L'interro d'Ugo ! Réunion publique de bilan de mandat d'Ugo Bernalicis à Hellemmes le 26/11 à 19H30
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 44 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:56Invité politiqueFait
« S'il y a des policiers qui ne se sentent pas suffisamment défendus aujourd'hui, c'est la faute du ministre. »
- 16:01Invité politiqueFait
« C'est lui qui ne met pas les moyens pour défendre les policiers dans le cadre actuel de la loi. »
- 16:05Invité politiqueFait
« Selon l'expression que j'ai vue circuler, du floutage de gueule. »
- 16:47Invité politiqueFait
« Vos libertés, nos libertés, ils n'en ont rien à faire. »
- 17:08Invité politiqueFait
« Je parle de tous les responsables politiques qui couvrent et continuent de couvrir ces manquements ignobles et abjects à la déontologie. »
- 17:29InvitéFait
« Le préfet de police Didier Lallement est sur le coup d'une enquête pour faux témoignages. »
- 17:33InvitéFait
« Quatre autres personnalités issues de la haute magistrature sont également visées dans cette procédure initiée par le parquet de Nanterre. »
- 17:45InvitéFait
« En cause de faux témoignages lors de la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice présidée par le député insoumis Hugo Bernalicis. »
- 17:59Invité politiquePromesse
« Moi, je suis pour passer une 6ème République en finir avec ces histoires de 49.3. »
- 36:57Invité politiqueChiffre
« On a un plus de 60 000 d'ailleurs. »
- 45:22Invité politiqueFait
« On commence par la 6ème prorogation de l'état d'urgence. »
- 45:35Invité politiqueFait
« Sur le blocage des prix. »
- 46:03Invité politiqueFait
« Le rapport sur la protection des lanceurs d'alerte pour transposer la directive européenne. »
- 50:12Invité politiqueFait
« on a pris notre part de la bataille avec Adrien notamment pour les faire suer le plus possible »
- 55:01Invité politiqueFait
« les principales victimes des armes à feu des policiers et des policières sont les policières et les policiers eux-mêmes »
- 58:33Invité politiquePromesse
« la proposition que nous avons faite d'intégrer la police municipale à la police nationale »
- 58:42Invité politiquePromesse
« supprimer la BAC et la remplacer par une véritable police de proximité »
- 58:50Invité politiqueChiffre
« entre 25 000 et 30 000 policiers répartis sur tout le territoire »
- 1:00:17Invité politiqueFait
« Pierre Jox à l'époque appelé l'île l'otage »
- 1:02:16Invité politiqueFait
« sur la question des violences policières et des actes qui peuvent se passer avec la police »
- 1:02:41Invité politiquePromesse
« nous pourrions peut-être par principe dire qu'on dépaysse des affaires »
- 1:04:48Invité politiqueFait
« la commission d'enquête sur l'indépendance sur les obstacles à l'indépendance de la justice »
- 1:05:00Invité politiqueFait
« 15 autres camarades à leur domicile y compris des gens qui étaient avec Jean-Luc Mélenchon qui ne travaillaient plus avec lui depuis au moins 3 ans ou 4 ans »
- 1:09:05Invité politiqueFait
« elle a subi des pressions dans l'affaire Fillon de la part de Madame Chant-Renaud »
- 1:12:21Invité politiqueFait
« la loi d'urgence sociale dans laquelle vous proposiez un blocage des prix »
- 1:13:37Invité politiqueFait
« ils nous disent ben voilà on va faire un chèque de 100 euros à tous ceux qui gagnent moins de 2000 euros »
- 1:15:35Invité politiqueChiffre
« Total qui envoie les bénéfices et qui verse des dividendes qui se chiffrent à plusieurs milliards d'euros »
- 1:17:40Invité politiquePromesse
« notre loi sur le blocage des prix que nous allons défendre en janvier prochain »
- 1:19:46InvitéFait
« tu avais produit durant ce mandat en 14 mois autant de travail parlementaire que ce qu'avait fait ta prédécesseuse en 5 ans »
- 1:26:13Invité politiqueFait
« on a fait une proposition de loi sur le protoxyde d'azote parce que ça a redémarré l'effet de mode »
- 1:27:15Invité politiquePromesse
« c'était au moins interdire la vente aux mineurs pour responsabiliser les commerçants »
- 1:27:42Invité politiqueFait
« il y a un mort comme ça dans l'est de la France un jeune qui est décédé de la sorte »
- 1:27:07Invité politiqueFait
« elle a été promulguée »
- 1:40:08Invité politiqueFait
« il faut moins de prisons et moins de personnes emprisonnées »
- 1:40:37Invité politiqueChiffre
« 63% des gens qui passent par la case prison sont en état de récidive légale »
- 1:49:28Invité politiqueFait
« à l'élu contre le terrorisme, c'est-à-dire la loi qui mettait l'état d'urgence dans le droit commun. »
- 1:49:40Invité politiqueFait
« les fameuses perquisitions administratives, ce qu'on appelle les visites domiciliaires, ou les assignations à résidence administrative ou la surveillance administrative. »
- 1:51:22Invité politiquePromesse
« Je serais favorable à ce qu'on revienne en arrière et à ce qu'on ait aussi des dispositions qui soient plus progressistes pour avoir accès aux matériels archifs et notamment à tout ce qui est classifié. »
- 1:52:25Invité politiqueFait
« C'est Édouard Philippe qui a rasé ça d'un trait de plume dans leur loi de simplification. »
- 1:53:43Invité politiqueFait
« On s'est battus contre le pass sanitaire. D'abord contre sa mise en œuvre dans les grands rassemblements. »
- 1:58:41Invité politiqueFait
« je ne l'ai pas appliqué ce soir, et je ne l'appliquerai pas, parce que je ne veux pas aller en prison. »
- 2:07:35Invité politiqueFait
« le protoxyde d'azote, c'est un beau succès. Mais vraiment, cette loi que nous demande votée, la transposition de la directive européenne sur les lanceurs d'alerte, qui n'est pas une transposition pour une fois à minima. »
- 2:07:52Invité politiqueFait
« il fallait d'abord prévenir sa hiérarchie en interne pour lancer l'alerte avant de pouvoir avoir le statut de lanceur d'alerte. »
- 2:08:56Invité politiquePromesse
« il faut offrir l'asile à tout le moins à l'asile à Julian Assange et même je le souhaite s'il le demande de le naturaliser en C. »
- 2:14:57Invité politiquePromesse
« Nous sommes favorables à la légalisation du cannabis. »
- 2:15:13Invité politiquePromesse
« Nous sommes favorables à la légalisation du cannabis. Nous l'avons défendu à la société plusieurs textes et un texte qui sera déposé potentiellement aussi dans notre niche parlementaire là-dessus par le collègue Éric Cirel. »
- 2:16:40Invité politiqueFait
« les Portugais ont dépénalisé l'intégralité de l'usage, je ne parle pas du trafic, je parle bien de l'usage des stupéfiants et qu'ils ont obtenu une diminution de la consommation et au moins des consommations dites à risque »
- 2:17:05Invité politiqueChiffre
« 30% de l'activité policière et donc de l'activité judiciaire en matière pénale sont happés par la consommation de stupéfiants »
- 2:18:13Invité politiqueFait
« Nous sommes le pays où on consomme le plus de cannabis en Europe et nous avons pourtant la législation la plus répressive d'Europe »
- 2:26:05Invité politiqueFait
« nous avions proposé le référendum d'initiative citoyenne tel que l'avait imaginé notre collègue Bastien Lachaud »
Temps de parole
- Ugo Bernalicis76 %
- ?8 %
- Invité5 %
- Invité 25 %
≈ 52,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ça
va bien se passer, M. Miss.
Je
sais que la camomille, c'était pour vous, mais...
M. Bernard, ici, s'il vous plaît. J'en ai au bureau, si vous voulez. S'il y a des policiers qui ne se sentent pas suffisamment défendus aujourd'hui, c'est la faute du ministre. C'est lui qui ne met pas les moyens pour défendre les policiers dans le cadre actuel de la loi. Donc tout ça, c'est, selon l'expression que j'ai vue circuler, du floutage de gueule. Si c'était un fait, dans une manif, et que tout le reste du temps, ça se passait bien,
je
vous dirais, bon, ben voilà, c'est tout, il y en a un qui a déconné, mais c'est tout le temps. Et donc il faut interroger. Une chose, la responsabilité de la hiérarchie. Ce que je sais, c'est qu'il y a besoin de rapprocher la police de la population. Et c'est pas en disant qu'il
y a
un ensauvagement, en mettant en scène deux camps, qu'on va régler le problème. Vous avez beau proposer, avec toute la bonne volonté, que de dire, il nous faut des outils souples et agiles, larges, nous permettant de réagir aux circonstances, les gens ne sont pas prêts aujourd'hui, ne sont plus prêts, et ne veulent plus vous donner un chèque en blanc, sans avoir les garanties en face, que ce qu'on fait, et ce à quoi on renonce, en termes de liberté individuelle, sert à quelque chose. Vos libertés, nos libertés, ils n'en ont rien à faire.
Que vous soyez en manifestation, dans un studio d'enregistrement, une personne exilée, un inconnu contrôlé, ici dans le métro, là-bas ailleurs, ils n'en ont rien à faire. Et quand je dis ils, je ne parle même pas des policiers. Je parle de tous les responsables politiques
qui
couvrent et continuent de couvrir ces manquements ignobles et abjects à la déontologie.
Pour
vous, il
n'y a
pas de sujet sur
les
manifestations appelées par les organisations syndicales, quand elles ne
sont
pas déclarées, ou je pense notamment aux manifestations des policiers récemment, la nuit, depuis trois nuits de suite, devant les institutions.
Je
n
'ai
pas trouvé les organisateurs.
C
'est entendu.
Le préfet de police Didier Lallement est sur le coup d'une enquête pour faux témoignages. Quatre autres personnalités issues de la haute magistrature sont également visées dans cette procédure initiée par le parquet de Nanterre, en cause de faux témoignages lors de la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice présidée par le député insoumis Hugo Bernalicis.
Nous, votre système, on n'en veut pas. On n
'en
veut pas parce qu'au fond, s'il y
a
une chose qu'on peut dire, c'est que vous n'avez pas de valeur et que votre truc,
c
'est de la poudre de perlin, point, point. Moi, je suis pour passer une 6ème République en finir avec ces histoires de 49.3.
Eh
bien là, on m
'a
demandé ce que je faisais avec ces sacs-là et donc j'ai dit que je souhaitais les distribuer aux personnes qui sont dans le besoin puisqu'il y a des personnes qui sont dans le besoin à Calais et donc la communauté ici présente m'a indiqué qu'il y
avait
un arrêté qui est l'interdisé. J'ai dit que j'étais au courant puisque c'est précisément la raison pour laquelle on m'a dit qu
'on
me verbaliserait. Bon, on enverra l'amende au ministre. J'invite les collègues à le faire
pour
ceux qui ne sont pas très fans des jeux vidéo. Néanmoins, si vous avez le temps de faire un petit passage par un jeu vidéo à succès du moment qui s'appelle Watch Dogs
dont
l
'histoire
de ce jeu c'est justement une société panoptique où tout le monde est surveillé tout le temps et où il y a des gens qui, pour s'opposer au système finissent par essayer de le pénétrer.
C
'est très intéressant. Demain, le monde que vous nous préparez c'est celui-là.
Écoutez,
je
pense qu'aujourd'hui on ne peut plus dire ce qu'on veut. Je l'ai vu dans l'hémicycle dès que vous prenez la parole vous critiquez le
capitalisme on vous met dans la case extrême gauche. C'est supportable. Pas mal, hein ? Est-ce que ça peut être un avenir pour vous
?
J'en sais rien,
en
tout cas moi je sais que l'humour je l'utilise beaucoup et là en l'occurrence quand j'ai imité Nicolas Sarkozy ça a servi parce que c'était un texte de loi sur la fonction publique tout le monde se foutait et très peu d'articles de presse sur le sujet. Je fais l'imitation ça fait marrer tout le monde bim, plein d'articles de presse la loi fonction publique machin, etc. Donc c'est une arme ? Oui.
Oui,
et c'est moi. Je n
'ai
pas l'impression d'être quelqu'un d'autre en faisant ça, quoi. Je ne me force pas. D'ailleurs, je suis plutôt obligé de me réfréner la plupart du temps.
...
