Christelle Morançais : "La retraite à 65 ans est une réforme courageuse, pas un recul !" "
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Vous dites que nous sommes shootés à la dépense publique. On abordera cette question bien sûr et tout ça donne envie de vous écouter.
- 2:42OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous croyez que Jordan Bardella est capable d'avoir tenu ce genre de propos ou d'avoir écrit ces propos-là ?
- 3:24OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des blocages dans votre région ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon cherche à plonger le pays dans le chaos ?
- 6:14OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une politique que justement vous pourriez faire adopter de faire payer aux auteurs de tous les dommages causés en France ?
- 8:15OuverteRéponse directe
Est-ce que dans le même temps vous comprenez la colère des lycéens ou bien est-ce que vous pensez que d'une certaine façon les lycéens se font un peu embarqués par la France insoumise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:04Christelle MorançaisFait
« si ces propos sont avérés, c'est très grave »
- 4:50Christelle MorançaisFait
« C'est totalement le chaos qu'il souhaite. Totalement le chaos. »
- 5:30Christelle MorançaisFait
« ils étaient capables de tout, de mensonge, de d'agressivité et cetera »
- 6:14Christelle MorançaisFait
« Qui doit payer ce million d'euros ? Ben le million d'euros, il faut faire payer tous ceux qui cassent. »
- 10:19Christelle MorançaisPromesse
« aujourd'hui, il faudra baisser le nombre de fonctionnaires »
- 11:34Christelle MorançaisChiffre
« Ce système de retraite, il est né en 1945 où la situation on avait quatre actifs pour financer un retraité. Aujourd'hui, on est à 1,7 actif pour financer un retraité. Demain, on sera à 1,3. »
- 12:19Christelle MorançaisPromesse
« La réforme et la réforme c'est 65 ans, 45 ans d'annuité et puis après une partie par capitalisation. »
- 13:46Christelle MorançaisFait
« Si aujourd'hui la proposition d'Edouard Philippe c'est 65 ans l'âge de départ, c'est que tout simplement il faut un âge pivot sans âge pivot, le modèle ne tient pas. »
- 15:02Christelle MorançaisChiffre
« Soit vous augmentez les cotisations et je pense que au niveau de la France, on est champion du monde en terme de en terme de prélèvement. »
- 19:26Christelle MorançaisFait
« j'ai voulu faire ce livre à cœur ouvert. Voilà, dire aussi qui je suis, ce qui m'a construit, les échecs aussi que j'ai pu avoir. »
- 20:49Christelle MorançaisFait
« Il y a une majorité de de Français qui sont totalement conscients. »
- 25:28Christelle MorançaisFait
« Là, la République est attaqué. Voilà, il faut vraiment montrer ce visage, faire tomber les masques de ces gens-là. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Jacques Tardose, il est 8h28. Merci [musique] d'être à l'écoute de Sud Radio. C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques vous recevez Christelle Morané présidente de la région pays de la Loire, vice-présidente d'horizon et auteur de Courage et Cœur Paris paru aux éditions du rocher. Christelle Moranet, bonjour. Bonjour. Alors justement, ce livre, le voici, Courage et et Cœur, je le montre puisque pour tous ceux qui nous voient sur sur YouTube, euh c'est dans lequel vous revenez sur votre parcours personnel et politique, vous plaidez pour des économies budgétaires, vous expliquez vos choix qui ont été durement critiqués. D'ailleurs, vous le racontez et dans votre dans votre région. Alors, vous êtes souvent donné comme la future ministre de l'économie d'un certain
Édouard Philippe, président de la République. On abordera cette questionlà tout à l'heure. Vous dites que nous sommes shootés à la dépense publique. On abordera cette question bien sûr et tout ça donne envie de vous écouter. On va y revenir en détail dans un instant. Mais d'abord l'actualité et ce qu'il convient d'appeler l'affaire médiia part Bardella après les révélations selon lesquelles Jordan Bardella aurait écrit des messages à caractère antisémite. Pensez-vous comme Marine Le Pen que Mediapart soit un média militant qui profère des mensonges et qui veut assassiner politiquement Jordan Bardellain ? Écoutez, concernant les les médias et notamment Médiia part, mais il y en a d'autres hein. Euh je je sais ce qu'il en est puisque j'ai été servi euh notamment pendant mes coupes
