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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 25 juin 2025 90 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfenseJustice

Meeting 6e République & Paix avec Manon Aubry, PY Cadalen et Emmanuel Fernandes

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 52 %Défensif 12 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:24non_speechFait
    « Quand Benjamin Netanahou, poursuivi par la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l'humanité est autorisé par la France à survoler son espace aérien, cela revient une fois de plus à piétiner le droit international »
  • 14:07non_speechFait
    « Il a vu que le résultat ne lui convenait pas. Victoire du Nouveau Front populaire qui n'avait été vu par aucun sondage, par aucun pronostic »
  • 26:23PY CadalenChiffre
    « Emmanuel Macron signe sans qu'aucun d'entre nous parlementaires ne soit consulté. Emmanuel Macron signe un accord pour porter à 5 % du PIB les dépenses militaires en France 100 milliards d'euros par an »
  • 33:00PY CadalenFait
    « Imaginez la honte. La grande chanteuse Barbara, elle avait raison. Elle disait un enfant qui meurt, c'est un enfant qui meurt enfin comment peut-on à ce point être dépourvu de l'humanité la plus élémentaire ? »
  • 35:13PY CadalenFait
    « Il existe une convention de prévention et de répression du crime de génocide. C'est donc de notre devoir moral et politique lorsque nous pensons qu'un génocide est en train d'être commis comme le détermine la Cour internationale de justice de nommer ce qui se passe »
  • 51:46Manon AubryFait
    « La réalité et il faut le dire parce que nous avons été les seuls après l'attaque du gouvernement israélien contre l'Iran à le dire. L'attaque du gouvernement israélien contre l'Iran et les frappes représentaient une violation du droit international qui doit être dénoncé comme tel »
  • 59:53Manon AubryPromesse
    « Quand Emmanuel Macron sera-t-il le bon moment pour reconnaître l'État de Palestine quand il n'y aura plus aucun Palestinien en vie ? »
  • 1:00:56Manon AubryFait
    « Emmanuel Macron 13 juin, Israël a le droit de se protéger. Le même Emmanuel Macron 17 juin, soit 4 jours plus tard. Je suis opposé à la voie militaire pour faire un changement de régime en Iran »
  • 1:02:25Manon AubryFait
    « Seul notre groupe l'a voté, que seul notre groupe s'est positionné clairement en faveur du droit international pour que nous ayons une condamnation très claire du gouvernement israélien »
  • 1:05:34Manon AubryFait
    « La seule fois où nous avons défini l'ordre du jour au Parlement européen, c'est pour y mettre en toute lettre ce qu'il refuse de qualifier, c'est-à-dire un génocide et un appel à des sanctions extrêmement claires contre le gouvernement israélien »
  • 1:05:34non_speechFait
    « pour la première fois à l'agenda officiel du Parlement européen, écrit en toute lettre, il y avait la condamnation du génocide à Gaza et la demande de sanction. »
  • 1:07:25non_speechChiffre
    « dans cet accord, vous avez pas seulement des échanges commerciaux, vous avez aussi le programme Horizon dans lequel l'Union européenne verse 6 millions d'euros au ministère de la défense israélien »
  • 1:20:02non_speechFait
    « la retraite à 64 ans, il y a tous les syndicats qui sont contre, l'Assemblée nationale qui est contre, les Français qui sont contre »
  • 1:20:47non_speechPromesse
    « Ce programme, il porte dans sa première ligne de s'opposer, en toute hypothèse, aux politiques macroniste. Ce programme, il porte l'horizon de la retraite à 60 ans et une opposition farouche à la retraite à 64 ans. »

Temps de parole

  • ?98 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Non speech

[Applaudissements]

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Locuteur

Bonsoir. Bonsoir Strasbourg.

0:31
Non speech

[Applaudissements]

0:41
Locuteur

Bonsoir à toutes et à tous. Merci pour cet accueil chaleureux. Je crois que le terme chaleureux est bien approprié. Merci d'être là si nombreuses et si nombreux ce soir Place Cléber dans la salle de l'obête. Merci d'avoir répondu présente et présent. On est rassemblé ce soir ensemble pour évoquer la 6e République et la paix. Nous allons nous rendre compte que la question de la démocratie, de la souveraineté populaire est intrinsèquement lié à la question de la paix, la paix entre les peuples. Et c'est en créant les conditions permettant que les peuples puissent décider de leur destiné et tenir les leviers des politiques menées en leur nom qu'on favorise la paix.

Il s'agit il s'agit de réduire les circonstances dans lesquelles des leaders autoritaires peuvent se trouver en situation de concentrer tous les pouvoirs. Ce sont des leaders tyranniques. Ce sont des leaders bien souvent fanatiques. Et c'est en promouvant la démocratie par et pour les peuples qu'on parvient et qu'on parviendra à arrêter les guerres et les conflit parce que les peuples eux souhaitent vivre en paix. Les peuples souhaitent vivre en paix dans les nations qu'ils occupent et entre les nations. Et ce sont les tyrans qui déclenchent les guerres pour leurs propres intérêts et ceux des oligarchies qui les entourent. La paix, la paix, c'est ce que nous prenons avec la France insoumise.

Mais la paix, ça n'est pas juste un vœu pieux. On pourrait considérer que oui, bien sûr, c'est mieux de dire qu'on préfère la paix à la guerre et s'en arrêter là. Non, avec la France insoumise, nous proposons une méthode, une approche qui est fondamentalement démocratique. Nous appelons au respect intégral, absolu, permanent du droit international et on va évoquer ensemble quelques conflits avec des dirigeants, des tyran que j'ai évoqué qui ne le respectent pas ce droit international. En effet, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le monde a décidé de se doter d'une organisation internationale. Le monde a décidé d'être ordonné autour de l'Organisation des Nations- Unies.

Et ici à Strasbourg, 4 années plus tard, a été créé également le Conseil de l'Europe, institution dans laquelle je siège comme membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe au titre de l'Assemblée nationale pour la France insoumise et cette institution est chargée de veiller à la protection des droits de l'homme, du renforcement de la démocratie, des libertés fondamentales et de la prééminence de l'État de droit. D'ailleurs, je le disais pour la France insoumise, je siège dans cette institution, mais au côté également de Sopia Chikirou, Gabriel Catala et Anne Stanbach Terre Noire.

Et euh il faut, je le disais assurer que ces institutions, le Conseil de l'Europe, l'ONU, mais également la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale soit respectée et que leur délibération soit exécutée. En l'occurrence quand Benjamin Netanahou, je parlais tout à l'heure de tyran et de personnages fanatiques et autoritaires. Quand Benjamin Netanahou poursuivi par la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l'humanité est autorisé par la France à survoler son espace aérien, cela revient une fois de plus à piétiner le droit international et à ne pas respecter nos obligations pour la France comme état membre de la Cour pénale internationale.

Honte à Emmanuel Macron. Honte à la France, honte au gouvernement d'Emmanuel Macron d'avoir laissé Benjamin Etanyaou survoler l'espace aérien français. Et puis l'actualité brûlante évidemment, ce sont les missiles tirés par Israël sur l'Iran à partir du 13 juin qui constitue une agression militaire, une agression militaire, une violation flagrante encore du droit international qui met en péril la diplomatie et le processus en cours concernant le programme nucléaire. iranien. Alors, je le dis tout de suite, évidemment avec la France insoumise, nous n'avons aucune sympathie, aucune sympathie pour le régime théocratique autoritaire et tyrannique qui est au pouvoir en Iran.

Nous dénonçons ce régime et d'ailleurs nous sommes en lien avec le mouvement femme vie, liberté. euh nous le soutenons et euh un grand nombre de députés euh insoumises et insoumis dont dont dont moi-même avons parené des Iraniennes et des Iraniens qui sont condamnés à mort, qui sont euh dans l'attente de leur exécution pour visibiliser et bien ces euh ces décisions tragiques et inacceptables et faire en sorte que certaines et certains d'entre eux, la totalité évidemment, c'est notre souhait, puisse être libéré. Mais donc l'attaque par Israël sur l'Iran est un nouveau piétinement du droit international.

Et euh ce soir même dans le dans l'hémicycle à Paris a lieu un débat selon l'article 50-1 de la Constitution que notre groupe a demandé au sujet du conflit initié par Israël avec l'Iran. J'en arrive à la Constitution de la 5e République. Ce débat qui répond à l'article 50-1 de la Constitution est un exemple criant de ce qui ne fonctionne pas. Cela ne fonctionne pas parce que oui sans doute ce soir et c'est très bien, c'est une bonne chose, c'est nous qui l'avons demandé avec le groupe parlementaire la France insoumise nouveau front populaire.

Nous avons demandé que ce débat puisse avoir lieu sur la situation au Moyen-Orient et nous pourrons ce soir dire le rôle pacificateur que la France devrait avoir dans ce conflit et dans l'ensemble des conflits sur la planète. et euh la diplomatie internationale euh qui doit reprendre toute sa place et cesser d'avoir cette logique binaire euh d'agresseur et d'agresser. Ce sont donc des discussions des discussions importantes conséquentes qui vont avoir lieu ce soir. Euh mais il n'y aura pas de vote. C'est un débat sans vote.

C'est-à-dire que les positions de chaque groupe seront connu mais ensuite on va rememballer, chacun va rentrer chez soi et Emmanuel Macron demain décidera, s'il le veut, de convoquer à nouveau un conseil de défense dont il décide du périmètre, il décide des personnes qui sont contenues dans ce conseil de défense et c'est une réunion qui a lieu à H clos. Donc l'Assemblée va expliquer les positions qu'elle souhaiterait voir adopté, mais il n'y aura pas de vote qui pourrait faire émerger la volonté populaire incarné par l'intermédiaire de des représentants à l'Assemblée.

