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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 14 octobre 2020 76 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploiSécurité

🔴 Emmanuel Macron annonce un COUVRE-FEU en Île-de-France et dans 8 autres villes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 6 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Où en sommes-nous aujourd'hui en France ? Est-ce qu'on a perdu le contrôle de l'épidémie ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Face à cette vague, vous aviez plusieurs options : reconfiner tout le pays, une ville ou instaurer un couvre-feu. Est-ce que c'est le cas ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez prévu de nouveaux dispositifs pour venir en aide aux commerces impactés ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Va-t-il y avoir des exemptions, des exceptions ? Comment ça va se passer ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    La description de l'avenir est sombre. Est-ce qu'il y a une raison d'espérer ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Grenoble est-il concerné par le couvre-feu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronChiffre
    « Nous avons eu durant cette première vague 300 victimes. Depuis lors 2000 victimes supplémentaires. »
  • 8:00Emmanuel MacronPromesse
    « On va mettre en place des dispositifs supplémentaires parce que de manière très claire, je ne veux pas que nos indépendants, nos TPE, nos PME ferment, tombent en faillite à cause de ce couvre-feu. »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « les restaurateurs auront moins d'intérêt à ouvrir le soir et parce que je pense notamment en région parisienne, les gens vont pas aller dîner à 18h30 »
  • 12:00Emmanuel MacronChiffre
    « 85 % des personnes qui sont décédées ont plus de 65 ans »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Figaro live, il est 19h51. Bienvenue et merci d'être avec nous en ce mercredi soir, mercredi 14 octobre 2020. On est en direct sur le Figaro.

Sur Twitch et sur YouTube. Et dans moins de 4 minutes maintenant, on va vivre ensemble et bien l'interview qu'Emmanuel Macron, le président de la République, va accorder à nos confrères de TF1 et de France 2. On sera en direct et on va écouter ensemble bien les nouvelles mesures qui vont être annoncées pour lutter contre le regain épidémique de Covid-19.

Et ce qu'on peut déjà vous dire à l'heure qu'il est et bien c'est que l'état d'urgence sanitaire va être rétabli à partir de samedi minuit hein. Cet état d'urgence sanitaire il avait disparu depuis le 10 juillet tout simplement. Et puis alors c'est ce qu'indique des sources concordantes à BFM TV.

Et bien couvre-feu va être instauré euh de 21h à 6h du matin dans les villes qui sont en alerte maximale à savoir Paris et l'approche banlieu, Lyon, Marseille, Lille. Toulouse ou encore Montpellier. On va suivre ça avec plus de de précision dans les minutes qui viennent.

On va vous diffuser donc cette cette interview et puis ce sont des mesures qui seront détaillées demain par le Premier ministre Jean Castex qui a annuler son déplacement prévu en fin de semaine en Corse. Un petit bonsoir à Patrick Wolfgang, Bilel Falco encore qui sont avec nous sur notre chaîne YouTube. Bonsoir également à Alain Jupé tiens qui est content de notre retour sur Twitch.

Elle tonton qui est avec nous. Bonsoir également. Pignufu euh qui est là aussi.

Une interview d'une quarantaine de minutes he de la part d'Emmanuel Macron. Un timing qui ne devrait pas être dépassé. Pourquoi ?

Puisque TF1 diffuse aussi du foot ce soir. C'est l'équipe de France masculine qui joue en Croatie pour le compte et bien de la Ligue des Nations de football également TF1 diffuseur et donc TF1 qui ne fera pas jouer les prolongations, ça c'est sûr, à Emmanuel Macron. Merci aussi à Julien qui réalise ce direct toujours ensemble sur le Figaro.fr, Twitch et YouTube.

Merci aussi à à Julie aux réseaux sociaux qui va enrichir les chats et modérer. Euh on débriefera et bien ces annonces d'Emmanuel Macron juste après. Restez avec nous, vous pourrez nous poser toutes vos questions et aussi vos réactions.

On les prendra quel qu'elles soit toujours sur YouTube, Twitch et le Figaro.fr. Et on sera avec Marc Landré. rédacteur en chef du service économie France au Figaro.

Et bien pour analyser cette situation évidemment, on va on va regarder ça sous sous l'angle écho. On va attendre que et bien cette confirmation du couvre-feu vienne du président de la République lui-même et on demandera à Marc Landré et bien quel sera l'impact évidemment sur et bien l'économie française. On parle souvent de de juguler cette protection de la santé des Français et en même temps cette préservation de l'économie française durement touchée, on le sait, et vis-à-vis de laquelle les mesures se multiplient ces dernières semaines.

On vous diffuse souvent les conférences de presse du ministre de l'économie et des finances, Bruno Lemire. Euh The Phenix qui nous rejoint évidemment sur Twitch. Bonsoir le chat, bonsoir à vous. hein, on est sur Twitch évidemment pour vous diffuser cette conférence de presse.

Ce n'est pas une conférence de presse, c'est une interview hein, tout simplement. Effectivement, on sort du cadre des allocutions qui avaient été et bien en vogue hein lors du printemps en mars, en avril, au mois de mai, au mois de juin aussi. Euh dernière fois que qu'Emmanuel Macron s'est exprimé lors d'une allocution, c'était euh au mois de juin pour annoncer la la le passage en zone verte des derniers départements qui étaient encore en zone orange, dont Paris hein, par exemple, Emmanuel Macron qui avait accordé une interview comme ça à TF1 et France 2 et bien c'était le le 14 juillet, on vous l'avait diffusé également sur Figaro Live.

On va donc voir ce qu'il en est de ce couvre-feu qui va être confirmé, he semble-t-il, de la part du chef de l'État, 21h 6h dans les villes qui sont en alerte maximale. Ce qu'on peut vous dire à l'heure actuelle, c'est que son horaire divise tout comme le fait d'instaurer un couvre-feu tout simplement. C'est parti pour cette interview.

On écoute et on se retrouve juste après. D'abord, monsieur le président, 8 mois après l'apparition de l'épidémie en France, les Français sont inquiets, ils sont parfois déboussolés par des injonctions qui semblent contradictoires. Où en sommes-nous aujourd'hui en France ?

Est-ce qu'on en est au même niveau qu'à la mi-mars, juste avant d'entrer dans le confinement ? Est-ce que on a perdu le contrôle de l'épidémie ? Bonsoir.

Nous n'avons pas perdu le contrôle. Nous sommes dans une situation qui est préoccupante et qui justifie que nous ne soyons ni inactifs ni dans la panique. Nous avons appris de la première vague.

Notre pays a subi cette vague de plein fouet. Un rapport d'ailleurs vient d'être rendu qui fait l'analyse de ce qu'on a bien fait, moins bien fait mais qui a frappé toute l'Europe, le monde entier même. Nous avons eu durant cette première vague 300 victimes.

Depuis lors 2000 victimes supplémentaires. Et en effet, ce virus que nous connaissons maintenant depuis le début de l'année et qui nous frappe depuis 8 mois revient. Nous sommes dans ce qu'on a souvent appelé cette deuxième vague et ça remonte partout en Europe au moment où nous nous parlons.

L'Allemagne est en train de prendre aussi des mesures restrictives parce qu'elle a beaucoup de cas. est 15 jours 3 semaines derrière nous mais dans une situation préoccupante. L'Espagne, les Pays-Bas sont aussi dans une situation très préoccupante avec même plus de cas rapporté à leur population que nous et ont pris ces derniers jours des mesures très restrictives.

Donc le virus repart, recircule très vite partout en Europe et dans notre pays. Maintenant, je je pense qu'il est important dès le début de notre échange et pour tous nos concitoyens de dire exactement ce que nous savons de ce virus. On sait qu'il tue.

L'OMS le rappelait ce matin, 0,6 % des gens qui sont touchés, 32000 victimes en France. Il tuent plutôt les gens qui sont plus âgés. C'est vrai que 90 % des gens qui sont morts, de nos concitoyens qui sont morts de ce virus avaient plus de 65 ans.

Il frappe plutôt celles et ceux qui ont aussi d'autres pathologies, un diabète, de l'hypertension, de l'obésité, mais on peut aussi ne rien avoir de tout cela et en mourir. Et il frappe de manière très injuste encore plus dans les milieux les plus précaires, les plus pauvres. Mais une fois que j'ai dit ça, ce virus frappe toutes les catégories d'âge et il y a des formes très sévères à tous les âges.

Au moment où je vous parle, nous y reviendrons, la moitié de nos la moitié du nombre de Covid qui sont en réanimation ont moins de 65 ans. Au moment où je vous parle, nous avons des centaines de milliers de nos concitoyens qui ont eu ce virus, qui en sont sortis, qui sont en train de l'avoir, qui en sortiront, mais qui ont perdu l'odorat. le goût qui auront des lésions, des poumons, parfois des conséquences cardiaques, gastriques, d'autres cérébrales que nous ne comprenons pas parfaitement.

Donc ce virus, il est dangereux et grave pour tout le monde. Maintenant, nous sommes aujourd'hui rentrés dans une phase où en effet il nous faut réagir. Nous mesurons chaque jour mieux.

On fait entre 1,3 et 1,4 million de tests par semaine et en ce moment moyenne par jour. De plus 20000 au moment où je vous parle et depuis plusieurs jours, nous avons donc chaque jour 200 de nos concitoyens qui rentrent en réanimation aujourd'hui 226 et nous avons 32 % de nos services de réanimation qui sont occupés par des concitoyens qui ont le Covid. Ce qui veut dire que nos services de réanimation sont aujourd'hui dans une situation de pression qui n'est pas soutenable.

Et ce qui est important de comprendre et je m'arrêterai là sur ce point, c'est que la différence entre le moment où je vous parle et ce qu'on a fait en mars-avril, c'est que nous avons appris, on sait comment il fonctionne et le virus n'a pas décollé à ce point. Donc nous n'avons pas perdu le contrôle. Mais nos urgences, nos services hospitaliers sont dans une situation qui est plus préoccupante qu'alors.

Pourquoi ? Parce qu'alors le quand nous avons décidé le confinement, le virus était dans la région Grand Est Île-de-Fance. Et comme on a tout fermé, il s'est très peu répandu et nous avons pu, vous vous en souvenez, répartir des centaines de patients et nous avons massivement déprogrammé.

C'est-à-dire qu'on a arrêté de faire tout ce qui n'était pas indispensable pendant des semaines et des semaines. Donc on a libéré des places. Aujourd'hui, le virus est partout en France, donc il n'y a pas de réserve cachée de lit.

Aujourd'hui, nos soignants sont très fatigués à juste titre parce qu'ils ont été au front pour la première vague. Ils ont ensuite dû reprogrammer tous les autres soins durant tout l'été et il y a cette deuxième vague. Et donc nous n'avons pas de lit en réserve de lit caché.

