L'interview «Savoir comprendre» : Alexis Corbière - 03/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56OuverteRéponse directe
Alexis Corbière, parlons du plafonnement des frais bancaires, l'Assemblée Nationale va examiner jeudi votre proposition de loi, la vôtre et celle de votre groupe, la France Insoumise. Que demandez-vous ?
- 2:34RelanceRéponse directe
Que proposez-vous ?
- 4:42ComplaisanteRéponse partielle
Alexis Corbière, ce matin notre invité, nous suivrons le débat demain à l'Assemblée Nationale. Merci beaucoup.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« ce que je dénonce surtout, c'est cette technique type du plaquage ventral, utilisée à prise. On apprend ça aux policiers. »
- 2:55Invité politiquePromesse
« Pas plus de 2 euros le prix de l'opération Pas plus de 20 euros par mois Pas plus de 200 euros par an Ça c'est ce que je propose moi Un plafond »
Temps de parole
- Alexis Corbière79 %
- Locuteur non identifié16 %
- Locuteur non identifié 24 %
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. RMC, 6h-9h. Vaux d'indirect. Alexis Corbière, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Donc, notre invité sera Dama Traoré. Il va falloir qu'on tranche à un moment donné ou à un autre. Expertise contre expertise. Sera-t-on un jour la vérité ? Franchement, je le souhaite. Mais moi,
ce que je dénonce surtout, c'est cette technique type du plaquage ventral, utilisée à prise. On apprend ça aux policiers. On plaque l'individu en se mettant sur son dos. Je pense à M. Cédric Chouvia, si je ne défend pas son nom, qui était un livreur, qui peut-être de manière sanguine avait eu des mots, mais s'est fait plaquer par la police au sol, a perdu la vie, et c'est le même cas. Et on avait d'ailleurs proposé une proposition de loi, c'était ma collègue Daniel Obono et d'autres, et j'en étais signataire, pour qu'on arrête d'enseigner ça aux policiers.
C'est une technique dangereuse, et il est indiscutable qu'Adama Traoré a perdu la vie, aussi en raison, parce qu l'a plaqué vigoureusement au sol, que trois policiers lui sont tombés dessus, et que c'est extrêmement dangereux.
Bien Alexis Corbière, parlons du plafonnement des frais bancaires, l'Assemblée Nationale va examiner jeudi votre proposition de loi, la vôtre et celle de votre groupe, la France Insoumise. Aujourd'hui, je rappelle, les frais sont plafonnés à 25 euros par mois et 300 euros par an pour les personnes fragiles financièrement, dès le mois suivant l'apparition des difficultés. Que demandez-vous ?
Moi ce que je demande c'est une loi pour que tout le monde, pas seulement ce que les banques ont identifié comme étant les clients fragiles, mais par ailleurs les banques ont compris que ces gens vont terminer en commission d'endettement et que la banque ne touchera plus rien. Mais tout le monde, moi j'ai des cas, je vais dire Xavier, 50 ans il est gérant d'une TPE, métallurgie, c'est des cas concrets que je connais, c un travailleur indépendant. Chaque mois il prend 230 euros de frais bancaires à la fin de l'année, 2400 euros. Isabelle, 35 ans, elle est auxiliaire puricultrice.
Elle, c'est 150 euros par mois à la fin de l'année, 1680 euros de frais bancaires.'est un mois de salaire qui s'en va là-dedans. Ce n pas des gens pauvres, complètement, c'est des gens, comment dirais-je, qui ont du
travail, mais qui sont
en plus, parce que des petites difficultés. C'est quoi le fond du problème ? De quoi parle-t-on ? Lorsque, par exemple, vous émettez un chèque, vous êtes à découvert, la banque, vous rejette votre chèque. Très bien. Mais ce refus, en plus, elle vous le facture 15 euros, par exemple. La simple lettre qu'il vous envoyait, qui est fait aujourd'hui, c'est un ordinateur c'est même plus un agent de la banque, l'agent de la banque il a juste cliqué, facturer 15 euros
c
'est scandaleux je comprends très bien qu'un client n'a pas à imposer une banque que la banque lui avance de l'argent mais le simple non coûte 15 euros si Jean-Jacques Bourdin je vous dis, Jean-Jacques Bourdin prêtez-moi 50 euros, vous me dites non, vous ne dites pas non seulement c'est non, mais en plus mon non je vous le facture 15 euros, vous
comprenez la absurdité du truc et c'est une spirale alors que proposez-vous ?
je termine, c'est 7 milliards d'euros qui sont estimés, c'est énorme Donc on parle souvent du pouvoir d'achat Alors moi je propose de plafonner par la loi Pas seulement une incitation dans un accord avec les banques Parce qu'en 2018 déjà il eu la même chose Et ça a touché finalement peu de personnes On en estime à peu près à 8 millions de gens qui payent des frais bancaires Et le dispositif gouvernemental C'était à peu près 1 million Moi je dis pour tous
Pas plus de 2 euros le prix de l'opération Pas plus de 20 euros par mois Pas plus de 200 euros par an Ça c'est ce que je propose moi Un plafond
Je dis pas zéro Je peux entendre que le petit cliquement du matin de l'agent Ça coûte quelques centimes Mais pas ce matraquage Pas cette logique folle qui se met en place Qui fait que des gens sont en situation de grande difficulté Et je vous dis, perdent quasiment un mois de salaire à la fin de'année En raison de tout ça Alors le débat avec le gouvernement, c'est que lui il ne veut pas légiférer Il me dit d'abord, ils se sont moqués de moi Quand j'avais déjà posé le problème il quelques mois En disant, ah vous êtes à côté de la plaque On a réglé, m'ont-ils dit le problème en 2018 Sauf que maintenant, même Bruno Le Maire Et je l'en remercie à l'occasion de l'émission dimanche dernier Reconnait qu'il un problème qui n'est toujours pas réglé Il dit qu'il va me répondre demain à l'Assemblée Je suis partant, on va avoir un beau débat Moi je dis, bien sûr, il faut inciter les banques Mais aussi la loi pour cadrer ça Et que ça concerne tout le monde Les particuliers et aussi, n'oubliez pas Les travailleurs indépendants Parce qu'aujourd'hui, tous ces petits commerçants Avec lesquels vous discutez souvent Ils en prennent aussi plein la figure Et les banques ne les aident pas Donc vous voyez, c'est une question importante 7 milliards d'euros Dernier argument, les banques, quand je les ai eues M'ont dit, mais ce chiffre, c'est votre chiffre et je leur ai demandé, mais quel est le vôtre ?
Ils m dit, nous on ne peut pas l'estimer. Moi je demande aussi dans la loi que les banques rendent publiques combien elles perçoivent de tout ça.
Pierre
Moscovici en 2013 déjà, je ne parle pas d'un insoumis tout le monde sait qui est Pierre Moscovici, va d'ailleurs même être président de la Cour des Comptes, avait dit à ce sujet je le cite, personne n'ignore que ces frais représentent une part importante des revenus des banques. Il n'est pas acceptable que le modèle économique de la banque repose sur la vulnérabilité de nos concitoyens. Moscovici disait ça en 2013. Il parlait de vulnérabilité nos concitoyens et d'un modèle économique où aujourd'hui les banques font du profit là-dessus, sur la galère des gens. Je ne suis pas d'accord.
Bien, Alexis Corbière, ce matin notre invité, nous suivrons le débat demain à l'Assemblée Nationale. Merci beaucoup.
Alexis Corbière