Et donc ce vote n'existant pas, Emmanuel Macron pourra continuer de décider d'engager la France sur une voie sur laquelle le peuple n'aura pas droit à la parole et qui pourtant nous engagera toutes et tous. Je disais, nous disons que nous devons refuser la folie guerrière de Benjamin Netaniaou en Iran et dans les pays voisin qui sont la cible régulière de bombardement. Nous disons que nous exigeons immédiatement et sans condition un cesser le feu à Gaza. Cesser le feu à Gaza. Nous demandons la fin immédiate du génocide. Nous demandons la fin du génocide et nous demandons, nous exigeons que l'aide humanitaire puisse enfin être acheminée.

Voilà ce que nous disons et nous souhaitons que cette voix, celle de la paix, celle du respect du droit international soit entendu. Et quand nous gouvernerons, c'est cette voix-là que nous appliquerons pour la nation française. Alors en 5e République, il y a le soi-disant domaine réservé du chef de l'État, du président de la République sur les questions des relations internationales et donc sur la politique de défense. Certes, le chef de l'État est aussi chef des armées, mais si vous allez voir la Constitution de la 5e République, vous faites une recherche contrôle F, domaine réservé, vous ne trouverez pas cette expression.

La Constitution de la 5e République ne contient pas la définition du domaine réservé. C'est un usage, c'est une pratique qui s'est mise en œuvre après la la création, la mise en œuvre de cette nouvelle constitution après 1958. Donc ce domaine réservé mérite d'être clarifié et nous le disons, la 6e République que nous appelons de nos vœux sera parlementaire. Elle donnera la place qu'elle mérite à la représentation nationale dans les processus de prise de décision pour le pays, y compris pour ce qui est des questions de défense. Moi, je suis membre de la commission de la défense des forces armées et des anciens combattants.

Je peux vous dire que même comme députés membre de cette commission, nous n'avons pas voix au chapitre. Nous ne pouvons pas influer sur la politique qui sera menée. Nous représentons pourtant le peuple français à proportion des résultats des élections. En l'occurrence, nous les avons gagné. Euh donc nous sommes majoritaires, en tout cas avec le nouveau Front populaire, mais la voix que nous proposons n'est pas écoute, n'est pas entendue, n'est pas remontée par la commission de la défense nationale puisqu'il n'y a pas de débat, il n'y a pas de vote en hémicycle et donc je le disais, le président de la République a tout pouvoir. C'est donc une 5e République qui est périmée, on peut le dire.

et le fait que l'Assemblée nationale soit piétinée, ignorée, bafoué par Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs, ses maltraitance démocratique s'appuie sur cette péremption de la 5e République. C'est une constitution qui est usée jusqu'à la corde qui ne permet plus que soit garanti un lien entre l'expression majoritaire du peuple et les décisions prises en son nom. Et ce peuple se voit obligé de subir des décisions qu'il n'a pas souhaité.

Ça a été euh le cas notamment par l'usage de l'article 493, un autre article de la Constitution que vous connaissez bien, l'article 493 qui a utilisé qui a été utilisé à 27 reprises 27 reprises depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée et notamment sur les budgets qui sont pourtant les textes les plus structurants puisque chaque année il détermine les marges de manœuvre les marges de manœuvre de l'ensemble des ministères notamment pour assurer le bon fonctionnement des services publics et c'est donc à coup de 493 que Emmanuel Macron et ses gouvernements nous imposent l'austérité, nous impose la dégradation des services publics, de l'éducation nationale, de la santé, du logement, la non prise en compte de l'urgence écologique.

Et c'est aussi par 493 qu'ils ont imposé l'infemme, l'injuste réforme des retraites et le report de l'âge à 64 ans. C'est par 493 qui l'ont fait malgré les mobilisations massives dans tout le pays, malgré le rejet par plus de 90 % des actifs qui sont les personnes concernées au premier chef. Alors ces coups de force antidémocratique ne peuvent plus durer et nous devons passer à une 6e République qui sera dirigée, qui sera conçue cette nouvelle constitution par le peuple lui-même, par l'intermédiaire de la convocation d'une assemblée constituante. Il n'y aura donc plus de 493.

D'ailleurs, je vous disais rapidement, je suis membre du Conseil de l'Europe, de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Il se trouve que il y a 2 ans, avec ma collègue Hstanbach Terre Noire élu à Toulouse et bien nous avons utilisé un des outils mis à disposition par le Conseil de l'Europe qui s'appelle la commission de Venise.

est un comité d'experts indépendants en droit constitutionnel qui peut être consulté par les États-membres du Conseil de l'Europe pour donner son avis sur la compatibilité des constitutions et de leurs usages par rapport au respect de l'état de droit qui est un des impératifs de du Conseil de l'Europe par l'intermédiaire de la Convention européenne des droits de l'homme. Et donc qu'est-ce qu'elle nous a répondu cette commission de Venise le 13 juin 2023 à An Stanbach Terre Noire et moi-même ?

Elle nous a répondu, je cite l'avis rendu par le par le Conseil de l'Europe, par la Commission de Venis, la suppression du vote final d'une chambre du Parlement pour l'adoption d'une loi représente une ingérence significative une ingérence significative de l'exécutif sur le législatif qui est apparemment unique dans l'expérience comparative européenne et qui est problématique qui est problématique. Donc les experts en droit constitutionnel du Conseil de l'Europe disent à la France, votre article 43 est problématique, c'est une ingérence. C'est l'exécutif qui écrase le législatif. Je vous le dis, dans la 6e République, il n'y aura plus d'article 493, c'est fini.

Enfin, évidemment, le plus grand des scandales antidémocratique après la trahison de 2005 et le l'ignore le fait que qu'a été ignoré le résultat du référendum sur la Constitution européenne transformé en traité de Lisbonne et resservi 3 ans plus tard par le Congrès à Versailles. Et bien le coup de force antidémocratique le plus récent, le plus éclatant, c'est celui d'Emmanuel Macron. je le disais, qui a ignoré totalement le résultat des élections législatives qu'il a lui-même provoqué. Il a vu que le résultat ne lui convenait pas. Victoire du Nouveau Front populaire qui n'avait été vu par aucun sondage, par aucun pronostic.

Et donc il s'est dit le président de la République, bon bah finalement ça m'intéresse pas. J'ai dis sous, j'ai provoqué cette élection mais je suis pas concerné. Donc je vais à postériori appeler les losers, les républicains. Tiens, ils ont fait moins de 6 %. Et il s'est dit ceux-là il pourrai me servir de béquille. Donc je vais leur passer un coup de fil. On va s'arranger entre nous. C'était pas prévu. On n pas du tout fait campagne pour cela mais je vais m'appuyer sur eux et on va pouvoir garder le pouvoir pour continuer de martyriser le peuple français avec notre politique austéritaire.

Donc c'est effectivement la raison euh et bien euh la plus éclatante pour laquelle nous devons absolument changer de république pour que cela ne soit plus permis. Un autre dispositif que nous mettrons en œuvre dans la dans la 6e République, en tout cas nous souhaitons le voir apparaître, c'est euh le référendum d'initiative citoyennes. Nous souhaitons que l'Assemblée constituante s'approprie cette possibilité. Je crois qu'elle le fera. On a vu à quel point c'était une demande des gilets jaunes, le RIC en toute en toute circonstan sur tout sujet et bien euh qui permettra à au peuple français de déclencher un référendum révocatoire.

Un référendum révocatoire, ça permettra lorsqu'un élu ne respecte pas le mandat qui lui a été confié et bien de s'en séparer, de faire en sorte qu'il ne puisse pas poursuivre son mandat s'il a trahi les engagements sur lesquels il a été élu. Par exemple, je vais prendre un exemple rapide au hasard. metons un élu qu'on appellera l'élu X qui a été élu en 2024 euh sous l'étiquette du nouveau Front populaire.

Il a donc signé un contrat de législature qui l'engageait à combattre en toute circonstan le gouvernement d'Emmanuel Macron qui l'engageait à faire tomber tout gouvernement qui voudrait mettre en œuvre la politique austéritaire, qui voudrait continuer de ne pas prend de ne pas prendre en compte l'urgence écologique et qui voudrait continuer de piétiner la démocratie. Un élu du Nouveau Front populaire devrait respecter ça. C'est le contrat qu'il a signé.

Et ben si c'est élu qui s'appelle X ou je sais pas si vous avez d'autres noms à me à me souffler, si vous en connaissez dans le coin, je sais pas, j'entends j'entends dire Thierry Soter, c'est pas gentil mais euh mais si un élu socialiste au hasard avait pris cette décision de trahir le contrat de législature qu'il avait signé, et bien on devrait pouvoir le révoquer. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'on devrait pouvoir révoquer un élu qui a trahi qui a trahi le mandat qu'on lui a donné en l'lysant parce qu'il avait signé le contrat de législature du nouveau Front populaire ? Moi, je pense qu'on devrait le faire.

Et d'ailleurs, j'ai mis en œuvre une expérimentation au premier tiers de mon premier mandat. Donc c'était au printemps 2023, ça passe tellement vite. 2024. printemps 2024, voilà, quelques mois avant la dissolution, j'ai tenté l'expérience d'un d'un référendum révocatoire ici euh dans ma circonscription à Strasbourg et il Kirchgra Funstaden. Alors, c'est pas facile he on l'a fait sous contrôle d'Uissier. Ça s'appelle commissaire de justice aujourd'hui, mais on l'a fait.

On a fait un réforendum révocatoire et j'ai su, je vous donne cette confidence, j'ai su par un élu député du Modem, je le citerai pas par correction pour lui, mais il m'a dit "Tu sais Emmanuel, quand quand tu as déposé quand tu as annoncé que tu allais faire un référendum révocatoire, le modem du barrain s'est réuni en urgence. C'était une circonscription qui était détenue avant par le modem que j'ai battu en 2022, que nous avons battu ensemble en 2022." Et donc il me dit on s'est réuni en urgence parce qu'on s'est dit il est fou, il est fou, il va se faire euh il va se faire virer.

