Présidence de l'Inserm : audition de Didier Samuel
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proposé par le président de la République aux fonction de président de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, l'INERM. Quelques explications juridiques sur les raisons du d'une telle procédure alors que monsieur Samuel a été nommé le 1er février 2023 pour un mandat de 4 ans, soit jusqu'au 1er février 2027 et comme nous le savons tous, nous sommes en novembre 2025. En effet, vous avez il y a quelques jours atteint la limite d'âge de 68 ans qui est fixée dans le code de la recherche et en application de l'article L341-4 du code général de la fonction publique, les fonctionnaires occupant un emploi à la décision du gouvernement atteint par la limite d'âge qui leur est applicable peuvent être maintenu dans cet emploi dans l'intérêt du service et avec leur accord bien entendu pour une durée maximale de 2 ans par une décision prise dans dans les mêmes formes que leur nomination.
Suivant une jurisprudence du Conseil d'État, la présidence de l'INCERM est assimilé un emploi à la décision du gouvernement. Aussi, la décision de maintenir en fonction le professeur Samuel ne peut ne peut intervenir qu'après son audition par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat en application des dispositions des lois organiques du 23 juillet 2010 relative à la mise en œuvre du 5e alinade de l'article 13 de la Constitution. La commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale vous a entendu il y a quelques minutes et a procédé à un vote un bulletin secret.
Le dépoulement de celui-ci et du vote auquel procédera notre commission aura lieu comme nous le faisons classiquement simultanément à l'issue de cette audition. Je précise que notre audition est publique et elle est diffusée sur le site internet du Sénat. Je rappelle également que le président de la République ne pourrait procéder à cette nomination si l'addition des votes négatives de négatif pardon de chaque commission représentait au moins 3/5 des suffrages exprimés dans les deux commissions.
Professeur Samel, depuis votre nomination en février 2023, notre commission a eu l'occasion à plusieurs reprises d'échanger avec vous, que ce soit dans le cadre d'audition budgétaire au format rapporteur ou d'audition en commission plainère sur des thématiques plus spécifiques. Vous avez également reçu une délégation de notre commission en avril dernier au centre de recherche cardio-vasculaire, visite au cours de laquelle nous avons pu aborder de de nombreux sujets nationaux et internationaux. Vous êtes donc depuis votre arrivée à la tête de de l'INCERM un interlocuteur régulier et important de notre commission.
Alors que vous êtes à mi-mandat, nous voudrions savoir évidemment quel regard vous portez sur vos deux premières années à la tête de l'INCERME. Quelle action avez-vous mené, dans quel objectif et avec quel résultat avez-vous rencontré également des difficultés particulières et avons dû renoncer à certaines ambitions, voir échouer sur certains dossiers. Nous sommes aussi intéressés de connaître les perspectives que vous tracez pour l'INCERME à court et moyen terme dans un contexte budgétaire que nous savons contraint et alors que la question de la souveraineté de notre recherche se fait de de plus en plus prignante.
Après votre prise de parole liminaire d'une dizaine de minutes, vous serez interrogé par notre rapporteur Laurence Garnier puis évidemment par toutes ceux et toutes celles qui le souhaitent. Monsieur le président, je vous donne la parole. D'accord.
Monsieur le président, mesdames les sénatrices et sénateurs, merci beaucoup pour euh donc cette audition. Donc en effet, vous avez rappelé, j'ai été nommé donc le 1er février 2023 et je suis né le 24 octobre 57. J'ai donc eu 68 ans il y a 3 semaines et donc je me présente devant vous pour aller je car je souhaite aller jusqu'à la fin de mon mandat en 2027 en janvier 2027 afin de mener à bien la mission qui m'a été confiée.
Je rappelle que je suis médecin, professeur de médecine, spécialiste des maladies du foie et de la transplantation hépque. J'ai dirigé un service hospital universitaire à Paul Brous pendant 25 ans. J'ai été aussi directeur d'unité de recherche INSCERM Paris Saclet pendant 17 ans sur les maladies du foie.
J'ai eu aussi une activité internationale. J'ai été éditeur en chef de Journal of HPology pendant 5 ans. J'ai été également président de la Société internationale de transplantation hépatique.
J'ai également eu des fonctions électives de doyen. J'ai été doyen de médecine de la faculté de médecine Paris Saclet pendant 6 ans et président de la conférence des doyens de médecine avant de devenir président de l'INCERM. Alors, depuis mon arrivée, j'ai souhaité renforcer l'image de l'INCERME, lui donner l'image de ce qu'il est, c'est-à-dire un institut de la recherche biomédicale nationale et également mettre en avant son lien très fort avec la santé, la qualité de la médecine en France.
Donner à l'INCERM une position centrale en recherche biomédicale dans un triangle composé de l'INCERM, des CHU, des universités et aussi renforcer le label de qualité scientifique que représente l'INCERM. Donc, j'ai souhaité donner à l'INCERM une stratégie à la fois nationale, scientifique et aussi une stratégie de site en partenariat avec l'université, les CHU, les autres organismes de recherche. Euh j'ai vous allez voir, j'ai renforcé la visibilité et la présence de l'INCERM l'Europe et à l'international.
J'ai également mis en place l'agence de programme de recherche en santé sur laquelle je vais revenir et je me suis inscrit dans l'objectif université chef de fil. Euh je reviendrai aussi et mon projet euh est donc 2025-2027 et dans la continuité de mes deux premières années, c'est-à-dire un engagement pour un avenir euh ambitieux de l'INCERME. Alors euh tout d'abord euh je souhaite faire de l'agence INCERME de programme de recherche en santé une réussite et l'amené à maturité.
Elle a été créée en mars 2024. J'ai souhaité qu'elle soit euh qu'elle soit euh l'incer pilote et coordonateur et j'ai souhaité donc avoir je préside cette agence avoir deux vice-présidents, l'un représentant les DG de CHU et l'autre représentant les universités. Euh j'ai créé avec cette agence, je pense, un vrai bloc de recherche en santé, ce qui n'existait pas, avec 37 partenaires incluant les CHU, les université, les autres organismes de recherche, les agences en santé avec un bureau exécutif pour rendre cette agence opérationnelle.
Ainsi, nous avons pu lancer trois programmes de recherche prioritaires, trois PPR, un sur les maladies neurodégénératives de 22 millions d'euros, un sur les de 18 millions d'euros, un sur les maladies inflammatoires chroniques et autoimmunes de 22 millions d'euros et un sur la transplantation d'organe de 10 millions d'euros. Et j'ai surtout aussi mis en place le projet programme France vaccin qui vient d'être validé et sur lequel je travaillais depuis 2 ans afin de redonner à la France une vraie visibilité en vaccinologie à la fois en recherche et en application. Et enfin nous avons mis parallèlement à au projet de loi sur la fin de vie un programme de recherche sur la fin de vie lui financé non pas par France 2030 mais par le programme 172 et qui est un peu plus moins financé à 5 millions d'euros sur 5 ans dans cette dans le cadre de la stratégie décennale fin de vie.
Ensuite, l'agence actuellement travaille sur la sur un programme de recherche sur la recherche en prévention qui sera déposé de 60 millions d'euros qui sera déposé d'ici quelques semaines. Enfin, l'agence se met en place un comité d'orientation stratégique, un un comité scientifique international et je veille à ce que l'agence aussi se coordonne avec les autres agences, notamment la NRS MIE qui est une agence interne à l'INCERM sur les madiieuses avec l'INCA sur le cancer et j'ai mis en place un comité d'interface et avec le GIS Institut pour la recherche en santé publique afin de se coordonner. Donc je pense qu'au cours de cette année, j'ai mis en place l'agence.