des suppléantes de Hugo et je suis très heureuse d'avoir ce moment de parole pour débuter cette rencontre
ce
bilan et pas rien
il
s'en est passé des choses je me rappelle au début quand on s'est battus et que Adrien et Hugo étaient ben voilà
tout
frais
c
'est pas qu'ils sont ils ont quand même une fraîcheur encore mais ils étaient
jeunes et débutants
et comme nous tous aussi moi en tant que militante
France
Insoumise
moi
je suis comédienne metteur en scène et on a formé un binôme pour ces législatives qui était bien agréable évidemment moi j'amène un grand sujet sur la table à chaque fois c'est la culture nécessité d'en parler d'en reparler
l
'arsen l'attend
donc
je ne sais pas si
si
je suis bien
et
étant un sujet absolument primordial
je
vais faire court moi j'ai je suis admirative
de
ma place de citoyenne militante inconditionnelle France Insoumise pas toujours sur le terrain et bien sûr avec un métier qui me prend beaucoup de temps j'ai pas pu être militante comme je m'en excuse aussi auprès de mes de mes camarades de la circonscription
j
'ai pas pu être dans des rencontres ou des bilans précédents parce que j'étais sur scène
et
voilà c'est comme ça c'est aussi on est des des gens de terrain
donc
moi je les ai vus je vous ai vus avancer dans des dans des grands sujets importants essentiels prenant prenant le relais combien de fois on a dit attention
c
'est il faut écouter la base il faut écouter
les
gens qui sont sur le terrain qui rencontrent
ben
voilà la population les difficultés ici ou là
c
'est absolument essentiel
que
que que que ça se fasse dans les
dans
les deux sens la circulation de la communication et le relais
et
voilà donc moi déjà je voulais
vous
vous remercier vous saluer
et
voilà vous dire que c'était un bilan de
de
bras de fer des fois ça doit être dur d'amender d'amender puis de de savoir que de toute façon mais on en nous moi je parle de là où j'étais sur sur avec des camarades comédiens ou
avec
qui on avait des discussions sur ça avec des relais aussi essentiels qui nous touchent et qui ont été si c
'est
rejeté rejeté rejeté rejeté n'empêche qu'on a entendu on a entendu une opposition qui était là qui était digne
enfin
dans notre dignité celle qu'on défend de l'humain avant tout social culturel écologique enfin voilà les grandes valeurs qu'on défend simplement pour démarrer ce cette interro
alors
moi j'ai eu peur au début parce que je me suis dit oh là là mais ça m'a fait un peu peur ça m
'a
fait un peu école je me
suis
dit mais comment il va comment il va faire
mais
tout à coup je me suis dit ah oui c'est vrai c'est Hugo Hugo avec son humour Hugo avec ses ses pirouettes qu'on aime aussi Hugo que j'ai vu sur des sujets aussi
je
trouve qu'il est allé au charbon et que tous les deux vous avez pris une épaisseur et une beauté d'homme politique à côté de femmes politiques magnifiques aussi enfin voilà donc c'était un bravo c'était ça j'ai convié puisque j'ai la chance de travailler en ce moment avec Franck Van de Castel sur un hommage à Jean Ferrat
et
fin
donc qui
va passer à Lille un jour vous serez conviés à venir nous voir en concert
et
on a on a la grande chance aussi qui est venue nous aider
à
faire ce on voulait faire ce petit cadeau d'une chanson parce qu'on s'est dit
pour
parler de culture ben il faut en faire
et
comme on chante du Ferrat ben on s'est dit on va chanter du Ferrat
et
on s'est dit quoi qu'est-ce qui serait bien
et
on s'est dit une chanson peut-être essentielle c'est ma France
donc
merci Manu Paris est un musicien et qui fait partie de notre groupe qui est venu c'était simplement ma petite introduction je pense qu'on va pas dépasser les 10 minutes pour les organisateurs je pense que ça va être pile poil
ce
qu'il faut alors bien sûr cette chanson en fait on la chante à 4 normalement donc là comme on est 2 voilà j'ai une antisèche parce que je ne connais pas la chanson et on va vous la faire sans faire à la bonne franquette comme on sait faire le micro je le tiens c
'est celui-là
et
vous savez pourquoi je vous dis ça parce que vous avez vu que je ne
sais
pas si le micro il faut que
il
n'y a pas le micro pupitre ça y est vous m'entendez bien bon impeccable
vous
vous demandiez qui c'est celui-là parce qu
'on
avait fait un petit pour vous inviter à venir se voir un peu calé pour ainsi dire en vous disant bon c'était moi il
n
'y
avait
pas les chats parce que ça aurait été un gros indice quand même donc on s
'est
dit qu'on n'avait pas trop donné d'indice
parce
que le motif de
de
la
politique pour laquelle la
politique
aussi
pour intérêts au delà des sympathisants des gens qui regardent déjà les émissions de télé etc de faire en sorte que ceux qui sont éloignés
et
pourtant les premiers concernés dans le pays se réapproprient les enjeux collectifs et les enjeux d'intérêt général
alors
voilà on s'est dit et je dois vous dire je vais tout vous raconter c'est que quand on a fait le flyer
on
s'est demandé est-ce qu'on met c'est qui celui-là qui c'est ce type et lui c'est qui enfin on avait plein de voilà et à la fin j'ai tranché en disant qui c'est celui-là sans même savoir que c'était une vieille chanson
bah
oui mais maintenant qu'on élise des jeunes députés qu'est-ce que je voulais que je vous dise moi j'y peux rien bon mais j'avais déjà entendu l'air j'avais déjà entendu l'air
non
en tout cas vraiment je suis heureux d'être là ce soir j'ai dit que je faisais une introduction courte pour qu
'on
puisse être dans l'échange c'était l'objectif de la soirée qu'on soit dans l'interactivité mais avant avant il faut que je remercie un certain nombre de personnes
d
'abord la fanfare parce qu'ils nous ont accueillis en musique
et
donc c'est la fanfare du groupe
et
on aura l'occasion de les retenir d'ailleurs à la fin ils reviendront jouer avant qu'on passe aussi quelques musiques
et
je dois vous dire que c'est important pour nous c'est important pour moi
que
la politique ce soit aussi quelque chose où on se sente à l'aise
où
on passe un bon moment
que
ce soit joyeux
même
si on parle de sujet
même si
on parle de sujet important
que
à chaque fois
on
est à coeur de faire en sorte que ce soit la convivialité qui prime la joie et la bonne humeur parce que sinon comment
faire
de la politique si c'est juste pour raconter les malheurs et rien changer l'objectif central c'est bien le bonheur l'accession au bonheur
c
'est ça l'objectif que nous partageons
donc
je vous invite pendant que je parle si vraiment vous êtes à court
à
sec pour ainsi dire vous pouvez vous diriger vers la buvette qui est juste là-bas discrètement évidemment pour pas déranger ceux qui écoutent doctement ce que je vais raconter et puis à vous servir à manger parce que ça fait partie des objectifs qu
'on
s'est fixés
les
remerciements suivants vont aux militantes et aux militants
même
ce genre d'événement qui est mon mandat de député est possible
c
'est pas c'est impossible d'organiser tout ça avec mes bras mon équipe parlementaire que je vais remercier après évidemment d'attacher par le monde
il
faut qu'il
y ait
une implication militante
en
gros je vous le dis différemment on a un plus de 60 000 d'ailleurs vous ne pouvez pas les distribuer à 4 c'est l'équipe que j'ai autour de moi 3 personnes plus moi c'est pas possible donc un grand merci on pouvait les applaudir aux militants et aux militants
qui
permettent l'événement de ce soir
qui
permettent qu'il
y a
un camarade à la buvette une camarade qui perd la soupe etc et c'est important de le redire rien n'est possible c'est une implication du grand nombre évidemment c'est la ville d'Elem qui nous prête la salle comme d'habitude généreusement et que c'est une belle salle qui nous a
fait
de faire ça en de bonnes conditions du côté du métro c'est important
c
'est
aussi
peut-être parce que j'ai eu la faiblesse de croire que c'est à LM qu'on vote le plus pour nous
il
paraît voilà on peut applaudir les élémoises et les élémois évidemment remercier les élus de la circonscription qui sont là ce soir les élus insoumis particulièrement mais il n
'y a
pas que des élus insoumis j'ai vu
il
y en avait quelques autres et c'est important que votre présence traduise aussi l'avancée dans la bataille politique nous on a sans doute à un moment donné la pointe avancée avec Adrien l'objectif était justement qu
'on
se démultiplie qu'on soit plus nombreux dans la bataille politique en conseillers municipaux conseillers régionaux conseillers départementaux c
'est compliqué
donc on verra
mais
en tout cas
on
est vraiment dans cette bataille de conquête du pouvoir remercie Adrien qui me fait le plaisir d'être là ce soir et qui si vous le voulez dédicace son livre Génération Mélenchon qui est sorti hier c'est quand même tout frais et en tout cas ça me fait vraiment chaud au coeur que tu sois là Adrien parce qu'on a mené tous ces combats là ensemble on a encore un paquet à mener ensemble évidemment remercie votre équipe parce que vraiment
je crois
qu'on n'imagine pas exactement ce qu
'il faut d
'arriver à ce résultat là ce soir il y
a
ce qu'on est en train de vivre ensemble et il
y
a ce qui est avant il y a l'installation des petites lumières qui sont là le vidéoprojecteur mettre le pupitre imprimer le bon truc qui est là pas oublier l'écran qui est là qui me permet en lien avec Clémentine qui est derrière puisqu'elle me relaie et je vois les commentaires qui sont sur Twitch sur Youtube sur Facebook sur Twitter parce qu'on a voulu que la soirée soit interactive pas juste avec la salle mais aussi avec ce qui se passe sur les réseaux sociaux alors j'ai les comptes
on
est plus de 150 personnes dans la salle déjà c'est pas mal et surtout surtout
je
fais l'addition on est plus de 100 en même temps en direct
et
ça c'est une nouveauté aussi dans l'implication politique nous sommes en fait en réalité 350 là ce soir et j'ai même vu quelqu'un sur Twitch qui m'a dit je suis à Édouard je le regarde depuis mon canapé
alors
je lui ai dit viens boire une bière
il
nous entend le coucou je crois que c'était Yvan 59 je sais pas quoi j'ai plus
le de
l'intéressé
donc
je remercie évidemment Simon qui a la technique Antoine qui est avec moi sur Paris et Clémentine parce que sans eux c
'est
absolument impossible
c
'est d'ailleurs que l'ombre
ne peut
pas être bon
dans
la lumière on ne
peut
jamais l'oublier les collaborateurs de groupe à l'Assemblée Nationale qui depuis longtemps nous fournissent les munitions en quelque sorte qui nous permettent ensuite de briller plus ou moins en fonction de l'heure de la nuit évidemment parce que ça c'est mais de briller
en
expliquant nos arguments évidemment sur mes collègues mais 16 autres du groupe
bon
Adrien est là notre nouvelle présidente je ne
vais
pas tous les citer mais en tout cas sachez que pour moi après ces 4 ans c'était une et ça continue et ça continuera d'être une aventure humaine extraordinaire
où
je le dis très directement
c'est une aventure
politique où on peut discuter ensemble on se fait confiance c'est agréable d'aller en réunion de
groupe et
c
'est un point
de comparaison sauf les retours qu'on a dans les couloirs des autres collègues vous savez ce matin c'était horrible en réunion de groupe et puis lui puis j'ai pas pu parler et puis machin il a eu la motion c'est absolument pas chez nous ça n'a absolument rien je suis sidéré à chaque fois de voir le comportement des autres groupes des autres députés où ils sont là en train de se tirer dans les pattes en permanence tirer la couverture aux uns et aux autres et où nous on est vraiment dans la complémentarité ce qui fait qu'à 17 vous avez l'impression qu'on est 100
c
'est à dire que les autres quand ils sont 150 il y en a 10 qui essayent de tirer la couverture à eux donc vous avez l'impression qu'ils sont 5 voilà donc c'est pour vous donner ces choses un grand merci à mes collègues
c'est
qu'on
a dit bonheur
politique
même
si
c'est
difficile compliqué politiquement et j'y reviendrai
je
dois dire je fais une précision qui n'est pas juste une petite précision
ce
soir
je
ne parlerai pas et je ne répondrai à aucune question
qui
ont un lien
avec
l'élection présidentielle
je
sais c'est pas le président mais on va y arriver
et
aucun lien dans
l
'infraction du code électoral je vous le explique le code électoral dit que nos députés qui ont fait un bilan de mandat comme ce soir par exemple ne doivent pas servir
d
'autre chose que le bilan du mandat
et qu'ils
profitent d'une campagne
mais
aussi on a fait une question de campagne présidentielle par
ailleurs voilà
je suis
un coup
de poids et non tout ça mais ce sera pour ce soir évidemment
vous
comprenez en creux sans doute les perspectives à venir je n'en doute pas
je dois
dire que
après
4 ans
déjà
j'ai 4 ans plus premièrement alors j'ai réussi à maintenir un poids correct
voilà
contrairement à d'autres parfois
c'était
pas gagné
et
j'ai pas mis beaucoup du mien en vérité donc mais voilà bon qui fait que ça c'est un peu positif je suis vraiment parce que quand je regarde quand on regarde les vidéos des meetings qu
'on
faisait ou juste ma première prise de parole à l'Assemblée nationale qui était la motion de rejet préalable à la 6ème prorogation de l'état d'urgence sanitaire non pas sanitaire de l
'état
d'urgence tout court pardon j'ai implanté en réalité c'était 30 minutes à l'époque c'était le bon vieux temps on pouvait pas 30 minutes c'est fini ça et j'avais préparé cette intervention avec mes papiers jusqu'à 3h
etc
bon la plupart du temps je parle sans papier parce que parce que j'ai pas le temps de préparer ce que je vais dire donc si on veut dire tout ce qu'on a à dire il faut qu'on l'ait déjà dans la tête et qu
'on
soit rompu à cet exercice de la prise de parole aux dépotés et qu'on puisse avoir les arguments comme ça qui viennent absolument tout seuls et qui sont correctement
je veux dire oui
quand vous vous
voyez le matin midi
et
soir week
-end et jour férié au bout d'un moment je suis plus efficace et je crois que je ne suis plus le même bon je continue avec pâté
voilà
des fois il y
en
a bien donc j'essaye dans le lot il y
en
a toujours une qui et pour autant j'ai essayé aussi de rester le même en tout cas à titre privé parce que c'est important de faire son engagement public sa vie privée de ne pas se désocialiser soi-même de ses proches de ses amis parce que vous êtes vite à paix par un autre univers par un autre monde à l'Assemblée nationale à Paris vous rencontrez des ministres des pots il n'y
a
jamais de bière d'ailleurs parce que là-bas ils ne boivent pas de bière
bref
donc je continue de rester de rester moi-même
je
vais aller vers ma conclusion de mon introduction
avant
qu'on passe aux choses sérieuses
je
vais dire que on commence par
la
6ème prorogation de l'état d'urgence et je vais sans doute terminer on termine 28 février par là notamment au mois de janvier j'aurai la chance l'honneur le privilège de pouvoir
sur
un de nos textes parlementaires sur le blocage des prix voilà et avec le camarade Jean-Luc puisque vous savez que c'est un axe important de cette campagne présidentielle et surtout dans le moment politique de bloquer les prix des détenus donc je serais très honore par cette dernière ligne droite d'enfin à pouvoir faire ce que je n
'ai
pas pu faire pendant les 4-4 années c'est-à-dire être en bas au banc tout en bas dans l'hémicycle vous voyez là de la lutte contre la délinquance économique et financière c'est aussi le rapport sur la protection des lanceurs d'alerte pour transposer la directive européenne on l'avait fait en avance de phase dans une précédente niche ce n'était pas aller jusqu'à l'hémicycle parce que le Covid est passé par là évidemment mais en tout cas cette
elle
a abouti à un texte qu'on a voté la semaine dernière en première lecture à l
'hémicycle
et qui a repris une bonne partie de ce qu'on s
'est
proposé donc c'est peut-être un des rares moments dans la mandature où je peux me sentir un peu directement utile évidemment et puis la commission d'enquête que j'ai pu présider sur l
'indépendance pour
retrouver un peu tout ça dans ce beau document qu'on vous a fait
j
'ai voulu faire un truc sérieux en première de couverture
parce
qu'en quatrième c'était moins moins sérieux évidemment comme 5AC il fallait aussi que ça me ressemble ce bilan de mandat et vous retrouvez tout ça tout ça là-dedans dans ce beau document qui est aussi disponible en ligne sur internet évidemment
d
'autres batailles que j'ai pu mener
et
je me dis
c'est
pas une petite bataille en fait c'est pas si anégatif que ça c
'est et
parce que je sais qu'il est dans la salle le brasseur c'est d'avoir mis la moulin d'asque à la buvette de l'Assemblée Nationale
le
banc il est là je sais pas où il est
c
'est tout coup elle est là-bas salut le banc
et
d'ailleurs je vous invite à déguster la moulin d'asque brut IPA qui est un excellent vraiment c
'est par
contre on
ne
buvait pas trop 8 degrés 5 quand même
voilà c'est
vendredi c'est vendredi c'est vendredi c'est vrai on n'a pas mis on n'a pas choisi la date au hasard je tiens à le préciser quand même
que
comme il fallait qu'on puisse rester et se dire que le lendemain on ne travaille pas même si il
y a
beaucoup de gens
dans
ce pays il ne faut pas et je m'y suis investi aussi dans ce domaine pas juste à la buvette pas juste en les buvant mais dans les groupes d'études voilà il y a un groupe d'études sur la filière brassicole à l'Assemblée Nationale et c'est un enjeu
vous
n'avez plus de 100 brasseries
80
brasseries
très
grosses il y a eu un gros mouvement de reprise de brasserie artisanale donc maintenant vous avez absolument une procédure extraordinaire bon la brute hyper on en a pas vous avez bien à l'hibiscus au poivre
