je parle des oligarques des individus là moi sur le principe je suis d'accord après il y a un autre sujet c'est les avoirs de la banque centrale russe bon alors c'est vrai vous pourriez me dire bon en tant qu'anticapitaliste déséquilibré l'économie mondiale ne devrait pas vous déranger mais le problème c'est qu'il faut être un peu raisonnable et réfléchir aux mesures de réciprocité parce que nous-mêmes la banque centrale européenne on a des avoirs qui sont positionnés dans un certain nombre d'autres pays s'il n'y a plus aucune base légale à l'échelle internationale c'est-à-dire qu'il n'y a plus de principe il y a un principe qui s'appelle l'immunité souveraine vous n'avez pas le droit de vous emparer des avoirs mais alors ça veut dire que les autres peuvent faire la même chose et pas toujours parce qu'il y a une guerre alors pourquoi ça ne fait pas peur à Gabriel Attal ça par exemple parce que je pense que Gabriel Attal il fait de la communication parce que je pense que lui-même il sait très bien que c'est extrêmement dangereux pour nous de le faire donc moi si on trouve les bases légales franchement c'est pas moi qui vais pleurer sur les avoirs des oligarques russes je dis juste je sais pas j'essaye d'être un peu sérieux dans les propositions que je fais c'est assez facile de venir sur les plateaux de télévision et dire en plus c'est assez populaire on va prendre l'argent des russes pour aider les ukrainiens bon moi si on est capable de le faire il n'y a pas de problème mais si à la fin ça se traduit par le fait que notre propre monnaie elle se retrouve déstabilisée je ne suis pas sûr qu'on va me féliciter pour avoir fait cette proposition j'essaie de juste être sérieux il y a le respect du droit international évidemment et après on va vous répondre les deux vont ensemble Poutine s'en fout du droit international donc nous aussi on pourrait se sentir tout permis c'est ce qu'on vous répond sur quoi vous répondez quoi je ne sais pas je propose de ne pas appliquer tout à fait cette logique dans notre société parce que quand quelqu'un viole la loi ça ne vous donne pas spécialement le droit de violer la loi en réponse c'est un principe juridique c'est un principe juridique je propose de faire attention par contre il est possible dans certaines circonstances que si un pays viole le droit international alors il y a des actions qui en temps normal sont contraires au droit international deviennent légales du point de vue du droit international parce qu'elles sont en réponse à une violation du droit international ça ça peut exister mais en l'occurrence ce n'est pas le cas de ce principe de l'immunité souveraine moi j'essaie juste de faire attention à ce que les mesures qu'on veut mettre en place et que je peux partager d'un point de vue philosophique se retrouvent pas en retour de boomerang pour nous il y a une question qui était quand même assez sous-jacente dans le propos d'Emmanuel Macron d'hier lorsqu'il parlait d'agir en européen il adore cette expression mais plus profondément que ça c'est l'idée de la construction d'une Europe de la défense il se trouve que vous êtes radicalement opposé à l'idée d'une Europe de la défense j'ai relu tous les billets de bloc de Jean-Luc Mélenchon qui dit tout le mal qu'il pense de cette idée est-ce que c'est une position que vous défendez toujours aujourd'hui est-ce qu'elle peut évoluer à l'avenir quelles pourraient être les conditions d'une bonne Europe de la défense bon c'est la bonne question parce que moi je suis évidemment pas opposé au principe de coopération de défense en matière européenne il y a plusieurs problèmes dans ce qu'on appelle l'Europe de la défense aujourd'hui le premier problème c'est qu'aujourd'hui et c'est dans les textes et même dans les traités européens l'Europe de la défense elle est perçue comme étant ce qu'on appelle le pilier européen de l'OTAN donc vous ne pouvez pas en même temps vous ne pouvez pas en même temps dire je pense que tout le monde a vu l'image Trump-Zelensky et tout le monde a été saisi d'effroi face à ça vous ne pouvez pas en même temps dire face à ça on doit garantir notre indépendance notre autonomie ne pas être dépendant des américains et construire l'Europe de la défense comme pilier européen de l'OTAN c'est-à-dire de rester dans une alliance militaire avec les américains donc si l'Europe de la défense est à l'intérieur de l'OTAN je ne vois pas en quoi c'est une réponse en termes d'indépendance vis-à-vis des Etats-Unis la première condition c'est que cette Europe de la défense si on veut qu'elle puisse exister elle doit être indépendante si les Etats-Unis en sortent ah bah si les Etats-Unis en sortent il n'y a plus d'OTAN oui justement sur les ruines de l'OTAN on peut construire une Europe de la défense alors ensuite deuxième sujet deuxième sujet pour avoir une politique de défense commune il faut avoir une politique extérieure commune bon la défense c'est un attribut de la souveraineté et ça doit répondre à des objectifs que vous déterminez bon après

2:20:11
Intervenant

il y a une fonction de haut représentant pour les affaires extérieures au niveau européen

2:20:16
Présentateur

vous avez raison mais vous avez l'impression qu'honnêtement il y a une politique extérieure commune européenne aujourd'hui sur les grandes questions internationales vous parliez tout à l'heure avant que j'arrive de la situation à Gaza vous avez l'impression que tous les Européens parlent d'une même voix sur ce sujet pas moi vous avez envie d'avoir une politique de défense commune avec madame Mélanie et monsieur Orban perso je suis assez dubitatif d'ailleurs on se retrouve à parler avec les Anglais qui pourtant sont sortis de l'Union Européenne c'est pas exactement les frontières de l'UE cette Europe de la défense à laquelle on commence à réfléchir mais donc c'est pour ça que l'idée qu'on puisse avoir des coopérations en se disant on va se mettre à plusieurs pour avoir des programmes communs évidemment d'ailleurs on le fait déjà en fait on le fait déjà en Europe on a des programmes communs en matière de défense avec d'autres pays mais une Europe de la défense qui serait dans l'OTAN et qui serait pas accolée à des objectifs politiques communs je pense que c'est assez chimérique maintenant ça c'est le débat théorique et après il y a la réalité parce que j'entends beaucoup de doubles discours j'entends beaucoup de gens dire ah ça y est il y a un réveil européen d'indépendance vis-à-vis des américains est-ce que vous savez que 55% des dépenses militaires qui sont faites en Europe aujourd'hui servent à acheter des armes aux Etats-Unis d'Amérique ouais mais je pense que si ces pays là c'était à refaire ils leur feraient pas d'accord mais alors je pense qu'ils choisiraient le Rafale et pas le F-35 qui commencent par annuler leur commande alors pourquoi ils le font pas ?

