Femmes dans la rue : l'action des collectivités locales
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le lien en visio puisque nous avons un interlocuteur en visio et donc merci d'être ici présente oui bien sûr vous nous donnez le top très bien mes chers collègues nous poursuivons ce matin les travaux de notre mission d'information sur les femmes dans la rue je suis entouré de trois de nos quatre collègues rapporteurs sur ce thème Marie Laur fineraort Olivia Richard et Laurence Rossignol Agnès ven ayant un empêchement je précise que cette audition fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission en direct sur le site et les réseaux sociaux du Sénat nous entendons ce matin des représentants de collectivité territoriale Léa Filoche adjointe à la M de Paris en charge des solidarités de l'hébergement d'urgence et de la protection des réfugiés de la lutte contre les inégalités contre l'exclusion et représentante de l'association des maire de France et de l'uncas l'Union nationale des centres communaux d'action sociale ça va j'imagine que vous ne vous ennuyez pas David traver que nous avons en vision adjoint à la solidarité à la ville de Renn membre de l'association France urbaine qui représente les grandes villes Métropole Communauté et agglomération urbaine il interviendra donc à distance nous avions également sollicité la présence d'un élu de département de France considérant que les départements avaient très probablement un rôle à jouer dans la solidarité et le social mais il n'a malheureusement pas été possible pour cette association de trouver un représentant qui abcepterait de participer à cette table ronde nous n'avons que 100 départements en France nous le regrettons vivement compte tenu de la compétence des départements comme je le disais en matière de mise à l'abri des femmes seules avec enfants de moins de 3 ans et pourtant j'ai relancé le président de laadf mais qui n'a pas d'igné répondre à mon appel parmi les 330000 personnes sans domicile en France aujourd'hui on compte 40 % de femmes seules ou bien souvent avec des enfants parmi ces personnes sans domicile 30000 personnes dont environ 3000 femmes et 3000 enfant en sont dites sans abri c'est-à-dire passent la nuit dans la rue ces femmes ne dorment pas elles se cachent et sont en alerte constante pour éviter d'être des proiess et échapper aux violences dont sont victimes 100 % des femmes après 1 an passés dans la rue l'hébergement d'urgence est certes une compétence de l'État mais face à l'urgence de la situation de nombreuses collectivités ont organiser des mises à l'abri dans des haltes de nuit des locaux vacants ou des gymnases vous pourrez nous donner quelques exemples en outre comme je le rappelais à l'instant la mise à l'abri des femmes seules avec des enfants de moins de 3 ans est de la compétence des département dont l'action souffre parfois de manque de coordination avec celle de l'État il semble en effet que malheureusement trop souvent état et collectivité se rejetteent la responsabilité par ailleurs l'hébergement n'est qu'une solution imparfaite 90 % des personnes sans domicile interrogées souhaitent en première intention accéder à un logement soutenez-vous des évolutions des critères des d'attribution des logements sociaux par exemple afin d'accorder une pondération plus importante aux femmes et aux familles avec des enfants mineurs sans abri qui sont les publics les plus vulnérable d'entre tous sera ma première question des actions sont-elles entreprises en la matière dans certaines collectivités ma 2e enfin les collectivités peuvent également proposer des accompagnements dans le cadre des centres commaux d'action sociale ou de partenariat avec des associations accès au droits accès aux soins distribution de repas bagagerie et cetera vous nous donnerez des exemples d'initiatives menées par les collectivités et nous exposerez les difficultés qu'elles rencontrre en la matière vous nous direz également comment les communes que vous représentez appliquent l'obligation d'inscription scolaire des enfants sans domicile des difficultés nous ont en effet été rem mon lors de notre table ronde sur les enfants dans la rue en particulier s'agissant des enfants vivants en bidonville plus globalement vous nous ferez part de vos préconisations pour assurer une meilleure prise en charge des femmes en errance je laisse tout d'abord la parole à Léa Filoche qui intervient sous la triple casquette comme je l'ai dit tout à l'heure de la ville de Paris de l'AMF et de l'uncass merci merci beaucoup je peux même en rajouter une parce qu'au final Paris est ville et département donc on est aussi un département les départements sont pas représent euh mais je n'ai pas de mandat de laadf donc je me permettrai pas de de parler au nom de laadf mais par contre je peux dans dans mon propos intégrer des choses même si c'est ma collègue Dominique Versini qui est en charge des questions de protection de l'enfance sur le territoire parisien mais vous imaginez bien qu'évidemment on travaille très en lien toutes les deux sur sur ces sujetslà euh bah quelques mots d'abord pour vous remercier de l'invitation euh et puis de de prendre de votre temps pour travailler sur un sujet qui fait pas souvent l'objet de travaux donc d'abord pour pour vous remercier pour ça parce que c'est pas souvent qu'on aborde la question des personnes à la rue et encore moins souvent qu'on aborde et qu'on travaille sur le fond sur le sujet des femmes à la rue euh donc vos vos travaux seront précieux et au-delà de mon audition d'aujourd'hui je lirai je suivrai avec attention ce que vous produirez ce que vous préconiserez parce que c'est pas encore une fois très très régulier qu'on ait l'occasion de d'approfondir tout ça euh et c'est un sujet les personnes à la rue en général qui est souvent à l'image de des personnes elles-mêmes c'est-à-dire assez invisible elles sont assez fortes les personnes à la rue pour se rendre invisiblebles et alors les femmes elles ont une inventivité euh et une imagination pour réussir à se à se planquer euh le plus possible qui est assez délirant et qui fait que en plus euh d'être un peu parfois euh on va dire gêné de de travailler sur ce sujet en tout cas que c'est des sujets qui sont qui peuvent com pris renvoyer des choses difficiles et compliquées c'est d'autant plus compliqué que c'est des publics qu'on a du mal à toucher parce qu'elles sont encore une fois très inventif sur leur capacité à se rendre le plus invisible possible et donc ma casquette à la fois d'adjointe à la mè de Paris en charge des solidarités de membres du conseil d'administration de luncass et puis de de de membres de la c'est une commission je crois de travail sur les sans abris que nous avons à la MF me permet de de dire ici qu'on a une responsabilité éit importante en tant qu'élus locaux de de d'assurer une forme de coordination David traver que que je vois en en vision je pense dira des choses assez similaires en matière de de rôle que les élus locaux peuvent avoir en matière de coordination des intervenant sur le terrain à destination des des publics à la rue tout tous confondus euh en tout cas moi c'est comme ça que je je conçois une grande partie de mon mandat c'est celui de permettre d'assurer é d'abord de que nous faisons bien nos obligations légales en tant que collectivité locale évidemment que ce soit l'accompagnement social que ce soit la domiciliation parce que la question de domiciliation administrative relève des compétences de des CCS donc c'est un sujet précieux parce que c'est le premier pas pour les personnes à la rue vers un accès au droit la question de la scolarisation des enfants j'y reviendrai aussi on peut rajouter la question de l'aide alimentaire qui nous préoccupe beaucoup et en parti parulier depuis le covid on peut compléter aussi par l'accès à un certain nombre de droits fondamentaux la question sanitaire les bain dououche sur lequel aussi on a des travaux et des réflexions particulières à Paris notamment à destination des femmes la question vestimenta d'avoir des vestiaires la question des bagageries de pouvoir poser ses bagages de temps en temps dans certains endroits pour pouvoir y compris vaquer à ses obligations administratives bon voilà on essaye au-delà de la compétence de l'hébergement qui relève euh des missions de l'état de venir essayer de simplifier faciliter euh soulager euh la question du quotidien des des personnes à la rue euh en cela on a mis en place un certain nombre de dispositifs qui sont nés après la première nuit la solidarité qu'on a fait en 2018 bah qui était porté d'ailleurs par ma prédécesseuse Dominique vercini euh qui permet un décompte des personnes sans abri sur un territoire administratif là en l'occurrence sur le territoire administratif de la Ville ville de Paris qui nous a permis qui permet trois choses euh ça règle pas la question du sansabrisme ce n'est pas l'objet mais ça permet d'éviter qu'il y ait des tentatives de d'instrumentalisation du nombre des personnes de personnes à la rue et ça c'est précieux parce que parfois on a pu entendre des choses et d'autres sur le fait que il y en avait plus moins voilà donc pour éviter qu'il y ait euh un voilà pour éviter qu'il y ait des des des malentendus sur le sujet on les compte euh ce qui per permet de savoir quel combien de place il reste à créer en hébergement d'urgence sur le territoire en tant que tel le le deuxième chose que ça nous permet de faire c'est pouvoir nous comme il y a un petit questionnaire qui est posé qui est partagé avec les personnes que nous rencontrons ce soir-là parce que ce n'est pas une marude hein c'est un décompte euh c'est ça nous permet de pouvoir venir affiner un peu nos propres politiques publiques municipales en l'occurrence la question alimentaire qui est beaucoup ressortie pendant le covid ou encore là aujourd'hui la question des des bagageries parce que les gens ont du mal à se déplacer avec beaucoup de bagages qu'on a voilà donc on essaie de traduire concrètement dans nos politiques municipales ce qui ressort des euh des rencontres de cette nuit-là et puis la troisième chose c'est euh bah de rendre visible euh et là aussi c'est précieux euh encore une fois je suis souvent j'ai souvent l'impression d'être l'iseau de mauvaise augur en particulier à Paris à la veille des Jeux Olympiques et parallympique est un événement festif joyeux qui se veut évidemment un temps de par partage pour toutes et tous je ne vous cache pas que la question des personnes à la rue dans ce contexte là est complexe et vient un peu perturber les les perspectives des uns et des autres donc nous on essaie de rendre visible la question des personnes à la rue y compris pour que tout le monde assume que il faut qu'on se mobilise collectivement et que c'est possible encore une fois de pouvoir construire des parcours de sortie de rue pérenne et digne euh et c'est là que j'arrive à la question des femmes parce que les les première nu la solidarité le le dernier sondage qu'avait enfin la dernière étude qui avait été faite par l'INC sur les questions des personnes à la rue à Paris date de 2012 il nous avait dit qu'il y avait 1 à 2 % de femmes à la rue en 2012 la les résultats de la première nu la solidarité nous démontre Queen fait on est à 14 % de femmes à la rue sur sur encore une fois sur le territoire parisien et on était tous très très étonné ça représente à peu près 400 femmes pour vous dire le le le volume que ça représente on sait que c'est sous-évalué je l'ai dit au démarrage elles sont très très fortes pour se se planquer donc du coup on sait que c'est le la fourchette basse de la réalité mais ça nous permet quand même de de venir essayer de encore une fois réajuster une partie de nos dispositifs municipaux euh donc du coup on a travaillé à pouvoir essayer d'avoir des des des des accueils de jour qui leur soit dédié à elle et aux familles euh mais aussi à des femmes seules c'estàd que des on a des Hales de jour qui n'accueillent pas d'enfants on accueille que les dames seules euh on a travaillé à des à des horaires à des créneaux horaires réservés pour les dames dans les bains-douches on a 17 bainsdouches à Paris euh donc ce qui a un réseau assez important et assez unique du coup on a essayé de travailler donc c'est B dououche municipaux hein on a travaillé à ce qu'il y ait des des créneaux qui puissent leur être réservés et puis des espaces aussi à l'intérieur de ces bainouches d'avoir des espaces bien-être euh qui leur permettent de pouvoir euh réapprendre à se réapproprier leur corps beaucoup de dénis sur la question du corps quand on est à la rue et pour les femmes d'autant plus euh et donc du coup on on a aujourd'hui sept accueils de jour qui accueillent exclusivement des femmes à Paris euh dont trois qui sont dans un dispositif un peu particulier qui s'appelle des espaces solidarité insertion qui sont des lieux qui sont cofinancés avec l'État et la RATP parce que ça à destination à l'origine des dames euh enfin des personnes à la rue du métro on a six Hales de nuit qui ont ouvertes pour accueillir des femmes à la rue deux dans le centre de Paris dont une dans au sein même de l'Hôtel de Ville trois dans les mairies d'arrondissement les 5e 18e et 20e arrondissement et une dernière dans le 9e arrondissement dans les locaux d'une ancienne crèche parallèlement on a deux accueils de jour spécifiques qui existent pour les femmes victimes de violence on a certaines distributions alimentaires qui ont mis en place des créneaux un peu spécifiques ou des adaptations pour un public de femmes en grande précarité euh donc notamment en fait souvent elles font pas la queue dans les dans les distributions alimentaires elles passent devant donc elles ont une forme de coupefil on a globalement des distributions alimentaires qui sont fréquentées à 80 ou à 90 % par des hommes euh pour pour tout le monde c'est souvent un un un un fort sentiment de déclassement he d'aller dans une distribution alimentaire quelque soit son format euh et donc voilà les les publics les plus vulnérables sont ceux qui vont le moins euh assumer ce sentiment de déclassement dans des dans des fils d'attente de d'aide alimentaire donc les femmes font moins valoir leur leur leur accès leur droit à l'accès au à ces dispositifs donc on essaie avec les associations d'imaginer des choses qui leur soit un peu un peu réservé on essaie de aussi de travailler à des lieux qui soient plus chaleureux où elles se sentent plus à l'aise on le sent on a ouvert un restaurant administratif dans lequel les fonctionnaires de la Ville déjeûent tous les midis le soir on l'a ouvert pour les personnes sans abri et on voit que là on a presque 30 % de fréquentation de de femmes ça veut bien dire que ce lieu est chaleureux et sur lequel on a essayé de travailler particulièrement l' destination euh ça fonctionne on finance également une sagefemme euh volante qui mène des actions de protection maternelle et infantile hors les murs auprès des femmes enceintes dans les campements ou à la rue ou auprès de nourrisson euh puisque nous avons euh des familles à la rue ainsi que l'association règle élémentair euh qui a plus de plus de 55 associations partenaires et près de 30000 femmes accompagnées en 2023 pour pour pouvoir distribuer des protections hygiéniques adaptées à la situation des dames toutes les protections hygiéniques aujourd'hui ne sont pas adaptées à la à la vie à la rue mais il y en a plein et qui existent donc aujourd'hui on travaille avec ces avec ces femmes avec ces ces associations et puis on a le bus des femmes aussi qui circulent sur notamment sur les questions de prostitution euh voilà un peu pour aller très vite je sais que je suis un peu longue euh je peux peut-être répondre aux questions après si euh euh non mais c'est intéressant d'accord non allez-y allez-y je vous en prie et ben écoutez très bien parce que et juste je profite de cette parenthèse pour dire que nous avons auditionné également la sage femme ah très bien ah bah écoutez euh donc nous finançons aussi depuis 2023 des actions sur le socio-esthétisme alors c'est des cofinancement le plus souvent c'est il y a des financement d'origine qui sont qui viennent des fondations privées diverses des fondations d'entreprise souvent et on vient cofinancer alors soit en investissement soit parfois en fonctionnement euh des choses qui vont dans ce sens par exemple Emmaus solidarité a ouvert deux lieux euh où les personnes à la rue peuvent se se euh se procurer pardon des des produits de de de soins de beauté et cetera de manière très étonnante euh ces lieux sont beaucoup plus fréquentés par ces messieurs que ces dames euh alors après la proportion du nombre de femmes à la rue par rapport à la proportion du nombre om explique cela mais du coup on sent aussi que en tout cas du côté de la