vous
avez au power
il faut
que j'en joue bref il y
a
une filière
il y
a des céréales il y a du mal il y a de la grèche en fin de ligne il y a du vert
du
vert il y a du houblon et tout ça ça doit se structurer parce que tous ceux qui veulent faire des bières bio artisanales
ne font
pas tous les ingrédients et ça nous impose nous aussi en tant que pratique de créer l'écosystème qui puisse on puisse la
beauté
des produits le temps
et
puis je
terminerai
en disant
que
ce bilan c'était aussi quatre années assez extraordinaire on a vécu des trucs en tant que parlementaire en tant que député dans l'actualité politique qui étaient quand même et qui sont et qui restent encore un peu hors du commun
le
premier vrai hors du commun
est
-ce que vous savez ce que c'est
? un
B
c
'est pas Bernal ici vous avez oublié merci on peut l'applaudir
c'est
pas Alexandre Bénalard la camarade qui a trouvé la bouche évidemment ça a été quelque chose vous vous souvenez c'est interrompu cette commission d'enquête aux députés qui n'a pas en plein milieu de l'été au mois de juillet les réformes constitutionnelles complètement littéralement
c'est
pas un événement comme ça dans un coin pour se faire plaisir parce que ça les a traînés jusqu'au bout bon il a été il a été jugé et condamné en première instance c'était la moindre des choses ensuite on a vécu le mouvement des gilets jaunes mouvement extraordinaire dans ce pays extraordinaire
c
'était la mobilisation sur la réforme des retraites
et
on a fait on a pris notre part de la bataille avec Adrien notamment pour les faire suer le plus possible gagner du temps organiser la mobilisation faire circuler les argumentaires et
sinon on
t'attrera le Covid à tuer la réforme des retraites
bon on
va pas remercier le Covid
pour les combattre et
enclencher le 49.3 quand même que ça nous pendait au nez donc tout
ça
il y a un déclinage de 30 secondes si je me fais beaucoup je me verrai pas donc écoutez on va commencer pour chauffer un peu l'ambiance et qu'on puisse commencer cette période de questions réponses on sait toujours que dès qu'on dit alors qui a une question souvent personne n'a de question c'est toujours un peu compliqué les gens sont pas très chauds etc donc on a une idée j'ai désigné 4 de nos clics municipaux
pour me
poser les 4 premières
questions j
'ai déjà mis un impératif 2 minutes comme à l'Assemblée nationale et de ne pas me dire ce qu
'ils
allaient poser comme question évidemment la prise de risque est assez faible je crois pas qu'ils vont me poser des questions
mais
bon comme je me suis dit que pendant les questions au gouvernement les députés avaient le droit de questionner les ministres
je
me suis
dit
pourquoi pas nos conseillers municipaux insoumis pourraient pas me poser des questions à moi pour une fois dans ce sens là voilà donc on va commencer l'exercice de la sorte
et
puis après les questions de la salle les questions sur les réseaux sociaux et puis on enchaînera jusqu'à on a dit 21h30 21h45
vous trouvez
ça trop long et que vous avez trop je vous repasse la consigne vous levez je le prendrai pas mal
c
'est une incitation d'ailleurs absolument très claire et très
là
vous débrouillez-vous vous êtes grand merci à toutes et à tous en tout cas d'être venus si nombreux et si nombreux et puis place aux questions
vas
-y
peut
-être le micro le micro à chef présentez-vous les uns les autres à chaque fois y compris ceux qui me poseront des questions dites-moi qui vous êtes
bonsoir Hugo je suis Chris Ler tribunal de
l
'Assemblée et aussi dans la commission et je m'interroge sur la question de la relation avec les élus locaux sur la police de proximité et les liens avec les polices municipales
que
beaucoup d'élus défendent des ongles les armées d'arbre
de
l'État
ça m
'interroge terriblement ça m'inquiète beaucoup et je voudrais savoir comment on peut nous en tant qu'élus
porter un
rôle à la population mais aussi à nos collègues élus de la majorité comment répondre à nos questions et voir
les
élus en totalement
merci
pour cette première question
alors sur
la police déjà vous redire un certain nombre de choses je vais
qu'on
puisse avoir un maximum de questions
et
les éléments qui sont moins indispensables qu'est-ce que vous pouvez faire en tant qu'élus locaux
sur
ces questions
la question de
l'oeuvre est extrêmement
ce
que l'on peut faire valoir nous comme point de vue c
'est
de dire qu'une police de proximité n'a pas de relation à être armée d'armes létales
d
'accord puisque la relation que vous avez avec vos concitoyennes et concitoyens dépend de la manière dont vous vous arrivez et de la manière dont vous êtes équipé
évidemment
quand vous êtes en manifestation et que vous voyez quelqu'un avec le casque le bouclier qui est là et que vous avez déjà vu peut-être en manifestation pour ceux qui y vont le plus souvent que quand ça sort
y
compris les CRS ou les gendarmes mobiles ont pour
le
signe de taper sur les boucliers pour impressionner les manifestants les faire reculer etc. comme faisaient les romains à l'époque sur le bon
tout
ça c
'est
pas de la démonstration etc. ça se pratique ça a des conséquences concrètes
donc ne
pas avoir d
'armes lancées
en disant je ne suis pas là pour entrer en conflit en tout cas au moins en conflit létal potentiellement de mort et je suis là pour faire de proximité on va dire un argument qui mériterait d'être davantage étendu
dit
répété archi dit
c
'est que les principales victimes des armes à feu des policiers
et
des policières sont les policières et les policiers eux-mêmes
par
le sujet
ça
vaut pour la police nationale ça vaut pour la gendarmerie nationale ça vaut pour la police municipale
d
'accord
c
'est important de le dire alors moi les gens de droit qui disent ah ben oui ils ne
sont
pas armés vous
tirez
sur le terroriste qui passe pas dans les rues et qui restera attendant
ce
que je vous dis c
'est
que cela ferme les yeux sur tous les morts de la police des policiers eux-mêmes par leurs armes de service et que ça reste une profession avec les réguliers qui est le plus exposée au suicide dans le pays donc ça nous impose d'avoir une réflexion
alors
de là
ce
qu'on peut faire ce que peut faire une municipalité dans l'état actuel de la loi dans lequel on se trouve c'est de dire que la police municipale soit complémentaire avec la police nationale c'est à dire à contrario qu'elle ne le fasse pas de la police nationale et qu'elle soit dans une action de proximité en lien avec les citoyennes et les citoyens de prendre le pouls de ce qui peut se passer dans un quartier de ce qui peut y avoir de comment je vais dire ça
qui
passe sous les radars en général parce que quand on regarde les enquêtes qui sont faites sur les questions d'insécurité vous demandez aux gens
s
'ils ont un sentiment d'insécurité et les situations qui les mettent le plus en insécurité il y a bon il y
a
les transports en commun mais ça il y a des caméras partout il y a déjà des brigades spécialisées pour les transports en commun etc donc prenez que les caméras ça ne vous fait pas plus vous sentir en sécurité je mets ça de côté mais vous avez compris l'argument et ensuite
ce
que disent notamment les femmes quand on fait des enquêtes
c
'est que le manque d'éclairage la nuit
est
un des principaux facteurs du sentiment d'insécurité
donc
si vous voulez diminuer le sentiment d'insécurité il faut mettre de la lumière
ça
vous paraît bête je vous disais que c'est de la responsabilité du maire ou de l'intercommunalité en fonction des cas de figure le policier municipal il doit être en capacité de pouvoir percevoir ça de le faire remonter pour qu'il y
ait
une mise en œuvre derrière le policier municipal il doit être en capacité d'être à la sortie des écoles pour faire traverser les enfants et non pas de se dire que c'est pas leur boulot c'est pas ce qu'ils ont à faire etc ça c'est ne pas comprendre ce que c'est véritablement le métier de policier de proximité être à la sortie de l'école et faire traverser les enfants ça ne veut pas juste sécuriser les enfants quand ils traversent la route et je ne
vous
dis pas qu'il faut qu'ils le fassent tous les jours mais un coup de temps en temps ça veut dire
donc
ça veut dire savoir ce qui se passe potentiellement dans le quartier quelqu'un qui vous a le pas il dit au fait vous n
'avez
pas vu il s
'est
passé ce truc là vous n'étiez pas au courant et donc ça vous permet ensuite d'avoir une réponse à propos sur ce qu'il convient de faire en matière de
policier c
'est ces choses là qu'il faut qu'on peut défendre aujourd'hui mais ce qu'on a défendu dans l'hémicycle dans ces quatre dernières années et notamment sur le loi
c
'est que c'est
mal c
'était question de donner à la police municipale des prérogatives de la police judiciaire c'est à dire les prérogatives de la police nationale par titre d'expérimentation
qu
'est-ce que c'est que cette hypocrisie vous finissez par avoir des policiers municipaux qui ont les mêmes uniformes
les
mêmes attributions en général les mêmes compétences c'était ce qu'on voulait faire en leur démultipliant les compétences pour les aligner sur les policiers nationaux arrêtez cette hypocrisie intégrons la police municipale
et c'est
la proposition que nous avons faite d'intégrer la police municipale à la police nationale
parce
qu'ils sont 23 aujourd'hui les policiers municipaux dans le pays supprimer la BAC
et
la remplacer par une véritable police de proximité et que tous ces effectifs feraient un socle allez on pourrait dire grosso modo entre 25 000 et 30 000 policiers répartis sur tout le territoire
sur
tout le territoire la zone police évidemment on ne
parle
pas de la gendarmerie de sorte à ce que ça corresponde aux besoins parce que vous avez quelque chose d'extraordinaire aujourd'hui c'est que et je trouve que ce n
'est
pas juste pour les deux situations vous avez des communes qui mettent un paquet de pognon sur la table plein de policiers municipaux et je trouve ça pas juste parce qu'on sait qu'il ne reste plus grand chose pour le budget parce que ça coûte cher quand même ces missions de sécurité bon et des fois on a bien que les écoles ils mangent un peu mieux donc le budget cantine c'est dans la même c'est la même commune donc ce que vous mettez à un endroit vous le mettez pas ailleurs et puis les communes qui n'ont absolument aucune police municipale on peut dire que c'est pas normal non plus parce que c'est un choix politique de la mairie donc on pourrait faire en fonction des besoins du nombre d'habitants etc.
avec la double autorité c'est ce que nous avions proposé dans le texte sécurité globale la double autorité du maire et du préfet pour ces policiers nationaux qui seraient affectés à un territoire donné à une aire géographique donnée je dis une aire géographique parce que ça pourrait être plusieurs communes si c'est en périphérie urbaine ou simplement un quartier si c'est en hypercentre parce qu'il faut que ce soit à taille humaine et à partir de ce moment là on peut recréer des liens c'est à dire que les policiers savent qu'ils ont en face de l
'honneur qui
est à qui il travaille en tout cas dans quel quartier il se balade et connaissent les gens et les gens connaissent le policier c'est un contrôle réciproque
c
'est un contrôle réciproque de l'action de police et c'est ça qu'avait mis en place Pierre Jox à l'époque appelé l'île l'otage je
sais
pas j'ai rien inventé j'ai pas inventé et c'est ça qu'il faut faire et quand je vous dis la double autorité très clairement en fait le policier national le policier national de proximité affecté à L.M. par exemple
il
serait sous l'autorité
c
'est à dire au côté
du
maire d'L.M. pour
faire
les arrêts
parce que
c'est quand même
du
maire et en même temps faire les tâches de police
de
la police nationale de sorte à ce qu'on arrête ces trucs des informations qui circulent et des problématiques de guerre de police ou en tout cas de concurrence et de compétition et que
de
sorte à ce que le policier qui trouve que c'est n'importe quoi dans telle commune ou que le maire confond la police avec la police du maire
pas
la police de la commune la police du maire c'est pas la même chose et que celui-là puisse d'une le faire valoir auprès de l'autorité hiérarchique le préfet et que si ça lui convient pas qu
'il
puisse faire sa mutation pour aller dans une autre commune dans un autre service etc. et que tout ça puisse bouger j'ai pris un peu de temps sur cette histoire de police principale de police nationale etc. parce
que
vous comprenez bien l'articulation de ce que nous avons défendu ces cas dans les médecins et notamment sur le texte de loi de sécurité globale et d'ailleurs en face il n'y avait pas d'argument
quand
nous proposions ça il n'y a pas eu d'argument
ils
se sont tués que ce soit au banc que ce soit les autres groupes politiques etc. parce qu'ils n'y
ont
pas pensé c'est pas leur c
'est
pas leur truc
oui
c'est marqué plus court Hugo en gros j
'ai
vu
j
'ai vu tu as raison tu as raison on va passer à la deuxième question et je note ou alors il y
a
une petite question de Facebook entre deux qui avait un lien c'est ça avec le sujet première question ah oui et puis il y
a
eu l'affaire effectivement du décès de Célome et Matisse qui a eu lieu alors c'est pas dans la circonscription c'est juste à côté mais on s'en fiche c
'est
pas le sujet de savoir si c'est pile dans la circonscription ou pas il y a un sujet quand même sur la question des violences policières et des actes qui peuvent se passer avec la police
en
matière d'enquête judiciaire c'est pas possible il
y a
une vraie difficulté où vous vous retrouvez à quand vous contestez l'action de la police vous vous retrouvez en fait dans le tribunal pour lequel les policiers travaillent avec les mêmes magistrats c'est une situation extraordinairement aberrante en fait en réalité et donc il y
a
des propositions qui avaient été faites notamment par l'avocat Arié Halimi
qui
étaient de dire nous pourrions peut-être par principe dire qu'on dépaysse des affaires vous savez dépayser c'est à dire qu'on le met dans le tribunal de l
'autre
côté pas dans celui dans lequel travaillent les policiers habituellement avec les magistrats parce que quand vous êtes magistrat du siège ou du parquet et que vous faites des enquêtes avec des policiers et que demain vous devez faire une enquête sur les policiers qui par ailleurs font des enquêtes avec vous
c'est
un peu compliqué
c
'est le principe on part pour partout quand même cette histoire donc c'est le genre de proposition politique que nous avions aussi formulé on l'avait formulé en annexe
parce
qu'on peut faire des contributions en annexe des fois on nous laisse le droit de faire ça sur la commission d'enquête sur le maintien de l'ordre et les violences policières qui avaient été demandées par le groupe socialiste et vous avez une belle contribution du groupe de la France insoumise sur ces questions là et qui reprend ces propositions évidemment la majorité n'en a rien à faire et n'en a rien fait je vous laisse déduire la suite de mon propos deuxième question deuxième question
parce
que je suis pitre et après je suis pitre
ah
elle était bien on la retient
moi
c'est Catherine Boutet je suis élue minoritaire à Bineuf-Dasc voilà je suis tombée assez tard dans la politique poussée par les camarades et c'est vrai que jusqu'ici je ne m'interrogeais pas très bien sur ce que faisait un député et je n'avais jamais imaginé d'ailleurs qu'un député puisse être aussi proche de nous enfin voilà avec les mêmes goûts et puis aussi accessible voilà moi je voulais te demander Hugo si tu retenais qu'une chose dans les choses que tu as faites pendant ce mandat la chose dont tu es le plus fier donc tu avais ton arme là donc voilà la bataille que tu as préféré mener et qui te rend le plus fier
merci pour la question alors c'est très compliqué comme question mais la réponse pour moi je ne
vais
pas dire qu'elle est évidente mais celle-là elle est importante c'est la commission d'enquête sur l'indépendance sur les obstacles à l'indépendance de la justice parce que on était dans un moment politique vous savez on a été perquisitionné au siège de la France Insoumise au siège du parti de gauche 15 autres camarades à leur domicile y compris des gens qui étaient avec Jean-Luc Mélenchon qui ne travaillaient plus avec lui depuis au moins 3 ans ou 4 ans qui voient débarquer les policiers à 7h du matin comme ça dans une opération coordonnée à travers le pays bon ça nous a énormément interrogés je travaillais déjà depuis le début du mandat sur les questions de justice en complément en arrêté avec celle de sécurité de police et autres
et
on s'est dit spontanément attendez il y
a
un problème là c'est pas possible d'habitude ce genre d'opération c'est réservé au grand banditisme et
pour
avoir travaillé avant au ministère de l'intérieur comme chacun sait
il
y
a
des magistrats
qui
pleurent matin midi et soir pour avoir autant de policiers pour pouvoir faire des perquisitions comme celle-là dans certaines affaires
et
à qui on dit oh non c'est pas possible on n
'a
pas assez d'effectifs on n
'a
pas assez de moyens etc. et je le savais à ce moment là
et
donc il y avait cette intuition de se dire attendez il y a un problème d'indépendance avec la justice dans ce pays il y a au moins un soupçon à minima d'un certain nombre de magistrats qui pourraient être en service commandé de la part de l'exécutif ou d'autres personnes ça peut être de certains journaux etc. puisqu'on voit des fois des circuits assez bien organisés où vous avez un article qui sort dans la presse puis l'ouverture d'une enquête puis etc.