budgétaires. J'ai quand même le souvenir de certaines matinales où j'étais euh euh voilà les la le personnage principal de toutes les matinales. Euh en revanche sur cette affaire, permettez-moi de d'en dire quelques mots. Bon après, on verra euh laissons laissons se dérouler les faits. On verra ce qu'il en est exactement. Mais enfin si c'est le cas, si c'est avéré, c'est quand même extrêmement grave. Euh et je pense qu'on est dans dans une situation dans notre pays aujourd'hui euh et surtout euh à l'approche d'une d'une élection présidentielle vis-à-vis aussi de nos enfants, il y a des propos qu'on ne peut pas tenir. Il y a des propos extrêmement graves et donc euh voilà, laissons laissons l'affaire euh se dérouler mais soyons extrêmement prudents et euh tout
n'est pas tout n'est pas acceptable. Jordan Bardella dit "Nous arriverons à montrer la nature du média de de de Média part qui est un média militant d'extrême gauche." Ce sont ces termes. Est-ce que vous les reprenez ? Écoutez, moi je vois je suis pas là en train de faire des des commentaires ou de reprendre les propos de Jordan Bardella. Euh encore une fois euh si ces propos sont avérés, c'est très grave. Euh et voilà, on on faut regarder aussi l'actualité que nous avons depuis quelques jours. Moi, je suis très inquiète euh très inquiète en tant que présidente de région, très inquiète aussi en tant que maire de famille. On a une responsabilité quand on est homme public de pas dire n'importe quoi et aussi concernant les médias. Je pense que c'est une responsabilité collective
dans une situation où le pays est extrêmement tendu. Sur cette affaire et pour terminer sur cette affaire, Media Part promet une deuxième sortie et de nouvelles révélations dans les heures qui viennent. C'est ce que le journaliste qui enquête sur cette affaire vient de déclarer il y a quelques heures. Est-ce que vous croyez que Jordan Bardella est capable d'avoir tenu ce genre de propos ou d'avoir écrit ces propos-là ? Écoutez, je ne sais pas euh et on verra si voilà dans dans quelques heures et puis chacun prendra aussi ses ses responsabilités. Moi, j'insiste vraiment là-dessus. Euh ce sont des propos euh s'ils ont été tenus qui sont extrêmement graves. Bien sûr. Alors 400 lycées bloqués hier. On rappelle que en tant que présidente de région, vous êtes directement
vous avez vous en avez la charge de ces de ces lycées. Est-ce qu'il y a des blocages dans votre région ? Je crois qu'il y en a que vous êtes concerné également. Oui. Euh il y a eu pas mal d'incidents euh et d'effets graves là encore euh hier et notamment dans un lycée euh en Mayenne à l'Aval euh où un élève a giflé euh un de mes agents euh de ce lycée. Et donc j'ai porté plainte, on a porté plainte aussi sur pas mal de de dégradations qu'on a pu avoir sur l'ensemble de nos lycées. Et là encore ce qui se passe, c'est grave, c'est vraiment très grave. C'est grave parce que vous sentez une montée de la violence. Oui, moi j'ai j'ai, vous voyez, depuis je suis à la tête de cette région depuis depuis 2017 et tous les ans à la rentrée de septembre, je fais la tournée des
lycées. Je vais dans l'ensemble de nos lycées de de la région et pour la première fois cette année, j'ai senti cette montée euh de de violence et notamment une opération très très identifiée de politisation dans nos lycées euh et qui vient de l'extrême gauche euh de la France insoumise de la France de la France insoumise et et donc moi je suis très inquiète parce que nos lycées sont pas des lieux de propagande et on voit très bien la manipulation aussi Jean-Luc Mélang tion et de la France insoumise, ils veulent le chaos et ils utilisent nos enfants, ils utilisent les jeunes dans leur manipulation, dans leur jeunesse et je trouve ça très grave. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon cherche à plonger le pays dans le chaos ? Mais c'est totalement le chaos qu'il souhaite. Totalement le chaos. Et moi,
c'est pas ce que je souhaite pour la France. On est un beau pays et notamment la manipulation vis-à-vis de la jeunesse. C'est irresponsable d'agir comme ça. Totalement totalement irresponsable. Mais vous savez, ça fait déjà quelques années, c'est irresponsable mais il se passe rien en fait. C'estàd que les les politiques ne demandent pas de compte à la France insoumise. On dit c'est irresponsable et puis ça s'arrête là. Moi je demande des comptes en tant que en tant que présidente de région et notamment dans nos lycées. J'ai porté plainte. Je sans arrêt je le dénonce, je le dis publiquement sur les réseaux sociaux, sur votre antenne encore ce matin. Il faut dénoncer. Moi, j'ai le souvenir aussi pendant les élections régionales en en 2021, ils étaient capables de tout, de mensonge,