Il met en œuvre un référendum révocatoire, il est fou, il a un mandat de 5 ans, il devrait le garder précieusement. C'est pour lui, il a gagné ses 5 ans. Et bien non. J'avais dit, je m'étais engagé à faire un un référendum révocatoire, je l'ai fait. Et manque de bol pour eux, je suis toujours là. Voilà. Et il y a même une dissolution entre les deux. Donc finalement, quelque part, ça a été un référendum révocatoire. à grande échelle pour tout le monde généraliser cette dissolution. Et là encore, je suis toujours là parmi vous mais grâce à vous et grâce à la dynamique que nous avons ensemble pu mettre pu mettre en œuvre.

Voilà, j'achève en disant qu'avant que nous puissions gouverner en 2027 et donc euh convoquer cette assemblée constituante et pouvoir travailler sur cette nouvelle constitution pour une 6e République, vous le savez, il y a une étape intermédiaire, ce sont les élections municipales. Je voudrais quand même en dire un petit mot. La commune, c'est le terrain parfait pour expérimenter et faire vivre la démocratie. C'est une démocratie qui peut être directe, citoyenne et qui correspond à des décisions qui sont prises sur des sujets du quotidien, sur des sujets qui nous concernent toutes et tous très directement.

Donc c'est là aussi une une opportunité formidable de mettre en œuvre la démocratie d'un point de vue local et même microlocal. Alors, avec la France insoumise, nous sonnons l'appel à la mobilisation pour ces élections municipales ici à Strasbourg et partout. Nous appelons toutes et tous à rejoindre la dynamique pour mettre en œuvre un programme de rupture, d'écologie populaire qui ne laisse personne au bord du chemin.

Une un programme de priorisation sur le logement pour toutes et tous, de prise en compte de celles et ceux qui ont le plus besoin de soutien de la collectivité dans tous les quartiers de la ville, au premier rang desquels ceux qui sont habituellement relégués, ignorés et méprisés. Et je vais vous donner là encore un secret mais qui est finalement assez connu. À Strasbourg, la dynamique insoumise, elle est plutôt positive. J'ai face à moi Manon Aubri et vous vous souvenez que juste avant la dissolution, on l'a un peu on est passé très vite d'une élection à l'autre puisque le jour même du résultat des élections européennes et bien on a appris que l'Assemblée nationale était dissoute.

Mais ce soir-là, Manon Aubri qui menait la liste d'union populaire avec la France insoumise a terminé en tête à Strasbourg. Nous avons remporté Strasbourg ensemble. Nous avons remporté Strasbourg. Donc Strasbourg est insoumise. Je me souviens que madame Barsan, maire de Strasbourg, avait souhaité qu'on puisse se compter. On s'est compté. Voilà, les comptes sont faits. Strasbourg est insoumise et je parlais de la prochaine étape des municipales dans laquelle la France insoumise et bien prendra toute sa place. Alors, j'achève en disant oui à la démocratie au niveau international et au respect du droit international.

Oui à la démocratie dans nos institutions, à l'Assemblée nationale notamment, oui à la démocratie locale et municipale. Et euh ce soir, nous faisons une nouvelle démonstration de force, je le disais ici à Strasbourg. J'en profite d'ailleurs pour remercier les organisateurs, les militantes, les militants, le service d'ordre, toutes celles et ceux qui ont œuvré pour la réussite de ces de ce meeting qui est qui est un gros succès. La salle est absolument pleine à craquer. Donc merci encore à toutes et tous qui avaient participé à l'organisation et donc vive la paix, vive la 6e République, vive la France insoumise.

Et nous accueillons maintenant Pierre Yve Cadalin, mon collègue, mon ami député du Finistère. Merci à toutes et tous. Merci. Bonsoir Strasbourg. Comme cela fait plaisir de se voir en si grand nombre dans des temps qui parfois peuvent nous paraître si rudes comme il est important dans ces moments de se retrouver, de se rencontrer, d'échanger, de discuter. Et je profite de l'occasion que ce meeting est le dernier qui passe par-delà la salle même sur internet et dont je salue celles et ceux qui là aussi en grand nombre nous écoutent à distance.

J'en profite car ce moment particulier dans lequel nous nous trouvons était celui dans cette campagne du printemps et de l'été commençant dont il fallait se saisir pour dire clairement malgré les attaques médiatiques en dépit de tout ce qui peut nous être porté contre nous de dire oui il n'y a aucune honte à défendre la paix et oui nous sommes la force de la démocratisation dans ce pays et et si nous avons pu le faire aussi bien car nous sommes en très grand nombre ici et nous l'avons été partout.

C'est grâce au travail patient, déterminé, obstiné de l'ensemble des équipes du mouvement que je souhaite remercier, saluer la logistique, la communication, les personnes qui cette fois sont en contact avec les militantes et les militants. Et bien entendu, je remercie Emmanuel pour son accueil magnifique ici et l'ensemble de celles et ceux qui ici participent à la force. Parce que nous le savons que le contexte international étant ce qu'il est, l'ambiance haineuse contre la France insoumise étant ce qu'elle est, nous savons que parfois devant notre écran télévisé ou écoutant la radio, on peut se sentir quelque peu esselé.

On pourrait même se dire que pour défendre la bifurcation écologique, la solidarité, le partage des richesses, la démocratie, et bien nous serions considérés comme des pari d'un coup. Et le moment où nous nous déployons dans les mouvements sociaux, dans les réunions publiques comme ce soir, et bien nous montrons à l'ensemble du pays, à l'ensemble des sympathisants qui se reconnaissent dans nos idées, à l'ensemble de nos concitoyens, que non, il n'y a aucun problème à défendre dans ce pays. Le partage des richesses, la solidarité, la fraternité et la belle devise républicaine. Liberté, égalité, fraternité. Nous tenons bon.

Nous tenons bon pour ouvrir un chemin positif pour le pays et comme il est parfois compliqué de la percevoir entre les broussailles médiatiques. Je veux commencer par là par vous dire que il y a quelque chose qui aujourd'hui fait mal à notre démocratie, qui fait très mal à l'état du débat public. Ce sont les propagateurs de haine, les propagateurs de guerre, celles et ceux qui n'ont qu'à la bouche l'idée qu'il faut absolument lancer des missiles, qu'il faut absolument faire la guerre partout et tout le temps. Voyez, quelque chose de très important s'est passé ces derniers jours. Le chancelier allemand. Honte à lui pour avoir dit ça. Fredrich Mers.

Le chancelier allemand a dit "Merci à Israël et aux États-Unis qui font pour nous le sale boulot avec l'Iran et au Moyen-Orient." Et bien, devinez qui ? Devinez qui ce matin reprend les mots du chancelier allemand. Il s'appelle Sébastien Chenu. C'est un député du Rassemblement national et il dit bien entendu Trump et Netaniau ont fait le sale boulot. Et bien nous le disons très clairement et avec le sens de l'histoire et des moments qui sont les nôtres aujourd'hui. Nous sommes très préoccupés quand la droite radicalisée allemande se met à parler la même langue que l'extrême droite française et nous leur ferons à tous barrage barrage à la guerre.

défendons le droit international comme il mérite de l'être parce que ce langage qu'il parle, c'est celui de la force brute, du mépris pour le droit. Et bien entendu, nous ne le support pas comme nous ne supportons pas qu'un député aussi important de la Macronie, Gabriel Atal, dise que désormais le droit international est à la carte. Aux questions gouvernement, il dit un pays qui piétine toutes les raides du droit international, il pense à l'Iran, ne peut s'en prévaloir pour s'abriter derrière ces mêmes règles du droit international. déclaration devant la représentation nationale. Lorsqu'on dit ça, qu'est-ce qu'on dit ?

et ben que le droit international c'est à la tête du client, c'est à la carte, c'est comme on veut et que il n'y a de droit international qu'à géométrie variable et que d'ailleurs du point de vue des États-Unis d'Amérique. Et ben non, nous nous le disons très clairement, très clairement en grand démocrate, en grand défenseur de l'idéal républicain, ni Trump, ni Poutine, ni Netaniaahu, ni Rameney. Lorsque les propagateurs de guerre comme je les appelais font leur sale boulot d'une certaine façon sur les ondes médiatique et bien eux mettent en danger fondamentalement la démocratie. Regardez ce qui se passe aujourd'hui.

Emmanuel Macron signe sans qu'aucun d'entre nous parlementaires ne soit consulté. Emmanuel Macron signe un accord pour porter à 5 % du PIB les dépenses militaires en France 100 milliards d'euros par an. C'est une honte. C'est une honte qu'il n'y ait eu aucune délibération démocratique dans le pays pour en venir à cela. Et cette honte, elle est caractéristique de la 5e République, de la concentration du pouvoir entre les mains du président de la République. Et si nous défendons aussi ardemment et aussi fortement la 6e République, c'est pour dire qu'en démocratie et qu'en France républicaine, il n'y a qu'un seul souverain. C'est le peuple.

C'est le peuple qui doit s'organiser pour faire barrage à la guerre généralisée. Je le dis, parce que si l'on organise toute la société vers la guerre, et bien à ce moment-là, c'est la démocratie qui dans le cheminement lui-même se perd. C'est la bêtise et la violence qui généralement se répandent. Et vous le voyez bien avec la théorie qui a commencé à recirculer ces derniers jours parce que vous l'ignorez peut-être mais les peuples disent certains toujours les mêmes. Moi j'ai la trentaine mais j'ai l'impression qu'on les entend.