J'ai réussi à mettre autour de la table l'ensemble des acteurs et surtout proposer une gouvernance apaisée, transparente et efficace. J'ai été aussi redéployé la Nicerme à l'international et en effet, je j'ai relancé depuis mon arrivée l'ensemble des partenaires internationaux. Je je suis allé à l'étranger et j'ai signé des conventions avec les différents organismes NIH, les universités de Pittsburg, d'Otawa, de la Valle, de Singapour, Taiwan, de Shanghaiï avec le Ricken japonais et j'ai participé activement à au forum STS Science Technology et société de Kyoto chaque année avec et au Heros Meeting qui est le comité où on est une trentaine de dirigeants de d'organismes de recherche nation nationaux incluant le NH, le MRC et cetera.
Et d'ailleurs, ce le prochain Heroes Meeting aura lieu suite à un vote à ma demande à Paris en juin 2026 et je coordonnerai ce Heroes Meeting avec Yasmine Belkaï de l'Institut Pasteur. J'ai créé aussi des joint lab internationaux entre deux laboratoires, un laboratoire français, un laboratoire international pour les renforcer notre visibilité. J'ai ouvert le bureau de Washington depuis 2 ans et j'envisage l'ouverture en 2026 du bureau Asie à Tokyo.
J'ai créé aussi un réseau de d'ambassadeurs de l'INCERM, neuf chercheurs anciennement de l'INCERME qui travaillent à l'étranger pour représenter l'INCERM à l'étranger qui sont des le réseau Insm Abroad. Et enfin, j'ai aussi euh souhaité regagner de l'influence en Europe et j'ai euh je suis allé dans plusieurs pays, Allemagne, Autriche, euh Pays-Bas, Danemark et la semaine dernière, j'étais à Londres pour renouer les liens avec les Britanniques. Car en effet euh ces liens avaient été distendus et depuis euh euh comme vous le savez probablement, les Britanniques sont nos premières partenaires en recherche.
Mais non seulement ça, mais ils sont revenus dans horizon Europe depuis maintenant 1 an et d'ailleurs ils sont les premiers récipientaires de l'ERC. Et donc, il est vraiment très important qu'on renoue des des relations et j'ai créé des European Joint Lab, un en Allemagne, un en Autriche, un en Angleterre et un en Espagne. Il faut savoir que l'INCERME est le premier récipient d'air euh de européen dans le cluster Horizon, cluster santé Horizon Europe et de très loin très devant tous les autres organismes de recherche.
Donc nous sommes très présents aux recherches collaboratives européenne et nous coordonnons d'ailleurs RDRA sur maladie rares, nous coordonnons B sur la épidémique prépar et nous coordonnons aussi le le jamil sur les la résistance au aux antibiotiques et sont des sont des programmes à 150 200 millions d'euros avec une trentaine de pays. Enfin, dans mes objectifs, c'est clairement de d'être plus présent encore à l'ERC et à rison Europe pour les chercheurs et nous allons les aider pour cela. Parmi mes autres actions, j'ai souhaité faire revenir l'incerne dans les outresemers.
Je suis allé à la Réunion en Guyane et au aux Antilles. J'ai créé la première unité de recherche en Guyane en janvier 2025 qui d'ailleurs sera en parallèle avec la création du chut Guyan. très axé sur les maladies infectieuses et euh sur la santé publique.
Euh les territoires ultramarins sont importants parce que ils ont des pathologies infectieuses euh qui sont différentes mais surtout qui ne peuvent nous concerner en métropole, zika, dingue, chikungunia et on voit que ça commence à nous concerner. Et puis euh aussi euh des problématiques de santé publique et santé environnementale comme la problématique euh de la drépanocytose en Guadeloupe mais aussi de la chlore déconne en Guadeloupe. Euh je souhaite que l'INCERM soit clairement un acteur majeur de la recherche d'excellence.
Je rappelle que nous avons 280 unités de recherche qui sont toutes des unités mixtes avec les universités, 50 unités mixes de services, 9000 chercheurs. Euh et je nous je j'ai je soutiens la recherche au niveau local. avec la la nomination maintenant de 20 référents scientifiques INCERME qui euh dialoguent avec les universités notamment.
Alors, je voudrais dire aussi que l'INCERM porté plusieurs programmes. Le programme recherche à risque de 30 millions d'euros financés par France 2030 qui s'appelle Impact Santé avec une vraie volonté d'avoir une des objectifs de rupture et de recherche de rupture. Nous avons labisé une dizaine de de de projets d'excellence et d'accélération et six projets exploratoires dans ce cadre-là. des programmes d'impulsion qui sont des programmes plus petits mais sur la chirurgie du futur, sur climat et santé, exposome et santé, c'est-à-dire l'environnement.
Euh nous avons créé deux accélérateurs de recherche technologique en plus des trois existants, un sur le l'ARN messager à Orléan et un sur la biologie de synthèse à Montpellier et aussi développer des réseaux thématiques transdisciplinaires virus et cerveaux, cœur et cerveau. Je souhaite aussi revitaliser la recherche clinique et en effet remédicaliser la recherche à l'INCERME qui s'était affaiblie. Euh les médecins sont très occupés par la clinique et le management et donc j'ai je souhaite travailler à l'attractivité et permettre au médecin de revenir dans les unités de recherche et j'ai nommé un nouveau responsable du pôle recherche clinique aussi.
Nous travaillons avec les universités et les CHU dans un cadre commun qui va être présenté aux assises hospitalaux universitaires à Nand dans 15 jours, à la fois sur la création d'une instance de site CHU Université Insme euh opérationnelle sur la gestion des biobanques qui est un vrai enjeu pour nous avec la coordination notamment de FR Bionet issue de France 2030 avec les les CHU la gestion des cortes qui concerne à la fois les universités les hôpitaux et l'INCERME avec le plan national CORTE que nous cocoordonnons et enfin le partage des données de santé qui est un vrai enjeu pour moi et sur lequel je travaille en donc je souhaite travailler avec les directeurs d'hôpitaux, avec les doyens pour redonner du temps recherche aux médecins des hôpitaux, ça me paraît absolument essentiel. Essayer d'avoir un programme similaire à ce qu'on voit en Allemagne qui s'appelle Clinical Scientist. Enfin, placer l'intelligences artificielle au cœur de la stratégie scientifique de l'INCERME, c'est quelque chose d'absolument essentiel.
C'est nous qui coordonnons le Paris Santé Campus. J'ai créé aussi au sein de l'INCERM un pôle IA et santé numérique en mars 2025 qui est dirigé par un directeur de recherche de l'INRIA qui travaille en transversal et pour aider l'ensemble des chercheurs de l'INCERME à au numérique mais aussi surtout à l'IA. Et puis j'ai mis en place le collecteur d'analyse de données associé au plan France médecine génomique et qui rentre maintenant dans sa phase opérationnelle et qui devrait booster le plan France médecine génomique qui va redémarrer en 2026. redonner de l'attractivité aux chercheurs et aux carrières des chercheurs.