Et donc c'est pour ça que nous devons prendre des mesures plus strictes pour justement reprendre pleinement le contrôle pour reprendre votre formule. On reviendra dans un instant sur la situation de d'it de réanimation. Les Français ont vécu de longues semaines de confinement et face à cette vague qui semble inexorable et qui monte, vous aviez plusieurs options.

Reconfiner tout le pays, reconfiner, comme l'ont fait certains voisins européens, une ville, une agglomération ou instaurer un ou des couvre-feu. Il se dit depuis plusieurs jours que vous avez opté pour cette option là, le couvre-feu. Est-ce que c'est le cas ?

Oui, mais je vais d'un mot vous expliquer d'abord pourquoi on agit tous et pourquoi on fait ça. On l'a dit, si on doit réagir, c'est on doit freiner la diffusion du virus d'abord pour protéger les autres, parfois nous-mêmes, ça dépend d'où on parle, mais les plus âgés, les plus vulnérables, les plus précaires. Premier objectif.

Deuxièmement, on doit protéger notre système de santé, nos soignants. Et puis ensuite, je parle pour chacun de nos concitoyens qui qui nous écoutent ce soir parce que on a entendu ces dernières semaines parfois certains direent "Moi, je ne suis pas concerné, ne m'enlevez pas ma liberté si j'ai le droit d'être contaminé." C'est pas vrai parce que nous sommes une nation de citoyens.

On est tous liés les uns les autres. Et donc, même si je ne veux pas être altruiste, freiner le virus, c'est aussi protéger ma santé. parce que si je ne le freine pas, demain, si j'ai autre chose, ma mère, mon père, ma sœur a autre chose, il n'y aura plus de place pour le soigner.

Je protège mon emploi en faisant ça. Donc ça c'est notre objectif. Et cet objectif de manière très concrète, c'est freiner le virus. c'est faire que ces 20000 nouveaux cas par jour, on va devoir les ramener à 3 à 5000 cas par jour parce que là on peut maîtriser.

C'est que c'est 200 entrées en réanimation, on doit aussi fortement les réduire pour au fond revenir à un niveau de nombre de cas Covid en réanimation qui est de l'ordre de 10 à 15 % d'honoraire au maximum parce que là c'est soutenable. Donc vous avez très bien dit, face à ça, il serait disproportionné de reconfiner le pays. Notre objectif, ça doit être de réduire les contacts privés qui sont les contacts les plus dangereux, c'est-à-dire les moments un peu de relâchement.

On va se retrouver avec des gens qui ne sont pas dans notre cellule familiale et où on va c'est ce qui est souvent des moments de convivialité, il faut bien le dire. C'est ça qui est cruel dans cette la gestion de cette maladie des moments où on risque de s'infecter parce qu'on va être trop proche les uns des autres pendant une certaine durée. Et donc oui, le ce qu'on appelle le couvre-feu est une mesure qui est pertinente.

On en a vu la pertinence très concrètement en Guyane. C'est ce qu'on a fait en Guyane. Ça a permis de ralentir les choses.

Mais le ralentissement des contacts sociaux, c'est ce qui nous a permis d'être efficace en Mayenne. C'est ce qui nous a permis d'être efficace en Guadeloupe qui a été très durement touché et qui a réussi qui est en train de réussir à réduire justement la circulation du virus. Et donc la décision que nous avons prise, c'est en effet un couvre-feu. un couvre-feu qui va s'appliquer à la région Île-de-France où le le virus circule très activement et à plusieurs métropoles, à h métropoles en plus de la région Île-de-France, je les cite pour que ce soit clair pour tout le monde, les métropoles, je dis bien, de Grenoble, Lille, Lyon, ex-Marseille, Montpellier, Rouan, Saint-Étienne et Toulouse.

Les l'ensemble des élus de ces métropoles ont été appelés, les préfets mobilisés pour organiser les choses. Ce couvre-feu, il se fera entre 21h et 6h du matin et il commencera à partir de ce samedi 0h. Et il durera combien de temps ?

Écoutez, il durera le gouvernement est en mesure de le décider pour 4 semaines. Nous irons devant le parlement pour pouvoir essayer de le prolonger jusqu'au 1er décembre. L'analyse que nous faisons, c'est que si dans les 6 prochaines semaines, nous arrivons dans ces zones de circulation active à avoir les mesures qui ont été annoncées ces dernières semaines parce que toutes ces métropoles ont été pour certaines à l'exception de de Rouan qui a eu une accélération ces derniers jours ont déjà vu leur bar être fermé et et d'autres lieux déjà subir des contraintes.

Si pendant 6 semaines nous tenons ce couvre-feu, on est collectivement responsable justement de d'un engagement collectif de réduction de de ces contacts. À ce moment-là, nous pensons que nous pourrons progressivement réouvrir. Je suis très prudent parce que l'expérience nous enseigne qu'on ne maîtrise pas tout, qu'on ne sait pas tout dire.

Mais 6 semaines, c'est le temps qui nous paraît utile. Je veux bien simplement que on comprenne l'objectif. L'objectif c'est de pouvoir continuer à avoir une vie économique, à fonctionner, à travailler, à ce que les écoles, les lycées, les universités soient ouvertes et fonctionnent, à ce que nos concitoyens puissent travailler tout à fait normalement, à ce qu'il puisse y avoir évidemment une vie sociale, mais en réduire les aspérités.

Et au fond, ce qu'on veut surtout attraper, si j'ose dire, à travers cette mesure de couvre-feu, c'est tout ce qui a fait progresser le virus dans ces régions, c'est-à-dire les rendez-vous entre guillemets privés. les les les parties, les les anniversaires, les moments de convivialité, on se retrouvait à 50 et 60, des soirées festives malheureusement parce que ce sont des vecteurs d'accélération de ce virus. Pour être clair et concret, à 21h dans toutes ces villes, ça doit faire 18 20 millions d'habitants.

J'ai fait la différence approximative. Tous les cinémas, tous les théâtres, tous les restaurants, tous les bars sont vides, tout le monde est chez soi ou sur le chemin du retour vers chez soi. Alors les ils fermeront en effet pour cette heure-là.

Après ça dépend, je pense qu'il faut accompagner de beaucoup de bon sens tout cela et d'une gestion très locale. C'est-à-dire que évidemment tous ces établissements se devront fermer à 21h et après ça dépend de votre situation particulière. Si vous habitez à côté du restaurant, vous pouvez sortir à 21h et être chez vous.

Si vous avez une demi-heure de transport, vous allez vous organiser pour le pour le quitter à 20h30. Et puis après euh il y aura aussi des éléments de concertation locale parce que on voit bien que les situations sont très différentes. L'organisation de nos vies ne sont pas les mêmes à Grenoble, Rouan, Saint-Étienne ou Paris.

Mais 21h, c'est important parce qu'il y a des conséquences évidemment sur les restaurants, sur les bars déjà très affectés par les précédentes mesures, sur les théâtres, sur les salles de spectacle. Est-ce que vous avez prévu de nouveaux dispositifs pour venir en aide à ces commerces, à ces Alors, vous avez d'abord totalement raison. Euh, on va essayer d'aider au maximum, par exemple, pour les théâtres, les cinémas à pouvoir avoir des reprogrammations, organiser les choses pour pouvoir y aller un peu plus tôt.

Je le dis parce que dans beaucoup d'établissements, les restaurants, les théâtres, les cinémas, on a conçu collectivement des règles qui font qu'on est très bien protégé. très bien protégé parce qu'on a réduit le nombre de personnes avec qui on est à table au restaurant parce que on a des protocoles aujourd'hui sanitaires qui sont très efficaces au cinéma comme au théâtre ou à l'opéra ou autre. Et donc là-dessus, on va essayer de de programmer un peu plus tôt.

Il est sûr que il y aura des conséquences économiques pour ces secteurs. Il y a des restaurants qui vont faire et donc et donc de manière très claire, par exemple à Paris, on sait très bien que si on si on demande ce couvre-feu à 21h, on a même des restaurants qui décideront de fermer. Donc je vais être très clair pendant ces 6 semaines.

D'abord, on y reviendra sans doute quand on parlera d'économie, mais le chômage euh partiel à plein, c'est-à-dire 100 % par l'employ pour l'employeur va être réactivé pour tous ces secteurs. Hôtellerie, café, restaurant, tourisme, événementiel, culture, sport. Donc 100 % 84 % jusqu'à 80 jusqu'à 4,5 SMIC à 84 % du net pour les salariés mais on prend en charge à 100 % pour l'employeur.

On a donné des délais nouveaux pour les prêts garantis par l'État. On peut décaler d'un an le début du remboursement et on on l'a échelonné sur 5 ans avec des taux très préférentiels qui ont été négociés et on pourra redemander les tranches supplémentaires auxquelles on a droit. Et puis dès vendredis dans chacune de ces métropoles, on va relancer une concertation locale avec tous les métiers qui sont concernés. et nous allons améliorer la réponse économique avec tous ces professionnels.

Je le dis, je pense en particulier à nos restaurateurs, ils ont fait des efforts extraordinaires. Ils portent l'art de vivre à la française et c'est vrai que dans certains endroits, ils auront plus intérêt à fermer ou ils devront fermer parce que leurs charges fixes sont trop importantes. Comment on améliore alors la ?

Ça veut dire que très concrètement, on va mettre en place des dispositifs supplémentaires parce que de manière très claire, je ne veux pas que nos indépendants, nos TPE, nos PME ferment, tombent en faillite à cause de ce couvre-feu comme c'était à cause du confinement. La vie économique fait que dans certains secteurs, on sait les conséquences qu'on a. On le voit aujourd'hui avec certains cas euh dont on parle à juste titre beaucoup, mais nous nous aurons des dispositifs de soutien supplémentaire, c'est-à-dire qu'on va améliorer l'accompagnement économique de tous ces secteurs dans les métropoles où le couvre-feu est installé parce que pour certains, il faudra faire plus que ce qu'on a fait avec le fond pour les indépendants ou avec les mécanismes que je viens de dire.

Je que je rajoute un point pour les indépendants, je le rappelle, on l'a étendu jusqu'à 50 salariés le mécanisme. On prend jusqu'à 60 % du chiffre d'affaires et jusqu'à 10000 €. Donc ça c'est France entière.

On va devoir améliorer ce dispositif dans les métropoles. Aujourd'hui, un restaurateur à Paris qui a des loyers importants, qui a fait tous les efforts pour se conformer, si il ne s'en sort pas enfermant à 21h, on l'accompagnera. Jeis qu'on on revienne très concrètement aux restrictions de libertés individuelles qui vont nous être imposé.