réappropriation de son corps et du bien-être n'est pas réservé aux dames et que ces messieurs aussi ont aussi cette volonté là d'essayer de reprendre encore une fois lien avec attachche avec la société aussi par l'intermédiaire de leur corps mais du coup emu solidarité a ouvert deux lieux dans Paris un dans le 10e un dans le 18e et puis nous avons récemment inauguré un bus qui euh qui se qui se balade dans dans dans les lieux où il y a des des femmes à la rue ou des femmes accueillies et où là elles peuvent là aussi avec une socio-esthéticienne une Coiff et une coiffeuse reprendre un peu de encore une fois un peu de de dignité euh donc nous savons que les femmes représentent que 10 % je les dit pour les des personnes qui fréquentent nos distributions alimentaires et c'est pareil aussi sur nos bainsdouches euh donc on se dit aussi que là on a des choses encore améliorer sur ces deux ces deux axesl qui relèvent encore une fois de de de de d'un droit fondamental euh il reste donc beaucoup à faire et c'est c'est vrai que c'est un enjeu qu'on a longtemps négligé notamment parce qu'encore une fois à l'Ô de la capacité de ces dames à pouvoir être très discrète on a pensé qu'elle n'était pas vraiment dehors euh et on a on a on identifie plusieurs réalités donc d'abord celle qui les les pour pour les femmes à la rue donc on a essayé de de trouver des profils un peu types qui nous permettent nous de pouvoir avoir une meilleure intervention de pouvoir public donc on a d'abord effectivement les femmes qui fuient un conjoint violent et pour qui la rupture est très brutale euh il y a des dispositifs qui existent qui sont encore perfectibles il faut quand même le reconnaître mais souvent on on se rend compte quand même que le point de démarrage de la raison pour laquelle la dame est à la rue c'est qu'il y a eu une rupture brutale avec conjoint violent et que les filets euh de de sécurité sociale si je peux le dire comme ça qui existe aujourd'hui n'ont pas suffi à empêcher que la dame se retrouve euh dans une situation de grande précarité euh et donc on est assez inquiet sur le fait que ces dispositifs là soient maintenus parce que c'est pas toujours le cas ils sont très évolutifs en fonction des budgets euh et parfois ça nous euh ça ça met tout le monde en difficulté surtout il faut qu'il soit renforcé c'est-à-dire que là on voit Clement qu'il n'y en a pas suffisamment en tout cas sur le territoire parisien la réalité de ce qui est de l'offre qui est proposée n'est pas suffisante par rapport aux besoins et donc on on par exemple on a on a conventionné avec un hôtel dans le 20e arrondissement qui a une chambre en permanence disponible pour pouvoir accueillir une dame dont qu'on aurait besoin d'isoler immédiatement et pour éviter qu'elle passe par un centre d'hébergement ou qu'elle passe par la rue voilà mais ça c'est des choses qu'on a imaginé qu'on peut faire avec une ou deux chambres mais c'est pas quelque chose qu'on peut massifier en tout cas pas pas seul dans les autres typologies de public qu'on a essayé de Serrier sur les dames à la rue euh on a des femmes qui sont souvent à la rue depuis des années euh c'est pas toujours pour des raisons de violence c'est pour des raisons d'accident de parcours hein en plus à Paris quand il y a un veuvage ou un divorce ça peut vite euh être compliqué de pouvoir avoir assumé p son loyer et donc du coup euh du coup c'est bonjour colombe euh et du coup du coup c'est on est dans une voilà dans une démarche où je sais plus ce que je disais j'ai perdu mon oui voilà les dames sont qui peuvent être à la rue depuis des années en fait les ruptures vont vite et sont euh euh accéléré à Paris parce que le montant des loyers est tellement cher ou des remboursements d'ailleurs he parce que ça ce n pas que forcément des Locat TER ça peut être des des propriétaires aussi que c'est tellement élevé qu'en fait quand vous payez pas un ou deux loyers ou trois vide vous êtes dans dans une situation de surendettement ou en tout cas d'incapacité à pouvoir sortir par le haut de de votre situation et donc tout s'en s'en tout s'enchaîne très très vite et et du coup les les les dames qui connaissent des des parcours des accidents de parcours ont beaucoup beaucoup de mal à à trouver les moyens de s'en sortir et peuvent parfois rester très longtemps dehors et ça crée et des situations assez dramatiques alors évidemment de de violence je reviens pas là-dessus vous devez le savoir particulièrement aujourd'hui mais aussi de on va dire de dégradation psychique très importante la rut tu la rure r en fou et les femmes sont les premières à à à subir les effets secondaires voire tertiaires de ce que c'est que d'être euh euh d'être isolé à la rue et donc là c'est là qu'on est un peu démuni parce que nos centres d'hébergement sont pas toujours adaptés à ces publices et à ces dames qui parfois ont besoin d'un soutien et d'un suivi psy plus renforcé que ce qu'on est capable d'offrir dans nos dispositif habituel euh et donc là on est je je le dis vraiment c'est valable aussi pour les messieurs hein on le retrouve aussi pour ces messieurs mais souvent on est voilà on est confronté à des dames qui sont soit en situation d'addiction en consommation euh pour lesquels on n pas beaucoup de de lieux ouverts des dames qui ont des problèmes psychiatriques important et pour les qui du coup la vie en pour qui la vie en collectif dans un format centre d'hébergement n'est pas adapté il faut des dispositifs beaucoup plus en dentelle et là on est aussi un peu démuni vis-à-vis de ces dames qui sont quand même encore une fois qui mériterait un accompagnement un peu différent que celui qu'on est capable d'offrir aujourd'hui on veut bien le construire et d'imaginer mais on on sait pas le faire donc je suis à disposition de celles et ceux qui pourrai avoir des des propositions mais aujourd'hui c'est pas le c'est pas encore le cas et donc c'est aussi pour pour elle qu'on a créé des dispositifs souple ultra souple les Hales de nuit c'est pour elle parce qu'on sait que un centre d'hébergement d'urgence ou un centre de réinsertion sociale en fait ça va pas ça va pas marcher bien et elles-même d'ailleurs vont sentir l'échec de de la proposition parce que elles s'y sentiront pas bien parce que le collectif encore une fois n'est pas adapté pour elle et la halte de nuit est quelque chose de qui est moins moins contraignant elles peuvent rester une heure elles peuvent rester 2h elles peuvent rester toute la nuit elles peuvent s'asseoir elles peuvent boire un café elles peuvent parler avec quelqu'un ou pas elles peuvent brancher leur portable c'est tout euh et et elles peuvent ça dépend ça dépend de ce qu'on a comme place c'est là celle qu'on a dans les dans la mairie qu'on a ouvert récemment dans la mairie du 20e c'est des fauteuils qui s'allongent euh complètement mais ça reste une salle plus petite que celle-ci où on met euh une douzaine de fauteuils hein donc c'est pas c'est c'est pas hyper confortable on a euh mais dans la mairie du 20e dans la mairie du 5e par exemple ce sont des lits dans la dans l'hôtel de ville ce sont des lits donc ça dépend de la place qu'on a et puis du projet encore une fois et des des voilà on essaie de faire des choses qui sont encore une fois assez varié et qui permettent de pouvoir rester à la carte sans être trop nous dans la contrainte administrative qui va avec un accueil de public à la rue quoi donc et ça fonctionne plutôt pas mal en tout cas les dames qui sont accueillies à la à la mairie du 20e le dirait mieux que moi mais elles sont soulagées évidemment et vous l'avez dit en introduction madame la Présidente évidemment toutes même celles qui sont les dans des situations itire ou psychique les plus dégradés vous disent en premier lieu qu'elles veulent un héberge un logement c'est la première chose qu'elles disent toujours toujours toujours toujours elles ne sont pas toujours aptes à pouvoir y avoir accès donc ça c'est des professionnels de l'accompagnement social qui sont qui le mesurent et qui sont capable de le dire ça n'est pas mon métier euh mais si on avait aussi un peu plus de moyens pour pouvoir mettre en place réellement l'housing first comme disent les le le le concept qui nous est venu mais qui ce qu'on appelle l'héber le logement d'abord euh ça nous permettrait sûrement de pouvoir répondre à une partie des demandes de cesdames euh donc on a besoin d'augmenter le nombre des places de places d'hébergement généraliste et le nombre de d'accès au logement pérenne euh voilà et puis je voulais finir parce que vous l'avez abordé par la question des des des des femmes enceinte ou des des des des femmes en famille euh le le le der dernier chiffre du du Samu du Samu Social donc qui est le le gestionnaire du du 115 à Paris euh le 3 juin ce sont 621 personnes en famille qui sont restées sans solution à Paris après avoir été après avoir solliciter le 115 je le redis 621 personnes en famille dont 301 mineurs pas mineurs isolé hein 301 enfants avec une mère ou un couple de parents qui sont restés dehors à qui de5 qui réussi à avoir quelqu'un au 115 et à qui le 115 a dit non nous n'avons pas de place pour vous ce soir donc ce qui est quand même un peu dramatique enfin plus queun peu d'ailleurs assez dramatique en tout cas moi qui nous inquiète qui nous inquiète beaucoup à Paris et ce chiffre ne ne fait qu'augmenter de semaine en semaine depuis la fin de la crise du covid de manière très très importante on a effectivement une compétence sur la partie des d'accompagnement des femmes euh qui sont seuls isolés avec des enfants de moins de 3 ans on l'assume tant bien que mal mais je vous le cache pas les les volumes sont très importants à Paris donc on a un système en lien avec le Samu Social d'ailleurs de droit de priorité qui nous permet de pouvoir avoir du droit de tirage sur des des chambres d'hôtel pour des des femmes qui relèvent de cette compétence là la difficulté dans laquelle on est c'est que on trouve pas vraiment d'hôtel à Paris aujourd'hui donc les hôtels qu'on propose pour ces dames dont les enfants sont souvent scolarisés euh dans Paris euh bah sont à 40 km de Paris et donc c'est là que la difficulté elle réside la grande difficulté elle réside pour nous c'est que il y a une dichotomie entre le leur lieu de vie euh provisoire je vous cache pas que euh vu les difficultés d'hôtel que nous avons avec le Samu Social elles peuvent en plus être amenées à déménager très régulièrement euh d'un hôtel à un autre ou d'un centre d'hébergement à un autre en tout cas leur situation est très précaire et donc la scolarisation de l'enfant fait off fice on va dire de stabilité donc on se bat beaucoup pour que les enfants restent à l'école mais quand vous savez pas le samedi matin où est-ce que vous allez dormir le dimanche soir c'est compliqué quand même d'assurer une pérénité en matière de scolarisation des enfants euh et pour ce qui concerne les encore une fois les sujets plus départementaux parce que là pour le coup ça concerne souvent plus souvent les les sujets qui relèvent des compétences de l'État euh notre sujet il est surtout sur les personnes en situation de de de on va dire de de régulière sur le territoire euh soit qui sont primo arrivantes soit qui sont là parfois depuis des années qui toutes et je ne vous le cache pas travaillent hein on va pas se mentir non plus euh donc pour qui la question de la garde d'enfants est souvent prioritaire euh es sont toutes dans les métiers qu'on dit entention aujourd'hui ell travaille dans les métiers à la personne et quand je dis toutes vraiment je n'exagère pas j'en ai aujourd'hui on a un gymnase encore dans Paris qui accueille les femmes les familles les familles à la rue donc on en a je crois il sont encore 90 dans ce gymnase à l'heure où je vous parle que ce soit les mamans ou les papas tout le monde travaille au noir et personne n'aura accès à des papiers avant entiellement des années et leur situation fait que elles vont rester dans cette situation de zone grise pendant des années avec des enfants à charge dans des conditions qui sont qui sont pas adaptées pour personne donc pour nous il y a un vrai sujet de de régularisation des sans papiers sur notre territoire qui permettrait d'abord de soulager l'accès aux droits fondamentaux d'une partie de ses dames à la rue aujourd'hui qui permettrait aussi de pardon mais soulager ses métiers en tenstion et toutes celles et tous ceux qui ont besoin au quotidien de pouir des personnes qui les accompagnent dans leur vie et qui permettrait de soulager aussi les collectivités locales qui assument aujourd'hui une partie de la gestion de l'urgence de ces public qui en fait participe à la saturation globale de tout le dispositif parce que ces personnes elles ont droit à rien d'autre donc qu'est-ce qu'elles font elles vont dans nos baindouches elles vont dans nos distributions alimentaires elles vont dans nos CHU elles vont dans nos gymnases elles vont machin alors qu'en fait elles n'ont rien à faire là voilà elles n'ont rien à y faire elles relèvent pour moi euh de de d'un parcours de droit commun euh et que ça permettrai de les protéger et des situations de violence et des situations d'exclusion et puis des situations aussi de de de de de de comment dire de de de difficulté euh y compris de s'assumer euh et d'assumer la parentalité et cetera et cetera voilà je je vous fais pas le détail mais vivre à la rue ça permet pas de faire tout ça bien et donc je suis une grande défenseuse d'une régularisation importante euh des personnes qui on aujourd'hui sont dans nos dispositifs d'hébergement d'urgence alors qu'ils n'ont rien à y faire et qui donc empêche d'autres gens qui ont des choses à y faire euh euh de les fréquenter et euh on est pour ça très mobilisé on est prêt à tout beaucoup de choses je vous dit on a ouvert des gymnases encore pour mettre ces publics là euh et mais on est je trouve qu'on est très seul quand on est en collectivité locale pour assumer ces c'estes publics euh et euh c'est pas toujours c'est pas toujours facile euh je je vous fais pas le le tableau de ce que ça peut avoir comme effet double effet qui se cooule quand on est une femme à la rue vous je pense que vous avez suffisamment travaillé sur sur ces sujets là pour le le le le ressentir mais je voudrais quand même vous dire que en plus ces dames elles ont envie de s'insérer quoi elles ont envie que ça se passe bien elles ont envie de de travailler elles ont des des des des des stratégies de contournement de la loi qui est mal faite sur la question des S papier à mon avis mon hble avis parce que du coup bah elle elle préfère éventuellement tomber enceinte pour essayer d'avoir des papiers par l'intermédiaire de la partie lutte contre l'excision euh on a vu des stratégies de cette ordre là ce qui n'est pas une solution non plus parce qu'en plus malgré tout la loi elle est faite comme ça que en fait ça marchera pas ou pour 20 % d'entrell euh l'année dernière nous on a eu euh on a eu toute l'année des gymnases qui ont été ouverts en général plutôt entre deux et 3 tout au long de l'année pour des dames qui venaientent de d'une seule et même région de Côte d'Ivoire euh qui avaiit qui venaient pas pour la enfin qui qui avait fini par leur chemin par la France mais qui au départ en fait était parti parce qu'il y a un accord j'ai découvert ça à cette occasion he mais il y a un accord entre cette régionl de la Côte d'Ivoire et la le Maroc pour que les dames de cette régionl de Côte d'Ivoire aillent travailler au Maroc dans les métiers de service à la personne euh donc c'est un accord de de voilà c'est un accord quoi je je je qualifie pas ces damesl ont travaillé pendant des années parfois et puis la crise du covid est venue fragiliser une partie de ces familles du Maroc qui n'ont plus les moyens de payer ces dames et donc les ont viré et c'est cell qu'on a vu traverser le désert libiens dans des conditions dramatiques qui ont survécu donc en plus ce sont des survivantes qui sont finis par traverser la Méditerranée et je vous parle de 300 ou 400 dames et qui sont qu' finis par arriver en France très enceines souvent de manière involontaire le plus souvent évidemment mais aussi parfois de manière volontaire encore une fois parce qu'on leur a dit que peut-être pas parce qu'elles auraiit une fille elle pourrait éventuellement simplifier la la tâche administrative pour essayer de d'être sur le territoire de manière officielle et nous on s'est retrouvé avec ces 300 400 dames là l'année dernière à Paris je vous assure on a passé des moments difficiles he avec des décompensations dans les gymnases avec des des situations complexe d'un point de vue de la parentalité avec des couples euh qui se sont du coup vivent mal cette cette situation on a parfois on avait tellement de gens que parfois on a même été obligé de