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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 4 octobre 2016 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Montebourg défie Hollande - les questions SMS #cdanslair 03-10-2016

Au micro : Cécile CornudetSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Hollande attend-il le résultat de la primaire de la droite pour prendre une décision ?

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Comment Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron s'entendent-ils ? Pourraient-ils travailler ensemble ?

  • 0:50OuverteRéponse directe

    Sur le fond, politiquement, il y a des passerelles entre l'un et l'autre qui paraissent éloignées ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Valls rassemblerait-il plus la gauche que ne pourrait le faire Montebourg ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Que deviendra le Parti socialiste s'il n'est pas présent au second tour de la présidentielle ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Pourquoi Ségolène Royal ne se présente-t-elle pas à cette primaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13PrésentateurFait
    « Si ce n'est pas Nicolas Sarkozy, ces chances qui sont déjà maigres deviendront infimes. »
  • 1:07InvitéFait
    « Macron est de ceux qui ont converti le président de la République à la politique de l'offre, qui est précisément la politique qui est mise en cause par Montebourg. »
  • 2:42InvitéChiffre
    « Dans cette configuration de candidature, il n'y a pas beaucoup d'endroits où les socialistes vont faire plus de 25%. »
  • 3:01InvitéFait
    « Ça s'appelle le syndrome de 1993, quand la gauche est revenue à l'Assemblée après une déroute avec 70 députés, 57 députés socialistes. »
  • 6:06Invité politiqueChiffre
    « Il propose la baisse des impôts de 10 milliards. »
  • 7:12InvitéChiffre
    « Ne serait-ce qu'on voit bien que Hamon gêne quand même Montebourg, malgré tout. Si je prends 15-20%, il le gêne. »

Temps de parole

  • Présentateur32 %
  • Invité20 %
  • Invité 219 %
  • Invité politique18 %
  • Invité 310 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Invité politique

Hollande, attend-il le résultat de la primaire de la droite pour prendre une décision ?

0:08
Présentateur

Oui, clairement, c'est un des éléments de son attente, ça sera un des éléments de sa décision. Si ce n'est pas Nicolas Sarkozy, ces chances qui sont déjà maigres deviendront infimes.

0:18
Invité politique

Comment Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron s'entendent-ils ? Pourraient-ils travailler ensemble ?

0:22
Invité

Ils ont travaillé ensemble. Ils ne s'entendaient pas si mal que ça, oui. Quand Arnaud Montebourg était au ministère de l'économie et Emmanuel Macron à l'Elysée, ils ont bâti ensemble certaines réactions au moment de Florange, etc. Ils s'entendaient plutôt pas mal. Après, à partir du moment où Emmanuel Macron n'a pas repris la loi qu'avait laissée Arnaud Montebourg au ministère de l'économie qui l'a changée, la loi Macron 1, du coup ça s'est un peu moins bien passé.

0:50
Invité politique

Mais sur le fond, politiquement, il y a des passerelles entre l'un et l'autre qui paraissent quand même assez éloignées.

0:56
Invité

Non, c'est vraiment les deux extrêmes du Parti socialiste, si on peut considérer que Macron est encore socialiste, ce qui n'est plus, mais c'est vraiment non. Je crois même que, n'oublions pas que Macron est de ceux qui ont converti le président de la République à la politique de l'offre, qui est précisément la politique qui est mise en cause par Montebourg. Moi, je pense que c'est plutôt l'Europe qui les différencie beaucoup.

1:21
Présentateur

En revanche, les thèmes de société peuvent parfois les rapprocher. Je pense à la déchéance de nationalité, les migrants, ils ont peut-être des convergences de groupes.

1:28
Invité politique

Valls rassemblerait-il plus la gauche que ne pourrait le faire Montebourg ? Alors, Marcel Annes ?

1:33
Invité

Valls rassemble plus et redonne des perspectives de victoire, moins de qualification, aux sympathisants socialistes. Ça, c'est très net. C'est moins le cas sur l'ensemble de l'électorat de gauche. Notamment, chez les électeurs Front de Gauche, il ne fait pas mieux que François Hollande. Mais il mobilise plus les sympathisants socialistes. Il a toujours, même au moment de la loi El Khomri, même au moment de la déchéance de la nationalité, il a reculé chez les sympathisants socialistes. Mais il a toujours eu un socle légèrement supérieur à François Hollande.

