Face à Philippe de Villiers / 8 mars 2024 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:15OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que ça veut dire de réinterpréter les paroles de la Marseillaise ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Que représente la Marseillaise pour vous ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Pourquoi cette cérémonie vous gêne-t-elle ?
- 8:26OuverteRéponse directe
Vous aviez tenu ce discours il y a 30 ans avec Jacques Lang. Pourquoi en reparler ?
- 10:36FerméeRéponse directe
Est-ce qu'on peut dire que vous êtes féministe ?
- 11:27OuverteRéponse directe
Est-ce que la parité a amélioré le sort des femmes en 30 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Invité politiqueFait
« Je ne crois pas à l'égalité des femmes et des hommes parce que je crois que les femmes nous sont supérieures. »
- 16:51Invité politiqueFait
« Comme d'ailleurs pendant la Révolution française, la croix avait été cassée avec les lanternons au nom de l'être suprême. »
- 20:53Invité politiqueFait
« La guerre est revenue sur notre sol. »
- 21:15Invité politiqueFait
« Il a dit « n'est-ce pas notre guerre ? » Non, ce n'est pas notre guerre. »
- 21:53Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de limite, vous avez raison. Les lignes rouges sont franchies. »
- 25:14Invité politiqueFait
« Macron voit que, en fait, il n'y a plus de leadership en Europe. »
- 30:37Invité politiqueFait
« La main-d'œuvre de l'Europe orientale et la Chine inondent le marché allemand avec ses automobiles. »
- 30:52Invité politiqueFait
« Il y a la divergence sur l'Ukraine. »
- 31:07Invité politiqueFait
« Ils veulent rétablir le pacte de stabilité avec des règles budgétaires sévères et ils veulent une Europe à 35 parce qu'avec une Europe à 35, ils seront majoritaires et ils veulent la fin de l'unanimité. »
- 34:44Invité politiqueFait
« Il faut éviter, il faut que, pour que la paix soit possible, éviter à tout prix que les États européens retrouvent leur souveraineté nationale. »
- 35:19Invité politiqueFait
« Il faut faire les États-Unis d'Europe qui seront le complément des États-Unis d'Amérique. »
- 36:31Invité politiqueFait
« Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire faire un grand marché planétaire de masse, abolir la politique, passer par l'économie. »
- 38:30Invité politiqueFait
« Avez-vous un mandat électoral ? Réponse non. »
- 39:16Invité politiqueFait
« Il faut voir les audiences que vous faites. »
Temps de parole
- Philippe de Villiers60 %
- Présentateur19 %
- ?12 %
- Locuteur 23 %
- Locuteur 12 %
≈ 96,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Quasiment
19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe de Villiers. Cher Philippe, bonsoir.
Bonsoir, Ilotte. Bonsoir, Geoffroy.
Geoffroy,
le
jeune est avec nous. Bonsoir à tous les deux. Philippe de Villiers, on va commencer par une séquence surprenante, pour ne pas dire historique. Au moment de la cérémonie de constitutionnalisant l'IVG, la chanteuse Catherine Ringer a interprété la Marseillaise ce vendredi en revisitant l'hymne national, citoyen, citoyenne, a ajouté la star d'Erythe Tamitsouko, et adieu qu'un sang impur abreuve nos sillons, place à une loi pure dans la constitution. Regardez. Aux armes citoyennes, formons,
marchons
et chantons.
Geoffroy, le jeune.
On
est 45 ans après Gainsbourg qui chantait aux armes, etc., qui était une façon de revisiter la Marseillaise déjà. Qu'est
-ce
que ça veut dire de réinterpréter, de réécrire les paroles de la Marseillaise, Philippe
?
C'est l'ami carême,
c
'est la porte aux hymnes.
On touche à tout, y compris l'hymne national. C'est le paradis diversitaire, comme dirait Mathieu Boncôté.
Une
Marseillaise inclusive. Donc citoyen, citoyenne, donc l'écriture inclusive. Et en même temps, il y
a
une chose qui m'a beaucoup gêné, parce que j'ai quelques références historiques. La loi pure, ça rappelle le génisme d'un régime politique
qu
'on a connu dans les années 30 et on a vu ce que ça a donné. Donc le mot loi pure, la loi pure qui est pure,
ça
me gêne profondément.
Et
ça vous gêne peut-être parce qu'il y a une histoire à travers la Marseillaise, Philippe de Villiers.
Que
représente la Marseillaise pour vous
? Pour
moi, la Marseillaise, elle représente
un
premier souvenir familial.
Mes
deux frères, Bertrand et Pierre,
à
la cérémonie du triomphe de Saint-Cyr, quand ils sont devenus officiers français
dans
la tradition familiale,
et
qu'on entend le commandement, « A genoux les hommes, debout les officiers
». Et
là,
tous
les sers rares en grand U chantent la Marseillaise.
Et
ce souvenir fait écho
à
la mémoire familiale, puisque
notre
grand-père,
Louis
de Villiers,
est
mort à la tête de sa compagnie le 8 septembre 1914,
en
chantant la Marseillaise, en casoir gamblant,
comme
le serment de 1914, pantalon garance,
il
a chanté la Marseillaise.
Et
quand on a retrouvé son corps, victime d'un obus,
il
a été rapatrié
en
Normandie, berceau de la famille en 1923.
On
a retiré sur son corps sa chevalière,
qui
vient de loin,
pour
service rendu, mort au champ d'honneur de génération en génération. Cette chevalière a été donnée à mon père, qui l'a portée dans le camp de représailles de Lubeck, pendant la Deuxième Guerre mondiale. Et quand mon père est mort, cette chevalière, c'est
moi
qui en ai hérité, et je la porte sur moi. Et pendant toute ma vie politique, on m'a chahuté, on m'a dénigré, on m'a piétiné, à cause de cette chevalière.