dire au qu'on prenait les dames et les enfants et pas les papas donc on a séparé les familles euh ça je vous cache pas j'en fais encore des cauchemars donc voilà on a tout ça c'est une réalité et on est souvent très seul quand on est élu local face à ces réalitésl qui sont euh parfois qui vont même à l'encontre de ce qu'on de de ce qu'on porte même en tant que en valeur donc voilà je suis à disposition pour approfondir certains sujets mais je voulais vous partager ça aussi je voulais vous dire aussi et je conclurai là-dessus que c'est pas parce qu'on accueille dignement et correctement les gens qui cherchent refuge que il y en a d'autres qui viennent plus voilà je je tiens à le redire ici il y a pas d'appel d'air ça n'est pas vrai je dis ça parce que j'ai aujourd'hui des interlocuteurs de l'État qui me théorisent ça et qui me disent mais si vous en avez autant à Paris c'est parce que que vous les accueillez bien et je je je je concluraai par ça parce que en fait moi je ne dégraderai pas la notion de la lutte contre le le sansabrisme dans son ensemble et en particulier des dames juste parce que on a peur que il y en a 200 ou 300 plus qui viennent voilà je ne pense pas qu' parce qu'on ouvre un gymnase dans le 11e arrondissement ou une distribution alimentaire dans le 18e que il y a quelqu'un au fin fond de la planète qui va se dire tiens je vais traverser la planète à mes risques et périls pour aller dans le gymnase du 11e ou à la distribution alimentaire du 18 je pense que personne ne fait ça euh et donc c'est un fantasme de de une illusion de de de théoriser cela et qu'au contraire notre rôle de de de je pense de 7e puissance du monde de pour ce qui est Paris de capital mondial c'est de donner dignité à chacune et chacun qui à un moment donné ou un autre rencontre une difficulté dans sa vie que ce soit parce qu'il a traversé la moitié du planète de la planète ou que ce soit parce que il a été victime de violence dans son foyer ou que ce soit parce que il a connu le chômage et que du coup il il s'est retrouvé quelles que soient les conditions et les raisons pour lesquelles les personnes se trouvent à la rue notre rôle c'est c'est de faire en sorte de de de rendre à chacune et à chacun sa dignité en lui donnant toutes les clés possible pour sortir de la rue de manière digne et pérenne merci beaucoup merci beaucoup de votre intervention je pense qu'il y aura des questions ensuite mais tout d'abord je me tourne vers David traver pour Fran urbine et voilà qui intervient en visionférence et à vous monsieur traver oui merci madame la Présidente vous m'entendez bien avec un micro avec un micro peut-être il est alors moi mon micro est M Aï moi je vous entends monsieur travers mais visiblement je ne sais pas si au Sénat ça passece que si peut-être que c'était avant qu'il fallait sélectionner euh alors je vais juste mettre un mot dansctiez et normalement il demande si vous voulez être juste pour regarder ou si vous voulez parler aussi oui oui j'ai moi tout est ouvert moi euh c'est un problème du scén déconnecté à quelqu'un l'entend de son côté oui est-ce que vous m'entendez alors ça vient oui alors ça c'est bizarre si à partir d'un ordinateur on l'entend parce que nous on l'entend pas alors est-ce que c'est chez nous que c'est oui je vousend travers mais visiblement je sais pas alors on l'entend sur vous pouvez parler monsieur travers oui bien sûr je retente estce que vous M décalé c'est décalé doncou si nous on l'entend oui moi tout est ouvert alors nous on l'entend très bien sur l'ordinateur donc c'est nous et je ne vois personne à la s'il y a quelqu'un à la Régie vous quelqu'un l'entend de son côé je refais un test micro peut même pas faire on vous entend monsieur travers je pense qu'il y a juste un problème de rediffusion dans la salle du vous pouvez me faire un coucou madame de La régie pour me dire que vous avez bien pris en compte la chose d'accord bon alors ce que je vous propose c'est on va du coup laisser 5 minutes le temps que ça ser règ pour que nous puissions vous entendre et peut-être vous poser quelques questions en attendant euh vous disiez sur les femmes victimes de violence qui avait pas de lieu enfin vous aviez une chambre et cetera mais il y a des prises en charge par ailleurs par l'État il y a une d'autres solution c'est pas ass voilà il y en a pas assez mais voilà c'est pas non parce que à l'échelle de Paris c'est sûr qu'une chambre dans un hôtel c'est c'est c'est un peu limite et on est assez d'accord euh vous en avez parlé sur le un logement d'abord est-ce que vous avez ce ce processus qui se met en place aussi à Paris pour essayer de loger des gens qui ont justement ce problème si qui fait que oua la vie en collectivité fait on a c'est même c'est c'est ça fait même 10 ans en fait depuis 2007 on travaille au logement d'abord par l'intermédiaire d'un dispositif qui s'appelle louer solidaire et sans risque qui s'adresse donc au propriétairees de logement à Paris euh je vous cache pas qu'on a pas un super succès alors pas tant des personnes qu'on met dans les dans les logements hein pour qui ça se passe hyper bien et ça c'est c'est la preuve par par la preuve par l'exemple que ça fonctionne mais par contre aujourd'hui on gère 1200 logements dans tout Paris autant vous dire qu'on n'est pas bon voilà alors on retravaille à une à une campagne de communication pour la fin de l'année civile mais c'est vrai que c'est pas c'est c'est pas le le le premier dispositif vers lequel les les propriétaire se se tourne voilà mais c'est un beau dispositif qui fonctionne hyper bien euh alors c'est un peu complexe parce que il y a à la fois des structures associatives que qu'on mandate pour gérer les les les personnes à l'intérieur des logements notamment celles qui relèvent de difficultés psychiatriqu euh j'ai plus les tous les chiffres en tête paren plus c'est dommage on a fait le copile il y a il y a il y a 3 semaines euh donc je peux vous les retrouver et vous les et vous les vous les transmettre on a un PowerPoint qui est très très complet là-dessus de mémoire par contre effectivement ça s'adresse beaucoup aux dames évidemment euh de mémoire je dirais 60 % de personnes qui sont dans ces logements là sont des femmes euh peut-être même plus il faut que je faudrait que je mais je vous renverrai le le powerpoint qui est très pertinent et qui sera plus précis que moi je je je suis je je veux pas vous vous induire en en en erreur ou être trop approximative c'est un très TR beau dispositifs il y a des choses qu'on gère en direct nous par l'intermédiaire de du centre d'action sociale en régie donc il y a des logements qu'on gère en direct des logement qu'on confi à des associations et et ensuite bah il y a comme pour un attribution de logement il y a une commission qui statue sur qui rentre mais là on a des des des des des temps d'attente qui sont évidemment démesuré par rapport à nos capacités deic en bas sur l'écan avit pas tout à l'heure donc je P très bien alors est-ce qu'on peut essayer j'essaye est-ce que vous m'entendez manifestement vous ne m'entendez pas non alors non toujours pas et je vois la dame de la régie qui s'en va et là estce que tous mes espoirs partent avec elle mais en fait il un déc décalé donc en fait on a on a on a plusieurs secondes de de retard sur la vidéo donc c'est pas ça va pas être en simultané si vous voulez c'est moins grave parce que peut-être que du coup pour pour pour votre propos préliminaire bah vous serez un peu en décalé mais au moins on vous entendra quand même si on met le micro sur le image on coupe l'image on saura pas qu' décal oui mais même on peut ne pas couper l'image et c'est pas grave oui oui bon alors je vais redonner la parole du coup à mes collègues rapporteurs si vous avez une question pour Lesa philoches Go let's go moi j'ai trois questions euh la première c'est vous évoquez une augmentation importante du nombre de personnes qui vivent dans la rue de famille de femmes et d'enfants comment vous l'expliquez empiriquement quel est votre votre analyse de terrain euh ça c'est ma première question ma deuxième question c'est quel est l'impact de l'organisations des Jeux Olympiques et des opérations euh Paris villeprpre ou alors des opération de réquisition de l'offre hôtelière au détriment euh de l'hébergement euh ça c'est ma deè question ma 3è question c'est on a vu à Marseille une équipe psychiatrique mobile qui est mise en place par la PHM avec des associations elle-même en lié à la ville enfin bon tout un écosystème est-ce que ça existe à Paris merci bah ouais un les causes de les Jos 3 la PH tris l'équipe mobile alors sur la 3è question je ne saurais pas te répondre parce qu'en fait c'est c'est clairement des dispositifs qui relèvent de ma collègue en charge de la santé donc je pense que ça existe mais j'ai pas de j'ai pas de précision à apporter ça c'est pareil je pourrais peut-être euh vous le faire mais je suis à peu près sûr que ça existe mais mais je sais pas euh dans quelle proportion et à quel rythme ouais bon c'est potentiellement avec la RS en général c'est plus avec la RS qu'on travaille nous sur ces dispositifs là euh mais ça se vérifie euh donc ça je peux je peux retrouver euh comment vous vous éclairer là-dessus sur la question de l'explication de l'augmentation du nombre de femmes et enfants à la rue euh bah il y en a une première que je vous ai un peu donné tout à l'heure qui est que il y a une il y a une reprise de des flux migratoire qui est réel hein et puis les des ordres du monde ont des effets sur toutes les grandes villes de de France d'Europe et Paris n'en est pas exemp et donc et donc du coup oui après le le covid où on a eu 2 ans en vérité entre 2020 et 2022 où où il y a eu un vrai tassement des flux et des arrivées sur le territoire national et puis il faut quand même le reconnaître aussi un nombre de créations de places sur le territoire parisien de d'ébergement qui était très important hein il y a eu des conventionnements avec des hôtels vides faute de touristes qu' ont été réels et qui ont eu des impacts sur la une baisse quantitative et et substantielle du nombre de personnes à la rue on a pu le le constater concrètement par l'annue de la solidarité qu'on a maintenu en 2020 en 2021 et en 2022 et puis donc il y a une augmentation des flux qui est réel et puis moi je je le crois aussi quand même c'est pas forcément des ménages parisiens mais les effets de on va dire à 2 temps ou à 3 temps des crises qu'on vient de de de traverser diverses alors je viens de parler de celle du covid qui a quand même eu des effets sur les les publics précaires euh qui donc n'ont plus vu le bout du tunnel [Musique] euh euh à l'occasion de cette crise ont ensuite été frappés de plein fouet par l'inflation euh l'augmentation du coût des fluides et donc ont été fragilisés dans tout un tas de leur parcours pour ces ces familles qui savaient qui arrivaient à s'en sortir tant bien que mal euh parce que ils étaient un peu juste au-dessus et cetera euh ont quand même été balayés par les coûts de l'inflation et les et que là on a des dispositifs qui ne sont euh potentiellement soit pas activé soit pas suffisant là j'ai pas toutes les explications mais qui font que les gens se retrouvent à la rue avec leurs enfants pardon est-ce que tu sais euh quel est le en gros la proportion de personnes qui sont aujourd'hui à la rue qui auparavant ont eu un logement en France et auparavant n'en ont jamais eu non non ça je sais pas te dire euh je réfléchis si on a quelque chose qui ressemble à ça dans dans les chiffres de la lune de la solidarité mais franchement je ne crois pas euh on pourrait imaginer rajouter une une question de cet ordre là dans les d'ailleurs dans le de questionnaire de l'annu la solidarité ce qu'on sait par le questionnaire de l'annu la solidarité c'est que c'est que 60 ou 60 % ça se retrouve ça aussi sur internet mais de aussi de je le dis de mémoire 60 ou 70 % des gens qu'on croise le soir la nuit de la solidarité sont à la rue depuis plus d'un an euh donc c'est c'est une longue période de à la rue c'est qu'en fait une fois fois qu'on est à la rue pour en sortir c'est très compliqué c'est donc tout l'objectif de nos politiques publiques doit être de faire en sorte que les gens n'aillent pas à la rue ne soient pas à la rue ne s encore une fois quel que soit leur parcours et les raisons pour lesquelles elles se retrouvent à la rue Notre objectif de nos politiques doit être celui-ci d'empêcher que les gens soient à la r parce qu'après pour en sortir c'est ultra dur parce qu'il faut retrouver des choses faut retrouver des voilà des des réflexes des des du quotidien qui sont très compliqués quand on a été à la rue est complètement isolé de de tout le reste et après sur leseffet les effets des Jeux olympiques et paralympiques alors est-ce que vous avez 4 He parce que euh sur les effets des jop c'est étonnant euh et je le dis avec mais on a plusieurs typ types d'effit moi j'en veux pas aux hôteliers d'avoir repris leur activité touristique c'est leur métier donc ils ont conventionné pendant le covid avec l'État pour pouvoir mettre les gens à la rue rue de la rue dans à l'abri d'tact et c'est plutôt d'ailleurs symp pas de leur part sils ont pas fait ça gratuitement mais quand même il était pas obligé quoi et après ce que ce que je regrette par contre c'est que personne n'est imaginé qu'un donné ces hôteliers all reprendre leur activité touristique et notamment à avec les Jeux Olympiques qui approchaient donc on a bien vu depuis 2022 que le nombre de places d'hébergement dans Paris je parle bien de dans Paris a baissé euh de manière importante alors comme not notre interlocuteur sur la question dehébergement d'urgence c'est le pré préfet de région je ne vous cache pas que je peux pas vous transmettre de chiffres particuliers parce qu'en fait il joue un peu sur ce qui est dans Paris ou ce qui est en Île-de-France pour les Parisiens vous voyez la la petite nuance donc moi je suis pas hyper à l'aise avec ça parce que bah c'est pas pareil et je le redis quand on propose à une dame avec son gosse d'habiter à 40 km de Paris dans une ZAC où il y a pas un bus il y a pas un magasin il y a pas une école il y a pas un travailleur social et qu'il faut qu'elle fasse les alletours tous les jours pour venir travailler scolariser et faire ses ses obligations administratives diverses à Paris donc pour moi on est voilà et pour autant ils ils sont considérés comme étant à l'abri et puis si elles veulent plus être là ou si elles y arrivent plus ou si elles s'en sortent pas elles sont rasé du de la liste du Sami social bon donc en plus les pédamocl su la tête elle est réelle donc euh les effets sur les Jeux olympiques et paralympiques pour moi ont manqué un tout petit peu de d'anticipation de de la part de de nos gouvernants de ce point de vue-là euh parce que pour autant des lieux vides dans Paris il y en a on n pas obligé d'utiliser des hôtels d'ailleurs moi je suis pas hyper fan des hôtels pour faire l'hébergement parce que je trouve qu'on héberge pas bien dans dans les hôtels parce qu'on fait pas bien du de l'accompagnement social parce que c'est ultra euh c'est souvent en fait ça ça comme ça c'est souvent euh provisoire euh du coup il faut il faut être en capacité de pouvoir être très mobile dans sa vie et donc de s'adapter en permanence à des changements de situation et de repères qui sont pas toujours simples euh donc moi je suis pas hyper favorable à ça notamment pour les les publics famille euh qui ont besoin de stabilité et qui ont besoin de repère fixes quoi là pour le coup on est un peu quand même dans dans dans le nous on appelle ça euh le bassuil euh en terme d'hébergement voilà très bas seuil euh après effectivement on se dit toujours c'est toujours mieux c'est toujours mieux qu'être à la rue hein c'est vrai hein c'est toujours mieux d'avoir un hôtel à taverni que d'être à la rue je vous l'accorde mais c'est pas là que du coup on peut on peut après imaginer qu'on fait un bon travail social qui permett à la personne de sortir correctement de de la rue je dirais quand même qu'à tavernie il y a serg Pontoise qui est juste à côté et donc on n'est pas obligé de revenir à Paris éventuellement on peut aussi faire c tout le reste à serg Pontoise je dis ça j'ai dis rien mais en fait alors moi je ne sais pas quelle est la situation à Pontoise mais je peux vous dire que souvent les dames nous disent qu'elles sont pas forcément accueillies au au CCS du coin que il y a pas de forcément de domiciliation qui se fait euh sur la ville où ell où l'hôtel est installé que euh les les la scolarisation c'est pas si évident et pas si automatique que ça euh donc euh si c'est nous onoblige personne à rester dans le giron et le volant administratif de Paris euh mais encore une fois si la D elle a la semaine 4 euh euh