de d'agressivité et cetera. Et je l'ai dit, je l'ai dénoncé de violence verbale. Euh ça peut être aussi physique notamment dans la période du budget que j'ai vécu aussi au sein de au sein de la région et je le dénonce depuis 2021. Il faut faire tomber les masques parce que ces gens-là sont extrêmement dangereux et ils veulent le chaos de notre pays. Dangereux pour la démocratie. Valérie PCR dit qu'elle va envoyer la facture de 100000 € de dommage sur la voie publique à Bali Bagayoko. Elle a raison. Elle a raison quand j'entends en Île-de-France que ça monte à 1 million d'euros. Mais enfin, c'est c'est catastrophique. Qui doit payer ce million d'euros ? Ben le million d'euros, il faut faire payer tous ceux qui cassent. Donc la France insoumise. Bah la France insoumise et puis de que
chacun prenne ses responsabilités. Vous cassez, vous payez. Je pense que ça c'est indispensable. Ça ne peut passer que par une plainte éventuellement. Et ensuite, c'est ce que j'ai fait moi dans ma région. Hier, nous avons déposé plainte pour les agressions qu'il y a eu sur nos agents et puis toutes les dégradations. On ne peut pas laisser faire. C'est c'est une dérive et c'est inacceptable parce que sinon on laisse passer tout dans notre pays et c'est plus possible. Et au bout du bout, ce sont les Français qui devront payer pour ces sacages de lycée. Exactement. Est-ce que c'est une politique que justement vous pourriez faire adopter [raclement de gorge] de faire payer aux auteurs de tous les dommages causés en France ? Oui, moi je pense que c'est aussi une responsabilité.
On le voit donc là par rapport au aux incidents qui peut y avoir au niveau de nos lycées, mais c'est également lors de match de foot et cetera. Je pense qu'il y a un moment celui qui casse, il doit il doit il doit payer. C'est une philosophie que vous demain, si vous étiez aux manettes avec Édouard Philippe président, ce qui est une philosophie que vous pourriez mettre en place. Oui, oui, c'est une enfin encore une fois, il faut mettre les gens devant leur responsabilité et notamment quand il s'agit des jeunes et qui sont mineurs, il y a un rôle aussi d'éducation des parents. On oublie aujourd'hui le rôle des parents. Al, c'est vrai qu'on vit dans un pays euh où on est c'est l'État nous, nous l'État doit doit intervenir sur tout. Mais moi, la première chose en
terme d'éducation, en terme de responsabilité, bah ça commence aussi par les parents et donc les maîtres aussi, vous avez un jeune, moi je vais regarder avec beaucoup d'attention dans ma région. Euh déjà ce jeune qui a agressé cet agent, je veux qu'il y ait des sanctions et c'est pas c'est inacceptable. Et quand il y a eu des profs tabassés hein, il y a eu même un prof l mais vous imaginez enfin est-ce que dans quelle situation on se trouve ? Là ce n'est plus possible. Il y a un moment il faut arrêter et il faut des sanctions, il faut euh des mais pour ça il faut voyez, je je prends un autre exemple très concret dans ma région. Il y a quelques années, les maréchien nantais ont subi des violences et des dégradations. Quelques Ça c'était il y a 3 ans. Je vais les les rencontrer il y a il y a
quelques semaines. Rien n'a bougé. Ils ont porté plainte depuis 3 ans. Rien ne bouge. Donc il y a un moment comme tous les faits de sécurité, d'ag d'agression et cetera. Vous êtes arrêté, vous avez des sanctions et des pénalités. Est-ce que dans le même temps vous comprenez la colère des lycéens ou bien est-ce que vous pensez que d'une certaine façon euh les lycéens se font un peu embarqué par la France insoumise et que ce mouvement les dépasse ? Écoutez, je pense que je vais répondre avec aussi de la nuance. Euh je pense que c'est important. Il y a en effet des revendications qui sont légitimes quand il y a pas de professeur pour faire cours depuis depuis quelques quelques jours, quelques semaines [raclement de gorge] ou voire même une année complète. Ce n'est pas acceptable
quand les conditions d'apprentissage vous êtes dans des classes extrêmement surchargées. Ce n'est pas acceptable. Mais ça c'est l'ensemble de l'éducation nationale et qu'on qui reflète aussi les classement PISA qu'on a pu avoir il y a il y a quelques il y a quelques semaines. En revanche, ça n'explique pas tout. Ça n'explique pas tout et on doit pas avoir cette violence. On peut ne pas être d'accord mais absolument pas avec de la violence et des cas comme on a pu avoir hier en poussant le chaos. Et là encore, ça reflète pas l'ensemble de la jeunesse. C'est une partie de la jeunesse qui est manipulée aussi par cette France, par la France insoumise. Christelle Moran hier, grosse journée de manifestation dans la fonction publique, des milliers de manifestants dans les
