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InterviewRadio France (sur Site radio)· 4 juin 2026 6 minContradictoireFond programmatiqueSolidarités & familleSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Boris Vallaud, chef de file des socialistes à l'Assemblée nationale, en visite deux jours en Ardèche

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Bonjour Boris Vallaud.

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    Pourquoi vous y venez ? C'est une terre à conquérir pour vous en vue de la présidentielle ?

  • 1:09OuverteRéponse directe

    Vous parlez des difficultés dans ces territoires, difficultés auxquelles vous pouvez répondre, vous, PS, vous, la gauche ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Il en sera forcément question pour la présidentielle. Vous pouvez répondre aux préoccupations.

  • 2:34RelanceRéponse partielle

    Alors, pour ne prendre que le cas de la Dromardèche, on ne vous sent pas très unis quand même.

  • 3:43RelanceRéponse partielle

    Olivier Faure, qui est le patron du PS, qui veut que les militants votent le 9 juillet pour désigner d'abord un candidat de la gauche socialiste et social-démocrate, double primaire, pour vous, une usine à gaz ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33Invité politiqueFait
    « La question de l'accès aux soins, la question de la démographie médicale des médecins de campagne, vous savez, qui vieillissent, qui prennent leur retraite et la difficulté à ce que de nouvelles générations s'installent. »
  • 1:37Invité politiquePromesse
    « Oui, les socialistes ont travaillé sur une proposition qui consiste à réguler l'installation des médecins pour que les Français, où qu'ils habitent, puissent avoir un médecin traitant, puissent avoir accès aux soins. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « Vous savez, la différence d'espérance de vie entre un hyper-urbain et un hyper-ural ne cesse de s'accroître. »
  • 4:38Invité politiqueChiffre
    « Vous savez, depuis la privatisation des autoroutes, il y a 50 milliards de dividendes qui ont été distribués. »
  • 5:00Invité politiquePromesse
    « Et oui, l'une des propositions que je formule, c'est qu'à l'échéance des concessions, ça revienne dans le patrimoine public. »

Temps de parole

  • Boris Vallaud71 %
  • Invité26 %
  • Présentateur3 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Boris Vallaud

Au Mardèche, dès votre réveil, ici matin jusqu'à 9h.

0:06
Présentateur

Après François Hollande, le week-end dernier, c'est Boris Vallaud qui est en visite en Ardèche depuis hier. Le député des Landes, président du groupe socialiste à l'Assemblée, est avec nous ce matin, Emmanuel Champal. Bonjour Boris Vallaud. Bonjour.

0:18
Invité

L'Ardèche, c'est le dernier endroit à la mode chez les socialistes ?

0:21
Boris Vallaud

Eh bien, il faut croire, mais c'est une mode qui n'est jamais dépassée, c'est pour ça qu'on a plaisir à y revenir en Ardèche. Pourquoi vous y venez ? C'est une terre à conquérir pour vous en vue de la présidentielle ? Ce n'est pas tellement le sujet. Je suis venu voir Hervé Solignac qui m'a invité à présenter le lit sur la démarchandisation que je viens de sortir.

Et puis, c'est une occasion aussi d'aller à la rencontre des habitants, de rencontrer le tissu associatif, de voir ce qui s'y fait, de prendre la température des difficultés aussi de ces territoires qui sont des territoires ruraux, parfois enclavés avec des difficultés de mobilité, d'accès aux soins, mais où il y a une vitalité associative, où il y a de la solidarité. Et on va voir cet après-midi une association qui s'appelle la Passerelle des Vallées et qui va être un bel exemple de ce que l'engagement, le bénévolat peut dans ces territoires ruraux.

1:09
Invité

Vous parlez des difficultés dans ces territoires, difficultés auxquelles vous pouvez répondre, vous, PS, vous, la gauche ?

1:16
Boris Vallaud

Oui, absolument. Je vous prends un exemple. Vous savez, je suis député des Landes, territoire aussi très rural. La question de l'accès aux soins, la question de la démographie médicale des médecins de campagne, vous savez, qui vieillissent, qui prennent leur retraite et la difficulté à ce que de nouvelles générations s'installent. Oui, les socialistes ont travaillé sur une proposition qui consiste à réguler l'installation des médecins pour que les Français, où qu'ils habitent, puissent avoir un médecin traitant, puissent avoir accès aux soins, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Vous savez, la différence d'espérance de vie entre un hyper-urbain et un hyper-ural ne cesse de s'accroître.

Oui, nous avons une proposition de régulation qui ressemble à celle des pharmaciens, qui ressemble à celle des laboratoires d'analyse médicale. Ça fait partie des propositions ancrées dans la vie réelle des hommes et des femmes de nos territoires.

2:02
Invité

Il en sera forcément question pour la présidentielle. Vous pouvez répondre aux préoccupations. Vous nous le dites ce matin. Est-ce que pour autant, vous, Parti Socialiste, pouvez partir seul pour cette présidentielle ?

