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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 18 octobre 2026 3 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprises

Pierre Oliver, maire du 2e arrondissement de Lyon revient sur les violences

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 50 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « On a un sentiment de gueule de bois qui est terrible. Moi, j'ai passé la nuit avec mes élus sur le terrain parce que les habitants nous appelaient en pleur en nous disant "Mais regardez, ils sont en train de rentrer chez moi." »
  • 1:18Invité politiqueFait
    « J'ai vu le directeur d'un grand hôtel, un œil au beurre noir, en train de nettoyer le hall de son hôtel. Il était personnellement intervenu pour empêcher les casseurs de venir importuner ses clients. »

Temps de parole

  • Pierre Oliver100 %

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Pierre Oliver

On a un sentiment de gueule de bois qui est terrible. Moi, j'ai passé la nuit avec mes élus sur le terrain parce que les habitants nous appelaient en pleur en nous disant "Mais regardez, ils sont en train de rentrer chez moi. On a été les soutenir, on a on a assisté à des scènes de pillage d'une violence inédite.

Aujourd'hui, ce qu'on a vu à Lyon, c'est inédit." Et surtout, on a eu le sentiment d'être un peu abandonné parce que pour tout vous dire, moi j'ai eu à appeler les différents services de l'État ou de la mairie en leur disant "Mais il est 23h, on a des dizaines de milliers de personnes en suite à capuche avec des avec des masques en train de piller et on a l'impression d'être tout seul." Et je vous assure, ces images, elles font mal parce que quand on sait à quel point les commerces souffrent dans Lyon depuis des années, à quel point le commerce va mal. Et là, on a vu des gens toute la nuit avec des valises faire des allers-retours chez eux pour déposer.

J'ai vu des gens me proposer d'acheter des sacs, d'acheter des moulinex. J'ai tout vu cette nuit avec les élus. On a une partie de notre équipe qui est même restée une grande partie de la nuit à la mairie du deuxème arrondissement en cas d'attaque parce qu'on sait que les symboles de la République étaient particulièrement ciblés hier. Et ben voilà, tout ça, ça fait extrêmement mal quand tous les jours on se lève pour essayer d'agir, pour améliorer la situation dans une ville.

Et là, quand on on a vu ce qu'on a vu, je peux vous assurer que ça fait mal, on a des centaines de vidéos qui qui nous ont été envoyées par les RIN parce que vous savez quand vous êtes maire, les gens ont votre numéro de téléphone et vous appellent en direct pour vous dire "Regarde ce que j'ai en bas de chez moi, appelle la police, aide-moi." J'ai vu le directeur d'un grand hôtel, un œil au beurre noir, en train de nettoyer le hall de son hôtel. Il était personnellement intervenu pour empêcher les casseurs de venir importuner ses clients.

Voilà, aujourd'hui, on a eu des français héroïques, on a des gens qui se sont battus et surtout on a vu on a vu l'état de délicence de notre pays et et ça ça fait mal quand tous les jours on bosse pour aider la France. Responsable pour vous ce matin de ce à quoi on assisté dans le pays, dans votre ville en l'occurrence hier de Lyon. Vous savez, les responsables, ils sont extrêmement nombreux. Il y a les personnes et j'espère qu'elles qui ont qui ont pillé les pilleurs et j'espère qu'ils seront lourdement sanctionnés. Je sais que les services de l'État on arrêté plus d'une centaine. Puis évidemment, il y a des responsables politiques qui qui soufflent sur les braises.

On a, vous savez, hier, on a assisté à des scènes où où vous aviez des militants que je peux pas identifier mais qui distribuaient euh au casseurs ou au pilleurs, bah des numéros de téléphone en cas d'arrestation et surtout la procédure à suivre et les éléments de langage à tenir face aux policiers. Euh moi, [grognement] j'ai vu en étant sur place dans la rue des militants m'importunaient en me disant "Ah bah vous les élus de droite" et et et avoir un comportement qui était qui était inapproprié face aux scènes que auxquelles nous assistions. Donc voilà, c'est la nuit que nous avons vécu, elle est terrible.