Ne donnons pas un sursis à un gouvernement qui trompe les Français ! N. Dupont-Aignan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 53 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:02OuverteRéponse directe
Quelle a été votre réaction aux propos d'Emmanuel Macron sur l'arrêt des livraisons d'armes à Israël ?
- 5:26OuverteRéponse partielle
Que feriez-vous à l'égard d'Israël ?
- 8:07RelanceÉludée
Vous croyez à des interlocuteurs palestiniens modérés ?
- 8:48FerméeRéponse directe
Vous accusez Benjamin Netanyahou d'avoir encouragé les terroristes ?
- 11:37OuverteRéponse directe
Vous avez dit que vous étiez pour la destitution d'Emmanuel Macron. Pourquoi ?
- 14:56OuverteRéponse directe
Le gouvernement Barnier va être bientôt remplacé selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49PrésentateurChiffre
« 60 milliards d'économies promises, dont 20 milliards avec des hausses d'impôts. »
- 2:10Invité politiqueFait
« le chef de l'État perd la raison. »
- 2:18Invité politiqueFait
« la veille du 7 octobre ou l'avant-veille, c'est indécent. »
- 2:24Invité politiqueFait
« si Emmanuel Macron était cohérent, il pourrait aussi parler des armes de l'Iran vers le Hezbollah, vers le Hamas. »
- 4:39Invité politiqueFait
« La vraie cohérence d'Emmanuel Macron, c'est la disparition de la France. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Il a dissous le corps diplomatique. »
- 6:05Invité politiqueFait
« Israël a le droit de se défendre après les atrocités qu'il y a eues. »
- 6:42Invité politiqueFait
« sans parallèlement offrir une perspective de paix par la création d'un État palestinien dirigé par des modérés ? »
- 17:53Invité politiquePromesse
« sur l'immigration, le rétablissement des frontières, la primauté du droit national. »
- 23:46Invité politiquePromesse
« la primauté du droit français sur le droit européen. »
- 24:53Invité politiquePromesse
« le rétablissement de la double peine. »
- 31:59Invité politiqueFait
« Je parle de tous les cas de femmes qui ont été violées, qui ont été tuées par des OQTF, des obligations de quitter le territoire français qui n'ont pas été exécutées. »
- 36:50Invité politiquePromesse
« Il faut réduire de 100 milliards les dépenses de la France. »
- 37:11Invité politiqueFait
« La désindexation des pensions de retraite que nous prévoit le gouvernement. »
- 37:30Invité politiqueChiffre
« Sous Jacques Chirac on donnait 1 milliard net à l'Union européenne. »
- 38:54Invité politiqueChiffre
« La Cour des comptes estime 30 milliards de gaspillage. »
- 40:13Invité politiqueChiffre
« 10% de notre dette et le Sénat a rajouté 12 milliards d'euros pour payer les escroqueries de France Trésor avec les emprunts à taux variable indexés sur l'euro à 9% quand on pouvait emprunter à 3. »
- 40:51Invité politiquePromesse
« On fera des économies. Lutter contre les fausses cartes vitales. »
- 44:30Invité politiqueFait
« La Russie a agressé je l'ai condamné. »
- 44:39Invité politiqueFait
« Il y a eu une paix signée à Istanbul entre Zelensky et Poutine. »
- 44:55Invité politiqueFait
« Nous avons payé notre gaz 4 fois plus cher. »
- 45:02Invité politiquePromesse
« Il est temps d'arrêter cette guerre et je souhaite qu'on l'arrête. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur14 %
- ?6 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
≈ 40,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour,
bonjour à tous, bienvenue sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur. Vous êtes le président de Debout la France, c
'est
votre Grand Rendez-vous ce dimanche. Deux calendriers importants aujourd'hui. D'abord nous sommes à la veille du 7 octobre où le monde commémore les pogroms des terroristes islamistes contre Israël. Polémique depuis hier, on vient de l'entendre, sur les propos d'Emmanuel Macron qui souhaite qu'on arrête de livrer des armes à Israël pour conflit sur Gaza. Nous parlerons aussi de l'importation de ce conflit au Proche-Orient qui risque de devenir régional ou même mondial dans nos frontières.
Et puis nous sommes aussi à la quasi-veille du 10 octobre où sera présenté le budget 2025, texte clé du gouvernement Barnier, avec 60 milliards d'économies promises, dont 20 milliards avec des hausses d'impôts. Le gouvernement Barnier réussira-t-il à tenir avec cet enjeu budgétaire mais aussi sur les questions de sécurité et d'immigration affectées à Bruno Retailleau ? Ce qui est promis va-t-il pouvoir être fait ? Votre analyse, Nicolas Dupont-Aignan, compte. Vos propositions aussi, vous en faites en cette rentrée politique. Et comment aujourd'hui vous comptez faire pression ? Pour vous interroger avec moi ce matin, Christophe Jacobizine des Echos. Bonjour
Christophe.
Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu. Bonjour. Demain 7 octobre, le monde s'apprête à commémorer les un an de l'assassinat abject de 1200 Israéliens par les terroristes du Hamas. Des femmes, des enfants, des habitants qui vivaient
avec
les Palestiniens au jour le jour dans des kiboutts du sud près de la frontière avec Gaza. Et l'avant-veille de cet anniversaire terrible, alors que des marches, des manifestations sont aujourd'hui prévues en mémoire, le chef de l'État, Emmanuel Macron, annonce au nom, selon lui, de la cohérence avec le cessez-le-feu, qu'il faut qu'on cesse de livrer des armes pour mener les combats sur Gaza. Honte à vous, lui répond le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Et vous, quelle a été votre réaction
? La
stupéfaction, j'ai le sentiment qu'une fois de plus,
le
chef de l'État perd la raison.
D
'abord, il
y a
la question de la date, la veille du 7 octobre ou l'avant-veille, c'est indécent.
Et
puis, au-delà de cela, si Emmanuel Macron était cohérent,
il
pourrait aussi parler des armes de l'Iran vers le Hezbollah, vers le Hamas, parce que si on stoppe les livraisons d'armes, il faut peut-être les stopper pour tout le monde. Je veux dire qu'il
y a
un moment, on se demande si on est chez les fous. Et c'est terrible pour l'image de la France. Mais qu
'est
-ce qu'il cherche à faire, Emmanuel Macron ? Je ne sais pas ce qu'il cherche à faire, je ne suis pas dans sa tête. Il poursuit peut-être son alliance du second tour des élections législatives en France. C'est-à-dire ? Tout le monde a oublié
qu
'Emmanuel Macron a fait élire les députés de la majorité, l'ancienne majorité, les députés macronistes, par le soutien des électeurs et les filles.
Voilà,
c'est-à-dire qu'on est dans une période absolument stupéfiante, où les événements chassent les événements et on oublie qu'il
y
a eu une alliance électorale qui a abouti au Front populaire.
Que certains membres
de la
République appellent à l'intifada aujourd'hui en France.
Mais ça prouve bien, ça prouve bien qu'on est en pleine déraison. Et encore une fois, que le président de la République
ait
une proposition de paix,
c
'est tout à l'honneur de la France.