Je sais pas, ça fait de siècles sont là tout le temps à répéter la même chose parce que les peuples selon certaines personnes apparemment considérerait certaines bombes comme démocratiques. Et les peuples aimeraient bien être libérés à coup de bombe. Et bien non, aucun peuple ne demande à être libéré par des missiles parce que les missiles tuent et ils tuent des civils et il tuent des civils en grand nombre. Et donc notre responsabilité c'est de nous mettre toujours dans les pas de Robespierre. Ce grand républicain, fondateur de ce que nous faisons ensemble, Robespier disait "Les peuples n'aiment pas les missionnaires armés. Il avait raison à l'époque, il a toujours raison aujourd'hui.

Et nous refusons absolument de considérer que la démocratie puisse s'exporter par la guerre. Mais ce n'est pas ce que pense Caroline Foureste pour prendre un exemple. Elle a le culot de dire à propos du peuple iranien, ils vont devoir payer le prix du sang, ils vont devoir avoir le courage d'y aller, c'est-à-dire affronter violemment au prix de sa vie le régime. Quelle honte de tenir un tel discours si loin du pays, si loin des habitants, si loin du peuple. Un discours de convenance, un discours qui mérite qu'on rappelle à Caroline Four que nous ne sommes pas en train de jouer au risque.

On n'est pas en train de jouer un petit jeu de monopolie, que là les morts sont des vrais morts, qu'à un moment donné, il faut être sérieux et que les paroles à l'emporte-pièce n'ont pas leur place dans un contexte géopolitique aussi grave et qu'ils ne font qu'une chose, nuire à la qualité du débat démocratique. Alors, ils nous ont aussi ressorti Romain Goupil. Vous vous le connaissez pas peut-être. Enfin, moi non plus, je connaissais pas trop. Apparemment, il fait des films. Je peux vous dire que ce qu'il raconte sur les plateaux, ça donne pas trop envie d'aller les les voir ces films.

C'est comme Bernard Henry Leville, il fait des films qui ont aussi une caractéristique un peu particulière. Personne les regarde, il se met en scène comme le grand libérateur et cetera. Bref, j'ai vu des extraits, pas les films anciens, je vous rassure. Alors, Romain Goupil, il nous l' ils nous l'ont ressorti. Mais qu'est-ce qu'il défendait avant Romain Goupil ? et bien il défendait l'invasion de l'Irak en 2003 et là il nous le ressortent de la boîte et maintenant il défend de nouveau le principe de la guerre préventive qui est un principe absolument contraire au droit international.

À tous ces gens, je souhaite rappeler les mots de Jean Jorè qui disait très clairement parce que ces gens qui défendent la guerre à tout propos n'ont à la bouche que le mot démocratie, n'est-ce pas ? Et bien je reste disait la démocratie fait du consentement des personnes humaines, la règle du droit national et international. Et parlant de la menace de la guerre généralisée dans un discours de 1905, il continue nous ne voulons pas jouer à ce jeu de hasard barbare. Nous ne voulons pas exposer sur ce coup de descendlant, c'est-à-dire la guerre et la possibilité de la guerre générale. Sur ce coup de dessanglant la certitude d'émancipation progressive des prolétaires.

Pour Jean Joress, comme pour nous, le combat pour la paix est un combat pour la possibilité de l'égalité sociale, pour la dignité des citoyens, pour la possibilité d'une politique d'émancipation. Et il ne faut jamais que nous oublions cela. De la même façon qu'il ne faut pas que le contexte international ait les plus récents déploiements de l'agression israélienne contre l'Iran. Il ne faut pas que ces récents déploiements nous fassent oublier l'horreur absolue qui se joue aujourd'hui à Gaza. Car les démocraties européennes et les démocraties libérales en général sont profondément défigurées par leur inaction absolue et totale face au premier génocide filmé de l'histoire.

Nous ne pouvons nous résigner à cela et nous ne nous terons jamais. Nous ne lâcherons jamais la solidarité avec le peuple palestinien auquel depuis cette salle nous envoyons et bien toute notre énergie, notre compassion, notre empathie, notre amour. Car nous ne pouvons à ce stade rien faire d'autre qu'élever la voix et l'élever à l'Assemblée nationale. Mais qu'il sache que la voix de nos gouvernements ne résume pas la voix de l'ensemble des peuples européens et qu'en Europe, il y a toujours tant et temps à être attaché à la solidarité entre les peuples.

Mais il y a encore et désolé de vous saouler avec ces citations, mais je crois qu'il est important de montrer ce que certaines personnes sont capables de dire. Il y a encore les mêmes qui disent des aberrations totales sur la question Caroline Forest. On ne peut pas comparer le fait d'avoir tué des enfants délibérément en attaquant comme le fait le Hamas et le fait de tuer des enfants involontairement en se défendant comme le fait Israël. Imaginez la honte. La grande chanteuse Barbara, elle avait raison. Elle disait un enfant qui meurt, c'est un enfant qui meurt enfin comment peut-on à ce point être dépourvu de l'humanité la plus élémentaire ?

Barbara Le Fèvre tout récemment, les civils à Gaza sont autant responsables que les membres du Hamas et du djihad islamique. Tout cela devra être payé et être payé au prix fort. J'espère que pour ces propos, ces personnes seront poursuivies pour complicité d'actes de génocide. car c'est insupportable d'entendre des choses pareilles de la même façon que Céline Pina qui dit "Une bombe qui explose tu aura sans doute des enfants." Mais ces enfants ne mourront pas en ayant l'impression que l'humanité a trahi tout ce qu'ils étaient en droit d'attendre. Comment des gens peuvent-ils formuler des choses pareilles ? Comment puis-je avoir autant d'exemples à vous donner ?

Et qu'est-ce dire de l'état aujourd'hui du débat médiatique français, du débat démocratique ? C'est ici que le combat pour la paix et le combat pour la démocratie se liit indissociablement et que nous devons mener les deux de front. C'est pourquoi je suis très fier d'appartenir à la France insoumise ce mouvement qui sans faiblir, sans lâcher face à la pression à continuer à défendre la paix, le droit international avec Constance et la possibilité pour le pays de se démocratiser avec enfin le respect de la souveraineté populaire qui a défendu ce mouvement de la France insoumise.

L'initiative courageuse portée en partie par notre eurodéputé Rima Hassan de la flotti de la liberté avec Greta Tenberg, avec l'ensemble des membres de l'équipage, ils ont été à ce moment-là notre gloire à toutes et tous mais également un beau symbole pour l'humanité toute entière. Qu'ils en soi et qu'elles en soient remercié. Certains et je veux le dire ici, certains vont rentrer parfois sur le terme de génocide dans des débats à dire "Ah, vous n'employez peut-être pas le bon terme." Je veux juste vous partager un argument. Vous savez les enfants estropiers affamés, vous savez l'aide humanitaire aujourd'hui utilisée comme arme de guerre, vous savez les Obama plus de 55000 morts.

Vous le savez tout ça. Mais je vous dis également un élément. Il existe une convention de prévention et de répression du crime de génocide. C'est donc de notre devoir moral et politique lorsque nous pensons qu'un génocide est en train d'être commis comme le détermine la Cour internationale de justice de nommer ce qui se passe. Cette convention n'existe pas pour constater à postériori un génocide. C'est pourquoi je suis si fier que nous le combattions et que nous ne cédions aucun pouce de terrain sur ce combat. Il est temps,

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il est temps, Emmanuel l'a dit, que vienne la 6e République. Il est temps que cesse cet irrespect total, cette brutalisation des mouvements sociaux, cette négligence organisée à l'encontre de nos citoyens, de nos concitoyens ici dans l'Hexagone mais aussi particulièrement les concitoyens des départements et des territoires ultramarins. Il est temps que nous refondions ce pays autour d'un projet commun et c'est bien le sens de cette proposition centrale de la France insoumise qui est la convocation d'une assemblée constituante pour passer à la 6e République.

Je vous le dis, je vous prends un témoin et je vous encourage à y participer à l'occasion de la prochaine élection présidentielle, nous parviendrons à faire gagner la 6e République. Car ce qui se joue à cette heure, c'est la défense de la démocratie elle-même, de la possibilité de l'organisation collective. Mais si j'ai commencé par là, si j'ai commencé en vous disant qu'il était aussi important de se rassembler, c'est pour vous inviter à continuer à continuer à militer dans notre force politique, à continuer à militer dans des syndicats, dans des associations.

Parce que à chaque moment que vous faites ça, vous êtes vous-même le rempart le plus solide contre l'avancée de l'extrême droite qui avance sur l'isolement, qui avance sur la haine, qui avance sur la division. Et bien non, nous nous disons qu'il est possible de se rassembler, de faire collectif sur des idées communes, sur un programme commun et que notre génération ni les autres. Nous sommes condamnés à ce que demain soit pire qu'aujourd'hui. Il y a de l'espoir dans ce pays et c'est ce que nous incarnons. La 6e République que nous souhaitons nous débarrassera de la 5e République des affairistes, des barbouses.

Je voyais encore dans la presse aujourd'hui et je vous invite à aller le regarder, un article portant sur une petite histoire qu'à Alexandre Benala, on l'avait oublié celui-là avec un milliardaire azerbaïdanais et russe qui entraîne un conflit diplomatique entre l'Azerbaïdjan et la France. Alors, je l'ai appris en lisant la presse aujourd'hui et je pense que sans préjuger de vos connaissances, je vous l'apprend aussi. Et on se demande mais comment une telle chose est possible ? Que faisait Aland Benala en Azerbaïdjan ? Que faisait-il d'ailleurs à un autre moment au Tchad semble-t-il pour négocier des contrats liés à l'or avec ce charmant régime démocratique de monsieur Débit, n'est-ce pas ?

lequel d'ailleurs se précipite Marine Le Pen. Bon, que faisait-il là ? Et bien tout ça, c'est le marqueur de ce que critiquait déjà Pierre Mindz France en son temps. C'est le marqueur d'une 5e République repliée sur elle-même, d'une 5e République où le clan présidentiel pense qu'il peut tout faire, où les amis du président pensent qu'ils peuvent tout faire. Et bien non, nous nous leur disons très tranquillement parce que apparemment il faut parler poliment, n'est-ce pas ? Eux, ils peuvent mettre des gens en chômage, ils peuvent baisser les salaires, ils peuvent détruire les services publics, mais vu qu'ils parlent tout doucement, ça passe. Alors que dès qu'on osse la voix, on est vulgaire.