elle est à tavernie mais que la semaine 6 euh elle est à créteille euh excusez-moi je ne lui en veux pas non plus de de préférer rester administrativement dans Paris ce qui lui simplifie la tâche et lui garanti là pour le coup une une forme de stabilité au moins d'un point de vue des démarches administratives euh donc c'est là que c'est là que ça pêche pour moi donc il peut y avoir quelques sujets sur la question de la domiciliation je je j'en ai déjà parlé longuement avec le préfet de région qui est coord donne ça sur l'île-de- France et on constate bien que certains CCS qui font pas leur travail sur la question de la domiciliation administrative il faut le reconnaître euh on voit bien aussi qu'il y a des il y a des des on l'avait on l'avait vu par exemple pendant le covid l'État avait ouvert un un centre d'hébergement dans une ancienne station de météo je saurais plus vous dire le nom de la ville mais peu importe à la limite euh et pour y mettre pour installer des familles donc c'est un espace un espace vert d'ailleurs avec plein de d'alg j c'est c'est un chouette endroit qui était vide qui pour le coup était pas un hôtel donc pouvait être occupé de manière pérenne par les familles le maire il a fait installer d'abord des caméras à toutes les entrées et sorties du site ensuite il a poser des pierres devant les portails pour empêcher les livraisons de de bouff de fringu et cetera et cetera et à la fin en plus il a refusé de scolariser toutous les gosses qui étaient sur site que nous avons donc scolarisé dans le 14e arrondissement qui était l'arrondissement le plus proche de la ville par il y a quand même ça aussi qui se passe encore aujourd'hui en France hein euh et ça je vous parle pas de ça il y a 10 ans je parle de ça il y a 2 ans et et c'est là que le préfet de région a une un rôle à jouer d'accord absolument alors son rôle son rôle c'est de faire appliquer la loi dans dans toutes les collectivités locales et en l'occurrence là pour faire appliquer la loi il nous a demandé nous de scolariser les enfants euh du coup ce que je voulais juste dire sur les jop c'est que on a des belles histoires aussi avec les jop parce que l'État a décidé alors même s'il fait un tri entre ceux qu'on des papiers et ceux qu'on pas de papier ce que je regrette euh il n'empêche que quand même à la fin il y a des personnes qui sortent de la rue aujourd'hui on en a 80 qui ont des parcours qui ét proposé quelque chose euh un peu en dentelle toujours avec une un format un peu opaque donc je ne sais pas où et je ne sais pas pour combien de temps mais en tout cas ce que nous on a compris de ce qui s'était passé c'est que les personnes ont accepté de sortir de la rue à la suite de la proposition qui était faite par les par l'État je ne crois pas et je je pourrais revérifier mais je crois pas qu'il y a de femmes qui soient concernées par ce dispositif mais je revérifierai on nous avait promis 400 place il y a un an sur ce dispositif là donc euh on dit euh il nous avait dit 400 places pour euh en héritage voilà c'est j'arrive en héritage social des Jeux olympiques et paralympiques donc finalement à Noël c'était 200 et puis aujourd'hui bon on est à 80 mais honnêtement je prends ce qui à prendre euh donc nous avons 80 beaux parcours de sortie de rue grâce à ce dispositif là et ça il faut le reconnaître après aujourd'hui oui euh je ne comprends pas l'intérêt de l'État de vider des squat partout en île-de-fance alors qu'on a tous intérêt euh pour que les Jeux olympiques et paralympiques se passent le mieux possible que les gens soient pas dans l'espace publi on a tout intérêt qu'il soit dedans euh et donc la stratégie de vider des des des des des squats en Île-de-France n'amène qu'une chose c'est des gens en plus dans l'espace public à à Paris parce que les gens ils vont pas rester à ivri ou à monreuil je quoi ils vont venir dans l'espace public à Paris donc je ne comprends pas quelle est la stratégie de l'État en la matière je la regrette au-delà du fait que bon il doit pas y avoir de squat et tout ça évidemment dans un monde idéal mais là vraiment je je vois pas on est pas sur des squats qui sont sur des sites olympiques donc ça n'a rien à voir donc il il y a autre chose pour moi euh et c'est ça qui m'amène peut-être avoir des nuances avec certains notamment les associations parce que je je je je je ne suis pas sûr que ce soit les Jeux olympiques et paralympiques qui fassent la stratégie et la politique migratoire ou d'accueil ou de d'accompagnement du gouvernement aujourd'hui je pense que c'est un choix assumer au Jeux olympiques ou pas Jeux Olympiques d'ailleurs pour moi je me permets de le dire la loi votée au mois de décembre à l'Assemblée nationale sur immigration du mois de décembre en est une très bonne illustration et au Sénat évidemment donc c'est une très bonne illustration d'une stratégie et d'un choix politique en matière de de de de de gestion de de de la migration sur notre territoire je suis en profond désaccord avec cette stratégie là mais pour moi elle se déroule là et que ce soit les Jeux olympiques ou pas en vérité cette C ce choix politique là il se il s'enclenche nous on le ressent depuis depuis 2 ans très fortement sur le territoire parisien d'ailleurs les mis à l'abri les opérations de mise à l'abri en vérité de déplacement des personnes a toujours eu lieu depuis 2 ans plus ou moins assumé avec plus ou moins de moyens mais ça a toujours été fait que ce soit pour des Primot arrivants ou pas il y a toujours eu des déplacements de personnes installées dans l'espace public de manière volontaire ou pas de manière cachée ou assumée ça dépend des années mais ça a toujours existé depuis de depuis 4 ans en vérité depuis 2 ans je vais pas vous mentir parce que les deux premières années du mandat sous covid était un peu particulière mais depuis 2022 on a on assiste bien et parfois de manière démunie à pour moi un déroulement de de de d'un choix stratégique en matière de de de flux migratoire et donc parce que ça penser qu'on peut vraiment faire le tri entre ceux qu' on des papiers ceux qu'en ont pas à la rue c'est c'est c'est là aussi c'est un fantasme parce qu'en fait en vérité la plupart des gens qui sont à la rue n'ont pas de papier euh ne serait-ce que parce qu'en fait ils sont ils les ont perdus hein et donc il faut tout refaire enfin bon voilà donc de toute façon il y a des démarches administratives à faire en permanence croire que de les pousser ça va régler le problème ou de de de les cacher ça de pas les voir ça va les faire se désintégrer c'est là aussi ça lève du fantasme euh et donc on aurait pu utiliser les Jeux olympiques et paralympiques comme un levier un accélérateur en matière de de création place en matière d'innovation on a proposé plein de choses diverses on a proposé des lieux vides on a proposé des anciens lycées des écoles on a proposé plein de choses euh il y a aujourd'hui l'Hôtel Dieu qui est vide en grande partie le valde grass qui est complètement vide euh donc c'est des milliers des milliers de mètres carrés et en plus je parle des hôpitaux parce que c'est hyper bien les hôpitaux c'est simple il y a des chambres il y a des douches il y a des toilettes il y a des espaces pour manger enfin c'est c'est c'est miraculeux comme comme lieu d'occupation que ce soit temporaire mais c'est c'est ça ça correspond parfaitement à ce dont on a besoin euh et l'État a refusé toutes les propositions que nous avons faites euh en matière de création de place il est même revenu sur des dispositifs qu'il avait lui-même annoncé hein par exemple on a une occupation temporaire dans les anciens locaux de la PHP en plein centre de Paris sur le parvis de l'hôtel de ville il devait y avoir 350 place d'hébergement finalement elles n'ont pas été créées dans l'ancienne Université de Paris 5 à sanciier ils ont ils ont organisé tout un dispositif d'occupation temporaire en attendit des travaux de d'envergure qui s'appelle césure euh ben il devit y avoir 250 placeshébergement d'urgence il en a zéro euh et en plus les hôtels ont repris leur activité donc en plus on a perdu des places donc moi je suis je pense que il y a un choix de la part de ce gouvernement de dire que si si on gère pas les pauvres ils vont s'auto s'auto s'auto disparaître euh et que et ben ça c'est une erreur et du coup c'est en fait euh comment dire reporter la charge de la responsabilité aux collectivités locales sans jamais nous donner ni les moyens euh financiers ni les moyens techniques ou administratifs pour pouvoir l'assumer correctement très bien on va retester je teste oui c'est merveilleux et bien je vous donne la parole monsieur traver merci beaucoup madame la Présidente euh euh je suis très heureux de de participer à cette table ronde et et pas peu fier d'y participer avec ma collègue que je salue au passage très chaleureusement merci à vous merci à l'ensemble des sénatrices et sénateurs de la délégation de cette invitation et puis merci beaucoup à France urbain de la conf de la confiance pardon qui qu'il me porte en me laissant porter la parole de France urbine euh je vais euh je vais euh je vais prendre cette parole donc au nom encore une fois de Fran urben mais aussi bien sûr pour euh pour l'illustrer euh peut-être à avec des exemples plus René et de reen métropole étant moi-même donc adjoint à la merè de Rennes délégué à la solidarité conseiller métropolitain sans sans délégation de précise je je je précise juste pour mettre en perspective mes propos euh que c'est le premier mandat électoral de ma vie et que par ailleurs ce qui n'est pas un petit sujet dans le contexte mon mon métier c'est d'être psychiatre aux urgences du CHU euh donc j'ai j'ai une réalité professionnelle de des personnes dont on parle aussi par ailleurs euh alors bien sûr cette problématique des des femmes à la rue et notamment des femmes avec enfants à la rue fait l'objet de préoccupation très importante de la part de France urbine depuis plusieurs années de la part de de reen et de sa métropole avec un engagement très fort de Nathalie apéré de ce point de vuelà je rejoins complètement Léa Filoche effectivement on a trois grandes typologies de de femmes à la rue j'y pensais hier soir en en retravaillant ce ce temps parole on a des parcours de vie personnels historiquees que l'on voit chez les hommes comme chez les femmes d'ailleurs hein euh avec des vies chaotique des parcours de de violence dans l'enfance psychologique physique he ou de négligence dans l'enfance qui entraîne des parcours à la rue extrêmement complexes il y a bien sûr et on a beaucoup parlé des séparation qui sont un sujet majeur sur lequel nous devons vraiment avancer et puis en fin le sujet extrêmement important des exilés et j'y reviendrai euh nous pensons pour fronurben qui cœur des enjeu il y a évidemment et ça a été évoqué hein je vais passer vite sur ce qu'on a déjà évoqué un décalage important entre l'offre et la demande avec quand même un phénomène de transfert larvé qui n'est pas dit mais qui est évident puisque les collectivités sont confrontées à la situation et sont dans l'impériosité politique et humaine de construire une réponse de proximité avec les associations les collectifs et des initiatives citoyennes j'en reparlerai aussi si Onon a un peu de temps face à ces situations d'extrême précarité et donc nous construisons des dispositifs tant d'hébergement que d'accompagnement par ailleurs et vous l'évoquez dans vos question préliminaire madame la Présidente en terme de scolarité mais aussi de transport d'alimentation LAL a évoqué et cetera et cetera tout ça au titre d'une compétence qui en tout cas pour l'hébergement relève à deux titres de l'État l'hébergement lui-même d'urgence d'une part mais aussi la politique migratoire puisque Léa en a parlé mais il faut être très conscient consciente du fait que une part massive du parc d'urgence est saturée ou bloquée du fait de situation non traité du fait de la situation affreusement affreusement terrible humainement des personnes exilées qui sont ni comme on dit horriblement hein voilà ni régularisé ni reconduite à la frontière en terme de politique pourtant affiché et qui sont en grande difficulté alors l'analyse de la situation des femmes à la rue de notre point de vue de mon point de vue aussi elle sur line d'abord et je passe rapidement parce que vous êtes bien plus au fait que moi de Cees sujetsl de la vulnérabilité spécifique des femmes mais aussi et ça a été évoqué de la sur vulnérabilité des femmes à la rue en terme de sécurité qui entraîne effectivement et ça a été dit he des stratégies de repli et de discrétion extrêmement importantes qui passent les femmes à la rue hors radar en tout cas lorsqu'elles sont isolées peut-être plus que lorsqu'elles sont avec des enfants et en dépit de vulnérabilité je j'userit même plutôt de dire de survulnérabilité les critères qui président à la priorisation des profils accueillis au 115 qui rappelons-le quand même suit de plus en plus une conditionnalité d'hébergement d'urgence qui est assumée désormais par l'État hein de manière très explicite contrairement peut-être à auparavant euh n'intègre pas la question du genre et donc des femmes à la rue et donc des femmes avec enfants je rappelle qu'en septembre 2022 les élus de franceurbain avaient interpellé madame la Première ministre sur le projet du gouvernement de fermer plusieurs milliers de places d'hébergement dans le cadre du projet de loi de finances et que notamment Nathalie apé maire de président de re métropole avait alors fait part de la problématique des de ces personnes ni accueillies ni reconduite non pris en charge au critère du 115 en dehors d'un critère de vulnérabilité que que je je trouve même pas de vulnérabilité de de sur sur sur vulnérabilité à savoir avoir un nourrisson de moins de 15 jours puisque au-delà les personnes étaient ressorties des dispositifs et donc à Rennes pour revenir là plus à une étiquette locale euh c'est ainsi que nous sommes nous avons été amenés par engagement à hébergé 100 puis 200 puis 300 puis 400 et aujourd'hui plus de 900 personnes strictement des familles avec enfants mineurs euh pour ne pas qu'ell soit à la rue euh nous avons monté ce dispositifs progressivement il a atteint ce volume de 950 cles dans les derniers recensements euh pour un coup de plusieurs millions par par an que nous pouvons continuer à augmenter donc nous continuons à agir mais nous pouvons plus augmenter quel est le résultat de cette incapacité aller au-delà de de de ce volume qui est quand même extrêmement conséquent et inédit et bien c'est que nous voyons pour la première fois arriver un Campenon à l'année avec des femmes avec enfants mineurs à la rue en hiver y compris à Rennes ce qui est inédit puisque c'était contré par cette politique volontariste euh la première ministre avait avait exprimé hein ce ce sa surprise face à cette information euh sur le la saturation et l'incapacité à à mettre les enfants et les et les femmes avec enfants euh à l'abri ce qui avait entraîné effectivement un certain nombre d'actions et rappelons quand même qu'il y avait eu une réaction importante et une promesse de ministre de logement à l'époque Monsieur plein de mise à l'abri à l'iver 2022 qui avait été suivi en tout cas nous concernant à reen d'une application stricte par l'État en région ce qui avait pas été le cas partout en France mais il faut reconnaître que ça avait agi et que la même promesse renouvelée en 2023 n'a été suivie elle d'aucune application sur notre territoire mais pas plus que sur la plupart des territoires pour être en lien avec beaucoup d'acteurs de la solidarité parallèlement des des alertes elles ont émergé pas seulement des collectivités et des réseaux de collectivités comme franceç ben bien sûr on pourrait citer la Fondation annépierre on pourrait citer la Fédération des acteurs de la solidarité qui ont extrêmement pointé cette difficulté d'accès à l'hébergement notamment pour les femmes victimes de violence avec ou sans enfants et de mémoire la Fondation la face la Fédération pardon des acteurs de la solidarité av. TV je crois que une seul une femme sur neuf réussissait à accéder à une mise en sécurité en hébergement d'urgence euh le plus souvent pas spécifique d'ailleurs de l'accueil des femmes euh alors même que il y a énormément de sujets vous le savez 1000 fois mieux que moi sur la situation d'hébergement de femmes victimes de violence pour des raisons et traumatiques et sociales et de spécificités et de besoins très particuliers alors de fait les problématiques relayées par les territoires soulignent quoi de notre point de vue d'abord un un phénomène démographique et social très particulier et Léa euh philoche l'a évoqué je vais juste le reciter de ce fait hein c'est les situations de de décohabitation de rupture alors soit de rupture soit de fuite