2:02
Invité politique

Que deviendra le Parti socialiste s'il n'est pas présent au second tour de la présidentielle ?

2:06
Invité

Alors là, c'est la question à 1 000 euros.

2:09
Présentateur

C'est tout ce qui le restera, d'ailleurs, 1 000 euros.

2:11
Invité

Oui, peut-être. Non, parce que là, la situation est très grave. Parce que comme on le disait, on risque de voir une bérésina législative. Surtout, admettons, on ne sait pas encore, mais quelle sera la stratégie de Macron pour les législatives ? On ne sait pas. Mais admettons qu'il ait des candidats, qu'il en présente. Bon, ça veut dire que, je répète souvent cela, parce qu'il faut avoir présent à l'esprit, qu'il faut avoir 12,5% des électeurs inscrits pour être au second tour de l'élection législative. Ça veut dire, s'il y a 45-50% d'absorption, 25% au premier tour, désexprimés.

Dans cette configuration de candidature, il n'y a pas beaucoup d'endroits où les socialistes vont faire plus de 25%. Donc ça peut être vraiment très, très difficile pour les socialistes. Et du coup, après, sur une défaite comme ça, comment ça se reconstruit ? Et là, c'est tout le pari de Cambadélis de dire, bon, avec le petit noyau, on va réussir quand même à sauver une partie du... Bernard Salanès. Ça s'appelle le syndrome de 1993, quand la gauche est revenue à l'Assemblée après une déroute avec 70 députés, 57 députés socialistes. Et en plus, il faut bien voir que l'élimination du premier tour entraînerait la division.

Et dans beaucoup de circonscriptions, pour passer cette barre de 12,5% des escorts, la gauche n'aurait qu'une seule chance, c'est de présenter un candidat unique. Or, la division entre les écologistes, le front de gauche, aidé par la loi sur le financement, qui fait que les partis assurent leur financement par le nombre de voix obtenues au premier tour, ne va pas pousser à l'Union.

3:34
Invité politique

Pourquoi Ségolène Royal ne se présente-t-elle pas à cette primaire ?

3:37
Présentateur

Parce qu'elle n'a pas la réponse de François Hollande. Le jour où François Hollande dira « je n'y vais pas », je pense qu'il y aura une interrogation royale et peut-être un moment royal. Elle a un bilan, je l'ai dit, elle a un passé, elle a été candidate à la présidence de la République. Elle a une popularité assez inédite dans le paysage politique.

3:52
Invité politique

Elle reste populaire.

3:53
Présentateur

Non, elle reste populaire. Non sans point commun avec Valls, parce qu'elle a parfois mordu à droite sur des thématiques d'autorité. Et puis, elle a quelque chose de plus, qui est ce parcours personnel, sentimental, affectif avec François Hollande. On se souvient de quand ils étaient un couple, on se souvient de leur rupture, on se souvient du tweet de Valérie Trevailer dans la législative perdue, on se souvient des larmes de Ségolène Royal au soir de la primaire. Il y a quelque chose d'affectif et de sentimental aussi entre elle et l'électorat. Après, il faut qu'il y ait une fenêtre de tir qui se présente.

Quand Delors a renoncé en décembre 1994, Emmanueli et Jospin ont décidé assez vite d'y aller. Il y a deux personnages qui ont failli être candidat aussi, qui ont fait un tour de piste. C'était Jack Lang et déjà Ségolène Royal. Mais c'est François Hollande qui l'a dissuadé d'y aller, lui conseillant d'attendre plus tôt que la génération qu'il représentait prenne son tour.

4:39
Invité politique

Pourquoi Martine Aubry ne se porte-t-elle pas candidate à cette primaire ? N'aurait-elle pas toutes ses chances de la remporter ?

4:45
Invité

Si François Hollande n'était pas candidat, elle serait la candidate naturelle de tous ceux qui défendent une autre politique. Et c'est vrai que même par rapport à Arnaud Montebourg, elle a un surcroît de crédibilité et de présidentialité qui lui permettrait vraisemblablement d'être cette candidate.

5:01
Invité politique

Mais est-ce qu'elle en a l'envie ? C'est toujours la question qu'on se pose lorsqu'on parle de margineau. On le sait, elle n'en a pas l'envie. On le sait. Qui est la carure d'un président parmi les candidats à la primaire de la gauche ? Elle est rude cette question.