Va-t-il y avoir des exemptions, des exception ? J'ai compris que je ne pourrais pas me promener à 22h15 sans motif valable. Il y aura-t-il des attestations comme pendant le confinement ?

Il y aura-t-il des applications sur téléphone portable ? Comment ça va se passer ? Oui, exactement comme cela.

C'estàd dès samedi matin 0 dès samedi donc c'est le travail qui sera fait dans les de jour. Demain, le premier ministre avec les ministres font une conférence de presse pour rentrer dans les détails. Mais de manière très simple, je l'ai dit, nous allons continuer à travailler.

Notre économie en a besoin, notre société en a besoin. On en a besoin. Nos enfants ont besoin de continuer d'être à l'école.

Je me félicite que nous ayons été parmi les premiers pays à rouvrir nos classes, qu'on ait réussi la rentrée scolaire et je remercie nos enseignants qui ont fait un travail formidable. On doit continuer ça. On doit continuer de pouvoir aller au travail dans tous les secteurs pour soigner, pour faire tourner notre industrie, nos services et notre pays a besoin de ça son moral et puis pour financer le reste du modèle.

Bon et donc évidemment pour toutes celles et ceux qui rentrent du travail après 21h ou qui travaillent de nuit, qui travaillent plus tard, il y aura une autorisation. Pour celles et ceux qui ont des urgences, par exemple sanitaires, il y aura des autorisations. Donc on va définir les cas là aussi, je dirais de bon sens qui permettront de circuler.

Il y aura pas une interdiction de circuler entre 21h et 6h du matin. Il y aura une stricte limitation aux bonnes raisons. Mais ça veut dire par contre que on n'ira plus au restaurant, on ne sortira plus du restaurant après 21h, qu'on plus chez des amis, qu'on plus faire la fête parce que on sait que c'est là qu'on se contamine plus facilement et qu'il faut réduire.

Et qui fera respecter ce couvre-feu ? Est-ce qu'il y aura la police ? Est-ce qu'il y aura des militaires ?

Est-ce que Qu'est-ce qu'on pe imaginer ? D'abord je pense des contrav Oui, il y aura il y aura des d'abord il y aura des contrôles et je remercie nos forces de l'ordre de le faire depuis le début et il y aura des amendes comme il y en a déjà pour justement beaucoup d'infractions prévues. Donc ce fera une amende de 135 € qui est celle qui prévaut pour aujourd'hui les masques ou les restrictions déjà quand il y en a qui sont observés.

Je le rappelle et je rappelle aussi que en cas de récidive c'est 1500 € parce que c'est il faut jamais l'oublier, ça doit être dissuasif et on va mobiliser tous nos policiers et donc on va mobiliser de manière proportionnée et ça aussi ce sera fait localement pour le faire. Mais ce que j'espère aussi, ce que j'attends de chacun d'entre nous, c'est que comme on l'a fait au moment du confinement, chacun soit conscient des risques et de l'enjeu. Vous savez, au moment du confinement, nous avons été l'une des nations qui a le mieux respecté cette décision.

Elle était très difficile. Les Français ont été exemplaires parce qu'ils ont compris que c'était pour protéger les plus fragiles, pour protéger nos soignants. Et nous l'avons respecté beaucoup mieux que dans d'autres pays.

Les chiffres le montrent. Le rapport d'évaluation que j'ai évoqué le dit très clairement. Et donc moi ce que j'attends de chacune et chacun d'entre nous, c'est que dans les zones où c'est décidé, on le fait à à bon droit parce qu'il y a des chiffres qui sont transparents, que on partage et qui sont là, on en a besoin.

Et si on ne veut pas devoir prendre dans 15 jours, 3 semaines, un mois, des mesures plus dures, il faut le faire et le respecter. Et donc moi, je je crois encore plus à la responsabilité de chaque citoyen. Mais bien évidemment, il y aura des contrôles.

Et pourtant, le rapport que vous évoquez, il parle aussi d'infantilisation. il vous reproche une certaine infantilisation et est-ce que le couvrefeu fait pas aussi ça ? Nous essayons collectivement de nous améliorer.

Je pense que nous devons tous et je pense qu'on y reviendra pour la France entière et c'est ce qu'on essaie de faire ces dernières semaines. Nous sommes tous en quelque sorte les acteurs de cette bataille contre le virus et de notre réussite. Il y a certains endroits si on veut être aller beaucoup plus vite, être plus radicaux, on a besoin de règles communes.

Et ça c'est mettre des règles, c'est pas infantiliser. juste de dire à des citoyennes et des citoyens responsables, voilà, on met des règles parce qu'on on a besoin collectivement de s'y fixer parce que sinon on a on n'agira pas assez fortement. Et je le redis, tous nos voisins le font et des voisins qui sont aujourd'hui en Allemagne, il doit y avoir 6 ou 7000 cas par jour, on est à 20000.

L'Allemagne prend des mesures de ce type aujourd'hui. Elle est plus prudente et elle a moins de morts aussi. Beaucoup donc ça veut dire et on parle pas d'infantilisation.

Donc je ne pense pas que nous prenions des mesures qui sont disproportionnées. Je pense qu'on prend des mesures qui sont proportionnées au regard du risque qu'on voit. Après le rapport d'évaluation montre aussi que quand on se compare, la France en mortalité a bien tenu les choses.

Parce que si on regarde sur 2 3 ans, les comparaisons qu'on a parfois fait entre la France et l'Allemagne ne sont pas si vraies qu'on le croit. Encore une question très pratique. Il y aura dans ces villes, dans ces agglomérations sous couvre-feu autant de transport en commun.

Je pourrais prendre un train de Lille à Paris qui arrive à Paris à 22h15. Il y aura autant de taxis, autant de VTC. Alors, il y aura vous allez mettre un peu le l'offre de transport en commun, elle sera évidemment mobilisée comme d'ailleurs nous l'avions fait aussi même s'il y avait eu un petit peu de réduction pendant le confinement, mais elle continuera d'être mobilisée.

Il y aura pas de restruction des transports. Premier point, c'est important parce qu'il y a des gens qui continueront à travailler la nuit ou en soirée ou le matin tôt et parce qu'il doit y avoir des déplacements pour des bonnes raisons. Ensuite, nous n'avons pas décidé de réduire les déplacements entre les régions.

Là aussi, c'est un choix parce que je pense que comme vous l'avez dit, c'est le choix de ne pas infantiliser mais de responsabiliser. Et donc ça veut dire que on n'empêche pas les gens de passer d'une région à l'autre ou très d'ailleurs concrètement de partir en vacances mais on va leur demander de respecter des règles de de citoyenneté pendant les semaines et les mois qui viennent. Ça certains vont avoir du mal à le comprendre parce que ces vacances de la Toussin, c'est le moment des rassemblements familiaux où les plus jeunes vont retrouver sans doute des grands-parents.

Est-ce qu'il y a pas un danger justement à à permettre ces vacances, à inciter même à prendre ces vacances de la Toussin ? qu'a fait le secrétaire d'État au tourisme alors qu'on est en pleine crise, alors que certains enfants viendront aussi de région de métropole où effectivement l'épidémie est un très haut niveau. On sait que quand on est dans des espaces qui sont ouverts, on peut prendre l'air.

On sait que quand on est justement dans des lieux où on peut sortir, on lutte plus efficacement contre le virus. Donc demander aux gens de rester chez eux dans un appartement et de ne pas aller dans un lieu de vacances, honnêtement, ce serait disproportionné, parfois contraint. Donc en fait, on va soulager un peu les métropoles en permettant aussi pour partie.

Et d'ailleurs, regardez, c'est un peu ce qu'on avait vécu au début du confinement. Est-ce que pour autant on a eu du virus qui s'est mis partout ? Non.

Par contre, ce qu'on va dire très clairement, ce que je dis ce soir très clairement à nos concitoyens, s'ils vont dans une location dans leur maison de vacances, c'est de respecter les règles comme si ils étaient chez eux, c'est-à-dire de continuer à prendre évidemment les précautions qui va y avoir partout dans la société, mais surtout si on va se rassembler en famille. Et là aussi, c'est encore une fois du bon sens. Je partage la contrainte avec vous tous et toutes, c'est que on va pas réglementer tous les comportements.

Je vais pas dire aux gens, "On vous empêche de bouger de votre ville, on vous empêche 3 jours avant de partir en vacances." Là, vous me diriez, "Vous infantilisez les gens." Non, je dis "Vous partir en vacances parce que ce serait disproportionné de vous empêcher de le faire." Mais si vous allez en famille, si vous allez avec les grands-parents, si vous allez avec des membres de votre famille qui sont fragiles, il est impératif de respecter les règles du acte, c'est-à-dire même dans le cadre familial de mettre vos masques si vous ne venez pas d'être testé et eux non plus.

C'est-à-dire de protéger les autres. quand on met son masque, on protège les autres et donc de mettre vos masques quand vous êtes à moins d'un m, de garder au maximum les distances et les promenades d'hors pour sa c'est une très bonne chose mais se confiner, avoir des gestes même d'affection si je puis dire sans aucune précaution n'est pas adapté à la période que nous vivons. Mais vous n'allez pas généraliser le port du masque dans des départements des régions où le virus circule peu.

Alors où si si on prend deux pas de recul, là on vient de dire ce que nous allons faire sous réserve de vote du parlement dans les 6 semaines à venir dans les endroits où le virus circule le plus activement. Et donc c'est ce fameux couvre-feu avec l'accompagnement économique exceptionnel et le soutien et en continuant à travailler à vivre et je le dis c'est très important, j'insiste là-dessus le travail va continuer dans toutes ces métropoles et ces régions. Les associations vont continuer de fonctionner pour s'occuper des plus précaires.

Les services publics vont continuer à fonctionner. C'est indispensable. Dans le reste du pays, qu'est-ce qu'on doit faire ?

Nous devons, si je puis dire, nous remobiliser collectivement. Je sais qu'il y a beaucoup d'efforts qui ont été faits par nos concitoyens, mais je veux ici dire les règles qu'on va appliquer partout. Ces règles, ce sont des gestes simple, il faut les garder dans l'enceinte familiale et partout en France.

Garder des distances plus d'un m évidemment avec son conjoint, celles et ceux avec qui on vit toute la semaine et en permanence, il y a une proximité qui est là. Mais quand on est avec d'autres membres de la famille, des amis ou autres, gardez cette distance d'un mre. se laver régulièrement les mains avec le gel hydroalcoolique ou le savon.

Porter au maximum un masque. Il y a des endroits où c'est obligatoire. Je reviens pas sur ces règles.

