L'invité de la rédaction : "Tous les voyants sont au vert pour avoir une bonne récolte de clémentines" Jean-Paul Mancel
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:42OuverteRéponse directe
Est-ce que la récolte a commencé ? Dans quel état d'esprit on l'aborde cette année ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Quelles conséquences cette sécheresse a-t-elle eu sur les fruits à quelques semaines de leur commercialisation ?
- 1:52OuverteRéponse directe
Concrètement, est-ce qu'on retrouve aujourd'hui dans les vergers des clémentines plus petites que d'habitude ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Comment avez-vous réussi à travailler dans ces conditions, à irriguer les plantations tout en respectant la chose ?
- 3:25FerméeRéponse directe
On peut dire que la récolte, elle est sauvée pour cette année ?
- 4:06OuverteRéponse directe
Une inquiétude qui continue, parce qu'on sait que ce type d'événement, finalement, il est amené à se reproduire, malheureusement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47InvitéFait
« la récolte des cafins, les premières clémentines, a débuté hier ou aujourd'hui. »
- 1:03InvitéFait
« les analyses sont bonnes, donc on va débuter les récoltes de clémentines, cafins. »
- 1:23InvitéFait
« on a eu des pluies salvatrices. »
- 1:34InvitéFait
« ces pluies justement ont permis d'apporter l'eau dont nous avions besoin. »
- 1:47InvitéFait
« on peut dire qu'on est sauvé. On peut dire que la récolte peut se passer dans des très bonnes conditions. »
- 2:05InvitéFait
« ce que je peux constater aujourd'hui, c'est qu'il y a très peu d'exploitations qui sont impactées par ce phénomène, et même pas des exploitations entières. »
- 2:20InvitéFait
« on a pu constater sur quelques vergers ou quelques parcelles de vergers, des fruits quand même exceptionnellement petits. »
- 2:51InvitéFait
« Ils ont vraiment fait comme ils pouvaient. »
- 2:59InvitéFait
« il y a eu une dérogation pour ce secteur qui était dans l'impossibilité d'arroser leurs vergers. »
- 3:28InvitéFait
« Oui, je pense que oui. Je pense que nous sommes toujours en sécheresse. »
- 3:50InvitéPromesse
« nous sommes déjà très inquiets, puisque nous, nous demandons vraiment, dès le mois prochain, de se mettre autour de la table avec l'Office hydraulique, l'État, la Chambre d'agriculture et les professionnels pour travailler pour 2027. »
- 5:20InvitéFait
« pour l'instant, je pense que tous les voyants sont au vert pour avoir une récolte digne de ce nom. »
- 5:40InvitéFait
« Alors oui, comme tous les ans, en fait il faut savoir que la plupart des saisonniers sont déjà des saisonniers qui reviennent régulièrement. »
- 6:02InvitéFait
« aujourd'hui, nous n'avons pas d'inquiétude. Le premier avion est arrivé dimanche dernier, nous n'avons pas d'inquiétude sur la venue des saisonniers. »
Temps de parole
- Invité67 %
- Présentateur24 %
- Présentateur 28 %
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Il
s'agit de Jean-Paul Mancel, le mois de septembre fut encore très chaud et a bien embêté agrumiculteur, agriculteur. En pleine orientale, ces derniers ont dû faire face à la chaleur et aux restrictions d'eau. Des difficultés pouvant mettre en péril la production de clémentine, par exemple, à une période cruciale pour la maturation des fruits. Alors à quoi devons-nous nous attendre ?
On
fait le point avec Jean-Paul Mancel, le producteur de clémentine et président de l'AOP Fruits de Corse, au micro de Mathieu Bourigny. Jean-Paul Mancel, bonjour. Bonjour. Nous sommes au début du mois d'octobre, une période importante pour les producteurs de clémentine en Corse. Est-ce que la récolte a commencé ? Dans quel état d'esprit on l'aborde cette année ? Alors une
récolte, un jour très important pour nous, puisque la récolte des cafins, les premières clémentines, a débuté hier ou aujourd'hui. Et ça ne
va
ne faire qu'augmenter, puisque toutes les analyses de déclenchement de récolte pour cette variété sont faites. Et les analyses sont bonnes, donc on va débuter les récoltes de clémentines, cafins.
Cette année, le mois de septembre a été particulièrement chaud. C'est une période qui est décisive pour le développement des clémentines. Quelles conséquences cette sécheresse a-t-elle eu sur les fruits à quelques semaines de leur commercialisation, je dirais ?
Oui, alors on a eu beaucoup d'inquiétudes jusqu'à il n
'y
a pas longtemps, puisqu'on a eu des pluies salvatrices. Il a fallu que le ciel nous vienne en aide, parce qu'on était très en tension dans certaines régions de la plaine orientale sud. Mais ces pluies justement ont permis d'apporter l'eau dont nous avions besoin. Donc aujourd'hui, on a beaucoup moins d'inquiétudes. Après, il peut y avoir peut-être une influence sur le calibre, mais ça on le verra dans quelques jours. Mais en tout cas, on peut dire qu'on est sauvé. On peut dire que la récolte peut se passer dans des très bonnes conditions.
Concrètement, est-ce qu'on retrouve aujourd'hui dans les vergers des clémentines plus petites que d'habitude
?