rues de France pour défendre leur pouvoir d'achat. Vous vous défendez les économies à tout crain. Euh pour être clair sur ce point, est-ce que vous promettez avec Édouard Philippe de supprimer euh un certain nombre de fonctionnaires ou bien est-ce que vous dites aujourd'hui ce matin on touchera pas au nombre de fonctionnaires dans ce pays ? Enfin, faut pas que ce soit un sujet tabou. Oui, en effet aujourd'hui, il faudra baisser le nombre de fonctionnaires. Moi, je l'ai fait dans ma région. Vous avez aussi l'intelligence artificielle qui arrive. Euh il faut aller travailler aussi l'enjeu euh de l'efficacité de nos politiques publiques. Donc combien de postes je suis pas là ? Vous savez ça va pas il faut pas qu'on arrive non plus dans une situation pendant cette
campagne présidentielle euh où chacun va annoncer son chiffre et cetera. Il y a un moment il faut regarder un au niveau de l'État de sur l'ensemble des collectivités locales également. Il faut pas que ça soit un sujet de tabou. Si on prend sur l'éducation nationale que je vous évoquais tout à l'heure, il y a une baisse de la démographie. Donc il y aura moins d'élèves, donc il faudra moins de professeurs. Donc là bien évidemment en revanche si vous prenez l'enjeu de la santé, je pense notamment dans nos hôpitaux, on a besoin de plus d'infirmière, on a besoin de plus d'oignants. [raclement de gorge] Sur la sécurité, c'est la même chose. Les policiers, enfin, il y a un enjeu énorme sur la sécurité. Donc ne prenons pas enfin il faut pas tout mélanger. Je
pense que dans nos collectivités, encore une fois dans l'administration, il faut aller chercher l'efficacité et donc oui, moins de moins de fonctionnaires et puis dans certains domaines il faut les maintenir voir en augmenter. Alors vous êtes euh la madame économie d'horizon. Euh est-ce que on vient de l'apprendre, Édouard Philippe a dévoilé son projet de de réforme des retraites avec un âge de départ maintenant à 65 ans et non plus 67 et 45 années de cotisation. C'est votre proposition ? C'est la proposition d'Enor Philippe. C'est lui qui est candidat donc à l'élection présidentielle et c'est une proposition que je soutiens et que je défends et je trouve que c'est une proposition courageuse. Permettez-moi de l'évoquer quelques instants avec un peu de pédagogie
en disant d'abord la vérité. Édard Philippe dit la vérité sur la situation de du système de retraite. Ce système de retraite, il est né en 1945 où la situation on avait quatre actifs pour financer un retraité. Aujourd'hui, on est à 1,7 actif pour financer un retraité. Demain, on sera à 1,3. Je vous l'ai dit, la démographie est en train de baisser. Donc, il y a urgence à réformer le système de retraite. Le réformer mais pourquoi ? Pour faire quoi ? Donner du sens. D'abord pour le préserver. Pour le préserver parce que c'est un système les Français sont très attachés au système par répartition. Ça, je pense que les Français ont bien compris mais l'information de ce matin, c'est quand même qu'on passe de 67 à 65 ans. C'est
un recul. Oui, mais mais c'est mais c'est de 67 à 65 ans. Oui. Pourquoi vous me dites ça ? Parce que Édouard Philippe avait dans un premier temps parlé des 67 ans. On va reprendre ses propos. Il a dit, il faudra partir soit à 65, 66 ou 67 ans. Mais tout le monde a focalisé sur 67. Mais aujourd'hui s'il annonce 65 ans, c'est posé, réfléchi, travailler. C'est un projet aujourd'hui équilibré et juste. Et permettez-moi de terminer quand même légal, permettez-moi de terminer, c'est vérité, donner du sens pour les générations à venir et préserver une partie du modèle par répartition. Euh ça je pense que c'est un enjeu majeur. Et après avoir le courage de réformer et dans dans ce pays, il faut avoir le courage de réformer sinon notre modèle social qui
est envié du monde entier et notamment le système de retraite si on le réforme pas il est voué à disparaître. Donc la réforme et la réforme c'est 65 ans, 45 ans d'annuité et puis après une partie par capitalisation. C'est quand même un recul puisqu'il avait évoqué la possibilité de départ à 6 recul. Il y a il y a que les médias qui en boucle tournent sur le 67 ans. Il a dit 65 66 ou 67 ans. Jamais il s'est arrêté sur 67 ans. Je rappelle c'est un honnêtement c'est une réforme courageuse équilibrée et juste pour les Français. Alors Gabriel Atal lui propose une réforme à la carte sans âge fixe. Est-ce que c'était pas Est-ce que c'est pas plus simple ça sa ça sa sa proposition ?