Cette haine qu'ils expriment, c'est la haine du peuple. Et la haine du peuple, c'est la haine de la démocratie. Et dont nous, nous nous leur disons tout tranquillement, si ça peut leur plaire. La monarchie présidentielle, nous y mettrons fin. Macron, les autres, qu'il s'en aillent tous. Et c'est bien dans les pas de Joress, j'en termine par là. C'est dans les pas de ce discours pour la paix dont je vous parlais auparavant que nous continuons de marcher. En 1905, il avait prévu de se rendre en Allemagne pour faire un discours sur la paix et la frontière lui a été fermée. Il n'a pas pu le faire mais il l'a publié et il dit quelque chose dont je crois nous partageons encore fortement l'esprit.

Il dit notre devoir est haut et clair toujours propager l'idée, toujours espérer, toujours lutter jusqu'à la définitive victoire de la démocratie socialiste internationale créatrice de justice et de paix. Vive la 6e République ! Vive la paix ! Vive le droit international ! Alors là, c'est le moment délicat. Vous vous dites "Mais qu'est-ce qu'il fait ? Pourquoi il reste là ?" J'ai une mauvaise nouvelle malheureusement à vous annoncer. Emmanuel a parlé du débat demandé par notre groupe et sa présidente Mathilde Panot qui se tient ce soir à l'Assemblée nationale.

Mathil Panu donc ne peut malheureusement se joindre à nous ce soir mais je crois que son absence va être compensé, j'en suis même sûr, par une vidéo qu'elle ve qu'elle vous adresse et je pense que faire raisonner son nom ici après avoir parlé de Jean Jorè permet de montrer que là aussi nous tenons le flambeau parce que les grands discours qu'elle a pu faire sur la paix, sur la justice sociale au moment des gilets jaunes, sur l'écologie comme horizon et bien ces grands discours n'ont rien Rien n'a envie à la grande tradition parlementaire qui est la nôtre et je salue son courage, sa détermination, son dévouement pour le collectif, notre présidente Mathilde Panu. Bonsoir Strasbourg.

Je voulais commencer par m'excuser de ne pas être avec vous ce soir et j'en suis très peinée. Mais il se trouve que depuis 10 jours, nous demandons un débat 50-1, c'est-à-dire un débat suivi d'un vote à l'Assemblée nationale sur la situation au Proch Orient et les violations du droit international que fait Netaniaou. Et cela fait 10 jours que le gouvernement ne nous répond pas. Et là, la faute encore une fois à Macron et à son gouvernement, ils viennent de nous répondre pour nous dire que ce soir le débat aura lieu et donc je vais devoir tenir la position insoumise à la tribune.

Donc, je voulais vraiment faire cette vidéo d'abord pour remercier Emmanuel Fernandez avec qui je suis très fière de combattre à l'Assemblée et évidemment j'ai dit à Emmanuel que quand il voulait je revenais à Strasbourg. Vous remercier toutes et tous d'être en nombre et euh à l'heure où Netaniaahu continue le génocide à Gaza, frappe le Liban, la Syrie, mais aussi l'Iran, euh nous nous sommes fiers d'incarner une autre voie de la France, celle qui réaffirme à tout moment que toutes les vies se valent toutes sans exception.

Celle qui réaffirme que le droit international doit primer et euh qui refuse le depoid mesure révoltant que fait Emmanuel Macron euh et qui fait que la voix de la France n'est plus écoutée dans le monde. Oui, nous sommes cette autre voix de la France qui elle est respectée dans le monde et je veux vous dire à vous qui êtes dans cette salle que l'action que vous menez fait honneur non seulement à notre pays mais à l'humanité toute entière.

Et je veux enfin saluer chaleureusement Dimitri Kengaay qui vient euh d'être libéré de prison grâce à une décision de justice et euh nous sommes très heureux de cette libération ainsi que de celle de Christian Thin, président du FLNKS et des autres camarades qui ont été détenus à 17000 km de chez eux euh avec des prisonniers politiques qui doivent maintenant pouvoir rentrer chez eux en Kan Nouvelle-Calédonie et surtout l'État français doit enfin rompre avec le passage en force qui a coûté la vie à 14 personnes l'année dernière, nous serons toujours du côté du peuple en Kan Nouvelle-Calédonie.

Force à vous les amis, une excellente soirée et nous avons la force à la fois de tourner la page de la Macronie mais aussi de battre l'extrême droite car comme le disait le grand poète turc Nazim Mikmet, si je ne brûle pas, si tu ne brûles pas, si nous ne brûlons pas, comment les ténèbres deviendront telle clarté ? Merci à vous. Merci à vous de ce salut chaleureux et amical pour Mathilde Panot. Elle reviendra, j'en suis sûr. Et maintenant, j'ai le grand plaisir d'introduire une autre de nos grandes figures de notre présidence parlementaire de groupe au Parlement européen.

J'ai nommé celle qui a combattu déjà pendant deux élections européennes qui a porté plus haut notre liste cette fois qui incarne aussi notre combat internationaliste et solidaire en Europe. Manon. M. Merci, merci beaucoup. Merci à toutes et à tous pour votre présence en nombre. On va pas se raconter d'histoire pour ceux qui suivent à distance malgré une chaleur épouvantable. Si il y avait besoin d'un autre indicateur, de la nécessité d'agir contre le réchauffement climatique, on sait pourquoi Emmanuel Macron a été condamné pour une action climatique qui vienne à Strasbourg. il comprendra.

À l'instant, Pier disait que oui, c'est vrai, je suis là à Strasbourg, mais peut-être, et je m'en excuse par avance, avec moi, vous avez un petit peu moins d'exotisme. Ce que j'ai essayé de compter avec Emmanuel, je crois que depuis 2019 que j'ai été élu au Parlement européen, je n'ai pas raté un seul des meetings pour l'élection présidentielle, pour les élections législatives, pour les élections européennes évidemment. Et je dois dire qu'à chaque fois, j'ai été surprise du nombre présents ici à Strasbourg dans chacun des meetings. Surprise de la force militante, surprise aussi de la détermination et je sais que ça vient pas de nulle part.

Je sais que vous pouvez compter, tu m'excuseras Pierre Yve, sur probablement un des meilleurs députés que compte l'Assemblée nationale, un député qui n'a pas peur de tenir tête, mais un député qui est aussi présent ici à Strasbourg pour porter les revendications des habitantes et des habitants de Strasbourg à l'Assemblée nationale. Emmanuel Fernandez dont vous pouvez être extrêmement fier. Et j'en profite pour vous dire, Emmanuel l'a mentionné, il paraît que les élections européennes servaient à se compter. Bon, on s'est compté. Je crois que le résultat a été sans appel, plus de 21 % ici à Strasbourg, si je dis pas de bêtises, Emmanuel.

Et puisque nous n'avons pas tenu de meeting de ce format depuis les élections européennes, je tenais aussi comme tête de liste de la liste de l'Union populaire l'an dernier à vous remercier parce que je n'oublie pas que Strasbourg fait partie des villes que on pu être méprisé par vous savez les hautes sphères de la gauche. Et bien vous avez fait la démonstration que oui quand on se compte à Strasbourg, Strasbourg a été insoumise en 2024, Strasbourg sera insoumise en 2026. Et j'en profite pour me mettre un petit chrono parce que je vois que on m'a pas mis de chrono ici. Sinon je vais vous parler 4 he et vous allez mourir de chaud, perdre 4 L d'eau.

J'en profite pour faire et après je le termine sur les saluts. Promis, on n'est pas ici un congrès du Parti socialiste. Remarquez-nous, on parle de fond. Mais je ne pouvais pas ne pas saluer comme l'a fait Mathil Dimitri Kengaï qui je crois et on l'en parle beaucoup ce soir incarne la lutte de ces peuples qu'on veut dominer mais de ces peuples qui tiennent qui tiennent la tête haute. et Dimitri, tu es ici chez nous. Mais je veux te dire aussi que jamais nous n'abandonnerons la bataille pour la Kanaki Nouvelle-Calédonie jusqu'à ce que la Kanaki Nouvelle-Calédonie soit enfin entendue.

Et c'est le cœur du sujet quand on parle de la 6e République, c'est aussi que la souveraineté populaire soit respectée. Bienvenue à toi Dimitri. Alors, je vais essayer ce soir de tirer un fil rouge puisque l'on parle beaucoup de démocratie, de voir comment partout dans le monde la démocratie, ses attaques contre la démocratie mais aussi le fascisme et les attaques contre la paix sont intimement liées. Et raisonne en moi cette phrase d'Albert Camu que vous connaissez certainement. Lorsque la démocratie est malade, le fascisme vient à son chevé. Mais c'est rarement pour prendre ces nouvelles.

Et nous sommes précisément dans ce point de bascule où la loi du plus fort est en train d'être imprimée partout dans le monde. Cette loi de plus fort qui fait que le droit international est remplacé par une forme de phare ouest géant dans lequel vous avez des cowboys et même plus de shérif. Et puis des cowboys sont sommés de dicter les nouvelles règles internationales. Évidemment, c'est le cas déjà du gouvernement israélien qui attaque quasiment la moitié de ses voisins. Évidemment, le peuple palestinien, mais aussi le Liban, la Syrie sans aucun mandat du Conseil de sécurité des Nations- Unies et puis maintenant depuis une semaine l'Iran. plongeant encore un peu plus la région dans le chaos.