et le timing est toujours à interroger évidemment comme chacun sait et puis on s'est dit bon il faut ok on a réagi à chaud il y a eu beaucoup de retours là dessus comme chacun sait ça a été une période de compliqué et il faut aussi qu'on sorte de ça par le haut et qu'on regarde à froid
ce
qu'il en est qu'on ouvre la boîte
qu
'on rentre à l'intérieur de l'institution judiciaire
qu
'on regarde qu'on aille vérifier qu'on aille questionner interrogé
et
ce travail là en plus
d
'être dans ces circonstances là aura permis
la
première fois dans l'histoire de cette république que des auditions
soient
toutes
à
l'exception de deux publiées
et
que vous ayez pu voir et que
vous
les voyez
elles sont
disponibles toujours sur ma chaîne sur le site de l'assemblée évidemment mais plutôt sur ma chaîne c'est quand même mieux si vous êtes abonné abonnez-vous donc
vous
pouvez voir
vous avez
pu entendre répondre à des questions parlementaires et expliquer ce qu'il fait dans son quotidien le procureur général après la cour de cassation personne n'avait pu entendre le président du tribunal judiciaire de Paris personne n'avait jamais entendu parler le vice-président du conseil d'état et vous expliquer ce qu'est le conseil d'état son histoire ce qu'ils y font les activités du conseil d'état et ce qui s'y passe à l'intérieur et puis les problématiques qu
'il
peut y avoir de statut est-ce qu'ils sont des magistrats aujourd'hui ce ne sont pas des magistrats pourquoi ça ne deviendrait pas des magistrats personne n'avait jamais pu voir et rencontrer l'association française des magistrats instructeurs qui regroupe les juges d'instruction et de les voir questionner sur ces sur ces sujets là personne dans les syndicats de magistratie on les entend et tant mieux et j'espère qu'on continuera de les entendre je fais coucou à certains d'entre eux et c'était pour nous un travail monumental mais qui a été d'utilité publique pour des tas de gens et des tas d'enseignants chercheurs
d
'étudiants de journalistes m'ont et nous ont remercié au groupe de la France insoumise d'avoir pu leur fournir cette matière première à réflexion
à
réflexion et ce n'était pas des réflexions biaisées ce n'était pas des questions prévues à l'avance sympathiques agréables voilà pour ceux qui ont vu les deux interrogatoires on peut dire ça comme ça oui commission qui ont eu enfin les deux auditions qui ont eu lieu de Catherine Chant-Renaud qui est l'ancienne procureure de la République de la Cour d'appel de procureure générale je vais y arriver procureure générale de
la
Cour d'appel de Paris bon ben voilà c'est des moments politiques extraordinaires quand vous voyez que les auditions que vous conduisez avec Elia Noulette l'ancienne procureure du parquet national financier vous explique qu'elle a subi des pressions dans l'affaire Fillon de la part de Madame Chant-Renaud et que vous avez les articles de presse en pleine commission d'enquête que les gens s'intéressent à ce qui se passe dans votre commission ben vous vous dites que vous avez fait oeuvre utile que vous avez fait avancer le débat
et
quant à la fin vous avez un Éric Dupond qui
est
obligé par la force des choses d'expliquer que quand même il faudrait que la justice soit plus indépendante s'il a changé
et
même
de croire
que c'est du
débat j
'en profiter moi-même aussi pour mettre le débat je vous rappelle qu'il y
a
une mise en examen en ce moment et que j'étais l'un des plaignants d'ailleurs même si je me suis fait jeter par la Cour de justice de la République mais bon ceci est une autre histoire donc vraiment c'était ce sujet là qui a pour moi été marquant parce que c'est plus de 40 je sais plus combien 48 auditions donc des heures incalculables en plus au milieu de ça on a eu le Covid je vous rappelle donc ma commission d'enquête à un moment donné je suis plus de commission d'enquête après il fallait faire des visios par Zoom en l'occurrence avec l'Assemblée nationale donc il
fallait
que l'Assemblée nationale remette en place le dispositif flèche publique que tout le monde a
bon
c'était c'était un moment politique pour moi qui a été vraiment très très important très utile et ce qui fait que je peux déjà vous dire que le livret non je peux pas vous le dire parce que Dieu nous a dit que je parlais pas de la présidentielle bah ouais je peux pas je peux pas voilà
donc
je vous dirai pas ce que j'ai envie de vous dire
mais
vraiment la justice
en
vrai c'est un bien précieux quand vous avez vu l'affaire des gilets jaunes et tous ceux qui sont primo délinquants aller faire de la
plus judiciaire
à son prolongement et que ce n
'est
pas une application normale et banale de la loi comme devrait le faire normalement la constitution judiciaire dans ce pays voilà
c
'est rôle
question
suivante
c
'est Antoine qui est ici oui
bonsoir
bonsoir à tous bonsoir à
tous bonsoir
à Go bon moi je pourrais te poser la question quand est-ce qu'on se fait une partie des JOF mais on verra ça au
tour
du biais
très
bien moi je suis Antoine Marzaghe je suis conseiller municipal de Villeneuve-Dasc avec ma caméra Catherine Boutet qui est juste là alors la France Insoumise a été mis a été la l'origine notamment plusieurs très bons travails concernant la loi d'urgence sociale c'est ça que vous appelez on est un petit peu en introduction et par conséquent
aujourd
'hui on sait que voilà le prix du caisse qui augmente on sait que le prix de l'essence augmente on sait que le prix de l'électricité augmente on est dans une conjoncture qui est extrêmement compliqué pour des familles qui sont qui sont déjà de base difficilement intégrées socialement sur Villeneuve-Dasc sur ILM sur toutes les communes de la circonscription on a des logements sociaux on a des personnes qui sont en grande difficulté des personnes qu'il faut aider et par conséquent moi je souscris complètement à la loi d'urgence sociale qui a été proposée la loi d'urgence sociale dans laquelle vous proposiez un blocage des prix donc on va parler un tout petit peu en introduction à savoir il y a vous proposer le blocage des prix notamment des 5 dents réalimentaires les plus vitales tu en fais un rapport bientôt en février c'est ça ?
en
janvier excusez-moi bon bah tu en fais un rapport en janvier moi j'aimerais savoir un petit peu si tu pouvais en dire plus là-dessus quel est ton avis enfin voilà merci
merci je
vous le pose depuis
au
début on a fait sur
le sujet par la
question du gouvernement
on
a dit ah mais vous êtes fous bloquez les prix et puis quoi encore bon alors on l'avait dit des nationalisations mais c'était pas très chaud non plus donc il s'était à deux doigts de dire Venezuela Cuba tout ça c'était pas bon c'était vraiment ça s
'est
joué à pas grand chose
donc bon
on s'est renseigné on a regardé parce que si je vous reprends la situation dans laquelle on se trouve actuellement et les décisions
notamment
dans le budget que nous venons de voter enfin on a voté contre évidemment mais qui viennent d'être adoptées de comment ça fonctionne pour le carburant la question du carburant ils nous disent ben voilà on va faire un chèque de 100 euros à tous ceux qui gagnent moins de 2000 euros etc bon déjà vous avez un problème c'est que il y a des ménages où il y en a certains qui gagnent moins de 1000 euros mais l'autre gagne beaucoup et ils auront quand même un chèque de 100 euros et deux ménages qui gagnent de 2100 euros chacun eux ils auront pas de chèque de 100 euros
c'est
comme ça c
'est
les effets de bord à partir du moment où on
prend
une décision il y a des seuils et tout ce qui s'ensuit ça c'est le premier accueil et puis le chèque de 100 euros il est payé parti en fait ce chèque de 100 euros il vient d'où
? il
vient des impôts
est
-ce que les impôts sont justes et redistributifs aujourd'hui dans notre pays
?
le principal apport financier du budget de l'État ça s'appelle la TVA
que
tout le monde paye y compris ceux qui sont au RSA y compris ceux qui sont aux manches qui sont à la rue et qui
n'ont
pas de sous donc ça c'est extrêmement injuste de redistribuer sur cette part là sur ce dispositif fiscal là y compris 100 euros donc vous payez vos propres 100 euros ça c'est déjà le premier point c'est pareil pour l'énergie d'ailleurs
et
alors on s
'est
dit que le mieux c'était encore de bloquer les prix parce qu'il y avait ceux qui pensaient qu'il fallait changer la TVA mais pareil vous baissez la TVA du coup vous baissez les rentrées d'argent dans les caisses de l'État donc c'est d'autres trucs vous n'allez pas pouvoir financer
les
services publics on retourne en rond quoi la question c'est comment on fait pour s'attaquer à quoi aux dividendes qui sont versés chaque année par ces entreprises pétrolières notamment si je reste sur le carburant parce que si on était dans une situation où amener du carburant l'extraire le transporter l'amener jusqu'à votre pompe si ça ça coûtait plus cher je vous dirais bah écoutez ça coûte plus cher parce qu'il y
a
eu je sais pas des problèmes de production où on paye mieux les gens et à la fin il
faut
que ça se retrouve au prix de la pompe
bon
on pourrait se dire bah ok
mais
c'est pas le cas
ce
n'est pas un problème de production
c
'est un problème de rétention de la production et d'organisation du marché qui fait qu'on pousse les prix à la hausse parce que dans le même temps vous avez Total qui envoie les bénéfices et qui verse des dividendes
qui
se chiffrent à plusieurs milliards d'euros donc donc s'il y
a
un problème conjoncturel à un moment donné peut-être que ce qu'il faudrait réduire c'est principalement et prioritairement les dividendes
et
pour ça il faut donc bloquer le prix parce que quand vous bloquez le prix
ça
veut dire qu'en cascade derrière tout le monde est obligé de s'aligner pour renier sur ses marges alors une fois qu'on a dit ça c'est-à
-dire
ah mais comment on va faire quand même parce que techniquement c
'est
pas si évident que ça
et
puis on était en réunion de groupe et puis là il y a notre camarade de la réunion Jean-Luc Gratnon
à
qui je fais coucou
qui
nous dit non mais vous savez que nous à la réunion
on
a des prix
qui
sont administrés par la préfecture
dont
le prix maximum est fixé par la préfecture 500 produits
et
il y a le carburant dedans il y a l'énergie
je dis
ah bon et
vous
aviez été soviétique à un moment donné ou
non
parce que la réunion c'est la France non
qu
'est-ce que c'est cette histoire alors on a vérifié effectivement dans le code de commerce
il
y a des appareils
40
-2 je crois c'est le premier et puis il y
en
a d'autres 40-40 qui vous
dans la
préfecture
la
préfecture peut fixer des prix alors ils ont créé un observatoire des marges etc qui va aller regarder qui prend combien de marge à quel moment et ensuite la préfecture fixe
alors
le truc marche pas super bien quand même le dispositif en tant que enfin si ça marche mais juste à la fin c'est une décision politique de la préfecture le prix qui est fixé donc ne me faites pas dire que les prix qui sont fixés aujourd'hui à la réunion sont bien
non
ils sont pas bien tout le monde le critique à la réunion les prix devraient être plus bas etc et la préfecture ne fait pas exactement le travail qu'on attendrait d'elle mais il faut dire que derrière la préfecture il y
a
ce qui s'appelle un gouvernement
et
donc une direction politique et donc j'ai la faiblesse de croire que ce gouvernement n'a pas vraiment bloqué les prix de l'administration bon n'empêche le dispositif en lui-même il existe donc ce qui va se passer pour notre loi sur le blocage des prix que nous allons défendre en janvier prochain c'est qu'on a le texte de loi et là où c'était marqué pour les territoires d'outre-mer on a rayé pour que ça s'applique à la France entière voilà
fin
de l'histoire
et
ça serait bien une première fois
une
première fois dans l'histoire de la 5ème république où on prendrait quelque chose de spécifique qu'on applique aux Outre-mer pour l'étendre au pays tout entier souvent c'est le contraire qu
'on
fait donc ce serait une victoire aussi politique parce que vous savez les liens qui nous unissent particulièrement avec les Outre-mer particulièrement avec la Réunion évidemment avec le camarade Jean-Luc Rattenant mais aussi Huguette Béot qui était une de nos collègues députés avant de conquérir le Conseil Régional donc le blocage des prix de dessin c
'est
d'ailleurs le même article qui permet de faire le carburant qui permet de faire le
carburant et
qui permet de
faire
fruits et légumes comme nous l'avions dit de saison je le rajoute évidemment parce que c
'est
ça l'enjeu et que certes ça demande une administration certes ça demande de l'organisation mais on peut le faire et c'est au bénéfice du grand nombre de l'intérêt général de toutes et de tous et de ce qu'on vient d'appeler le pouvoir d'achat même si je trouve que le terme est absolument nul mais la capacité à pouvoir
subvenir
à ses besoins on va le dire comme ça et c'est ça qui devrait animer toute personnalité politique dans ce pays et c'est ça qui nous anime aujourd'hui
alors question
et après on va prendre les questions de la salle pas de souci
je
vais faire des réponses plus
courtes
donc bonsoir à tous moi je suis Lucas Fournier je suis élu ici à LN pour la France Insoumise alors je vais amputer 30 secondes sur la question parce que tu as pris un petit temps
au
début pour nous remercier je pense pouvoir parler au nom de tous les élus de la circonscription et plus globalement des militants
toi
aussi merci beaucoup tu as fait un travail absolument énorme à l'assemblée pour défendre tous les habitants de la circonscription c'est vraiment une chance d'avoir un député comme toi d'ailleurs
on
avait regardé un petit peu les chiffres et il me semble que tu avais produit durant ce mandat en 14 mois autant de travail parlementaire que ce qu'avait fait ta prédécesseuse en 5 ans donc tu
es
un vrai député bosseur donc on a beaucoup parlé là sur ces premières questions tout en action à l'assemblée nationale tu as été aussi énormément présent en circonscription dans toutes les communes qui la composent est-ce que tu peux nous faire un petit résumé de toutes tes actions en circonscription ou au moins nous reprendre quelques faits marquants voilà encore merci Hugo
merci
et on me rappelle qu'il y
a
un petit interlude musical avant qu
'on
prenne les questions du public et des réseaux sociaux donc ça vous laisse le temps de réfléchir à vos questions après vous pourrez lever les bras non pas pour voter pour ou contre mais pour poser les questions évidemment comme chacun sait alors ce que j'ai fait en circonscription en
fait
j'ai commencé par faire quelque chose en lien direct avec la circonscription
et
celle sur la question des résidences universitaires
les questions
de vie des étudiants puisque vous savez qu'à Villeneuve d'Asc notamment il y a énormément de résidences universitaires et énormément de ces résidences sont dans un état déplorable on est dans de l'indécence de l'indignité de l'insalubrité évidemment certains diraient même de la vétusté parce qu'effectivement il y
a
des locaux qui sont très vieux mais même des rénovations relativement récentes ça finit par revenir avec de la moisissure en très peu de temps et donc on avait interpellé la ministre madame Vidal vous vous souvenez on a essayé de
l
'attraper ici à Villeneuve d'Asc elle était venue visiter la bibliothèque universitaire elle avait réussi plus ou moins il m'avait invité au ministère tout ça elle a fait des réunions et effectivement il y
a
eu un peu plus d'argent pour la crousse de l'île ça a permis d'accélérer un petit peu les travaux qui déjà étaient très lents et sont encore trop lents puisqu'il reste encore aujourd'hui des résidences universitaires sur l'académie de l'île qui sont dans un état intolérable et d'ailleurs normalement si on appliquait la loi comme il se doit la CAF ne devrait pas donner l'autorisation au crousse de pouvoir être destinataire des APL puisqu'il est censé avoir un contrôle de l'activité des
gens pour
pouvoir avoir droit aux APL voilà et à chaque fois la CAF dit tout va bien au crousse de l'île dans les réseaux qu'est-ce qui se passe quand c'est insalubre il y
a
une obligation
il
y
a
une obligation pour celui qui accueille le bailleur les gens qui accueillent ceux qui accueillent les résidents de les reloger dans des conditions dignes et ça ils ne veulent pas le faire
ça
coûterait trop d'argent
ils
ne veulent pas le faire
donc
ça a été une des premières batailles qu'on a en lien avec la circonscription et en fait j'ai surtout
fait
en sorte de d'avoir de partir de ce qui se passait dans la circonscription pour aller à l'Assemblée mais aussi de partir de l'Assemblée des textes qui étaient discutés à l'Assemblée pour voir s'il y avait des déclinaisons dans la circonscription ou dans le secteur c'est pourquoi j'ai passé beaucoup de temps au tribunal judiciaire de l'île par exemple avec les avocats avec les magistrats à faire des immersions alors j'ai découvert le travail en temps réel le TTR vous avez des gens du magistrat de marqué qui sont avec un casque écouteurs et micro et qui donc il y a des policiers qui attendent d'avoir des réponses dans telle ou telle enquête telle ou telle affaire et donc ils les prennent comme ça à la chaîne 30 dans la journée c'est comme
ça
aujourd'hui qu'on fait les enquêtes sous le contrôle du parquet il faut le voir pour le croire donc je l'ai vu j'ai cru et c'est un problème du fonctionnement de la justice vous avez vu qu'il
y a une
de 3000 magistrats qui disait que c'était compliqué de faire son travail dans une bonne condition soit on le fait trop vite et c'est bâclé soit on prend son temps il y a des délais de jugement qui sont absolument indécents
être
en circonscription c'est aussi énormément de jours fériés de commémorations c'est ça comme ça et je vais dire je vais lancer un petit message aucun maire
ne
m'a jamais laissé m'exprimer à aucune commémoration dans la circonscription
je
trouve ça dommage
c
'est de rester un peu poli je trouve ça tellement dommage
qu
'en plus quand il s'agit de commémorations patriotiques notamment sur la première et sur la
guerre
mondiale la dernière en date était sur la première guerre mondiale
la
circonscription qui le réclame de la gauche
et de
ne même pas citer
cette
commémoration
la
grande figure de Jean Jaurès qui a été le premier mort de la première
guerre
mondiale
je
me dis que peut-être je pourrais me laisser la parole pareil comme dans les commémorations où on vous explique désolé je dois un
peu que
oui la guerre c'était mal il y a eu des morts c'est pas bien faut pas recommencer faut le dire aux enfants bon ok c'est cool pourquoi il y
a
des
guerres ? à
un moment donné
j'ai
juste un instant sur les raisons
qui
font qu'il y a des
guerres
les causes
qui
font qu'il y a des guerres
parce
que c'est ça qu'il faut transmettre
c
'est construire
c
'est pas juste une posture morale
oui posture
morale je veux dire c
'est
la paix
comment
on l
'a
fait
? tant
plus ou jamais c'est dans les commémorations patriotiques
je
le déplore
donc
la prochaine
fois je
vais réaliser moi-même
notre
vie
mais
la prochaine fois laissez-moi prendre la parole là
-dessus quelques
mots
parce
que vous ne les dites pas ou alors dites-les mieux mais c'est aussi ça le travail en circonscription et puis il y a le protoxyde d'azote
oui
sans transition le protoxyde d'azote vous savez ce que c'est le protoxyde d'azote ?
