David Lisnard : «Il n’a pas peur de se prononcer pour les libertés», loue Hervé Novelli
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:55OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous faites maintenant Hervé Novelli ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Pourquoi David Lisnard ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Il n'a pas eu peur de partir des Républicains ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Oui, mais en attendant, 3,5%. Et comme vous le dites, les extrêmes, on est à 35% pour Marine Le Pen au premier tour, 16% pour Jean-Luc Mélenchon.
- 3:50OuverteRéponse directe
il y a effectivement quelque chose de pas clair dans ce qu'on appelle l'establishment
- 4:44OuverteRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas le problème de David Lissnard, justement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Invité politiqueFait
« il n'a pas eu peur de partir des Républicains ? »
- 2:25Invité politiqueFait
« on ne pourra pas résoudre les problèmes avec des gens qui ont contribué à les créer. »
- 4:26Invité politiqueFait
« le comportement de l'électeur a changé, ça veut dire qu'il se détermine de plus en plus tard en fonction d'une stratégie. »
- 7:50Invité politiqueFait
« j'ai proposé de régler enfin ce problème, ou en tout cas d'apporter une solution au sempiternel problème de l'emploi des jeunes, qui, malgré tous les efforts et tous les plans sur l'emploi des jeunes, n'a jamais réussi »
- 8:10Invité politiqueFait
« un taux d'emploi des seniors qui est un des plus faibles, malgré les réformes des retraites, dans notre pays. »
- 8:30Invité politiqueChiffre
« il y a un million cent mille jeunes aujourd'hui, qui sont sans emploi, sans formation, sans rien. »
- 9:08Invité politiqueFait
« les entrepreneurs en mission. »
Temps de parole
- Hervé Novelli56 %
- Présentateur23 %
- ?8 %
- Invité7 %
- Présentateur 26 %
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Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre De Villeneuve. Jusque 20h avec Raphaël Steinville, bonsoir. Bonsoir Pierre. Directeur adjoint de la rédaction du JDD, bonsoir Adrien Maton. Bonsoir. Directeur adjoint de Marianne, qui vient de sortir avec ce sondage exclusif Si Marine Le Pen est élue, trois petits points, des millions de musulmans prêts à partir, les insoumis prêts à bloquer le pays, il
y a
plein de chiffres et on va les passer en revue tout à l'heure si vous le voulez bien. Notre invité politique sur Europe 1, Hervé Novelli, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes président du Cercle des Entrepreneurs Engagés, créateur des auto-entrepreneurs, coordinateur du projet Nouvelle Énergie. Oui, chers auditeurs, j'ai bien Hervé Novelli en face de moi. Nous ne sommes pas il y a 20 ans et je ne suis pas Jean-Pierre Elkabach.
Voilà,
vous étiez secrétaire d'État à l'époque.
C
'était encore, le président était Nicolas Sarkozy et le Premier ministre était François Fillon. Qu'est-ce que vous faites maintenant Hervé Novelli ? Je travaille.
Je travaille, j'ai une société
de conseil, je suis conseiller de plusieurs fonds d'investissement, de grandes entreprises et aussi de moyennes entreprises. Bref, je me suis reconverti assez
facilement. Quand
vous entendez cette petite phrase dont on a parlé dans le journal autour de David Lysnard, quelque chose se passe, vous avez envie de prendre le train de ce fameux quelque chose qui passe
? Ou donner des idées
? Écoutez, David Lysnard, je le connais, il m'a demandé il y a quelque temps de l'aider, de l'accompagner dans la confection de son projet. Je le fais avec plaisir. Pourquoi
lui
? Parce
qu'il a pour moi un grand avantage. D'abord, il n
'a
pas peur
de
se prononcer pour les libertés.
Les
libertés économiques, mais aussi les libertés en matière de
défense de la personne.
Il
n'a pas eu peur de partir des Républicains ? Mais surtout, il a, je crois, réalisé combien les difficultés que notre pays connaît sont liées
à
des responsabilités.