Et je me souviens avoir entendu sur un plateau télé, c'est pas toujours agréable d'aller sur les plateaux télés, puis vous avez des pseudo experts, certains qui ont été cités par Pierre. Et puis parmi ces experts, j'ai entendu que le gouvernement israélien respectait à peu près le droit international. Tout est dans la nuance du à peu près. Vous savez quand la prochaine fois que vous allez griller un feu rouge ou rouler à 150 sur l'autoroute, vous pouvez dire "Ah mais attendez, je respectais à peu près le droit." La réalité et il faut le dire parce que nous avons été les seuls après l'attaque du gouvernement israélien contre l'Iran à le dire.

L'attaque du gouvernement israélien contre l'Iran et les frappes représentaient une violation du droit international qui doit être dénoncé comme tel. Et comme toujours quand on parle de violation du droit international, qui en sont les premières victimes ? les civils, évidemment, les civils en Iran mais aussi les civils en Israël bien entendu. Et j'ai vu ce reportage de BFM. Vous allez me dire que je regarde un peu trop la télé, c'est pas faux, mais j'ai pas le choix puisque j'y vais moi-même. Si vous voulez regarder l'insoumission ou autre chose, n'hésitez pas à la place, vous aurez des bien meilleures informations.

Mais donc, je regardais ce reportage de BFM TV qui parlait de la pénurie d'abri. antimissile en Israël. Soitdit en passant, il ne parlait pas du fait que un certain nombre de Palestiniens ou d'Israéliens d'origine palestinienne n'avaient pas accès à ses abris. Première chose. Et puis deuxième chose, je me suis dit mais attendez, il y a eu plus de 500 morts en Iran. Ils sont où les reportages de BFM téré ?

des Iraniens qui se prennent des bombes sur la tête et qui n'ont rien demandé d'autres que de vivre en paix, qui n'ont rien demandé d'autres que de vivre en paix dans leur territoire et qui a aucun moment ne méritait d'être pris pour cible par un gouvernement qui n'a que la loi du plus fort comme loi. Et j'interroge aujourd'hui ces médias à ceux qui nous pointent toujours du doigt parce que soi-disant nous prendrions fait et cause pour un peuple plutôt qu'un autre. Non, ce qui nous distingue nous à la France insoumise comparé à l'ensemble des médias et des forces politiques, c'est précisément qu'une vie palestinienne vaudra toujours une vie iranienne qui vaudra toujours une vie israélienne.

Peu importe la nationalité et l'origine. Le droit international, il est unique, il est indivisible et aucun état ne peut s'en souscrire, aucun État ne peut s'en protéger. Tous. doivent le respecter parce que on va pas se raconter d'histoire ici. On n'est pas des enfants à qui on raconte des petites fables avant de s'endormir. On est doté d'un pouvoir de jugote quand même. Et il est clair que l'intention de Benjamin Netanyaahuou à aucun moment n'a été le désarmement nucléaire de l'Iran. Soitdite en passant, vous aurez bien remarqué que Israël, le gouvernement israélien, l'État israélien ne fait pas partie, n'est pas signataire du traité de non prolifération des armes nucléaires.

Donc, ils sont assez mal placés pour jouer les gendarmes du monde. Et j'ai lu quelque part que l'Iran ne construit pas d'armes nucléaires et que le guide suprême Kamini n'a pas autoriser le programme d'armes nucléaires suspendu en 2003. À votre avis qui a dit ça ? Jean-Luc Mélenchon. C'est pas lui, c'est la directrice du renseignement américain. De la même manière, l'Agence internationale de l'énergie atomique était très claire sur le fait que le gouvernement iranien n'en était pas encore à l'étape de l'armement nucléaire.

Et je sais pas vous, mais moi j'ai 35 ans et depuis que je suis petite ou au moins depuis que je me souviens et il y a des personnes plus âgées que moi ici dans la salle, j'ai entendu dire que le gouvernement iranien était à 2 mois, à 3 mois, à 6 mois d'obtenir l'arme nucléaire. Et j'y reviendrai après. La question du désarmement nucléaire est évidemment essentielle, mais personne n'est dupe. Benjamin Netanou n'en avait rien à faire du désarmement nucléaire. La preuve en est, c'est qu'il lance ses attaques 3 jours avant la reprise des négociations et qu'il assassine le négociateur principal du gouvernement iranien.

Alors la réalité c'est que Benjamin Netaniaou avait un seul objectif, faire diversion. faire diversion du génocide qui est en cours dans la bande de Gaza. Faire oublier qu'il fait l'objet d'un mandat de la Cour pénale internationale, faire oublier que son opposition dans son propre pays en Israël est de plus en plus massive. Et on vient nous faire dire que on serait parce qu'on dit ça des soutiens du régime démola. Mais pardon, où étaient-ils ceux qui donnent des leçons ? quand il s'agissait de soutenir les opposants iraniens comme nous l'avons fait en parinant des Iraniens des opposants iraniens. Où était-il ?

Où était-il quand Emmanuel notamment a œuvré à la libération des prisonniers et des otages français retenus depuis 3 ans, Cécile Coler et Jacques Paris pour qui l'on se bat mais sur lequel on entend peu la diplomatie française. Alors, sûrement ça va dépendre de l'âge des personnes ici présentes dans la salle, mais peut-être tout cet épisode vous rappelle les années 2000. Vous vous souvenez peut-être quand Coline Poel, à l'époque secrétaire d'État américain, venait présenter à l'Organisation des Nations- Unies des soi-disants preuve de d'armes de destruction massive. détenu par l'Irak pour justifier l'invasion des États-Unis en Irak.

Comme si nous n'avons en somme tirer aucune leçon de l'erreur qui a été faite en 2003 et de l'invasion illégale en Irak. Comme si nous n'avons tiré aucune leçon de toutes ces interventions militaires là. J'ai une question pour vous. Ça permettra un peu de réveiller la salle. vu la chaleur. Est-ce que vous connaissez un seul pays où une intervention par la force a permis de ramener la paix ? La Libe ? Non. La Syrie non plus. L'Irak, l'Afghanistan non plus. Vous le disiez monsieur ? Aucun. La réponse c'est zéro. Il n'y a aucun pays où un régime démocratique a été ramené par la force.

Et de nouveau, la réalité c'est qu'aujourd'hui tout le monde est tombé dans le panneau de la diversion qui a été faite par Benjamin Netaniaou qui n'en a que faire du régime politique en Iran, qui voulait juste détourner le regard et d'ailleurs ça a marché puisquemanuel Macron lui-même s'est empressé de repousser de nouveau sa conférence pour la reconnaissance de l'État de Palestine parce que vous comprenez, ce n'est pas le bon moment. Mais je pose la question ici, quand Emmanuel Macron sera-t-il le bon moment pour reconnaître l'État de Palestine quand il n'y aura plus aucun Palestinien en vie ? Voilà ce que la France insoumise ferait de manière immédiate.

Reconnaître l'État de Palestine, reconnaître le droit des Palestiniens à vivre en paix. Parce que la réalité c'est que ce droit international Emmanuel Macron et beaucoup d'autres chefs d'état d'ailleurs ce n'est pas le seul s'est globalement assis dessus ces derniers mois et quand la voix de la France n'a pas été couverte par le bruit des bombes, elle a été couverte par ses propres contradictions. Tenez-vous bien. Emmanuel Macron 13 juin, Israël a le droit de se protéger. Le même Emmanuel Macron 17 juin, soit 4 jours plus tard. Je suis opposé à la voie militaire pour faire un changement de régime en Iran. Bien Emmanuel Macron, quelle est la position de la France ?

Quelle est aujourd'hui la position de notre pays ? si ce n'est d'avoir à défendre le droit international parce que la réalité c'est que les États européens comme la plupart des groupes politiques sont restés terriblement silencieux et quand le droit international est attaqué quelque part il est en réalité attaqué partout. La semaine dernière, j'étais à Strasbourg où j'y passe pas mal de temps. En même temps, un peu plus qu'un certain Jordan. Bardez pas là. Et donc la semaine dernière, nous étions en session plainère au Parlement européen où je crois Jordan nous a fait l'honneur de sa présence pendant à peu près 48 heures. On lui rappellera que ça dure 4 jours une session.

À l'occasion de cette session plinière, j'ai demandé au nom de mon groupe de la gauche un débat et une résolution pour que le Parlement européen condamne avec fermeté les attaques conduites par le gouvernement israélien contre l'Iran. Et bien je dois vous dire que seul notre groupe l'a voté, que seul notre groupe s'est positionné clairement en faveur du droit international pour que nous ayons une condamnation très claire du gouvernement israélien.

Quand l'ensemble des groupes politiques se cache derrière leurs petits doigts en disant "Mais vous comprenez, la situation est en train d'évoluer." Ah oui bah super, comme la situation est toujours en train d'évoluer, je vous propose on met la clé sous la porte, on vient plus au Parlement, ça fera plaisir à certains comme Jordane, mais bon à quoi bonnous élir ? Et bien voilà aussi à quoi servent des députés insoumis, non seulement à vous raconter ce qu'ils y passent, mais en toute hypothèse à défendre le droit international.

Rien que le droit international, toujours le droit international partout où nous sommes présents, de l'Assemblée nationale au Parlement européen et j'espère demain à l'Élysée parce que je suis fière de dire malgré c'est vrai toutes les calomnies, malgré les insultes régulière les menaces que nous recevons. Je suis fier d'appartenir à un mouvement qui n'a jamais détourné les yeux. Jamais détourner les yeux devant la famine. Jamais détourner les yeux devant les dizaines de milliers de Palestiniens qui étaient assassinés à ciel ouvert. Jamais détourner les yeux sur le simple rêve d'enfants dans la bande de Gaza dont le seul rêve est d'avoir une simple miche de pain.