Donc,
pour moi, la Marseillaise, on ne triture pas l'hémine nationale.
Philippe
Devilliers, l'interruption volontaire de grossesse est scellée désormais dans la Constitution. Le vote a eu lieu ce lundi à Versailles. Le Parlement, d'ailleurs, était réuni en Congrès, 780 points pour, 72 contre, une constitutionnalisant, entraînant, vous le voyez à l'image, une cérémonie ce vendredi.
Toutes
les convictions, Philippe Devilliers, doivent être entendues sur ce sujet avec bienveillance, sans volonté de polémiquer. À célébration qu'il y a eu aujourd'hui, vous répondez gravité. Pourquoi
? D
'abord parce qu'on est hors sujet,
que
personne ne le dit.
Mais
il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de femmes aujourd'hui,
puisque
c'est la journée des femmes,
qui
se disent, mais le vrai problème, c'est la liberté d'aller et venir.
C
'est ça, le problème des femmes aujourd'hui. La liberté de ne pas être violée par les OQTF, comme Claire le disait
à
l'instant avec Olivier,
dans
l'émission précédente.
Et
puis,
quand
j'entends les cariatides
du
nouvel érectéon du néo-féminisme,
qui
voudrait l'abolition des sexes, on en est là aujourd'hui,
je
me dis que,
finalement, toutes
ces femmes ont bien de la chance, parce que
c
'est
la
culture judéo-chrétienne
qui
a
créé
le féminisme,
qui
l'a porté sur les fronts baptismaux, qui a
interdit
le féminicide. Le premier, il s'appelle Jésus-Christ, avec la lapidation de la femme adultère.
Il
écarte la foule,
il
dit, non, vous ne la condamnez pas.
Qui a
instauré pour la première fois, on appelle ça une révolution, la révolution polynienne, dans l'épître aux Galates, qui a instauré l'égalité foncière de l'homme et de la femme
? Il
n'y a plus ni juif, ni grec, ni femme, ni homme, ni esclave, ni homme libre. C'est une révolution
qu'on
n
'a
jamais remise en cause. C'est la chrétienté, c'est le christianisme.
Et
qui est le pays inventeur de la courtoisie ? La France chrétienne, la France de la chevalerie. Ce n'est
pas
moi qui le dis, c'est Charles Seigneau-Bos, un historien républicain, s'il en est.
La
France de la courtoisie, la France qui invente la courtoisie, c'est ce qu'on appelle au Moyen-Âge la France d'âme de haut port et de seigneurie.
C
'est-à
-dire
pendant que le chevalier tient sa cour de justice, la dame tient sa cour d'amour. C'est elle le jugeant d'amour.
Et
qu'est-ce que ça donne la courtoisie ? Plus tard, tous les historiens le savent et le disent. La courtoisie, ça donne la galanterie,
ça
donne
l
'élégance des manières et ça donne la mode. Si la France est le royaume,
de
la mode dans le monde entier,
c
'est à cause de la courtoisie.
Et
donc en fait,
la
chrétienté, elle a inventé un monde. Elle a inventé un monde
où
la femme peut circuler librement. Elle a inventé un monde où on n'excise pas les femmes. Il
n
'y
a
pas d'excision. Il n'y
a
pas de crime d'honneur. Où la femme vaut un homme en justice, pas la moitié d'un homme.
Donc, tous
ces islamo-gauchistes, tous ces néo-féministes, aujourd'hui, ils font la fête. Mais bientôt, ils auront la gueule de bois. Parce qu'on est en train de détruire une société. On est en
train
de détruire
ce
qui fait la grandeur de la femme. Moi, je suis attaché à la figure maternelle et féminine. Michelet disait, la France est une femme. Et Anatole France disait, la langue française est une langue de femme.
De
femme belle, de femme audacieuse. Donc,
dans
notre civilisation, la femme est première.
Et
donc, et c'est pas pour rien que on se tourne tous quand il y a des malheurs dans l'histoire de France vers Notre-Dame. La cathédrale Notre-Dame. C'est pas pour rien qu'on a fait les cathédrales. La cathédrale, c'est la dame Notre-Dame.
Vous
aviez déjà tenu peu ou prou ce discours-là il y a une trentaine d'années.
Et
on avait déjà passé cette séquence lors d'un débat
que
vous aviez pu avoir en 1998 avec un certain Jacques Lang. Et il était question de la parité dans la vie politique. Écoutez, parce qu
'il
y a la question des quotas qui se posent également. On avait évoqué cette question-là il y a quelques mois, si je ne m'abuse. Mais
vendredi
8 mars, journée internationale des droits des femmes. Il me paraissait important qu'on réécoute ce que vous aviez pu dire à Jacques Lang ce jour-là.
Je
ne crois pas à l'égalité des femmes et des hommes
parce
que je crois que les femmes nous sont supérieures.
D
'abord parce qu
'elles
nous mettent au monde et ensuite statistiquement elles nous enterrent. Ensuite je crois, comme Jacques Lang,
que
c'est un véritable scandale de voir que la moitié du corps électoral ne soit pas finalement représentée.
je
crois que si les femmes étaient plus nombreuses à l'Assemblée nationale pendant 1998, beaucoup de problèmes, le code du travail, la politique de la famille, la politique de l'école seraient traitées différemment.
Alors,
sous bénéfice d'inventaire, mais ce que je ne comprends pas, c'est la déduction que vous faites, Jacques Lang, pour aller à cette idée des quotas. Alors pourquoi
?
Parce que c'est une forme de mépris de la femme.