Je dois dire que pour ça, j'ai bien été aidé par la LPR que vous avez soutenu mesdames et messieurs les parlementaires qu'en effet car dans la LPR il y a un volet revalorisation des des salaires des chercheurs et et aussi de l'indemnitaire pour les chercheurs qui a redonné de l'activité la création des chers professeurs juniors qui sont des postes que vous savez entre CR et DR et qui sont des ter track de 3 à 6 ans avec un welcome package de 200 kg € et derrière une titularisation comme directeur de recherche. Nous en avons recruté une quarantaine. 35 % d'entre eux sont de nationalité étrangère. 50 % d'entre eux sont soit de nationalité étrangère, soit travaille dans des labos hors de France.
De même, pour les chargés de recherche Incerme, le dernier concours Incerme a montré que 30 % sont de nationalité étrangère et également plus de 50 % viennent de d'autres horizons. Et je travaille, l'INCERME travaille actuellement dans le programme Choose France for Science. On pourra y revenir.
L'INSERM aussi est ouvert sur le monde industriel grâce à sa filiale Inserme Transfert qui a maintenant 25 ans d'âge. Et nous avons nous aidons les chercheurs à breueter leur découverte, à faire les licences, à aller aux start-up. Mais aussi notre mission actuellement et ce sur quoi je travaille c'est d'aller plus loin que les start-up et de les accompagner avec des investissements pour aller vers le médicament.
Simplifier le fonctionnement de des unités et simplifier le travail du chercheur fait partie de mes objectifs. Nous avons nous travaillons avec l'ANR sur la simplification des appels d'offre en utilisant un portail commun. Nous avons limité le nombre de justificatifs.
Nous mettons en salle des en place des cellules pour aider les chercheurs à aller à l'Europe, à l'ERC, à Horizon Europe et non seulement pour monter le projet, mais aussi pour les les gérer. Et puis euh j'ai nous mettons en place aussi la délégation de gestion. Enfin, je je travaille avec la nouvelle présidente de l'HRS de façon active pour simplifier le process d'évaluation des unités.
Alors l'INERME, c'est aussi un doit aussi être un point de référence nationale et de références scientifiques pour l'État, pour les parlementaires et ce qui explique aussi nos nos rencontres régulières pour expliquer pour être aussi en vigilance sanitaire avec la NRS MIE sur tous les risques de maladies infectieuses émergentes qui peuvent nous menacer et il y en a. Et enfin euh nous devons aussi à travers notre institut de santé publique répondre aux enjeux sociétaux qui nous concernent. L'impact du climat sur la santé, l'impact de l'exposition et de l'environnement sur la santé.
Pourquoi il y a plus de cancer du pancréas ? Pourquoi il y a plus de cancer chez les jeunes ? Nous devons répondre à ces enjeux.
Enfin, l'INCERM travaille aussi à sortir de son couloir, à donner aussi la diffusion de la connaissance et de la science non seulement au public, mais aussi au au représentants de des parlementaires et aussi à l'État et aussi aux médecins. Nous avons déployé Canal détox afin de lutter contre les fake news que nous y disions via les réseaux sociaux. Nous avons aussi une cellule Ripost avec 130 chercheurs qui répondent en temps réel à des fausses informations.
Mais nous avons aussi des outils de communication pour diffuser, rappeler aussi l'importance du lien entre recherche euh et progrès médical et recherche et qualité de la médecine. Ce lien est parfois mal compris et il est important de rappeler que tous les médicaments, tous les progrès médicaux viennent de la recherche et il y a pas de progrès médical sans recherche. D'autre part, j'ai travaillé aussi à augmenter la visibilité de la marque INCERME au national, à l'international et aussi dans les médias.
Enfin, pour finir, je nous travaillons actuellement sur le contrat d'objectif et moyens et performance de l'INCERME pour la période 2026-2030 que nous devons rendre donc d'ici quelques mois, 1er trimestre 2026. Ce sera aussi notre plan stratégique. Nous appuyerons aussi sur le retour du rapport HRS dont le rapport définitif est attendu d'ici quelques semaines.
Pour conclure, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, je voudrais dire que je pense avoir engagé l'INCERN dans une transformation, une restructuration profonde en restaurant son image d'acteur incontournable de la recherche biomédicale, en lui donnant une place centrale dans un triangle ouvert avec les universités, les CHU et les autres organismes de recherche. J'ai je pense avoir reconstitué une relation apaisée et constructive avec l'ensemble des partenaires, redonner à l'INCERME à travers ces programmes nationaux la création de l'agence, une vision stratégique de recherche biomédicale, relancer le positionnement de ligne cer international et à l'Europe, redonner de l'attractivité à notre recherche. Mon ambition est de placer l'INCERME dans une position de leader incontesté de la recherche biomédicale française, de leader international, de renforcer nos liens avec l'innovation en santé et encore bien sûr beaucoup à faire, beaucoup à consolider, à développer. et je suis devant vous parce que je souhaite que vous me permettiez de mener à bien l'intégrité l'intégralité de mon mandat.
Merci beaucoup. Merci monsieur le président. Première question de Laurence Garnier, notre rapporteur.
Oui, merci monsieur le président. Euh merci pour ces ces éléments que vous nous avez apporté. Je vais reprendre point par point un certain nombre de sujets, même si vous en avez évoqué beaucoup dans votre proposiminaire.
Euh vous avez été auditionné par euh la commission au début de l'année 2023. Euh à ce moment-là, vous nous aviez dit vouloir faire de l'INERME l'organisateur et le pilote de la recherche en santé au niveau national. Euh l'ambition que vous aviez posée à l'époque a coïncidé avec toute la réforme de la gouvernance de l'écosystème de la recherche avec notamment en 2024 la création des agences nationales de recherche.
Euh je voulais savoir quel bilan vous faites de l'agence de programme santé piloté par l'INSERM et est-ce qu'elle est à vos yeux le bon outil pour déployer cette ambition de structuration de la communauté de recherche en santé ? On a déjà eu l'occasion d'échanger, monsieur le président, et d'acter ensemble que la complexité euh n'est pas toujours l'ennemi de l'efficacité. Pour autant, le chantier de simplification qui s'est ouvert, vous en avez euh dit un mot, euh nous semble nécessaire pour faciliter le travail de nos chercheurs.
Est-ce que vous pourriez nous détailler les mesures concrètes ? vous avez parlé de cellules dans votre propoliminaire euh qui permettent de simplifier le travail de de nos chercheurs. Deuxème élément, vous nous aviez indiqué il y a 2 ans et demi euh que la coordination de l'INSERM avec les CHU était trop hétérogène et qu'elle devait évoluer pour rapprocher les chercheurs et les cliniciens.
Euh nous sommes un peu moins de 3 ans plus tard. Quel bilan faites-vous des relations entre l'INCERME et les CHU aujourd'hui ? Vous aviez également fait part à l'époque de la nécessité de renforcer la présence de l'INERME au niveau des appels d'offre européens.
Euh nous avons additionné il y a une quinzaine de jours le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche qui nous a indiqué que les résultats de la France au programme cadre de recherche horizon Europe n'étaient pas bon. même si les organismes nationaux de recherche s'en sortaient mieux que les universités et même si vous nous avez dit, monsieur le président, que l'InsM était leader euh concernant euh la sollicitation de ces de ce programme cadre de recherche Horizon Europe. Euh est-ce que vous pouvez nous dire puisque l'INCERM est leader, quels sont les leviers que vous avez mis en œuvre pour solliciter ce programme cadre ? qu'il puisse servir d'exemple peut-être aux autres acteurs universitaires et de recherche pour aller chercher ces ces programme cadre européen.