hein très clairement il y a les deux sujets euh donc de de femmes seul ou avec enfant euh qui pose vraiment des des des sujets très particuliers avec vous le savez notamment dans les grandes villes un sujet sur l'offre de de de de location euh avec des loyers élevés mais aussi une offre extrêmement en tension il y a aussi par ailleurs nous trouvons des enjeux de comptage et de repérage euh de Rens réel des situations qui ne peut se baser strictement sans aucune offense hein sur les chiffres produits par les SIO parce que bien au-delà des appels au au 115 il y a une réalité qui ne passe pas par les appels au 115 il faut le dire et vous le savez sans aucun doute beaucoup de gens arrêtent d'appeler le 115 vu le taux de non réponse ou de réponse négative et que donc ces personnes passent de ce fait en dehors des radars du comptage des app au 115 et c'est extrêmement important de le prendre en compte je me permets une incise plus locale là à ce stade ma collègue a évoqué bien sûr la nuit de la solidarité juste pour mettre en perspective et pas du tout pour spposé à ça au principe de la nuit de la solidarité AR Ren nous ne l'avons pas reconduite parce que euh du fait de nos articulation extrêmement importante dans un réseau que nous avons appelé solidaren dans lequel la collectivité dans un modèle très historique riné euh et là plus pour faire du de l'articulation et de la mise en lien des acteurs associatifs sur les sujet à différents groupes thématiques d'animation des associations pour leur permettre de fonctionner en interconnaissance en synchronisation parce que des fois il y a un petit sujet de ce point de vue-là et en répartition de chares sur leur mission euh nous avons un groupe de travail marud et que euh l'interconnaissance des maraudes a permis d'une part de les répartir mieux en terme de créneau et de présence quasi continue sur le territoire mais nous donne accès à leur propre comptage et soyons très conscients que les associations sont en capacité très forte d'aller repérer plus que nous plus que le 115 les femmes qui effectivement développent des stratégies extrêmement importante encore une fois de discrétion et d'invisibilisation et que ce sont ces associations qui nous aide précieusement à repérer d'une part les gens une par une les personnes une par une et d'autre part avoir une idée c'est une idée du volume je continue sur les les enjeux évidemment il y a des enjeux ça a été évoqué mais c'est extrêmement important on le voit continuellement dans les discussions avec les associations et les dispositifs que l'on veut monter une des enjeux de spécificité des femmes et et très clairement le sujet de la mixité des hébergements mais aussi de tous les services qui peuvent être proposés les douches les les accueils sociaux le restaurant social et cetera pose des questions R régulièrement euh de sur leur mixité ellees-même en terme de sécurité en terme d'apaisement en terme de lieu sûr à l'instant en terme finalement de même de de s'en saisir en sachant qu'ils sont mixtes voilà et que donc sans vouloir aucunement envisager vraiment du silotage de dispositifs avec strictement des dispositifs hommes strictement des dispositif femme il faut penser y compris les structures d'hébergement euh ceci euh à avec vraiment en tout cas des spécificités pour l'accueil des femmes un autre enjeu pour nous c'est la coordination collectivité préfecture avec le lien au SIO évidemment pour éviter les nonréponses les renvois que j'aiévoqué précédemment et je me permets aussi une incise en mettant une un point de vigilance avant d'être à l'inquiétude même si l'inquiétude pointe sur les évolutions en cours des so historiquement GCSMS piloté par les secteurs associatifs et avec nous toutes et tous collectivité état euh vers désormais des GP dans lesquels les associations ont peut-être en tout cas c'est une vigilence à avoir au mieux un droit de parole alors même queelles sont au quotidien auprès des publics dont nous parlons aujourd'hui il y a aussi enfin pour terminer avec ces enjeux bien sûr des enjeux énormes de fluidité dans les parcours et donc d' d'offres suffisantes et complète pour que chaque situation évolue dans un parcours un parcours par étape étap ou un parcours direct vers le logement les initiatives extrêmement importantes et et je rejoins là aussi ma collègue sur sur l'énorme avancé du DISP dispositif excusez-moi logement d'abord que France Surb d'ailleurs plébiscite même si il n'est pas en capacité de prendre en compte toutes les situations ne peut constituer la seule réponse mais voilà des enjeux d'offre et et de parcours complète pour que le dispositif ne soit pas bloqué ce qu'il est actuellement l'offre je vais rembobiner si vous me permettez nous pensons et et je j'ai pu le dire aussi au titre au titre de la ville je crois je ne sais plus pardon dans dans dans une audition à un autre à un autre moment l'offre elle devaitre elle devrait être si nous développons des capacités de recensement adapté par les nu de la solidarité et par les autres dispositifs clairement en miroir des comptages or nous printons un paradoxe qui est euh qu'il est qu'il a été envisagé voir voté pardon je ne sais plus le fait que toutes les grandes villes doivent développer le comptage par ligne de solidarité là pour le coup on est complètement d'accord mais à condition bien sûr que l'offre soit mise en regard et spécifiquement typiquement l'offre en question pour les femmes isolées l'autre chose évidemment importante c'est l'offre de logement abordable qui reste un enjeu majeur puisque nous parlons de l'hébergement mais nous parlons du logement infin ou du log logement directement par logement d'abord ou de logement de toute façon pour des personnes qui ont accès qui ont tous les droits pour y arriver donc voilà les demandes de France urbain c'est de considérer les collectivités dans leur action mais aussi j'insiste dans leur lien aux associations collectives citoyennes et citoyens pour accompagner leurs initiatives les articuler et favoriser l'interconnaissance entre elles et que ce soit reconnu comme une capacité très forte de proposition et d'action s pouver évidemment qu'elle soit accompagné par l'État aussi parce qu'il y a un énorme sujet financier vu le volume dans dans ce contexte de bénéficier de d'un pouir de régulation renforcé en zone tendue pour l'encadrement des loyers pour l'investissement locatif de déployer une cellule nationale de vigilance et d'alerte pour avancer sur le parc social et privé dans des dispositifs de garantie de loyer encore une fois pour un accès facilité vous évoquer madame la Présidente la question des critères d'accès au logement social il y en a mais il y en a vous le savez sans aucun doute beaucoup et nous sommes dans un dans un état actuel notamment avec les situations de précarité de pauvreté globale dans un nombre de critères de relogement social prioritaire extrêmement important qui rend extrêmement lointaine l'accès lointain pardon l'accès au logement social pour les gens qui ne qui n'ont pas de critère de vulnérabilité moi je dirais plutôt de critères de sur vulnérabilité euh et donc effectivement dans les critères de suérabilité qu'à l'échelle métropolitaine nous revoyons régulièrement et qui sont en train d'être revu actuellement il peut y avoir des critères autour des femmes avec enfant autour de la perte de logement lié à la fuite ou à la séparation et cetera mais que ceux-ci viennent percuter les autres critères de survulnérabilité multiples santé mentale et cetera et cetera les demandes c'est aussi de conforter la démarche logement d'abord et la lutte contre le sans-abri de relancer fortement la construction de logements sociaux et très sociaux en zonees tendue euh à une heure où vous le savez il y a beaucoup d'inquiétude sur le détricotage de la loi SRU de ce point de vue-là euh et donc nous demandons de supprimer la proposition d'intégrer la comptabilisation du logement locatif intermédiaire dans la loi SRU qui détricote le le sujet et de renforcer bien sûr le maillage territorial en offre de santé mentale je fais une incise locale pour répondre à la question de madame la sénatrice tout à l'heure euh à Rennes le la santé mentale est extrêmement présente très insuffisante euh mais présente il y a une équipe mobile précarité géré par la psychiatrie publ qui est sur le territoire et peut alerter peut essayer de ramener au soins et à l'accompagnement social des gens nous avons contractualisé avec l'aide de la RS bien sûr un accueil psychiatrique dans notre restaurant social qui délivre quotidiennement plus de 250 repas aux personnes à la rue et là l'accueil des femmes n'y est pas sanctuarisé dans un circuit précis mais tout est fait pour que cet accueil soit positif et prenne en compte ce que j'ai évoqué précédemment sur les risques pour les femmes il y a il faut le pointer le carude accompagnement à la réduction des risques qui est extrêmement présent sur le territoire il faut saluer son action extrêmement forte et là aussi notre travail en tant que collectivité a été de de mettre en lien des associations il y a par exemple l'initiative des Restos du cœur qui s'appelle le Restobus qui s'installe littéralement sur la place publique pour faire un restaurant avec service à table des gens à la rue une fois par semaine et le carude est installé là service à table c'est un sujet de dignité c'est un sujet voilà de d'aller ver et d'accompagnement très fort le carud est présent ici et bien sûr as et notamment dans les marotes de la Croix-Rouge et puis il y a des initiatives de la ville très historiques que je connaissais d'ailleurs en tant que psychiatre à une époque où je n'aurais même pas imaginé être à la place où je suis aujourd'hui devant vous c'est le conseil riné de santé mentale donc les conseils de santé mentale qui développent par les actions de territoire notamment des articulations et je pense à un dispositif local ré important qui est la vigilance sur ce qui a été appelé des situations préoccupante et en vous parlant je pense à une dame très précisément qui est dans un état effroyable de santé mentale et d'addiction est en grande difficulté sur le territoire et nous met régulièrement dans l'impasse pour l'accompagner l'éberg la soigner voilà il faut que ces dispositifs soient dans l'interconnaissance pour tenter de faire tout ce qu'il faut dans le respect cela dit bien sûr de la volonté des personnes mais en prenant en compte aussi que leurs propres maladie peuvent les mettre en difficulté pour percevoir et accepter les offres euh pour terminer et j'espère ne pas avoir été trop long euh bien sûr les au titre de France surv toujours les grandes villes métropole s'engagent en contribuant au dispositif d'expérimentation logement d'abord en témoyant de leur volonté à améliorer l'observation et le suivi statistique nous avons à Renn aussi développé par exemple hein depuis très longtemps des outils de suivi des données sociales et euh par le biais de dispositif extrêmement extrêmement efficient et réactif et je pense notamment à une association que que j'ai l'honneur de présider de ce point de vue qui s'appelle la prase qui qui est notamment un observatoire des données sociales qui nous permettent de suivre ces indicateurs en temps réel et puis les grandes villes s'engagent par ailleurs bien sûr en développant en partenariat avec l'État ou en pilotage propre des des outils de réponse aux situations de violence intrafamiliale il faut développer des des contingents dédiés pour mise à l'abri des femmes effectivement les haltes de nuit les les a évoqué salon l'initiative nantaise qui est extrêmement importante depuis longtemps sur ce point euh et euh et voilà toutefois et pour terminer ces dispositifs que nous développons toutes et tous ça a été dit hein ont un coût extrêmement important alors même que typiquement sur l'ébergement d'urgence nous avons aucune compétence et et je me permets de de vous signaler que d'une part les les départements qui qui sont absents aujourd'hui je ne parlerai en aucun cas leors nom je n'ai aucune compétence mais aussi les territoires urbains et les grandes villes don rèn lon Strasbourg Paris très récemment euh sont actuellement je je signale quand même hein en recours après un recours gracieux rester sans voie au recours contentieux pour nous faire rembourser mais aussi penser et surtout penser les capacités d'hébergement d'urgence je rappelle que nous hébergeons à Rennes tous les soirs plus de 900 personnes 200 familles en l'occurrence dont 485 enfants qu'il y a dans 40 il y a 40 personnes dont 24 enfants hébergés dans les écoles par des parents extrêmement inquiets pour ces situations de femmes à la rue avec leurs enfants qu'il y a dans un campement actuellement cette familles avec 17 enfants de 16 mois à 17 ans à Rennes en sus de tout ce que je vous annonce qu'une association que nous accompagnons héberge 200 personnes dont un certain nombre de femmes avec enfant euh et que voilà nous avons des initiatives les associations les collectifs en non mais nous sommes débordés je me permets de rebondir sur une dernière chose sur les propos de Léa Filoche et que que je rejoins à 2000 % sur la politique de d'accueil il n'y a pas d'appel d'air non non non et non les gens ne viennent pas chez nous parce que c'est bien les gens fuient des drames et font ce qu'elles peuvent une fois qu'elles sont sur les territoires en revanche quand même pointer que je je le pense très fortement et mais je sais que nous sommes d'accord aussi avec l ça ne s'oppose pas à ce sujetl il y a quand même une problématique de répartition sur notre territoire des personnes qui sont sur le territoire français et d'exclusion ou de ou de relégation par certains territoires certaines villes certaines métropoles certaines certains départements en région au sens des lieux he pas des collectivités vers les lieux qui font effectivement il m'est arrivé de voir arriver des familles sortie de certains dispositifs sur Renn mais elles sont en France déjà et pour nous elles sont françaises parce que à certains endroit on les on les envoie vers des territoires plus accueillants à nous de reépartir l'accueil à nous de réfléchir et de structurer et et nous faisons par exemple la reen en participant très activement à un réseau territoire accueillant vil Villain et en travaillant avec les association et collectif autant que faire se peut je vous remercie de votre attention ch disposition et bien merci beaucoup et d'ailleurs je regrette vraiment là sincèrement le le l'absence des départements parce que ils sont aussi les premiers à dire que ils ont énormément de missions pour lesquelles ils ne sont pas aidés par l'État et il y a une colère y compris dans des départements ruraux d'où je viens qui gronde et c'est dommage qu'il puisse pas venir ici aussi l'exprimer il peuvent jamais donc voilà j'ai fait la PPL euh quand j'ai fait le rapport sur la PPL nuit de la solidarité j'ai vu les mêmes que ceux qu'on voit aujourd'hui quand tu veux parler avec les départements sur les politiques de la ze ils ont personne qui viennent s'asseoir autour de la table ils ne ils n'ont aucune compétence il y a des compétences dans les départements voilà ben on appellera directement les départements de R pass par la D faut qu'on choisisse un ou deux départements on choisira nos départements et puis voilà on choisira un ou deux département plis tu là que Dominique vercini viendrait pour Paris er on va essayer de décoller Paris trur second voilà non mais moi je vous trouve des gens dans Lyonne pour avoir des départements eururau et on trouvera des départements ailleurs qui accepteront aussi de venir parler je pense par la DF mais c'était une petite parenthèse merci beaucoup monsieur travers cette expérience Renise é très intéressante je vais redonner la parole à nos rapporteurs euh j'avais bien noté qu'il y avait une trisème question d'ailleurs de Laurence rostigien qu'elle n'a pas posé mais je vais poser laisser nos rapporteurs vous poser à l'un et à l'autre toute leurs questions et ensuite on pourra recommencer merci présidente alors Léa philoche d'abord je agréablement surprise de découvrir tous les 10 positif que la mairie de que la Ville de Paris a mis en place et franchement ça me touche beaucoup parce que c'est un je suis très sensible à assez public j'ai été maire également de la ville capitale de la Guyanne française Cayenne et aujourd'hui on vit on vit ce phénomène et franchement euh je crois qu'il faut prendre des exemples chez vous voilà et donc je voulais vous poser juste une question euh il y a nos voisins les Allemands qui ont réussi à ne pas euh laisser les enfants à la rue est-ce que on pourrait pas copier enfin je sais pas les prendre comme exemple parce que moi je pense que une entité c'est-à-dire une collectivité devrait être seule plutôt