À
des responsabilités de gouvernement passé, des dix dernières années ou des quinze dernières années. Et il en tire les conséquences et il se dit très logiquement, et je partage cet avis, qu'on ne pourra pas résoudre les problèmes avec des gens qui ont contribué à les créer. Ce n
'est
pas de moi, c'est d'Einstein. Donc, je ne me compare pas, bien sûr, à ce grand génie. Mais voilà, c'est ça la réalité. Et je pense que les Français l'ont compris.
et
que les Français se disent, cette fois-ci, eh bien, il faut changer. Et ce qui explique, de mon point de vue, la cote
des
deux extrêmes. Et peut-être une surévaluation de ces cotes, liée à l'absence d'une offre politique qui allie la radicalité,
la
volonté
de changer vraiment.
Oui, mais en attendant, 3,5%. Et comme vous le dites, les extrêmes, on est à 35% pour Marine Le Pen au premier tour, 16% pour Jean-Luc Mélenchon. Et on dit souvent aussi de Jean-Luc Mélenchon que c'est sous-évalué parce que peut-être que certaines personnes qui veulent voter pour Jean-Luc Mélenchon ne le disent pas aux sondeurs. Les révolutions souterraines sont souvent faites ainsi. On est quand même très, très loin, là. J'entends
bien ce que vous dites. Mais écoutez, ça ne change pas le fond de mon analyse. Si j'ai raison dans l'analyse que je fais, à savoir un grand besoin pour les Français de changement, et s'ils ne sont pas totalement satisfaits par ce qu'on leur propose comme changement radical, eh bien, il y aura un passage. En tout
cas,
il y a effectivement quelque chose de pas clair dans ce qu'on appelle l'establishment, c'est-à-dire les deux premiers ministres recyclés d'un monde que les Français rejettent de plus en plus, même si, encore, dans les sondages, ils sont plus hauts que David Lissnard.
Moi, j'ai beaucoup réfléchi à cette idée des sondages qui montrent qu'aujourd'hui, David Lissnard n'est pas dans la situation que certains souhaiteraient, dont moi, parce que le comportement de l'électeur a changé.
Je
crois que le comportement de l'électeur a changé, ça veut dire qu'il se détermine de plus en plus tard en fonction d'une stratégie. Avant, il votait pour ses options. Aujourd'hui, nombre d'électeurs choisissent en se disant « Non, mais je ne
peux
pas voter pour lui, je l'aime bien, mais il n
'a
aucune chance. » C
'est ça
qui, à mon avis, est un facteur
de blocage. Est-ce que ce n'est pas le problème de David
Lissnard, justement
?
C
'est
un problème si
les
sondages n'évoluent pas dans les semaines et dans les mois qui viennent. Si, comme on le dit, il se passe quelque chose, eh bien, les sondages, dans quelques temps, le montreront.
Et on a l'impression que, pour l'instant, je vais vous faire un parallèle qui va vous surprendre peut-être, mais il y a un homme politique qui était assez peu connu,
qui
s'appelait François Asselineau, qui était un souverainiste,
et
qui déclenchait une ferveur énorme sur les réseaux sociaux. Il y avait des gens qui étaient prêts à mourir pour lui par milliers.
Mourir pour lui
? Énorme, mais vraiment. Enfin, il y avait vraiment une ferveur. Il
y a
un côté
secte.
Il y avait un petit peu un côté secte, effectivement. Que vous décrivez
?
Il y avait des meetings avec des milliers de personnes, il y avait un parti avec énormément de militants. Mais dans les urnes, ça n'a pas donné grand-chose quand il a été candidat à la présidentielle. Oui. Et quelquefois, j'ai peur que David Lissnard, ce soit ce candidat qui déclenche une grande ferveur sur Internet, dans son parti Nouvelle Énergie, qui,
je
crois,
a énormément de militants,
mais que ça ne se traduise pas
dans
les urnes. Il y
a une grande
différence
entre François Asselineau et David. C'est que François Asselineau ne s'adressait pas à l'opinion, d'une certaine manière. Il n'embrassait pas large. D'abord, il voulait quitter l'Europe. Il avait donc un projet qui ne s'adressait pas à tous les Français. C'est ce qui, je crois, donnait cet aspect sectaire. Vous
parlez tous les deux à l
'imparfait. Je pense qu'il va être... Enfin, il
voudrait être candidat.