Dernier point, vous aviez insisté et nous en avions aussi échangé il y a quelques temps sur l'importance de la recherche translationnelle qui consiste à transformer en application pratique les découvertes faites en laboratoire. Vous avez pour cela une politique de valorisation qui passe par la filiale Insm transfert. Est-ce que vous avez d'autres outils ?
Est-ce que vous avez pour projet de mettre en place de nouvelles relations partenariales notamment avec l'industrie au cours des deux prochaines années ? Enfin, monsieur le président, vous nous aviez dit vouloir renforcer le niveau d'excellence de l'INCERME. Vous avez évoqué, là encore, je n'y reviens pas, un certain nombre de chantiers que vous avez ouvert depuis votre prise de fonction.
Quelle marge de progression identifiez-vous d'ici à 2027 ? Je vous remercie, monsieur le président. Je vais vous laisser répondre à cette première série de questions.
Madame la rapporteur, madame la sénatrice, merci beaucoup. Alors, l'agence de recherche en santé, je pense que son rôle et les rôles des agences méritent encore d'être précisés parce que actuellement, comme vous le savez, on elles ont un budget d'un million d'euros par an. Donc, elle nécessite complètement de s'adosser aux ONR qui les qui les portent et donc à l'INERME.
Euh par contre le son rôle qui est identifié, c'est un euh d'avoir une prioris de d'amener premièrement l'ensemble des partenaires autour de la table. Deuxièmement euh de définir des priorités stratégiques, troisièmement de piloter euh des programmes de type PEPR. Euh concernant le le premier point extrêmement positif, je pense, ça a été la capacité à mettre autour de la table des partenaires qui parfois se parlait pas assez, notamment les CHU, euh les universités, euh les autres organismes de recherche et aussi les agences en santé comme l'HAS, la NSM, l'Agence de la biomédecine.
Et je on dire que personnellement, je pense que on a réussi de ce côté-là. Je pense que c'est un un bon départ et c'est un plutôt un succès car on a pu mettre en place et travailler de concert de façon transparente parce que je dois dire que quand on a lancé l'agence, c'était pas tout à fait gagné. Et euh là, je pense qu'au bout d'un an et demi, les partenaires sont plutôt satisfaits.
Bien sûr, il faut les questionner, mais ils sont plutôt satisfaits. On a pu lancer euh donc quatre gros programmes de recherche qui ont été discutés de façon euh concomitante, priorisé. Euh, il y a d'autres programmes que les partenaires souhaitent prioriser s'il y a du financement, mais de ce côté-là, je pense que c'est un bilan positif euh très positif même et je pense que c'est un changement d'ailleurs majeur.
Euh euh concernant euh maintenant l'agence va rentrer dans sa phase 2 et c'est pour ça aussi qu'il faut qu'elle rentre dans sa maturité, c'est-à-dire qu'elle va piloter là les premiers programmes de recherche qu'elle a sollicité, donc les trois PEP plus France vaccin. Elle va intégrer aussi les PEP qui sont déjà lancés liger en pilote 8, pilote ou copilote 8. Et donc, il va falloir que l'agence apprenne à gérer ça.
Et puis aussi, il faut qu'elle montre sa capacité en effet à montrer des directions stratégiques à l'État et à soutenir aussi des programmes. Et l'idée c'est aussi que tout se fasse pas en top down, c'est-à-dire de l'État vers les chercheurs, mais aussi que la communauté de recherche remonte aussi les priorités qu'elle ressent à l'État. et je pense que ça c'est un changement important et j'espère que nous serons reconnus pour cela.
Donc pour moi c'est un élément positif et je me suis engagé d'ailleurs pleinement dans la réussite de l'agence depuis sa création. Alors euh concernant la simplification euh du travail des chercheurs, je pense qu'il y a on a déjà fait des choses mais il y a beaucoup à faire encore. Euh on est il est premièrement il faut qu'on diminue qu'on simplifie le système des appels d'offre.
On a mis en place un portail commun avec la NR et d'autre part, on travaille avec l'Agence nationale de recherche pour simplifier aussi euh les demandes de projet. Euh deuxièmement aussi, on fait on a fait dans la gestion des projets, on a diminué le recours au justificatif qui empoisonnait la vie des chercheur. Euh quatrièmement, on on est euh également met en place pour les appels à projet lourds type IHU, RHU ou Europe quel qu'il soit, des pôles de soutien pour monter les projets et aussi pour gérer les projets. et particulièrement pour l'Europe, parfois on s'est allié aux universités par exemple comme à Marseille, on a le la cellule Maire Mission Europe Reche où on s'est mis CNRS, université Insmd pour aider la communauté des chercheurs à apporter les projets à l'Europe parce que sont des projets complexes et c'est que les chercheurs se concentrent sur l'aspect scientifique et moins sur l'aspect administratif.
Donc ça c'est et puis enfin je lâche à une nouvelle présidente pendant quel des années je dirais que ça n'a pas beaucoup bougé. Actuellement avec la nouvelle présidente Coralie Chevalier, j'ai demandé à la directrice de l'évaluation de l'INCERME du département de l'évaluation de l'INCERM de travailler de concert avec elle pour simplifier le programme d'évaluation des unités et notamment pour arriver à un seul fichier commun. Et euh actuellement, c'est en bonne voie.
Et en tout cas, je souhaite vraiment qu'on arrive à simplifier significativement le process d'évaluation qui a lieu tous les 5 6 ans mais qui prend quand même 1 an au directeur d'unité pour monter le projet. L'évaluation est quelque chose absolument nécessaire. C'est parce que euh tous les 6 ans, c'est important de se remettre en cause, de réfléchir à la stratégie qu'on veut mettre pour une unité, mais il faut que le process soit simplifié et on y travaille beaucoup.
Euh concernant les appels à projet européens, j'y ai partiellement répondu. On a mis en place donc euh premièrement, on veut être beaucoup plus proactif qu'on l'était, c'est-à-dire en gros essayer d'identifier les chercheurs qui sont capables d'aller à l'Europe. Tout le monde n'est pas capable d'aller à l'Europe.
Donc identifier les chercheurs qui sont capables d'aller à l'Europe, leur proposer d'y aller, leur suggérer et les aider pour y aller pour en simplifiant toute la partie montage du projet administratif. Et donc c'est ce qu'on est en train de faire et pour les ERC et pour Horizon Europe. Horizon Europe, avoir un programme coordonné nécessite plusieurs choses.
Premièrement, d'être soi-même un leader parce qu'on peut pas coordonner un programme si on n'est pas reconnu comme leader international, mais aussi avoir une structure capable de vous aider à monter le projet qui sont des projets quand même très complexes par contre qui sont bien financés. Il faut surtout pour la France, je pense être à l'affu euh et d'ailleurs nous sommes présents à l'Europe pour essayer d'influer sur le futur programme cadre du européen qui va démarrer en 2028. Vous savez peut-être que le budget de l'ERC qui par qui correspond au pilier 1 va être doublé et donc ça il y aura 31 milliards d'euros avec des programmes qui seront augmentés.
Donc, il est vraiment important que les chercheurs français aillent à l'ERC et aillent aussi aux bourses doctorales Maricury. Et donc, on va les aider pour ça. Pour le pilier de également, nous avons euh poussé aussi au niveau de de l'Europe pour essayer de maintenir la recherche collaborative en santé qui risquait de ne plus être présente dans le programme cadre.