C
'est-à-dire qu'en fait,
si
par exemple je dis à Arlette Chabot, tiens je vous demandais d'être candidate pour le mouvement pour la France
dans
le Loire-et-Cher en 1998.
Jacques Lang va me faire la même proposition.
Et
alors je vous explique que voilà, ce n
'est
pas parce que vous avez du talent, ce n
'est
pas parce que vous êtes compétente, ce n
'est
pas à cause de votre personnalité, mais voilà, il faut que je remplisse mon quota de femmes.
En
d'autres termes, la notion de quota, c'est l'idée sous-jacente que les femmes ne seraient pas capables par elles-mêmes, par leur propre mérite, d'accéder au mandat public et aux responsabilités. Geoffroy
Lejeune.
Ne soyez pas choqué, Philippe, mais est-ce qu'on peut dire que vous êtes
féministe ? Dans
ce sens-là, oui.
Alors,
je suis
féministe parce
que je crois que la femme est capable toute seule de montrer sa supériorité à l'homme.
Et
l'idée des quotas, c'est l'idée qu'il faut lui mettre des béquilles.
Et
d'ailleurs, cette idée des quotas, elle vient des Etats-Unis, comme d'habitude.
Et
aux Etats-Unis, en ce moment, je ne
sais
pas si vous savez, la discrimination positive est remise en cause dans toutes les universités et par les pouvoirs publics parce que ça n'a pas marché. Pourquoi ? Parce que beaucoup de personnes qui étaient bénéficiaires de la discrimination positive se sont levées en disant « Mais on n'a pas besoin d'une loi pour nous protéger.
On
est capable par notre talent d'accéder aux responsabilités.
» On vient de voir dans l'extrait à l'instant que vous avez assisté à la création de ce monde des quotas et de la parité. Est-ce que vous diriez qu'en 30 ans,
ça
a amélioré le sort des femmes
? Non,
je pense que la parité introduit un regard de mépris et de jalousie réciproque.
C
'est-à-dire que la femme se dit « Oui, elle ne
m
'a pas pris pour ma valeur, elle m'a pris parce qu'elle avait besoin d'un quota, de remplir son quota. » Je sais de quoi je parle. Moi, quand j'étais président du Conseil général, on avait plusieurs femmes. Il n
'y
avait pas besoin de quota. Elle est née debout. Elle n'avait pas besoin d'un col en amidon. Donc, cette idée, je te prends parce que j'ai besoin d'un quota, c'est comme le shabada-shabada pour les listes européennes. On cherche une femme en numéro 3. J'ai entendu ça toute ma vie. On cherche une femme en numéro 3. Donc, on ne dit pas à une femme, Madame Dupont,
je
vous ai pris parce que vous êtes brillante, vous êtes remarquante et vous vous déplacez les foules. Non, je vous prends parce que je remplis mon quota. Une femme, maintenant, ça remplit un quota. Quelle poésie. Mon Dieu.
Philippe Devilliers, parlons à présent des Jeux Olympiques. Dans six mois, Paris sera la capitale du monde. Elle l
'est
peut-être déjà. Tous les symboles comptent et notamment l'affiche officielle pour cette Olympiade, l'œuvre d'Hugo Gattoni, avec un détail qui en a choqué plus d'un, jusqu'à s'inviter dans les questions au gouvernement, au Sénat. Le dôme des Invalides est orné d'une simple pointe. La croix dorée n'apparaît donc plus sur l'illustration. Cela a donné lieu à un échange de haute volée entre la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castera, et le sénateur Roger Carucci. Écoutez.
Monsieur le Premier ministre,
quelle
différence fait votre gouvernement entre une croix et une flèche
? Vous
aurez sûrement remarqué que sur cette affiche des Jeux Olympiques et paralympiques, la tour Eiffel est rose. Elle est encerclée par le Stade de France. Vous aurez sûrement remarqué, Monsieur le Sénateur, que l'arc de triomphe,
il y
a le métro qui est en dessous et qu'une partie de tennis fauteuil se joue sur sa partie supérieure. Vous aurez remarqué aussi que ce sont les jardins de Versailles qui sont proches de l'obélisque et que l'obélisque est à la place du Champ de Mars. Et vous aurez remarqué aussi que c'est la vague de Tioupo en Polynésie française qui roule sur la Marina de Marseille. Ces erreurs, elles sont multiples. C'est des écarts à la réalité. Et ça, non, la liberté d'un artiste.
Non, Madame la Ministre, désolé, ça n'est pas la même chose.
Vous
pouvez peindre la tour Eiffel dans la couleur que vous souhaitez.
Mais
vous ne pouvez pas enlever
la
croix du Dôme des Invalides
qui
est là depuis Louis XIV.
vous
ne pouvez pas changer l'histoire de France.
Vous
pouvez
faire
un dessin, laisser la liberté de l'artiste.
Mais
en fait, gouvernement, parlement,
nous
sommes la nation.
Mais
nous sommes la nation de manière provisoire.
Nous
avons des prédécesseurs, nous aurons des successeurs.
Cette
nation, elle est fière
d
'organiser les Jeux Olympiques.
Mais
elle ne veut pas être effacée. Les nations ne sont pas éternelles, pas plus que les Etats et les Empires. Faites la nation, toute la nation, la République, toute la République, la France, toute la France, mais n'effacez pas nos symboles.
Philippe de Villiers, cachons cette croix que je ne saurais
voir. Oui, il est magnifique, Roger Carucci. C'est admirable quand il dit nous sommes là pour le provisoire. Il se réclame de la grande continuité historique française, magnifique. Alors,
moi,
sur cette affiche, je vais vous dire ceci.
