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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 10 juin 2025 15 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJustice

Surveillante poignardée par un collégien : Emmanuel Macron est-il déconnecté ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « certains préfèrent brainoiser, c'est-à-dire laver le cerveau sur l'invasion du pays et les derniers faits d'hiver. »
  • 7:00Journaliste (non identifié)Fait
    « Vous souvenez d'Élisabet Bord hein qui avait donc lancé ses fouilles inopinées aux abords des établissements scolaires. »
  • 8:00Journaliste (non identifié)Chiffre
    « On a les chiffres hein de depuis 3 mois d'enfin 26 mars 26 mai, de mois, plus de 6000 contrôles, 186 couteaux saisis, 32 gardes à vue. »
  • 9:00Maman d'ÉliasFait
    « On ne doit ni légiférer à chaud ni dans l'émotion. Ce serait bien d'éviter la surenchère de mesures éculées qu'on trouve sur l'étagère à chaque actualité dramatique. »
  • 11:00Journaliste (non identifié)Fait
    « Il s'agit de certains mais ce certain est de plus en plus nombreux au fil des années et ça témoigne d'un changement important. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mais pour commencer évidemment, on va revenir sur ce drame absolu. Une surveillante de 31 ans a été mortellement poignardée ce matin par un collégien de 3e. C'était lors d'une fouille inopinée de sac à l'entrée de ce collège Françoise Dolta en Haute Marne.

C'est un déferlement de violence insensée. La réaction d'Emmanuel Macron ce matin. Personne n'a oublié ses propos hein du président qui lui avait dénoncé ce que certains préfèrent brainoiser, c'est-à-dire laver le cerveau sur l'invasion du pays et les derniers faits d'hiver.

Des propos qui ont fait beaucoup beaucoup réagir et le voici aujourd'hui comme rattrapé par la réalité. d'écouter. Chaque jour, on court après des événements, des petites polémiques.

Il y a en effet de de la violence mais qui vient aussi de de division qui vient bon tout ça sont des problèmes de fond et moi je trouve dans nos débat public d'abord on s'intéresse qu'à ce qui va mal et on a cette espèce de passion pour le drame permanent et pas assez au débats qui qui nous permettent collectivement de faire mieux. Et ce matin, avant le drame, je le précise hein, de nos gens en Haute Marne, le ministre de l'intérieur, Bruno Retaillot, a réagi sur France 2 à cette déclaration d'Emmanuel Macron. Moi, je ne le pense pas.

Un fait divers, c'est un un fait qui surgit dans l'actualité, qui est imprévisible par définition et surtout contre lequel on ne peut rien. Et je pense que l'accumulation de faits divers, on le voit bien, crée du sens. Malheureusement, ce sont des faits de société et ils sont choquants ces propos du président.

En en tout cas pour ce que il me con je suis mise de l'intérieur. Je vois bien l'insécurité qui monte qui monte cette violence cette ensauvagement cette barbarie comme j'ai pu la dénoncer. On peut pas s'y résigner.

Accepter ces faits-là comme des faits divers. Ça voudrait dire que en fait on accepte la fatalité et moi je ne crois pas à la fatalité. Il faut lutter pied à pied.

C'est ce qu'attendent les Françaises et les Français de nous. Voilà Bruno Retaillot qui répondait donc au propos décalé déconnecté d'un Emmanuel Macron. Voilà, totalement rattrapé par la réalité hein ce macronisme.

On arrive au bout d'une séquence selon vous, il va trop loin. Bah en tout cas, il y a une grande différence, on le sent dans les propos de Bruno Retaillot entre la lecture du musée intérieur qui consiste et je suis plutôt proche de sa lecture à dire que les différents faits divers sont connectés par un contexte et qui s'inscrivent dans un contexte, dans une évolution de notre société, dans une évolution de notre civilisation des fait divers mais des faits de société précisément. Donc il met tout cela en perspective là où le président de la République est plutôt dans une approche classique des faits d'hiver.