Ce programme cadre Horizon Europe va être doublé, va être augmenté significativement à 175 milliards d'euros en 2028 et donc c'est vraiment un enjeu pour nous d'être présent. Il y a un lien avec le fond de compétitivité qui est créé à l'Europe pour lequel on travaille et puis aussi les infrastructures européennes vont être mises en place, vont être financées en partie par l'Europe. Donc il y a vraiment un enjeu pour nous de travailler au futur programme cadre et de nous préparer pour cela.
Euh donc ce sont des leviers qui sont importants puisque ce sont des leviers financiers importants et en effet il faut qu'on continue comme vous l'avez dit le ministre a souhaite qu'on aille plus loin l'Europe et je pense qu'il a raison. Il a reconnu les efforts des ONR vis-à-vis de l'Europe, mais nous allons continuer concernant la recherche transationnelle, comme je vous l'ai dit, une cerne transfert à maintenant 25 ans. Une bonne expérience, je dirais que maintenant est très opérationnelle pour tout ce qui est euh valorisation de la recherche en terme de dépôt de brevet, dépôt de licence, mise en place de start-up.
Ça c'est quelque chose qui roule. Ce qui est difficile, c'est après la start-up, c'est aller vers le médicament. Ça prend du temps, de l'investissement, de l'énergie.
On a mis en place à l'INERME des conventions scientifiques qui permettent aux chercheurs d'avoir un temps dédié pour travailler par exemple avec une start-up. Ils ont 20 % de leur temps et ils peuvent avoir un salaire additionnel. On a par contre avec des garanties bien sûr d'indépendance et aussi euh ce qu'on souhaite aussi c'est travailler actuellement avec des fonds d'investissement dirigés sur la santé pour aider plus loin à aller plus loin sur le développement au-delà de la start-up.
Donc ça, mais on travaille aussi avec les PUI universitaires. Nous sommes présents dans presque tous les PUI universitaires. Par contre, le travail direct avec l'industrie, je voudrais rappeler que le budget de l'INCERME c'est 1liard 200 millions. 700 millions à peu près qui 730 millions qui viennent de la subvention de charge de service public.
Il y a 500 millions à peu près qui viennent des ressources propres. Ces ressources propres c'est quoi ? C'est les contrats que les chercheurs vont chercher.
Ça c'est essentiellement pour 25 % l'ANR. C'est pour 20 % euh le PIA, l'investissement d'avenir et 20 % l'Europe. La partie industrielle ne représente que 6 %.
Donc de ce côté-là, on est plutôt même en diminution et donc c'est quelque chose qu'il faut, je pense, retravailler. Alors, concernant le niveau d'excellence, je vous cache pas qu'il y a pas de niveau d'excellence sans investissement. Euh j'ai un j'ai quand même des des concernant le budget, pour vous ne rien vous cacher, vous savez qu'il y a des mesures salariales qui ne sont pas compensées depuis plusieurs années dans le budget. euh les mesures du le point d'indice Guérini, le cas pension retraite qui n'a pas été compensé en 2025 et qu' ne sera pas en 2026 non plus.
Ça représente pour l'INCERME cette année 30 millions d'euros non non financés pour l'INCERME et ça au total 60 millions d'euros non financés. La dotation totale que je donne aux unités par an, c'est 65 millions d'euros. Donc la moitié de ma dotation.
Donc, j'ai le choix soit de baisser la dotation significativement, soit de réduire les significativement les recrutements de chercheur. Je ne suis pas devant vous pour ça. Je suis devant vous pour maintenir la dynamique de l'INCERM.
Nous allons donc utiliser la trésorerie de l'INCERME, avoir qu'un budget, j'espère qu'il sera accepté, déficit pour pouvoir maintenir la dynamique de l'INCERME et j'espère que dans les futurs budgets, les mesures salariales seront compensées pour nous redonner de la vitalité. Mais mon but est est clairement de maintenir la dynamique, de l'amplifier et donc c'est en ce sens que je travaille. Voilà.
J'espère Merci. Merci. Oui, on va prendre les autres questions.
On va prendre toutes les prendre en commençant par celle d'Adelzian. Merci euh président Lafond. Monsieur le président, nous avons un débat en apparté avec le sénateur Fieller.
Monsieur le président, en janvier 2023, je voudrais revenir en fait dans mon intervention sur le processus qui fait qu'aujourd'hui vous êtes face à nous pour présenter à nouveau votre candidature. En janvier 2023, le groupe socialiste avait émis un vote défavorable à votre candidature à la présidence de l'Incerme. Nous avions dénoncé un fait du prince venu de l'Élysée, du président de la République qui avait refusé de reconduire monsieur Gill Bloc, votre prédécesseur, pourtant candidat à un second mandat et le Sénat avait alors très largement rejeté votre nomination avec seulement deux voix pour et 14 contres. 3 ans plus tard, nous revoilà avec vous.
Mais un point essentiel dont vous aviez conscience, je pense à l'époque est arrivé. Vous avez atteint désormais la limite d'âge fixée à 60 ans révolu. Je pense que c'est pour ça aussi que vous revenez vers nous.
Et le président de la République souhaite aujourd'hui vous maintenir en fonction jusqu'en 2026, un point dont vous aviez conscience au nom de l'intérêt du service et je reviendrai là-dessus selon les termes même du communiqué de l' de l'Élysée. Euh au sein de notre groupe, nous ne partageons pas cette lecture parce qu'il nous apparaît que le respect de la limage n'est pas une simple formalité administrative, c'est aussi une garantie de bonne gouvernance et d'équité entre les chercheurs et les dirigeants d'établissement public. S'il peut avoir des dérogations individuelles parce que nous ne sommes pas obtus, elles ne doivent pas être motivées par des considérations politiques.
Et dans le passé, nous l'avons vu, il peut y avoir des cas de figure qui amènent justement à ces prolongations comme pour le cas du préfet Michel Cadeau qui était dijop à l'époque et qui a un an des jeux de Paris 2024 avait atteint la limite d'âge mais compte tenu du chantier titanesque qu'il menait du caractère temporaire de son poste, il n'y avait pas intérêt à à ne pas le renouveler et confier sa mission à une autre personne. qui revient et c'est le l'objet de ma question à la notion d'intérêt de service qui nous permettrait de clarifier ce qui de manière exceptionnelle et parfaitement circonscrite pourrait amener à déroger à cette limite d'âge. Vous nous avez évoqué plusieurs éléments du projet que vous êtes actuellement et qui est très ambitieux.
Nous en convenons et nous vous en félicitons. Mais à l'un des éléments que je viens de vous présenter, nous avons besoin d'une clarification qui est essentielle pour apprécier la portée réelle de votre maintien en fonction. L'INERM est une institution d'excellence tournée vers l'avenir.
Elle a besoin d'un pilotage stable, vous l'avez rappelé, clair et conforme à ses statuts. Et nous pensons que le maintien d'un présent au-delà de la dimite d'âge, mais peut-être allz-nous vous expliquer ces éléments de notion d'intérêt du service pourrait créer un précédent dangereux qui affaiblirait le principe d'égalité qui fonde la fonction publique. Enfin aussi le recours à la procédure de nomination au titre de l'article 13 de la Constitution pour enter cette proration, je le rappelle, dérogat au droit commune.
Elle reviendra aussi à faire valider à nouveau par le Parlement un nouveau fait du prince. Voilà pour ma mon intervention et mes questions. Monsieur le président.
