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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 avril 2026 7 min

« Nous allons donner des moyens supplémentaires pour les transports », promet Philippe Tabarot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et j'accueille en salle des conférences Philippe Tabarot. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes le ministre des transports. Vous avez parlé d'une loi cadre historique. Je vous cite pourquoi une telle expression ?

Qu'est-ce qui se joue au Sénat aujourd'hui ? C'est historique. Oui, c'est historique pour le secteur des transports parce que ça fait bien longtemps qu'on avait pas eu une loi sur ce sujet. je dire un projet de loi qui puisse accaparer le l'agenda si chargé parlementaire et notamment du Sénat pendant pratiquement 3 jours pour parler de sujets qui sont peut-être pas très populaires, dont on ne parle pas régulièrement et qui sont pourtant les sujets de mobilité, les sujets qui préoccupent nos concitoyens.

Je rappelle que c'est budgétairement un des premiers postes dans le budget des Français. Je rappelle également qu'un français sur 3 dit avoir refusé une opportunité professionnelle parce qu'il n'avait pas de solution de mobilité. Donc pour toutes ces raisons, il est bien que ces sujets, ce sujet du transport reviennent en haut de la pile et véritablement que ce soit un sujet qui puisse permettre à tous les sénateurs de débattre.

Est-ce qu'une loi cadre comporte des mesures très concrètes pour les Français ? Est-ce que vous le dites avec ce texte ? La vie quotidienne des Français va changer ?

Oui, puisque nous allons acter le principe que dans les années futures, nous allons donner des moyens supplémentaires pour investir dans les transports. Aujourd'hui, il y a des infrastructures euh qui vieillissent, il y a une dette grise qui se constituente. Et l'idée c'est de pouvoir notamment à travers cet article 1 qui a été voté hier très largement de dire que dans la fin des futures concessions autoroutières, nous pourrions récupérer 2 milliards et demi pour financer les infrastructures de transport et notamment les infrastructures ferroviaires et le transport en commun, c'est-à-dire les services express régionaux métropolitains, les routes nationales, départementales, communales, les ponts, tous ces sujets qu'on aborde depuis un certain nombre d'années au Sénat travers différents rapports.

On va revenir sur les concessions autoroutières, mais sur l'idée générale du texte, c'est bien de donner la priorité à la à la régénération, la modernisation, la performance, l'adaptation des réseaux au changement climatique. C'est pas des nouveaux grands projets, c'est plutôt de s'occuper de l'existant. C'est bien ça la priorité.

Prioritairement, c'est de s'occuper de de l'existant, de remettre à niveau pour des questions de sécurité, de performance nos nos réseaux. Euh et puis bien sûr euh si on arrive durablement à fléchir ces sommes, c'est ce que je souhaite pour pas que ça se fasse à chaque PLF mais de manière euh euh je dirais sur 10 ans sur 20 ans, de pouvoir ensuite euh financer les grands projets. Les grands projets, c'est quoi ? sont à la fois ces projets de CERM de ROR métropolitain dans les territoires de multiplier l'offre en transport en commun et puis également le cas échéant et en fonction des préconisations qui seront faites par le conseil d'orientation des infrastructures de mener à bien des projets sur certains territoires qui sont enclavés et qui ont besoin d'une certaine mobilité.

Vous avez commencé à en parler hein. L'une des mesures phardes du texte, c'est l'utilisation d'une partie des recettes des péages pour financer la rénovation de nos infrastructures de transport, qu'elles soient ferroviaire, routière, fluvial, portuaire. Mais on parle d'abord de renégocier les contrats des concessions autroutier entre 2031 2036.

Est-ce qu'on a les garanties, monsieur Tabarot, que ces nouvelles négociations, elles permettront bien d'avoir ces financements ? Oui, c'est l'objet de l'article 1 de cette loi cadre et puis d'une loi de programmation qui viendra après. Vous savez, SNCF réseau euh va jouer le jeu puisqueà travers ce qu'on appelle un contrat de performance entre l'État et réseau, on va grâce à ce qu'on va décider euh tout à l'heure, je l'espère, de pouvoir monter ce niveau d'investissement.