Je suis fier d'appartenir à un mouvement qui pendant que Macron et l'Europe ne trouve rien à redire et bien qui est du côté de la mobilisation populaire face au génocides parce que quand les dirigeants politiques sont en pleine faillite la force est du côté de la mobilisation populaire et je sais que vous à Strasbourg vous avez marché sans relâche toutes les semaines pour demander des comptes aux dirigeants politiques. toutes les semaines pour demander des sanctions contre le gouvernement israélien. Gloire à vous ! Gloire à ceux qui n'ont rien lâché ! Gloire à vous qui allez continuer.

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Quand je vous dis que le combat commence à payer, la semaine dernière aussi au Parlement européen, malgré le refus, semaine après semaine, mois après mois, depuis ces 20 mois que ce génocide dure, pour la première fois à l'agenda officiel du Parlement européen, écrit en toute lettre, il y avait la condamnation du génocide. à Gaza et la demande de sanction. Et puisqu'ils l'ont refusé sans cesse, moi après moi, où nous l'avons demandé, avec notre groupe de la gauche, nous avons utiliser ce qu'on appelle notre droit de tirage.

un peu l'équivalent de la niche à l'Assemblée nationale et je suis fier que la seule fois où nous avons défini l'ordre du jour au Parlement européen, c'est pour y mettre en toute lettre ce qu'il refuse de qualifier, c'est-à-dire un génocide et un appel à des sanctions extrêmement claires contre le gouvernement israélien parce qu'on nous Oui, vous comprenez l'Union européenne n'a pas les moyens et blablabla et tout quinti. Je les connais par cœur, ils sont sur répondeur automatique. Des fois quand on est au Parlement européen dans les myque, je sais pas si vous faites pareil à l'Assemblée nationale, on fait un bingo. La situation est absolument dramatique. Nous la suivons de près.

Nous allons prendre les mesures qui s'imposent. Je les je connais par cœur par cœur. Ça fait 20 mois que je les entends comme si il n'avaient pas les moyens d'agir. Comme si par exemple l'Union européenne n'était pas le premier partenaire commercial du gouvernement israélien et de l'État israélien. Savez-vous combien des exportations israéliennes arrivent dans l'Union européenne ? Quelle part ça représente ? Allez-y, dites un chiffre au hasard.

Sachant qu'ils exportent dans d'autres endroits dans le monde évidemment 20 % 25 qui dit mieux c'est un peu moins que ça c'est plus de 30 % ça veut dire que vous avez un tiers des exportations, c'est-à-dire du commerce réalisé par l'État israélien qui est dirigé vers l'Union européenne et en plus pas n'importe quel commerce. Ah non, on a évidemment ce que l'Union européenne adore faire à savoir un accord commercial où on abaisse les droits de douane dit autrement on privilégie les objets, le commerce les produits israéliens. Voilà aujourd'hui la honte de cet accord commercial qui va privilégier des produits qui viennent d'Israël.

Dans cet accord, vous avez pas seulement des échanges commerciaux, vous avez aussi le programme Horizon dans lequel l'Union européenne verse 6 millions d'euros au ministère de la défense israélien, des millions d'autres au complexes militarauxindustriels. Et il faut pas être un génie pour comprendre à quel point ces échanges, ce commerce entre l'Union européenne et Israël est vital pour l'État israélien. Il faut pas être un génie pour comprendre qu'à travers cet accord, oui, je le dis avec fermeté, avec clarté, l'Union européenne est complice.

complice du génocide, complice des massacres, complices de la famine, complice du blocus humanitaire et l'histoire avec un grand tâche les jugera parce que oui, c'est l'histoire qui s'écrit devant nous. Vous avez peut-être vu enfin après 20 mois la Commission européenne, le service extérieur de la Commission européenne a publié un rapport cette semaine qui dit que l'article 2 de ce traité qui pose des conditions en matière de droits humains, cet article a été violé par Israël. Il dénombre pas moins de 60 60 violations du droit international commise par Israël.

Et que pensez-vous a été la réponse de la Commission européenne et notamment de Kayakalas la haute représentante aux affaires étrangères. Très bien. Bon, on s'en aperçoit un peu tardivement, mais cet accord d'association, le droit international est violé et comme le prévoit l'article et bien elle va être suspendue. Non, Kaya Kalas, elle est venue en conférence de prêt dire avec un ton un peu grave, nous contacterons Israël pour lui présenter nos conclusions. Mais tenez-vous bien, l'objectif n'est pas de punir Israël. Pardon ? L'objectif n'est pas de punir Israël et les 50000 Palestiniens qui sont morts sous les bombes israéliennes, eux n'ont pas été punis.

Et les enfants qui sont victimes tous les jours des bombardements, eux n'ont-ils pas été punis ? Et la population qui chaque jour doit choisir entre mourir de faim ou mourir sous les bombes, elle n'est pas punie. Ce que prévoit le droit international, c'est précisément de punir celles et ceux qui le violent et qui commettent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Alors oui, cet accord de l'association doit être suspendu maintenant. séance tenante. Parce que tenez-vous bien, aujourd'hui encore, j'étais à Bruxelles, j'ai fait un bon petit périple Bruxelles Strasbourg et j'avais la Commission européenne qui nous disait "Non mais attendez, on va réexaminer ça en juillet.

Ah oui, c'est sûr. Attendons encore un mois parce que on pourra voir plus tard. Mais les distributions humanitaires qui sont prises pour cible, c'est pas plus tard dans un futur proche, c'est maintenant. Parce que les Palestiniens qui sont massacrés, c'est pas plus tard, c'est maintenant. Parce que la survie de la Palestine se joue pas plus tard, elle se joue maintenant. Et moi ce qui me met hors de moi, c'est précisément ce de poids de mesure dans l'application du droit international. Allez, c'est mon dernier petit quiz. Savez-vous combien de paquets de sanctions ont été adoptés à juste titre contre la Russie ? Dites un nombre au hasard. 30 ici 200. Non, 200.

On n'a pas eu assez de sessions plinières pour ça. 2 40 autour de ça 17 paquets de sanctions prises contre Vladimir Poutine. Eh combien de paquets de sanctions adoptés contre le gouvernement israélien qui commet un génocide ? Zéro. Et bien vous voyez, c'est précisément cette application à géométrie variable du droit international qui fragilise le droit international partout dans le monde. Et quand on est incapable d'appliquer le droit international à Israël, alors derrière c'est la crédibilité du droit international et des sanctions que l'on prend contre Vladimir Poutine.

Et derrière, c'est tout l'édifice du droit international qui a été créé à l'issue de la Seconde Guerre mondiale qui s'écroule. Mais dans ce contexte, nous pouvons être fiers de la mobilisation, fiers des outils aussi dont nous nous servons. Parce que oui, je parlais des mobilisations toutes les semaines ici à Strasbourg et partout en Europe. Vous avez peut-être vu0000 personnes qui ont défilé au Pays-Bas, plus de 100000 personnes à Bruxelles, plus de 300000 personnes à Rome, rien que dans les dernières semaines. Et bien, nous n'allons pas nous nous arrêter là. Vous le savez, ici dans cette salle, on est des militants. Bien sûr qu'on va continuer à marcher, mais on va faire plus que ça.

Et vous avez peut-être vu que le weekend dernier, nous avons eu l'honneur de créer notre premier parti politique européen, l'alliance de gauche européenne. Un parti politique européen qui sera pas à faire du blabla, qui est tourné vers l'action. Et je suis fier de vous annoncer que notre première campagne que nous allons mener ensemble avec sep parties issues de sep pays différents, c'est une initiative citoyenne européenne dont l'objectif est de collecter 1 million de signatures pour suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. S'ils ne veulent pas le faire, alors les citoyens les en obligeront.

Nous entrons en mouvement, le peuple entre en mouvement et nous utilisons tous les outils qui sont les nôtres. Et je dois dire ma fierté aussi de compter dans notre délégation au Parlement européen une élue comme Rima qui n'a pas eu peur d'écrire Free Palestine sur sa cellule quand elle a été emprisonnée de manière illégale par le gouvernement israélien. Et ici et partout nous crierons free Palestine. Palestine parce que la réalité, on le sait, c'est que les seuls qui devraient être en prison sont pas ceux qui apportent de l'aide humanitaire mais bien ceux qui sont poursuivis par la Cour pénale internationale.

Et vous voyez, à travers ce type d'action, nous inventons une nouvelle forme d'irruption populaire, une nouvelle forme d'internationalisme solidaire comme Rima a pris son courage et même au péril de sa propre sécurité pour traverser la mer Méditerranée et tenter d'amener un peu d'aide humanitaire à Gaza. De la même manière, nous menons partout en Europe la bataille contre les fachaots qui s'organisent. De la même manière avec Mathilde, nous sommes allés en Pologne amener des pilules abortives là où le droit à l'avortement est interdit. De la même manière, nous marcherons le weekend prochain à la praide de Budapest interdite par Victor Orbane.

Voilà ce que sont des élus insoumis, des élus qui tiennent tête, des élus qui désobéissent, des élus qui ne lâchent rien parce que quand les fachot s'organisent, nous aussi on doit s'organiser. Je sais pas si vous vous souvenez, il y a à peine, j'ai l'impression que l'actualité va à 100 à l'heure. Je sais pas vous, mais le ressenti de l'année dernière est à peu près 6 ans. Si ça pouvait nous permettre de se débarrasser d'Emmanuel Macron un peu plus vite, serait pas plus mal. Mais j'ai quand même une image qui m'a glacé le sang, c'est le rassemblement de l'international fasciste dans Loiré il y a une ou deux semaines de ça, réunie par Jordan Bardela. Vous aviez cette photo en rang d'Onion là.