Il
ne s'agit pas pour moi de mettre de l'huile sur le feu. Il s'agit simplement qu'à un moment, il faut être cohérent. Et le drame de cette affaire, c'est que la voix de la France ne pèse plus rien, puisque ce n
'est
pas la première fois, si vous entendez bien depuis longtemps, dans beaucoup de domaines, qu'il y a des zigzags incompréhensibles. Or, une bonne politique étrangère, j'ai été à la Commission des Affaires étrangères pendant des années, une bonne politique étrangère, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, qu'on soit pour ou qu'on soit contre, c'est une politique étrangère de cohérence, de continuité,
qui
permet de parler au monde. Le problème de fond, d'ailleurs, il y
a
eu deux communiqués en une soirée. Donc tout ça est abject.
Le deuxième disant que la France est amie d'Israël.
Oui, mais le problème,
c
'est qu'à force, les paroles n'ont plus de poids. Or, une bonne politique
étrangère, c'est une politique de continuité. Mais vous reconnaîtrez une cohérence à Emmanuel Macron globalement, c'est-à-dire que ce qu'il souhaite, sa politique étrangère, c
'est
l'Europe. Et pour la construction toujours plus grande de l'Europe, et pour le reste, c
'est
des ajustements circonstanciels, où
il
peut dire une chose au contraire, mais la vraie cohérence d'Emmanuel Macron, c'est l'Europe.
La vraie cohérence d'Emmanuel Macron, c'est la disparition de la France.
C
'est-à-dire que la France est une région d'une Europe illusoire et d'ailleurs totalement décadente. Donc ça,
c
'est oui, vous avez raison. Et il
n
'y a plus de politique étrangère. Il a dissous le corps diplomatique. On ne sait plus où on va. Donc c'est tragique au Proche-Orient, mais c'est tragique en Ukraine, c'est tragique partout. Et moi, ce que j'aimerais, c'est qu'on renoue avec une politique étrangère. Mais pour renouer avec une politique étrangère, il faut, et vous avez raison, qu'il
y ait
une politique nationale. Ça veut dire remettre de l'ordre en termes de sécurité, remettre de l'ordre dans nos comptes publics, retrouver une France, restaurer la France tout simplement, se ressaisir. Voilà d'ailleurs, entre parenthèses, pourquoi je pense qu'il faut le destituer. Moi,
je
n
'ai
pas changé d'avis.
Alors, puisqu'on parle de cohérence, parlons de votre politique étrangère. Que feriez-vous à l'égard d'Israël ? On exporte très peu d'armes vers Israël, quelques millions d'euros par an, notamment des pièces détachées. Mais allons au bout de ce raisonnement. Vous avez souligné peut-être les ambiguïtés, le calendrier peut-être très inapproprié de la déclaration de Emmanuel Macron. Mais que feriez-vous ? Est-ce qu'il faut augmenter, par exemple, les exportations d'armes vers Israël ?
La
question majeure, la grande difficulté, parce que celui qui aurait la solution, ni les Etats-Unis, ni la France, ni aucune puissance, aujourd'hui, n'arrive à avoir une solution pour ce conflit dramatique. Premier point. Moi, ma boussole, elle est très simple. Premier point, Israël a le droit de se défendre après les atrocités qu'il y a eues, et quand on sait qui sont les auteurs de ces atrocités. Et quel pays ne réagirait pas si à ses portes,
il
y avait deux Etats terroristes ? C'était le Hamas, le Hezbollah. Donc, sur le droit d'Israël à se défendre, personne, je crois, de censé, à part M. Mélenchon et quelques autres, ne le nie.
Après,
la question,
une
fois ce droit effectué à court terme, c'est est-ce qu'Israël
peut
gagner des batailles et gagner la guerre, sans parallèlement, et ça c'est ma position, sans parallèlement offrir une perspective de paix par la création d'un Etat palestinien dirigé par des modérés ? C
'est
la position de la France, d'ailleurs. Ça a toujours été la position de la France, mais c'est l'évidence. Et il
y
en a un qui l'a écrit très bien.
Et
c'est beaucoup plus facile pour lui que pour moi. C'est Elie Barnavi, ancien ambassadeur d'Israël à Paris, qui est quelqu'un d'extrêmement raisonnable, alors qui n'est pas dans la ligne de Netanyahou, mais qui écrit très très bien, hier ou avant-hier, dans le journal, qu'Israël gagne des batailles aujourd'hui, et c'est tant mieux contre des Etats terroristes, terroristes, et là on ne doit pas avoir d'ambiguïté, et c'est pourquoi je conteste la parole d'Emmanuel Macron,
mais
pour autant, et là il faut être clair, c'est que si vous ne donnez pas une perspective politique, une terre au peuple palestinien, et bien à chaque fois que vous faites deux morts civiles
à
Gaza ou au Liban Sud, vous aurez quatre terroristes demain. Et ce sera sans fin. Et ça, beaucoup d'Israéliens savent très bien au fond d'eux-mêmes que la survie d'Israël est liée à la capacité, oui, de frapper fort contre des terroristes, mais s'il n'y a pas parallèlement un espoir, une espérance, des interlocuteurs palestiniens modérés, et bien ce sera sans fin, et à la fin, je ne sais pas qui gagnera, mais je doute que ce soit Israël. Mais
vous les croyez des interlocuteurs palestiniens modérés ? Mais ça c'est le prétexte pour jamais agir. J'entends, mais ce qu
'on
vous dira,
c
'est que probablement depuis un an, Israël chercherait de tels interlocuteurs qu'il ne les trouverait pas. Est-ce que vous prenez au sérieux cette réflexion ?
Là, je ne la prends pas au sérieux, parce que Netanyahou, il faut le reconnaître, et ce n
'est
pas moi qui le dis, ce sont des Israéliens, Netanyahou a tout fait pour qu
'il
n
'y
ait pas d'interlocuteurs modérés.
Et vous le savez très bien. Donc c'est possible de les
gémérés ? Ce n
'est
pas facile, et c'est plus facile à Paris que quand vous êtes à quelques kilomètres de tueurs qui vous lancent des roquettes et des bombes sur la tête. Donc grande modestie. Grande modestie. C'est qu'en Palestine, ce sont les mouvements terroristes. Mais bien évidemment, mais parce que depuis 15 ans, tout a été fait pour qu
'il
n
'y ait
pas de modérés.
Là,
vous
accusez Benjamin Netanyahou
d'avoir
encouragé les terroristes
à dire dans
leur pays ? Non, je dis que tout a été fait pour qu'il n
'y
ait pas de modérés, et c'est la raison pour laquelle je pense que la France doit avoir cette position qui est un fil de crête, bien évidemment, mais qui est la justice. C'est-à-dire que si vous pouvez vous défendre, vous devez anéantir les organisations terroristes, mais vous ne pouvez pas anéantir un peuple. Et que donc s'il n
'y
a pas des interlocuteurs qui émergent de ce peuple, vous aurez un nouveau mouvement terroriste. Et c'est sans fin.