une fois que les contrats sont engagés c'est un peu compliqué c'est des coopérations de très long terme nous l'Australie nous avait planté tant que les avions sont pas livrés vous pouvez le faire non non mais je suis ami suisse si vous nous écoutez c'est le moment d'annuler vos contrats vous voulez de l'indépendance avec les Etats-Unis quand il y a eu malheureusement la catastrophe à Mayotte la première chose qu'on fait c'est qu'on fait un accord avec Starlink ça c'est un scandale ça bon bah oui d'accord mais si vous voulez parler de politique d'indépendance il faut être un peu cohérent j'ai pris ce matin un exemple j'en profite pour en parler ici il y a une entreprise à côté de Grenoble qui s'appelle Vancorex qui est une entreprise qui fabrique qui est dans l'industrie de la chimie et en particulier qui produit des produits chimiques qui sont nécessaires à notre dissuasion nucléaire cette entreprise là elle est menacée de liquidation judiciaire cet après-midi le tribunal a donné 6 mois de délai pour trouver un repreneur depuis des mois et des mois moi je me suis rendu sur place mais il y en a d'autres qui sont rendus sur place les salariés disent il faut sauver il faut conserver la maîtrise de cet outil on peut pas faire en sorte que ça ferme il y a des demandes de nationalisation le gouvernement refuse de répondre favorablement à cette demande de nationalisation donc moi je demande un peu de cohérence si vous voulez vraiment être indépendant vis-à-vis des américains 1.

vous arrêtez d'acheter des armes aux américains 2. vous sauvez et vous préservez votre industrie qui vous permet d'être effectivement indépendant sinon vous êtes hypocrite Emilio ? Non mais vous vous renvoyez beaucoup la balle dans le camp vers les libéraux les macronistes etc C'est le président de la république je sais bien c'est justement la gauche de main au pouvoir avec qui elle nourrait des alliances de coopération ça veut dire quoi des coopérations militaires c'est quoi dans votre tête ?

Il y a déjà des coopérations de programmes communs par exemple un programme commun pour construire ensemble un char pour construire ensemble et donc c'est des programmes dans lesquels on mutualise nos efforts de défense Mais donc une réindustrialisation militaire ça vous parle ?

Moi d'abord que les choses soient claires je pense que l'économie je ne suis pas fan de l'économie de la guerre je préfère l'économie de la paix l'économie doit être en mesure de répondre à nos besoins fondamentaux parmi nos besoins fondamentaux il y a la nécessité de pouvoir se défendre ça participe de nos besoins fondamentaux donc évidemment que moi je suppose qu'on ait une industrie qui nous permet de manière souveraine de garantir nos capacités de défense bien sûr que je suis pour ce qui n'empêche pas par ailleurs ensuite d'avoir des objectifs par exemple quand je défends Vocorex il y a des gens qui me disent oui mais il faut le désarmement nucléaire on peut se fixer un objectif de désarmement nucléaire multilatéral mais en attendant il vaut mieux maîtriser complètement la chaîne de notre dissuasion donc pour vous répondre évidemment que moi je suppose qu'on ait une industrie en France qui nous permette d'être indépendant dans notre capacité à produire les matériels de défense dont on a besoin Usul ?

Ouais tout à l'heure je parlais de qu'est-ce qui nous singularise nous les sociétés les différentes sociétés européennes donc là on a un assaut on est pris un peu en sandwich entre des russes dont on a dit tout à l'heure qu'ils sont très agressifs sur le terrain de la propagande en interne aussi chez nous dans nos pays pour nous déstabiliser pour faire monter l'extrême droite notamment et là maintenant les Etats-Unis qui nous font pareil le fameux discours de GD Vance à Munich qui vient nous dire bah oui donc il y a une attaque contre notre modèle démocratique et qui d'ailleurs est lié j'ai envie de dire s'il y avait une autre singularité j'en ai pas parlé tout à l'heure mais des sociétés européennes c'est aussi des services publics forts et ce serait ça qui nous singularise c'est cet espace-là droit démocratique c'est-à-dire droit de l'homme et liberté individuelle et des services publics forts c'est un peu ça qui nous singularise on a des alliés pour faire perdurer ce modèle-là qui pourrait être mis à bas par ces deux grosses puissances à côté qui voudraient bien que ça tombe parce que pour les marchés américains ce sera très bien pour les ambitions impérialistes de la Russie ce sera très bien aussi c'est qui nos alliés pour faire vivre ce modèle-là ?

D'abord moi je suis favorable à un positionnement en matière de politique extérieure qu'on a appelé nous le non-alignement c'est-à-dire l'idée de dire on n'est pas aligné sur les intérêts des américains je crois que je l'ai suffisamment démontré mais c'est pas pour ça qu'on est aligné sur les intérêts de telle ou telle autre puissance non mais précisément non si on est non-aligné ça nous permet de discuter avec plein de gens et pas d'être dans une logique de bloc contre bloc il peut y avoir des alliés aujourd'hui mais chacun aura ses intérêts chacun aura ses objectifs mais il peut y avoir des alliés dans un certain nombre de pays Est-ce qu'on peut jouer à la Chine ?

Mais la Chine elle a aussi ses défauts mais il faut discuter avec la Chine il faut discuter avec ce qu'on appelle les pays des BRICS il faut qu'on parle avec le Brésil il faut qu'on parle avec ce que certains appellent je ne sais pas si c'est la bonne expression le sud global et il faut sortir de la logique d'être lié comme ça à un pseudo bloc occidental dont tout le monde a sous les yeux maintenant à quel point du point de vue de nos principes nos valeurs démocratiques on est quand même confronté à une très grande difficulté parce qu'on a parlé des difficultés et des menaces que peut faire peser la Russie mais quand Trump dit qu'il va envahir le Groenland je rappelle que ça participe du territoire de l'Union Européenne à tout hasard le Groenland donc c'est aussi un risque et une menace donc moi je suis évidemment pour qu'on fasse vivre notre modèle et c'est aussi la raison pour laquelle je dis attention ça ne peut pas être l'économie de guerre la course à l'armement ou l'émergence de l'Europe en quelque sorte comme un empire face aux deux autres empires parce que sinon je pense qu'on abandonne les valeurs qui sont les nôtres on pourrait continuer à discuter de celui-là qui est absolument passionnant et on continuera à le faire mais on voulait aussi aborder avec vous l'état de la gauche française Moi j'avais une transition toute trouvée C'était quoi ta transition Léa ?