Jordan Bardella, Victor Orban, celui qui interdit la Pride, celui qui demande aux femmes qui veulent avorter d'écouter le cœur du fétus. Matthéo Salvini, fan de Mussolini, il y avait à Bascal aussi, l'Espagnol fan de Franco, bref tout ce que l'Union européenne et l'Europe compte de pire en fachaud. une belle brochette de racistes, d'homophobes, de misogynes et à tous ceux qui nous disent que l'extrême droite et le rassemblement national, on n'a pas essayé. Allez voir ce que ça donne en Italie, allez voir ce que ça donne en Hongrie, allez voir ce que ça donne en Pologne. Allez voir dans ces pays où peu à peu l'état de droit, les droits des minorités, les droits des femmes sont attaqués.

Peu à peu, le racisme progresse et devient une politique d'état. Oui, le Rassemblement national a été essayé en Europe et oui, c'est une politique qui divise la société. C'est une politique qui monte les gens les uns contre les autres. Et c'est précisément ça que nous combattons parce que nous n'oublions pas non plus que derrière leur cravates, ils sont aussi les premiers à faire les poches du peuple.

Parce que quand il s'agit de voter par exemple une taxation des plus riches des multinational, ils ont piscine tant au Parlement européen qu'à l'Assemblée nationale et deviennent quelque part l'espèce de passe plat ou même la béquille des macronistes parce que les macronistes sont toujours contents de pouvoir compter sur leur alliés fidèles que sont le rassemblement national. C'est la même chose sur la question des retraites. Là, on a eu la fin du conclave. Bon, on va lancer un petit sondage à main lever dans cette salle. Qui aurait pu prédire ici dans cette salle que ce conclave ne mènerait à absolument rien et surtout pas la remise en cause de la retraite à 64 ans ?

Emmanuel a pas levé la main. Et bien bravo, vous aviez plus de clairvoyance que le Parti socialiste. Non mais c'est vrai.

1:19:12
Non speech

[Applaudissements]

1:19:19
Locuteur

Ah oui, souvenez-vous, c'était il y a pas si longtemps que ça. Parti socialistes qui sont dit "Oh non, quand même, on va pas censurer ce gouvernement, peut-être qu'on va revenir en arrière sur la retraite à 64 ans." Euh pardon, la retraite à 64 ans, il y a tous les syndicats qui sont contre, l'Assemblée nationale qui est contre, les Français qui sont contre, les salariés qui sont contre et le gouvernement sans tête. Et vous croyez un seul instant que ce gouvernement allait d'une manière ou d'une autre remettre en cause la retraite à 64 ans en mettant ce pseudo conclave dans lequel il donne un droit de vétoat.

À quel moment on pense sérieusement que le patron du MDEF, il va arriver, il va dire "Oh, retraite à 60 ans, parfait, je signe où ?" Mais dans quel monde ils vivent ? Je pourrais leur faire crédit de la naïveté, mais la vérité c'est que je ne crois pas beaucoup à la naïveté en politique. C'était peut-être un calcul, peut-être autre chose. Mais moi ce que je sais c'est que Emmanuel et Pierre Yve ici ont été élus sur un programme. Ce programme c'est celui du Nouveau Front Populaire. Ce programme, il porte dans sa première ligne de s'opposer, en toute hypothèse, aux politiques macroniste. Ce programme, il porte l'horizon de la retraite à 60 ans et une opposition farouche à la retraite à 64 ans.

que les choses soient claires. Oui, nous allons censurer ce gouvernement qui évidemment n'allait tenir aucune des promesses qu'ils ont fait parce que c'est peut-être un peu old school, mais c'est vrai que nous, on aime bien faire de la politique de manière un peu old school. On fait des meetings, on va convaincre les gens, on distribue des tractes. Je rappelle les fondamentaux, mais parfois quand on fait campagne, on s'aperçoit que on a un peu les seuls. On fait campagne en dehors des moments des élections parce qu'on n'est pas des électoralistes. On essaie de porter la voix des gens, tout ça, ce que vous faites formidablement bien à Strasbourg.

Et donc dans les fameuses promesses qui avaient été prises et vous avez signé, il y a un serment. au moment où la réforme des retraites à 64 ans avait été imposée sans vote qui était un peu le serment du jeu de pomme, le serment qui engagé chacune et chacun des députés à l'époque de la NUPES à défendre la retraite à 60 ans. Depuis jamais l'Assemblée nationale n'a eu l'occasion de voter, sauf malgré leur manœuvre sur une résolution qui indiquait très clairement qu'il n'y avait pas de majorité pour la retraite à 64 ans et qu'il y avait une majorité claire pour abroger cette réfrait. Alors la semaine prochaine, ce sera un moment de vérité.

La censure va être déposée et chacune et chacun des députés auront à répondre de leurs actes. J'entends déjà que le Rassemblement national cette fois-ci ne signerait pas, ne voterait pas la censure. C'est vrai que avec le Rassemblement national, on a un peu l'impression que ça dépend de leur calendrier judiciaire, des intérêts de Marine Le Pen. Elle a procé, elle a pas procé. Est-ce qu'il faut faire pression ou pas sur le gouvernement ? Bon, faut dire que si jamais il y a une dissolution derrière, elle aura plus d'argent à détourner. Si elle peut plus se présenter, faut la comprendre. Et en réalité, on va pas se raconter d'histoire. Les motifs de la censure sont multiples.

Évidemment, il y a le fait que il n'y a toujours pas eu de vote et que la retraite à 64 ans est maintenue. Mais il y a aussi les nombreuses coupes budgétaires qui se profilent, dans lequel le gouvernement va multiplier les coups de rabot ici dans la santé, là dans l'éducation, sans jamais s'en prendre à ceux à qui il a multiplié les cadeaux fiscaux. ces dernières années et bien ici sur les retraites là sur le budget le Rassemblement national montre son vrai visage. Toujours du côté du capital jamais du côté des travailleurs, jamais du côté de ceux qui souffrent.

Et bien c'est notre fierté que le Nouveau Front populaire aille ensemble défendre une motion de censure et démontre à quel point le Rassemblement national est une arnaque sociale et c'est notre honneur que la semaine prochaine nous ayons un objectif clair : faire tomber François Bairou et son gouvernement de malheur. Alors, je pourrais lister à l'envie, mais j'en terminerai parce que sinon ça va prendre 4 heures. Toutes les raisons pour censurer ce gouvernement.

Il y a évidemment toutes les frasques de Bruno Rotaillot qui à lui seul d'ailleurs est une raison de censure qui préfère dissoudre la jeune garde plutôt que les Strasbourg Funders, un groupe de néonazis qui font des salut nazis ici à Strasbourg qui je sais pas vous mais moi des fois j'écoute Bruno Rotaillot, je ferme les yeux et j'entends régression vers les origines ethniques à Balevis, je me dis "Ah tiens, Jordan Bard est encore invité." C'est ça la réalité. Je veux dire, au bout d'un moment, faut mettre des mots. La convergence de la droite et de l'extrême droite, c'est pas dans un futur. On l'a face à nous, on l'a en France, on l'a d'ailleurs partout en Europe.

Et bien, c'est contre précisément ce nouveau paysage politique qui est en train d'être dessiné sur nos yeux, sous nos yeux où vous avez l'alliance du capital et du racisme que nous allons nous battre. Chacune et chacun devra prendre sa part. Pierre Yve et Emmanuel à l'Assemblée nationale, nous au Parlement européen avec les camarades. Mais on ne pourra pas le faire sans votre mobilisation à toutes et à tous. Et je tiens à vous le dire de manière un peu solennelle parce que camarade, c'est un beau mot. Le mot camarade, c'est un beau mot. Et il y a des matins où on se lève, où on est calomnié, insulté, nos propos déformés et on se dit "Ah, il va falloir repartir à la bataille.

Ah, il va falloir encore démonter ce mensonge et plus on monte dans les sondages comme vous le voyez pour les municipales, plus on sera l'objet d'attaque. Et bien camarades, dans ces moments de doute qu'on a toutes et tous, moi la première, rappelez-vous de ce beau meeting un soir de 24 juin 2025. On était là, il faisait chaud, très chaud et on l'oubliera pas. Mais souvenez-vous de cette salle, regardez-vous la force de votre nombre, la force de votre détermination, la force de votre motivation. C'est notre plus grande force. Elle est collective, elle est belle, elle est invincible et vous pouvez en être extrêmement fier. Alors oui camarade, tout peut recommencer dans 2 semaines.

C'est horrible de le dire mais peut-être qu'Emmanuel Macron, plus personne peut prévoir maintenant. Peut-être qu'Emmanuel Macron va prévoir une nouvelle dissolution dans de semaines puisque dans de semaines, il en a le droit. Peut-être que ce sera dans 6 mois, peut-être que ce sera dans un an, il y aura les élections municipales, il y aura beaucoup d'échéances et on aura besoin de toutes et tous se tenir prêt. Alors ce soir, repartez avec cette énergie débordante, la force de l'espoir, celle qui nous fait tenir bon, toujours bon. Parce que je sais pas vous, mais on fait pas de la politique pour faire de la figuration. Moi, je travaillais avant dans le secteur associatif.

Croyez-moi, il y avait un côté bien plus confortable. Mais si on s'engage toutes et tous, chacune et chacun à son niveau, c'est parce qu'à la fin, on a la conviction et c'était d'ailleurs notre slogan aux élections européennes, qu'on a la force de tout changer, la force de tout changer pour se sortir de la barbarie. Et je voulais finir avec ces mots d'Edouard Glissant et de Patrick Chamoiseau. Le temps viendra où le désir de dominer, de dicter sa loi, de bâtir son empire, la fierté d'être le plus fort, l'orgueil de détenir la vérité seront considérés comme un des signes les plus sûrs de la barbarie à l'œuvre dans l'histoire des humanités.

Alors à nous camarades de faire triompher l'humanité sur la barbarie. Merci à vous.

1:29:02
Non speech

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