Clémentine Autain, Territoires d'infos - 07 04 2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il fallait agir ? Est-ce qu'il a eu raison Donald Trump ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord avec Vladimir Poutine ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Que doit faire la France ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Si demain Jean-Luc Mélenchon est élu président de la République, il fait quoi exactement ?
- 5:55OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Emmanuel Macron a tort ?
- 6:06OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est otage des États-Unis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Je pense qu'agir de la sorte est une stratégie potentiellement dangereuse. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Vladimir Poutine aurait dû déjà prendre position pour condamner, il a mis son veto à la résolution qui condamnait cette attaque à l'arme chimique. »
- 2:58Invité politiqueFait
« Vladimir Poutine a un projet impérialiste, et son projet impérialiste, il faut s'en méfier. »
- 12:14Invité politiqueChiffre
« 57 milliards d'euros redistribués en dividendes l'année dernière, en 2016, un record historique. »
- 13:56Invité politiqueFait
« Il y a de très nombreux enfants qui ont été mis en danger gravement et qui peuvent encore l'être. »
Temps de parole
- Clémentine Autain72 %
- Présentateur9 %
- ?8 %
- Invité6 %
- Invité 26 %
≈ 17,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Territoire d'info, Public Sénat, Sud Radio.
Voilà l'invité politique aujourd'hui, c'est Clémentine Autain, l'invité de Public Sénat de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale. Vous êtes conseillère régionale de l'Ile-de-France et vous êtes un soutien de Jean-Luc Mélenchon. Merci d'être là ce matin pour vous interroger à mes côtés. Christophe Bordet, Sud Radio, bonjour Christophe, et Mickaël Zames de Public Sénat qui sont sur ce plateau, Clémentine Autain. Bonjour à tous. Hier soir, Donald Trump a ordonné des frappes sur la Syrie dans l'annuel Zantulieu. Est-ce qu'il fallait agir ? Est-ce qu'il a eu raison Donald Trump ?
Je
pense qu'agir de la sorte est une stratégie potentiellement dangereuse. La logique de la guerre qui entraîne la guerre.
On est en guerre là ? La
logique de la guerre qui entraîne la guerre, moi ce que je souhaite c'est la paix. Et je pense que s'il faut à un moment donné agir, c'est dans le cadre de l'ONU, de résolution, d'une coalition internationale.
Pas sauf que l'ONU c'est le blocage et ça ne
fonctionne pas. Il a attendu que l'ONU ne prenne
pas de... Enfin là il
n
'a
pas vraiment attendu, il a réagi tout de suite, seul. Sans
consulter ses alliés. Sans
consulter ses alliés. Et donc moi je maintiens, il faut une coalition internationale, il faut chercher des solutions politiques et se méfier de solutions de courte vue qui peuvent entraîner davantage de
logique de guerre, de mort et
ne pas permettre de sortir de la situation
tragique dans laquelle se trouve la série. Est-ce que ça ne trouve
pas quand même qu'enfin, enfin il y
a
un dirigeant international qui agit
? Mais
agir pour agir, agir c'est... Qui
agit en
bombardant quand même. Et donc qu'est-ce que ça
va apporter, je vous écoute, qu'est-ce que...
Non, je vous pose la
question, je vous pose la question.
Moi je suis en train de vous répondre que agir pour agir, ce n'est pas une réponse. Ce qu'il faut c'est agir pour réussir à sortir de cette logique de guerre, à combattre sérieusement le régime de Bachar el-Assad, à trouver des solutions pour le
peuple syrien. Et on le
combat comment ? Parce que ce n
'est
pas le monde des bisounours quoi.
Je ne crois pas
aux bisounours mais je ne crois pas non plus que la logique de guerre, et on l'a vu dans d'autres pays, je vais dire les interventions, comme il y en a eu en Irak, ça n'a pas réglé le problème, ça en a créé davantage que ça en
a réglé. Et c'est avec une réaction de... Je dis
juste que si on ne prend pas les choses dans le bon ordre, avec une coalition internationale et la recherche d'une solution politique, je pense que nous allons dans le mur et nous pouvons nous retrouver
dans une situation plus fragile. Et Martine, t'as avec une réaction
de Vladimir
Poutine, hein,
Mickaël Zames ? Oui, qui parle d'une agression contre un État souverain, est-ce que vous êtes d'accord avec Vladimir Poutine
? Je
pense que Vladimir Poutine aurait dû déjà prendre position pour condamner, il a mis son veto à la résolution qui condamnait cette attaque à l'arme chimique, donc non, je ne
suis
pas d'accord avec Vladimir Poutine.
Mélenchon avait dit quand même à un moment que Vladimir Poutine pouvait être celui qui allait régler le problème syrien.