2:27:00
Intervenant

Les réactions n'étaient pas tout à fait unanimes dans le camp de la gauche par rapport à la prise de parole d'Emmanuel Macron hier soir il y a eu quelques discussions disons notamment sur les réseaux sociaux entre le PS entre vous etc est-ce que vous pensez déjà que l'état de la gauche n'est pas jojo est-ce que vous pensez que la situation actuelle et notamment ce qui est en train de se passer et la prise de parole d'Emmanuel Macron vient encore mettre davantage d'huile sur le feu de ce qui se passe à gauche et de la désunion

2:27:28
Présentateur

En gros on a les insoumis les communistes d'un côté et les écolés les socialistes de l'autre sur ce sujet c'est un peu caricatural de ma part mais vous avez l'idée quoi Moi je pense qu'on a été capable de démontrer d'ailleurs la dernière fois que je suis venu sur votre plateau c'était pendant la campagne des élections législatives le NFP c'était tout nouveau à l'époque et on a fait la NUPES après 2022 donc je pense qu'on a été capable de démontrer que si on a de bonne volonté y compris sur des sujets sur lesquels parfois on peut avoir des désaccords c'est pas la fin du monde on peut être capable de trouver des propositions communes pour les dépasser donc moi j'ai aussi entendu des gens dire et là tout le monde à gauche dire la même chose de ce point de vue là même s'il peut y avoir des nuances sur la réponse de Macron il peut pas être question qu'à la fin ça se traduise par des reculs sociaux il peut pas être question que ça se traduise par l'allongement de l'âge de départ à la retraite donc je pense qu'on peut avoir des points communs après je vais pas esquiver le sujet on a effectivement une divergence qui est fondamentale aujourd'hui qui est en quelque sorte quelle gauche il faut pour lutter contre la progression qu'on voit à l'échelle mondiale en vérité de l'extrême droite et je pense que c'est important d'essayer d'aborder cette discussion indépendamment des appels parfois un peu creux au rassemblement et à l'unité l'unité ça se fait sur un contenu politique quel est le contenu politique qui permet de faire face à la montée de l'extrême droite qu'est-ce qu'on observe partout dans le monde on observe franchement une fascisation et une nouvelle étape du capitalisme qui se tourne de plus en plus vers une option libertarienne c'est venu de Milley en Argentine c'est Trump Musk qui essaye maintenant y compris de mettre ses doigts dans les élections en France on l'a vu dans les élections législatives en Allemagne face à ce modèle là quelle offre quelle proposition à gauche permet d'y faire face moi ma conviction et c'est pas juste une conviction c'est aussi sur la base des analyses des différentes élections qui ont pu avoir lieu par exemple en Allemagne c'est que la gauche elle peut faire face si elle est radicalement antifasciste radicalement antiraciste radicalement écologiste de rupture d'un point de vue économique et social et pas dans l'accompagnement et pas dans l'accompagnement ou dans l'ambiguïté dans son rapport au libéralisme et au macronisme et ça c'est un point de divergence aujourd'hui vous considérez notamment que les socialistes sont dans l'ambiguïté vis-à-vis du libéralisme bah écoutez c'est pas moi qui ai décidé de laisser le gouvernement de monsieur Bayrou en place mais quand vous laissez en place un gouvernement qui va mettre en place le budget le plus austéritaire de ces 30 dernières années dans lequel vous avez un ministre de l'intérieur qui s'appelle monsieur Retailleau dont on peut dire quand même sans trop se tromper que ses options politiques dérivent très largement vers l'extrême droite pardonnez-moi oui je pense que c'est une faute qui est une faute grave vous l'avez rappelé effectivement ça a été le casus belli de cet hiver à gauche c'était le budget les socialistes ont refusé de censurer le gouvernement à la différence de tout le reste du NFP bon deux semaines plus tard ça s'est un peu rabiboché à l'occasion du vote d'une même motion de censure par toute la gauche mais qui n'a pas été adoptée faute des voix du rassemblement national Léa tu l'as rappelé effectivement le dossier ukrainien vient rajouter aussi une petite division mais qui n'est pas forcément insurmontable non il y a une question aussi de relation entre les deux familles que sont la France insoumise et les socialistes il y a 15 jours à votre place on recevait Jérôme Guedj le socialiste

2:30:42
Intervenant

et écoutez ce qu'il disait il n'y aura plus jamais d'alliance entre LFI et le PS pourquoi ? parce que d'un côté j'imagine mal les LFI venir proposer suggérer qu'émander une alliance avec le parti socialiste dont il pense qu'il est allié avec le RN et dans la cohérence des socialistes c'est aussi et je le dis très clairement il y en a marre de se faire chier dans les bottes matin, midi et soir c'est-à-dire qu'au bout d'un moment dès qu'on n'est pas aligné sur leur position on est des sociotraites

2:31:10
Présentateur

voilà donc ça c'était du côté des socialistes maintenant qu'on a le plaisir de vous avoir sur le plateau Manuel Bompard est-ce que vous confirmez qu'il n'y aura plus jamais d'alliance avec les socialistes ?