Ce
que nous répondent les Israéliens, c'est que vous êtes effectivement à Paris, vous parlez
de l'arté théorique, bien facile, mais c
'est pourquoi je suis en désaccord avec Emmanuel Macron sur le fait que la parole d'Emmanuel Macron est une parole de salon, alors qu'en face, il y a des terroristes. Et la veille du 7 octobre, c'est quand même indécent et scandaleux. Mais je dis aussi qu'on peut gagner des batailles à court terme, et qu'Israël peut gagner et doit gagner des batailles à court terme pour assurer sa sécurité, mais que parallèlement, s'il n
'y
a pas une offre intelligente. Et ça passe concrètement par quoi ? Soyons concrets. Ça passe que maintenant à Gaza, le drame humanitaire est tel qu'il faut une action internationale en accord avec Israël, avec des pays, notamment de la région modérée arabe, notamment qui avaient reconnu et qui étaient en voie de réconciliation avec Israël, l'Égypte, les Émirats arabes et le Maroc, pour qu'à Gaza, on arrête ce drame humanitaire une fois que le Hamas est détruit. Sinon, le Hamas va ressusciter. Et donc, c'est l'intérêt
d'Israël.
D
'abord, détruire le Hamas et libérer les
dottages,
et après, construire.
Oui, mais plus vous faites de victimes civiles, plus vous nourrissez un nouveau terrorisme.
Et la marge est étroite, un cessez-le-feu à
Gaza. Pour qu'il continue la guerre jusqu'au bout pour radiquer le Hamas. À Gaza, mais ce
sera sans fin.
Parce
que ça ressurgira toujours. Donc, il y
a
un moment où, à Gaza, on ne peut pas rayer de la carte des millions de personnes. Ce n'est pas possible.
Donc, on fait un cessez-le-feu. Il faut un cessez-le
-feu
à Gaza, maintenant. On n'arrivera pas à éradiquer le Hamas. Mais ce n'est
pas
parce que vous ne faites pas de cessez-le-feu que vous allez éradiquer le Hamas. Sauf à tuer toute une population. C'est mon point.
Il
vire à Benjamin Netanyahou. Mais je ne suis pas Benjamin Netanyahou. Et j'estime que la France doit avoir une position de justice. Oui à l'intérêt d'Israël. Oui à la défense de la sécurité d'Israël face à des mouvements terroristes. Et voilà pourquoi je conteste les positions de M. Mélenchon et de M. Macron aujourd'hui. Mais la France doit aussi avoir un horizon et parler au monde.
Nicolas Dupont-Aignan est notre invité ce matin au Grand Rendez-Vous Europe 1. C'est News, les échos. A tout de suite. Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France. C
'est
l'invité du Grand Rendez-Vous ce dimanche. Vous avez fait votre rentrée politique hier en présentant les 12 travaux d'Hercule sur une fiche Bristol. Merci d'avoir cité Pascal Praud d'ailleurs qui disait qu'il fallait avoir une fiche Bristol. Et il fallait que ça tienne là-dessus les idées politiques. Je vois que vous l'avez là une petite feuille verte. Avant de venir à ça, parce que ce n
'est
pas tombé dans l'oreille d'un sourd. C'était un peu difficile de relancer tout à l'heure. Vous avez dit au détour d'une phrase que c'est la raison pour laquelle vous étiez pour la destitution d'Emmanuel Macron. Alors vous avez cassé de manière immanquable LFI en début de votre propos. Mais là vous êtes plutôt d'accord avec eux.
Ce
que je dis, c'est que la situation politique
du
pays est totalement bloquée.
Il
y a trois blocs.
Trois
blocs.
Le
bloc patriote
a
eu le plus de voix.
Quand
je dis bloc patriote, du Rassemblement National, Éric Ciotti, Debout la France et d'autres, a eu le plus de voix. Au premier tour était largement en tête.
Le
bloc du Front Populaire, au second tour, par une alliance électorale,
contre
nature ou pas d'ailleurs, puisque n'oublions jamais que Mme Borne, M. Darmanin, M. Wauquiez, M. Marlex, ont été élus par les électeurs et les filles. Donc,
il
y a un moment, et à l'inverse, les députés et les filles, les désistements, les députés et les filles ont été élus par des électeurs macronistes. C'est quand même ça qui s'est passé au second tour. Et il faut avoir la franchise de le dire aux Français. C'est vous qui avez choisi le Front Populaire en tête
au
deuxième tour pour barrer la route aux patriotes. Et puis,
il
y
a
eu deux perdants,
qui
étaient les macronistes et LR, qui a encore perdu des voix, qui est le dernier parti. Et face à ça, qu'est-ce qu'a fait Emmanuel Macron
? Il
faut revenir à la démocratie. Il a semé le chaos et il a choisi comme Premier ministre, au-delà de ses qualités personnelles, et je respecte Michel Barnier. Vous avez travaillé avec
lui
? J'ai travaillé avec lui.
C
'est quelqu'un que je respecte, qui
est
bienveillant et sincère, ce qui est tellement rare dans ce milieu. Mais qui est le représentant du parti qui a le plus perdu, qui est allié avec ceux qui ont été désavoués ? Et je pense
qu
'Emmanuel Macron a failli à son devoir de président de la République, parce que quand on sème le chaos, et qu'après on n'en tire pas des conséquences pour soi, parce qu
'il
aurait pu démissionner, en disant j'ai été désavoué, comme le général de Gaulle l'avait fait, sur un référendum, il aurait pu nommer ceux qui étaient en tête, c'était le Front Populaire, il faut être honnête, même si je l'ai des combats de toutes mes forces. Mais ils étaient minoritaires, ils avaient 180 députés.
Tout le monde est
minoritaire. Il y a trois blocs
qui
d'ailleurs ont été construits, j'y reviendrai un peu médiatiquement aussi dans le pays, puisqu'on a donné la parole en permanence à Macron, Mélenchon, Le Pen. Mais ces trois blocs, aucun des trois ne convainc une majorité de Français. C'est là le blocage français, au-delà des législatifs. Donc je reviens à mon histoire. Il y a trois blocs. Il a choisi le bloc le plus minoritaire, et en plus on s'aperçoit maintenant
que
ce bloc minoritaire des minoritaires est très divisé, puisque entre les députés macronistes
et
Bruno Retailleau, il y a un désaccord fondamental sur la sécurité, on y reviendra. Donc je considère qu'aujourd'hui le pays est totalement bloqué, qu'il
n'y a
rien à attendre
de
ce gouvernement Barnier. Pas parce que M. Barnier serait méchant, mais parce qu'il n'a aucune marge de manœuvre, aucune majorité.
Le gouvernement Barnier va être bientôt remplacé
selon vous ? Moi je serais personnellement favorable à une censure immédiate, parce que je pense qu'il ne faut pas mentir aux Français.
Même avec les propositions de Bruno Retailleau ? Qui ressemblent beaucoup aux vôtres.
Mais Bruno Retailleau fait des propositions, il a été désavoué immédiatement dans le discours d'investiture de Michel Barnier. Désavoué. Pas surtout. Mais surtout, et j'y reviens sur la sécurité à bord d'ordre. Mais
si le
gouvernement Barnier tombe, mais attendez, mais c'est à M. Macron, et j'y viens. Juste sur la censure, vous dites qu
'il
faut, là on va être censuré. Vous êtes
trop intelligents pour moi.
Attendez, vous êtes trop intelligents pour moi, et je voudrais aller au bout d'un raisonnement. Parce que sinon je pense que ceux qui nous regardent vont se dire, mais ça parle en tous
les sens. C'est ceux qui
nous écoutent sur Europe. Donc, je reviens. Pourquoi je pense que c'est bloqué ? Je vous l'ai expliqué.
Je
pense que rien ne va sortir.