Mais ça ne tient pas financièrement. Ça ne tient pas. Aujourd'hui la proposition d'Edouard Philippe qui a été très travaillée. Encore une fois, elle est équilibrée et elle est juste. Et aujourd'hui, ce modèle, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Gabri, il est pas sérieux dans sa proposition. Je sais pas ce que je vais dire, me faites pas dire la petite phrase que vous attendez. Si aujourd'hui la proposition d'Edouard Philippe c'est 65 ans l'âge de départ, c'est que tout simplement il faut un âge pivot sans âge pivot, le modèle ne tient pas. Vous allez plus loin que Bruno Rotaillot qui fixe l'âge de départ minimal lui à 63 ans avec 43 ans d'annuité. Euh il va bien falloir à un moment donné que vous accordiez vos violons. Écoutez euh avec Bruno Rotaillot, je
pense que cette sur la mesure euh la réforme des retraite euh elles sont elles sont elles sont très proches et oui, il faut mais ça veut dire que lui ce qu'il propose est insuffisant pour sauver le système. Écoutez, est-ce que c'est insuffisant ? Je pense queelle est très très proche de celle d'Édouard Philippe. En revanche, il évoque pas les 45 années d'annuité et c'est indispensable pour la réforme des retraite. Encore une fois, cette réforme, elle est importante dans cet objectif. Encore une fois, on a cette responsabilité de la transmettre à nos enfants. Autre autre responsabilité, c'est le budget 2027 qui sera présenté demain. Est-ce que les retraités doivent être mises à contribution via le gel des pensions ou bien par la suppression de l'abattement de 10 % voire les deux ?
Mais c'est un très bon exemple. Vous voyez, si on ne réforme pas en profondeur la réforme des retraites, il y a pas 36000 solutions. Soit vous augmentez les cotisations et je pense que au niveau de la France, on est champion du monde en terme de en terme de prélèvement. Soit vous ba vous baissez les cotisations ou la trè solution c'est que vous réformez euh comme le propose Édouard Philippe. Et [rires] donc c'est une proposition encore une fois qui est sérieuse. Sinon derrière c'est moins de pouvoir d'achat et encore une fois c'est les Français qui vont payer. C'est votre philosophie, c'est de dire on baisse les dépenses et on touche pas au ménage. C'est indispensable. Moi je pense que dans ce pays, il faut aussi avoir encore une fois le le courage de dire les
choses et surtout de réformer en profondeur. Il faut pas avoir peur de réformer dans ce pays. Je pense qu'il faut faire un reset. notre modèle sur pas mal de choses ne tient plus. Et donc si on veut garder la puissance de cette pays au niveau à l'international d'être encore une un pays avec des atouts extraordinaires, pour ça nécessite de le réformer. Et sur le budget de 2027, quelle est votre préférence ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Vous seriez aux manettes aujourd'hui à Ber ? Qu'est-ce que vous diriez à Sébastien Lecornu ? Est-ce qu'il faut geler les pensions ou bien supprimer l'abattement de 10 % ? Je suis désolé hein, mais sur le budget de 2026, je n'attends rien. Je n'attends rien. C'est pas là que ça se joue parce que malheureusement, on a bien vu l'année
dernière où ils ont été capables de sacrifier la réforme des retraites ou d'augmenter encore une fois les impôts. C'est ce qui se fait depuis 40 ans parce que ça c'est la facilité plutôt que d'aller réformer. Et donc c'est on l'a bien vu hein pour préserver et puis avec une assemblée comme celle-ci extrêmement compliqué. Moi ce que j'attends c'est l'élection présidentielle. C'est là où ça va se jouer et l'enjeu de notre pays, il va se jouer avec des gens qui vont porter des réformes courageuses comme c'est le cas pour Édouard Philippe avec des gens qui vont porter des réformes courageuses. Est-ce que vous appelez Bruno Retaillot à vous rejoindre à rejoindre Édouard Philippe qui est en recul dans les sondages devancés par Jean-Luc Mélenchon ? Mais bien sûr, j'espère
un rassemblement le plus large possible à droite et et au centre parce que Oui, bien évidemment, je souhaite que Bruno nous rejoigne parce que c'est indispensable si on veut aujourd'hui faire une équipe de France. Bruno a énormément de qualité. C'est un homme qui aime profondément la France mais on peut pas partir séparé. Moi je l'ai vu sur les les dernières élections sénatoriales dans mon département quand la droite et le centre sont divisés. C'est la machine à perdre. Donc il y a un moment il faut un rassemblement. Les Français attendent ce rassemblement. Moi je suis interpellé dans ma région régulièrement. Ils veulent le rassemblement de la droite et du centre pour cette élection présidentielle. Quand on aime son pays, on doit se rassembler. Et pour le moment, Gabriel Atal, lui, il
