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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 30 mars 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprises

Présidentielle 2027 : une candidature unique de la droite et du centre ? L'édito de Patrick Cohen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Y aura-t-il un candidat commun de la droite et du centre ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Ils ont une chance d'être entendus ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Une primaire pour les départager ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Les élections municipales n'ont rien clarifié ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Cette tribune est trempée dans l'encre de la trouille... C'est le cas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45P.CohenFait
    « C'est le sens de l'appel pressant lancé dans "La Tribune Dimanche", de S.Lecornu et 80 députés ou parlementaires de la droite et du centre. "Un seul candidat et vite", écrivent-ils. »
  • 1:45P.CohenFait
    « La trouille de ce qu'on appelle le bloc central est de se retrouver spectatrice d'un duel Le Pen-Mélenchon ou Bardella-Mélenchon. »
  • 2:45P.CohenFait
    « Les 2 favoris et les 2 outsiders récusent toute primaire. J'ai nommé E.Philippe, G.Attal, X.Bertrand et B.Retailleau. »
  • 3:45P.CohenFait
    « Les municipales ne nous ont pas éclairés sur ce que pourrait être le vote national des Français. »
  • 4:15P.CohenChiffre
    « Cela représente 30 % des inscrits au niveau national. 34 millions d'électeurs n'ont pas eu la possibilité de se saisir d'un bulletin RN, de quoi largement relativiser l'idée d'un sondage grandeur nature. »
  • 4:45S.QuéménerChiffre
    « Dans notre sondage, J.Bardella va jusqu'à 38,5 %. De mémoire, au 1er tour, le RN n'a jamais été en tête. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

pas du tout breton. - R.Beaufour: Ce sera des quenelles de sandre. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure.

Tout de suite, l'Edito de P.Cohen. Dans un an, l'élection présidentielle.

Y aura-t-il un candidat commun de la droite et du centre? - P.Cohen: C'est le sens de l'appel pressant lancé dans "La Tribune Dimanche", de S.Lecornu et 80 députés ou parlementaires de la droite et du centre. "Un seul candidat et vite", écrivent-ils.

Le mandat d'E.Macron s'achevant le 14 mai 2027, le 1er tour de l'élection aura lieu soit le 11 soit le 18 avril, donc à peu près dans un an. - A.-E.Lemoine: On ne sera pas tatillon. - P.Cohen: Il faut se dépêcher car les candidatures se multiplient.

La trouille de ce qu'on appelle le bloc central est de se retrouver spectatrice d'un duel Le Pen-Mélenchon ou Bardella-Mélenchon. Il faut qu'un candidat émerge et s'impose. - A.-E.Lemoine: Ils ont une chance d'être entendus? - P.Cohen: Sur le principe, tous les candidats sont d'accord pour qu'il n'y en ait qu'un, mais à condition que les autres s'effacent.

Ce n'est pas qu'une question d'ego présidentiel. B.Retailleau, vendredi dernier, dans "Le Figaro", disait ceci.

Réplique de M.Bregeon, la porte-parole du gouvernement. Retailleau disait encore ceci.

M.Bregeon répond cela. Est-ce que ce "bon sens" permettrait d'imaginer B.Retailleau se ranger derrière G.Attal ou l'inverse?

Le 2d ayant reproché au premier des positions "qui glissent vers l'extrême droite". - A.-E.Lemoine: Une primaire pour les départager? - P.Cohen: Peu probable.

Les 2 favoris et les 2 outsiders récusent toute primaire. J'ai nommé E.Philippe, G.Attal, X.Bertrand et B.Retailleau.

Même en cas d'accord de principe, la difficulté de s'accorder sur les modalités fait que personne n'y croit, à l'image du chef des centristes de l'UDI, H.Marseille. - C'est pour gagner du temps.

Personne n'est d'accord sur le périmètre. Les uns ont un périmètre et d'autres en ont un autre. On n'empêchera pas les candidats de dire ce qu'ils ont à dire jusqu'à la fin juillet.

A la rentrée, il y en aura beaucoup moins. - P.Cohen: A la rentrée de septembre, une sorte de sélection naturelle qui serait indexée sur les sondages. - A.-E.Lemoine: Les élections municipales n'ont rien clarifié? - P.Cohen: Si, la candidature d'E.Philippe, confirmée grâce à sa victoire au Havre et simultanément par un sondage qui l'installe pour l'instant et de façon sondagière comme le seul de cet espace politique à pouvoir gagner dans un hypothétique 2d tour face à l'extrême droite.