Elles se sont installées maintenant localement. Il faut pas les changer. Par contre au maximum quand on est à l'intérieur qu'on ne peut pas respecter ces ces règles, même dans des réunions privées, il faut mettre au maximum ce masque.

C'est une forme de discipline, de réflexe qu'on doit prendre. C'est une recommandation que je fais là. Mais si on veut être précautionneux et réduire le risque pour soi et les autres, il vaut mieux le prendre y compris en famille ou avec des amis. 4è règle pas possible pour tout le monde France entière aérer régulièrement.

Il faut aérer les les scientifiques nous disent 10 minutes trois fois par jour mais aérer de manière régulière. Il y a des protocoles qui sont faits d'ailleurs dans les écoles comme chez les professionnels de santé. C'est important.

Et puis une dernière règle, je dis ça parce qu'on a regardé ce qui marchait chez nos voisins, chez les autres, cette fameuse règle des 6 au restaurant, on l'a dit, c'est je remercie une fois encore nos restaurateurs, on a dit pas plus de 6 à table. Et bien au maximum pour notre vie personnelle, il faut qu'on fasse ça. Si on est une famille de 7 8 9 10, c'est évident continue à avoir une vie familiale normale.

Là aussi, il faut avoir du bon sens. et pas plus de six dans la rue mais on essaie quand on invite des amis de ne pas être plus de six à table et pas plus de six dans la rue non plus par groupe d' on essaie de ne pas se regrouper voilà à plus de 6 cette règle des six qui est une règle de bon sens que chacun peut avoir il faut essayer de se l'appliquer à soi-même parce que c'est aussi quelque chose qui nous protège et qui va un peu qui va nous aider à freiner fran entière tout cela et donc vous voyez partout sur le territoire ces règles elles ne relèvent pas je rejoins ce que vous disiez et qui est en effet un des enseignements c'est pas des règles qu'on va mettre dans des décrets des protocoles partout c'est C'est des règles dont je voudrais que chaque citoyenne et citoyen se les approprie pleinement parce que ces réflexes ils sont compris les jeunes parce que je parle les jeunes parce que on a l'impression quand même que le couvre-feu vise aussi une population jeune qui sort, qui fait la fête, qui a beaucoup d'interaction. Oui.

Mais enfin, est-ce que c'est dur ? C'est dur d'avoir 20 ans en 2020. Oui, c'est dur.

Donc, je donnerai jamais de leçon à nos jeunes parce que ce sont ceux qui honnêtement vivent un sacrifice terrible, des examens annulés, de l'angoisse pour les formations, de l'angoisse pour trouver le premier job. C'est aussi pour ça qu'on a mis une telle mobilisation, un jeune une solution. Je rappelle que nous avons créé des nouvelles formations.

On a justement réouvert des places pour que des jeunes puissent rester ou refaire des formations en faculté comme en CFA, comme dans des des des écoles postbac. On a développé l'apprentissage massivement en accompagnant les entreprises pour qu'elles puissent leur donner des places en apprentissage et les chiffres se tiennent à peu près dans cette rentrée. Et donc en payant beaucoup plus, en compensant l'employeur pour que les jeunes puissent trouver leur place, donc on fera tout pour nos jeunes.

Mais c'est normal, quand on est jeune, on fait la fête, on a des amis et donc je culpabiliserai personne. Non, mais je voudrais que comprenne pendant quelques semaines et quelques mois que je te demande pas d'avoir moins d'amis. on va devoir faire un peu d'effort, c'est-à-dire se voir moins nombreux en même temps et essayer aussi de de d'avoir cette règle, de se protéger les uns les autres.

Et donc je sais que c'est un effort énorme mais au fond le pari que nous faisons maintenant c'est je partage avec vous toutes les informations que j'ai la contrainte il y a des zones ces fameuses métropoles et la région Île-de-France ça va tellement vite qu'on a besoin de prendre ce couvre-feu qui va être dur pour des secteurs économiques et qui est qui est contraignant je le mesure pour le reste du pays plus chacune et chacun porte ses règles, plus on arrivera ensemble à freiner il y a autre chose demander aussi dans la France entière de à l'ensemble des élus anomales ma de nous proposer des plans de prévention. Les maires en associant mieux les citoyens, ils le font formidablement. Ils ont des des conseils de citoyens, ils ont créé leur propre structure.

On a besoin d'associer pleinement nos citoyens et d'associer nos élus. Les maires doivent aussi être dans cette phase des acteurs de la prévention. Ils sont ce sont ceux qui savent le mieux aller chercher nos aînés, aller chercher les associations pour expliquer, porter nos messages mieux protégés.

Donc voilà ce qu'on va faire après France entière. en continuant à limiter aussi les grands rassemblements et continuant les règles qu'on a depuis la rentrée. Vous-même et vos ministres, vous dites depuis quelques jours, quelques semaines que la règle d'Orén avant, sans qu'on sache jusqu'où cette règle nous mène, c'est le télétravail pour le plus grand nombre possible.

À quel étiage ? 50 % du temps, 80 % 100 % et puis il y a le privé sur lequel vous n'avez pas le droit directement d'intervenir et la fonction publique. Qu'est-ce que vous dites aux 5 millions et de fonctionnaires ?

Restez chez vous le plus possible. Non, je vais pas dire ça comme ça parce que d'abord travailler que ce soit en entreprise, dans un service public, dans une collectivité locale ou au service de l'État, dans une association, c'est un collectif. Et je pense qu'il faut faire attention, le télétravail c'est un outil quand on l'utilise intelligemment, que c'est flexible, que ça que c'est presque individualisé, négocier au plus près, c'est intelligent.

Si c'est une règle nationale, là maintenant, on a dû le faire au moment du confinement, mais là maintenant, parfois on réisole les gens. Vous savez, le télétravail, je vais être un peu direct. Quand on a une résidence secondaire tout à fait sympathique et qu' télétravail, c'est chouette.

Quand on a un appartement que les enfants sont à la maison, qu'on a la promiscuité, ça devient vite très dur. Et puis on a besoin d'échanger avec des collègues de travail. Bon, donc il faut là aussi du bon sens.

On a besoin que les entreprises fonctionnent. Elles ont besoin d'avoir du de la présence au travail. On a besoin d'avoir des services publics qui soient ouverts, des bureaux de poste qui soient tous ouverts ils vont pas refermer bureau de post les perceptions qui ont fermé mars avril.

On a besoin d'avoir des professeurs qui sont en classe et cetera. Donc oui, il faut que tout le monde soit présent au maximum. Mais là où c'est possible, quand on est dans un bureau où il y a pas d'accès au public, quand on est dans une entreprise où les règles peuvent le faire dans la mesure du possible et négocier au plus près du terrain, on va plutôt inciter les gens à faire pour pour les emplois où c'est pertinent de à 3 jours de télétravail par semaine.

C'est ce que font certains depuis plusieurs semaines. Pourquoi ? Parce que ça réduit un peu la pression collective et la circulation.

Mais voilà, faut du bon sens mais ça n'est pas la panassée. Faut aussi que ce soit négocié. Et je les partenaires sociaux ont raison d'insister là-dessus, négocier dans les branches et au plus près de l'entreprise.

Mais il faut jamais oublier que on vit ensemble et je pense que il faut qu'on réussisse à réduire nos contacts un peu inutiles, parfois nos contacts, pardon de dire comme ça, mais les plus festifs, mais qu'on continue à avoir une vie sociale au travail où on sait bien se protéger parce qu'on a maintenant la règle du masque, à l'école, au lycée, à l'université, dans les associations parce que c'est la vie aussi. On a l'impression que la situation que vous avez décrite et qui nous amène à imposer ce couvre-feu dans les métropoles, elle était prévisible. Elle était même prévue.

Prévu par les avis du conseil scientifique en juin en juillet. Il parlait d'ailleurs de la pression sur ces métropoles, sur le danger que le que le virus soit plus virulent à la rentrée. Tout ça a était prévisible.

Et puis il y a eu l'échec de la politique du dépistage. D'abord, on a attendu longtemps ces tests. On les a entendu, on les a attendu en mai, en juin, en juillet, ça commence à arriver.

Et puis après, on arrive pas à comprendre comment on a pu prévoir l'amont, c'est-à-dire tout le le test et pas l'aval, c'est-à-dire pas l'examen de ces tests, pas le les moyens pour pour traiter ces tests en moins de 2 jours parce que au-delà de 2 jours, c'était de l'argent jeté par les fenêtres. Alors, vous avez raison, on a rencontré des vraies difficultés sur ce sujet. Je crois qu'il faut le le dire et les partager.

Pourquoi ? Parce que on a monté, on s'était donné des moyens et on a plutôt suivi la trajectoire des moyens qu'on s'était donné. On est aujourd'hui l'un des pays qui teste le plus en Europe.

Pas forcément le plus efficacement. Non, mais je vais revenir. Pourquoi ?

Parce que ça c'est les techniques de test. Mais on fait entre 1,2 et 1,4 millions. Et quand je regarde ces derniers jours, parce que vous comprenez bien que je le surveille quotidiennement avec les ministres et je veux ici vraiment rendre hommage au travail du gouvernement, mobilisation du premier ministre, au ministre de la santé qui jour et nuit fait son maximum avec ses équipes pour pour faire.

Les difficultés qu'on a eu, c'est qu'il y a eu beaucoup de demandes, beaucoup plus qu'on ne pensait parce que c'était gratuit. Oui, mais parce qu'il on a pas besoin d'ordonnance. Rappelez-vous la polémique qu'on a eu à la rentrée sur les masques.

Est-ce qu'il fallait que ce soit gratuit ou pas à l'école ? On l'a rendu gratuit pour tous les enfants de famille modestes ou les plus précaires des millions parce que c'était pas gratuit pour tout le monde. On a eu des polémiques.

Vous pensez que la solution c'était de rendre payant le test ? Moi je crois pas. Je pas ça.

C'est de prévoir les moyens. J'assume totalement J'assume totalement qu'on est en effet rendu le test gratuit parce que on a décidé nous en France qu'il y aurait pas de barrière à l'argent. Faut le dire et depuis le début de cette crise, c'est ce qu'on a fait.

On est l'un des pays qui a le plus accompagné économiquement et socialement notre nation et je l'assume parce que c'était gratuit. On pouvait anticiper cette vague de parce que c'était gratuit peut-être mais moi je crois pas qu'il y ait beaucoup de gens qui est qui est à l'excès étaient se faire tester. C'est parce que c'était surtout il y avait de l'inquiétude parce que le virus a circulé.