Je
suis plus sceptique, je pense, pour le dire avec euphémisme là aussi. Vladimir Poutine a un projet impérialiste, et son projet impérialiste, il faut s'en méfier. Alors ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas discuter avec Vladimir Poutine, on discute, et c'est la logique internationale, avec y compris des chefs d'État dont on ne partage pas le régime. Donc il faut trouver des solutions, et Vladimir Poutine est un acteur assez décisif dans la
sortie
de crise. Que doit faire la France ?
La
France doit agir pour chercher cette coalition internationale qui, d'abord, je pense qu'elle n'a pas réussi à soutenir les peuples au moment où ils se sont révoltés. Les grands oubliés, dans ce drame depuis plusieurs années, ce sont les peuples. Les peuples, les forces démocratiques qui, dans ces pays, auraient dû être soutenues. Ils ne l'ont pas été. Donc ça, c'est la première erreur internationale. Et aujourd'hui, je crois que la France, qui est quand même une puissance internationale forte, a une voie possible pour dire qu'il faut d'abord changer l'architecture actuelle de l'ONU, qui repose sur des compromis issus de la Seconde Guerre mondiale.
Donc c'est l'une des raisons pour lesquelles elle n'est plus très opérationnelle. Mais je pense que la France peut avoir une voie pacifique de recherche de solutions diplomatiques et politiques. Et je ne crois pas, puisque vous me pensiez, oui il faut agir, oui il faut agir, bien sûr, comment rester sourd, comment rester étranger à ce qui se passe. Nous avons le devoir d'agir. Mais il faut agir de telle sorte que ça ne crée pas un bourbier supplémentaire et que ça n'aggrave pas la situation. Or, la guerre pour la guerre, sans fin, sans alliés, sans stratégie, je pense que c'est dangereux.
Donc
si demain Jean-Luc Mélenchon est élu président de la République, il fait quoi exactement
? En
tout cas, ce que nous avons dans notre programme de façon claire, c'est l'appui sur l'ONU pour chercher des coalitions et une logique pacifique, c'est-à-dire la recherche de la paix. Ça c'est totalement
de notre programme.
Et une
discussion avec Vladimir
Poutine et avec Bachar el-Assad
? Je
pense qu'il faut discuter, oui, il faut
discuter
avec Bachar el-Assad.
Avec Vladimir Poutine, je pense que personne ne dit qu'il ne faut pas discuter avec Vladimir Poutine. Il faut le faire sans angélisme, en ayant pleinement conscience de ce qu'il joue lui aussi, comme projet international, comme projet intérieur, comme visée impérialiste, bien sûr. Bachar el-Assad, honnêtement, c'est une autre affaire quand même. Je pense qu'il est le chef d'état sanguinaire qui a joué contre son peuple de faute d'une violence et d'une gravité inouïe.
Face à, d'un côté, Donald Trump,
de
l'autre côté Vladimir Poutine, Jean-Luc Mélenchon, il fait le poids
? Là,
c'est la question de la France, ce
n'est pas la question de Jean-Luc Mélenchon. S'il était président. Ce n'est pas
la question de Jean-Luc Mélenchon, c'est est-ce
que le président français,
bien sûr, s'il est élu président, la question que vous me posez est la même pour l'ensemble des présidents français. Est-ce que la France fait le poids ? Et je pense qu'elle pèsera d'autant plus qu'elle a une capacité à porter une solution dans la durée qui permette de mettre tout le monde autour de la table pour créer cette coalition. Et c'est ça la force
de la France. Et quand Emmanuel Macron dit hier soir,
sur France Télévisions, qu'il est favorable à une intervention militaire, est-ce qu
'il a tort ? Il y a
déjà une intervention militaire.
Ça ne veut rien dire, en fait, ce qu'il
dit.
Oui. C'est ça, c'est
ce
que vous dites.
Oui, il y a déjà une intervention militaire. Quelle intervention, avec quel but et avec quelles autres forces ? C'est ça la question qui nous est posée.
Est
-ce qu'aujourd'hui, puisque Mélenchon veut sortir de l'OTAN, par exemple, on parle de défense, là, il veut sortir de l'OTAN, est-ce qu'on est otage,
nous,
français, des Etats-Unis
? Il
faut essayer de ne pas l'être. Il faut essayer de constituer une alternative au projet, lui aussi, aux accents impérialistes de Donald Trump. C'est clair, c'est l'un des enjeux de la sortie de l'OTAN. C'est de ne pas être dépendant de la stratégie américaine et d'avoir davantage d'autonomie dans la façon dont nous envisageons notre intervention à l'échelle internationale.