tout
le monde sait ce que c'est le protoxyde d'azote ?
non tout
le monde fait des chantilly
et
bien vous êtes tous cuisiniers cuisinières et cuisiniers c'est vrai donc le protoxyde d'azote c
'est
les petites cartouches qu'on met dans les siphons pour faire de la chantilly pour ceux qui font de la chantilly et puis pour ceux qui sont dans le domaine médical ils savent que ça s'appelle le gaz
qui fait
la plupart des ambulances et chez les pompiers comme premier anesthésiant sur place qu'on vous met là pour faire les lois en fonction des circonstances
et
en fait l'usage a été détourné il y
a
eu un effet de mode ça a déjà eu lieu il y a plusieurs années en Angleterre et donc on a on a fait une proposition de loi sur le protoxyde d'azote parce que ça a redémarré l'effet de mode a démarré ici dans le secteur sur la circonscription notamment il y
en
avait partout ALM à Lezen à Rochin au collège Gernès-Rigueux notamment etc et je les remercie je remercie le chef d'établissement qui a eu le courage un des rares chefs d'établissement à avoir fait une campagne de prévention dans son établissement sans que personne ne lui demande rien là où tous les autres expliquaient que non il ne
fallait
pas en parler parce que sinon c'est un des autres à en prendre bêtise bêtise
de
se dire que n'en parlons pas parce que sinon
vous
croyez que les jeunes ils attendent que vous en parliez pour aller prendre du protoxyde d'azote ça n
'a
pas de
chance donc
c
'est une
proposition de loi
et
c'est aussi une des fiertés elle a été reprise au Sénat par des administrateurs de manière d'ailleurs transpartisan ça a été voté au Sénat repris à l'Assemblée on l'a voté à l'Assemblée aujourd'hui elle a été promulguée c'est pas la loi parfaite comme nous on l'avait proposée écrite évidemment comme chacun sait ça
m
'empêche que c'était ça l'objectif c'était au moins interdire la vente aux mineurs pour responsabiliser les commerçants parce que quand vous interdisez la vente aux mineurs vous ne pénalisez pas les mineurs vous pénalisez celui qui vend aux mineurs ok c'est ça qu'on a voulu faire pour responsabiliser parce que vous aviez dans toutes les petites superlètes là des douilles de proto le crackers pour les percer et les ballons de baudruche pour les mettre dedans parce que comme le gaz sort à moins 40 degrés si vous l'aspirez comme ça directement ça vous brûle évidemment la trachée il y a un mort comme ça dans l'est de la France un jeune qui est décédé de la sorte donc c'est ça aussi ces interactions entre la circonscription le terrain les batailles qui sont là la santé nationale je ne m'envoie pas parce que je ne
vais
pas trop long et on va passer à un interlude musical avant de vous prendre les questions
et
c'est peut-être le moment de de
de de de de
de de de de de de merci
je vais reprendre
les
amis même pote même blablabla blablabla député L.O.M. même pour joie même bot même mafia même spot même doc sac on est ambassadeur migration 59 une association qui essaye de faire de l'hébergement citoyen de l'hébergement politique c'est d'ailleurs qu'on conteste la politique migratoire de Gérald Darmanin en accueillant des réfugiés qui puissent se reposer ceux de Calais celles et ceux de Calais qui veulent passer la frontière et voilà il y
a
eu cette interdiction de distribution alimentaire qui a été immonde et et t'y aller t'y distribuer vers tâté prendre ton amende j'ai l'impression que c'est une spécialité insoumise d'aller se prendre des amends volontairement quelqu'un s 'oblige les gars et voilà et peut-être plus tard je t
'ai
posé une question mais pas sur les 10 minutes ce sera sur le montant citoyen
qu
'est-ce que j'allais dire oui
peut
-être petite présentation avant de lancer la prod
on
a
on
a un avenir en commun je crois
donc
on va on va en parler un peu
la
avenir en commun mettre la avenir en commun et la proche
c
'est le le le le le le
le
le et c'est
fini
l'apéro
oui
il a une chaîne youtube
il
y a une chaîne youtube c'est r Thirty donc vous pouvez le suivre sur les réseaux sociaux.
D
'ailleurs, sa première musique, il y a un clip sur Internet qui est très sympa,
avec,
on voit des amendements défilés. Le rush C, c'est quand même un grand classique.
Ce que
je vous propose,
c'est qu'il y a
des questions-réponses avec vous, avec ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
On
va essayer de régler, je sais qu
'il y a
un petit problème de son, on va essayer de couper le deuxième micro qui nous servait pour l'ambiance, pour se concentrer sur celui qui fonctionne bien. Et puis, je vais me faire violence et je vais vous répondre en deux minutes à chaque fois aux questions, de sorte qu'on puisse en faire un paquet avant qu'on retrouve la panfare. Alors, je ne sais pas qui veut ouvrir le bal. Est-ce qu'on a des questions réseaux sociaux, Clémentine ? Une première pour ouvrir le bal.
Et
puis après, si quelqu'un a la main à lever,
je
le vois là-bas, on va vous apporter un micro. Alors, Elisabeth qui nous demande, la France insoumise va-t-elle construire des prisons plus humaines ?
Deux
minutes, tu me mets le top départ ? Je vais rester deux minutes. Est-ce qu'on peut être
capable
de construire des prisons plus humaines ? Oui, il faut construire des prisons plus humaines. Mais en réalité, que faut-il faire ? Il faut moins de prisons.
Il
ne
faut
pas des prisons plus humaines. Il faut moins de prisons et moins de personnes emprisonnées. Pourquoi ? Non pas qu'on est un pays qui incarcère le plus en Europe, on est dans le taux moyen de
le
nombre d'incarcération en Europe, dans la fourchette plutôt haute, en l'occurrence. Mais la réalité,
c
'est que
63
% des gens qui passent par la case prison
sont
en état de récidive légale.
C
'est-à-dire qu'ils vont recommencer dans les cinq ans qui suivent. 63%. Et encore,
ce
sont ceux qui se font à nouveau attraper.
Il
y
a
aussi tous ceux qui se font pas attraper. Je vous rappelle, pas pris, ça continue de fonctionner. Donc en réalité,
prison
qui est en fait d'aggravation de la récidive. Or, l'objectif politique qu'on doit
signer,
c'est que celui qui a commu une infraction à un moment donné ne recommence plus pour qu'il y ait, comme on le dit plus très souvent, moins de délacance. Comment on fait ? Il faut qu'il n
'y
ait pas de peine. Bien sûr que non, il faut des peines. Il faut qu'il y ait des condamnations. Mais y a-t-il d'autres peines que la peine de prison
? Évidemment
qu'il y a d'autres peines que la peine de prison. Vous en connaissez au moins quelques-unes. Emblématique, le travail d'intérêt général, par exemple, ça vous parle sans doute, vous en avez déjà entendu parler. C'est
la peine
de
probation. Et
il se trouve que la peine de probation, on porte avec elle
un peu de
récidive beaucoup plus faible. Vous n'avez que 30% de récidive, en moyenne, c'est une grosse moyenne, pour les peines de probation. Pour moi, c
'est un point
pragmatique. J'ai envie juste de vous dire que si vous voulez moins de délinquance, moins de récidive, il vous faut moins de prison et que quand il y a quand même de la prison, les gens puissent avoir tous les outils sur place pour pouvoir se réinsérer dans la société. Bien sûr, la prison,
elle
est faite pour finir. Bien sûr, elle est faite potentiellement écarter des gens qui sont abandonnés et dangereux pour la société.
Tout
fait et avant toute chose pour un humaniste pour réinsérer dans la société. Ça doit être l'objectif que nous devons poursuivre. Ça fait deux minutes.
Oui,
il
y
a 4 ministères qui me demandent sur la
vidéo.
J'ai une question qui est la députée préférée. Question téléphonée. Donc rien que pour être pénible, je vais dire Daniel Obono. Voilà. Tout à fait. Et je lui fais un grand salut, Daniel.
Non
mais parce que Daniel, c'est ma binôme à la commission des lois. Donc on est tous les deux à trimmer depuis le début de mandat dans une commission où je peux vous dire que le rythme, il est juste infernal. Les sujets sont toujours de droite et anxiogènes. Bon, donc c'est pas évident.
C
'est pas évident. Et elle, en plus, s'en prend plein la tête particulièrement, à la fois dans la commission, mais aussi à l'extérieur. Ce truc ignoble du procès qu'elle a dû faire contre la valeur actuelle suite aux textes qu'ils ont fait, aux caricatures qu'ils ont faites.
Je
peux vous dire que vous allez être beau
être
député, savoir que c'est de la politique, etc. À un moment donné, vous êtes un être humain, quoi. Et ça vous atteint, quoi.
Ça
vous atteint. Moi, j'ai assisté à trois heures du procès. Je ne pouvais plus. Après, il
fallait
que je rentre à Lille. Mais je peux vous dire que c'est quelque chose. Vous entendez ces crétins de valeur actuelle.
Oh
non, mais c'était juste pour faire réfléchir, etc. Et Philippe Valle qui était là. Philippe Valle qui était là en tant que témoin pour défendre valeur actuelle et la soi-disant liberté d'expression. honte à lui.
Ce
n
'est
pas ça, la liberté d'expression.
Ça,
c'est bien.
Et
on n'en veut pas dans ce pays. Voilà, je le redis. Question de la salle. Là-bas, il y a des mains. Est-ce qu'on peut leur apporter un micro aux camarades ?
Un
micro à chef
? Est
-ce qu'il est allumé ? Je ne sais pas s'il est allumé.
Là,
il est allumé.
Je
n
'ai
pas compris le
100%
sécurité sociale
?
Non,
en
fait.
Ah,
le prix des mutuelles, c'est ça.
D
'accord, ok.
C
'est ça.
Oui,
oui. Oui, alors bon, ça, ça fait partie des grandes arnaques de ce gouvernement.
Ils
arrivent. Moi, le chrono, sinon je vais encore faire n'importe quoi. Ils arrivent et ils
vous
disent qu
'on
va ressourcer beaucoup mieux les dents et les lunettes. Vous allez voir, ça va être génial. Grâce à nous, enfin, vous allez pouvoir vous retrouver avec des lunettes de bonne santé et des soins dentaires.
Et
ils oublient de vous expliquer que dans le deal qu'ils ont passé avec les mutuelles, en fait, ce que les mutuelles vont prendre en charge, certes, elles vont le prendre en charge. Du coup, à la fin, c'est pris en charge à
100%. Mais
personne n'a obligé les mutuelles à ne pas augmenter les prix,
les
prix que vous payez de votre mutuelle, pour arriver à ce résultat-là. Conséquence de quoi ? Qu'est-ce qu'ils font à un moment donné pour arriver à l'équilibre et maintenir surtout leur taux de marge ? Ils augmentent la cotisation. C'est tout. Ce n
'est
pas plus compliqué que ça. Donc, quand la part de l'État n'est pas mise sur la table, la variable d'ajustement, c'est vous et moi. Mais deux façades d'un point de vue de politique politicienne, de communication politique. Ils vont expliquer que maintenant, les dents, les lunettes, les soins dentaires, c'est pour ça à 100%. Et donc, vous êtes fait arnaquer. Et jusqu'au moment où vous dites, ça a quand même augmenté la cotisation pour les mutuelles. C'est quand même étrange, cette histoire. Donc, là, on est clairement, et c'est pourquoi on l'a proposé à chaque fois dans chaque PLFSS,
mais
quand on propose un truc, ça ne
veut
pas dire que d'une, c'est adopté. Et ça ne veut même pas dire qu'on va pouvoir le défendre. Sachez, toutes et tous, que beaucoup de nos amendements finissent dans la case article 40 ou article 45 de la Constitution. Bon, article 40,
c
'est dès qu'on propose quelque chose qui coûte de l'argent en dehors des lois de finances, pouf, à la poubelle. Une fois, on m'a mis mes amendements à la poubelle pour le récipitier sur le contrôle d'identité.