Jacques Chirac faisait comme ça, François Hollande faisait comme ça, c'est comme ça depuis longtemps où on dit bon bah fait d'hiver d'ailleurs ce mot terrible fait d'hiver parce que les journaux savaient pas où les classer et donc on les mettait quelque part disant bon bah c'est un mort c'est comme un accident de la route et vous aviez au même titre que l'inondation d'une maison et qu'un accident de la route quelqu'un qui se faisait poignarder. Je pense qu'on peut plus raisonner comme ça que aujourd'hui les choses vont trop loin qu' a une évolution comment dirais-je globale de la société et que face à cette évolution globale il faut des solutions globales. Mais mais le président est déconnecté, on peut le dire.

Enfin là, ah oui oui, là sur est rattrapé par la réalité aujourd'hui. Bah, on peut dire qu'il a mal choisi son moment. Ça c'est le moins qu'on puisse dire en plus parce que sur une échelle de la déconnexion de 1 à 10, il est à 11 lui.

Euh c'est vrai que c'est terrible parce que il fait cela à quelques jours. Alors ça, il pouvait le savoir ou quasiment le jour où le père de Benoît, vous savez ce Daqua qui a perdu son fils, exprimait toute sa souffrance et sa colère. Donc lui fait cette déclaration quasiment concomitamment.

Et puis pour le coup, aujourd'hui, on vient d'apprendre ce drame. Ça évidemment il ne pouvait pas le savoir mais euh euh convenons que euh pour lui ça tombe et et ce drame est tombe excessivement euh mal. C'est le moins compliqué.

Vous savez le fait d'hiver, il y a deux exceptions. La première, c'est de dire bah c'est quelque chose qui se passe euh qu'on ne peut pas expliquer. Voilà, une il y a pas de lien avec d'autres types d'actes du même genre.

Alors là, les liens évidemment, ils sont comme des éléphants au milieu du couloir. Un fait de société, c'est une somme de fait d'hivers qui ont un lien bien visible. Et puis le fait d'hiver, ça aussi quelque chose de péjoratif.

C'est ça aussi, je trouve qui qui a été mal vécu dans sa phrase. Fait divers, c'est un peu le chien écrasé. Paul l'a dit, c'est le fait d'hiver, c'est les trois lignes, c'est l'entrefilé.

Donc c'est une façon de dire vos enfants sont des faits divers. Et donc ça évidemment ça pouvait pas être pris autrement que mal. Par ailleurs, il fait un peu de complot chic hein.

C'est quoi de complotisme chic ? se dire c'est quoi ce lavage de cerveau qui précise sa pensée qui fait ce lavage de cerveau. Je pense que c'est les médias qui appuent là où ça fait mal, on en fait partie.

Voilà. Donc en fait il il pense qu'il y a un grand complot de gens qui qui auraient décidé de parler de ces faits d'hiver. Mais il fallait faire quoi ?

Les occulter, pas en parler. Mais c'est c'est quand même une réflexion euh assez terrible de la part d'un président d'armé. Mais là le enfin le déni de réalité n'est plus possible.

ça lui explose véritablement au visage ce matin. C'est pas possible et en plus je pense que c'est contre-productif de considérer ces faits comme des faits isolés et en plus de de culpabiliser ceux qui oseraient en parler de considérer que ceux qui parleraient par exemple de la mort du jeune du bal de crépole et de la façon dont ça s'est terminé terrifiante de Dax de Benoît de tous ceux qui parleront de ça serait d'extrême droite. Le problème c'est que vous comment dirais-je politiquement s'il laisse ces sujets-l au rassemblement national et à reconquête voir à une partie de LR vu que 80 % des Français grosso modo veulent des solutions à ces sujets-là même les électeurs d'Emmanuel Macron même les électeurs de Renaissance souhaiteraient et même les électeurs de gauche d'ailleurs avoir des solutions.

Même eux ils ont peur de l'insécurité, ils ont peur de l'évolution des couteaux dans ce pays. Donc il faut apporter des réponses. Le le rôle d'un chef de l'État c'est d'apporter des réponses à tout le monde et sur tous les sujets. pas forcément les mêmes réponses que le RN d'ailleurs, pas forcément les mêmes réponses que reconquête, mais au moins ne pas rayer d'un trait de plume, ne pas mépriser ceux qui s'inquiète de la hausse de ce qu'ils appellent l'effet d'hiver.