D
'abord, la France qui est représentée n'est plus celle des patries charnelles et spirituelles qui exhibent ses chefs-d'œuvre. C'est
un
espace de jeu d'entertainment à l'américaine. Et je vais vous faire une confidence.
Je
connais bien les parcs d'attractions américains puisque le
plus
du fou vient d'avoir une distinction. On en parlera peut-être. Peut-être, oui. À Las Vegas,
je
connais tout ça par cœur. Et ce que j'ai découvert, j'ai retrouvé dans les archives, le dépliant guide du parc Epcot. Qu'est-ce donc ? Epcot, c'est un parc de Disneyland qui est à condenser une miniature du monde entier
avec
des monuments, etc. Et c'est exactement la copie de l'affiche des Jeux. En fait,
c
'est Gaston Chessac revu par Philippe Muray et Huelbeck.
C
'est puéril, c'est infantile, c'est infantile. Vous savez, malheur, l'ecclésiasme, malheur au royaume dont le prince est un enfant, mais il joue au Lego, il joue à la guerre, il faut revenir dans le réel. Et alors là, en plus, moi qui connais bien les invalides, l'affiche mutile un monument religieux, elle le mutile.
Comme
d'ailleurs pendant la Révolution française, la croix avait été cassée avec les lanternons au nom de l'être suprême.
Et ça
veut dire que là encore, c'est la France diversitaire, là encore, c'est la France inclusive.
Et
ça me fait penser au verre de Baudelaire et l'imagination qui dresse son orgie ne laisse qu'un esquif aux clartés du matin. J'offre
France.
J'offre à le jeune. Moi,
j
'ai une question que
je
me suis posée cette semaine et que je voulais vous poser ce soir. C
'est
pas la première fois en réalité qu'un édifice religieux est mutilé, comme vous dites, et qu
'on
lui enlève son sens. Pourquoi cette fois-ci ça fait particulièrement réagir ? Ce n
'est
pas une polémique qui sort de nulle part.
Parce
que
les
Français
se
sentent dépossédés
de
tout ce qui les constitue.
Et
que ça n'est surtout pas le moment de soustraire
à
l'image qu'on veut donner dans le monde, de soustraire
ce
qui a fait la grandeur de la France. ce pour quoi
le
monde entier regarde la France, ce pour quoi le monde entier aime la France, ce pour quoi le monde entier a envie de venir en France.
Et
pour vous répondre, je vais ajouter ceci.
Je
connais bien Rio parce que j'ai fait un film sur Philippe Janteau, sur le premier, le Boc Challenge. À
l
'époque, je suis allé à Rio et je suis monté au Christ du Corcovado.
Je
ne
sais
pas si vous connaissez le Christ du Corcovado.
Mais
c'était l'image des Jeux Olympiques d'Orio.
Donc
eux, ils n'ont pas de scrupules.
Et
donc, à force d'avoir cette honte de nos racines, on cède au globalisme macronien.
Et
on revient à la phrase de 2017 que Emmanuel Macron n'a jamais pu effacer.
Il
n'y a pas de culture française.
C
'est terrible qu'il pense ça.
C
'est terrible.
Quand
je les vois tous les deux avec Brigitte Emmanuel, je me dis, mais
ce
n
'est
pas eux que j'ai connu quand ils sont venus au Puy-du-Fou chercher ce qu'il appelle l'écho des tendresses françaises.
Mais
que sont-ils devenus ? Que s'est-il passé
?
Où sont-ils ?
On
dirait qu'ils aiment Globalia, mais qu
'ils
n'aiment plus la France.
Que
se passe-t-il
?
Parlons justement d'Emmanuel Macron à travers le conflit en Ukraine, Philippe Devilliers. Il nous reste quelques minutes, on y reviendra évidemment après la publicité. La semaine dernière, Emmanuel Macron surprenait ses alliés en expliquant que l'envoi des troupes occidentales n'était pas exclu à l'avenir. Cette semaine, le chef de l'État depuis Prague persiste et signe en demandant de ne pas céder à la lâcheté face au danger qui frappe l'Europe. Écoutez le président de la République.
Nous
abordons
à
coup sûr un moment de notre Europe
où
il conviendra de ne pas être lâche.
On
ne veut jamais voir
les
drames qui viennent.
On
ne veut jamais voir ce qui se joue.
Et
je crois que nos deux pays
ont
conscience de ce qui est à l'œuvre en Europe.
du
fait que la guerre est revenue sur notre sol,
que
des puissances devenues inarrêtables sont en train
d
'étendre la menace chaque jour de nous attaquer nous-mêmes davantage.
Et
il nous faudra être à la hauteur de l'histoire.
Geoffroy
Lejeune a
une question pour vous. Philippe,
qu
'avez-vous pensé de cette déclaration du président qu'on vient d'entendre et de ces mots devant les présidents des partis d'opposition qui, quand il dit « notre soutien à l'Ukraine n'a pas de limite
». Vraiment,
je suis inquiet.
Et
je vais vous dire pourquoi.
Il
a dit, première phrase,
«
la guerre est revenue sur notre sol ». Non, ce n
'est
pas vrai. Donc, c
'est
là que je parle de jeux vidéo, ce n
'est
pas vrai. On ne peut pas remplacer la géographie par l'idéologie. La guerre, elle
n
'est pas sur notre sol. Il
n
'y
a
pas des chars russes sur notre sol
et
on n'est pas envahi pour l'instant.
Donc,
la guerre, elle est en Ukraine. Et deuxièmement, il a dit « n'est-ce pas notre guerre ? » Non, ce n'est pas notre guerre. Ce n
'est
pas la guerre de l'OTAN.