On
m
'a
dit, mais ça coûte de l'argent d'imprimer des récipitiers.
Donc,
on est là, quand même. Et on a proposé le fait qu'il y ait 100% remboursement par la sécurité sociale et qu'on intègre les
mutuelles dans
leurs fonctions. Parce que vous savez que c
'est
les mutuelles qui font le point d'entrée pour la sécu, pour faire les actes de la sécurité sociale, pour la sécurité sociale. Bon, tout ça, ça coûte, je crois, 8 ou 9 milliards d'euros chaque année qu'on pourrait faire en économie,
en
l'occurrence, et avoir une prise en charge à 100%. Et ce que je propose,
c
'est dingue, c'est lunaire. Non, il se trouve qu'il y a une partie de la République qui fait déjà ça, quasiment ça. Ça s'appelle l'Alsace-Moselle.
Parce
que là-bas, il y a un concordat
qui
nous embête sur les aspects religieux, puisque nous sommes des laïcs et nous sommes pour que la loi de 1905 s'applique partout dans le pays. Par contre, le système de sécurité sociale là-bas, c'est une prise en charge à 100%.
Et
ça, on est pour l'étendre à tout le pays. C'est ça qu
'on
veut faire. Donc, vous voyez, comme on sait prendre les bonnes idées là où elles se trouvent. Question suivante.
Est
-ce que tout le monde va pouvoir entendre ? Non,
parce qu'il y a aussi des copains qui sont sur Internet.
Ben oui, il faut penser à tout le monde.
Ah
oui. Bonsoir. C'est bizarre de s'entendre, mais c
'est
pas grave. Donc, je m'appelle Guillaume, je suis en Master en Histoire en Recherche. Et je voudrais... Je sais que vous êtes en... Vous avez eu une licence d'Histoire. Je voulais parler avec vous, en fait... Je
suis
en
charge
de syndicaliste, mais bon... Voilà.
Je
vais parler avec vous, en fait, des problèmes d'accès aux archives qui ont fait jour récemment, puisqu'il y a des problèmes maintenant d'accès pour les historiens aux archives, aux archives notamment militaires, aux archives des services secrets qui vont être complètement bloqués par les lois.
Qu
'est-ce qui est possible, à votre échelle, de faire maintenant ? Parce que c'est un point qui est très très chaud pour nous et qui est très important et qui donne beaucoup de sueur froide à la plupart de ceux d'entre nous qui vont faire de la recherche et qui ne vont pas avoir de matériel et qui vont être, en fait, sous les bonnes grâces de quelqu'un qui va falloir passer par le copinage pour pouvoir avoir accès à des documents que n'importe quel citoyen devrait avoir accès.
Je
vous remercie.
Alors,
sur ces questions d
'archives, c
'était sur le texte, alors que je ne
vous
dise pas de bêtises, parce que ça m'en fait tellement... Je crois que c'est sur...
C
'était sur la... Ah oui. Alors, je sais que c
'est
du texte,
puisqu
'ils en avons tous les quatre matins. C'était pour
mettre,
graver
dans le
marbre, les mesures qui étaient normalement, qui devaient se terminer au 31 décembre 2020, en mémoire, de la loi Sécurité intérieure à l'élu contre le terrorisme, c'est-à-dire la loi qui mettait l'état d'urgence
dans
le droit commun.
Et
donc, on devait réviser, parce qu
'ils
avaient dit, bon, on regarde si ça marche, notamment toutes les mesures administratives, vous savez, les fameuses perquisitions administratives, ce qu'on appelle les visites domiciliaires, ou les assignations à résidence administrative ou la surveillance administrative. Bon, toutes ces choses-là, soi-disant pour les terroristes islamistes. Je ne
vais
pas rentrer sur le fond du sujet de celui-là, mais en tout cas, c'est dans ce texte-là où on a eu à traiter comme ça, parce qu'en plus, ils l'ont intégré, ils l
'ont
introduit. Et c'est ça, c'est la misère parlementaire, ça, c'est que vous vous retrouvez à devoir traiter des sujets importants dans un texte où ce qu'on vous met en avant, c'est la lutte contre le terrorisme. Donc, les batailles, celles que vous avez menées, et on a été hyper sollicités à l'Assemblée nationale, et je dois dire que je me suis beaucoup reposé sur des collègues, comme y compris dans le groupe communiste Sébastien Jumel,
qui
a été particulièrement à l'écoute des associations qui se sont battues là-dessus. Donc, qu'est-ce qu
'on
peut faire aujourd'hui ? Je suis au regret de vous dire, rien.
Rien,
parce
que
la loi, ils l'ont votée, elle s'applique. En plus, on avait fait un recours au Conseil constitutionnel qui n'a pas abouti sur cet aspect-là, donc je ne
vais
pas vous vendre du rêve, rien. Qu'est-ce qu'on pourrait faire à 2022 ? Peut-être beaucoup de choses, voilà. Mais j'en dirais pas plus, parce que sinon, je suis en impression avec le code électoral, comme chacun sait. Mais, en tout cas, on a mené à ce moment-là. Et il
y a
un sujet, parce que moi, je défends le secret. Il n
'y a
pas de problème. Les secrets, secret défense, secret de l'avocat, secret médical. On a besoin de secrets dans une démocratie, dans une République. C'est important. Mais on a besoin aussi de libérer ces secrets. Parce que sinon, ils peuvent être utilisés et détournés à des fins qui ne sont pas celles que nous recherchons, c'est-à-dire l'intérêt général. Et là,
ce
qui passe dans le domaine public, dans les archives, du coup, et qu'on peut exploiter et sourcer. En réalité, le gouvernement, les gouvernements successifs, n'ont pas envie qu
'on
accède à un certain nombre de secrets. Et notamment dans le domaine nucléaire, atomique et militaire. Voilà. C'est ça. Un des sujets, il y
en
a plusieurs, mais un des sujets extrêmement importants.
Je
suis défavorable à ce texte et à ce qui s'est passé dedans. Je serais favorable à ce qu'on revienne en arrière et à ce qu'on ait aussi des dispositions qui soient plus progressistes pour avoir accès aux matériels archifs et notamment à tout ce qui est classifié. Et je le dis plus globalement, et je terminerai là-dessus sur mon propos sur la recherche, je pense qu'il est d'intérêt général que ces projets relatifs à la prévention des actes contre le terrorisme et au renseignement, vous parlez d'un titre. Donc, ce qui est important,
c
'est qu'on mette de la recherche partout dans ce pays, dans l'analyse des politiques publiques. Je le dis d'autant plus que je me suis battu contre la suppression notamment de l'institution
de
sécurité et justice, l'IHESJ, qui avait été fondée. Alors c'est l'ancêtre, enfin c'est les successeurs de l'IHEMI et d'autres structures qui avaient été fondées par Pierre Jox à l'époque, en matière de justice et de police, où vous aviez des chercheurs qui pouvaient chercher librement, de manière indépendante, sur ce que faisaient la police et la justice. Même dans ce cadre-là, il gagnait quoi. Même au sein de l'IHESJ, mais au moins, il y avait cette structure-là. C'est Édouard Philippe qui a rasé ça d'un trait de plume dans leur loi de simplification. On méfie des lois de simplification, parce qu'on rase des organismes comme ceux-là d'un trait de plume.
Et
moi, je pense qu'on a besoin de la recherche, la recherche en sciences humaines et en sciences sociales, pour voir l'avenir, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs et comprendre les mécaniques qui sont à l'œuvre.
Je
dis bravo à tous ceux qui font de la recherche en histoire, parce que c'est une belle science humaine. Et je crois que les Françaises et les Français sont passionnés d'histoire, ils ont bien raison, et parce que sinon, ce serait un éternel recommencement. Et ce n'est pas l'objectif que nous nous signions collectivement. En tout cas, on s'est battus contre ce texte de loi, contre cet article. On n'était pas du tout majoritaire, alors qu'il y avait beaucoup d'explications qui nous ont été fournies à l'époque, rationnelles, lucides, concrètes, cohérentes. Et le gouvernement n'a absolument rien voulu entendre pour cacher «
on
ne sait trop quoi, mais on finira par le savoir
». Une
question sur les réseaux sociaux, je souhaite, qu'est-ce qu'on a
? Ah,
EveAquaBlue03,
la
France insoumise, si elle est élue, va annuler le pass sanitaire et beaucoup d'autres lois mortifères pour le peuple. Alors du coup, je ne peux pas dire ce qu
'on
va faire, vous avez bien compris,
mais
je peux vous dire ce qu'on a fait.
Et
qu'est-ce qu'on a fait ? On s'est battus contre le pass sanitaire. D'abord contre sa mise en œuvre dans les grands rassemblements.
D
'abord contre sa mise en œuvre dans les grands rassemblements. Quand tout le monde s'en foutait du pass sanitaire, parce que je vous rappelle qu'il a d'abord été mis en place pour les rassemblements de plus de 5000 personnes, les festivals, les machins, etc. Où d'ailleurs, à l'époque, les festivals étaient autorisés à contrôler, enfin, à contrôler justement, mais à demander des justificatives d'identité. Débat qui a ressurgi après quand il a s'agit de l'étendre, parce qu
'on
s'est dit, vous n'avez quand même pas présenté votre carte d'identité à tous les patrons de bar pour aller voir une bière.
Donc
on s'est battus contre ce pass sanitaire, et j'en sais quelque chose puisque j'y étais quand même jusqu'à 5h30 du matin en commission avec un Olivier Véran qui avait eu un petit bug, environ 4h, 0h, quelque chose.
Il
s'est littéralement arrêté. Il a commencé à faire une phrase et il s'est arrêté. Il nous a expliqué que le cerveau, à 4h du matin, tout le monde sur la planète, on bug un peu.
Et
donc c'est dans ce moment de bug où on vote des choses pareilles. C'est juste pour vous donner un peu les ambiances. Donc on pourrait se dire, sécurité globale, elle finit à 6h et des patates. Donc bon, il y
avait
les croissants quand on arrivait à la buvette. Donc le pass sanitaire,
on
s'y est opposé, et de la plus belle des manières, c'est que
l
'objectif à la fin, pour moi, c'était de m'y opposer, y compris en droit, devant le Conseil constitutionnel. Et j'y suis allé, j'ai plaidé pour ainsi dire, devant les...
Je
ne
sais
pas comment on peut
dire... Les anciens présidents. Oui, les
anciens présidents,
ils
n
'étaient
pas là. Ils n'étaient pas là. Mais il
y
avait quand même 12. Et tous les membres permanents qui étaient là. Les sages, oui.
Mais
je ne
peux
pas dire sages parce que bon, voilà. Donc j'étais devant eux pour
donner
tous les arguments
au titre
du programme de constitutionnalité, et de l'éclaration des droits de l'homme et du citoyen, ce qu'elle ne permet pas de le faire.
Nous
n'avons absolument pas été entendus. Et je vous le dis, les arguments
qu
'a utilisé le Conseil constitutionnel
pour
valider le pass sanitaire,
les
mêmes arguments, vous pouvez arriver à une conclusion absolument différente. C'est une interprétation et une appréciation politique.
Ce
qui fait qu'à la fin, le Conseil constitutionnel lui-même se met son propre garde-fou en disant, évidemment, tout ce qu'on raconte vaut que si c'est proportionné à la situation sanitaire. Et c'est pourquoi il y
a
pu avoir un recours devant le Conseil d'État encore récemment pour demander d'interrompre le pass sanitaire du fait de l'amélioration de la situation sanitaire. Alors il l'avait fait il y a déjà un mois, mais le temps que ça arrive à l'audience, et on est arrivé dans le début de la cinquième vague. Et donc le gouvernement et le Conseil d'État ont validé le maintien du pass sanitaire parce qu'il y aurait une cinquième vague qui est arrivée.
Vous
voyez dans quel régime juridique nous nous trouvons, qui est assez étrange quand même, et tout à fait particulier. Donc oui, nous nous sommes opposés au pass sanitaire.
Je
ne
vois
pas pourquoi nous changerions d'avis à l'avenir.
On
peut parler de la vie quotidienne des gens, et surtout, son pass sanitaire à l'entrée. Le vibeur, en arrivant,
est-ce que vous allez demander un pass sanitaire ? Attends, si tu me permets de faire une petite pause là-dessus, je vais juste dire une chose. Parce que Gabriel Attal, comme beaucoup de membres du gouvernement, raconte n'importe quoi. Il a dit, dans les rassemblements politiques, il n'y a pas de pass sanitaire. Pourquoi ? Pour une seule et bonne raison, c'est que le Conseil constitutionnel, dans sa décision, c'est lui,
le
Conseil constitutionnel, qui rappelle que le pass sanitaire ne peut pas être mis en œuvre dans le cadre de rassemblements politiques, syndicaux et cultuels. D'accord ? Ce n'est pas dans la loi, c'est dans la décision du Conseil constitutionnel, qui nous oblige tous. Et on peut à tout le moins le remercier, au moins pour ce truc-là. parce que la vie sociale de ce pays et la vie spirituelle, pour certains, ceux qui ont envie d'en avoir une, ce sont des biens précieux pour lesquels les entraves, telles que le pass sanitaire, ne sont pas précieuses. Et Gabriel Attal, il a ajouté,
mais
ceux qui veulent le mettre en place, le pass sanitaire, pour sécuriser leurs événements, je ne
sais
pas,
voilà,
quoi, quoi, quoi, ils peuvent.
Mais
quelle bêtise !
Et
qu'il n
'a
pas lu la loi, puis ils nous ont fait voter !
Parce
que que dit la loi ?
La
loi, elle dit, si vous êtes dans la liste prévue pour appliquer le pass sanitaire, alors vous êtes obligés de l'appliquer, et si vous ne
l
'appliquez pas, vous avez une amende. Enfin, vous vous exposez une peine d'amende, un an de prison,
et
30 ou 45 000 euros d'amende, et je termine là-dessus, et je te rends la parole tout de suite, le texte de loi dit aussi le contraire.
C
'est-à-dire qu'il dit, si vous appliquez le pass sanitaire, alors qu'il n'est pas prévu dans la liste, vous vous exposez, un an de prison, 45 000 euros d'amende. Donc excusez-moi du peu, je ne l'ai pas appliqué ce soir, et je ne l'appliquerai pas, parce que je ne
veux
pas aller en prison. Aussi, contrairement à Gabriel Attal, qui raconte n'importe quoi, en tant que porte-parole du gouvernement, et ce n
'est
pas plus mal de refaire un peu de droit, à un moment donné. Merci. Vas-y, parlez-vous.
Merci que vous faites à l'Assemblée nationale, et dans vos interventions, et même dans les médias, c'est très convaincant, et c'est par contre. Hier, je regardais Jean-Luc sur BFM,
et
j'ai beaucoup apprécié, au départ, sur la question du logement de l'île, sur le problème du logement. Le problème du logement,
c
'est un peu, c'est affreux de ce qu
'on
vise, au niveau du logement. Il y a des problèmes des exclusions, alors on n'exulse pas, parce que c'est divers, mais au mois d'avril,
ça
va flinguer à mort. Les loyers sont de plus en plus chers, la PL qui est baissée, tout ça, les gens n'en peuvent plus. Ils n'en peuvent plus, ils n
'en
peuvent plus. Alors, j'ai entendu Jean-Luc qui a ses vrais réquisitions, on est tout à fait d'accord. Il y a plein d'immeubles vides sur l'île des environs, qu'on peut réquisitionner. Il faut le droit de réquisition, il faut interdire les expulsions. J'ai entendu qu'on ne pouvait plus couper l'électricité. L'EDF a fait un certain marre là-dessus dans le milieu, c'est vrai, il n
'y
aura plus de coupure. Mais on baisse les appareils électriques. Donc les gens pourront avoir la machine à laver le frigo, mais tous les autres, la puissance, ça va être réduite. C'est plus une coupure, mais c'est une coupure déguisée. Alors, il y a les problèmes de logement, il y a 90 000 demandes de logement sur la métropole du masque qui ne sont pas satisfaites.
