Jacques Chirac "Le chômage en 1981" - Archive INA
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:48Fait
« le chômage c'est d'ailleurs le point central de toute la politique que je propose aux Français et qui consiste à lutter contre le chômage à augmenter la production »
- 3:16Fait
« je n'ai jamais à cette époque pris une seule décision qui n'ait été au préalable prise en accord avec l'ensemble des représentants des organisations agricoles »
- 4:44Fait
« le problème des fonctionnaires aujourd'hui ce n'est pas d'en créer davantage le problème c'est de leur donner plus de sens des responsabilités »
- 6:11Fait
« il faut dans une politique étrangère une très grande fermeté il la faut d'abord pour défendre les intérêts de notre pays »
- 11:17Fait
« elle a des accords avec un certain nombre de pays je pense en particulier avec l'Afrique qui sont les accords de défense et qu'elle doit être en état de respecter »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
voici bientôt 3 mois que vous mener une campagne extrêmement active sur le terrain vous avez sillonné la France entière le territoire M politain mais aussi les départements et les territoires d'outremè vous avez tenu de multiples réunions vous avez rencontré beaucoup de gens comment au moment où cette campagne s'achève pratiquement pourriez-vous résumer votre impression générale sur ce que pensent les Français et bien j'ai d'abord constaté que les deux candidats qui étaient déjà présent en 1974 n'ont su ni convaincre ni entraîner les Français et j'ai constaté au contraire
que ma candidature recueillait un accord un soutien chaque jour plus important et vous avez une explication à ce double mouvement l'un de monter et l'autre de stagnation et je crois que cela tient au fait que les Français ressentent actuellement une espèce de de découragement de malaise ils n'ont pas été mobilisés et ce découragement et ce malaise viennent je crois du fait qu'il faut aujourd'hui les gouverner autrement c'està-dire en leur donnant à la fois plus de responsabilité plus de liberté mais aussi en leur donnant le sentiment que leurs affaires intérieures et extérieur sont traité
avec plus de fermeté je crois que c'est ça le problème vous ne croyez pas que la raison essentielle de ce malaise prenons le mot c'est quand même quelque chose de beaucoup plus concret le chômage par exemple qui touche toutes les familles oui ellement le chômage c'est d'ailleurs le point central de toute la politique que je propose aux Français et qui consiste à lutter contre le chômage à augmenter la production mais au-delà de ce problème il y en a un autre qui est comment dirais-je ressenti confusément et qui est le sentiment qu'on les Français d'une certaine inutilité si j'ose dire c'est-à-dire le sentiment que leurs problèmes quotidiens ne sont pas compris que leurs suggestions ne sont pas
entendu qu'il n'y a pas de dialogue entre eux et les pouvoirs publics ceux qui sont responsables des affaires de la nation qu'il n'y a pas en un mot de concertation et comment est-ce que cela se passerait concrètement si vous étiez élu comment vous y prendriez-vous pour faire comprendre aux Français qu'ils sont pris en considération car c'est un peu ça votre objectif mais écoutez je crois que c'est d'abord et avant tout une question d'état d'esprit si vous me permettez je reprendrai un exemple qui était celui de mon expérience comme ministre de l'Agriculture je n'ai jamais à cette époque pris une seule décision qui n'ait été au préalable prise en accord avec l'ensemble des représentants des
organisations agricoles alors naturellement ça demande du temps ça demande un effort de compréhension mutuelle ce n'est pas simplement un dialogue où chacun s'exprime et où ensuite l'État décide c'est véritablement l'exigence d'une meilleure compréhension mutuelle est-ce qu'il y a d'autres catégories sociales qui serit concerné par cette politique de concertation et de dialogue mais mais toutes bien entendu prenons quelques exemples vous avez aujourd'hui les les cadres je veux dire l'ensemble du personnel d'encadrement c'està-dire cadres et agents de maîtrise et qui savent qu'ils sont l'ossature même de la nation qu'ils sont responsables de son avenir de son
activité et qui ont le sentiment à la fois d'être mal à l'aise dans leur entreprise malgré bien sûr des exceptions mais surtout de ne pas être considéré compris entendu de ne pas pouvoir dialoguer normalement avec les pouvoirs publics sur des problèmes qui sont à l'évidence même de leurs compétences et de leurs responsabilités vous avez les professions libérales on explique aujourd'hui en permanence que nous sommes pour une société de liberté d'initiative de responsab ilité et on laisse petit à petit marginaliser les professions libérales on ne leur donne pas la faculté de s'épanouir au contraire on les en permanence on fait en sorte
qu'elle ne soit pas libre de leur mouvement il faut là aussi avoir un véritable dialogue avec elle je prendrai un dernier exemple qui sont les fonctionnaires le problème des fonctionnaires aujourd'hui ce n'est pas d'en créer davantage le problème c'est de leur donner plus de sens des responsabilités les convaincre qu'ils sont au service de la nation et leur donner bien entendu un statut une considération qui leur revient prenez par exemple les instituteurs il est extraordinaire que ce corps qui a tant fait pour le pays qui sous la 3e république notamment et encore sous la 4e a forgé en quelque sorte la République aujourd'hui se sent aussi mal à l'aise et que le dialogue entre eux et