mais bon d'abord pardonnez c'est l'espoir de chier dans les bottes d'abord pardonnez-moi je pense moi j'essaye d'être précis dans ce que je dis j'ai dit à quel point je considérais que la décision du parti socialiste de ne pas censurer le gouvernement était une faute grave j'ai donné une explication de pourquoi on peut être d'accord pas d'accord avec moi j'ai donné une explication j'ai pas dit que le parti socialiste était allié avec le rassemblement national juste une précision à ce moment-là il était questionné à l'affiche qui avait été publiée puis supprimée attendez je finis cette affiche ne dit pas ça il mettait sur un même plan Olivier Faure et Marine Le Pen alors j'ai oublié quel était le sous-titre mais il sous-entendait les nouvelles alliances donc excusez-moi ça veut dire c'est littéral les nouvelles alliances avec la gueule de Le Pen et de Faure il y a eu des procès ça n'a pas été validé c'est parti quand même je vous parle franchement on n'est pas sur BFMTV ici et je pense que tout le monde sait très bien que personne à la France insoumise n'a jamais considéré que le rassemblement national et le parti socialiste étaient la même chose donc il ne faut pas dire n'importe quoi par contre ce qui est vrai et que je n'ai pas de problème à redire sur ce plateau parce que c'est factuel c'est que si le gouvernement de François Bayrou a pu rester en place c'est parce que le parti socialiste d'un côté d'un côté le rassemblement national de l'autre c'est deux côtés différents je ne les mets pas sur le même plan je ne dis pas que c'est la même chose ont décidé de ne pas le censurer c'est factuel c'est une information que tout le monde peut vérifier et ça ne prête pas à polémique donc je pourrais préciser ce point là parce que moi j'essaye d'être précise dans ce que je dis pour le reste pardon là je ne veux pas être désagréable mais Jérôme Guedj quand il a été candidat aux dernières élections législatives il ne l'a pas été sous l'étiquette du mouvement non effectivement là c'est personnel sur ce qu'il dit non ce n'est pas personnel ce que je veux dire c'est que je ne suis pas sûr que ce soit la personne au parti socialiste la mieux placée pour parler au nom de la stratégie d'alliance du parti socialiste du coup je voulais rebondir

2:33:08
Intervenant

pardon je voulais juste rebondir du coup sur une question là il y a des

2:33:11
Présentateur

allez-y

2:33:12
Intervenant

pardon il y a des élections assez importantes qui arrivent quand même en 2026 est-ce que vous imaginez dans certaines dans certaines communes faire des alliances est-ce qu'il y a déjà des discussions qui sont en cours avec les autres parties de gauche

2:33:26
Présentateur

il peut y avoir évidemment des alliances aux élections municipales est-ce qu'il y a des discussions il y a localement des discussions nous-mêmes je peux vous dire nous on a adopté une orientation au niveau de la France insoumise dans laquelle on a même proposé qu'il puisse y avoir des discussions nationales pour l'instant on se confronte à des refus de discuter des autres formations politiques à l'exception des écologistes qui nous ont dit qu'ils étaient d'accord pour qu'on puisse avoir une discussion sur ce sujet donc ça c'est pour être très factuel après localement parfois ça discute tous ensemble parfois ça discute entre les insoumis et les écologistes parfois entre les insoumis et les communistes ça c'est des discussions qui se font locales et elles se font sur quoi ?

Elles se font sur la base du contenu programmatique qu'il y a dans les villes on n'est pas candidat ensemble ou pas ensemble parce qu'on s'aime bien ou parce qu'on ne s'aime pas bien la question c'est est-ce qu'on porte les mêmes choses et est-ce qu'on pense que c'est ce qu'on a besoin pour ces communes-là moi je veux dire je suis député de Marseille à Marseille il y a un certain nombre de choses qu'on a envie de voir pour la ville et que pour l'instant la municipalité sortante de notre point de vue ne met pas en place vous voulez que je vous donne un exemple très concret j'ai vous donné un exemple concret ils iront challenger les socialistes notamment à Paris à Lille à Montpellier à Marseille c'est quoi le problème avec les mairies socialistes c'est quoi que vous voudriez voir dans ces villes-là ?

je vous donne juste un exemple après moi je ne suis pas là pour faire la campagne d'élection municipale de Marseille mais par exemple la liste qui a gagné la mairie de Marseille de gauche en 2020 a fait campagne sur la remunicipalisation des comptines scolaires c'est-à-dire faire en sorte que ce ne soit plus l'assaut d'exo qui s'occupe des comptines il y a quelques semaines la mairie de Marseille vient d'annoncer le renouvellement des contrats avec l'assaut d'exo pour les comptines scolaires ils n'ont pas fait campagne

2:35:09
Intervenant

que sur ça quand même

2:35:11
Présentateur

oui mais précisément excusez-moi si je prends un exemple c'est un exemple qui illustre mais évidemment vous dites

2:35:18
Intervenant

qu'ils ont fait campagne essentiellement sur ça c'est quand même pas essentiellement sur ça non ils n'ont pas fait

2:35:20
Présentateur

uniquement sur ça mais ça faisait partie des points forts de leur programme municipal moi je ne suis pas d'accord pour que ce soit l'assaut d'exo qui continue à s'occuper des comptines scolaires de nos gamins mais stratégiquement est-ce que vous avez les moyens est-ce que vous pensez

2:35:32
Intervenant

vraiment de manière très objective que la France Insoumise aujourd'hui votre parti a les moyens de remporter des élections au niveau local sans alliance

2:35:40
Présentateur

je pense que dans un certain nombre de communes on peut être les mieux placés pour le faire mais attendez il y a deux tours dans une élection municipale vous m'avez posé la question de savoir si au premier tour il pouvait y avoir des listes communes je vous ai dit dans certains endroits il peut y avoir des listes communes puis après il y a un deuxième tour et je pense que globalement tout le monde à gauche préfère toujours que ce soit une municipalité dirigée par la gauche que par la droite ou par l'extrême droite donc la question que vous me posez c'est qui est susceptible d'arriver en tête au premier tour dans telle ou telle commune ça c'est les électrices et les électeurs qui le transfrontent

2:36:14
Intervenant

vous en tant que coordinateur du parti je manque de visibilité c'est une question qui est vraiment assez innocente moi j'ai le sentiment que la France Insoumise n'a pas une implantation territoriale très forte par rapport à d'autres partis comme par exemple le parti socialiste et un peu aussi les écolos aujourd'hui donc la question que je vous pose c'est est-ce que vous pensez que stratégiquement sans alliance même peut-être dès le départ vous avez la possibilité de remporter tout seul des municipalités