L
'Ukraine n
'est
pas dans l'OTAN. Et donc, c'est une guerre entre deux peuples slaves aux confins de l'Europe. Ce n
'est
pas au cœur de l'Europe, contrairement à ce qu'a dit le Premier ministre. il ne connaît pas sa géographie. Donc, on est dans l'idéologie. On risque de le payer très cher. Pourquoi ? Parce que, comme je vous l'ai dit la semaine dernière, les Russes, ils sont au premier degré. Pour eux, le verbe, c'est l'action. Donc, ils écoutent Macron qui dit « il n'y
a
pas de limite, vous avez raison. Les lignes rouges sont franchies.
Mais
qu'est-ce qu
'ils
veulent ? La guerre nucléaire
?
»
Ils
ne se rendent pas compte de tous ces gens. J'entendais une députée tout à l'heure qui dit « oui, mais on a une puissance nucléaire. » Mais attendez, il ne
faut
pas rire avec ça.
Quand
vous avez face à face deux puissances nucléaires, on n'est pas dans une cour d'école. On n'est pas au bistrot. Vous voyez ? À faire ça, tu vois, et sinon, je reprends une bière. On a affaire à des enfants. Quand je vois M. Séjourné, mais c'est un enfant. Ce sont des enfants. Il n'y
a
pas de maturité là-dedans.
Quand
j'entends Hubert Védrine ou Dominique Reynier, comme j'ai entendu cette semaine chez Sonia Mabrouk, je me dis « là, le navire, il est l'esté de plomb, là. Là, il y a l'expérience, il y
a
le bon sens, il y
a
la sagesse.
»
C'est ça qui nous manque.
Juste après la publicité, on continuera d'en parler et je vais vous demander pourquoi ce discours-là ? Pourquoi Emmanuel Macron s'en va en guerre ? C
'est
souvent l'expression qu'on a pu entendre cette semaine. On revient dans un instant. On a d'autres sujets à traiter et je sais que beaucoup de téléspectateurs vous attendent sur un sujet en particulier. A tout de suite.
La
suite de face à Philippe De Villiers, toujours avec Philippe, bien sûr, et Geoffroy, le jeune. Nous parlions juste avant la publicité du conflit en Ukraine et cette phrase d'Emmanuel Macron qui avait surpris ses alliés ainsi que les responsables des partis politiques, tous bords confondus, en expliquant que l'envoi des troupes occidentales n'était pas exclu côté autant. La question qu'on doit se poser à présent, Philippe De Villiers, c'est pourquoi Emmanuel Macron s'en va en guerre
? Alors,
il
nous
a donné
une
piste
pour
qu'on puisse expliquer cette démarche.
Il
a cité l'étrange défaite
et
je connais bien l'étrange défaite, Marc Bloch.
Et
il dit ceci, Marc Bloch,
il
s'adresse au général Gamelin
et
aux hommes politiques de ce temps-là et il dit ces gens-là ont rejoué la guerre d'avant.
Ils
ont voulu rejouer la guerre de 14, l'Imagino, etc. Alors que les Allemands pensaient la guerre de 40.
Et
qu'est-ce que font les gens qui sont au pouvoir autour d'Emmanuel Macron aujourd'hui ? Ils tentent de réinventer la guerre de 40,
c
'est-à-dire Hitler,
c
'est Poutine
et il
y a des collabos et des résistants. Les résistants, c'est Renaissance, c'est toute la bande et les collabos, c'est la droite, en gros. Ça, c'est la première hypothèse. C'est une hypothèse rentable, en fait, parce qu'il ne
faut
pas oublier que ce qui a sauvé Macron deux fois aux deux présidentielles, c'est le parquet financier pour Fillon, qu
'a
éliminé Fillon et ensuite la guerre en Ukraine le 24 février. Donc, il a kidnappé la campagne. Donc là, il essaie de recommencer. Bon. Est-ce que ça marchera ? Alors, c'est au prix quand même de nous exposer à une guerre nucléaire, quoi. Voyez un petit peu le niveau.
Il
y
a
une deuxième hypothèse, qui est une hypothèse européenne. Macron voit que, en fait, il n'y
a
plus de leadership en Europe. L'Allemagne, peut-être on en parlera, l'Allemagne ne se porte pas bien,
elle
ne peut plus être le leader
et
les États-Unis s'en vont.
Et
donc, ils se disent, c'est le moment pour moi de devenir le patron de l'Europe, le fédérateur de l'Europe, pour une Europe fédérale.
Et
en fait, peut-être quelqu'un lui a filé une fiche sur Bismarck. Et ça colle bien, en fait. Bismarck, qu'est-ce qu'il fait
? Il
fait une guerre avec l'Autriche.
Et
après la victoire de Sadova, il
constitue l
'Allemagne
du
Nord, la Confédération de l'Allemagne du Nord, avec un seul Verein, c'est un marché commun,
avec
les États du Nord.
Et
puis ensuite, il dit à ses collaborateurs, on a besoin d'une guerre, une autre guerre, pour fédérer les États du Sud. Et il fait la guerre de 1870
pour
pouvoir fédérer les États du Sud. Et il devient non plus le chancelier
de
la Confédération de
l
'Allemagne du Nord, mais le chancelier
d
'Allemagne.
L
'affaire est faite. Et donc, imaginons, Macron se dit, si on fait vraiment la guerre, qu'on envoie des troupes au sol,
qu
'on est en guerre, à ce moment-là, je peux devenir le patron de l'Europe. Voilà son calcul.