décide de faire cavalier seul. Est-ce que vous l'appelez lui aussi à revenir ? Bien évidemment quand je dis et c'est pour ça que je je Édouard Philippe, c'est celui qui est le plus à même à rassembler, Bruno Rotaillot et Gabriel Atalin. Dans la Merci Christelle Boran. On va se retrouver hein dans la deuxième partie de cet entretien. Un auditeur euh vous interpellera sur la la communication de votre candidat Édouard Philippe qui a fait réagir un certain nombre de gens. Il y aura l'actualité des des réseaux sociaux avec une séquence qui fait polémique autour de la France insoumise et puis votre carte blanche, je le rappelle, qui est consacrée à la sortie de votre livre Courage et cœur d'une certaine façon. Il y a ici la philosophie, l'idée que vous aimeriez
voir mettre en place si vous étiez aux manettes demain. À tout de suite. Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Tardose. Christelle Morosset, présidente de la région pays de la Loire est notre invité. Elle est également madame économie du candidat Édouard Philippe. Elle est l'invité de Sud Radio ce matin. Dans cette deuxème partie, Christelle Moran. Un auditeur va vous interpeller sur la communication de votre candidat Édouard Philippe. L'actualité des réseaux sociaux également avec Félix Mathieu et une séquence qui fait polémique autour de la France insoumise mais d'abord votre carte blanche consacrée à la sortie de votre livre Courage et cœur aux éditions du rocher 175 pages. Ça n'est pas un programme politique, vous dites mais enfin bon, il y a quand même les prémises de quelques
idées et on voit bien quel est le chemin que vous voulez prendre et notamment ce qui vous a fait connaître, ce sont ces 100 millions d'euros de coupe budgétaire à l'échelle de votre région. Oui, ben j'ai au point de départ, je voulais pas écrire ce livre. C'est mon éditeur qui est venu vers moi et qui m'a dit compte tenu de ce qui s'est passé euh "Écvez un livre, il faut il faut raconter votre histoire." Et j'ai mis du temps parce que voilà, c'est pas me lève pas tous les matins en me disant "Je vais écrire un livre à tout prix". Et euh et en fin de compte aujourd'hui avec du recul, je pense que c'est important de voilà de de de raconter euh tout ce qui s'est passé sur cette période, ce budget qui a été d'une violence extrême et qui continue d'ailleurs hein dans
certains dans certains déplacements. Et puis j'ai voulu faire ce livre à cœur ouvert. Voilà, dire aussi qui je suis, ce qui m'a construit, les échecs aussi que j'ai pu avoir. Et je pense que c'est important d'avoir ce discours de de vérité de montrer parce qu'on est vous savez les politiques, on est souvent voilà assez caricaturé ou une certaine image notamment puisque vous avez été dépint et vous racontez cette scène aussi un petit cœur par libération. Vous avez été dépint avec une trossonneuse à la main et vous racontez que c'est un passage qui vous a beaucoup heurté parce que vous avez été caricaturé. Mais ça a été euh pour tout vous dire, quand je vois cette une samedi matin, je pense que c'est euh une fake news ou quelqu'un qui a fait un montage. Non, c'était la vraie une euh
d'un certain journal euh voilà très identifié aussi politiquement. Euh et là, je me suis dit mais c'est juste pas possible. Enfin, il y a un moment, moi les coupes budgétaires que j'ai pu faire, je l'ai fait comme n'importe quelle famille ou comme n'importe quel chef d'entreprise. C'est-à-dire quand vous avez 100, vous continuez pas à dépenser à dépenser 150 ans. Euh vous faites attention. Et malheureusement bah on est tellement habitué, c'est pour ça que je dis, on est tellement habitué à dépenser l'argent qu'on a pas au niveau shooté à la dépense publique, il va falloir faire de la pédagogie parce que ça c'est difficile à entendre pour les Français. Oui, mais il y a une Non, non, non, non. Il y a une majorité de de Français qui sont totalement conscients. Vous