les pouvoirs publics soit devenu une sorte de dialogue de sourd il faut aujourd'hui que l'on se comprenne mieux je ne dis pas qu'il faut leur donner satisfaction surtout ce n'est pas le problème mais il faut se comprendre mieux et donc discuter davantage prendre en considération les uns et les autres les problèmes et les suggestions de chacun vous définissez ainsi une sorte de manière de gouverner différente de ce qui se pratique à l'heure actuelle mais je me demande si dans cette impression de malaise que vous avez ressenti il n'y a pas quelque chose dont on parle moins souvent mais qui est une espèce d'inquiétude sourde des Françaises et des Français devant la façon dont les affaires de la France sont conduites à l'extérieur dont la France contribue
aujourd'hui au développement de la paix dans le monde oui encore que les Français n'ont jamais pris exactement conscience des conséquence de la politique étrangère sur leur vie quotidienne mais aujourd'hui il se rendent compte davantage de cette importance il faut dans une politique étrangère une très grande fermeté il la faut d'abord pour défendre les intérêts de notre pays on ne peut pas dire aujourd'hui par exemple que à Bruxell au sein de la Communauté européenne la France est suffisamment d'autorité et de volonté pour défendre les intérêts de nos agriculteurs de nos marins pêcheurs
de nos sidérurgistes de nos travailleurs de l'industrie du textile ou d'eau c'est sans doute un domaine la politique étrangère où il est facile on le voit ces temps-ci de critiquer il est plus difficile de proposer quels seraient les fondements d'une politique étrangère que vous pourriez mener si vous étiez élu bien ces fondements je crois sont simple il y a d'abord le fait qu'il faut toujours avoir le même langage quel que soit l'interlocuteur auquel on s'adresse il faut ensuite être prof profondément convaincu que lorsque les intérêts de la France et des Français sont en jeu le compromis ou la concession n'est pas
acceptable il faut enfin savoir que la France a traditionnellement un message à apportter au monde et à cet égard une responsabilité à l'égard des autres nations et que ce message c'est la défense intransigente des droits de l'homme des droits des peuples à disposer d'eux-mêm et sur ces domaines la France ne doit pas accepter de concession l'un des moyens de cette politique étrangère particulièrement résolue et active c'est la présence des Français à l'étranger et également la présence de la France sous une forme qui est très importante qui est qui est celle de sa langue oui c'est exact la France a le privilège d'être présente au monde un
peu partout d'abord géographiquement par ces départements d'outrem par ces territoires d'outremer qui font qu'elle n'est pas un pays comme les autres replié sur son hexagone d'où l'importance de ces régions la France ensuite à beaucoup d'hommes et de femmes auxquel je tiens particulièrement aujourd'hui à rendre hommage et qui la représente sur le plan économique social culturel un peu partout dans le monde la France enfin à cette chance extraordinaire d'avoir une langue et une culture internationale et d'ailleurs elle ne défend pas assez cette langue et cette culture il faut avoir une politique beaucoup plus dynamique de défense de la langue
française dans le monde et puis il y a enfin les problèmes qu'il ne faut pas oublier qui sont liés à sa défense on en parle assez peu dans cette campagne électorale est-ce que vous pourriez nous nous préciser un peu quels sont les grands axes de votre politique de défense et la dissuision d'abord bien entendu et la défense d'abord est liée à la politique étrangère une politique étrangère qui veut sauvegarder la paix doit être une politique de fermeté lorsque les pays occidentaux ont marqué leur fermeté la détente s'est développée et la paix s'est affirmé lorsquau contraire comme l'a dénoncé il y a 3 ou 4 ans
monsieurit les pays occidentaux ont voulu discuter concéder compromettre alors les Russes puisque c'est de qu'il s'agit naturellement ont pris un certain nombre d'initiatives pour pousser leurs avantages et ça remet en cause à la fois la détente et la paix on le voit bien aujourd'hui il faut donc plus de fermeté et cette fermeté s'appuie notamment sur l'existence d'une défense nationale qui soit véritablement efficace or l'efficacité aujourd'hui et plus personne ne le conteste c'est la défense nucléaire et notamment la composante de notre défense nucléaire qui est la moins vulnérable c'est-à-dire celle qui se trouve sous les mers nos
sous-marins nucléaires c'est pourquoi je propose d'augmenter notre effort en ce qui concerne les sous-marins nucléaires il faut pouvoir montrer sa force pour ne pas avoir à s'en servir ça aussi c'est le service d'une politique de paix dans cet effort de défense vous parlez beaucoup du nucléaire il y a aussi une autre composante car la France a des voies d'approvisionnement à protéger vis-à-vis de l'étranger elle a besoin d'une force d'intervention est-ce qu'il n'y a pas là aussi quelques problèmes à l'heure actuelle certainement on pourrait évoquer naturellement tous ces problèmes non seulement elle a des voies d'approvisionnement à protéger mais elle a des accords oui mais aussi elle a des accords avec un certain nombre de pays je pense en particulier avec l'Afrique
qui sont les accords de défense et qu'elle doit être en état de respecter et cela suppose que ces forces d'intervention soit demain doté de ce qui leur manque c'est-à-dire des moyens matériels et notamment des moyens de transport qui lui sont indispensablees alors Monsieur Chirac devant un monde aussi dangereux et aussi compliqué devant une tâche aussi lourde que celle qui vous attend si vous êtes élu est-ce que vous êtes optimiste ou pessimiste je suis optimiste je le suis d'abord parce que c'est dans ma nature je le suis ensuite parce que lorsqu'on veut gouverner un pays on na pas le droit d'être pessimiste et je le suis enfin parce que j'ai profondé man confiance dans la
capacité de la France qui est un grand pays qui n'est pas 1 % dans le monde à surmonter ses problème et qui demain comme hier sera un grand pays en tous les cas pour ma part je ferais en sorte si je suis élu que les Français soient à la fois fiers et heureux d'être
français