que d'avoir plusieurs organismes et après on s'entend pas et en fait il y a pas de résultat mais toujours avec le concours financier bien sûr de l'État et une question aussi à Monsieur traver monsieur traver vous représentez la France urbaine euh la Guyane je voulais poser une question par rapport aux villes de Guyane est-ce que euh puisque la Guyane connaît les flux migratoires euh qui viennent de l'Orient donc je vouais juste savoir est-ce que les maires de guyan ou en tout cas les Mair des grandes villes vous aurez contacté pour vous vous bah vous demander de les accompagner ou de les aider dans dans justement dans dans cette situation euh parce que bon euh ces migrants viennent du du Brésil mais ils viennent de l'orillent d'abord Palestine syrien Syrie Maroc s Sarahoui et et donc il passe par le Brésil pour arriver chez nous qui sommes le seul territoire français en Amérique du Sud et euh je peux vous dire que bah tous les maires sont enfin moi je vais dire franchement il paniqu comment on va excuse-moi comment on va micro par l'avion comment on va d'Afghanistan au Brésil voil et ben il passe il y a tout un circuit je sais pas si tu avais vu le reportage de TF1 vraiment qui avait bien expliqué mais je t'expliquerai à part voilà donc je voulais juste savoir est-ce que les maires B vous vous contactent pour que vous puissiez les aider parce que je crois que ils sont dépassés ils sont dépassés par cette affluence de migrants merci d'abord sur la sur sur la première question alors j'avoue que je je vousou ma ma mon ma méconnaissance du dispositif allemand donc je je vais de ce pas aller me me renseigner euh voilà ce que je peux vous dire d'un point de vue on va dire philosophique moi je suis attachée au fait que la question de l'hébergement d'urgence ça relève des compétences de l'État on pourrait imaginer réfléchir à d'autres d'autres F mais moi j'y suis attachée parce que je me dis que ça permet de garantir l'égalité de traitement des personnes à la rue sur l'entièreté du territoire et donc d'éviter des diichotomies d'une collectivité à une autre en fonction bah des appétences de l'empathie du choix politique ou je sais pas quoi ou des moyens qui sont déployés ça n'enlève ça n'enlève rien au fait que les collectivités locales elles puissent venir compléter le le dispositif de l'État là ça peut aussi dépendre effectivement des choix politiques qui sont faits le choix politique de la ville de Paris est effectivement depuis longtemps avant même et je je le dis avec d'autant plus de de de fierté avant même que la gauche arrive au pouvoir il y a av des dispositifs de solidarité spécifiques à Paris qui relevait encore une fois des de Jacques Chirac qui est premier maire de Paris du 20e siècle qui a ouvert les mairies pour faire la soupe populaire qui y a hébergé les personnes à la rue qui a qui a créé des lieux d'accueil un peu spécifiques et des dispositifs en régim municipal qui leur été dédiés et donc je dois quand même rendre à César ce qui est à César la question des solidarités en compl en complé de ce que fait l'État a toujours été une volonté politique importante portée à Paris mais ça se traduit financièrement mais là ce que ce qu'on voit bien c'est qu'en fait on on on on vient pas compléter un dispositif parisien c'est là que je suis embêté c'est qu'en fait on vient le suppler euh et que là du coup on remet en cause pour moi le cadre régalien de la mission de l'état de protéger les personnes à la rue et de trouver des dispositifs adaptés euh en s'appuyant sur quelle collectivité ou pas serait susceptible ou pas de bien vouloir trouver des dispositif qui viendrait mettre à l'abri les les personnes à la rue les femmes en premier lieu et ça c'est et ça pour moi ça c'est le plus le plus insupportable en vérité on peut pas Assur assumer comme ça de mettre fin à une mission régalienne sans qu'il ne se passe rien euh c'est pas possible en tout cas moi je ne considère pas que ce soit acceptable donc il faut il faut se se euh se battre corps et âme pour redonner du sens régalien à la mission de de protection des personnes à la rue et et David le disait très bien il faut redonner du sens et donc de la perspective et de la et de la cohérence et cetera moi j'ai pas de problème avec le fait qu'il y ait euh un une organisation et une répartition des primaux arrivants sur le territoire je je je je je je pense même que c'est une bonne chose euh il faut il faut l'assumer il faut le porter c'est la manière dont le fait l'état aujourd'hui qui relève du n'importe quoi et je je j'en suis bien la première à le à le à le regretter parce que du coup aujourd'hui qu'est-ce qui se passe à Paris plus personne ne monte dans les bus plus personne ne monte dans les bus qui sont censés aller en province euh l'État est quand même pas on n'est pas à faire des rafles pour mettre les gens dans des bus donc du coup comme il ne fait pas ça et que j'ai par ailleurs moi-même euh jusqu'à aujourd'hui en tout cas constater le le on va dire le le le fait que les les gens étaient d'accord euh pour monter dans les bus mais du coup aujourd'hui j'ai j'ai encore une opération de de de mise à l'abri ce matin qui est organisé par le préfet de région six personnes sont montées dans un bus bon bah super un bus de 60 places hein je parle pas d'une camionnette ou je pas quoi je vous parle un bus de 60 places dépêché par l'État pour aller dans un des sas de province donc on a 11 SAS en province l'État a refusé qu'il a un sas en en en Île-de-France dans le Nord et en Corse en Corse ça peut s'entendre par le côté insulaire dans le Nord euh parce que ils estiment j'imagine que calf fait déjà office de SAS bon euh et en Île-de-France parce que ils estiment que c'est plus facile de faire la répartition nationale sur le coin d'un trottoir que dans un cadre un peu digne et correct je sais pas je je me suis vraiment encore posé encore je pose encore la question de pourquoi il n'y a pas de Sass dans dans dans en Île-de-France je dirais même dans Paris parce qu'en vérité on est surtout concerné à Paris pour que on puisse travailler correctement avec les personnes sur des prises en charge de parcours euh qui soient agréé eu qui qui soit pérenne qui soit digne qui prennent en compte la situation individuelle de chacun mais aussi les impératifs et les contraintes que nous pouvons avoir j'ai pas de problème à ça et compris personnes n'ont pas de problème à ça elles s'adaptent elles comprennent elles acceptent il y a un an quand ils ont créé les SAS et les bus les gens ils montaient dans les bus mais avec plaisir vraiment ils avaient envie ils pensaient que ça allait bien se passer qu'est-ce qui se passait au bout de 3 semaines on les prend on les met dans un hôtel où il y a un semblant de d'accompagnement social et au bout de 3 semaines dit bon bah c'est bon c'est fini PZ pouvez partir donc du coup vous pouvez appeler le Samu social du coin à Besançon euh il y a pas de place en fait c'est juste ils remplissent le le la liste d'attente des personnes qui sont en région et qui attendent une place en hébergement de gens c'est complètement ubesque on peut pas faire ça de manière aussi opaque parce que je le redis ils ont ils sont pas du tout appuyés sur les collectivités locales pour ouvrir les SAS ils ont pas partagé les chiffres ils ont pas partagé encore une fois le sens parce qu'il compris ils assument pas politiquement le fait qu'il y ait une répartition nationale al il faut l'assumer politiquement moi j'ai pas de problème à ça encore une fois c'est pas c'est pas honteux c'est pas grave c'est pas sale si c'est bien fait c'est c'est même ça qu'il faut faire donc il l'assume pas politiquement donc ils sont très opaques et ça y compris ça peut lever des inquiétudes j'ai entendu le maire d'Orléan qui dit ah mais moi je veux pas être je veux pas accueillir toute la misère de Paris oui bah alors bon en fait en fait c'est pas c'est pas ce qu'on vous demande déjà Monsieur le Maire pardon mais en plus si au contraire il faut la assumer il faut assumer qu'il y a une répartition nationale en fonction encore une fois en fonction de parcours et puis la deuxième chose c'est qu'on peut pas faire ça à moyen constant si on fait ça il faut le faire avec des moyens supplémentaires des moyens dédiés y compris sur la question encore une fois de la régularisation administrative des personnes et de la simplification administrative on a été capable de le faire pour les Ukrainiens vous n'imaginez pas ce qu'on a réussi à inventer et à déployer pour les Ukrainiens qui était pour moi en plus pour le coup un vrai exemple à prendre parce qu'en fait c'est possible en fait c'est pas pas si compliqué d'ouvrir des lieux de leur permettre d'accéder de permettre aux gens de faire un point sur la question sanitaire sur la question psy sur la question professionnel sur la question des souhaits des parcours des machins et puis ensuite de déployer tout le reste pour pouvoir faire en sorte que ça s'applique c'est pas en fait on l'a fait hyper bien pour les Ukrainiens il y a pas de raison qu'on puisse pas le faire pour le reste du monde enfin c'est quand même complètement incroyable et là-dedans les femmes à chaque étape sont plus fragilisés plus plus plus en risque euh de subir les effets euh euh systématiques de de non prise en charge digne et correcte si si on compare je vais vous poser une question si on compare aux Ukrainiens parce que les Ukrainiens ont bénéficié aussi en province de réseaux qui les ont aidé à venir à s'installer donc c'était un peu différents euh et est-ce qu'il n'y a pas des réseaux qui là eux sont plus mafieux qui maintiennent en île-defance à une certaine population ou autour des grandes villes pour pouvoir également euh se servir de ces euh je pense que oui mais c'est pas j'utiliserai pas le mot des réseaux mafieux j'utiliserai le mot uber euh uber est un magnifique réseau pour faire en sorte que les gens restent à Paris parce que c'est un méga employeur de s papier euh alors pas beaucoup de femmes malheureusement on s'éloig un peu de notre sujet mais en vérité là où il y a du boulot non déclaré pour des personnes en situation en situation administrative irrégulière je suis désolé de le dire c'est globalement à Paris ou en Île-de-France ça se retrouve beaucoup moins alors peut-être David tu me démentiras mais d'un point de vue volume c'est beaucoup moins évident en région dans des villes de taille plus plus plus modeste et nous on est pourvoyeur que ce soit alors je dis uberisé au sens hyper Lage hein j'attaque pas la boîte en question s sans statut et sans cadre ça valable dans le bâtiment c'est valable dans les les métiers d'IDE à la personne c'est valable évidemment dans les métiers de la livraison et ça c'est un pourvoyeur essentiel des raisons pour lesquelles les personnes restent sur le territoire d'implantation d'origine et il y a aussi il faut quand même le reconnaître euh encore une fois euh des réseaux qui peuvent être associatifs il faut le dire j'ai dit qu'on on s'appuyait beaucoup sur les collectivités pour gérer les publics à la rue les associations sont aussi ultra sollicitées hein euh et potentiellement le territoire parisien est très fourni en structure associative qui interviennent soit de manière spontané soit de manière organisée en faveur des publics à la rue on a des on a beaucoup de marudde on a beaucoup de euh de de lieux divers et variés plus ou moins financé mais en tout cas ça ça participe aussi je pense au fait que les gens ils sont attachés à un territoire à un moment donné on le voit assez facilement d'ailleurs quand on ouvre un centre d'hébergement pour quelqu'un qui et qu'on y installe quelqu'un qui était à la rue avant c'est du coup c'est son quartier il veut y rester et si vous lui proposez mais comme n'importe qui si vous lui proposez un centre euh un autre centre l'ébergement à 40 km il va êre bien embêté parce que lui son son lieu d'implantation reste celui de son quotidien et de là où il a été accueilli au démarrage monsieur traver vous aviez des éléments sur et puis ensuite je donnerai la parole à olivierre Richard ou oui euh alors sur la question excusez-moi hop je retrouve mes notes euh je je je rebandis d'abord très brièvement sur le sujet qui était évoqué là je ne connais pas plus et et je vais aller de ce pas voir les dispositifs allemands mais quand même redire un un constat sur les initiatives locales parce que là pour le coup nous en avons une conscience extrêmement vive et douloureuse et Nathalie apér avait pu s'exprimer à ce sujet il y a un an c'est que on on peut on peut développer des choses et on l'a fait je le redis hein mais je je vous rappelle la chronologie qui qui est terrible hein 100 places il y a 5 ans 200 places 6 mois plus tard 300 et ainsi de suite qui a évité d'avoir des femmes avec enfants à la rue pendant 2 3 ans bien sûr en dehors des arrivées qu'il a fallu constamment récupérer d'où les places qui ont augmenté parce que la plupart des gens et des femmes et des familles qui sont dans ces dispositifs sont des personnes sans droit ni titre condamné au limes de la société à attendre des années euh sans aide autre que la solidarité et des éventuelles actions politiques locales notamment par exemple il y a une aide du département les concernants qui est volontariste euh et donc effectivement à travailler clairement hors cadre légal euh euh pour attendre et prétendre à une nouvelle demande au titre de leur présence longue sur le territoire ce qui est quand même un paradoxe complètement dingue et que effectivement on sait que toutes ces familles obtiendront des choses dans les 10 ans et que pendant ce temps-là iles sont condamnés à être coincés dans des dispositifs ou dans des tentes ou dans une association et et ça participe à Laan fluidité dire vrai vent que l'action locale elle est extrêmement importante elle est viscérale mais elle est confrontée à sa propre limite de ce fait puisque le puisque le le flux est continu et qu'il y a une il y a une hypocrisie là-dessus et que je reviens au sujet quand même de la politique migratoire qui impacte considérablement la question que nous débattons aujourd'hui l'autre chose l'autre chose que je voulais dire c'était et c'est pour répondre aussi à une question de madame la Présidente en propos liminire c'est que il y a quand même auss un sujet effectivement nous accueillons bien sûr sans aucune limite je le dis à ce jour les enfants concernés dans nos écoles euh bien sûr et nous les accueillons avec l'accès à toutes nos tarifications solidaires les familles en errance sont des familles qui sont sur notre territoire sont donc des familles de notre territoire pour autant il faut avoir conscience et là tout à l'heure quand je disais point de salut s la territorialisation et la répartition partout et et Léa et moi le le prenom massivement mais pour autant il va rester un sujet derrière c'est que tous les CCS n'ont pas les épaules pour pour financièrement faire ça parce qu'il faut voir que derrière il y a des ardoises impayées que nous assumons euh il y a du développement de moyens supplémentaires pour tout et cetera et cetera et que aller sur les territoires et je reboucle avec ce qui était évoqué sur les déplacements c'est pas seulement effectivement trouver un hébergement parce que une femme isolée ou une femme avec enfant qui plus est si elle quel que sujet de de d'apprentissage en cours du français et cetera est complètement enfin est mise dans une situation inhumaine puisque isolé puisque sans capacité de transport puisque sans accueil social puisque sans capacité à savoir où est l'adalimentaire puisque voilà et cetera et cetera vous comprenez mon propos donc euh donc il y a aussi un sujet quand même de capacité des collectivités variables à assumer ses coûts et ses surcûts le coût de l'hébergement le coût de la solidarité de la scolarité excusez-moi mais aussi les surcûts que vont représenter ensuite tout le reste de ce que l'on doit absolument faire si l'on accueille et si on héberge des femmes y compris bien sûr hors exil je reviens à votre question madame la sénatrice je me l'ai pas oublié quid les vill de Lulian je alors je n'ai évidemment pas prétention à à connaître absolument toutes les participations à France urbaine clairement la comm communauté d'agglomération centre littoral Guyane fait partie des adhérents de France urbaine euh n'est pas forcément présente en tout cas dans les endroits que j'ai pu voir des des groupes de travail de France urbaine mais mon propos est extrêmement à prendre avec de pincette puisque encore une fois je n'ai pas la la visibilité globale par contre ce qu'on peut dire je pense et et la me rejoindra c'est que en tant qu'élus locaux nous avons un besoin de réseau et et nous nous ne survivrions pas le mot est fort bien sûr mais en tout cas mentalement sans nos réseaux