En
tout cas, c'est une hypothèse. Alors, cette hypothèse est peu vraisemblable, parce que je lui prête là une culture historique.
et
vous restez là-dessus. La position, vous parliez de l'Allemagne. Vous savez comment on appelle ça en télé ? Qui nous dit mot consent ? Un blanc. Un blanc. Restons sur ce blanc. Vous parliez de l'Allemagne il y a un instant, Philippe de Villiers, et ce qui est vrai, c'est que la position d'Emmanuel Macron n'est pas celle d'Olaf Scholz,
ni
même du ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius. Écoutez.
Il ne s'agit pas de savoir qui veut en faire plus. Il faut se concentrer sur ce dont l'Ukraine a le plus besoin. Nous n'avons pas besoin, du moins de mon point de vue, de discussion sur les troupes sur le terrain ou sur le fait d'avoir plus ou moins de courage.
C
'est quelque chose qui n'aide pas vraiment à résoudre les problèmes que nous avons.
On entend beaucoup parler souvent du couple franco-allemand. Là, si ce couple existe, on assiste à une dispute conjugale. Ma question, c'est est-ce qu'il existe encore ? Est-ce qu'il est en instance de divorce ? Depuis quand ? Et quel est l'état, le vrai état de la relation entre la France et l'Allemagne ? On est à la chambre à part.
Séparation de corps.
Alors, en
fait,
d
'où vient le couple franco-allemand
?
C
'est janvier
1963, De Gaulle et Adonauer concluent un traité.
C
'est le point de retournement définitif de réconciliation nationale. C'est là que tout commence.
Et
c'est du temps de Giscard. C'est Giscard et Schmitt
qui,
en fait, rapprochent les deux pays.
Et
c'est à partir de Giscard et de Helmut Schmitt qu'on parle du couple franco-allemand. La troisième étape, c'est Maastricht
qui
fera dire à Marie-France Garaud
dans
le couple franco-allemand, on sait maintenant, après Maastricht, que c'est l'Allemagne qui porte la culotte. En fait, dans sa stratégie
de
puissance,
l
'Allemagne
s
'est établie sur trois dépendances qui sont aujourd'hui
trois
facteurs de division par rapport à la France.
La
première dépendance,
c
'est la dépendance américaine. L'Allemagne ne pense pas sa défense comme la France. Elle se tourne vers
l
'Amérique
pour
sa protection, pour sa défense.
Tout
est pensé par rapport à l'Amérique.
Ce
n
'est
pas le cas de la France. Deuxième dépendance, la dépendance russe. Pendant très longtemps,
l
'Allemagne a dit « Non,
on
ne veut pas du nucléaire,
on
a le gaz russe et maintenant, les éoliennes et le charbon. Deuxième divergence.
»
Troisième dépendance, la dépendance chinoise.
On
a besoin d'exporter
vers
la Chine avec la route de la soie
et
d'utiliser la main-d'œuvre orientale à bas prix.
C
'est le fameux modèle mercantiliste.
Ils
ont une balance commerciale avec des résultats fantastiques, excédentaires et nous, pendant ce temps-là, on est déficitaire.
Qu
'est-ce qui cloche aujourd'hui
? Trois
choses. Premièrement, le modèle mercantiliste est en train de s'effondrer
parce
que l'Amérique s'en va doucement.
Donc,
ils sont perdus.
Ensuite,
le gaz russe, c'est fini.
Donc,
il est remplacé par le gaz liquéfié américain, mais il est beaucoup plus cher.
et
troisièmement,
le
modèle mercantiliste,
c
'est fini. La main-d'œuvre de l'Europe orientale et la Chine inondent
le
marché allemand avec ses automobiles. Ensuite,
il
y a la divergence sur l'Ukraine. Incroyable ce qui s'est passé. On est vraiment dans une séparation. de vision. Et enfin, ils ne sont pas d'accord sur l'Europe
avec
nous. Pourquoi ? Parce qu
'ils
veulent rétablir le pacte de stabilité avec des règles budgétaires sévères
et
ils veulent une Europe à 35 parce qu'avec une Europe à 35, ils seront majoritaires et ils veulent la fin de l'unanimité. Donc, je ne vois pas très bien sur quoi on va pouvoir s'accorder avec l'Allemagne. Et je pense que ce qu'on est en train de vivre avec l'Ukraine, c'est la fin de cette Europe,
de
la souveraineté européenne que voulait Emmanuel Macron.
On
y vient justement sur la question européenne, Philippe Devilliers. Il y
a
des couples qui s'aiment mais qui font parfois chambre à part. Vous parliez du couple franco-allemand. Ça peut arriver que des couples s'aiment et fassent chambre à part. revenons sur la question européenne.
On
est à moins de 100 jours des élections avec deux grandes visions de l'Europe
qui
vont s'affronter. Vous avez les européistes
qui
font de l'Europe la valeur cardinale
et
puis vous avez ceux qui veulent une Europe des nations avec un retour. Vous avez parlé de ce mot très important d'une souveraineté nationale
et
d'une coopération européenne sur différents sujets. Philippe Devilliers, vous souhaitez revenir dans cette émission sur l'origine de l'idée
européenne. Qu
'est-ce que vous voulez dire par là,
à
l'origine de l'idée européenne
?
Eh bien,
l
'Europe est née
dans
un verre,
dans
un chai.
L
'Europe est née dans un verre de cognac
avec
un petit jeune homme qui a vécu son enfance dans le monde
du
vin brûlé.
De
Gaulle avait un mot ironique.
Vous
avez compris qu'il s'agit de Jean Monnet
?
Oui.
Il
disait, Jean Monnet faisait un bon cognac.
C
'est dommage que cette occupation ne lui ait pas suffi.
En
effet, le jeune homme, très vite,
a
eu le goût du large,
il
a quitté
la
cave
et
il est parti en Angleterre.
Il
est passé de la vigne aux salles de marché.
quand
la guerre de 1914 est arrivée, il s'est fait réformer.