Alors, vous souvenez d'Élisabet Bord hein qui avait donc lancé ses fouilles inopinées aux abords des établissements scolaires. On a les chiffres hein de depuis 3 mois d'enfin 26 mars 26 mai, de mois, plus de 6000 contrôles, 186 couteaux saisis, 32 gardes à vue. Et vous vous souvenez euh du jeune Elias bien sûr hein, ce jeune homme de 14 ans poignardé mortellement en janvier dernier à Paris à la sortie de son entraînement de foot parce qu'il avait refusé de donner son téléphone portable.

Et bien ce matin sur BFM, la maman d'Élias a accusé Ellisabeth Born de nier la réalité de l'insécurité en France. Ellis Borne nous a terriblement choqué le père d'IA 6 mois. Je la cite, "On ne doit ni légiférer à chaud ni dans l'émotion.

Ce serait bien d'éviter la surenchère de mesures éculées qu'on trouve sur l'étagère à chaque actualité dramatique. On doit s'attacher à identifier les causes qui conduisent à ces faits à apporter avec sans froid des réponses cohérentes, efficaces et réalistes. De qui se moque-ton ?

Ellisabeth Borne est ministre de l'éducation nationale. Elle est au gouvernement depuis 2017. Elle a été premier ministre.

Ellisabeth Borne veut réfléchir mais on a plus le temps de réfléchir. Les meurtres par arme blanche c'est une réalité. Notre fils, il est mort, on le sait, mais il y a plein d'autres enfants, il y a plein d'autres adolescents.

Il faut agir, faut arrêter de réfléchir. Ouais. Témoignage très puissant et bouleversant véritablement de la maman d'Élias.

Voilà qui dit "On a plus le temps." Exactement. Mais c'est c'est comme le père de Benoît, je crois qu'il faut leur faire au moins la grâce hein, puisque la société n'a pas été capable de protéger leurs fils, de les écouter.

Alors, il faut savoir que son fils n'avait pas refusé du reste de son portable. C'est ce que avait dit euh mais il l'avait donné hein parce que la FP avait l'air de sembler dire que il avait résisté que c'est cette résistance qui avait occasionné son son meurtre presque. En l'occurrence c'était pas du tout le cas.

On se rappelle qu' aussi avait été occulté le le le nom les mots de machette et achète hein sans doute conoté. Donc voyez, il y a aussi une un traitement aussi du traitement du traitement médiatique qui est quand même un peu dingue. Alors Ellisabeth Born, elle aussi elle est complètement déconnectée.

Al je sais pas où sont passés ces cours d'empathie. Vous souvenez hein c'est c'est c'est loin tout ça aujourd'hui comme ça paraît dérisoire et et ridicule. Et puis cette façon de dire et elle a raison la mandé non non on va pas réagir à chaud.

En fait, c'est une stratégie parce que euh une fois que le temps de la colère est passé, en réalité, bah les Français ont oublié, il y a des séquences médiatiques, le temps de l'émotion aussi. Donc il euh donc il passe à autre chose et c'est bien commode parce qu'on peut éviter de de ainsi de de légiférer sur ces sujets-là. Par ailleurs, moi j'aimerais simplement dire, c'est pas le couteau qui est responsable en soi parce qu'autrefois les petits paysans, ils avaient tous un layol, un opinel dans leur poche et ils pas leur prochain.

C'est celui qui porte le couteau. He et c'est l'usage qu'on en fait. On va continuer justement à parler de de ce fléo ces couteaux dans les dans les établissements scolaires.

On reste ensemble bien sûr on se retrouve dans quelques instants 13h 14h Europein 13h 13h32 sur Europein. La suite d'Europein 13h. Vous écoutez Céline Gro et avec vous aujourd'hui Céline Paul Melin et Gabriel Cusel.