d'échange et France sururb nous l'offre l'incass nous l'offre je je fais aussi partie d'ailleurs du C de l'incass mais et nous avons un groupe très actif sur WhatsApp pour pour faire très simple qui nous permet et de nous et quand même de nous solidariser et de nous faire du bien et de partager nos difficultés et puis de partager l'huile de cou des hein les idées des uns et des autres donc c'est je rebondis sur votre question parce que vraiment c'est hyper important mais il existe x réseau euh charge pour nous évidemment d'amener les copains les copines de tous les territoires de France euh dans ces réseaux pour qu'on y travaille mais il faut aussi avoir le temps de le faire euh la vie d'élu local hein moi j'étéis incapable de prendre ce temps-là dans mes deux premières années de mandat où j'apprenais où je prenais la vague où il s'agissait d'agir au plus près du territoire et on n'a pas le luxe de se déplacer de de sa vue très terrain euh en début de mandat donc voilà c'est je réponds pas complètement à votre question excusez-moi mais j'espère que je participes en tout cas quand même un petit peu à ça bon juste pour mettre euh un peu pas de contradiction mais dire que il existe aussi dans des territoires ruraux des gens qui savent s'organiser accueillir euh mettre des logements à disposition ou pas d'ailleurs parce que il y a des gens qui travaillent et qui peuvent aussi payer des loyers et effectivement la remarque que nous faisions avec euh les affiloche la grosse différence avec les Ukrainiens c'est qu'ils ont tout de suite pu commencer à travailler orors nous on le voit bien y compris dans nos territoires très rurauau des artisans qui sont prêts à embaucher tout de suite et il est vrai que le traitement euh de l'asile euh à la limite on fait le choix de qui on veut accueillir et de qui on ne veut pas accueillir ça c'est quelque chose que je considère que que tout pays fait et que la France peut aussi faire par contre on se doit de répondre tout de suite et que ceux dont on sait que de toute façon ils vont rester sur le territire autant leur donner tout de suite des papiers parce qu'ils peuvent tout de suite travailler ils peuvent tout de suite avoir un logement et puis quand ils travaillent légalement il paye des cotisations et il cotise pour nos retraites et c'est utile je laisse mainant la parole à olivierre Richard merci madame la Présidente merci à tous deux pour pour vos propos c'était très complet passionnant j'ai j'aurais néanmoins environ 18 questions à poser mais je vais me recentrer juste pour un clin d'œil il y avait des Français en Ukraine qui ont été priés de de rentrer en France par leur propre moyens ils n'ont eu absolument aucune aide puisqu'on n'est pas réfugié dans son propre pays donc là où les Ukrainiens étaient accueillis à bras ouvert les Français ont dû se débrouiller comme ils ont pu quand ils ont pu bref comme quand on choisit en effet qui on veut accueillir et c'est pas nécessairement des Français bref eu et pardon de relater un autre ça c'est fait pardon de relater un autre épisode de ma vie il se trouve que cette semaine j'ai réussi à aller voir une fête à l'école de mes enfants et que la responsable du centre aéré euh qui m'a qui m'a accueilli et qui suit nos travaux je je la salue bonjour Liliana m'a m'a présenté une dame qui est un cas d'école des travaux que nous menons depuis plusieurs mois elle est hébergée en ce moment à créteille donc quelque part ça pourrait être pire en effet évidemment elle a été à la rue elle a fait tous les départements de l'île-de-fance elle est domiciliée à Montparnasse et là elle fait une heure de trajet quotidien avec ses pour aller à l'école avec ses cinq enfants dans le 14e elle en peut plus elle peut pas travailler puisque son titre de séjour auquel elle elle a droit puisque ces cinq enfants sont est en France elle-même il réside je sais pas si le terme est bon depuis 12 ans elle vient du Congo ça recoupe des auditions qu'on a pu avoir ici c'est un cas d'école et elle n'arrive même pas à avoir un rendez-vous à la préfecture pour faire renouveler un titre de séjour auquel elle a droit d'où ma question avez-vous des relations avec la préfecture de police de Paris euh après je réagirai juste à à deux choses euh nous avons eu l'occasion de d'auditionner des chercheuses qui nous ont parlé de la nuit de la solidarité soulignant et notamment après lorsqu'on a pu échanger l'impossibilité de réussir à faire un un comptage exa Act et au-delà du sous-nombre vous avez évoqué monsieur la nécessité de mettre les moyens en regard des gens qu'on a dénombré donc finalement quelque part est-ce que c'est pas je je j'entends bien qu'on peut voir une tendance mais et c'est pas pour dénigrer c'est évidemment très important que ça existe mais il y a quelque chose de pas fiable dans ces chiffres qui fait que finalement pourquoi se baser dessus si on peut ni avoir un aperçu exact de qui est à la rue pourquoi com bien de femmes depuis combien de temps elles sont trop cachées elles répondent pas elles répondent potentiellement des gens qui leur font peur donc elles vont pas vraiment répondre pour de vrai bon ce problème du comptage les compter pour quel compte la présidente Verrien le répète régulièrement comment peut-on les compter mieux et enfin vous avez évoqué je ne retrouve plus mes notes mais une approche esthétique et sociale une des chercheuses attiré notre attention sur le fait que quelque part lapr l'approche genrée des parcours perpétue une sorte de violence en en poursuivant euh une injonction de rester femme et donc attentive à son apparence physique en continuant d'enfermer les femmes dans ce rôle quand on voit que certain sans l se coupe les cheveux pour se cacher ça fait partie des des stratégies pour s'invisibiliser euh je trouve un peu curieux d'aller je trouve amusant que la plupart des hommes ce sont des hommes qui font appel àes àees qui les fréquentent donc ça peut-être un peu est-ce que et donc tout ce qui est réinsertion professionnelle apprentissage du français j'imagine que vous avez aussi des dispositifs cette chercheuse insistit sur la nécessité de un boulot avant de se faire les ones quoi merci et je donne la parole à Eveline corbierneo pour sa question aussi comme ça vous répondrez globalement merci merci madame la Présidente mer merci à vous d'être venu euh nous parler et nous expliquer votre quotidien sans filtre et de façon très claire euh moi je suis euh sénatrice de la Réunion juste pour vous dire comme ça parce que j'ai regardé aussi et je sais que le réseau France urbaine euh y existe et encore une fois chez nous euh effectivement les femmes à la rue c'est un phénomène très invisible euh je voulais vous poser déjà aussi vous vous remercier parce que vous avez beaucoup parlé de la détresse et de l'urgence des situations vous avez parlé des personnes des familles des enfants de cas concrets et j'ai beaucoup apprécié le fait que vous utilisiez monsieur travers euh le terme de survulnérabilité de ces publics spécifiques parce qu'en effet il s'agit de et c'est c'est c'est vraiment la raison pour la qu au niveau de la délégation nous nous penchons sur le sur cette question là ma question serait plutôt sur les recommandations que vous auriez à faire sur les le logement parce que quand on parle de sansabrisme on parle d'hébergement et on parle de logement mais quand nous traitons de la question du logement à notre niveau enfin en tant que question politique on ne fait jamais le lien ou très peu le lien avec la question de l'hébergement en fait quand on aborde le logement on ne vient pas sur le la question de l'hébergement mais quand on aborde la question de l'hébergement on parle automatiquement de la question du logement en disant qu'il y a une pénurie que il est difficile de gérer une pénurie et quels sont donc selon vous enfin je vous demanderaiis simplement de préciser votre recommandation sur la la proposition de loi qui intègre le logement intermédiaire dans la loi S rue et et et spécifiquement de nous d'expliquer quelles sont selon vous les répercussions qu'elles ont sur le sensabrisme parce que ça n'est pas euh véritablement évoqué dans dans les travaux qui ont qui ont eu lieu ici au Sénat euh et puis juste pourfin vous préciser mon intérêt sur pour cette question c'est que je suis dans la commission des affaires économiques et nous avons travaillé sur ces sujets-là et euh voilà j'ai j'aurais besoin de d'un éclaircissement de votre part merci euh alors quelques mots peut-être d'abord pour vous répondre enfin en tout cas donner quelques éléments de ma part euh sur le logement en fait on a l'hébergement d'urgence il vient de l'appel de la baé pierre de 54 c'est de là que tout est parti je je vous refais pas l'historique mais il faut l'avoir en tête c'est l'idée c'était d'avoir un accueil inconditionnel qui permette à toutes seelles et tous ceux qui pouvaient euh rencontrer des difficulté à la rue de pouvoir être pris en charge d'une manière digne et pérenne euh donc depuis évidemment la loi a évolué au fur à mesure pour essayer d'accompagner d'améliorer de de de structurer d'organiser et cetera le choix qui a été fait depuis plusieurs années maintenant par plusieurs décennies même par l'État c'est donc de confier la gestion de ces lieux d'hébergement à des des structures associatives qui ont des une forme de délégation de service public euh donc je les cite pas tous Aurore Emmaus en tout cas nous c'est les gros koalia voilà tout le groupe SOS voilà il y a tout un tas de structures diverses qui relèvent au démarrage soit de de d'association caritative soit de structure aujourd'hui plutôt de l'économie sociale et solidaire qui aujourd'hui assume pour le compte de l'État la gestion des sites d'hébergement euh qui ont donc un volet divers on a des CHU on a des CHRS on a des pensions de familles euh on a des dispositifs réservés pour aux familles des dispositifs réservés aux réfugiés des dispos bon bref pour les personnes en situation d'addiction dispositif pour les gens qui ont des problèmes de santé bon voilà donc en plus tout ça est très cartellisé je dire ça comme ça alors ça permet d'avoir des accompagnements Dentel souvent c'est vrai il faut le reconnaître mais ça crée aussi beaucoup de critères qui du coup sont parfois pas toujours simples à remplir pour pouvoir rentrer dans les dispositifs donc ça en fait ça exclut beaucoup donc il y aurait quand même besoin et c'est tout à l' David le disait et je vraiment je je crois beaucoup il y aurait besoin de remettre un peu à plat tout ça de considérer que c'est une mission de service public il y ait des délégations de service public j'ai pas de problème mais de bien redire que c'est une mission de service public dans un cadre inconditionnel donc qui ne critérise pas pour ne pas exclure euh et peut-être même que on n'est pas obligé parce que ça été beaucoup construit comme ça la politique du de l'hébergement en France qui doit ensuite à la fin d'un parcours souvent long compliqué où vous avez raconté 25 fois la même chose à 25 personnes différentes euh ce qui est pas toujours très agréable ou très confortable pour justifier que vous deviez rester que vous devez rester dans le parcours d'hébergement qui à la fin peut-être si tout va bien euh pour se terminer par un logement euh mais il faut que j'ai toutes les casases donc faut d'abord faire le le l'hébergement d'urgence ensuite il faut faire l'hébergement de réinsertion sociale éventuellement s'il y a des familles s s'il y a de la famille en cours de route parce que si vous changez de situation administrative faut recommencer à zéro souvent euh donc faut repasser tous les machins dès que vous avez un changement de situation euh y compris euh euh euh géographie bah faut recommencer à nouveau voilà il y a peut-être quelque chose d'un peu plus efficace de moins de moins de moins intrusif pour les personnes et qui permettrait potentiellement qu'il y a moins d'échec du coup dans dans nos dispositifs d'accompagnement euh moi je serai pour par exemple j'ai pas enfin j'ai pas un avis particulier pour que le logement intermédiaire soit dans la loi SRU à partir du moment où éventuellement on en augmente les objectifs de pourcentage d'autant parce que voilà faut quand même pas exagérer euh mais je serai même pour y intégrer moi l'hébergement d'urgence et l'hébergement de réinsertion sociale dans la loi SRU parce que je pense que y compris dans l'objectif qu'on a ensemble de se dire qu'il faut une répartition nationale qu'il faut que tout le monde prenne sa part qu'il faut arrêter d'invisibiliser et cetera et cetera y compris ça ferait tomber quelques fantasmes notamment dans des dans des dans des cadres d'ouverture de lieu d'accueil des personnes à la rue moi j'ai des des résistances he il faut quand même le reconnaître les gens il sont très inquiets ils pensent que leur le prix du MRE carré va baisser ils pensent pense que on va ils vont être violés qu'ils vont être cambriolés qu' vont être machin et Cera enfin vraiment des préjugés des fantasmes graves s'il y avait quelque chose d'un peu plus transparent sur ce qui se passe dans ces dispositifs qui sont les personnes et cetera et cetera potentiellement il y aurait moins de préjugés moins de fantasme et donc plus d'acceptation dans y compris dans une répartition nationale avec des parcours très variés encore une fois je pense que tout le monde n'a pas vocation à être à Paris comme tout le monde n'a pas vocation à être dans une grande ville et là aussi dans l'écoute des parcours des soix des personnes je suis certaine qu'on trouverait des gens pour rentrer dans toutes sortes de de territoires en France ou dans les ou dans les territoires d'outr mer donc moi je suis plutôt pour assumer tout ça politiquement faut l'assumer mais il faut le porter et faut le construire donc là aujourd'hui on on construit rien on on on se débrouille on se dépatouille avec avec le avec le bordel quoi euh bon voilà je préfecture de police oui je n'ai pas de relation particulière avec le préfet de police Nunès voir nos relations se sont pas mal dégradées ces dernières années notamment parce qu'effectivement euh en plus de ne pas être en capacité d'assurer et d'assumer euh les demandes liées à des arrivées de personnes sur le territoire euh en vérité on est dans une situation où la préfecture de police de Paris crée des sanspiers euh puisqueen fait des gens qui sont légalement sur le territoire ne parviennent pas aujourd'hui à renouveler leurs titres euh euh parce qu'ils ont pas de rendez-vous à temps commme 60 ou 70 % des titres sont renouvelés chaque année euh je ne vous cache pas parce que c'est le choix politique de de l'État aujourd'hui hein du gouvernement de dire que comme on n' pas confiance en eux bah on va les pressuriser au maximum et on va leur demander de se justifier chaque année qui sont qui sont bien just enfin qui sont bien installés sur le territoire mais du coup effectivement les préfecture peuvent pas suivre un rendez-vous annuel je sais pas quels sont les chiffres nous on les a interpellés plusieurs fois ils sont dans dénis euh le préfet de police dit non non il y a pas de problème c'est un dénis total euh donc là je sais on pe on réessaye régulièrement hein sur la question d'accès aux droits euh dans son ensemble et la question des des des droits des titres en particulier franchement c'est c'est c'est c'est c'est grave ce qu'on fait parce que en plus d'être maltraitant pour des gens qui viennent d'arriver sur le territoire on est maltraitant pour des personnes installées qui par par ailleurs quand ils perdent leurs papiers perdent tout euh ils perdent leur logement ils perdent leur travail euh et on les retrouve dans les dispositifs d'urgence du coup enfin je veux dire c'est complètement ubuesque bref voilà pour la nuit de la solidarité mais je franchement je je je vous invite à venir à la nuit de la solidarité à Paris euh qui aura lieu en général qui a lieu le dernier jeudi du mois de janvier de chaque année euh parce qu'en vrai sil y a une démarche scientifique il y a une méthode on a découpé Paris en 355 secteurs ces 355 secteurs sont entièrement couverts par des équipes mélangées de profession n et de bénévole et que ce décompte là il vient quand même pour moi objectiver la situation dramatique dans laquelle les personnes à la rue sont alors ça ne fait pas tout ça ne fait pas l'alpha et l'oméga ça ne suffit pas parce que visiblement l'État ne s'associe pas ou s'approprie pas à ses chiffres mais il les il les commande quand même en tout cas il n'est pas en capacité aujourd'hui de dire que nos chiffres ne sont pas fiables donc parce que il y a une méthodologie là aussi je pourrais vous inviter à venir le la dans les dans les temps de préparation de l'annul la solidarité qui sont assez clair on a un conseil scientifique