Il
a été rappelé par Clemenceau qui dit, « Que faites-vous, jeune homme ? » Il travaillait à la Banque Lazare. Là,
il
a fait fortune
et
repéré par les Anglais, il a été anobli.
Le
baronnet, le baronnet, Mister Monet of Cognac, qu'on l'appelait.
Et
Mister Monet of Cognac, l'Angleterre ne lui a pas suffi,
il
a débarqué aux États-Unis.
Et
là, en 1934,
il
dîne avec son associé
parce
qu'il a créé une banque. Et il pique la femme de l'associé, Sylvia Giannoli. Et elle dit, «
Mais
moi, je veux me marier religieusement.
»
Il dit, « C'est pas possible, il y a les règles de droit italien puisqu'elle est italienne.
»
Donc, il s'envole pour Moscou.
Il
convole à Moscou. Et donc, c'est un mariage soviétique, en quelque sorte, allégorique. Et il revient et là, en 1941, le couple s'installe à Washington.
Et
c'est là que tout commence.
Parce
que là, il entre au cabinet
de
Roosevelt.
Et
c'est dans le bureau de Roosevelt qu'ils vont dessiner les plans de la CK, le pool charbon-acier. Et c'est dans le bureau de Roosevelt qu'une note que j'ai retrouvée en 1943 dit ceci.
Il
faut éviter, il faut que, pour que la paix soit possible, éviter à tout prix que les États européens retrouvent leur souveraineté nationale. Il faut un grand ensemble atlantique.
Et
donc, c'est dans le bureau de Roosevelt qu'il est dépêché pour aller voir De Gaulle et il revient et avec Hopkins, le conseiller de Roosevelt, il dit ceci. Cet homme est dangereux, il est contre la reconstruction européenne, il faut le détruire. Dixit, Jean-Mené.
C
'est dans le bureau de Roosevelt qu'en fait, émet, est émise cette idée.
Il
faut faire les États-Unis d'Europe qui seront le complément des États-Unis d'Amérique. Et on va copier sur l'Amérique,
c
'est-à-dire, on va appeler ça à la Commission comme les agences fédérales américaines, on va appeler le discours de l'Union,
Madame
von der Leyen, comme aux États-Unis, on va faire ce que font les Américains avec même les mêmes mots.
Et
si vous voulez comprendre
comment
est née l'idée européenne,
écoutez
bien ce que je vais vous dire maintenant.
C
'est la dernière phrase des mémoires de Jean-Mené.
Ai
-je assez fait comprendre
que
la communauté que nous créons n'a pas sa fin en elle-même.
Les
nations souveraines du passé
ne
peuvent devenir et rester le cadre des problèmes du présent.
Et
la communauté elle-même que nous créons
n
'est qu'une étape
vers
les formes d'organisation
du
monde de demain, n'est qu'une étape vers les formes d'organisation du monde du demain. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire faire un grand marché planétaire de masse, abolir la politique, passer par l'économie.
L
'idée européenne est née. C'était une idée américaine. Jean Monnet n'en a pas été l'inspirateur, il en a été l'agent. Philippe
Devilliers, j'avais une séquence à vous proposer qui date de 2003. Vous êtes face à Valéry Giscard d'Estaing sur la conception de la constitution européenne. Malheureusement, nous n'avons plus beaucoup de temps, donc on la verra la semaine prochaine. Parce que cette séquence, elle fait 2 minutes 40, c'est
à
voir et à revoir, parce que c'est passionnant. Mais beaucoup ce soir vous attendent, Philippe Devilliers, et attendent votre réaction après cette nouvelle surprenante. Philippe Devilliers, seriez-vous redevenu un homme politique, engagé dans la vie politique active ?
Cette
question, je me la pose depuis maintenant un peu plus de 24 heures. Je ne
me
la posais pas ces 7 derniers mois.
J
'en veux pour preuve le nouveau fichage qui sera effectué par l'ARCOM, selon l'AFP. Et voilà ce qu'écrit l'agence France Presse ce matin. Le souverainiste Philippe Devilliers, les mots ont un sens, qui coanime chaque semaine face à Philippe Devilliers sur CNews. Émission rediffusée sur Europe 1 va être comptabilisée avec les divers droites
dès
les prochains jours. Philippe Devilliers, que se passe-t-il
? Il
faut expliquer effectivement ce qui s'est passé d'abord.
Quand
j'ai accepté de faire cette émission,
l
'ARCOM m'a écrit
en
me posant deux questions.
Êtes
-vous affilié à Parti ? Réponse non.
C
'est facile à vérifier.
Et
deuxièmement, deuxième question, avez-vous un mandat électoral ? Réponse non. C'est facile à vérifier.
Ça
s'appelle les critères objectifs.
Et
là, tout à coup,
pour
des raisons que je vous laisse imaginer,
il
y a panique à bord
et
on ajoute deux critères supplémentaires.
On
passe des critères objectifs à des critères subjectifs
et
la dépêche AFB d'ailleurs avale sa valda,
crache
sa valda. Premier critère supplémentaire, le souverainiste Philippe Devilliers,
c
'est un critère pour être décompté. Et deuxièmement,
au
téléphone, on m'a dit, l'arcon m'a dit, ah oui, mais il faut voir les audiences que vous faites.
Ah
bon
? Donc,
il y a deux critères supplémentaires, c'est si vous êtes souverainé, si vous faites des fortes audiences, à ce moment-là, vous devenez homme politique.
