L'amende de Google au secours du budget français ?
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« La Commission européenne veut interdire les réseaux sociaux avant 13 ans. »
- 0:39Invité politiqueFait
« Sébastien Lecornus souhaite que l'amende record de 4,6 milliards d'euros infligés à Google pour abus de position dominante soit reversé aux Étatsmembres et ne servent pas à financer de nouvelles dépenses de l'Union. »
- 1:23Invité politiquePromesse
« J'invite la Commission à veiller à ce que les recettes exceptionnelles résultant de l'amende infligée à Google se traduisent par une réduction des contributions des États-membres. »
- 2:06Invité politiqueChiffre
« Selon nos estimations, il pourrait atteindre 800 millions d'euros pour la France. »
Temps de parole
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C'est l'une des principales annonces du discours sur l'état de l'Union d'Ursela Van Derleon. La Commission européenne veut interdire les réseaux sociaux avant 13 ans. Entre 13 et 15 ans, les adolescents n'auraient accès qu'à des comptes limités installés et surveillés par leurs parents. Une initiative qui relance le débat en France alors que l'interdiction voulue par Emmanuel Macron a été censurée cet été par le Conseil constitutionnel. Ursula Van Derleyenne qui est également destinataire d'une autre demande venue cette fois de Paris.
Sébastien Lecornus souhaite que l'amende record de 4,6 milliards d'euros infligés à Google pour abus de position dominante soit reversé aux Étatsmembres et ne servent pas à financer de nouvelles dépenses de l'Union. Une manne potentielle pour la France en pleine recherche d'économie budgétaire. Mais alors cette somme peut-elle être réellement redistribuée ? Christelle Meral Ocian la balette. Google va-t-il permettre indirectement à la France de boucler son budget ? Le géant américain de la tech vient d'être définitivement condamné à payer une amende record à l'Union européenne. 4,6 milliards au total pour abus de position dominante. Une somme exceptionnelle dans le viseur de Sébastien Lecnu.
Dans ce courrier, à la présidente de la Commission européenne, il écrit "J'invite la Commission à veiller à ce que les recettes exceptionnelles résultant de l'amende infligée à Google se traduisent par une réduction des contributions des États-membres. En clair, le Premier ministre aimerait que les 4,6 milliards de l'amende soient répartis entre les 27 pour baisser la contribution française. On est dans une situation budgétaire qui nécessite des efforts, qui est difficile. Il est normal qu'on ait ce type de discussion à l'échelle européenne. Le gouvernement refuse de chiffrer quel pourrait être le pactol de Google.
Selon nos estimations, il pourrait atteindre 800 millions d'euros pour la France. Mais pour bénéficier de cette mane, Paris a besoin d'une majorité d'États en Europe et pas certain qu'il l'obtienne. Pourquoi donner à la France une réponse positive alors qu'elle l'a peut-être pas mené les réformes que les autres pays ont fait ? Je suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de de gens qui soutiennent cette cette démarche. Une demande adressée à Bruxelles avec des arrières-pensées politiques au moment où Sébastien Lecnu est menacé de censure à l'Assemblée pour son budget 2027. à travers cette proposition.
Il espère aussi retrouver des marges de manœuvre politique en s'adressant au Rassemblement national qui année après année réclame une baisse de la contribution française à l'Union européenne. L'an dernier, la ministre du budget avait réussi à obtenir un rabet de 1,6 milliards d'euros sur la contribution française en récupérant des crédits donnés par la France mais non dépensés. M.
Sébastien Lecornu