2:36:38
Présentateur

je pense qu'on a évidemment la possibilité de remporter des municipalités en présentant parfois des listes insoumises seules au premier tour parfois ça peut être des listes avec d'autres et ensuite je conteste pas votre constat il est juste la France Insoumise c'est un jeune mouvement et du point de vue du nombre d'élus locaux du nombre de municipalités sortantes évidemment la France Insoumise a moins d'élus ou de maires que le parti socialiste ou que l'Europe Écologie les Verts ça c'est vrai mais c'était aussi lié à une stratégie en 2020 que d'enjamber un petit peu les élections municipales ça vous intéressait pas plus que ça en 2001 vous s'est focalisé sur 2022 j'ai l'impression que vous faites un autre choix stratégique pour 2026 je pense que le mouvement c'est vrai le mouvement il a grandi aussi en 2020 la France Insoumise ça avait 3 ans donc il fallait aussi construire des équipes locales il fallait aussi structurer des équipes locales le fait d'avoir des députés aussi ça ancre territoriellement ça aide on évolue et c'est plutôt bien d'évoluer je crois les municipales c'est 2026 mais je crois pas me tromper en disant que vous souhaitez toujours une dissolution une destitution certes mais une dissolution aussi ou une présidentielle anticipée non mais peu importe en réalité ma question c'est si des législatives ont lieu là dès que c'est possible en juillet prochain est-ce que vous pensez que la gauche a intérêt à y aller séparer ou est-ce que ça part à la catastrophe pour tout le monde et c'est bardé là le Premier ministre mais moi mon objectif c'est pas d'y aller séparer mais mon objectif c'est d'y aller mais mon objectif c'est d'y aller sur une option politique et une option politique claire or vous pouvez pas c'était clair le NFP attendez oui le NFP c'était clair mais vous ne pouvez pas avoir pour vous donner juste un exemple concret vous pouvez pas avoir dans la même coalition des gens qui sont dans l'opposition au gouvernement actuel et des gens qui sont dans le soutien sans participation au gouvernement actuel ils sont pas dans le soutien ils ont présenté une motion de censure que vous avez voté vous-même franchement vous voulez vraiment qu'on parle de cette motion de censure parce qu'on est à haut là attendez parce que la France Insoumise n'a jamais déposé de motion de censure tout en sachant qu'elle ne serait pas votée sur 85% il n'y a aucune chance que ça passe non mais la France Insoumise n'a jamais déposé une motion de censure en disant avant même le vote de la motion de censure que si elle avait une chance d'être votée on la retirerait non ça c'est François Hollande qui l'a dit pas Olivier Faure ni Boris Vallaud puisque vous disiez que c'est Jérôme Gued tout à l'heure alors je sais pas c'est vous qui choisissez qui a le droit de parler au nom du parti socialiste ou pas en occurence le président du groupe et le chef du parti oui a priori on peut plus d'intimité que François Hollande franchement si vous voulez allez si vous voulez c'était François Hollande c'était pas Olivier Faure mais sincèrement franchement ne prenons pas les gens pour des imbéciles si vous vouliez faire tomber le gouvernement de Bayrou fallait voter une motion de censure sur le budget ou sur le budget de la sécurité sociale pas venir inventer une fois que les 5 motions de censure qui ont du poids sont passées une dernière motion de censure dont vous savez très bien que ceux qui doivent la voter pour que le gouvernement est renversé ne vont jamais la voter à un moment faut pas prendre les gens pour des imbéciles vous avez le droit d'être dans l'idée qu'il vaut mieux un gouvernement même Bayrou ils vaut mieux un mauvais budget vous avez le droit pour vous ça rend impossible l'union non j'ai dit pas ça j'ai dit que à partir du moment où le parti socialiste est dans cette position là je vois pas comment il est possible d'avoir des listes communes avec eux mais pardon la gauche ça se réduit pas à la France Insoumise et au parti socialiste vous avez dit qu'il s'excluait du NFP comme si d'ailleurs il y avait des cartes et d'autres comme si c'est vous qui les distribuyez non non moi j'ai pas dit ça j'ai dit que le lien c'est à l'une de politice j'ai dit que le lien avec eux j'ai dit que la partenariat la coalition entre nous et eux elle était rendue impossible par le fait qu'ils étaient dans le soutien sans participation au gouvernement j'ai dit se mettre à distance des engagements du nouveau Front Populaire ah bah oui et je peux l'argumenter si vous voulez parce que quand vous faites campagne sur l'idée qu'il faut développer les investissements dans la transition écologique dans les services publics et que 6 mois plus tard vous laissez passer un budget qui fait des coupes historiques dans le budget de l'écologie ou dans le budget du logement oui de mon point de vue vous vous mettez à distance des engagements que vous avez pris devant les électrices et les électeurs allez dernière question sur l'union mais on va essayer de faire une question plus politique avec ça on avait pardon excuse nous qu'est-ce qu'on fait nous Twitter du gala viens remonter le niveau je t'en supplie vas-y on a l'extrême droite en effet qui est très très forte et c'est ce qu'avait été le ferment aussi de l'union au pied du mur du NFP la dernière fois barder la première ministre certainement pas et là on oublie tout ça d'un coup et là d'un coup évidemment même les socialistes ils reparlent avec tout le monde et puis la FI parle aux socialistes et on se redirige sans doute aussi vers une situation dans laquelle de toute façon la situation politique va imposer l'alliance d'elle-même ou presque est-ce que c'est un un peu la stratégie c'est-à-dire c'est un peu est-ce que vous pensez aussi déjà que cette situation politique va imposer de toute façon l'alliance et ensuite il y a une manif vous avez prévu une manif le 22 mars une manif antiraciste une manif contre l'extrême droite est-ce que toute la gauche y sera est-ce qu'il y a des discussions pour que toute la gauche y soit est-ce que ce front antiraciste et antifasciste peut être le ferment à nouveau peut être la base solide d'une union de la gauche on oublie un peu les petits différents bah moi je souhaite en tout cas que ça soit la base et le ferment d'une union la plus large possible avec ceux qui ont envie de se retrouver dans cette union maintenant pourquoi il y a cette manifestation du 22 mars et qui y appelle d'abord l'idée de cette manifestation du 22 mars c'est parce que le 21 mars c'est une journée mondiale contre l'élimination de la haine raciale dans le monde et donc le 22 mars il y a une manifestation à l'appel d'abord de 200 associations syndicats collectifs qui appellent à cette manifestation et nous les insoumis nous appelons à participer à cette manifestation à la rejoindre parce qu'on considère que dans le contexte qu'on vit à l'échelle mondiale j'en ai parlé tout à l'heure mais y compris quand même en France depuis plusieurs jours parce que pardon je ne veux pas être long mais je rappelle que ces derniers jours en France on a quand même une élue qui est menacée de déchéance de nationalité un journaliste qui n'est pas spécialement mon journaliste de prédilection qui se fait couper d'une antenne parce qu'il tient des propos qui sont juste vérifiés d'un point de vue historique un ministre comme monsieur Retailleau qui reprend toutes les propositions de l'extrême droite un militant CGT qui se fait poignarder un militant CGT qui se fait poignarder et des gens qui crient parier nazi dans les rues et je pense que dans ce pays il y a plein de gens qui ont envie de réagir face à ça et donc la manière de réagir face à ça c'est pas la seule mais là celle qu'on a aujourd'hui parce que pour l'instant les élections il n'y en a pas la manière qu'on a de réagir aujourd'hui c'est d'aller dans la manifestation donc moi je profite du micro pour passer le message à tout le monde en disant le 22 mars il va y avoir des manifestations dans toutes les villes regardez où c'est et venez parce que c'est le moment de dire stop c'est le moment de la riposte populaire face à cette fascisation et ce sentiment que l'extrême droite en quelque sorte elle peut parader elle peut faire ce qu'elle veut et elle bénéficie d'une complicité et elle bénéficie d'une indulgence des pouvoirs en place qui est juste inacceptable donc ça c'est notre moment donc il faut y aller il faut être là ce jour-là