Pierreouillas. Merci monsieur le Merci monsieur le président. Monsieur le président, merci de nous avoir fait un un bilan de de votre activité et moi je suis très sensible à ce que vous nous avez dit sur les travaux que vous menez sur la fin de vie, sur l'accueil des étrangers, que ça soit des étudiants ou des enseignants, je pense que c'est absolument fondamental.
Donc les les critiques que je mette que je vais mettre maintenant ne portent pas ni sur votre bilan, ni sur vos qualités, ni sur la façon dont dont vous avez euh insulflé un certain nombre de politiques au sein de l'ERNE. Mais je rejoins mon collègue. Le problème, il est d'ordre constitutionnel.
On nous a demandé de nous prononcer au titre de l'article 13 alinéa 5 de la Constitution. La moindre des choses, c'est que le candidat qui est proposé par le président de la République nous donne la certitude qu'il pourra réaliser la totalité de son mandat. Si systématiquement sur toutes ces candidatures, nous sommes obligés d'y revenir par deux fois, voire trois fois, euh le cas va se poser pour le CNRS, pour et d'autres organismes, on on rend obsolète toute toute la procédure liée à à l'article 13 de la lignée 5 qui est qui est quand même d'ordre constitutionnel.
Il s'agit pas euh euh de règlementaires, il s'agit de constitutionnel. Euh donc moi je vous fais part de de mon grand désarrois et encore une fois c'est pas c'est c'est pas une opinion personnelle sur ce que vous avez fait mais je peux pas accepter que le président nous ait proposé un candidat qui peut pas réaliser la totalité de son mandat. Ça ça me semble pas possible.
Donc je vous le dis, je ferai comme comme mes collègues et je pourrais pas voter le le renouvellement et j'en suis très sincèrement désolé. Max Brisson, je crains d'être un peu répétitif. Incontestablement, monsieur le président, vous êtes investi dans vos fonctions et nous saluons votre travail et vos projections et votre bilan témoigne et le groupe les républicains n'a pas de réserve sur votre action à la tête de l'INCERM.
Nous rejoignons les questionnements de Laurence Garnier, notre rapporteur et vos réponses. Reste une interrogation qui a déjà été exprimé et qui tarot de certains d'entre nous et pas simplement sur les bands de la gauche. Lorsque le président de la République vous a nommé, la limite d'âge en cours de mandat était connue et avait d'ailleurs pu expliquer les réticences de certains d'entre nous.
Lorsqu'on érige un principe, il est bien regrettable d'en d'en organiser son contournement. Cela expliquera la diversité des votes des commissaires du groupe les Républiques. Mathilde Olivier.
Merci monsieur le président. Je je rejoins les observations et les interrogations qui ont été faites par les par les collègues avant moi et donc je j'y reviens pas en détail soit concernant la la limite d'âge et et l'article 13 aliné 5 de la constitution. Je profite néanmoins de cette audition pour revenir sur un point qui sont les les récentes informations d'ingérence du ministère de l'agriculture dans l'élaboration du rapport du haut commissariat au plan sur les cancers pédiatriques dans les territoires à forte exposition au pesticides euh notamment via des modifications visant à minimiser ou euphémiser les signaux d'alerte qui ont suscité un débat sur l'indépendance de l'expertise sanitaire de même l'un des autres points dénoncés par les scientifiques partie prenante au rapport et la remise en cause de travaux scientifiques démontrant le lien entre consommation de produits bio et moindre prévalence de concert.
Vous êtes vous-même gastro-entérologue et hépathologue. Je mentionne donc aussi tous les débats autour de la prévalence des cancers du pancréas et les potentiels liens avec l'exposition au pesticides. Comment garantir, comment l'INCERME garantit une indépendance totale vis-à-vis des intérêts économiques et politiques, notamment dans ses travaux en santé environnementale sur ces liens entre environnement, pesticides, cancer.
Merci Darcos. Oui, pardonnez-moi. Euh écoutez, je je pars sur le principe, je suis d'accord avec mes mes collègues de de voir euh faire ce genre d'exception et je le dis d'autant plus que lorsque vous avez été nommé, monsieur le président, j'étais très très proche amicalement de Gill Bloc et que j'avais été moi-même assez chafoin de voir qu'il ne puisse pas faire un deuxième mandat.
Mais pour vous avoir suivi ces ces dernières années et avec ce que vous avez donné comme bilan, euh je trouve qu'en effet ça serait dommage que vous puissiez pas rester encore quelques années. Vous avez pas eu le temps et c'est normal développer tout ce qui se passe à l'international avec la dissolution de l'US aid et ou même les atteintes sur l'OMS. L'INSERM a pris une dimension internationale grâce à vous supérieure à ce qu'elle était avant.
Et je pense que c'est très très important de pouvoir garder cette légitimité. Chers collègues, on passe notre temps à dire que on a la valse des ministres, on a l'avalse des politiques en général. Là, on nous demande de poursuivre pendant 2 ans quelqu'un qui peut avoir une vraie stabilité et une vraie légitimité qui l'a creusé en en très peu de temps.
En très peu de temps, moi je trouve que le bilan est assez impressionnant et puis par principe, mais ça c'est la boutade, je pense que si on avait une chose à changer, c'est de cesser les enfin faire cesser les les les mandats à 65 ans parce que 65 ans, on est encore très jeune dans sa tête. et que je trouve qu'on devrait en fonction publique pouvoir rester au moins jusqu'à 70 euh ça serait beaucoup mieux. Nous, on est bien sénateur jusqu'à plus soif.
Sonia de la provoté. Oui, mais merci beaucoup et merci de cette présentation extrêmement complète. D'abord une petite remarque sur la limite d'âge.
À titre personnel, je considère que si l'incompétence se limitait une tranche d'âge ou avait une date de péremption, ça se saurait. et que donc je suis sûre que sur des je suis persuadée en tout cas que sur un certain nombre de sujets majeurs dont celui que vous que vous portez que qui est le le la gouvernance de l'INCERME et aussi parocher la prise en compte de la recherche en santé euh c'est pas forcément la question de l'âge qui a la maille de la problématique. Mon deuxième sujet, c'est que vous avez depuis que vous avez été nommé ouvert tous les sujets qui avaient été qui avaient émergés en post Covid et qui avait de façon assez cruelle mis en évidence les grandes difficultés de la recherche en santé en France à se structurer compte tenu la diversité des acteurs et puis contenu aussi parfois en tout cas des problématiques de d'opposition d'antagonisme dans le cadre de la recherche de financement et donc des stratégies qui étaient mal orchestré, mal organisé et vous avez ouvert ce tout ce travail qui avance quand même de façon relativement rapide.
Néanmoins, il y a quand même il reste un certain nombre de sujets. Le premier sujet est celui effectivement de la coopération avec le privé et de de cette de ce financement de de la recherche entre le public et le privé qui est probablement le moyen le plus efficace et le plus rapide de passer du de la recherche à la fabrication, c'estàdire de la recherche à l'usine et le modèle de la barda européenne de ce point américaine de ce point de vue et qui reste un modèle encore le plus efficace que l'on est trouvé. Et donc vous avez évoqué cette question, néanmoins, on a une problématique quand même de participation, y compris dans l'agence de la recherche de la diversité des interlocuteurs issus du privé puisqu'il y a ma connaissance, il y avait un un intervenant.