Et
que face à ça, il y a deux attitudes.
Il
y a l'attitude de la 4ème République.
On
rampe dedans des jeux pitoyables entre partis. Ça, c'est la 4ème
République. Par exemple, vous voteriez avec LFI la censure ? Je
voterai
la
censure et la destinée.
Avec LFI. Mais qu'importe,
mais
qu
'importe,
mais attendez, moi je n'ai pas voté. Attendez, attendez,
je vais
vous répondre. Si je peux vous répondre, ça c'est,
il n'y a jamais de motion de censure si vous n'alliez pas avec des gens. Quel qu'il soit. Quel qu'il soit. Moi je n
'ai
pas fait d'accord électoral avec LFI. Moi je les combats dans les urnes. Je dis simplement
qu
'il
y a
deux façons de procéder face à ce que nous sommes.
Il
y a la façon 4ème République. Les délits, c'est les poisons de la 4ème. Les petites histoires, les magouilles. Je te donne ci, tu me donnes ça. Et la France perdra du temps parce que chaque jour qui passe nous précipite vers le chaos migratoire, le chaos sécuritaire, la faillite financière.
Et l'autre
solution ?
L'autre solution, c'est une solution gaullienne.
C
'est l'appel au peuple.
Quand
une situation est bloquée sous la 5ème République, il
n'y a
qu'une solution. Soit on reprend les magouilles de la 4ème. Et tout le personnel politique, et je le dis à Marine Le Pen, qui participera à ces petites magouilles, sombrera. Parce que les Français leur en voudront. Vous dites qu'elle doit censurer elle aussi. Moi aussi. Je pense qu'elle commet une erreur à jouer avec ces gens-là. On ne joue pas avec la France. On ne joue pas avec ces petites magouilles. On ne joue pas avec ces gens-là. Ils ont détruit le pays pendant 7 ans. Donc vous voulez un référent. Et je pense qu'il
n'y
a qu'une solution, c'est l'appel au peuple. L'appel au peuple, comment ? Parce que ceux qui nous écoutent ou nous regardent vont nous dire, mais d'accord, mais comment ? Les législatives, on ne peut pas le faire tout de suite. Vous êtes d'accord ? Et on risquerait de trouver la même solution.
Mais qu'importe
! C'est M. Macron qui devrait partir à ce moment-là, comme Mac Mahon. Bon, mais on ne peut pas le faire tout de suite. Donc il n
'y a
que deux solutions.
Le
départ d'Emmanuel Macron, qui est la seule solution pour assainir la situation, franchement. Ou un référendum sur des sujets pour arbitrer. Je prends l'exemple, parce que je cherche des solutions, je ne cherche pas le blocage. Par exemple, sur l'immigration, le rétablissement des frontières, la primauté du droit national, seule solution pour régler le problème.
S
'il y
a
un désaccord entre M. Retailleau et les macronistes, ou le président de la République, eh bien il faut un référendum,
mais qui aura le courage ? Mais
c'est normal de le demander. C'est une chose, mais
vous
savez qu
'il n'y en aura pas.
Alors,
ça veut dire quoi ? Vous en êtes conscients. Ça veut dire quoi, M. Bocoté
? Ça
veut dire que nous sommes dans un pays où il n'y a plus de démocratie. Ça a commencé, d'ailleurs, si vous y réfléchissez, si on prend un peu de recul, ça a commencé en 2005. Les Français ont voté contre la Constitution européenne.
Et
le système politique qui aujourd'hui gouverne, c'était Nicolas Sarkozy avec les socialistes, la Macronie c'est quoi
? C
'est le radeau de la méduse de tous ceux qui ont ruiné la France depuis 30 ans.
C
'est ça, la Macronie et le gouvernement actuel. Ils ont tous ruiné la France, ils sont tous ensemble. Et ils nous disent, il
faut
durer, il faut continuer. Mais moi, je vous dis non. Donc, il est fondamental aujourd'hui... Mais c'est une crise de régime, donc ? Oui, mais la seule solution pour dénouer la crise de régime, soit on perd du temps encore et les Français souffrent, la France prend du retard, soit on dénoue la situation par le suffrage universel. Voilà pourquoi,
moi
je suis franc avec les Français.
Je
ne
vais
pas faire semblant de leur dire,
ça
peut marcher.
Il
y a des institutions qui ne vous permettront pas d'aller au bout de ce référendum ?
Il y a deux choses. Il y a d'abord la censure. Si ce gouvernement était censuré... Si ce... Mais attendez, mais bon, homme politique, c'est mon devoir de dire aux Français...
La seule solution, c'est
que
vous appelliez aujourd'hui sur ce plateau Marine Le Pen à censurer le gouvernement. Mais
c
'est clair. Dans ce cas-là, il y en aura. Mais c'est clair. Il y aura une majorité suffisante de députés pour censurer
le gouvernement.
Mais
c'est
évident. Est-ce que c'est ce que vous faites ce
matin ? Je
pense, oui, je pense que Marine Le Pen a tort de dealer, ou du moins de donner un sursis à un gouvernement qui trompe les Français, qui ne réglera pas les problèmes, qui fait perdre du temps à la France. Et s'il y avait censure, Emmanuel Macron serait obligé soit de renommer un nouveau gouvernement qui entend le message, notamment qui donne raison à Bruno Rotaillot... Ah, vous y croyez ? Mais attendez, mais c'est pas Emmanuel Macron qui doit décider, c'est les représentants du
peuple.
D'accord, mais les circonstances font... les institutions font qu'ils décident aussi un peu. Vous pouvez vous en désoler,
mais il est là.
Sauf, souvenez-vous de Mac Mahon. Souvenez-vous...
Macron
n'est pas Mac Mahon.
Mais
la démocratie reste la démocratie. Peut-être, mais les circonstances ne
sont
pas les mêmes.
Et
moi, je n'ai pas à me positionner en fonction
de gens.
Nicolas Dupont-Aignan, quelle sorte de gouvernement nommera-t-il ? Est-ce que c'est un gouvernement de gauche, de droite, du centre
?
Mais ce qui est important, c'est qu'il y
ait
une cohérence. Ce que je veux vous dire, c'est que c'est pas en donnant un sursis
à
un gouvernement de briques et de brocs qui conduit la France au drame,
qu
'on va régler les problèmes.
Mais vous voulez... Moi, je pense
que la seule
solution... Par exemple, le
budget... Je
pense que la
seule... On va en parler, mais c'est des détails. Vous allez voir pourquoi.
Le
budget, c'est pas un détail.
Ce sont des détails, parce que malheureusement... Vous
avez dit qu'on
est en situation de faillite et de déliquescence économique.
C
'est pas un détail.
C
'est pas un détail. Je veux dire par là que la seule façon de régler le problème du pays aujourd'hui, c'est de revenir aux urnes. Soit par un référendum, ça c'est possible, si Emmanuel Macron le décide, soit par une présidentielle anticipée. Et vous verrez qu'on aura une présidentielle anticipée un jour. Parce qu'on voit très bien que ce gouvernement barnier de briques et de brocs n'a pas les solutions et ne veut pas les mettre en œuvre pour régler les problèmes du pays. Or, vous ne pouvez pas
laisser
pourrir éternellement
les
problèmes d'un pays comme la France. En
attendant... La sécurité, l'immigration... En
Italie, qui est allé travailler sur l'immigration avec les Italiens, qui demande une task force... Mais, mais, mais,
mais,
excusez-moi.