On sait que s'il y
a
un petit manque d'eau,
elles
grossissent moins. Ces clémentines, elles ont suffisamment grossi ? Ou est-ce que leur qualité gustative a été altérée par cette sécheresse ? Alors,
ce que je peux constater aujourd'hui, c'est qu'il y a très peu d'exploitations qui sont impactées par ce phénomène, et même pas des exploitations entières. C'est-à
-dire
qu'il
y
a des morceaux d'exploitation en fonction des secteurs où les producteurs sont. Ils ont pu manquer d'eau. Et en effet, on a pu constater sur quelques vergers ou quelques parcelles de vergers, des fruits quand même exceptionnellement petits. Mais on ne peut pas dire que ce soit la généralité du verger. Mais encore une fois, on pourra vraiment mesurer ça dès qu'il
y
aura les premiers fruits qui rentreront dans les stations et qu'on aura entamé le calibrage. Mais j'espère que ça n'aura pas une incidence très forte.
C'est tout ce que je peux espérer aujourd'hui. Les producteurs, ils ont également dû composer avec des restrictions d'eau importantes, notamment en pleine orientale. Comment avez-vous réussi à travailler dans ces conditions, à irriguer les plantations tout en respectant la chose ?
Ils ont vraiment fait comme ils pouvaient. Alors c'est vrai que dans ce secteur en tension, il y
a
eu des dérogations pour qu'ils puissent quand même irriguer les jours où ce n'était pas permis. Il y a eu une dérogation pour ce secteur qui était dans l'impossibilité d'arroser leurs vergers. Donc au final, on peut dire que ça ne
s
'est pas trop mal passé, même s'il y a peut-être quelques producteurs qui ont beaucoup souffert. Mais en règle générale, quand même, je pense qu'on a passé le cap. Mais heureusement qu'il a plu. On peut dire que vraiment heureusement qu'il a plu. Si cette pluie venait dix jours plus tard, je pense que je ne parlerais pas comme ça aujourd'hui.
On peut dire que la récolte, elle est sauvée pour cette année ?
Oui, je pense que oui. Je pense que nous sommes toujours en sécheresse. Ces pluies-là n'ont fait qu'améliorer, si vous voulez, l'état de nos sols dans les vergers pour une dizaine de jours. Donc on a gagné une dizaine de jours sur les irrigations. Mais au niveau des réserves, nous sommes toujours au même point. Nous sommes toujours en alerte sécheresse. Ce qui veut dire qu'il n
'y
a aucune recharge des réserves. Et nous sommes déjà très inquiets, puisque nous, nous demandons vraiment, dès le mois prochain, de se mettre autour de la table avec l'Office hydraulique, l'État, la Chambre d'agriculture et les professionnels pour travailler pour 2027, parce que nous sommes déjà inquiets pour 2027.
Une inquiétude qui continue, parce qu'on sait que ce type d'événement, finalement, il est amené à se reproduire, malheureusement.
Oui,
malheureusement, je pense que malgré une année très pluvieuse, puisque tout le monde s'accorde à dire que nous avons une année, un hiver très pluvieux, donc ce n
'est
pas sûr que 2027 soit pareil. Et il y a quand même pas mal de gens d'agriculteurs, mais pas que, qui continuent à investir dans des plantations. Et donc aujourd'hui, on n'a aucune visibilité sur l'état des ressources futures.
Malgré toutes ces difficultés climatiques et les inquiétudes qu'on vous a eues il y a déjà quelques semaines, pour parler un petit peu de ce mois de septembre, qui était crucial pour la maturation des clémentines, vous, vous étiez plutôt optimiste. Finalement, aujourd'hui, à quelle récolte on peut s'attendre en termes de volume, en termes de qualité ? À quoi le consommateur peut-il s'attendre ?
Aujourd'hui, je pense que je garde toujours cet optimisme, puisque les premières analyses de déclenchement de récolte, qui nous indiquent justement les taux de sucre, les taux de jus et les taux d'acidité des clémentines, sont plus que favorables, parce que nous avons des taux qui sont même un peu supérieurs à
l
'année dernière. Donc ça veut dire qu'on a beaucoup de jus, et ce qui est un bien pour la qualité des clémentines. Donc aujourd'hui, je ne
peux
pas être qu'optimiste, après il peut arriver encore n'importe quoi, mais je crois qu'on a eu notre lot déjà de souffrance, j'ai l'impression que ça suffit. Et donc pour l'instant, je pense que tous les voyants sont au vert pour avoir une récolte digne de ce nom.
Dernière question, avec un enjeu important comme chaque année, la filière fait largement appel à des travailleurs saisonniers, beaucoup aussi venus du Maroc. Est-ce que ces saisonniers sont arrivés ? Est-ce que vous disposez de suffisamment de personnel pour assurer la récolte ?
Alors oui, comme tous les ans, en fait il faut savoir que la plupart des saisonniers sont déjà des saisonniers qui reviennent régulièrement. Vous avez des saisonniers, par exemple chez moi, qui reviennent depuis presque 20 ans. Donc déjà, il y a tous ces saisonniers-là qui sont déjà des saisonniers, je dirais, qui sont presque des permanents. Et après, pour les nouvelles plantations ou les extensions, oui,
il
y a des nouveaux saisonniers qui arrivent. Mais aujourd'hui, nous n'avons pas d'inquiétude. Le premier avion est arrivé dimanche dernier, nous n'avons pas d'inquiétude sur la venue des saisonniers. Il y aura des clébentiles sur la table des Corses, il y aura des gens pour les ramasser, mais surtout des gens dans les stations de conditionnement qui sont des locaux pour les conditionner et pour les vendre. Voilà, il n'y
a
pas de problème.
Jean-Paul Mancel, je vous remercie. Merci, allez, au revoir.