2:43:21
Intervenant

Au-delà de la manif vraie question

2:43:23
Présentateur

Est-ce que le PS et compagnie ? Ça pardon moi je ne peux pas répondre à leur place la manifestation elle est ouverte à tous ceux qui ont envie d'y participer maintenant c'est eux qui décideront s'ils ont envie d'y participer ou pas

2:43:32
Intervenant

Au-delà de la manif vous parlez d'une riposte contre l'extrême droite qu'est-ce que vous organisez en plus ?

2:43:38
Présentateur

On fait plein de choses contre l'extrême droite qui est l'institut de réflexion avec lequel travaille la France Insoumise qui vient de publier un livre justement sur comment lutter contre l'extrême droite on organise des conférences partout en France sur le sujet on a pardon je vais parler de choses qui peuvent vous paraître peut-être un peu petites mais quand on est militant on utilise les moyens qu'on a à notre disposition on a des campagnes de trac d'affichage pour dénoncer l'imposture du Rassemblement National pour montrer que ces gens-là ils viennent au moment des élections en essayant de se faire passer comme les alliés des catégories populaires et qu'une fois qu'ils arrivent au pouvoir on l'a vu dans la séquence budgétaire ils votent avec les macronistes contre tout ce qui va contribuer par exemple à augmenter les impôts des plus riches ou des grandes multinationales qu'en quelque sorte ils sont des hypocrites des gens qui sont là pour tromper et on essaye de faire cette démonstration et tous ceux qui sont et je sais qu'il y en a d'autres on n'est pas les seuls à essayer de le faire et je pense qu'on a besoin de faire ce travail d'explication on a besoin de riposte et on a besoin de désenfumage et je pense que les deux vont ensemble et si on veut les empêcher et ça moi c'est vraiment très important pour moi si on veut leur empêcher d'arriver au pouvoir on doit proposer une option politique et une option politique alternative parce que si votre option politique elle donne l'impression d'être une option politique qui participe globalement du système et bien alors à la fin les gens ils se disent on a le choix entre laisser les mêmes au pouvoir ou voter pour la seule alternative qui est celle de l'extrême droite et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas être en ambiguïté dans le rapport au macronisme parce que si on est en ambiguïté dans le rapport au macronisme on aide l'extrême droite à s'emparer du pouvoir voilà ce que je pense c'est pas un problème de j'aime pas les uns ou j'aime pas les autres c'est pas un problème de je suis trop méchant avec le parti socialiste etc mon problème c'est que si notre option politique elle est pas clairement identifiée clairement viable comme étant une option politique alternative au pouvoir en place alors on s'empêche de gagner et ça je pense c'est quand même important il y a eu les élections en Allemagne récemment c'était une grande coalition droite socialiste libéraux qui gouvernaient dirigés par les socialistes le parti socialiste allemand il vient de faire le pire score de son histoire depuis qu'il existe et l'extrême droite l'AFD a fait plus de 20% et les seuls qui ont progressé à gauche c'est nos amis de Die Linke et pourquoi ils ont progressé tout le monde le dira parce qu'ils ont eu la jeunesse ils ont eu les quartiers populaires et parce qu'ils l'ont fait sur une ligne de rupture d'un point de vue social et sur une ligne antiraciste et antifasciste moi je tire ces enseignements et je me dis c'est la même chose qu'on doit faire en France mais alors justement vous parlez des socialistes allemands je voudrais vous reparler des socialistes français parce qu'ils vont tenir un congrès au mois de juin prochain c'est-à-dire que c'est un moment où les militants votent pour choisir les dirigeants du parti et les orientations politiques du parti et on sait aujourd'hui que le PS est divisé en deux entre une ligne qui est celle de l'actuel premier secrétaire Olivier Faure plutôt favorable à une union avec les insoumis qui a eu lieu à deux reprises la NUPES plus le NFP et ses opposants en interne qui sont plutôt favorables à une séparation la plus nette possible entre le parti socialiste et le NFP Nicolas Maillard-Rossignol candidat contre Olivier Faure a même déclaré il a dit entre Glucksmann et Bompard il faut choisir alors je ne vous demande pas entre lesquels des deux vous choisissez par contre je vous demande si vous êtes d'accord pour dire que ce congrès du PS va être un moment un peu important quand même pour l'avenir de la gauche vous m'auriez posé la question il y a six mois je vous aurais dit oui je réponds de manière tout à fait honnête et transparente j'ai eu l'impression ces derniers mois que l'orientation du parti socialiste et d'Olivier Faure en particulier malheureusement se rapprochait de mon point de vue un peu trop de l'orientation politique de ceux qui étaient initialement ses opposants puisque dans les dernières déclarations j'ai l'impression qu'il reprend un peu à son compte l'idée que de toute façon on ne peut pas travailler avec les insoumis voilà ça c'est la première chose que je veux dire la deuxième c'est franchement pour le bien de tout le monde je pense qu'il est mieux que je ne prenne pas partie dans le progrès du parti socialiste parce que je vais vous dire pourquoi je vais vous dire pourquoi c'est parce que si je dis que je soutiens l'un mais alors les autres ils vont tout de suite l'utiliser pour dire regardez la preuve qu'il ne faut pas voter pour lui c'est parce que je soutiens l'un mais pourquoi vous ne soutenez pas celui que vous ne voulez pas vous soutenez Nicolas Maillard au Signol je le savais vous êtes malin vous si vous êtes si radioactif que ça au pèse servez-vous non moi je pense qu'ils vont faire ils ont leur moment ils choisiront les orientations qui sont les leurs et en fonction des orientations qu'ils auront choisies on verra quelles conséquences ça aura sur la suite

2:47:57
Intervenant

c'est quand le prochain congrès des Léphi ?