Ils travaillent. Mais ils travaillent.
Et
quels sont les résultats à partir du moment...
Attendez,
ça va venir. Mais, excusez-moi. Michel Barnier a dit, clairement,
on
va prendre un point, parce qu'il faut la preuve par l'exemple de ce que j'avance.
On
a donné un point. Michel Barnier nous dit,
pour
régler l'immigration, la sécurité, nous devons nous inscrire dans le cadre européen. Nous respecterons le pacte migration-asile.
Il
respectera donc la directive retour. La directive retour, elle interdit d'arrêter un clandestin et de le mettre en prison.
La
directive européenne. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en se soumettant à l'Union européenne, Michel Barnier interdit à Bruno Rotaillot toute efficacité.
C
'est tout. Il a sifflé dès le début, la fin de la récréation. Et regardez la déclaration de M. Macron, aujourd'hui, sur l'immigration. Donc, on est dans une impasse. Il vaut mieux le dire franchement aux Français, plutôt que de faire semblant de soutenir
un
gouvernement qui n'aboutira pas.
Nicolas Dupont-Aignan est notre invité au Grand Rendez-vous. On se retrouve dans un instant. Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, est l'invité du Grand Rendez-vous ce dimanche. Alors, vous avez effectivement fait votre rentrée politique hier avec 12 travaux d'Hercule, 12 travaux d'Hercule. Et dans ces 12 travaux, il y a aussi des travaux sur l'immigration.
Vous
parliez de ma petite fiche.
J
'ai écouté un jour Pascal Praud, après le discours de politique générale de Michel Barnier. Et il disait
qu
'il aurait rêvé d'un Premier ministre qui vienne avec 12 mesures sur une petite fiche. Et donc, ça
m'a
piqué au
vif. Et je me suis dit, plutôt que de faire un long discours à mes universités de rentrée, je vais essayer de prendre les 12 mesures qui changeraient le pays, fondamentalement.
Et
en matière d'immigration et de sécurité,
on
en parlait, voilà, soyons précis, j'ai recensé 4 chantiers, 4 travaux d'Hercule absolument fondamentaux. Premier, la primauté du droit français sur le droit européen. Michel Barnier, candidat à la primaire des Républicains en 2021, pour la présidentielle, avait fait scandale en en parlant. Il l
'a
abandonné. Dans son discours de politique générale, il se soumet à Bruxelles. Rien ne pourra se faire en matière d'immigration en obéissant à la directive retour
de
2008, signée par Sarkozy. Deuxième mesure...
Les Italiens ou les Allemands ont décidé des mesures un peu exceptionnelles. Oui, alors, vous avez raison, je vais en
revenir sur les frontières. Deuxième mesure, justement, le rétablissement des frontières nationales, ce qu'ont fait les Allemands. Mais pour ça, il ne faut pas la double frontière, il faut la frontière nationale, c'est-à-dire que, de manière pérenne, désormais, on rentre en France avec un contrôle. Donc il n
'y a plus de frontières européennes.
Mais elles peuvent exister en plus, mais elles n
'ont
aucun sens, puisqu'on sait que les autres pays laissent passer des gens. Ils leur donnent un billet de train qui va du sud de l'Italie à l'Allemagne ou à la France. Donc, le rétablissement des frontières nationales, c'est refusé par Michel Barnier. Il parle d'un contrôle éventuel dans le cadre de Schengen, mais pas d'un rétablissement. Troisième mesure fondamentale, le rétablissement de la double peine.
C
'est celle qu'avait annulée Nicolas Sarkozy, quand même. C'est-à-dire que tout délinquant étranger est expulsé au terme de sa peine. Mais ça, c'est contraire à tous les règlements européens.
Donc
il faut le rétablir. Et enfin, bien évidemment, et ça c'est du dénomène intérieur, c'est qu'à chaque
délit,
il y a une vraie condamnation et une peine de prison ferme. Et ça, ce n
'est
pas l'Europe. On peut le faire globalement seul. Si vous ne prenez pas ces mesures
pour
se libérer de l'Union européenne, on ne traitera pas le problème migratoire en France. Tout le monde le sait. Bruno Retaillé le premier. Mais Bruno Retaillé, il le dit. Mais qu'est-ce qui va changer là ? Puisque Michel Barnier lui a dit non, on ne changera pas. Et vous aurez le Conseil constitutionnel qui interdira toutes les mesures. La preuve, c'est qu'il a même censuré les dispositions proposées par Emmanuel Macron et Gérald Darmanin. Donc moi, je ne
peux
pas... Comment vous dire ? Je ne peux pas aller dans une émission comme la vôtre et dire aux gens, oui, oui, ils vont essayer, on va peut-être y arriver. Ce n
'est
pas vrai. Mais vous
nous parlez d'une impuissance institutionnelle
programmée.
Donc
que ce soit vous ou Bruno Retaillé, ça ne marche
pas.
Excusez-moi, moi j'ai toujours été clair, et Debout la France existe, justement, comme parti politique,
pour
dire aux Français, soit vous retrouvez votre indépendance nationale,
et
vous élisez des gens qui veulent être maîtres chez eux.
Mais
vous aurez des institutions contre vous de la même façon que
vous l'envie. Mais
quelles institutions
?
Justement, ce que dit Mathieu, et puis aussi les institutions européennes. Mais la France... Vous savez qu
'il
y
a
toujours un recours derrière.
Mais
justement, je refuse ce système. Et je suis... Et j'ai été candidat à l'élection présidentielle en 2017-2022 pour dire aux Français la seule solution, c'est d'échapper à ce système et de le renégocier totalement. Excusez-moi, si vous voulez traiter le problème de l'ordre et de la sécurité et de l'immigration, vous devez dire à Bruxelles, la France, à compter de ce jour, n'applique plus la directive retour, rétablis ses frontières, et met la primauté du droit français
par référendum. Vous
sortez de l'Europe. Non. Je
n'ai pas à sortir.
Je n'applique plus
les règles européennes. Vous ne pouvez pas avoir le droit à l'argent du moment. Non.
Je crée, comme avait fait le général de Gaulle, au moment de la politique de la chaise vide. Au moment de la politique de la chaise vide.
Vous parlez
d'une Europe
à
combien de pays ? Mais qu'importe, la France reste la
France.
On est 27. Et la France, c'est quoi ? C'est un pays... C'est le Luxembourg ? C
'est
l'Irlande ? Non, je ne parle pas de ça. La France,
c
'est la France. Et il y
a
un moment... Non, mais attendez, je vais être très clair. Vous parlez de l'Irlande, elle a des excédents...
Soit les Français... Non, mais attendez. Ce n'est pas
pareil. Soit les Français... Attendez. Soit les Français
veulent
s'en sortir, soit ils continuent à faire semblant avec tous ceux qui ont tué le pays depuis 30 ans. C'est très simple. Les Français doivent à un moment choisir s'ils veulent être un pays d'esclaves où ils se font égorger par des migrants qui sont sur leur sol et qu'on n'expulse pas. C
'est un peu
excessif. C
'est excessif ? 400 millions de dettes... Attendez, excusez-moi.