Avez-vous cherché ou pensez-vous pouvoir élargir cette coopération ? et notamment au niveau des équipes de recherche incne pour le coup la participation du privé reste quand même quelque chose d'assez d'assez mince et d'assez rare. Or c'est au départ que les choses doivent s'enclencher pour faire le lien avec l'économie.
Mon deuxième sujet concerne les problématiques de de simplification. Vous avez évoqué un meilleur accompagnement des chercheurs en matière d'essai clinique où en êtes-vous dans dans l'évolution de de nos stratégies et de de simplification. On a été dépassé par l'Espagne très rapidement qui a mis en place euh des voies un peu rapides et directes et plus efficaces que nous en tout cas alors que nous étions quand même les pros essais cliniques dans notre pays.
Euh est-ce que vous c'est un sujet que vous n'avez pas tout à fait évoqué ? Est-ce que vous pourriez me dire où vous en êtes sur cette question ? Il y a une proposition de loi sur les registres des cancers le registre des cancers national qui a été voté.
Euh on attend les décrets d'application. Euh vous avez évoqué la question du partage des données euh en matière numérique. Euh vous n'avez pas évoqué cette question du registre national des cancers.
Euh est-ce que l'INCERMne s'est emparé de ce sujet et pas pas exclusivement euh le monde de la data qui a l'air de trouver ça particulièrement attractif pour des raisons qui sont pas forcément de priorité sanitaires ? Et enfin la dernière question pose la question de l'î Sermon région. Euh vous avez euh cinq sièges parisiens, enfin cinq sites parisiens pour le siège, trois sites euh euh territorialisés en Île-de-France, le reste étant réparti de façon très inégale dans les autres territoires.
Or l'INERM région, c'est j'allais dire le moteur le plus puissant qu'on est pour faire de la recherche en santé partout puisqu'on sait que d'un territoire à l'autre les problématiques sanitaires sont différentes et que pour le coup dans la recherche en santé la la répartition territoriale est importante et êtes-vous dans ce dans cette recherche d'une répartition territoriale mieux équilibrée ? Je vous remercie. Bernard Fieller.
Oui, merci monsieur le président. moi une intervention très courte pour dire que euh moi je vais répondre à la question qui nous est posée. Est-ce que le bilan du professeur Samuel nous convient et est-ce qu'il a des capacités qu'on estime qu'il est pour poursuivre justement cette action ?
Et ça sera oui et je me réjouis d'ailleurs que on puisse avoir cette liberté de sortir de ces carcans qui empoisonnent notre société. Et enfin Pierre Antoine Levi. Oui, merci monsieur le président.
Vous l'avez dit, l'INERM fait face à un contexte budgétaire particulièrement difficile. Votre budgetile aux environs de 1ARD 225 millions d'euros pour une pour un écosystème de près de 14000 personnes réparti dans dans 350 laboratoires dont la majorité sont des unités mixtes de recherche associé enerme et des universités. Vous avez un parcours singulier, doyen de la faculté de médecine de Paris Saclé de 2017 à 2023 puis président de la conférence des doyens de médecine.
Vous connaissez donc intimement les enjeux de l'articulation entre recherche et formation. Or, cette articulation est aujourd'hui mise à l'épreuve. Les unités mixes dépendent à la fois de NITERME et des universités, toutes deux sous tension budgétaires.
Les jeunes chercheurs, doctorants, post-doctorants sont en première ligne. Difficulté de financement contrat court, fuite de cerveau. J'ai donc deux questions.
Premièrement, comment préservez-vous l'attractivité de la recherche française en santé pour les jeunes talents ? Quel moyen concret pour sécuriser les parcours des doctorants et post-doctorants ? Et suite deuxièmement, quelle stratégie pour maintenir la qualité scientifique des unités mixtes alors que l'INTERM et les universités partenaires voi leurs ressources diminuer ?
Comment éviter que cette double contrainte ne fragilise durablement les laboratoires et la formation de la prochaine génération de chercheurs ? Dernière question de Jacques Gropérin. Merci président.
Juste deux questions. Les impacts de la baisse des dotations des des laboratoires, est-ce que ça a eu un impact fort sur vos activités cette année ? Vous avez parlé de l'IA tout à l'heure.
Est-ce que vos chercheurs sont formés à cette utilisation et comment sont-ils ? Merci. On va vous laisser répondre à ces questions.
Bien. Euh mon âge est mon âge. Donc ça c'est je peux pas le changer.
Donc mais j'ai quand je suis je me suis présenté devant vous d'abord j'avais l'ambition en effet d'aller au bout de mon mandat pour de façon très claire. J'estime que 4 ans pour mener à bien cette mission, c'est rien de trop. Euh je sur ces le deuxème mandat du président de la République, j'ai connu 8000 ministres de la santé.
Je pense que la stabilité est vraiment importante pour une organis un organisme comme l'INCERME. D'autre part, je voudrais juste rappeler que je suis PUPH et je suis dans ce cadre-là autorisé par mon université et la PHP à aller jusqu'à la fin de mon mandat à l'INCERN. Donc je ne suis pas à la retraite.
D'autre part euh je le je on peut regretter l'article 13 et ce qu'il est mais ça ne dépend pas de moi et justement j'ai respecté l'ensemble de la procédure en allant devant vous euh justement pour solliciter votre appui, votre soutien pour aller au bout de mon mandat. Enfin, dernier point. Je pense en effet que j'ai engagé beaucoup d'actions depuis 2 ans et demi.
Je pense que pour le chantier est immense. Euh il y a besoin d'un minimum de stabilité, beaucoup de je et je pense que j'ai besoin de ces 15 mois que je souhaite que vous m'accordiez pour mener à bien les missions de transformation de l'INCERME et aussi de pour rendre l'INCERME sa brillance qu'il mérite. Donc voilà. concernant euh euh les euh ce point ces ces points-là et donc euh donc vous madame Olivier, vous avez évoqué l'oncopédiatrie et notre indépendance.
Alors je voudrais dire d'abord que le ministère de l'agriculture n'est pas tutelle de l'INCERM et notre tutelle c'est le ministère de la santé et le ministère de la recherche de premièrement. Deuxièmement, nous avons euh amplifié notre recherche encopédiatrie euh avec comme vous le savez l'INCERN travaille de concert avec l'INCA euh et nous avons d'ailleurs un budget commun qui était avantissant et qui va être maintenant agence Insme qui correspond quand même à une pas loin de 25 millions d'euros sur lequel nous travaillons conjointement à aux stratégies. Et enfin, jeais rappeler aussi que le directeur de la recherche à l'INCA et le directeur de l'Institut thématique cancer à l'INCERME, c'est un souhait que nous avons de lier euh l'INCA et et et le et et l'INCERME sur la recherche sur le cancer.
Alors, sur les comme je l'ai dit aussi, j'ai souhaité aussi que l'INCERME soit plus réactif aux enjeux sociétaux. Les enjeux dont vous avez parlé sur le rôle des pesticides euh sur la santé sont des enjeux absolument majeurs. Comme je vous l'ai dit, euh j'ai nommé d'ailleurs Robert Baroui, directeur de l'Institut des matique santé publique.
C'est un spécialiste de l'exposition et de l'exposome et de la toxicité justement environnementale sur ces points-là. et euh nous avons une propre recherche sur la toxicité des pesticides sur la santé publique. Euh c'est également sur la santé de nos agriculteurs, hein, c'est-à-dire puisque c'est eux qui les utilisent, il faut pas perdre de vue ce point-là.