Mais tout cela est aussi lointain que fragile. Les municipales ne nous ont pas éclairés sur ce que pourrait être le vote national des Français. Je reviens sur les municipales.

Cette analyse est intéressante. C'est une note de la grande conversation de la revue en ligne Terra Nova sur le vote RN. Cela représente 30 % des inscrits au niveau national. 34 millions d'électeurs n'ont pas eu la possibilité de se saisir d'un bulletin RN, de quoi largement relativiser l'idée d'un sondage grandeur nature.

Le vote RN a été naturellement sous-évalué lors des municipales. Sur ses 34 victoires De 2d tour, le RN l'a emporté 23 fois en triangulaire, 3 fois en quadrangulaire, une fois en quinquangulaire et seulement 7 fois en duel. - A.-E.Lemoine: C'est tout le sens de cette tribune: éviter une diffusion et une multiplication des candidatures, ce qui profiterait au RN. - S.Quéméner: Dans cette tribune, on ne parle pas de mode de sélection ni de bornes dans le temps, c'est-à-dire est-ce que ça va être tout de suite ou lointain.

Ils disent que si on regarde la situation d'aujourd'hui, il y a une poussée de l'extrême droite. Dans notre sondage, J.Bardella va jusqu'à 38,5 %.

De mémoire, au 1er tour, le RN n'a jamais été en tête. M.Le Pen a toujours été 2e.

Là, largement en tête pour ce qui est de J.Bardella. L'idée de cet appel, c'est quoi?

C'est ce que fait M.Bregeon. Ca fait des mois qu'elle le prépare.

Elle avait discuté avec un de nos journalistes de la manière dont on allait publier cet appel. Elle attendait que les municipales passent. Elle a attendu d'avoir l'accord de S.Lecornu.

Les ministres, normalement, ne devraient pas se mêler de la présidentielle. C'est plus compliqué. L'idée est d'envoyer un signal important à tous ceux qui vont s'égayer dans la campagne.

G.Attal va sortir un livre, B.Retailleau qui s'est déjà déclaré à la présidentielle, E.Philippe qui va parler, de plus en plus poussé par sa réussite...

La dramatisation de ce qui s'est passé au Havre et qui lui permet de se présenter comme un favori...

C'est une manière de dire: "A un moment, il faudra vous mettre d'accord. Sinon, c'est laisser la place au RN." C'est aussi dire que la droite et le centre n'ont plus rien à dire aux Français.

Il y a la question des programmes. Derrière ça, ils ne sont pas d'accord entre eux. Elle s'inquiète aussi de la poussée des idées de J.-L.Mélenchon, même si ça ne se traduit pas dans les sondages.

C'est une façon de dire qu'ils veulent être présents pour la présidentielle. Derrière tout ça, G.Larcher, président du Sénat, s'agite beaucoup en coulisses.

Il dit qu'il faut une candidature de la droite et du centre, mais aussi une candidature de la gauche républicaine. L'idée est de reconstituer une alternance républicaine. - A.-E.Lemoine: Cette tribune est trempée dans l'encre de la trouille...

C'est le cas? - S.Quéméner: D'une certaine façon.

Ils ont l'impression qu'ils vont se retrouver comme L.Jospin en 2002, avec de multiples candidatures et l'incapacité de proposer un projet aux Français qui aille jusqu'au 2d tour. Il y a une grande inquiétude. - A.-E.Lemoine: B.Retailleau est un résistant.

Il a dit qu'il était déterminé à maintenir, pour l'instant, sa candidature. - S.Quéméner: Tout est dans le "pour l'instant". - P.Cohen: Ils sont tous déterminés. - S.Quéméner: Il faudrait qu'il se passe à peu près l'équivalent de ce qu'il s'est passé en 2017, le moment où F.Bayrou se retire au profit d'E.Macron.

C'est game changer parce que leurs voix s'additionnent. Dans les sondages, c'est pas si simple. Si on enlève B.Retailleau, c'est pas pour autant que toutes ses voix vont sur E.Philippe.

Mais il faudra qu'ils aient dans l'esprit...

C'est ce que veulent dire les signataires de cet appel, qu'ils ont déjà réussi à travailler ensemble sous M.Barnier. L'idée, c'est aussi de dire que le centre n'est "ni de gauche ni de gauche", comme disait F.Mitterrand.