Comment
vous remboursez
votre
dette
auprès de vos créanciers ? On
va en parler. Je parle déjà sur la sécurité. Non, mais... Attendez. Un président de la République... Un
président de la République... C
'est un peu excessif,
quand
même. C'est excessif, Philippine ? Non,
mais il y a évidemment
des cas, mais enfin, vous
ne les
réalisez pas, quand même. Attendez. La France ne maîtrise plus ses flux migratoires. L'insécurité atteint des sommets. Est-ce que la France et les Français veulent être égorgés sur l'autre sol ou est-ce que les Français veulent tenir leurs frontières ? Tous les pays du monde, excusez-moi, tous les pays du monde, à l'exception des membres de l'Union Européenne, contrôlent leurs frontières, expulsent les délinquants,
ont
un droit démocratique national. Soit les Français assument de reprendre en main leur destin, soit ils deviendront un peuple d'esclaves.
C'est
clair. Je suis un des rares à le dire.
Vous parlez de l'Union Européenne, c'est une chose. Rappelez-vous au moment de la présidentielle, on parlait de la possibilité d'une victoire sur Marine Le Pen, Éric Zemmour pendant quelques temps, ce que vous appelez le bloc patriote. Laurent Fabius avait dit si jamais des forces de ce bloc arrivent au pouvoir, le Conseil constitutionnel sera le premier gardien de l'État de droit et leur programme, ils ne pourront pas l'appliquer. Donc là, on ne parle pas en ce moment de l'Europe. On parle des institutions au cœur même de la vie politique française. Est-ce que c'est ça le visage de la crise de régime dont vous nous parlez ?
Je
vous renvoie à une déclaration du général de Gaulle du 1er octobre 1948. La seule cour suprême, c'est le peuple. Mais
vous voyez
la crise institutionnelle ? Mais alors ?
C
'est le général de Gaulle qui
met
en place la Constitution de 1958 dans laquelle il y
a
le Conseil constitutionnel.
Oui, mais
le Conseil constitutionnel, et même Laurent Fabius l'a dit, Christophe Jacobizine, dans une récente interview, le Conseil constitutionnel s'est arrogé des pouvoirs exorbitants
qui
n'ont rien à voir avec le rôle d'une cour constitutionnelle. Ils font de la politique. D'ailleurs, c'est très frappant de voir que c'est M. Juppé et Fabius qui dirigent le Conseil constitutionnel qui ont ruiné la France, qui sont responsables de la situation du chaos migratoire et sécuritaire du pays. Vous savez, on n'arrivera pas à redresser la France sans casser des œufs. Il y a un moment, aujourd'hui, les œufs qui sont cassés, ce sont les Français qui se font agresser, la délinquance qui explose et les migrations qui nous submergent. Donc,
il
y a un moment, toutes ces petites histoires de Conseil constitutionnel, toutes ces petites histoires, soit les Français décident, et il faudra un homme d'État qui dit aux Français, voilà, c'est à vous de choisir par référendum.
Nicolas Dupont-Magnon, ce que j'allais vous dire, vous avez tout à fait le droit de proposer aux Français, un, de sortir de l'Europe, deux, de
changer de constitutionnel.
Pas de sortir. Deux, de changer de constitutionnel. Mais je vais vous
dire, pas de sortir. Mais pourquoi vous n'allez pas au bout de votre raison ? Non, parce que j'estime qu'on est Européens et justement, je refuse ce piège. Victor Orban pense exactement comme moi ou je pense comme lui, c'est plus élégant et moins prétentieux. Madame Mélanie, au fond, pense la même chose. Au Pays-Bas, vous avez eu des élections. En Autriche, vous avez eu des élections. Et en Suède,
et
vous avez partout en Europe des chefs d'État, des partis qui n'osent pas,
à
un moment, dire les choses. Et le rôle de la France, depuis la Révolution française, 1848, le général de Gaulle, le rôle de la France, c
'est
un moment de dire stop. Madame Van der Leyen n'a aucune légitimité. Et on peut reconstruire une belle Europe, des nations, des projets, il va tout falloir remettre à plat. Mais c'est une question de survie existentielle pour la France. Et donc, moi, j'ose le dire et je ne vais pas faire semblant.
Je
vais être juste un peu concret sur ça. Oui. Donc, vous êtes élu président de
la
République en 2027.
Vous
dites, je fais mon référendum. Le Conseil constitutionnel dit, vous ne pouvez pas le faire, ce n'est pas permis. Donc, vous comprenez, ça,
c
'est le scénario, le changement de régime auquel vous en appelez, le changement de constitution, c'est celui-là.
Le Conseil constitutionnel, le général de Gaulle a fait un référendum article 11 et n
'a
pas demandé l'avis du Conseil constitutionnel.
Je ne fais pas de la jurisprudence.
Je ferai pareil.
Je ferai
pareil.
D'accord. Ils pourront
brailler tout ce qu'ils veulent.
Il
n'y aura pas de crise.
Il y aura l'arbitrage du peuple français. Car, encore une fois, quand un pays
est
dans le chaos, tout change. Nous sommes dans un chaos sécuritaire.
On
va parler finance. Là
aussi.
Vous avez dit que
les Français se faisaient égorger. C'est une phrase forte. Oui, mais c'est vrai. Mais est-ce que vous
trouvez
normal
?
Mais, enfin, écoutez, je parle de tous les cas de femmes qui ont été violées, qui ont été tuées par des OQTF, des obligations de quitter le territoire français qui n'ont pas été exécutées.
Mais
combien de temps va subir cela
?
Mais combien de temps ?
Vous
parlez d'OQTF. Bruno Retailleau parle de visa consulaire. Il dit,
il
y a, par exemple, avec la question algérienne, des accords qui remontent à 1968 qui n'ont toujours pas été réglés. Ils ont vaguement été amendés en 2001. Là-dessus, Bruno Retailleau avance avec cette proposition. Vous
dites
qu'il n'arrivera pas à avoir de gain de cause ?
Bruno
Retailleau avance toutes les propositions que j'ai faites, que Marine Le Pen a faites, qu'Éric Zemmour a faites. Donc,
il
faut du plagiard. Mais non, je suis ravi. Mais moi, je ne suis pas propriétaire
de mes idées. Il a parti au bloc
patriote, Bruno Retailleau.
Mais bien
évidemment, d'ailleurs, il y aurait beaucoup plus de cohérence à avoir un gouvernement allant des Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, Marine Le Pen, etc., que cette espèce de bouligoula qu'on a aujourd'hui. La question n'est pas de faire des propositions. Vous savez, moi, je vais vous dire... Non, excusez-moi, la question est de prendre des décisions.
La question,
c'est de faire. Non, des décisions, oui.
Marine Le Pen a dit à la tribune de
l
'Assemblée, elle a dit « Qu'allez-vous vraiment faire ?
» Une espérance extraordinaire en Nicolas Sarkozy.
Et
puis, il a signé la directive retour, il a trahi le vote du peuple de 2005, il a supprimé la double peine et il vient nous donner encore des leçons. Moi, excusez-moi, ça fait trop longtemps que je subis ça. Je suis peut-être trop ancien dans la vie politique, mais j'en ai assez d'aller voir mes électeurs et de leur dire « Ben oui, on parle. » Oui, oui, on a
plein de bonnes idées. J'ai vu la
couverture de magazines, c'est formidable. Mais on ne fait rien.