C'est tout parce que le virus a circulé entre les générations et on le voit un peu partout en Europe. Donc je ne mettrai pas ça sur le compte de la politique de test. Je dis juste que ce que décrit très bien le rapport, on a en effet eu des délais qui étaient trop longs.

Pourquoi ? Parce qu'on avait pas l'organisation qui permettait de le faire. Je remercie moi l'ensemble des professionnels de santé publique et privé qui se sont mobilisés.

Mais on avait pas de grosses centrale de test. On a un réseau qui est en plein de petits points et donc on avait un système qui était pas habitué à faire à avoir une telle pression et donc il y avait de la queue pour obtenir le test, de la queue pour avoir les résultats et ça c'est lié à la technique. Vous entendez beaucoup parler de ce test qu'on appelle PCR.

En effet, il faut une technique d'analyse. Alors comment on va répondre à ça ? On va changer les choses.

Et je veux aussi donner une perspective à nos concitoyens. Là, je dis pour 6 semaines, on va faire couvre-feu dans ces métropoles et en région Île-de-France et on se remobilise partout dans le pays pour essayer de gagner cette bataille. Ensuite, on doit progressivement aller vers une stratégie qui est partout dans notre pays.

Tester, alerter, protégé. C'est la clé de la stratégie qu'on doit faire monter en puissance tout le mois de novembre et en décembre. parce que nous en avons jusqu'à l'été 2021, au moins avec ce virus, tous les scientifiques sont clairs.

Et donc, si on ne veut pas faire tout le temps des des blocages, redémarrage, il faut qu'on arrive au fond à beaucoup mieux suivre ce virus. C'est pour ça que je vous dis que il faut qu'on réussisse à baisser le nombre de contaminations jour plutôt à 3000 5000 cas qu'à 20000 comme on est aujourd'hui. Et donc premier pilier tester.

On a une innovation qui est arrivée ces derniers jours, reconnue par l'Organisation mondiale de la santé, la haute autorité de santé. Ce sont ce qu'on appelle ces tests antigéniques. Il va toujours falloir faire ce fameux prélèvement ou dans le nez ou dans la bouche avec ce fameux écouvillon.

Tout le monde est devenu expert de ce sujet mais c'est en 15 à 30 minutes qu'on a le résultat, ça change beaucoup de choses. On pourra aussi le faire dans les pharmacies, dans différents points. Donc ça, on aura plus de de points d'appui, pas simplement dans des laboratoires.

Ça, ça va être un vrai changement. Ensuite, on développe des techniques pour analyser beaucoup plus vite plus de tests ensemble avec le mode PCR. Et puis on continue à innover, pas qu'en France, partout dans le monde pour aller vers des autotests ou sur la base de votre salive, parfois de votre sang, vous pourrez vous autotester, on est habitué à le faire avec les tests de grossesse ou d'autres tests.

Et donc nous allons rentrer dans une stratégie qu'on va déployer là pendant les prochaines semaines où on va pouvoir réduire encore drastiquement les délais. Et donc dès qu'on a une hésitation, qu'on est qu'à contact, qu'on est symptomatique ou qu'on a un doute, on pourra se faire tester, on aura la réponse rapidement. Deuxème pilier, l'alerte.

Quand je suis testé, il faut que je puisse alerter ce qu'on appelle mes cas contact. Les gens avec qui j'ai été exposé à moins d'un m, avec qui j'ai dîné, avec qui j'ai passé un long moment, avec qui j'ai été à la caféterria ou autre. Ce que Stop Covid n'a jamais permis de faire.

Vous avez raison. C'est un échec cuisant. Alors les derniers chiffres nous disent que Covid a servi à alerter à ce jour 493 personnes.

Alors c'est je prendrai pas ce chiffre pour dire que c'est un échec, ça n'a pas marché. C'est-à-dire c'est surtout ça a été beaucoup moins téléchargé que tous nos voisins. 2 millions et dei demi de personnes à peu près.

Les Britanniques, les Allemands ont beaucoup plus de téléchargement. On n'a pas réussi. Mais quand je regarde nos voisins aujourd'hui et les cas qui ont été identifiés par une telle application, même en Allemagne ou en Angleterre, très peu.

Donc personne n'a réussi à faire de l'application un vrai outil d'alerte mais nous à ce stade, on n' pas réussi à faire de l'application un outil pour les gens. Donc depuis plusieurs semaines, j'ai demandé aux équipes de complètement reconfigurer les choses. Faut qu'on ait une nouvelle application.

Elle va s'appeler tous antiovid. Chacun est mobilisé. C'est une application et on a regardé ce qui marchait chez les autres. apprendre de nos erreurs.

C'est pourquoi ? Le 22 octobre, elle sera présentée et elle va comme ça monter en charge. Ce sera une application d'abord où il y aura des information comment virus circule le virus, pardon, là où vous êtes, où sont les points pour se faire tester et suivre un peu vos cas.

Donc il y aura des informations générales, des informations plus particulières et locales parce que les gens vont plus souvent consulter l'application quand il y a ça. Ce que font très bien les britanniques. Ensuite, on va donner aussi un mode d'emploi.

Ça sert à rien de l'allumer tout le temps. Beaucoup de gens ont dit "Ça vide ma batterie, je sais même plus comment le je suis pas sur Bluetooth, ça marche pas" et cetera. On va donner un mode d'emploi très clair et on va dire aux gens quand vous allez au restaurant, quand vous allez dès qu'on pourra les réouvrir dans dans les zones concernées au bar, quand vous allez chez des amis au fond, à chaque fois que je suis dans un moment où je suis exposé à d'autres gens qui vont pas avoir de masque où il y a un élément de risque, on allume le justement le TUS anti Covid et on va en faire aussi un instrument avec nos restaurateurs, avec l'ensemble des cafetiers, avec les hôtels, avec tous les professionnels un outil pour mieux alerter, tracer et donc du coup pour identifier ces foyers de contamination, les remonter et prévenir.

Et puis troisème chose, faut protéger en étant très strict sur les 7 jours d'isolement quand on a le le virus, même quand on n pas de symptômes et adapter justement là-dessus notre réponse. Et donc ça c'est la stratégie vers laquelle on va mettre beaucoup plus de moyens pour réussir dès qu'on aura moins de cas par jour à ce que il y ait moins de contraintte collective mais qu'on suive mieux ce virus et qu'on le maîtrise mieux. L'un des enseignements de cette crise sanitaire, c'est que statistiquement, ce sont les plus défavorisés qui ont qui en ont été le plus victime, des victimes sanitairees, des victimes économiques également.

Euh certaines associations euh certaines associations caritatives, euh le responsable aussi de la CFDT demande l'augmentation des minimats sociaux du RSA et demande également que les 18 25 ans puissent bénéficier du RSA. Est-ce que vous dites oui ? Alors, on va apporter une réponse à cela.

D'ailleurs, comme nous l'avions fait au printemps, d'abord c'est tout à fait vrai que sur le plan sanitaire, je le disais tout à l'heure, le virus frappe davantage les milieux modestes parce queon vit dans des appartements plus petits, parce que souvent on vit entre génération beaucoup plus que quand on a les moyens d'avoir un appartement, voilà, dès qu'on est ados ou adulte. La deuxième chose, c'est que sur le plan économique et social, cette crise, elle est aussi inégalitaire. Pourquoi ? parce que les emplois qui ont été détruits, ce sont surtout les emplois en CDD et en intérim, c'est-à-dire des plus précaires.

Et donc, c'est aussi pour ça que j'assume la force de la réponse économique que nous avons eu. Et là, le rapport aussi le dit très clairement, nous sommes sans doute le pays d'Europe qui a été le plus fort sur ce sujet, qui a le plus investi 460 milliards d'euros et nous allons continuer de le faire comme je l'ai dit, de manière exceptionnelle. Mais en effet, les plus précaires qui tombent dans la pauvreté, on doit avoir une réponse.

Et donc ce que nous allons faire parce que c'est le dispositif le plus large et le plus efficace, c'est pour les bénéficiaires du RSA et des APL, ce qui touche du coup tous les jeunes là aussi très largement 18 25 ans, d'avoir une aide exceptionnelle là pendant cette c'est ces 6 semaines qui viennent de 150 € plus 100 € par enfant, la même chose que ce qu'on a fait justement au printemps, ce qui permettra d'aller entre 100 et 450 € ce qui est plus hein qu'une revalorisation. Mais moi, je tiens aussi à une chose, c'est qu'on ne perde pas nos fondamentaux. Nos fondamentaux, c'est la lutte contre la pauvreté par le retour à l'activité et le travail.

Et plus on augmente de manière unilatérale tous nos minim sociaux et on les rebaisse jamais après, plus on rend difficile le retour à l'activité. C'est ce qu'on a constaté et c'est aussi pour ça que j'assume il y a quelques mois d'avoir massivement et historiquement augmenté la prime d'activité au niveau du SMIC 200 € par mois. Et donc je préfère cette aide exceptionnelle massive comparable à ce que nous avons fait au printemps plutôt qu'une transformation de nos minimas sociaux.

Euh quand on parle de minim sociaux, je veux quand même aussi ici redire que le minimum vieillesse et la location adulte handicapé ont depuis le début de ce quinquena eu une augmentation historique près de 100 € par mois. Monsieur le président, il nous reste juste quelques instants. Je vais vous poser une question qui qui tombe sous le sens, j'imagine, pour de nombreux français.

La description de ce que vous nous faites, de l'avenir, du virus qui va durer sans doute jusqu'à l'été prochain, de plusieurs villes, 20 millions d'habitants qui vont être un petit peu quand même sous cloche de 21h à 6h du matin, c'est assez sombre. Est-ce qu'il y a une raison ? Une raison d'espérer qu'on ait 20 ans, 65 ans ou plus ?

Il y a énormément de raisons d'espérer si on est lucide. collectif unis, lucide, c'est-à-dire que moi je veille à ce que l'information soit transparente et partagée. Je crois qu'on est le premier pays au monde à avoir demandé un rapport d'évaluation de la première phase.

Il a été rendu public. Les données sanitaires, on les partage comme les données économiques tout le temps. Je pense qu'il faut dans le pays des Lumières et de Pasteur qu'on arrête d'avoir des espèces de débats permanents sur les faits ou la vérité scientifique.

Il y a un conseil scientifique qui joue un rôle essentiel. Il va d'ailleurs être pérénisé. Je remercie ses membres.

Mais voilà, on a quelques certitudes, faut s'en donner au fait et pas pas dire chaque jour ceci n'est rien, on peut faire comme ça. Donc si on se base sur les faits, on on peut dire c'est grave, c'est sérieux mais se mobiliser. La raison d'espérer, je vais vous dire, c'est que nous sommes en train de réapprendre à être pleinement une nation.