Oui, on continue à parler de ce drame absolu, hein. Donc cette surveillante de 31 ans poignardée mortellement par un collégien dans un collège de haute Marne. On donnait les chiffres il y a quelques secondes, hein.

Euh 6000 contrôles euh ces deux derniers mois, 186 couteau saisis, 32 gardes à vue. C'est un véritable fléo et ça ne ça ne faiblit pas. Oui, ces chiffres montrent et confirment qu'il s'agit bien là d'un phénomène de société, en tout cas d'un phénomène générationnel, d'un phénomène dans la jeunesse.

Ce qui ne signifie pas évidemment que tous les élèves de France ont un couteau et qui sont prêts à s'en servir. Faut pas non plus stigmatiser pour le coup l'ensemble des lycéens ou des collégiens. Il s'agit de certains mais ce certain est de plus en plus nombreux au fil des années et ça témoigne d'un changement important.

Donc il faut l'étudier. Et le problème c'est quoi ? C'est un changement.

C'est un changement de de on se promène avec un couteau. C'est c'est c'est la violence. Les jeux vidéos, c'est alimenté par quoi ?

Par un par un défaut de socialisation dès le début. La socialisation, c'est l'apprentissage d'un certain nombre de normes et de valeurs dès le début. tu ne tueras pas ton prochain, tu aideras des personnes dans le besoin, des des normes et des valeurs qui n'ont manifestement qui font défaut à certains de ces jeunes.

Peut-être aidé par des facteurs communautaires certaines fois, peut-être parfois par des facteurs de jeux vidéo euh et de et de de propagande sur le web de l'ultraviolence comme un mode de vie, un mode de comportement. C'est probablement polyfactoriel. Mais quand Elisabeth Borne ne traite le sujet qu'au moyen de mesure technique et encore quand elle le traite de de mesures techniques du style réflexion sur les portiques, fouilles et cetera, vous ne faites que déplacer le problème à 50 m de la porte d'entrée du lycée où il y aura tout autant de violence.

Donc le problème c'est pas le couteau comme objet. On a tous un couteau dans notre cuisine et on va pas en faire usage parce qu'on est justement civilisé. Le problème c'est la civilisation, c'est le civisme, c'est l'apprentissage des normes et des valeurs élémentaires qui font défaut.

Si si on passe par exemple, ce sera plus des couteaux, ce sera des tournevis et puis après ce sera une siméau, j'en sais rien. En fait, l'objet n'est pas du tout le sujet. Le sujet c'est euh comment en en est-on arrivé là et comment est-ce qu'on peut lutter sur les causes profondes de cette violente.

Et c'est ça vraiment le le grand combat qui devrait animer madame Borne et qui devrait la faire réfléchir parce que les contrôles voilà, n'empêchent pas effectivement ces élèves de se balader avec des couteaux dans leur sac. C'est c'est le petit bout de la lornette. En réalité, c'est quand même terrifiant de tous les effondrements qui frappent la France, celui de l'éducation nationale dans toute son acception hein, parce que c'est pas seulement les savoirs qu'on enseigne.

Aujourd'hui, on se faisait du souci parce que le niveau de l'école d'à côté n'était pas bon. Aujourd'hui, on se demande si quand on est prof, on reviendra en vie. Enfin, je cette pauvre victime qui ce matin a dû partir sereinement à son poste de 4 ans qui a dit au son, j'imagine le le ce qui l'entouraient, tous ceux qui l'entouraient cette issue de weekend de pentecôte.

Comment il pouvait-il imaginer qu'il lui disent au revoir pour la pour la dernière fois ? Moi, je trouve ça absolument glaçant. C'est pas un métier à risque en principe hein ce métierlà.

Et ben, il est devenu à risque. C'est c'est quand même ils vont pas être avec des gelés par bales les surveillants. Et donc autrefois, on se disait bah l'école ah l'école a pas un bon niveau.

Aujourd'hui, on se dit ah mais dans l'école de de d'à côté, ben où moi je risque de me faire assassiner ou tuer si je suis professeur ou surveillant, où mes enfants risquent pour leur survie. Non mais vous voyez euh à quel point on en est. Alors Paul Melin infiniment raison de dire que c'est pas le problème du couton.