n' pas peur de faire fuir avec ce discours. On sait que le le discours libéral est très compliqué à faire pas fait parce que parce que je suis libérale. Je l'ai fait encore une fois par responsabilité. J'ai pas pris mon budget en disant voilà je suis libéral et donc je vais faire mon budget parce que je suis libérale. Je l'ai fait comme n'importe quel chef de famille. C'est-à-dire que vous regardez ligne à ligne et quelles sont les priorités ? Quelles sont mes missions et vous enlevez tout ce qui n'est pas nécessaire. Et ce qui est ce qui m'a vraiment marqué quand j'ai fait ce budget, quand je l'ai fait ligne à ligne pendant 2 semaines et là vous voyez mais on intervient dans des choses qui ne sont pas de nos compétences. Tout ça c'est du sous-poudrage et du
clientélisme. Et on peut aujourd'hui, c'est absolument nécessaire de faire le nettoyage surtout et de focaliser sur nos priorités. Et là-dessus dans les réformes, moi je suis absolument convaincu qu'il faut une compétence et un responsable. Et vous verrez que les choses sont gérées totalement différemment. En France, vous avez estimé, Christelle Morancel le montant des sommes qu'on pourrait aller récupérer vous à l'échelle de votre région. Vous avez impressionné en allant chercher ces 100 millions d'euros d'économie. On s'est dit c'est une coupe terrible, vous l'avez fait. Aujourd'hui, les comptes ou bientôt seront à l'équilibre. Ce serait combien à l'échelle de la France ? À l'échelle de la France, ce qu'il faut, c'est travailler sur différents piliers. D'abord enlever les les doublons.
Mais l'estimation. Mais l'estimation aujourd'hui, enfin j'ai pas je vais pas vous donner moi aujourd'hui ce chiffre, on balance des chiffres à tout 20. Ce qui est sûr, c'est de travailler sur arrêter les doublons, de regarder chaque dépense et de voir l'efficacité derrière. Moi, je suis convaincu qu'on peut faire mieux avec moins et puis enfin travailler sur des réformes en profondeur, le pacte social mais pas que sur l'ensemble de nos politiques publiques. Malheureusement aujourd'hui, vous êtes jugé, les différents ministres sont jugés en fonction du budget en augmentation ou pas de leur ministère. C'est dramatique. On travaille pas comme ça. Il faut tout reprendre. Je suis favorable à un reset total et une réforme en profondeur. On voit que vous avez travaillé dans le
dans le privé Christ. Non, c'est juste du bon sens. Bien sûr, on écoute la question d'un auditeur. Bonjour madame Moran. Nicolas 58 ans, cadre de santé. Alors moi je vous appelé et la question qui se posait à moi, c'était celle de de la mise en scène d'Edouard Philippe sur façon réalité en train de cuisiner compagnie. Est-ce qu'on il a vraiment besoin de faire ça ? Est-ce que on doit abaisser le niveau de la campagne à ça ? Merci. Mais Édouard Philippe c'est aussi un homme comme comme tout le monde. Il a voilà une femme, des enfants, il vit au quotidien, il cuisine chez lui. On va pas focaliser, il a besoin de modifier un peu son image. C'est ça qu' aussi que que qu'on doit comprendre à travers ces séquences où on le voit couper des pommes de
terre, faire des frites. Oui. Bah après, c'est des séquences qui sont prises. Vous savez aujourd'hui avec les réseaux sociaux et cetera, la moins de petite image. Et utilisée et surutilisée. Moi ce que j'aimerais c'est qu'on parle aussi du fond parce qu'Edouard Philippe depuis déjà quelques mois il fait des propositions de fond et on peut en parler. Bon ce sera en tous les cas il y aura le moment des propositions de fond évidemment et et c'est déjà le cas. Vous parliez de des réseaux sociaux justement avec vous Félix Mathieu. On va regarder ce qui fait le buzz ces dernières heures avec hier des journalistes de la chaîne BFM TV agressé lors d'un blocage de lycée du côté de Saint-Denis et cette réaction du maire Lfi suscite beaucoup d'agacements. Donc cette équipe de BFM
TV a été insultée, prise à partie physiquement. Elle a dû quitter les lieux du reportage. C'est ce qu'a fait savoir la société des journalistes de la chaîne. Le maire LFI Bab Bali Babayoko a depuis retiré son tweet mais dans un premier temps, il avait retweeté une vidéo signée le média. Le média, vous savez, c'est cette chaîne proche de LFI, vidéo d'une lycéenne qui justifie l'hostilité à BFM. Aujourd'hui, on a viré BFM parce que BFM est un média raciste et nous on n'est pas une ville de raciste. On veut que tout le monde soit inclu dans la société française. Aujourd'hui, on veut pas de B femm dans notre ville, on veut pas de frontières dans notre ville. Donc, on veut pas de médias racistes dans notre ville. Et j'espère que c'est assez clair parce que s'ils reviennent, on va les chasser