C'est-à-dire que on s'était progressivement habitué à à être une société d'individus libres. Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part.

Voilà la clé. Et donc je le dis très clairement, le message que je suis venu passer ce soir, c'est que j'ai besoin de chacun d'entre vous, que nous avons besoin les uns des autres pour trouver des solutions, pour inventer, pour être citoyen en respectant les règles pour nous-mêmes et pour les autres, mais surtout pour inventer et on sortira de cela en étant une nation plus résiliente. On va continuer à surmonter nos défis.

On va continuer à régler la crise climatique et la transition climatique, mais on va aussi et on est en train de le faire, apprendre à une nation plus résiliente qui va produire de l'économie de la vie sur son territoire à nouveau. On va reproduire des médicaments, des matériaux nécessaires qui réapprend à se protéger et à surmonter cette crise comme les autres. On sortira plus fort parce qu'on sera plus uni.

Voilà. Moi, mon si j'avais un message à passer à nos concitoyens, c'est ça. Nous avons besoin les uns des autres, on s'en sortira ensemble.

Voilà, c'était le mot de la fin. Merci beaucoup monsieur le président de nous avoir reçu. Anne-esophie.

Merci ville. Merci à vous. Et nous y arriverons.

Nous y arriverons. Très bonne soirée à tous. 45 minutes d'interview chez nos confrères de TF1 et France 2 et une annonce à retenir ce soir de la part d'Emmanuel Macron.

Un couvre-feu entre 21h le soir et 6h le matin à partir de samedi en région Île-de-France et dans 8 métropoles que je vais tout de suite vous énumérer à nouveau si vous venez de vous nous rejoindre. Lille, Rouan, Lyon, Saint-Étienne, Exen Provence, Marseille, Montpellier et Toulouse. Bonsoir à toutes et à tous.

Bienvenue sur Figaro Live. On est en direct sur le figaro. Bien sûr, sur Twitch évidemment ainsi que sur YouTube.

On attend vos réactions et vos questions suite à cet entretien entre le chef de l'État et nos confrères de TF1 et France 2. On va débriefer ça évidemment en direct aussi avec, je vous l'annonçais tout à l'heure, Marc Landré, rédacteur en chef du service économie France au Figaro. Marc, bonsoir et merci d'être avec nous.

Pardon. Exactement. Alors, on va activer votre micro Marc d'ici quelques instants l'occasion pour moi de saluer Julien à la réalisation de ce live et de faire un clin d'œil appuyé aussi à Julie qui réalise et bien la modération dans les différentes chats.

Je vous le disais sur le figaro.fr, sur Twitch et sur YouTube. Vous êtes nombreux à nous remercier d'avoir diffusé hein cette prise de parole du chef de l'État.

Nombreux aussi à nous demander si de reconfinement il est question. Et bien on va tout de suite poser cette question à Marc Landré. J'espère que le son est à nouveau activé.

Est-ce que on peut avoir votre première réaction Marc suite à à ce qui vient de se dire du côté du chef de l'État ? Ben c'est c'est pas glorieux hein. C'est c'est assez déprimant.

Est-ce que selon vous c'est un c'est un reconfinement local qui ne dit pas son nom ? c'est vous avez 20 millions de personnes qui vont être confinées le soir. Alors c'est pas un confinement sur l'ensemble de la journée.

C'est pas un confinement qui va durer 6 qui va durer 65 jours, enfin 2 mois et demi. On est sur 20 millions de personnes qui n'auront pas l'autorisation, qui auront une restriction de liberté et de déplacement entre 21h et 6h le matin. Donc c'est un c'est un mini confinement pour aller un 40 % de la population française et uniquement le soir.

Par contre, le président de la République a bien dit que il fallait continuer à travailler, il fallait continuer à se déplacer pour aller travailler. Il fallait simplement limiter les interactions sociales, faire en sorte qu'on voit moins de gens et qu'on casse cette chaîne de diffusion du virus à savoir lors des fêtes, lors des réunions de famille, lors des dîners entre amis. Donc moins on verra de gens, moins on aura la possibilité de transmettre ce satané virus qui nous plombe tous et qui nous empêche de vivre normalement notre vie euh de citoyen euh français et et c'est la même chose dans les autres pays européens d'ailleurs.

Euh Emmanuel Macron qui demande aussi de de ne pas être plus de six à table. Alors si euh vous êtes un couple avec cinq enfants, il va falloir en punir un qui ira manger dans sa chambre. Voilà, c'est non.

Il a pas dit ça. Il a pas dit ça. Il il a dit effectivement qu'il y avait cette règle de six à respecter.

Six à table, six dans la rue, six au restaurant. Mais il a dit s'il y a une famille de 10 et ben évidemment on va pas on va pas en mettre quatre de côté. Donc il faut simplement faire preuve de bon sens et éviter au maximum de faire en sorte que on se retrouve à plus de 6.

Ça peut être 6, ça peut être 7 quand c'est pas c'est pas très grave quand c'est au sein d'une famille. Mais il faut éviter de se démultiplier lorsque ce n'est pas nécessaire. H en tout cas vous nous posez quelques questions dans le chat sur Twitch notamment Bratac 38 qui nous dit "Bordeaux n'est pas concerné par le couvre-feu".

Alors non, Bordeaux n'est pas concerné en revanche non loin de Bordeaux, ben Toulouse Toulouse et Montpellier également qui sont qui sont concernés. La surprise c'était peut-être même si Emmanuel Macron l'a justifié en expliquant que les indicateurs n'étaient pas bons ces derniers jours, mais Rouan Rouan qui arrive bah malheureusement dans cette dans ce lot de de ville et de métropole et de région aussi concerné par une circulation accrue du virus. On va faire le point avec vous aussi Marc, bah sur l'incidence économique de de ce qu'on vient d'entendre puisque couvre-feu entre 21h et 6h du matin.

Moi j'ai une première question à vous poser, c'est est-ce que ça vaut le coup pour un restaurateur économiquement d'ouvrir le soir en sachant qu'il faut faire à 21h maximum ? Je pense que ça va dépendre de chacun. Ça va dépendre de la la profondeur et de l'importance des coûts fixes de chaque restaurateur.

Logiquement non. Je veux dire, à partir du moment où euh vous obligez un restaurateur à fermer à 21h, euh avant ça pouvait être 22h ou notamment à Marseille pendant pendant quelques temps, c'est sûr que vous réduisez la capacité du restaurateur à multiplier le nombre de couvers. Surtout qu'il faut pas être plus de 6 à une même table, qu'il faut un espacement d'un m50 entre chaque entre chaque table.

Donc plus vous plus vous mettez des contraintes, plus vous limitez sa capacité à à faire son à faire son métier. Donc oui, pour dans la grande majorité des cas, les restaurateurs auront moins d'intérêt à ouvrir le soir et parce que je pense notamment en région parisienne, les gens vont pas aller dîner à 18h30. Euh, ils vont pas anticiper ce qu'il faisait avant pour être sorti à 21h.

C'est trop compliqué. Surtout que le président a bien dit, il faut être à 21h chez soi, donc il y aura une petite tolérance éventuellement, même s'il y aura des contrôles et des amendes qui seront qui seront faites, mais il faudra être à 21h chez soi. Ça veut dire que pour être à 21h chez soi, en fonction de la distance qu'il y a entre le lieu du restaurant et son domicile, il faudra anticiper et partir d'autant plus tôt.

Et surtout, il a dit le président, il y a pas que les restaurateurs qui sont concernés parce que toute la vie culturelle va être impactée. Les théâtres, les restaurants, l'opéra, les cinémas. et il a dit qu'ils allaient essayer qu'il fallait essayer localement par des discussions euh territoriales de d'anticiper au maximum ces manifestations là où une représentation avait lieu peut-être à 20h, peut-être de l'anticiper à 18h.

Alors ce qui va être possible dans certaines métropoles ne sera pas possible partout, je pense notamment à Paris et que tout ce qui va pouvoir être fait pour essayer de limiter au maximum l'impact dans ce monde culturel festif du soir sera bienvenu. Maintenant, on se doute bien qu'il va y avoir plus de dégâts, qu'il va y avoir d'aménagement. Une question sur YouTube, vous me demandez si Grenoble est concerné par cette mesure de couvrefeu.

Grenoble effectivement est concerné, c'est un oubli de ma part. Grenoble, tout comme dans cette région au Vergne Ronalpe, et bien Saint-Étienne et Lyon sont concernés par ce couvre-feu qui entre en vigueur samedi à minuit. Alors qui va durer 4 semaines mais l'objectif c'est 6 semaines.

À l'heure actuelle les dispositifs légaux ne permettent pas de de mettre en place 6 semaines de couvre-feu. C'est 4 semaines et il va falloir aller devant le parlement a dit Emmanuel Macron. Un mot aussi sur les les dispositifs de soutien supplémentaires qui ont été évoqués par le chef de l'État Marc Landré.

Dispositif de soutien supplémentaire. Qu'est-ce que Quel est votre votre regard là-dessus ? chômage partiel euh à 100 % pour l'employeur he dans les les zones touchées par le couvre-feu notamment.

Oui. Alors, il a les le dispositif existant est maintenu et étendu à toutes les professions, à tous les métiers qui vont être impactés par le couvre-feu. Donc ça c'est une bonne chose, sachant que les critères ont déjà été assouplis cette semaine pour permettre de prendre en compte un maximum de de de situations.

Par exemple, le fond de solidarité va pouvoir donner une aide qui va jusqu'à 10000 € par mois. Il faut savoir que pendant la période de confinement au printemps, c'était 1500 €. Donc, on voit bien qu'il y a une démultiplication du montant de l'aide, que avance au moment du confinement, c'était disponible uniquement pour les entreprises de moins de 10 salariés.

Là, la jauge elle est passée à 50 salariés. Donc on prend beaucoup plus d'entreprises dans les mailles du filet et que la baisse de pouvoir de pardon la baisse de chiffre d'affaires euh euh au regard de laquelle on va pouvoir demander à bénéficier du fond de solidarité, il faut avoir une baisse de 60 % de son chiffre d'affaires. Donc on voit que que le dispositif aujourd'hui, il est très large et il vise à couvrir le maximum de dégâts possibles.

Maintenant, le président l'a dit, ils l'adapteront si nécessaire dans les semaines à venir et très prochainement pour pouvoir faire en sorte qu'il n'y ait pas une faillite. C'est ce qu'a dit le président hein. Il ne veut pas qu'il y ait une seule faillite à cause de ce non pas ce confinement mais de ce couvre-feu.

Alors, il faut le risque zéro n'existe pas. Il faut être réaliste et il faut être honnête, il y aura des faillites. Il y en avait avant, il y en aura un petit peu plus parce que les conditions sont beaucoup plus restrictives.