Et aujourd'hui, vous proposez des prisons à l'image du Salvador. Oui.
Je dis que vous parliez de la situation. J'ai dit dans mon discours c'est quand même incroyable qu'un petit pays comme le Salvador
qui
était submergé par la grande criminalité à un moment a pris des mesures.
C'est terrible quand même ce qui se passe au Salvador, des prisonniers à
genoux. Non, ce qui était terrible,
excusez-moi,
ce
n
'est
pas des prisonniers à genoux. Pour moi, ça ne m'émeut pas du tout. Nus, à genoux. Ce
qui m
'émeut, c'est qu'il
y
avait des gangs et qu'on ne pouvait plus circuler librement. Et moi, ce qui m'émeut, c'est de voir que la France devient un coupe-gorge.
Et la France est un peu le salvador de l'Europe selon vous
? Je ne
vais
pas ne me pousser pas à
des polémiques
faciles. J'ai suffisamment de métiers pour savoir que je ne me laisserai pas entraîner. Je suis quelqu'un de raisonnable. Je dis simplement que les Français n'en peuvent plus des compromis, des compromissions. Et j'ai un projet, les 12 travaux d'Hercule, dans une petite fiche qui
permettrait,
je pense, de sauver le pays. Et après, c'est au français de choisir.
Nicolas Dupont-Aignan est notre invité.
On
revient dans un instant. Dernière partie du grand rendez-vous Europe 1 CNews Les Échos avec le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.
Vous
disiez tout à l'heure au détour d'une phrase qu'avec tout ce qui se passe en France, le budget, c'était un détail. Alors non, ce n
'est
pas un détail. Ça arrive, c'est jeudi et c'est important.
Je n
'ai
pas dit que c'était un détail, le budget. Ne me faites pas dire ce
que je n'ai pas dit.
On pourra passer
la bande, comme on dit.
Ah oui, en coupant ce qu
'il
y avait avant et après.
Alors, on en parlait effectivement. D'abord, le budget présenté propose 20 milliards de hausse d'impôt, à la fois sur les entreprises et les particuliers. Est-ce que c'est une bonne idée
?
D'abord, la situation est dramatique, mais réellement dramatique.
Vous
parliez pourquoi, en semblant étonné que je demande la destitution. Emmanuel Macron, avec Bruno Le Maire,
qui
va donner des cours d'économie, ont fait plus de 1 000 milliards de dettes. C'est colossal, 1 000 milliards.
Il y
a
eu le quoi qu'il en coûte du Covid. Je cherche à
les
défendre, mais voilà.
Il reconnaissait que s'il y
en
a un qui a
combattu
le confinement,
il
y a certains pays qui n
'ont
pas confiné et s'en sont sortis. Comme les Etats-Unis où il y a eu beaucoup de morts au départ. Oui, et en Suède, beaucoup moins. Bon, passons. Et le quoi qu'il en coûte ne comprend pas les 1 000 milliards, tous les 1 000 milliards, loin de là, 300 milliards. Donc, la situation est dramatique. Est-ce que
on
a un vrai plan pour à la fois réduire les dépenses
parce
que nous sommes au sommet, au taquet des impôts
? Alors,
on peut rajouter 20 milliards là. On nous dit c'est sur les plus riches. Bon. Mais sur les plus riches, ça ne
fera
pas 20 milliards et ça sera en fait sur les entreprises. Oui, 300 entreprises. 8 milliards. 8 milliards. 8 milliards. Peut-être en urgence, mais c'est mauvais pour la compétitivité, ce n'est pas bon. Donc, on peut le faire exceptionnellement, ça a été fait en 2017, c'est un prélèvement de solidarité exceptionnel.
Mais
ce n
'est
pas durable. Or, le problème de fond, c'est comment on fait durablement. Il faut réduire de 100 milliards les dépenses de la France.
Nous
sommes à des prélèvements obligatoires délirants et à des dépenses publiques délirantes. Et j'ai écrit un livre, mais trop tôt, en fait en 2021,
Où va le
pognon ?
Où j'ai mis des économies réelles
qui
ne feraient pas souffrir les Français.
C
'est-à-dire pas par exemple la désindexation des pensions de retraite que nous prévoit le gouvernement. des vraies économies. Alors, je vais vous en donner quelques-unes et ça fait partie de ma petite fiche parce que c'est petit mais il y a quelques trucs.
C
'est inépuisable cette fiche. C
'est
inépuisable. 100 milliards d'économies. Je vais vous donner un exemple. Alors, vous allez dire que je suis anti-Union européenne. Est-ce que vous trouvez normal que sous Jacques Chirac on donnait 1 milliard net à l'Union européenne
?
C'était bien.
C
'est normal qu'on soit solidaires des autres pays plus petits que nous encore qu'ils soient maintenant plus riches que nous. Mais qu'importe. Mais aujourd'hui, on va donner 10, 15 milliards à terme net par an. Nous
sommes
27. Et alors ? Il n'y
a
aucune raison qu'un pays ruiné comme la France donne 10 milliards
pour
nourrir les délocalisations, pour favoriser un système migratoire. Il faut stopper tout ça tout de suite. Il reste 90 milliards à trouver. Oui, mais excusez-moi, ces 10 milliards, ça ne nuit pas à la France parce que c'est de
l
'argent qui n
'est
pas dépensé.
On n'arrivera pas à 100 milliards à la fin de l'émission. Rassurez-vous. L'Ukraine,
on a donné combien de milliards à l'Ukraine en toute folie ? Il faut arrêter de soutenir l'Ukraine ? Il faut absolument faire la paix en Ukraine. Mais
si
l'attaquant les Russes ne
le veut
pas, comment on fait ? Mais d'abord,
ils
le volent et on peut le faire.
Et
attendez. Sur quelles frontières ?
Est-ce que
les Français ont voté pour donner des dizaines de milliards ? Je dirais 10 milliards minimum puisque l'Union Européenne représente 17% du budget de
l
'Union Européenne et si on compte tout ce qu'a donné l'Union Européenne, c'est colossal. 10 milliards d'économies. Pourquoi vous soutenez la Russie ? Je vais vous dire. Je ne soutiens pas la Russie, je soutiens la paix. Et je vais revenir après. Ensuite, les fournisseurs d'électricité,
le
système européen de l'électricité, nous a coûté avec le bouclier tarifaire une folie.
La
Cour des comptes, ce n
'est
pas moi. La Cour des comptes estime 30 milliards de gaspillage. On pourrait récupérer 20 milliards tout de suite en sortant du marché européen d'électricité.
En le débouclage comme ont fait les Espagnols. Exactement.
Et ça n'enlève en rien contrairement à
ce
que disait M. Le Maire, l'interconnexion des réseaux d'électricité puisque nous avons toujours des réseaux avec l'Angleterre qui ne sont pas dans le marché européen.
Donc, on
est déjà à 40.
Si
on paye les... On est déjà
à 40. Vous
avez raison, ça permet quand même à EDF de financer les futurs EPR. Mais bon. Non, excusez-moi.
On va
trouver l'argent quelque
part. Non, excusez-moi. Quand on achète de l'électricité éolienne à 150 euros ou à 190 euros à Saint-Brieuc, les
contrats de Saint-Brieuc,
48 euros.