Aujourd'hui, il est environ de 3 milliards d' Ça permet tout juste de régénérer notre réseau. Demain, on va le monter à 4 milliards et demi. Avec ces 4 milliards et demi, on pourra faire beaucoup de choses pour sécuriser.

Les concessions autoroutières, on va les renouveler. Le système concessif est un bon système. Par contre, il faut remettre l'État au cœur de ces concessions.

C'est notre patrimoine commun et le produit des péages doit revenir aussi en partie au secteur des transports. L'idée un peu c'est que le transport finance le transport que le transport à travers les autoroutes puisse financer tous les autres modes de transport. Parlons d'un ajout tard dans la nuit hier dans l'examen du texte, les sénateurs qui ont créé une garantie de correspondance.

Est-ce qu'on peut le dire ? C'est quelque chose qui va changer la vie des des voyageurs ? L'idée de ce texte, c'est aussi d'améliorer le parcours voyageur comme on dit. le parcours si on rate une correspondance, on aura la garantie de pouvoir prendre n'importe quel par c'est de prendre ce sujet à bras le corps et de se dire que voilà, on doit être à tous les niveaux et notamment au niveau de la distribution, au niveau de la billéthique, au niveau de l'information, améliorer les choses.

On a beaucoup d'acteurs dans le transport et notamment dans le transport ferroviaire, que ce soi les régions, que ce soi des opérateurs privés. Alors bien sûr, on connaît tous la SNCF, mais il y a de nouveaux entrants, je tiens à le dire. euh Trinitalia, il y aura euh dans les régions, il y a Transdèv, il y aura d'autres opérateurs comme Velvette dans le futur.

Donc c'est essayer euh de rendre la vie la plus facile à l'usager possible dans l'achat de son titre de transport et puis dans l'intermodalité. On s'aperçoit que les Français utilisent les transports exactement utilisent les transports en commun d'un transport d'un commun à l'autre mais il faut leur faciliter à la fois à travers le titre de transport les bonnes correspondances d'utiliser de laisser leur véhicule et en ce moment ça a du sens à domicile pour pouvoir prendre le plus facilement possible les transports en commun. Merci Philippe Tabarot.

Je résiste pas à l'idée de vous poser une question sur la suppression des zones à faible émission mobilité. Le Parlement qui a définitivement adopté hier le texte de simplification de la vie économique qui contenait cette suppression après l'ajout des députés de droite et d'extrême droite. Va y avoir un recours hein des députés de gauche sur le texte face au Conseil constitutionnel.

Qu'est-ce qu'on peut dire aux français ? Est-ce qu'elles vont être vraiment supprimées ces affe ? Alors écoutez, c'est bien que le texte sur la simplification a était enfin voté.

Ça faisait 2 ans et demi et ça me paraît être une très bonne chose concernant les parlé de ce sujet dans cette maison quand j'étais sénateur. Exactement. vous proposez une alternative à l'époque exactement avec un rapport qui s'appelait sortir de l'impasse.

Je pense que ce rapport est plus que jamais d'actualité où on a la possibilité avec un certain nombre de mesures de garder les objectifs de la desfe au niveau de la santé de nos concitoyens, au niveau des émissions et les dates contraignant mais également de revoir les dates et d'avoir une des mesures d'accompagnement qui d'ailleurs arrivent avec le plan du premier ministre sur l'électrification et notamment les véhicules électriques. Je pense que il y a c'est pas une mauvaise chose que le conseil constitutionnel retoque cette mesure parce qu'il faut une alternative. Le Conseil constitutionnel fera ce qu'il doit faire mais en tout cas il y a encore la possibilité de prendre des mesures qui ne soient pas trop contraignantes pour les Français notamment ceux qui sont le plus en difficulté financière mais qui puissent nous permettre d'avoir des objectifs également en matière de de santé qui puissent aller dans le centre de la protection de nos concitoyens.

Merci Philippe Tabaro d'avoir accepté de répondre à toutes nos questions dans cette émission. Merci à vous. Merci beaucoup.