Même si l'État a décidé, c'est le fameux quoi qu'il en coûte du président de la République au printemps, l'État a décidé de couvrir au maximum les pertes d'exploitation, les pertes de les pertes d'activité des entreprises, des PME, des TPE, des indépendants qui vont être impactés par ce nouveau civfeu. Hm. Oui.

Puis l'idée c'est de protéger en restant chez soi et surtout en abaissant ses actes, le nombre de ces interactions sociales dans une semaine par exemple. Mais le MEDEF de son côté, le MEDEF premier syndicat des patrons et des chefs d'entreprise, lui il dénonce d'ors et déjà le le un télétravail accru. Donc est-ce qu'on ne met pas finalement dans une dans une impasse entre cet équilibre protection de la santé des Français et protection de l'économie et des emplois ?

Je dirais oui et non. Je répondrai comme un normand. Oui.

Oui et non. Le président a été a été relativement clair et surtout il a tenu compte des enseignements du printemps au moment du confinement où il y avait pu avoir cette confusion entre on confine, on reste chez soi mais il faut continuer à travailler. Donc là le président a dit la règle de base c'est qu'il faut continuer à travailler.

Donc ça veut dire que les entreprises doivent continuer de fonctionner. Les salariés doivent continuer à aller travailler. Et ça c'est important.

Le télétravail, c'est déshumanisant pour les gens qui en font trop parce que ça peut provoquer plus de mal que bien. Donc il dit il faut simplement à faire de preuve de bon sens. Euh le travail en collectif dans une entreprise, c'est important et on ne doit pas casser cette cette émulation, cette alchimie qu'il y a dans une équipe entre des personnes.

Donc le télétravail, il doit être maintenu, il doit être privilégié mais pas généralisé. Alors c'est vous allez me dire c'est très subtil. Grosso modo, il a donné cette cette borne, cette référence, cette jauge en matériétravail.

Il faut que lorsque c'est possible, il n'y ait pas plus de deux ou 3 jours de télétravail par semaine et par personne. Mais encore faut-il que l'emploi euh si si s'y s'y prête. Encore faut-il que on soit dans une zone effectivement couverte par dans une zone où le virus circule de manière active et il faut que les locaux s'y prêtent.

Donc et et donc c'est c'est très aléatoire. Il y a pas de norme généralisée, il y a pas de règle nationale. Et le président et là pour le coup, il a je moi je pense qu'il a raison, il a dit clairement on ne peut pas imposer une règle nationale en matière de télétravail parce que toutes les situations sont différentes et c'est au niveau de chaque entreprise que via le dialogue social, on doit trouver le meilleur dispositif, la meilleure négociation, le meilleur cadre pour appliquer ce télétravail dans l'entreprise.

Grosso modo, ça veut dire démerdez-vous. Démerdez-vous entreprise par entreprise. Là, vous pouvez faire pouvez faire du télétravail, faites-le.

Là, vous pouvez pas bah vous le limiter, mais faites en sorte que ça se développe un petit peu sans que ça devienne majoritaire parce que la vie en collectif dans une entreprise, c'est important et c'est ça qui fait qu'on va continuer à vivre en société et à vivre ensemble. H euh une question qui nous vient de Twitch, Orchi, Orchi, que je suis ravi de retrouver sur notre chaîne. Quelqu'un peut-il expliquer comment un couvre-feu réduira les cas de Covid ?

Si les restaurants sont des vecteurs, pourquoi ne pas les fermer ? Estce que le but du jeu n'est pas de n'est pas de de de de tuer ou ou de d'hyiler toute vie sociale. Les les les restaurants ne sont pas des vecteurs de de de multiplication du Covid.

Ils sont des notamment lorsque les protocoles sanitaires sont bien appliqués. Le problème c'est la multiplication des interactions. C'est le fait que quand vous allez aller au restaurant et ben vous allez prendre des transports en commun, vous allez voir d'autres personnes qui sont peut-être infectées.

Euh donc vous multipliez le risque. Ça veut pas dire que vous multipliez la propagation du virus, c'est vous multipliez le risque que le virus se diffuse. C'est pas parce que vous allez dîner au restaurant ou vous allez déjeuner au restaurant avec des amis ou avec des collègues que forcément vous allez attraper le covig ou vous allez le diffuser.

Sinon, on fermerait les restaurants dans les zones où le le virus circule activement, y compris le midi. On interdrait les cafétérias ou les cantilles d'entreprise, y compris le midi. Ce n'est pas le cas.

Le but du jeu, c'est ça, c'est vraiment de freiner la circulation du virus. C'est de casser cette chaîne qui fait que le virus se propage de personne en personne. À partir du moment où on multiplie les interactions sociales, en cassant le nombre de d'interactions sociales, on peut espérer freiner la multiplication du virus.

Oui, puis on rappellerain de façon pédagogique, on peut être en pleine forme et se rendre à une soirée et être asymptomatique et et transmettre le virus. Est-ce que Marseille est touché par le couvre-feu ? Nous demande Ken sur YouTube.

Effectivement, la métropole d'Ex-Marseille fait partie bien de ces h métropoles dans lesquelles un couvre-feu s'applique entre 21h et 6h à partir de samedi. Col sur Twitch. Intéressante cette question aussi pour l'aide aux jeunes dont Emmanuel Macron a parlé parce qu'il a effectivement parlé d'une aide aux jeunes.

Est-ce que ce sera valable pour tous les jeunes ou bien seulement pour les boursiers ? Alors, il a parlé, il a dit de le président a dit deux choses. Il a d'abord rappelé le dispositif qui a été pris dès le mois d'août qui s'appelle un jeune une solution. ces 6 milliards et demi d'euros qui ont été mis en place pour créer des formations supplémentaires, pour créer des emplois aidés supplémentaires, pour euh faciliter les recrutements en apprentissage et dans les entreprises.

Donc il y a pas aujourd'hui de dispositif supplémentaire qui est prévu dans le cadre de ce de ce de ce programme un jeûne une solution. En revanche, ce qu'a dit le président et ça ça concerne une partie des jeunes, peut-être les boursiers, en tout cas certains boursiers, c'est qu'il a dit que pour les bénéficiaire du RSA comme pour les bénéficiaires des APL et donc dans les bénéficiaires des APL, il y a des boursiers, des étudiants boursiers, le dispositif qui a été mis en place pendant le confinement à savoir d'une prime exceptionnelle de 150 € je vérifie hein parce que je parle de 150 € plus 100 € par enfant en charge si enfant il y a apporté dans les semaines qui viennent. Ça veut dire que c'est pas c'est pas une prime par mois.

Ça veut dire qu'on va faire un chèque supplémentaire à ces publics qui sont plutôt en difficulté, dont on sait que ce sont ceux qui souffre le plus de la crise actuellement parce que c'est ceux qui ont perdu leur emploi ou c'est ceux qui ont le plus de mal euh à à se mouvoir ou ceux qui sont les plus fragiles en matière de santé. Donc on va leur donner 100 € en one shot pour permettre de passer ce petit cap et 150 plus enfin pardon 150 € plus 100 € par enfant. Donc dans ce lot là, pour répondre à la question de l'internaute, oui, il y aura des étudiants boursiers mais il faudra être soit bénéf soit enfin en l'occurrence pour les étudiants boursiers, il faudra bénéficier des APL.

Voilà pour ben cette réponse très complète de Marc Landré mon cher col sur Twitch. Merci en tout cas d'avoir posé cette question parce qu'il n'a pas été euh que question du couvre-feu dans dans ce cette interview d'Emmanuel Macron. Il a aussi été question tiens des des Français qui peuvent partir en vacances à la Toussin.

Bon bah ça on le savait déjà depuis plusieurs jours mais c'est confirmé. Est-ce que c'est une manière aussi euh de les soulager mentalement et de sauver l'économie euh quelque part ? Le chef de l'État a fait référence au aux locations de vacances par exemple.

Euh là aussi hein Marc Landré, quel est votre votre regard, votre analyse sur cette question des des vacances de Atousin ? La le le tourisme a beaucoup souffert depuis maintenant 6 mois, on le sait, de la cette crise du coronavirus. Donc il faut tout faire pour éviter qu'il souffre encore plus.

Malheureusement, le virus circule. Euh, on voit qu'il a il y a un impact économique évidemment sur ce secteur. Donc, il faut ne pas désespérer et faire en sorte que il continue.

Euh cela dit, euh il y a des le le euh comment euh le couvre-feu ne couvre pas l'intégralité du territoire français. Donc vous pouvez partir en vacances. Les franciliens ou les gens des métro les habitants des métropoles concernés peuvent partir en dehors de ce euh euh de de de ces zones où il y a des restrictions de liberté sur les restaurants ou sur la vie à partir de 21h le soir.

Cela dit, euh il faut bien faut pas oublier une chose, euh l'activité économique continue. Pourquoi ? Parce que la grande différence par rapport au printemps, c'est qu'on a des masques.

Donc en toute période, en toute situation, à tout moment, il faut porter son masque. Et ça, on sait que c'est la meilleure des protections par rapport à la propagation du virus. De on a une politique de test qui même si elle est encore imparfaite, elle est quand même beaucoup plus développée que ce qu'elle était avant.

Donc en cas de problème, on peut se faire tester. Le président a parlé de nouveaux tests qui allaient arriver sur le marché dans les semaines d'avenir jusque à la 7 borne de l'été prochain qui vont même permettre de se tester soi-même chez soi. Au même titre qu'il existe des tests de grossesse pour savoir si une femme est enceinte. on pourra demain euh dans les dans les prochaines semaines se tester Covid ou hors notre Covid chez soi.

Donc ça c'est le deuxème point qui est important par rapport à la période du printemps. Et puis troisièmement, vous avez des protocoles sanitaires qui ont été mis en place dans tous les lieux collectifs de vie euh les le sport, euh dans les stades, dans tous les lieux culturels, dans la vie en entreprise. Donc vous avez un certain nombre de protocoles qui doivent être appliqués pour faire en sorte que le virus ne se propage pas.

Donc c'est pour ça qu'on peut peut partir en vacances, que euh le président aussi pour ne pas désespérer encore plus une population qui est structurellement déjà très pessimiste ne va pas leur dire euh pour les infantiliser plus qu'ils ne le sont déjà euh restez chez vous, euh je vous interdit de sortir, n'allez pas voir Papi Mami. D'ailleurs, il a donné l'exemple de Papi Mami. Il a dit effectivement les vacances de la Toussin pour beaucoup dans beaucoup de familles, c'est l'occasion pour les petits enfants d'aller voir leurs grands-parents. pour évite.