On n'a pas encore les 500 signatures, mais bon, voilà. Je crois qu'il est candidat aussi pour
2027. C'est possible. En tout cas,
ça me semble
-t-il... Il veut toujours
sortir de l'Europe.
Ah, ça, ça va pas changer. Comme Nicolas Dupont-Aignan,
voilà.
Je
pense qu'on a besoin d'un projet qui rassemble. Et on verra, dans les jours et les semaines qui viennent, si David Lysnard brise ce
lieu. Raphaël Stainville,
du JDD. Oui, l'un des signes d'espoir pour David Lysnard est précisément que si aujourd'hui il n'est testé qu'aux alentours de 3,5%, il y a aussi 46% des Français qui ne le connaissent pas. Donc, c'est probablement parmi ces Français qui, jusqu'à présent, ignorent tout de David Lysnard, de son parcours politique et de son projet politique, qu'il y a probablement, par le biais des réseaux sociaux, une marge de progression dans l
'opinion,
j'imagine. Oui, vous avez tout à fait raison, mais on sera rapidement fixés, vous savez.
Si
cet engouement indéniable pour David Lysnard sur les réseaux sociaux ne débouche pas dans les semaines et les mois qui viennent, ce sera dommage.
Mais la
question du maintien de sa candidature se pose à l'aune des sondages
? Non,
il est très déterminé, il est convaincu, et je partage cet avis, d'avoir le projet qui convient, d'autant plus que j'y participe, le projet qui s'adresse au plus grand nombre et qui donne des chances
aux
Françaises et aux Français. C
'est
pour ça qu'hier, avec le Cercle des Entrepreneurs Engagés, j'ai proposé de régler enfin ce problème, ou en tout cas d'apporter une solution au sempiternel problème de l'emploi des jeunes, qui, malgré tous les efforts et tous les plans sur l'emploi des jeunes, n'a jamais réussi, et d'un taux d'emploi des seniors qui est un des plus faibles, malgré les réformes des retraites, dans notre pays. Et donc, j'ai proposé une alliance intergénérationnelle, appuyée sur la volonté des Français d'être favorable à ce partenariat entre seniors et jeunes, qui, il y a un million cent mille jeunes aujourd'hui, qui sont sans emploi, sans formation, sans rien.
Et moi, je ne me résous pas à cela, et j'ai proposé, fort du succès de l'auto-entrepreneur, de permettre à des jeunes de venir dans l'entreprise sous forme d'un contrat de prestation, et à des seniors de revenir donner quelques heures par semaine, ils le souhaitent. Les retraités sont des retraités qui voudraient pouvoir avoir la liberté de revenir travailler, mais
pas
sous forme salariale, qui engonce et qui enserrent sous une forme entrepreneuriale. C'est pour ça que j'ai appelé ça les entrepreneurs en mission.
Et bien, si vous faites un effort sur l'administration fiscale, sur les auto-entrepreneurs et autres qui veulent travailler un petit peu alors qu'ils ont déjà une retraite, ben voilà, sont là à ponctionner, ponctionner, ponctionner, peut-être que vous attirerez du chaland, mais pour l'instant c
'est pas formidable. Non mais c'est totalement honteux. C'est totalement
honteux. Je partage
votre avis.
Et c'est encore un gouvernement qui n'est pas ni de gauche ni d'extrême droite qui le propose dans le projet de loi de finances. C'est de contraindre la liberté de cumuler emploi et retraite. Alors d'un côté on se plaint du faible taux d'emploi des seniors et de
l'autre côté on les empêche de venir bosser. 19h26,
on marque une pause Hervé Novelli et on se retrouve dans un instant sur Europe.
Hervé Novelli