encore une fois et encore et encore parce que nous voulons pas de médias racistes ici. Et alors le commentaire de Bali Babayoko en repartageant cette vidéo sur les réseaux sociaux. Elle a raison. a juste écrit le mairefi de Saint-Denis donc il a depuis supprimé ce ce retweet mais beaucoup Saint-Dini a commencé par la société des journalistes de la chaîne qui est qui écrit "La réaction sur X de monsieur Babayoko aux violences dont nos collègues ont été victimes est inadmissible. Un élu de la République ne devrait pas soutenir les violences contre les médias. Christelle Moran est-ce que ça vous choque ? Est-ce que on est encore dans la critique légitime des médias ou est-ce que là c'est de l'huile sur le feu ? Moi j'ai enfin je suis choquée totalement choquée voyez. J'ai mal à ma
France, j'en ai j'en ai mal au ventre d'entendre ce qu'on vient d'entendre. C'est juste pas possible. C'est irresponsable, totalement irresponsable. Là, la République est attaqué. Voilà, il faut vraiment montrer ce visage, faire tomber les masques de ces gens-là. Ils sont extrêmement dangereux. à quelques mois des élections présidentielles, il faut que les Français se rendent compte, ils veulent le chaos de ce pays. Moi, j'aime ce pays. J'aime les la jeunesse et on peut pas aujourd'hui voir euh ce parti politique manipuler ces jeunes comme ils le font. Je là, c'est vraiment un cri du cœur. C'est une colère, colère d'une présidente de région, mais surtout colère d'une maman. Bali Bagayoko ditretien juste après cette séquence euh que la violence peut être justifiée
lorsque l'objectif est de d'atteindre un certain nombre de de euh de de choses. Comment un élu de la République peut appeler à la violence ? Il appelle pas à la violence mais il dit qu'il peut justifier comment non ne peut pas justifier. Comment un élu de la République peut tenir de tels propos ? C'est scandaleux. Ils veulent juste le chaos de ce pays. Il parle de légitime, il dit que la violence peut-être légitime dans certains cas. Il y a pas de légitimité. Quand on est élu de la République, on se doit d'être exemplaire. Dans un pays aujourd'hui qui est tendu, qui est à feu et cetera, on se doit d'apaiser. Il peut y avoir des revendications, on peut ne pas être d'accord mais on débat pas on débat dans dans un dans un atmosphère paisible. Et ça c'est la responsabilité d'un élu. Moi
je trouve ça scandaleux. Ces propos sont scandaleux. Je suis outré. Christelle Moran. Pour finir, je reviens à un petit mot de politique intérieure. On parlait tout à l'heure des ralliments avec possiblement Bruno Retaillot, Gabriel Atal. Est-ce que vous appelez également David Lissenard à vous rejoindre ? Mais oui, bien sûr. David Lissenard qui est chez les républicains ou un pied dedans ou un pied un pied dehors, mais c'est pour pour l'ensemble. Moi, je crois vraiment à ce rassemblement autour d'Edouard Philippe. Mais vous y croyez mais aujourd'hui, on a le sentiment, enfin ça fait quatre personnes qui quand même ont des points commun et qui sont qui chacun font cavalier seul. Mais on n pas le choix, c'est une responsabilité collective. Si on a l'amour de la France, on doit se
rassembler autour des doigts. Philippe, il a tendu la main. Il a tendu la main avec cette dans les sondages, c'est en train de se traduire aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est donné au second tour avec quatre ou cin points d'avance sur Édouard Philippe. Je pense que ce qu'on vient d'entendre, ce qu'on entend certains élus de la France insoumise ou la majorité des élus de la France insoumise, on se doit de se rassembler pour pour notre pays. Vous appelez donc David Lisnard à vous rejoindre. J'appelle l'ensemble des candidats de droite et du centre à nous rejoindre autour d'Edouard Philippe. Merci infiniment Christelle Moranet de nous avoir accordé cet entretien ce matin et donc je rappelle ce livre Courage et cœur aux éditions du rocher. Vous y racontez votre expérience et
toutes les difficultés auxquelles vous avez dû faire face pour prendre les décisions que vous avez prises au sein de votre région. Très bonne journée à vous.
Christelle Morançais