Donc il n'interdit pas les visites chez les grands-parents, il dit simplement attention, les grands-parents sont une population à risque. On le sait, les statistiques le démontrent. 85 % des personnes qui sont décédées ont plus de 65 ans.

Donc ça ça alerte, c'est pas c'est un fait ça veut dire quelque chose. Donc si vous allez voir vos grands-parents, s'il y a des réunions de famille si possible pas à plus de 6 et ben dans ce cas-là, il faut que tout le monde porte le masque et qu'on se lave les mains très régulièrement. Et pas de câlin, pas de bisous.

Oui, ça c'est la contrainte. Malheureusement, on pourra pas le faire même avec un masque. Mais c'est je dirais quelque part, c'est un moindre mal où c'est mieux que rien.

Donc on n'interdit pas les déplacements, on n'interdit pas les vacances, on n'interdit pas d'aller voir papi et mamie, mais on n'oublie pas qu'on est dans une période où le virus circule et qu'il faut qu'on casse cette propagation. Donc on fait attention et c'est la grande différence par rapport au printemps. Quelle preuve, recherche ou autre y a-t-il que le couvre-feu change quelque chose ?

Bah le le chef de l'État a cité l'exemple de la Guyane où le couvre-feu est en vigueur bah depuis plusieurs mois déjà depuis le printemps. Alors il s'est alléger maintenant c'est entre minuit et 5h du matin euh me semble-t-il et d'après une étude à laquelle l'Institut Pasteur et bien a contribué, bah le couvre-feu a permis de réduire de plus d'un tiers le taux de transmission du virus. Un exemple là aussi utilisé par par le chef de l'État.

Et puis il faut pas oublier, il faut pas oublier que le couvre, il y a eu un couvre-feu pendant le confinement au printemps dans certaines villes où le virus circulait énormément. Je pense notamment à Nancy. Donc le couvre-feu n'est pas une nouveauté en France en période pour des questions sanitaires dans le cadre de cette épidémie de la du coronavirus.

Ça a été le cas au printemps dans certaines villes et ça a marché. Oui, il y a une centaine de villes. C'est ce que j'allais dire.

Effectivement, on a l'impression que c'est un gros mot aujourd'hui, mais en fait c'est parce que ça touche des grosses villes, des métropoles, même une région entière comme l'Île-de-France. Mais effectivement, vous parliez de Nancy, il y avait Bier et Nice où il y avait même eu des recours devant la justice hein de villes qui avaient pris assez tôt hein ces ces mesures euh de couvre-feu. On va reparler aussi avant de conclure bah de l'échec de Stop Covid et de cette nouvelle application qui va arriver le 22 octobre confirmée là aussi par Emmanuel Macron.

Est-ce qu'on a une idée euh Marc Landré du coût de l'échec de Stop Covid ? Gill Boulot de TF1 a parlé de moins de 500 personnes qui ont été prévenues euh sur l'application he prévenu qu'elles étaient qu'à contact. On a une idée hein pour le les finances pour le le coût pour le contribuable français de cet échec.

Je sais plus là, j'ai pas le chiffre en tête du coûp de développement de de de de stop Covid. Euh ça doit à mon avis se se mesurer en quelques dizaines voire centaines de millions et je dirais quelque part euh au vu de euh au vu de de de ce que va coûter cette crise euh au niveau euh global, macroéconomique, national et international, c'est une goutte d'eau dans la mer. Donc c'est pas le problème, il est pas là.

Ce que je ce que j'ai trouvé un peu surprenant de la part du chef de l'état quand même lorsqu'il nous a parlé de de cette nouvelle application qui va s'appeler tous contre Covid, je crois euh Tous Stop Covid, je sais plus exactement, mais c'est le fait que grosso modo, outre le fait queil y aura des informations sur l'état de circulation du virus dans la zone où le territoire où vous êtes, des endroits où se faire tester, c'est très bien. Ça c'est du servicel, ça ça ne peut être ça ne peut être qu'un plus, c'est très bien. Il faudra l'activer quand vous allez dans une réunion, lorsque vous aurez rencontré des gens.

Donc ça veut dire qu'on va demander aux gens d'être proactif et de systématiquement déclencher. Connaissant les Français, je suis pas sûr que ce flicage ou ce qu'il risquent de prendre comme un cli un fliquage volontaire de leur part en activant l'application à chaque fois qu'ils vont au restaurant ou qu' vont dans une rencontre ou qu'il y a la possibilité de de de d'interagir avec d'autres personnes. Je suis pas sûr que l'efficacité soit au rendez-vous si on demande une démarche volontaire. et automatique de la personne qui doit activer euh son appli de main.

Voilà, j'ai une une petite réserve sur l'efficacité du de ce futur dispositif. Maintenant, le président a été très clair. Il a dit que si on compare par rapport à à aux autres aux autres aux autres pays, c'est vrai, nous on a eu un double échec, c'est que ça on a les Français n'ont pas fait confiance à cet appli et donc ne l'ont pas téléchargé.

Et et donc de fait euh euh il y a eu très peu de personnes qui ont été informées et qui ont été euh qu' on l'appli a pu fonctionner. Cela dit dans les autres pays à ce qu'a dit le président, beaucoup de gens l'ont téléchargé mais c'est pas pour autant qu'il y a plus d'informations qui ont été communiquées. Et ben justement la comparaison avec les autres pays et on va conclure là-dessus parce que je vois que ça parle beaucoup de la Suède dans le chat sur le Figaro.fr avec avec respect, avec Arcus Guy, avec Luciol encore qui qui sont avec nous. ce ce confinement total du printemps suivi de d'un couvre-feu maintenant dans les principales métropoles françaises.

Est-ce qu'on a pu voir ça dans bien dans d'autres pays par exemple ? Oui, oui, bien sûr. Euh aujourd'hui, vous avez des villes, vous avez des pays où il y a du coup, il y a des des couvre-feu sont sont en sont en place, en Allemagne notamment, euh Berlin et on voit que euh la le le le la propagation du virus est freinée du fait de ces pays qui ont un petit peu plus d'avance sur nous.

Alors, est-ce que parce que est-ce parce qu'ils ont réagi plus vite et qu'ils ont pris des décisions qui s'imposaient plus tôt, c'est possible. On a bien vu que lorsque euh il y a eu non pas un couvre-feu, même c'était pas un couvre-feu mais lorsqu'il a été lorsque la décision de de fermer les barres et les restaurants à Marseille a été prise il y a maintenant 3 semaines, on sait que euh c'est une proposition qui avait été faite une semaine ou 15 jours plus tôt par le conseil scientifique et par Olivier Verrand et que politiquement il avait été décidé de ne pas aller dans ce sens tout de suite. Donc on a réagi sur ex-Marseille avec 15 jours de retard par rapport à la première préconisation.

Je crois que après faut faut être lucide. On apprend en marchand au fur et à mesure. Euh oui, il faut se il faut tenir compte et il faut benchmarquer avec les pays étrangers parce et importer ce qui marche maintenant.

C'est pas parce qu'on va importer ou qu'on va se baser sur une une bonne initiative qui a été prise en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne, que ça va fonctionner en France. Il y a des questions culturelles, il y a des questions géographiques, il y a des questions économiques qui font que une bonne idée à l'étranger peut ne pas se révéler être bonne en France. Donc il faut vraiment adapter et faire au mieux dans le meilleur des cas, sachant que bah on n'est jamais à l'abri de se planter.

Pas mal de questions aussi sur YouTube d'un internaute qui nous rejoigne en cours de route et qui nous bien interroge sur les écoles. Est-ce que les écoles ferment ou referment ? Justement, l'objectif c'est de maintenir ouvert tous les établissements école, collège, lycée, les crèches aussi.

H oui, l'idée c'est vraiment l'idée faut bien retenir, c'est dans les zones où le virus circule le plus activement, donc l'Île-de-Fance plus les h grandes métropoles pour faire pour pour faire simple, c'est de faire en sorte que on casse la circulation du virus le soir et la nuit, là où il y a le plus de risque que les gestes barrières soient délaissés, soient mis de côté. les soirées entre copains, les dîners de famille et ben on met pas le masque, on est plus proche les uns des autres. Donc c'est là où il y a une il y a un risque de multiplication de propagation plus rapide du virus.

Donc c'est cette chaîne là qu'on veut casser. C'est pas la l'autre chaîne. C'est pas la chaîne où des protocoles sanitaires s'appliquent à l'école ou en entreprise, dans les transports en commun.

Là où ça fonctionne, on continue. Euh mais là où on voit qu'il y a du relâchement, là où on voit qu'il y a des problèmes, là on essaie de casser cette chaîne. Et c'est donc essentiellement le soir à partir de 21h.

Il y a eu un débat. Est-ce que c'était 20h ? Est-ce que c'était 21h ?

Le gouvernement a tranché, l'État a tranché. C'est 21h. Ça veut pas dire que si ça ne fonctionne pas, on amène on n'anticipera pas à 20h ou qu'on ne dans les semaines qui viennent, on ne dira pas bah par exemple, je pense à Bordeaux.

Bordeaux qui était en zone d'alerte il y a quelques il y a il y a quelques jours euh qui a bien rétabli la la la barque. Ça veut pas dire que Bordeau ne rentrera pas dans cette catégorie-là euh de ville de métropole sous couvre-feu dans les 10 15 20 30 prochains jours si jamais la situation nécessite. Merci beaucoup Marc Landré rédacteur en chef du service économie France au Figaro et bien d'avoir décrypté cette prise de parole du chef de l'État. la prise de parole que vous pouvez retrouver sur le figaro.fr.

Je vais vous montrer ça tout de suite. On a le live texte où vous pouvez retrouver les les annonces, hein. Vous êtes encore nombreuses et nombreux à nous poser cette question sur YouTube.

Est-ce qu'on est reconfiné ou pas ? Alors non, il y a un couvre-feu qui est mis en place à partir de samedi entre 21h et 6h du matin en région Île-de-France et dans h métropoles à savoir Lille, Rouan, Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, ex-Marseille, Montpellier et Toulouse. Et puis un mot aussi sur notre sondage.

Nous avons lancé un sondage sur le compte Twitter de Figaro Live. Approuvez-vous justement cette instauration d'un couvre-feu de 21h à 6h en Île-de-France et dans 8 métropoles. Vous pouvez encore voter et pour l'instant vous n'approuvez pas cette 84 % hein.

Vous êtes donc plus de 8/10 à ne pas approuver. L'actualité est à vivre toujours sur Figaro live sur YouTube, sur Twitch et bien sûr sur le figaro.fr.

Très bonne soirée à toutes et à tous. Non, je vais pas dire ça comme