Il
faut voir comment ça se passe dans les commissions d'attribution.
C
'est interdit. Les gens demandent du logement depuis des années et des années, alors il faut attendre, il faut attendre. Il y
a
des cas prioritaires, les femmes battues, les dossiers d'allôts, etc. Mais les gens ne comprennent pas tout ça. Alors moi, j'aimerais bien, la question que je pose, c'est à l'Assemblée nationale, dans les questions d'actualité, il faut bombarder là-dessus la ministre des emplois, la ministre des affaires sociales et tout, sur ces questions-là. La précarité sociale qui grandit tout jeu, deux jours en jeu. Il faut voir qu'il s'y passe. Moi, j'habite à Villeneuve-Dasse, j'étais facteur pendant 12 ans, je connais qu'est-ce qui se passe à Roubaix, à Mont-Jean-Barreuil, à Lille et tout. C'est infernal.
L'autre jour, une femme vient le voir, je suis président d'AFFE, d'Ager contre le chômage, une femme de 62 ans, vient le trouver, elle a été radiée à Pôle emploi parce qu'elle n'avait pas fait des preuves de démarche de recherche d'emploi régulière. À 62 ans, elle ne pouvait pas encore demander sa retraite. Donc, j'ai
eu
une toute petite boulie, je lui
ai
envoyé un mail au médiateur, elle a intérêt à l'I.S. 500 euros par mois, on lui avait supprimé 400 euros sur son ISS parce qu
'elle
ne cherchait pas assez de boulot. Et c'est de la foulée, quoi. À 62 ans, elle a été barré pas trop, le patron lui a dit, mais qu
'est
-ce que vous venez faire ? Non,
mais il
y a des sanctions qui vont se mettre en place contre les demandeurs d'emploi, ils vont matraquer à mort, et puis à l'assurance chômage. Les premières mesures sont
très
automatiques, le loyer à pays, ils deviennent
tous les gens.
Donc, il faut matraquer la situation en chômage, le logement, la santé. C'est un problème aussi. Non,
mais... Non, mais...
Il faut qu'on matraque sur tout, mais pas tout le monde.
Non,
mais... J'entendais Jean Dutillard parler de l'agence sociale. Il faut faire une... Et on va interpeller tous les candidats aux élections présidentielles, dans tous les villes où on est, il
y a
encore deux mois qui a monté en partout, avec nos propositions, pour créer le débat,
pour
créer des candidats de gauche, même la droite,
c'est
l'extra-droite de côté, on ne discute pas avec eux, pour vraiment poser le problème de fond, l'urgence sociale, la précarité, qui est le moment
toujours
pour les gens qui vivent. Merci. C
'est
d'abord, des revenus minimaux sociaux, des retraites et tout, la hache n'a plus été augmentée depuis je ne
sais
pas combien de temps, à part l'augmentation légale.
On
va décider, le solde de pauvreté, ça m'énerve,
le
solde de pauvreté, où la moitié
de l
'agence
qui
font un calcul,
il
ne faut pas dépasser 6,50
euros
C
'est
évidemment des thématiques qui nous ont animées pendant le
début
du mandat,
et
je vais vous dire un petit peu comment ça se passe aussi dans nos réunions. Le calvaire du choix des questions au gouvernement. La galère des questions du choix du choix... Pardon,
non, non,
j'ai dit dans les ordres, vous avez compris. Pourquoi
? Parce
qu'on en a deux par semaine.
Et
il y
en
a combien des sujets sur la table chaque semaine ?
Toi,
tu dis 20, on est graines déjà, on est à 5,6. Mais à chaque fois, c'est 5,6. Bonne question ! Excellente question ! Qui sont toutes d'actualité. Après, on essaye de tourner, un coup on fait sur l'écologie, un coup on fait sur le social, un coup il faut bien qu
'on
réplique quand on est tous menacés par des extrêmes droits de fascistes, menacés de mort, et qu'il faut bien qu
'on
signale ça lors d'une question du gouvernement de sorte à susciter de la part du gouvernement un minimum de réaction. Et j'ai vu qu'il y avait un certain nombre de perquisitions ces derniers temps pour des gens qui avaient des armes en quantité non négligeable.
Donc
comme quoi,
des
fois, un,
c
'est
du
doigt les problématiques. Donc tout ça, on le traite et même on le traite plutôt brillamment parce qu'en général, ce sont surtout mes collègues Adrien Caténin, c'est Mathilde Panneau qui s'y colle pour le choix des questions sociales. Je ne sais pas combien on en a fait des questions, Adrien, ne serait-ce que juste sur l'assurance chômage, sur leur truc d'assurance chômage.
Au
moins 5 ou 6,
ce
qui est du point de vue du nombre de questions qu'on a au total, une part substantielle et non négligeable. Et on le sait, et grâce au travail qui est fait aussi par François Ruffin, de mettre en avant et de parler des problèmes dont on ne parlerait pas si nous n'étions pas à l'Assemblée nationale. Je pense notamment à ceux qui meurent de froid, ceux qui meurent dans la rue chaque année. C'est Mathilde qui a posé plusieurs questions sur le sujet. Nous étions allés à un événement, notamment, de commémoration sur le sujet. Et si on n'est pas là, on n'en parle pas non plus à l'Assemblée nationale.
Évidemment, on a fait des tas de propositions sur le sujet dans les projets de loi de finance, dans les projets de loi de financement de la sécurité sociale, d'augmenter les minima sociaux, de demander des augmentations de salaires, de demander pour les lois sur le logement qu'on fasse du logement de qualité accessible alors que maintenant, il ne faut plus des logements adaptés, il faut des logements adaptables. La grande trouvaille ! La grande trouvaille
! Qu
'est-ce que c'est que cette histoire ? Alors qu'on sait qu'aussi les questions de handicap et d'accès et d'accessibilité dans son logement en tant que tel sont des questions centrales et je rappelle qu'avoir un handicap, ce n'est pas forcément de naissance et pour toute la vie, ça peut être à des tas de moments de la vie parce que vous arrivez une bricole temporaire et vous êtes bien content à ce moment-là que votre logement soit adapté et non pas adaptable. Voilà, je le dis.
Et toutes ces batailles-là, on les a menées au fil de ces quatre dernières années et je dois dire que nous avons un goût amer dans la bouche sur toutes ces thématiques-là parce que quand vous avez, quand vous portez des amendements qui pourraient potentiellement changer le quotidien de millions de personnes et changer radicalement le quotidien de millions de personnes et que c'est traité en deux minutes et que c'est par un défavorable, défavorable, rejeté, bon, heureusement qu'il
y a
de la moulin d'as qui a la buvette à ce moment-là. Je le dis avec mes mots et à ma manière, mais ce n
'est
pas toujours évident
parce
qu'on le fait ça avec nos tripes. Des fois, on râle dans l'hémicycle,
il
y
a
une intégrante séance, etc., et vous, l'écran se coupe. Et nous, on continue de râler en général, même toujours.
Et
alors nos collègues nous viennent dire « Mais pourquoi vous continuez de râler ? C'est bon, ça ne filme plus ?
»
Alors là, il faut vraiment que j'aille me calmer ailleurs à ce moment-là parce que
c
'est ça qu'on vit, quoi. C'est ça qu'on vit, qu
'on
prenne tout
le
monde. On est animé parce que quand on retourne en circonscription,
quand
on voit les collègues, quand on voit parfois les gens de nos familles, tout simplement, dans nos entourages, les gens qui sont dans la précarité,
on
sait bien que ce qu'on se raconte, ce qu'on se raconte, ce qu'on vote à l'Assemblée nationale, ça pourrait changer dans un sens ou dans un autre leur vie au quotidien. Donc voilà, ça nous prend les troupes. Est
-ce
que je voyais plus court, Hugo ? Je vais raconter ça. Il y avait une question de Twitch. J'avais vu à un moment donné, Gaël Debrune qui dit « Quel est votre plus grand succès selon vous
au début
de votre mandat ? » J'en ai parlé un petit peu tout à l'heure, mais je pense que le protoxyde d'azote, c'est un beau succès. Mais vraiment, cette loi que nous demande votée, la transposition de la directive européenne sur les lanceurs d'alerte, qui n'est pas une transposition pour une fois à minima, qui va permettre à des tas de lanceurs d'alerte de pouvoir avoir des protections effectives et réelles et concrètes et pas le machin qu'il
y
avait dans la loi Saint-Pin-deux qui prévoyait qu'il fallait d'abord prévenir sa hiérarchie en interne
pour
lancer l'alerte avant de pouvoir avoir le statut de lanceur d'alerte.
C'est
quand même une aberration puisque souvent, la hiérarchie fait partie du problème de l'alerte que vous êtes en train de lancer.
Bon,
donc, ça fait partie des beaux succès pour moi de
cette
candidature et je dois dire qu'il y en a assez peu des succès,
en
tout cas au sens où on l'entend, de choses qu'on a réussi à faire passer à l'Assemblée nationale et c'est pourquoi il faut les chérir avec soin, même si ce texte est sorti de l'Assemblée nationale, maintenant il va au Sénat, donc il va continuer à vivre un peu sa vie et j'espère qu'il sera voté avant le 28 février de sorte que ça puisse enfin s'appliquer pour toutes celles et tous ceux qui aujourd'hui souffrent le martyr parce qu'ils ont lancé une alerte et qui n'ont aucune espèce de protection suivie ces procédures Bayon, etc. Enfin, vous connaissez ça et on aura au passage eu l'honneur d'avoir la famille de Julian Assange à l'Assemblée nationale et nous a pu redire une nouvelle fois
qu
'il faut, il faut offrir l'asile
à
tout le moins à l'asile à Julian Assange
et
même je le souhaite s'il le demande de le naturaliser en C.
Il
y
a
des questions là-bas.
...
... ...
Bon,
quand vous êtes dans la
pleine
conscience de la situation dans laquelle on se trouve, vous pouvez vous dire qu'effectivement des actes qui sont en théorie des infractions, des actes illégaux deviennent légitimes à tout le moins dans la bataille politique. On a ce soir parmi nous, il est dans le dispositif militant et bénévole qui permet que cette soirée ait lieu et soit tout à fait agréable, on a Gaspard.
Et
Gaspard, il est allé
dans le
portrait d'Emmanuel Macron,
ce qui
n
'est
pas l'acte, l'infraction extraordinaire du monde, vous en conviendrez, il a pris un tableau à la mairie d'Amiens. Bon, OK, c'est dans la ville natale du président de
la
République. Bon, enfin, ça va, quoi.
Et
il est allé au procès et je l'ai défendu moi aussi parce qu
'il
a été cité comme témoin et qu'on a obtenu la relax et que là, il a été en appel et qu'il attend le jugement d'appel. Même si en appel, je n
'ai
pas pu y aller parce que j'étais sur le texte de loi sur les lanceurs d'alerte, ça veut dire. Et donc, on lui a mal parlé. Je dois dire que les magistrats lui ont mal parlé. que si j'avais été là pour pouvoir témoigner comme c'était prévu, je le leur aurais dit. Ils l'ont qualifié d'ennemi de la République.
Ils
l'ont qualifié d'ennemi de la République.
Alors
même qu'il arrivait en appel en ayant été relaxé quand même. C'est dire si les juges de première instance sont eux aussi complices d'un ennemi de la République. Bon, voilà. Évidemment, la situation impose qu'on ait envie de s'impliquer et s'impliquer à un haut niveau de mobilisation et sans pour autant parfaitement respecter le cadre légal.
Nous
sommes partisans de la déobéissance civile.
Mais
attends, je vais mettre des précisions.
Il
faut qu'elles soient dans des perspectives d'intérêt général. Ça, ça tombe sous le cas. Mais surtout, soient accompagnées d'objectifs et d'actions non violentes.
C
'est un impératif
pour
pouvoir gagner les consciences
et
agréger à la cause.
Je
le dis parce que
quand
on a discuté des lanceurs d'alerte,
on
a fait attention à ça
parce
qu
'on
s'est dit mais attendez, les types qui sont allés à la frontière italienne avec des blousons bleus,
eux
aussi, ils se disent lanceurs d'alerte pour l'intérêt général, contre les flux migratoires qui nous envahissent en France, etc. Donc, il
faut
faire attention aux définitions qu'on pose et à ce qu'on met dans les critères de la désobéissance civile ou pas. Ils ont désobéi.
Alors,
ça a mis du temps. pour les poursuivre, quand
même,
il
a
fallu qu'on remue le truc pour que les générations identitaires soient dissous dans ce pays.
Et
encore, ils sont en train de se reformer ici ou là. Et à l'époque, Gérard Collomb n'avait rien dit,
n
'avait rien vu à dire
contre
cette manifestation qu'ils avaient organisée pour bloquer des êtres humains dans la détresse qui étaient là à la frontière franco-italienne. Donc, la désobéissance civile, elle est importante mais qui est qu
'on risque,
eh bien, on risque. Je ne sais pas ce qu'on risque à des premiers moments et c'est à
la
bataille. Et moi, je l'assume qu'il faut aussi mener la bataille judiciaire et juridique même si, dans bien des cas, on la perd.
parce
qu'elle fait partie de la bataille politique de la visibilisation d'un acte en tant que tel.
Et
donc, je suis pour que
tout ça
se démultiplie et qu'on s'organise collectivement pour défendre celles et ceux qui ont eu le courage, je le dis,
le
courage de se mettre dans la bataille
dans la
bataille,
leur
vie potentiellement, leur casier judiciaire. On a des copines et des copains, il faut le dire, qu
'on
menait ce genre d'action ou qui sont allés en manifestation à un moment donné,
ça
a débordé, voilà, qui ont un casier judiciaire et qui ont des problèmes avec leur boulot, qui peuvent plus passer des concours de la fonction publique, etc. Ce n
'est
pas des choses qui sont neutres. Donc, je vais juste vous demander
ce qui
s'implique dans la bataille de cette matière et que c'est notre responsabilité à nous, tous ceux qui prennent ces risques-là, de le faire au moins de solidarité et d'affecter. J'en sais là en matière climatique.
Je
veux dire, Jean-Luc l'a déjà dit plein de fois et on l'a déjà dit mais il
y
a une chance. Il n
'y a
pas de retour en arrière là. Sur un certain nombre de critères, on va devoir s'adapter au dérèglement en tant que tel. Il y
a
des choses qu'on peut ralentir, il y
a
des choses qu'on peut arrêter et il
y
a des choses
qui
sont déjà enclenchées.
On
est déjà passé dans autre chose.
Donc,
il faut le prendre en considération et se donner tous les moyens de réussir. Encore est-il que le meilleur moyen de se passer, d'avoir à désobéir à
l'accord, c
'est encore de changer la suite des événements. Mais pareil, ça je ne
peux
pas vous en parler.
Il
y
a
encore une question. Est-ce qu'il y
a
une petite question réseau sociaux en intervalle
?