5:10
Présentateur

On a l'impression que même Hollande n'a pas la carure d'un président. Vous êtes encore plus rude. En tout cas, cette carure lui a été contestée par l'opinion pendant tout ce quinquennat. Il y a chez Arnaud Montebourg une posture parfois très présidentielle. Ce qui manque, c'est le contenu. C'est la constance du contenu. Et puis surtout, c'est d'avoir un programme complet. Que peut dire de crédible Hollande sur la Russie, sur la politique de la BCE, sur la coopération en Afrique, sur les liens avec les Etats-Unis, sur la politique de défense ? Il n'a pas envahi ces thématiques. Il n'a pas produit, comme le disait tout à l'heure Cécile, de contenu là-dessus.

Alors que Valls et Hollande ont au moins cet avantage-là. C'est d'avoir travaillé, produit et parlé sur tous les sujets.

5:50
Invité politique

À part le Made in France, que propose Arnaud Montebourg pour relancer l'économie du pays ?

5:54
Invité

Cécile Cornudet. Le Made in France, il est beaucoup sur les thématiques industrielles. On a vu au moment d'Alstom, c'est le seul qui s'est précipité sur place. Il est sur ces thématiques-là.

6:06
Invité politique

Il propose la baisse des impôts de 10 milliards.

6:08
Invité

Une mesure très populaire, favoriser les PME françaises dans les marchés publics. C'est la première mesure qui, après son discours de Frangie, revenait en tête. Dans chaque programme, elle n'est peut-être pas possible à faire cette mesure. Mais elle est populaire. Déjà, Ségolène Royal l'a proposé.

6:24
Invité politique

Le président Hollande tiendra-t-il sa promesse de ne pas se représenter si les chiffres du chômage sont mauvais ? Elle est intéressante cette question parce qu'en réalité, on se dit, est-ce qu'il peut faire dire aux chiffres ce qu'ils ne sont pas en réalité ?

6:35
Présentateur

Oui, bien sûr. Il essaiera de dire que sur les 10 derniers mois, 12 derniers mois, on avait une inflexion de la courbe, cette fameuse inversion de la courbe. Et face à lui, il y aura des adversaires, notamment de droite, qui diront sur le quinquennat, on est à plus 650 000. Donc, il y aura un jeu de dupes par rapport aux chiffres. Les chiffres, on leur fait dire un peu ce qu'on veut.

6:51
Invité politique

La multiplicité des candidatures à la primaire de la gauche favorise-t-elle François Hollande ?

6:56
Invité

Plutôt oui, je dirais, parce que ça va être lui contre tous les autres quand même. Ensuite, il faut savoir si vraiment toutes les voix de tous ces candidats s'additionneront contre lui au deuxième tour de la primaire. Mais je dirais plutôt oui, en réalité. Ne serait-ce qu'on voit bien que Hamon gêne quand même Montebourg, malgré tout. Si je prends 15-20%, il le gêne.

7:21
Invité politique

Il les retrouve au second tour, dans les projections. Mais comptons, voilà. Hollande a-t-il un moyen de sortir la tête haute de son quinquennat ?

7:29
Présentateur

Moi, je pense que dire le 10 décembre, je ne me représenterai pas parce que j'avais fait des promesses. Ce n'est pas de ma faute si elles n'ont pas été tenues. La crise, les attentats, j'ai plein d'explications, mais je ne me représenterai pas. Non seulement il sort la tête haute, mais je pense qu'il s'assure encore un bout de destin politique. Alors, on ne va pas imaginer qu'en 2022, après 5 ans de droite, Hollande puisse revenir. Encore qu'on a vu Jospin tenter sa chance en 2006. Mais l'aura qu'aurait un ancien président sorti dignement sur la reconstruction de son camp, sur les ruines du Parti Socialiste, ça serait important.

7:58
Invité politique

Simon de Bourlamport, Mélenchon, peut-il faire un meilleur score que lui à la présidentielle ?

8:02
Invité

Oui, même si Montebourg peut être boosté, comme Christophe le disait tout à l'heure, en gagnant la primaire. Mais aujourd'hui, c'est un enjeu pour Montebourg dans le corps électoral de la primaire. Il faut réussir à faire venir des électeurs tentés par le vote Mélenchon à la primaire socialiste.

8:15
Invité politique

Merci à vous quatre. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h40. Une émission que vous pouvez retrouver en replay sur PLEUZ, le site de France Télévisions. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.