Donc,
moi, je ne suis plus homme politique, je suis sûrement l'inventin. Ça fait dix ans, enfin, ça fait, bon, c'est clair, bon, je donne mon point de vue, mais je ne
suis
pas homme politique au sens
de
la jurisprudence et des règles de l'arcom. Et là, l'arcom vient de changer ses règles, c'est un grand honneur pour moi, presque une fierté. Messieurs les censeurs, bonsoir, disait Maurice Clavel. Mais, voilà, on en est là, et donc, en fait, je vais vous dire, Elliot, je crois,
je
voulais
vous
dire ainsi qu'à Serenet Jarre, à Gérald Brisegiré, à Vincent Bolloré,
le
trio magique.
Parce
qu'en fait, on nous punit.
Mais
c'est une belle punition,
une
punition civique.
La
censure, dans certains cas, est admirable parce qu'elle valorise la vertu.
Et
donc,
en
fait, tant que
vous
m'accueillerez ici le vendredi,
et
puis le samedi matin sur Europe 1,
je
viendrai.
Alors,
il y a deux solutions
pour
que l'émission ne pose plus de problèmes.
La
première,
c
'est que je me mette à radoter, donc il
y a
un exemple américain,
on
pourrait... Joe ? Vous voulez
que je vous appelle Joe ?
Si je me mets à parler du président du Mexique...
Ah ben là, je m
'inquiéterai. Oui, voilà, à la place de Macron, etc. Et la deuxième solution, si vous savez, dans le temps,
il
y avait le stationnement alterné à Paris. Jour père, jour impère. Donc, je dis aux téléspectateurs,
vous
me regardez une semaine sur deux, ça va faire baisser l'audience, et à ce moment-là, à mon avis, je vais redevenir sans étiquette, vous voyez
? Voilà. Qu
'il est
difficile, Philippe
de Villiers, de tutoyer le million, et je parle du million de téléspectateurs, chaque vendredi soir. Permettez-moi juste de rappeler un article
de
la déclaration du droit de l'homme et du citoyen, c'est l'article 11.
La
libre communication des pensées et des opinions est un droit les plus précieux de l'homme.
Tout
citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. Magnifique.
Je
ne
sais
pas comment on va vous ficher pour le dernier thème, puisque c'est vrai que les personnes qui fichent ou qui pensent à ces fichages-là n'ont peut-être pas regardé l'émission dans son entièreté, parler de littérature, de poésie et d'artistes. Le 6 mars 19... Noël, c'est d'hiver droite. Noël,
c
'est d'hiver droite ? Oh là là !
Même
plus que d'hiver droite. Oh là là là ! Je pensais que c'était
Extrême Centre. Enfin, avec les rois-mages quand même, bon, c'est la diversité. Oui, voilà,
exactement. Donc c'est peut-être Extrême Centre. Le 6 mars 1962, il vous reste beaucoup moins de temps que vous ne deviez en avoir. C'est-à-dire que vous avez, je vous le dis, 1 minute 40. Philippe de Villiers, Jacques Brel, enregistrez le plat pays avec le vent du Nord qui vient s'écarteler avec le vent du Nord. Écoutez le craquet, le plat pays et
le
mien, la mer du Nord.
Philippe de Villiers, que représente Jacques Brel
pour
vous.
Il
a scandé ma vie, il m'a accompagné partout, il m'a,
comment on dirait, prêté ses chansons et que j'appliquais à chaque situation. Il m'a fait visiter Vesoul, Vierzon, t'as voulu voir Vesoul, etc. Il m'a, quand l'été arrivait, il m'a appris à guetter les moiteurs quand la plaine est fumante et tremble sous juillet, etc. Et quand j'allais visiter les vieux, je cherchais la pourdule d'argent qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non et puis qui nous attend.
Et
puis un jour,
quand
je suis devenu sous-préfet de Vendôme, je me suis dit, je vais faire la place à Jacques Brel. J'étais là, sous le lustre empire et
je
me suis élancé à la sous-préfecture en fête la sous-préfète.
Sous
le lustre à facettes, il pleut des orangeades et des champagnes tièdes et des propos maussades de femelles mégères de fonctionnalisées. Je suis un soir d'été. Ambiance. Et un jour, j'arrive à Beyrouth sur une route éventrée. Il y
a
les maronites qui m'attendent. Il y a des affiches partout, partout, partout. Et sur les affiches, ils crient leur espoir de renette, les Libanais. Il est écrit ceci, il est, paraît-il, des terres brûlées donnant plus de blé qu'un meilleur avril.
Jacques
Brel,
«
Ne me quitte pas.
» « Ne
nous quitte pas.
»
«
Ne me
quitte
pas.
» « Il
faut oublier tout.
» «
Peut s'oublier
qui
s'enfuit déjà.
» «
Oublier le temps
des
malentendus et... » Merci pour
cet
hommage, Philippe Devilliers.
C'est
sûr que ça nous change un peu des paroles de Yannakamura.
Ça change de Yannakamura, Philippe Devilliers ? « Attendez, attendez.
»
«
La
prochaine fois, je vais faire...
» «
Oh, Dja Dja. »
«
Y'a pas moyen, Dja Dja.
» «
Chupata Katin, Dja Dja.
» «
Chupata Daronne. »
«
Oh, Dja Dja. »
«
Oh, Dja Dja. » « Nakamura. » «
C
'est la chanteuse qui a été choisie par Emmanuel Macron pour interpréter Edith Piaf.
» «
Il faut vivre avec son
temps.
»
« Voilà.
» «
C'est de me faire la... »
«
C'est la valse à trois temps.
» « C'est la valse à trois temps.
»
« Jacques
Brel. » Merci à tous les deux. Merci Philippe Devilliers. Merci Geoffroy Lejeune. Dans un instant, c'est l'heure des pros. À tout de suite.
« C'est la valse
à trois temps.
»
Philippe de Villiers