C'est Clémentine Hautin, l'invité de Public Sénat et de Sud Radio. Ce matin, conseillère régionale d'Île-de-France et soutien de Jean-Luc Mélenchon. Justement, sondage en hausse, dynamique positive. Yves, à quoi attribuez-vous la poussée, le succès, pour l'instant, de Jean-Luc Mélenchon
? Je
pense qu'il a pour lui la cohérence dans la durée d'un projet qui tire vers une espérance émancipatrice, là où la colère légitime le ressentiment aussi, qui existe en France à l'égard de la politique, puisqu'on vote un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche, un coup à droite, on a à peu près la même politique. Donc, il y a ce désespoir grandissant. Jean-Luc Mélenchon dit qu'il y a une voie possible, pas d'alternance, mais d'alternative, et qui nous tire du côté de l'égalité et de la justice sociale, là où le Front National propose un projet de division, de repli.
Un besoin du côté
radical, comme vous aviez
dit sur ce plateau il y a peu de temps. Oui,
il a senti depuis longtemps ce désir de radicalité,
c
'est-à-dire de prendre à la racine les problèmes, et de proposer des mesures
de rupture. Radical, ça veut dire un peu
raide ?
Non,
ça veut dire prendre à la racine. Radical, la radicalité, c'est la logique de prendre à la racine les problèmes. Donc, pas simplement de saupoudrer des petites solutions comme ça qui ne changent rien, mais d'essayer de
changer de logique.
Par exemple, sur l'austérité, on voit bien que la réduction des dépenses publiques, ça crée de la récession économique, des inégalités. Bon, lui dit, il faut sortir de ça. Il faut arrêter cette réduction des dépenses publiques, c'est concret. Et c'est une autre manière de prendre le problème. Est
-ce que vous dites ce matin, est
-ce
que vous iriez jusqu'à dire ce matin, est-ce que Mélenchon sera
le
président de la République ? Ou Mélenchon sera le président de la République ? Vous l'affirmez ce matin, ça ?
J'affirme que Mélenchon serait un bon président de la République, et
le meilleur de
tous les candidats que nous avons, et qu'il a
aujourd
'hui une chance pour être qualifié au second tour, et donc pour gagner. Ce que je ne vous aurais peut-être pas dit il y a 6 ou 8 mois. Nous sommes dans un moment particulier, où se cristallise autour de sa candidature quelque chose de neuf, de fort, qui peut le pousser haut, et le pousser à être,
peut
-être dans les jours qui viennent, franchement devant François Fillon, et ensuite de talonner...
Est-ce que vous vous
réjouissez de la faiblesse du candidat Hamon
?
Non, je ne me réjouis pas de la faiblesse du candidat Hamon, non, bien sûr que non.
Il en profite, là, Mélenchon, quand même. Il
monte aussi grâce à ça
?
Non, il est devenu une sorte de vote utile de conviction à gauche, ça je le crois, en effet.
Hamon, ce n
'est
pas le vote utile.
Là, c'est les rapports de force, je parle juste des rapports de
force. Il n'incarne plus le vote utile à gauche.
Je
pense qu'aujourd'hui, le vote de conviction utile à gauche est en train de se cristalliser autour de Jean-Luc Mélenchon. Donc il ne
faut
pas le voir comme contre, alors c'est bien que Benoît Hamon... Ce n
'est
pas contre Benoît Hamon. Je me félicite de la percée de Jean-Luc Mélenchon et je pense qu'il faut qu'elle prospère.
Et
Benoît Hamon est maintenant face
aussi à ses propres responsabilités. Vous nous dites quelque part ce matin que
tout peut arriver dans cette élection.
Oui, mais ça on le sait depuis un moment. Vous voyez bien que l'ambiance est un peu électrique dans le pays, qu'il y a une défiance extraordinaire à l'égard du monde politique, des institutions, et que donc les électeurs cherchent le moyen de susciter un changement véritable. Il y avait l'hypothèse de Marine Le Pen contre cette...
Il
y avait,
vous mettez ça au passé ?
Il y a
aussi. Il y avait, c'est vrai que j'ai du mal à me faire à cette idée, donc c'est peut-être pourquoi je parle au passé. Mais je crois que dans le vote Front National, il était utilisé de la sorte aussi, s'il y a une autre voie,
une
voie du côté de la justice sociale et de l'émancipation, alors je pense que cela peut capter un électorat aujourd'hui indécis, et je pense en particulier aux ouvriers, aux employés, aux jeunes, aux habitants
des territoires populaires qui
ont intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon soit élu président en avril-mai
prochain.
Les salariés de Vivarté vont manifester ce matin.
Il
y a 900 emplois qui sont en jeu. Emmanuel Macron a dit hier soir, il n'y a pas de magicien, il l'a dit, à des salariés de Vivarté. C'est vrai ? On a tout fait, on a tout essayé
?