2:13
Boris Vallaud

Je crois que ce n'est pas l'intention des socialistes. L'intention des socialistes est d'essayer de rassembler la gauche républicaine, démocratique, sociale, écologique et d'embrasser, j'allais dire, un périmètre large de celles et de ceux qui ont envie d'offrir une alternative à ce tête-à-tête entre l'extrême droite et les libéraux.

2:34
Invité

Alors, pour ne prendre que le cas de la Dromardèche, on ne vous sent pas très unis quand même. Le député socialiste que vous connaissez bien, Hervé Solignac, s'est toujours tenu loin de LFI. Paul Christophe, côté de Rome, à chaque fois a voté comme LFI à l'Assemblée. Vous avez quitté brutalement la direction du PS pour cause de désaccords. Comment, dans cette situation-là, on peut paraître unis face aux électeurs ?

2:57
Boris Vallaud

D'abord, vous dire que, et je pense qu'il ne faut pas faire d'erreur d'analyse, vous savez, dans un débat, dans un parti qui est un parti démocratique, qui accepte le débat, qui accepte la contradiction, le fait que nous disions des accords, que nous cherchions d'autre chemin, que nous exigions parfois le passage au vote des militants, ce n'est pas un signe de désunion, c'est un signe de vitalité démocratique, puisqu'à la fin, évidemment, nous souhaitons et nous faisons tout pour nous retrouver, l'unité des socialistes, comme condition d'une union plus large de la gauche.

C'est ce à quoi, moi, je m'emploie à l'Assemblée nationale comme président de groupe, et puis comme responsable politique, c'est ce à quoi je travaille également, mais jamais de façon détachée de ce que vivent les hommes et les femmes de nos territoires. Vous savez, la politique qui ne parle que d'elle-même, ça ennuie tout le monde, et je veux vous faire une confidence, ça m'ennuie aussi.

3:43
Invité

Olivier Faure, qui est le patron du PS1, qui veut que les militants votent le 9 juillet pour désigner d'abord un candidat de la gauche socialiste et social-démocrate, un autre vote ensuite avec le reste de la gauche hors LFI, double primaire, pour vous, une usine à gaz ?

3:58
Boris Vallaud

Écoutez, c'est la dernière suggestion qu'il a formulée, qui n'était pas la même que celle de la semaine dernière, pas la même que celle d'il y a trois semaines. Bon, ça prouve qu'on cherche un chemin, celui-là ne me convainc pas, et je fais le constat qu'il ne convainc pas un certain nombre de nos partenaires, donc on n'y est pas, et l'exigence qui est la nôtre, c'est de trouver ce chemin. Je ne sous-estime pas la difficulté, mais j'en mesure pleinement la nécessité et l'urgence.

4:22
Invité

Boris Vallaud, vous nous l'avez dit, vous êtes en Ardèche pour dédicacer votre livre « Nos vies ne sont pas des marchandises ». En gros, vous expliquez que tout ne doit pas être laissé au marché, et donc au privé. Par exemple, pour prendre un cas qui nous concerne, ça veut dire que les autoroutes devraient être de nouveau nationalisées ?

4:38
Boris Vallaud

Vous savez, depuis la privatisation des autoroutes, il y a 50 milliards de dividendes qui ont été distribués. 50 milliards, au fond, qui auraient pu être épargnés en termes de prélèvement d'impôts auprès des Français, qui auraient pu être investis dans les transports en commun, dans les trains du quotidien, dans la décarbonation de notre parc automobile, pour nous donner quelques exemples. Et oui, l'une des propositions que je formule, c'est qu'à l'échéance des concessions, ça revienne dans le patrimoine public, pour tous ces motifs-là. Mais je suis en Ardèche, comme vous l'avez indiqué, où l'essentiel des EHPAD, l'écrasante majorité, sont des EHPAD à but non lucratif.

Et là aussi, il y a une forme de miroir inversé de ce qu'on avait connu, atterré et inquiet, au moment du scandale Orpéa. On est bien pris en charge, mieux pris en charge, et les prix de journée sont moins chers quand il y a une gestion qui est non lucrative, parce que la vieillesse, parce que la perte d'autonomie, ça ne sont pas des marchandises. C'est ce qui est essentiel à la vie, qui doit être retiré au marché. Et en tout cas à ces lois, qui sont toujours les lois du plus fort.

5:38
Invité

« Nos vies ne sont pas des marchandises », voilà le titre de votre livre, que vous dédicacez, vous l'avez dédicacé hier à Priva, vous serez cet après-midi aux Olières, c'est ça, à l'espace de vie sociale, la passerelle des Vallées. Merci à vous, Boris Malot, président du groupe socialiste à l'Assemblée. Bonne journée.

5:56
Présentateur

Bonne journée à vous. 7h52.

5:58
Invité

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