Non, non,
non,
mais
les nouveaux, pas les anciens. Et qu'on a une électricité nucléaire qui est produite à 20 euros, qu'on revend à 42 à du privé et même en comptant les investissements, on est à 60 euros ou 70 euros, vous le reconnaîtrez, il y a de la marge. Donc, on a un marché européen
qui
gaspille l'argent des Français. J'arrive à 40. Vous pouvez ajouter les 10 milliards de taux d'emprunt à taux variable, les emprunts à taux variables qu'ont fait M. Macron et le maire pour faire des bonus aux banquiers alors qu'on pouvait emprunter à taux fixe.
C
'est hallucinant. C
'est un
scandale d'État. Enfin,
je n
'ai
pas les proportions mais on emprunte à taux. 10% de notre dette. Totalement, parce qu'on est très endetté.
Non. 10% de notre dette et le Sénat a rajouté 12 milliards d'euros pour payer les escroqueries
de
France Trésor avec les emprunts à taux variable indexés sur l'euro à 9% quand on pouvait emprunter à 3.
Ça
fait beaucoup. Je pourrais vous ajouter les 15 milliards de l'immigration. Suppression, il faut arrêter les aides sociales à toute personne. Non,
l'AME c'est autre chose. L'AME c'est un milliard.
L'AME c'est un milliard. Je vous parle
de
la proposition que nous avons ça fait partie des chantiers arrêt de toute aide sociale dans les 5 ans d'arrivée.
Vous
venez en France vous n'avez aucune aide pendant 5 ans. Aucune. Aucune. Je peux vous dire qu'on fera des économies. Lutter contre les fausses cartes vitales là Michel Barnier en a parlé je m'en réjouis.
Et
bien là vous avez déjà
les
60 milliards d'économies.
Mais
ça cela exige quoi
?
Cela exige de rompre avec l'Union Européenne telle qu'elle est. Est-ce que les Français veulent donner leur argent
à
leurs voisins ou le
garder pour
eux ? C'est très simple. Mais à vous entendre les Français
sont victimes d'une forme de système de spoliation dont ils ne seraient pas conscients. Tout à fait. Et ce qui me choque le plus
je vais vous dire c'est que Bercy cherche toujours des économies qui vont faire souffrir nos concitoyens c'est à dire la désindexation des pensions de retraite qui est terrible parce que quand vous êtes retraité avec 800 euros de retraite par mois ou 1000 euros comme j'ai beaucoup ailleurs dans ma ville
et
que chaque année vous perdez 2 à 3% de pouvoir d'achat vous êtes dans la misère.
Il
y a 6 millions de retraités
qui
sont au bord de la misère et je trouve absolument ignoble
qu
'une caste politique
qui
donne des milliards à des fournisseurs d'électricité des milliards aux marchands d'armes américains pour financer la guerre en Ukraine des milliards à l'Union Européenne pour délocaliser nos usines viennent pleurer maintenant et dire allez les retraités qui avaient eu 1000 euros par mois vous allez faire un effort et bien je trouve ça absolument immonde.
Vous avez abordé les entreprises vous n
'avez
pas abordé les très hauts revenus alors effectivement c'est pourquoi pas c'est une petite partie ça ne me choque pas parce que le sujet est quand même plus global est-ce que c'est la fin de la méritocratie ? Est-ce qu'aujourd'hui quelqu'un qui se bat qui travaille pendant 35 ans qui gagne effectivement peut-être 250 peut-être 500 peut-être 600 000 euros par an qui se retrouve depuis 2011 avec déjà une taxe qui existe qui est un surplus de taxes ces gens-là sont à 49% et pas à 45% est-ce que ces gens-là il fallait encore plus les
taux
? Est-ce qu'aujourd'hui on arrête on se dit ça ne sert à rien de faire polytechnique ça ne
sert à
rien de faire HEC je pense
que ce que vous dites est excessive
de
toute
façon tu donneras une grande partie non
je
pense franchement je suis pour qu'on arrête les hausses d'impôt mais ce que vous dites je pense franchement est excessif parce que d'abord la tranche à 49 elle n
'est
que sur la dernière elle n'est pas sur l'ensemble du revenu je pense aussi attendez je pense aussi que quand on est les plus riches c'est mon côté chrétien quand on est les plus riches et que la France est en difficulté si cet argent est utile
attendez
non attendez si cet argent est utile au pays vous pouvez faire un effort quand vous gagnez plus de 500 000 euros par an excusez-moi vous pouvez temporairement faire un petit
effort
en revanche le problème vous
avez
expliqué qu'on est devant un système de gaspillage généralisé
justement j'y viens c'est que ce qui choque les gens
quel
que soit leur niveau de revenu qui serait prêt à payer quelque chose en plus parce que j'estime que quand on gagne beaucoup on peut payer un peu plus vous ne croyez pas qu'ils payent déjà beaucoup ils payent beaucoup mais attendez ça a beaucoup baissé avec le prélèvement la flat tax les plus riches de France ont gagné beaucoup beaucoup d'argent avec Emmanuel Macron pendant 7 ans ils peuvent faire un petit effort à une condition
à
une condition c'est que cet argent ne serve pas
ne
soit pas gaspillé que cet argent serve à investir dans les technologies d'avenir à muscler le pays à aider les maires des petites communes qui sont en abandon total vous voyez ce que je veux dire c'est que vous savez les français acceptent de payer des impôts si cet argent n'est pas gaspillé
il nous reste 50 secondes or il est gaspillé on aborde la question de la Russie puisque vous avez dit on va y revenir Christophe Jacobusine oui parce que quand même il faut éclaircir
ce que vous venez de dire vous considérez que la Russie n'est pas un pays agresseur à la guerre de l'Ukraine j'ai dit simplement on a 50
secondes donc je vais être très clair les torts sont partagés la Russie a agressé je l'ai condamné oui
et
le régime de Zelensky a bombardé le Donbass pendant des années et une paix était possible il y a eu une paix signée à Istanbul entre Zelensky et Poutine les américains de Biden qui se servent de l'Ukraine ont bloqué cette paix j'espère que Trump fera la paix et je vous le dis
c
'est une erreur géopolitique tragique nous poussons la Russie dans les bras de la Chine
nous
avons payé notre gaz 4 fois plus cher nous sommes en état de ruine économique en Allemagne et en France pour l'industrie donc je dis qu'il est temps d'arrêter cette guerre et je souhaite qu'on l'arrête et qu'on l'arrête de manière équilibrée sans donner raison à la Russie ni à l'Ukraine il faudra bien une
paix
ça
ne sera peut-être
pas Trump
j'espère
que ça sera Trump pas pour Trump parce que je ne suis pas un Trumpiste de la première heure loin de là mais sur l'Ukraine c'est le seul qui a la volonté d'arrêter ce drame qui est en train de ruiner l'Europe et donc je pense que c'est l'intérêt de la France et moi il n
'y
a qu'un souci dans ma vie mais tout
le monde veut l'arrêt de la
guerre je n'ai qu'un souci monsieur Jacques
Kubizine
c
'est la France et j'estime que la France est dans un tel état de péril qu'elle n
'a
pas besoin d'une guerre en Ukraine
merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan c'est la fin du grand rendez-vous Europe 1 merci à vous les échos très bon dimanche sur nos deux antennes
merci à vous
Nicolas Dupont-Aignan