2:48:00
Présentateur

à la France Insoumise il n'y a pas de congrès à la France Insoumise il y a ce qu'on appelle des assemblées représentatives parce que ça vous fait rire mais peut-être que vous ne le savez pas d'ailleurs et la dernière elle a eu lieu au mois de décembre c'est là que vous avez mis à jour votre programme d'ailleurs on a mis à jour on a mis à jour notre programme un petit peu après au mois de janvier mais par contre au moment de notre assemblée représentative on a adopté un texte d'orientation sur les municipales sur les présidentielles sur les législatives et contrairement à ce que j'entends parfois à la télévision ce texte il a été travaillé par tous les groupes locaux de la France Insoumise il y en a plus de 2000 sur l'ensemble du territoire national et ensuite il a été soumis au vote sur la plateforme de la France Insoumise et il a été voté à 93% voilà donc pour ceux qui disent qu'à la France Insoumise il n'y aurait pas de moment où on peut discuter collectivement au moment de validation de nos orientations c'est complètement faux mais ce n'est pas parce qu'on ne fonctionne pas de la même manière que les autres parce que nous on ne fait pas des congrès tous les trois ans on fait des assemblées représentatives tous les six mois c'est la méthode on a le droit de ne pas être d'accord avec mais elle n'est pas moins valable que celle des autres de mon point de vue elle est même un peu meilleure mais les militants ne choisissent pas leurs dirigeants si je m'abuse il n'y a pas de vote pour les différents ils le font secteur par secteur ils ne nous ont pas élu par exemple ils le font secteur par secteur dans une coordination et cette coordination elle choisit en son sein son coordinateur ou sa coordinatrice c'est comme ça qu'on a fonctionné pour le renouvellement de notre direction la dernière fois c'était en 2022 voilà pour être tout à fait explicite et si vous êtes très intéressé par la France Insoumise et son fonctionnement vous pouvez aller sur le site de la France Insoumise et tout est expliqué c'est expliqué comment vous choisirez aussi la suite de Jean-Luc Mélenchon et bien vous voyez si vous aviez lu le texte d'orientation dont je suis en train de vous parler il précise exactement la manière avec laquelle la France Insoumise choisira son prochain candidat ou sa prochaine candidate à l'élection présidentielle et bien par une proposition qui sera faite par la direction du mouvement à ce qu'on appelle l'intergroupe c'est à dire là où il y a tous nos députés et nos députés européens et ensuite cette proposition elle sera faite à tous les Insoumis qui voteront en faveur ou contre cette proposition donc c'est la proposition d'un seul nom ?

oui ah d'accord avec des débats qui sont transparents les débats entre vous au sein de la direction ou pas ? est-ce que les militants sauront pourquoi ?

mais nos débats ils sont toujours transparents mais si vous avez envie de participer à nos débats je peux juste vous inviter à rejoindre la France Insoumise vous verrez mais on débat de tout on en débat souvent mais juste on a un mode d'organisation qui est un peu différent non je cherche à le comprendre je ne me sens pas agressé non mais je ne me sens pas agressé pas du tout c'est juste que par exemple vous me posez une question elle est dans notre texte d'orientation et ce texte d'orientation il est public il a été adopté au mois de décembre donc c'est pas du tout que je me sens agressé j'essaye de vous informer on vous donne juste l'occasion en réalité on en a déjà discuté à l'Assemblée c'est pour ça on vous donne juste l'occasion

2:50:38
Intervenant

d'expliquer les choses

2:50:40
Présentateur

non mais pas problème je les explique avec grand plaisir donc ce sera un vote plébiscitaire pour le futur ou la future candidate pour l'élection présidentielle c'est notre modalité de choix de notre futur candidat ou candidat j'ai le temps pour une dernière question vas-y Usul il y a un sujet qui a été au coeur de l'actu ces derniers temps il y a eu la fin de C8 on parle de montée de l'extrême droite il y a aussi la montée du groupe Bolloré qu'est-ce qu'on fait de l'ARCOM ?

l'ARCOM dont certains étaient contents se disaient bah tiens ils ont censuré ah c'est bien d'autres qui disaient ah l'ARCOM a censuré c'est horrible je crois qu'il y a un des problèmes avec l'ARCOM c'est quand même son mode de désignation des gens qui sont dedans ce serait quoi donc question ouverte ce serait quoi une autorité de régulation qui ferait bien son travail qui serait représentative et dans lequel on pourrait avoir confiance y compris pour bien faire ce travail de régulation et le faire de manière légitime ça serait quoi une bonne régulation ?