On peut faire ça avec un ciseau. Enfin vous voyez quand on a décidé avec un tesson de verre quand on a décidé d'être violent tout on est violent. C'est tout comment dire la dynamique enfin ou la ou le le le processus de décivilisation.

Je reprends un mot d'Emmanuel Macron qui nous frappe depuis des dizaines d'années. On n pas éduqué ces enfants. Enfin, je je vous dire normalement il y a un surmoi dans la civilisation qui fait que vous refrainez vos pulsions.

C'est c'est une pulsion de colère qui fait une fois à 14 ou 15 ans, vous avez de la force la force physique. Et si personne ne vous a appris à réfrainer cette force physique et bien ça peut très mal se terminer. Donc c'est vrai que il y a il y a un problème prignant mais d'éducation, de civilisation. des contrôles deun contrôle encore une fois je vous dis ça pourrait être avec un un verre cassé à la cantine la prochaine fois hein a il y a des prisonniers je me souviens d'un prisonnier récemment qui a été tué par son l'homme qui était dans sa cellule avec un tesson de bol de bol cassé si voulez quand on veut tuer on on peut tuer donc voilà donc je crois que ça dépasse bien ces contrôles. vraiment ça me paraît tellement et puis il y a plus il y a plus de verrou, il y a plus de cadre, il y a plus la peur du gendarme, il y a plus la peur du gendarme non plus parce que là on le rappelle lors de ce contrôle, il y avait quand même des gendarmes à côté de cette surveillante qui a été qui a été frappée et il se pose aussi la question justement de de la de la gestion de la de la justice parce que derrière ce très jeune mineur qui a à peine 15 ans euh voilà, comment va-t-il être jugé ?

Il y a cette question qui se repose à nouveau. Paul, il faut il faut traiter la chose de bout en bout. Là, on vient de traiter le sujet culturel éducatif, c'est-à-dire l'amont.

Maintenant, il faut traiter l'aval, c'est-à-dire une fois que l'acte que l'irréparable a été commis, quelle réponse pénale on donne et quelle autorité on donne ? Parce que une réponse pénale, c'est aussi un message d'autorité pour tout le monde. C'est dire si vous faites cela, vous encourez une peine grave pour vous dissuader.

C'est un peu le même sujet qu'avec les violences en marge du Parissing-Germain. C'est-à-dire que quand vous arrêtez 450 personnes et qu'il y en a une qui va en prison sur les 450 ou alors qui qui va y aller quelques semaines ou alors qu'il y aura un aménagement de peine avec son bracelet électronique, on se dit que c'est pas vraiment de nature à dissuader les milliers de gens qui ont fichu par terre les abribus piller les magasins ou qui s'en sont pris au force de l'ordre. Donc il faut des réponses très fermes pour montrer qu'à un moment donné l'État a le monopole de la violence légitime et que l'État a aussi la capacité de mettre hors d'état de nuire ceux qui veulent nuire au bien commun et à la civilisation.

Mais le problème c'est qu'on est bon ni sur l'un ni sur l'autre. On n'est pas bon sur l'amont parce que sur l'éducation et sur la culture, on l'a dit, on est totalement défaillant. Et ensuite sur la réponse pénale et sur la réponse policière, nos forces de l'ordre font un travail formidable mais derrière sur la réponse pénale forcé de constater que globalement, je veux pas faire le procès d'intention à tous les magistrats, globalement ça ne suit pas qu'on a cette fameuse excuse de minorité que regardez cette cet Afghan qui a tué euh Matis, bah il va repartir au bout de 8 ans.

Donc il a 16 ans, ça veut dire qu'il va même pas faire 8 ans, il va en faire 5. Donc à 22 ans, il sera dehors devant les parents de Matis qui ont plus leur enfants. Enfin vous vous rendez compte de l'horreur.

Il y a pas une société qui accepte ça. Donc à un moment donné, il faut aussi que les peines elles puissent suivre. [Musique]