qui vient là aussi élaborer la partie du du questionnaire on peut comparer rue par rue le nombre de personnes qu'on a décompté ou pas depuis 2018 on peut savoir aujourd'hui par exemple on sait où sont les gros campements des personnes qui qui viennent d'arriver sur le territoire qui sont distinctes des gros campements des personnes qui sont là depuis longtemps euh mais qui ont droit à rien parce qu'elles sont toujours sans papier qui sont on sait où où se planquent les femmes quand même on les trouve quand on trouve 14 % de femmes à la rus c'est que à priori on est à peu près dedans hein euh enfin je pense qu'on est on est sur la fourchette basse mais on est quand même dedans donc ça vient nous pouvoir encore une fois affiner nos nos nos dispositifs et nos politiques publiques donc moi je dirais pas que nos no nos chiffres sont pas fiables je dirais que c'est la fourchette base de la ré euh mais ça une fois qu'on se dit ça on peut aujourd'hui par exemple on a décompté 3500 personnes lors de la dernière nuit de la solidarité dans les rues de Paris 3492 très précisément on sait qu'on en avait quand on était en plan grand froid on sait qu'on en avait 1000 autres dans des gymnases répartis sur le territoire donc en vérité on arrive à 4500 et potentiellement moi je pense que on rate 10 à 15 % des personnes mais on va partout hein madame on va sur les talu du périf on va dans les tunnels des hall on va dans les parkings on va dans les h d'immeubles où à l'avance la société qui gère la sécurité intérieure des bailleurs sociaux nous a nous les a les a repéré on va dans les hôpitaux dans les métros dans les gares enfin vraiment on fait tous les lieux possibles imaginables où et d'ailleurs c'est comme ça qu'on a découvert des gens hein euh donc on a découvert que il y avait un certain nombre de de de de personne par exemple euh euh vous voyez la place de la Concorde j'imagine vous savez il y a des espèces de de colonn mais de courtte colonn de colonn basse euh et bon qu' on fait l'objet de rénovation d'ailleurs récemment dans le cadre des Jeux Olympiques et des installations olympiques euh et bah on a découvert qu'il y avait quelqu'un qui dormait dans une de ces colonnes en fait il y a une espèce de petite porte ça devait être quelque chose qui permettait de faire la lumière fut un temps puis c'est plus c'est des Ets c'est plus adapté et quelqu'un s'est installé dedans complètement c'estàd qu'il avait installé son lit son petit réchaud il avait son arrosoir qui lui servait de point d'eau c'est comme ça quand c'est c'est aussi par la nu la solidarité qu'on a découvert ce type de de personn là et c'est aussi ça qui nous permet de dire que les femmes elles sont assez fortes pour se planquer parce qu'on les trouve quand même mais on mais on découvre des lieux improbables encore une fois bon voilà et puis je voulais finir sur le socioesthétisme tout ça est compatible encore une fois les personnes qui sont dans à la rue ou dans l'hébergement temporaire on va dire qui comprend donc l'entièreté des des du volet hébergement euh en vrai euh euh il y a des des étapes dans la vie euh dans dans le parcours de rue dans le parcours de sortie de rue il y a certaines étapes et il y a des moments euh pas tout le temps vous avez raison mais il y a des moments où la question de la réappropriation de son corps par euh le fait de d'en reparler de se regarder d'en prendre soin et cetera et cetera participe à la remobilisation globale de la personne et euh à sa prise de confiance à sa capacité à pouvoir se projeter compris dans un travail hein parce que quand on est Sal et Compu c'est difficile de se projeter dans un travail quand on prend pas soin de soi quand on sait plus se laver quand on sait plus choisir ses habits quand on sait pas se maquiller euh tout ça c'est c'est les choses qu'on qu'on fait pour les publics éloignés de l'emploi en général qu'elle soit à la rue ou dans des dans des espaces encore une fois d'hébergement divers pour nous c'est ça ça participe du parcours ça doit être dedans ça doit être ça doit être accessible ça doit être possible alors ces lieux-là sont des lieux où euh ce sont des des travailleurs sociaux qui les euh euh qui les préconise d'accord c'est pas des lieux ouverts elles y vont pas de manière spontanée et cetera et cetera c'est dans le cadre de la prise en charge d'un parcours euh il est proposé par le travailleur social d'avoir accès à un dispositif euh de bien-être au sens hyper large du terme euh mais ça peut être aussi de juste de se masser les mains hein rien que ça ou les pieds d'ailleurs euh rien que ça pour des personnes à la rue c'est c'est je vous assure ça ça change tout et ça vient pas prendre la place d'autre chose ça vient compléter ça vient voilà ça participe pour moi de de de de l'ensemble des dispositifs qui doivent pouvoir permettre de tirer la personne vers le haut en tout cas vers une sortie de rue encore une fois de de long terme faut avoir le droit à l'échec hein quand on a des dispositifs pour qui s'adressent aux personnes à la rue faut envis que les personnes des fois ça rate ça marche pas c'est ça qui qui parfois est compliqué pour nous parce que normalement c'est un c'est un one shot si vous sortez de du truc c'est fini c'est comme quand vous dites non un logement social on viendra pas vous en proposer un deuxième si vous si vous ratez un rendez-vous ou si si vous si vous buvez trop un jour dans votre centre d'hébergement et cetera et cetera nous il faut qu'on puisse dire à la personne c'est pas grave revient plus tard il faut qu'on puisse lui dire ça aujourd'hui les files les files actives et la tension qu'on a dans les services sociaux dans leur ensemble nous permett pas toujours de faire ça alors que c'est la base du travail social qu'il faut avoir le droit à l'échec le droit à l'erreur le droit à changer d'Ave le droit à se planter et que c'est ça aussi qui fait que le travail social et donc la prise en charge de dans des parcours encore une fois de sortie de rue sont pas sont pas linéaires quoi ça il y a des il y a tout le temps des foirages et la question du socioesthétisme participe selon moi je trouve surtout qu'on en vrai ça ne coûte pas si ch parce que c'est beaucoup les fondations qui s'achètent un peu de RSE grâce à ça donc au final tout le monde y trouve son compte euh nous on vient surtout mettre des locaux à disposition ce qui est compliqué à Paris hein donc on dépanne bien mais derrière c'est les fondations que je ne cite pas qui qui payent les les produits et souvent aussi même les socio-esthéticiennes ce qui est précieux voilà mais nous après les gens qui sont envoyés là-bas sont envoyés par des professionnels aussi de l'action sociale qui à un moment donné du parcours estiment que que ce ce ce temps là de de de réappropriation de son corps par la socioesthétisme peut être utile monsieur travers je vais vous poser les même question en fait vous vous avez des relations avec votre préfecture oui on a des relations effectivement je je vous promets je suis très court un sur les relations à l'état effectivement on est en relation après le dialogue est régulièrement on va dire ferme ou tendu mais on peut l'assumer je veux dire on est nous sommes adultes hein euh ça fait partie aussi des choses à comprendre euh Natalia perz serait présente elle elle elle le dirait et je je la suis à 2000 % enfin on est en nécessité absolue de travailler avec l'État en tant collectivité il s'agit de maintenir un dialogue euh même ferme même difficile par moment euh mais mais c'est ainsi après deux choses de ce point de vue un euh on l'a vu euh la dématérialisation des procédures euh leur délocalisation sur des plateformes réparties par région euh ont mis quand même dans l'impasse sur des discussions que moi je n'ai pas connu dans ce mandat mais qui étai auparavant présent sur des situations individuelles du territoire que l'on régler en dialogue collectivité état c'est terminé c'est terminé euh je ne sais pas si c'est une non réalité ou si certains préfets ou préfettes se se retranche derrière ça pour arrêter d'avoir un arbitrage local des choses mais en tout c'est une réalité l'autre chose que je dirais par rapport au dialogue avec l'État c'est que en revanche je le constate localement depuis longtemps l'énorme sujet c'est le non dialogue avec les réseaux associatifs qui sont présents j'entends évidemment certaines certaines limites je parle du dialogue concret pour l'action hein je parle pas du dialogue politique et de revendication là je chacun se chacun fait ce qu'il souhaite en terme d'accès ou pas à ce type de dialogue mais sur le dialogue avec les assauts de territoire qui font fonctionner l'accueil des femmes à la rue puisque c'est de ça dont on parlait précisément depuis le début euh voilà je pense qu'il y a un sujet de dialogue je me permets en mode vraiment tiré de revenir sur les derniers sujets euh je je rebondis sur ce que sur ce qui était dit précédemment j'espère avoir été clair que je n'opposais pas les grandes villes qui feraient aux petites villes qui ne feraient pas parce que c'est archifauux euh en terme d'accueil d'accompagnement les petites villes et j'en ai X en vue dans ma tête hein je pourrais vous cé à l'échelle de l'Î et Villaines par exemple bruit par exemple mordel ça ne vous parle sans doute pas mais ce sont des petites villes qui ont des petits CCS qui font des choix politiques forts et qui accompagnent ce que je voulais dire c'est que grandes villes comme peties villes ont besoin de ne pas inventer la roue en continuel elles n'ont pas le temps pas l'énergie pas l'argent éventuellement pour le faire et que nous devons travailler à ce que pour les femmes avec enfants ou pour les femmes isolé chacun fasse don donne ses recettes aux autres pour avancer et c'est par exemple ce que nous feront en octobre prochain en activant notre journée annuelle la journée annuelle du Réseau territoire accueillant d'î les vilenes autour de quelle boîte à outil pour bien accueillir voilà pour que les villes soient convaincu que c'est faisable mais ne se retrouvent pas en difficulté parce qu'elles n'ont pas pensé et c'est normal qu'il faut de l'accueil social qu'il faut une association qu'il faut du quotidien pour vivre pour manger pour se déplacer et cetera et cetera le compte est mieux de la nuit de la solidarité je redis ce que j'ai dit tout à l'heure c'est que ok la nuit solidarité et je rejoins totalement Léa sur c'est la fourchette basse de la réalité il y a quand même un sujet hein la nuit de la solidarité c'est compliqué on ne peut pas forcément aller sur les espaces privés où sont planqués beaucoup de gens euh il y a quand même aussi un sujet de sécurité pour les citoyens et les citoyens qui nous rejoignent pour aller se balader quand même dans les parcs à minuit en plein hiver donc il s'agit de faire attention à ça moi je continue à penser que Laan solidarité c'est une bonne chose et chacun fait ce qu'il souhaite mais que deux les associations sont en capacité de N donner les chiffres extrêmement précis et des lieux extrêmement précis de de de de de d'hébergement pas d'hébergement d'ailleurs pardon c'est très inadapté hein de de de bricolage des personnes à la rue et particulièrement les femmes qui sont qui se planquent énormément euh là la relation c'est fait ça et cetera voilà je je rejoins Léa sur le fait que il n'y a pas de super flux dans les propositions d'action l'esthétique pourrait sembler très loin des des des des préoccupations initiales que sont d'abord la mise à l'abri rappelez quand même et et et pour les connaître dans dans dans la vie professionnelle mais aussi par le biais des assauts qui nous en parlent énormément euh c'est pas c'est pas si simple que ça l'idée que il faut juste un logement pour pour y aller quand on est à la rue et qu'on a un parcours de rue depuis longtemps c'est très compliqué euh de se sentir légitime d'y accéder c'est très compliqué d'en avoir l'envie euh certaines et certains oui et en direct et ça c'est logement d'avir il faudit se dire euh parce que à l'inverse le parcours du combattant de passer par l'hébergement d'urgence les CHRS et cetera quand on veut un logement c'est en soit un frein pour accéder au final au logement parce qu'on on part de trop loin donc il faut des circuits courts si j'ose dire pour aller directement au logement pour celles qui le souhaitent il faut des dispositif et il faut des accueils X et Y de par exemple d'esthétique par exemple alimentaire par exemple loisirs par exemple aller et nous l'avons fait à Renn à l'Opéra un soir euh alors qu'on est à la rue euh pourquoi parce que ce sont des lieux d'accroche évidemment qu'il y a de l'accueil social et qu'évidemment qu'on va faire tout pour faire émerger si n'existe pas la légitimité et donc la demande à l'accueil à l'hébergement ou au logement et pour terminer je ne l'ai absolument pas oublié la question sur le les recommandations de Fran urben sur le logement et leur lien à l'hébergement les recommandations de franurben sur le logement je vais me permettre de me déclarer euh en pas assez compétent pour vous faire une réponse millimétrique et vous méritez une réponse millimétrique donc nous vous transmettrons dans la foulée des recommandations euh de sens urbaine et et dans notamment natthalia peré qui voilà qui est au pilotage au copilotage du groupe logement euh moi ce que je peux dire c'est que à ma place c'est que effectivement c'est extrêmement important de penser le lien entre hébergement et logement et que là pareil il faut dans un dialogue état euh collectivité dans les compétences strictes de chacune chacun nous revendiquons à France sur Ben évidemment les compétences territoriales mais nous soulignons aussi qu'il faut quand même que l'hébergement d'urgence soit assumé en compétence pleine par l'État mais pour autant il faut que l'on pense ensemble les choses j'ai évoqué la la la la réforme SIO avec quelques bémoles mais un intérêt de la réforme et des so tout court c'est aussi de créer une instance de partage de tout ce qui existe et qui nous permett de penser les parcours de l'hébergement d'urgence au logement et je Robine avec ce que je disais précédemment il faut toutes les options il faut accéder au logement directement il faut pouvoir être dans l' hébergement d'urgence il faut être pouvoir pour certaines être dans un hébergement d'urgence qui accepte des débordements très importants parce que c'est ça la réalité parce que les personnes sont trop mal et incapables d'être dans des règles très fortes qui vont les exclure de ce fait du parcours on pourrait évoquer hein l'initiative désormais qui qui qui qui est parti de Marseille mais qui essa mais qui est aussi à reenn de je n'ai plus àiment tête excusez-moi avec de dispositifs d'hébergement pour des personnes en état de santé mentale difficile excusez-moi j'ai honte je ne retrouve plus le nom de l'action voilà il faut tout ça et pardon un chez soi d'abord merci beaucoup exactement c'est extrêmement important de la pluralité de ce dispositif mais de leur lien entre elles va venir le fait que il il y aura les parcours adaptés à tout ça et bien sûr on n'oublie pas que le sujet et on retombe sur le sujet de la loi SRU c'est aussi un sujet de construction de logements sociaux pour pouvoir répondre à la demande qui explose parce que du blocage du logement social faut pasé hein le relevement social prioritaire a pris des a pris plus de 6 mois de plus qu'avant euh en terme de délai de réponse je ne parle même pas de l'accès au logement social hors RSP et que de ce fait ça bloque des gens dans des places hébergement d'urgence ou dans nos propres dispositifs nous hébergons nous hébergeons depuis des années des gens sont titre quand ils obtiennent un titre nous mettons des mois à pouvoir les mettre dans un logement social et donc donc tout est grippé de ce point de vue donc soyons très vigilant sur notre capacité à construire des logements sociaux sur notre capacité ensuite à y faire accéder tout le monde parce que de cette étape finale dépend tout le reste je vous remercie et ben merci beaucoup et d'ailleurs nous avons entendu Emmanuel K et N qui était aussi une audition très importante pour nos travaux il me reste à vous remercier c'était absolument passionnant et donc merci beaucoup aussi aux membres de la délégation au droits des femmes qui ont été ici nombreux présents aujourd'hui et et donc bah n nous remettrons nos travaux à priorie le 8 octobre ok donc euh donc voilà donc nous nous travaillons d'ici là mais merci vraiment beaucoup de de vos interventions et de vos explications et je souhaite à tout le monde une très bonne journée de votre patience monsieur traver merci beaucoup par rapport à nos problèmes techniques merci beaucoup aucun souci merci beaucoup de nous avoir donné la parole merci
Dominique Verien