Clémentine ? Ah oui, bon d'accord. Ok. Oui. Celle-là, oui. Non, parce qu'elle m'a mis qu'on réclamait une imitation. Bref, on verra ça après. Même la journaliste de France Bleu me l'a réclamé pour son interview pour ce soir. Elle a vu sur le petit papier que je disais que j'étais le meilleur imitateur de Nicolas Sarkozy. Bon,
on
verra ça après. Donc, la question c'est au sujet de la légalisation du cannabis, qu'en penses-tu ? Donc, c'est Natacha qui me demande ça. Pourrait-elle endiguer la délinquance et rétablir un contrôle du trafic
? Alors
non, on
ne
va pas contrôler le trafic. On peut contrôler la distribution, la vente, la production. C'est ça l'enjeu en l'occurrence. Nous sommes favorables à la légalisation du cannabis. Nous l'avons défendu à la société plusieurs textes et un texte qui sera déposé potentiellement aussi dans notre niche parlementaire là-dessus par le collègue Éric Cirel qui a
fait
le travail que nous avions enclenché sur le sujet. Juste pour vous dire en quelques mots,
ça
va aller très très vite, mais légaliser le cannabis, c'est au moins pour trois bonnes raisons.
Je
ne
sais
pas dans quelle ordre je vais le mettre.
Ça
m'embête à chaque fois de l'ordonner. Dites-vous qu'il n
'y a
pas d'ordre.
Pour
ceux que ça intéresse, d'un point de vue de la santé publique, c'est un enjeu la légalisation du cannabis. Pourquoi
? Et
je pense même
qu
'en tout cas, arrêter de s'attaquer aux consommateurs de l'intégralité des drogues,
c'est un
enjeu de santé publique. Parce que quand vous êtes consommateur et que vous savez que potentiellement,
vous
allez être, on va vous balancer aux policiers, vous risquez les amendes, etc. ou vis-à-vis de vos employeurs et tout ce qui s'ensuit. Du coup, vous ne le dites pas. Et pas même à votre médecin parce que vous n
'avez
pas plus confiance que ça. En lui, on ne sait jamais si vous faites une affaire avec la médecine du travail et ça va se retrouver où et si quelqu'un a accès au papier. Bref. Donc, vous ne le dites pas. Et si vous ne le dites pas, ça veut dire que si vous êtes dans une situation d'addiction, vous n'allez pas pouvoir être aidé et vous n'allez pas souhaiter être aidé. Parce que vous savez que sinon, vous allez vous mettre dans une zone d'illégalité et potentiellement en insécurité en tant que telle. Donc,
c
'est extrêmement important et déterminant de rappeler ça et que les Portugais ont dépénalisé l'intégralité de l'usage, je ne parle pas du trafic, je parle bien de l'usage des stupéfiants et qu'ils ont obtenu une diminution de la consommation et au moins des consommations dites à risque et ce qui est ça, l'enjeu central, en tout cas pour la santé publique. Deuxième raison, pour des raisons de police et de justice. Aujourd'hui, grosso modo, je vous fais ça un gros trait, il faudrait plus rentrer dans le détail, Mais on va dire que 30% de l'activité policière et donc de l'activité judiciaire en matière pénale sont happés par la consommation de stupéfiants.
Je ne parle même pas du trafic, je parle juste de la consommation
et
en plus par le trafic et qu'en plus on ne démantèle pas les réseaux parce que ça, vous comprenez, ça veut dire faire une procédure
qui
va durer plusieurs jours,
voire
surtout plusieurs mois, voire surtout plusieurs années, plus le temps judiciaire qu
'il
y
a
derrière, puis il y
a
plusieurs mises en cause, etc. et vous faites juste un bâton dans une case pour une affaire qui a duré 10 ans. C'est quand même vachement plus intéressant de faire 10 000 bâtons dans une case si vous avez chopé 10 000 types qui avaient juste un prix de cannabis dans la poche. Et voilà comment on vous...
et
que tout ça a été organisé en termes de communication politique et Darmanin a remis ça au goût du jour, Sarkozy avait déjà fait fort. Lui, il fait encore pire. Et il vous fait ses points frais tous les mois pour vous expliquer qu'il a attrapé 5 grammes là, 3 grammes ici, un pied là-bas. Tout ça est ridicule. Tout ça est ridicule et c'est du temps perdu pour les policiers et les gendarmes parce qu'à la fin, la prohibition telle qu'elle est organisée aujourd'hui n'a aucune espèce d'impact sur la consommation. Aucun. Nous sommes le pays où on consomme le plus de cannabis en Europe et nous avons pourtant la législation la plus répressive d'Europe. Voilà.
Donc je vous ai tout dit là en vous disant. Et puis troisième petit argument, ça fera rentrer des sous dans les caisses de l'État. Voilà. En impôts, gens qui ont demain
et
qui paieront salaire, qui paieront du coup leur cotisation sociale, qui seront protégés, qui pourront avoir une retraite alors que là, il n
'y a
pas de code du travail dans le trafic de stupéfiants.
Il
ne
faut
quand même pas l'oublier. Et qu'il
y a
des quartiers entiers qui dépendent de ces trafics-là pour vivre au quotidien.
Je
ne dis pas que c
'est
en légalisant qu'on va régler ça.
On
ne
va
pas régler ça en légalisant d'ailleurs.
Ça,
ça se règle en créant de l'emploi, en mettant des services publics, en mettant des écoles, en ouvrant, voilà, en créant de
l
'activité économique dans les quartiers populaires. C'est comme ça qu
'on
résout ce problème-là. Et voilà
la
raison pour laquelle il est extrêmement important de légaliser le cannabis que nous l'avons défendu à l'Assemblée nationale et que nous continuons de le défendre.
Merci.
Il est 21h50. On va peut-être prendre une dernière question du public
parce
qu'après, on doit encore un peu,
pour
ceux qui seront les plus volontaires, danser un petit peu. Voilà. Parce que c'est important entre sain et corps et d'esprit.
Et
sain et corps,
il
faut un peu se... Voilà. S'aérer. Et peut-être que vous aurez une limitation à la fin si vous êtes sage. Est-ce qu'il
y a
une dernière question ?
Allez,
j'en ai vu une là-bas tout au fond. Et monsieur a déjà le micro. Pour prendre deux dernières, Franck,
tu
voulais poser une question et puis après, on passe à la suite. Vas-y. Il faut qu
'on
s'arrête à un moment donné, les amis.
Bonsoir, Hugo. Bonsoir à tous et à tous. C'est Fabien.
Je
suis un élu à Villeneuve non quartier. Alors, je vais revenir un peu en arrière et essayer de parler de la 5ème République. Donc, il y
a
5 ans, il y
a
eu une très belle campagne présidentielle.
Ah,
l'Assemblée nationale. Juste, ils n'étaient pas dans l'hémicycle.
Il
y en a certains qui savaient qu'il
y
avait ce débat, qui étaient disponibles, mais qui ne sont pas venus jusqu'à l'Assemblée nationale.
Ils
sont restés à la maison
pour
ne pas avoir à être dans cette difficulté-là, d'avoir à se renier soi-même. Je parle des gens de la majorité, évidemment. Vous l'aurez compris. Donc, tout ça est complètement dysfonctionnel puisque si les représentants n'ont même pas le même courage d'être des représentants eux-mêmes et que les représentés ne se sentent plus représentés et qu'un type seul dans son coin peut décider de tout avec ce qui
est
censé être le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple dans la Constitution, oui, il serait temps de la changer. On l'a fait, d'ailleurs, on l'avait fait dans une niche parlementaire, je ne
peux
en parler parce que ça va être d'avant, et après, dans une niche parlementaire, nous avions proposé le référendum d'initiative citoyenne tel que l'avait imaginé notre collègue Bastien Lachaud qui a défendu ça. évidemment,
ils
ont rejeté ça d'un revers de la main. Donc moi, je crois que cette bataille démocratique, elle est centrale et c'est le chapeau de tout le reste. C'est pourquoi elle est si fondamentale. Mais aujourd'hui, je suis plus convaincu encore qu'avant que
la
République est nocive pour le peuple et qu'il est temps de se rapproprier le pouvoir.
La
question, Franck ? Je conclurai dans la foulée. Non, mais le son... Ah, c'est bon. Ok, bonsoir. Tout
à l'heure dans ton intervention
sur
la police de proximité, il y a quelque chose qui m
'a
fait un petit peu moi en tant qu'ancien travailleur social, c'est-à-dire que dans le champ lexical politique, le mot prévention a disparu. On entend de plus en plus réflexion, etc. Et on considère une situation aujourd'hui d'entendrement, de la jeunesse, d'entendrement, etc. Bien tout doit être tranquille à des idées et à des idées. Je vois dans ma ville, à Mont-Saint-Barreul, on est une ville de plus de 20 000 habitants.
Donc,
j'insiste à des choses absolument intrusionantes. Vraiment, je vois aussi la disparition des services sociaux de proximité, des services publics de proximité, notamment, il
y
a eu la fusion des centres, des clubs de prévention de Mont-Saint-Barreul, de l'Univ-DASC. Donc, il
y a
de moins en moins d'éducateurs, etc. Et de moins en moins de formation. En plus, il faut se dire que devenir éducateur, ce n
'est
pas la joie pour beaucoup, simplement parce que c'est très, très, très mal payé, c'est très peu considéré et il y a plein dans les champs sociaux de prévention du client. Donc, quelles pourraient être les lois, etc., dans l'idée au niveau territorial, de renforcer un petit peu tous les champs de la prévention
? C
'est une question éminemment importante parce qu'autant on peut se dire que les policiers pourraient faire un peu plus de prévention, en tout cas,
pas
tellement de faire de la prévention, mais de faire moins de répression.
Ce
serait déjà pas mal et juste d'être des gens normaux qui viennent se balader pour voir si tout va bien sans pour autant être à la recherche de celui qui pourrait poser problème, de fouiller les poches des uns et des autres. Mais c'est clair que la prévention spécialisée a été ravagée par plusieurs années de droite qui est devenue majoritaire dans des tas de départements du pays, notamment dans le département du Nord. Du coup, il y a une difficulté en réalité. Et demain, nous aurions aussi une difficulté parce que la libre administration des collectivités territoriales fait que, même si nous étions en pauvres,
nous
nous dirions qu'il faut ouvrir des clubs de prévention
pour qu
'il
y ait
14
% de l'autre. Oui,
en plus, c'est une privatisation des clubs de prêve, etc. Et puis, une précarisation puisqu'il y a de moins en moins des ducs spé et des ducs qui veulent aller là-dedans parce que c'est mal payé, c'est sous tension. Donc, on va prendre des gens moins diplômés, parfois pas diplômés du tout et les mettre sur des postes d'éducateurs. Le tableau est particulièrement noir. Et encore, je ne vous parlerai pas de la protection de l'enfance.
Et comme ça, moi, je vous l'ai dit qu'on aurait pu aussi en parler de longues heures parce que c'est terrifiant ce qui se passe dans le domaine de la protection de l'enfance et qui a un petit lien sans doute avec la délinquance en général dans le pays et en particulier sur la circonscription. Donc, je pense qu'il faut davantage demain contractualiser avec les départements pour qu
'il
y
ait
des objectifs clairs qui soient mis là en termes de moyens. Nous avons besoin de rouvrir des clubs de prévention et d'avoir ce qu'on appelle des éducateurs de rue.
Pas
juste des éducateurs spécialisés, des éducateurs de rue
qui
sont une espèce en voie de disparition et qui sont pour le coup les plus utiles
à
la vie de la cité autant pour la municipalité
que
pour les policiers eux-mêmes dans leur action. Ça évite d'intervenir à tort et à travers, de faire n'importe quoi, de casser un travail de réinsertion qui est déjà entamé juste parce que à ce moment-là le ministre a dit allez vous me faites des descentes dans tous les quartiers, etc. Parce qu'on a vu des injonctions complètement contradictoires, des jeunes qui étaient suivis en train de se réinsérer et puis là patatrat tout s'écroule parce qu'il y
a
notre
volonté
politique, notre priorité politique qui vient s'appliquer et tout casser.
Donc
je crois que ce mot de prévention il est à remettre dans le circuit et dans tous les domaines en réalité, pas juste dans le domaine de la sécurité, on pourrait décliner le mot aussi dans le domaine sanitaire et de la santé. Il y a des tas de choses où on ferait mieux de prévenir plutôt que de guérir selon la formule que chacun connaît et si on avait des politiques publiques de lutte contre les produits surtransformés industriels qui conduisent à de l'obésité par exemple, ce sujet là, on pourra en prendre beaucoup d'autres, nous ferions oeuvre utile de prévention pour éviter d'avoir ce gâchis derrière, d'avoir à traiter des problèmes qui nous tombent sur les bras.
Donc vraiment, je le dis, j'ai beaucoup travaillé sur les questions de police à la fois dans l'échelon de proximité.
J
'avais rencontré le club de prévention, le principal club de prévention sur l'île et les quelques éducateurs de rue qui avaient encore là et ils m'avaient tous dit et les policiers d'ailleurs en face qu'ils appréciaient travailler les uns avec les autres. Et je dois dire à la fin que les nigauds d'Alliance Police Nationale qui vous expliquent qu'on n'est pas là pour sympathiser avec les jeunes du quartier ou fraterniser ou je ne sais pas quoi n'ont rien compris à ce que ça doit être l'action de police, n'ont rien compris à ce qu'est un éducateur de rue et n
'ont
rien compris à ce que c'est que de vivre ensemble. Moi, je veux qu
'on
puisse bien vivre ensemble et que toutes citoyennes et citoyennes dans ce pays qui, même s'ils sortent du chemin à un moment donné vis-à-vis de la loi, a encore sa place dans la société, toujours et à chaque fois, il faut le redire et nous donner les moyens d'appuyer cet objectif politique. Voilà ce que j'ai à dire sur cette histoire de prévention.
Et
pour conclure,
même
si j'ai eu 20 sur 20 de la part de Caroline qui visiblement a suivi toute la soirée à distance. Bon, merci. Merci Caro pour cette note. D
'ailleurs,
on aurait pu vous faire voter d'ailleurs à la fin de la soirée. On y pensera pour la prochaine mandature. Peut-être. Oui, juste à un moment donné, parce qu'il est 22 heures, il faudra couper ton micro. Oui, je vais couper mon micro, Clémentine. Et surtout, parce que je ne
veux
pas que vous repartiez pour la voie de
l
'éducation.
Ah
oui, vous savez, je vous connais, je ne
sais pas
ce que je vais vous raconter avec la voix de l'autre. Qu'est-ce que je pourrais vous raconter ? Qu'est-ce que je pourrais vous raconter ? Bon, je vais trouver une... Déjà, il
faut
que
je
m'échauffe l'épaule. Il
faut
que je fléchisse un...
Je
voudrais vous dire,
j
'ai écouté cette soirée avec attention,
j
'ai entendu des choses intéressantes,
j
'ai entendu beaucoup de bêtises.
Quand
j'ai entendu parler de la légalisation du cannabis, quelle indignité
!
Quelle indignité
! Alors
que vous savez que le problème dans le pays,
c
'est qu'il n
'y a
pas assez de frites à la cantine.
Et
que nous devrions avoir une double ration de frites
pour
ceux qui ne mangent pas de viande.
Mais
non, il faudrait qu'on légalise le cannabis. C'est pas que ça me ferait du bien.
Peut
-être, j'étais un peu énervé,
c
'est sûr.
Mais
enfin, il y
a
aussi les antidépresseurs.
D
'ailleurs,
vous
ne le saviez peut-être pas,
mais
nous sommes le principal pays consommateur d'antidépresseurs légaux.
Comme
quoi le business,
ça
peut rapporter,
c
'est légal.
Je
ne
vais
pas vous parler de toutes mes addictions.
J
'aime beaucoup la justice.
Moi
aussi.
Et
je voudrais vous dire que là, vous tenez un député qui est coriace,
qui
ne lâche pas le goût de gras.
Et
je n'aimerais pas me relancer dans la politique pour être face à lui. Je vous le dis tout de suite.
Vive la
République, vive la France, et vive la France insoumise.
Merci. Merci.
Ugo Bernalicis