Écoutez, c'est dramatique. Un responsable politique qui prétend être chef de l'État dise à des salariés qui vont se retrouver sur le carreau, écoutez-moi, je n'ai pas de solution pour vous, je suis consterné. Je vous
le
dis franchement, je suis consterné. Donc le rôle d'un candidat
à l'élection présidentielle... Il ferait quoi Mélenchon
président ? Il ferait quoi pour ses salariés ?
Alors, pour ses salariés-là précisément...
C
'est une boîte privée, hein ? Bien sûr,
bien sûr. Mais vous savez, pour les chantiers navals, par exemple, qu'est-ce que peut faire l'État ? Pour les chantiers
navals,
on
peut, à des moments, nationaliser.
Là, on ne l'a pas fait.
Et par ailleurs, la sécurisation des parcours professionnels, c'est-à
-dire
que deviennent aussi les personnes quand ils sont au chômage. Ce n
'est
quand même pas une petite histoire. Comment ils vont être indemnisés ? Combien de temps ? Est-ce qu'on sécurise leur vie ? Et est-ce que la situation économique globale retrouve de l'énergie, de telle sorte que le chômage de masse est endigué ? C'est ce que propose Jean-Luc Mélenchon. Avec la relance par l'activité, la sécurisation des parcours, l'investissement dans une transition
énergétique... Donc, lui, ce serait un magicien. Ce
n
'est
pas un magicien, c'est qu'il va agir sur le réel pour combattre le chômage de masse, la précarité, pour sécuriser les droits des salariés, et pour combattre un certain nombre de logiques. Parce que vous savez qu'il y a des entreprises aujourd'hui qui licencient, mais qui font des bénéfices extraordinaires et qui redistribuent ces bénéfices non pas pour investir, non pas pour augmenter les salariés, mais pour enrichir les rentiers du capital. Et c'est cette gabegie que Jean-Luc Mélenchon entend combattre, et j'aime bien son expression quand il dit finalement qu'on n'a plus les moyens de payer ses dirigeants et ses actionnaires au point où on les rémunère.
57 milliards d'euros redistribués en dividendes l'année dernière, en 2016, un record historique.
Je voudrais vous entendre sur deux choses. François Fillon enfariné au meeting hier soir. Est-ce que pour vous c'est un acte condamnable ?
Est
-ce que c'est un acte de violence
? De
violence, décidément. C'est comme la chemise, on a une conception de la violence en
France. C'est une question que vous pose. C'est ça
que vous voulez qu'on vous dise, c'est pas bien d'enfariner un candidat. Mais voilà, je pense que... Mais c'est normal. Non,
c
'est pas que c'est normal. C'est que je crois que François Fillon, par son attitude, suscite aussi une colère qu'il faut comprendre et qu'il faut entendre. Ces costumes à 6 000 euros, bon, je n'en reviens pas, les emplois familiaux, fictifs, etc. Mais également le mensonge, je crois que d'avoir menti aux Français en disant « je ne serais pas candidat si je suis mis en examen » et d'être finalement candidat, comprenez que ça suscite une forme d'écœurement et de colère en France. Et cela me paraît franchement légitime.
Clémentine Hautin, l'évêque de Dax, Mgr Hervé Gachinière, a été démissionnée par l'épiscopat français, démissionnée entre guillemets pour des attitudes inappropriées envers des jeunes. On
parle
de gestes et de paroles. Est-ce que le pape François qui a accepté sa démission a totalement raison ? Vous soutenez ?
Oui, il a raison, mais c'est les termes utilisés que je ne comprends pas très bien. Ça veut dire quoi
?
Inapproprié. S'agit-il d'agression sexuelle ? Alors il faut appeler ça agression sexuelle. Il
ne s'agit
pour l'instant que de gestes
et de paroles. Voilà,
donc pourquoi il démissionne ? Bon, je trouve cette affaire pas très claire. Ce qui me paraît en revanche positif...
Le parquet a ouvert une enquête.
Très bien. Ce que je trouve en revanche positif, c'est que la question des violences sexuelles soit posée. Prise
en compte par l'Église aujourd'hui. Prise en compte par
l'Église. Et je pense que c'est une avancée très importante. Parce qu'il y a de très nombreux enfants qui ont été mis en danger gravement et qui peuvent encore l'être. Donc que l'Église prenne à bras le corps cette question me paraît urgentissime et important. Mais il faut encore poser les mots. Une
attitude inappropriée... Pardonnez-moi à mes yeux. Mais qu'est-ce que c'est
une attitude inappropriée ? Il s'agit de violences sexuelles. Je crois que l'on parle de ça, d'agression sexuelle. Donc appelons un chat, un chat, si je puis me permettre.
Merci. Clémentine Autain, conseillère régionale d'Ile-de-France. Soutien de Jean-Luc Mélenchon d'avoir été notre invité ce matin dans cette matinale d'info commune à Public Sénat. Et Sud Radio, on passe au débrief de vos propos dans un instant.
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Clémentine Autain