merci je pense que ça je pense qu'il pourrait y avoir au moins j'en sais rien il n'y a pas de proposition dans le programme de la France insoumise sur ce sujet je réponds librement mais il pourrait y avoir il pourrait par exemple y avoir une émanation des journalistes il pourrait y avoir une émanation des téléspectateurs il pourrait y avoir une structure qui est chargée de vérifier parce que quand même il y a eu beaucoup j'en profite il y a eu beaucoup d'hypocrisie dans ce débat quand même sur la fermeture de C8 alors moi franchement voir la droite et l'extrême droite qui pendant des années et des années à longueur de plateau dit que la justice est trop laxiste avec les multirécidivistes et qui refuse qu'une chaîne qui a reçu plus de 20 signalements pour avoir des pratiques qui ne respectent pas les règles d'attribution des fréquences au bout d'un moment on leur dit vous ne pouvez pas avoir votre fréquence et les voir tous pleurer couiner en disant que c'était une remise en cause de la liberté d'expression les mêmes qui nous poursuivent pour apologie du terrorisme quand tout ce qu'on dit ça ne leur convient pas et ensuite voir monsieur Hanouna venir nous dire qu'il allait pleurer pour les 200 salariés de C8 comme si monsieur Hanouna il en avait quelque chose à faire des salariés de C8 franchement j'ai trouvé cette séquence dégueulasse d'hypocrisie pardonnez-moi du terme donc moi je dis franchement oui la chaîne elle n'a pas respecté ses obligations et c'est normal que les chaînes elles aient des obligations et quand une chaîne elle ne respecte pas ses obligations c'est normal non pas qu'elle soit fermée parce qu'elle n'a pas été fermée juste qu'elle n'ait pas la fréquence pour pouvoir continuer à diffuser parce que cette fréquence elle est conditionnée à des conditions et ensuite s'ils décident de fermer la chaîne sur cette base-là c'est le groupe Bolloré qui a laissé tomber les 200 salariés c'est pas l'ARCOM je ne suis pas là pour défendre l'ARCOM j'ai plein de critiques à leur faire mais sur ce sujet je trouve la manière avec laquelle il y a toute une partie de la classe politique et y compris du gouvernement en France qui est venu pleurer des fausses larmes sur la liberté d'expression franchement ça m'a écœuré et je rappelle que l'ARCOM est attaqué par l'extrême droite qui veut sa suppression qui comme d'autres autorités ils veulent tout déréguler de toute façon mais bon on peut quand même réfléchir à comment ça pourrait être plus efficace oui sans se joindre d'où la question ça peut être un angle de réflexion et comment faire une autre ARCOM nous on était pour un conseil de déontologie dans les médias plus large qui permettent aussi parfois parce que quand il y a quelque chose de faux dans les médias aujourd'hui vous avez peu de moyens démocratiques pour pouvoir dire c'est pas normal c'est pas pour les contrôler pour quand même vérifier que les règles elles puissent le problème de la déontologie c'est qu'aujourd'hui il y a des conseils déontologiques qui sont notamment pour les avocats c'est l'ordre des avocats ou l'ordre des médecins c'est des professions qui sont libérales aujourd'hui les journalistes ne sont pas des professions libérales c'est-à-dire qu'elles répondent à un emploi ce sont des salariés il y a des pays où il y a des conseils de déontologie pour les médias ça peut poser ça pose une question ça peut poser une question mais moi je trouve que ce serait quand même bien qu'ils puissent y avoir un cadre de cette nature maintenant si on veut faire un vrai débat sur les médias la concentration de la presse la propriété de la presse les journalistes aussi pas seulement leur taper sur les doigts on est à côté du sujet si on pose pas la question de l'hyperconcentration si on pose pas la question d'une loi de déconcentration dans les médias pour que ça puisse pas être le même propriétaire qui possède quasiment tous les médias ça ça sera des mesures qui seront des mesures fortes mais ça serait un débat à part entière et ben on vous réinvitera à ce moment-là merci beaucoup Manuel Bompard d'être venu sur le plateau de la suite je vous laisse quitter le plateau

2:54:35
Intervenant

on arrive on va juste conclure cette émission on arrive à la fin

2:54:42
Présentateur

de notre émission chers amis merci beaucoup à vous c'était très chouette elle était bien cette émission un grand merci encore une fois à Joseph qui était avec nous en direct depuis Kiev tout à l'heure pour nous parler de l'Ukraine c'était passionnant on va essayer de les réinviter si malheureusement l'actualité continue à tourner autour de l'Ukraine et il y a de fortes chances que ça arrive merci les copains pour tout ce que vous avez dit ce soir sur ce plateau c'était chouette ça vous a plu ?

ouais c'était cool carrément surtout le quiz speedrun le trauma est présent on a bien senti que le trauma était présent je suis content d'être là je suis là je boue toute la semaine j'ai plein de trucs à dire et là j'arrive à chaque fois des fois c'est un peu désordonné je suis désolé mais non tu fais des parties

2:55:19
Intervenant

oui j'essaie de structurer de faire des points tu fais genre en trois points et puis en plus après il n'y a pas les trois points vous avez tout c'est juste un tunnel du zul et il n'y a jamais les trois points c'est là ok c'est le premier point c'est le deuxième point parce que moi j'essaie de suivre je pars en tunnel comme Edoui mais plus lénaire c'est le deuxième

2:55:35
Présentateur

plus fouillis aussi je pense vous avez tous vos genres de tunnels et je vous aime bien pour ça je vous adore éperdument pour ça dimanche Rhinocéros sur Hanouna on va prendre Hanouna au sérieux c'est important pas juste le côté bouffon pas juste l'arcom justement on oublie un peu ça on regarde ce que va faire Hanouna maintenant et qu'est-ce qu'il est devenu ce personnage y compris avec la fin de C8 donc sur Rhinocéros la chaîne de Blast c'est dimanche Léa où est-ce qu'on te retrouve ?

2:56:01
Intervenant

bonne question bon pas grand chose pas d'énormes actues là à venir je réfléchis tranquille t'as le droit ouais elle est cool tranquille pas obligé d'avoir des actus toujours sur Popol évidemment oui Popol toujours oui oui Popol toujours médias féministes Popol ah le média féministe non non non un média de Léa non un média politique qui propose un regard féministe sur la politique

2:56:23
Présentateur

trop long mais ok trop long

2:56:25
Intervenant

mais ouais ouais non non bien sûr abonnez-vous à la newsletter écoutez les podcasts enfin bref on est là quoi

2:56:30
Présentateur

Emilio évidemment toujours sur l'Humanité l'Humanité Magazine l'Humanité.fr et l'Humastream et une nouveauté aussi le 23 mars je participerai je sors du banc de touche pour participer au podcast cinéma au super podcast cinéma réalisé sans trucage je vous invite à l'écouter qui parle d'actualité du cinéma de cinéma de patrimoine et des sorties cinées de la semaine il y aura un enregistrement public à Lille pour le festival Série Mania et ensuite il sera écoutable évidemment en podcast à partir du mardi 22 oula je vais pas le mardi d'après et voilà très bien super

2:57:10
Intervenant

tu vas parler tu vas faire la même chronique que tout à l'heure ou non

2:57:13
Présentateur

j'ai pas le droit de révéler le film pourquoi vous rigolez et bah très bien à retrouver du coup ce podcast cool merci et merci à vous moi non justement j'étais en train de réfléchir j'ai pas grand chose de philosophique et particulier d'actu j'ai des trucs à vous annoncer qui vont arriver plus tard il fait des tweets sur blue sky vous verrez c'est le bon endroit merci à toutes les personnes qui ont rendu cette émission notamment à vous qui êtes allé sur le KissKissBankBank et qui avez participé au financement de tout ce merdier merci à vous le public c'est la fin de cette émission c'est la fin de cette émission

2:57:42
Locuteur

c'est la fin de cette émission

BACKSEAT - S04E15 - Une troisième guerre mondiale · Pourquijevote