Et mais nous avons une démarche scientifique indépendante euh et nous essayons de nous appuyer sur des éléments scientifiques. Il y a euh différents type de polluant hein. Il y a les pifas qui sont aussi il y a en Guadeloupe le problème de la chlore déconne qui je le rappelle a été utilisée dans les années 60 pour protéger les plantations de banane mais qui continue à être présent dans les sols 60 ans plus tard.
Et donc nous avons une recherche euh de notre institut santé publique avec plusieurs unités de recherche sur ces thématiques et qui travaillent de façon tout fait indépendante. Et l'INCERME d'ailleurs a publié il y a avant mon arrivée d'ailleurs mais euh il y a 3 ans ou 4 ans, une expertise collective sur les pesticides et qui est un document assez assez lourd qu'il faudrait d'ailleurs réactiver enfin disons euh actualiser si je peux me permettre. Mais en tout cas, soyez rassurés sur le fait que nous avons une démarche scientifique sur ce domaine et nous avons euh des unités de recherche qui travaillent spécifiquement là-dessus sur cet aspect-là, exposition et santé.
Et je peux citer celle de l'unité de Xavier Kumou et de Robert Baroui, mais aussi l'IR7 à à Renn qui est une unité euh extrêmement importante et qui euh travaille sur les expositions et la santé. Euh nous avons aussi à répondre à des questions épidémiologiques. Pourquoi est-ce qu'il y a plus de cancer du pancréas ?
Pourquoi est-ce qu'il y a plus de cancer chez les jeunes ? Et c'est notre rôle aussi d'essayer de répondre à ces à ces questions. Euh concernant euh le point de l'international que que vous avez soulever madame Darcos.
Vous l'avez noté. D'abord, j'ai toujours été ouvert à l'international dans ma carrière et en effet je pense que nous étions sous visible à la fois à l'Europe à l'international. Euh je suis allé euh aux d'autre part euh il y a un enjeu géostratégique qui est réel qui est le désinvestissement américain.
Actuellement j'étais à je reviens des États-Unis hier. Euh j'ai passé euh j'ai rencontré aussi Jebatacharia, le directeur le nouveau directeur du NH avec lequel je dois dire je partage pas euh totalement sa vision mais j'ai quand même discuté avec lui. Comme vous le savez, le Nay a mis à diminuer attaquer même certaines types de recherche sur les maladies infectieuses, sur les vaccins, sur tout ce qui est changement climatique et santé et puis aussi à une attaque globale contre la recherche biomédicale puisque le budget du USAD, je crois quelqu'un l'a évoqué, a été complètement en fait l'USD a été démantelé et donc tous les partenariats que nous avions sur le sud avec la NRS ont été arrêtés dans ce sens.
Les partenariats internationaux avec le NH, j'avais pourtant signé un gros accord il y a un an, ont été complètement stoppés par le Nay. Euh par contre, j'ai je suis allé aux États-Unis aussi pour relancer le partenariat avec les universités américaines et par essayer de faire un partenariat direct avec les université américaine. J'étais euh avant-hier à John Hopkins University puis j'ai rencontré aussi euh les universités de la région de Washington pour relancer ces partenariats.
Et par exemple, j'ai créé un joint club avec professeur Sel qui à Pittsburg et leut de la vision à Paris. Et je sais pas si vous avez vu, mais une publication vraiment dans le New England il y a 10 jours sur un implant rétinien pour traiter la DMLA qui a vraiment une révolution thérapeutique. C'est encore le début mais c'est un joint laberm Pittsburg Institut de la Vision français.
Et donc euh j'ai cette moi j'ai cette vision en effet de la collaboration internationale. Euh pour euh pour madame la provoée, merci pour vos remarques. Oui.
Alors, l'INCERME, comme vous le savez, c'est vrai que la moitié de nos unités sont dans la région parisienne, large et notamment avec trois universités Paris Cité, Sorbonu et Paris Saclet, mais nous avons 12 délégations régionales qui sont donc neuf qui sont en région et demain, je vais à Marseille. Je je je j'ai j'ai j'ai fait le Tour de France et je continue à le faire pour aller visiter les sites. Mais non seulement ça, j'ai souhaité aussi en plus des délégations régionales avoir des références scientifiques de sites.
Pas pour seulement la délégation mais par exemple pour le Nord-Ouest que vous connaissez bien. Il y a un référent de site maintenant pour euh la pour Camp, pour Amien, pour Lille et pour Rouan. Et donc j'ai souhaité donc renforcer notre présence et d'autre part euh nous allons aux assises de Nantes qui sont les assises hospitalaux universaires qui auront lieu dans 15 jours. présenter un communiqué communité sur la stratégie de site parce qu'en effet je souhaite renforcer significativement la stratégie de site, remplacer le CPPRB qui est peu efficace actuellement qui est le l'organisme mis en place pour avoir un vrai organisme de site avec les trois principaux partenaires, voir les autres ONR pour justement définir la stratégie de de recherche de site à chaque quinquénal mais aussi pendant le quinquénal parce estil se pose des questions d'appel d'offre aussi et de besoins pour les plateformes pour donc je suis très vigilant là-dessus.
Je je et nous donc je n'ai donc voilà euh concernant l'aspect euh coopération avec le privé euh c'est euh c'est un vrai sujet comme je l'ai dit euh dans nos ressources propres la partie industrie a baissé à 6 % alors que nous avons une grosse partie Europe ANR et PIA. Mais euh il y a des outils qui ont été mis en place qu'il faut qu'on arrive à à prvoiser. Les bioclusters qui ont été mis en place, euh les IHU aussi hein, qui sont quand même du partenariat public privé, euh l'agence innovation en santé, nous travaillons avec elle pour essayer d'améliorer les choses.
La FFIS qui représente les industries pharma est présente comme partenaire dans l'agence et en plus de ça, nous avons intitulé avec l'agence un comité de dialogue spécifique avec les industries pharmaceutiques parce que je suis absolument conscient que aucun chercheur ne sait faire du médicament et nous avons besoin de la l'industrie pharmaceutique pour fabriquer du médicament et les médicaments sont tous issus de la recherche biomédicale he aucun n'arrive comme ça du ciel et donc il est vraiment important que qu'on arrive à développer ceci et aussi j'ai lancé la fondationm pour justement augmenter le ménal insm qui est insuffisant à mes yeux. Il est seulement de 7 millions d'euros par an, ce qui est vraiment très faible. Euh concernant la simplification, je travaille sur les essais cliniques.
Alors tout n'est pas dans ma main puisque la plupart des essais cliniques sont à promotion CHU et les CHU sont quand même les gros promoteurs. Mais premièrement, je souhaite amplifier le la coopération avec les CHU. Deuxièmement, j'ai nommé un nouveau directeur du pôle recherche clinique de l'INCERME qui est quelqu'un qui dirigeait le CIC de Saint-Louis pour pas le nommer et euh justement qui a une grosse expérience des essais cliniques.
Et euh le j'ai demandé aussi à à ce à ce nouveau euh directeur de raccourcir les tous les délais euh pour la promotion, pour les contrats et donc de revitaliser notre recherche clinique en partenariat avec les CHU. Le partage des données est un enjeu absolument majeur car euh des données de santé sont présentes euh dans les hôpitaux. Euh il y en a dans les cortes euh gérées par l'IERME, dans les cordes gérées par l'université.
Il faut qu'on arrive à se parler, qu'on arrive à échanger tout en protégeant les données des patients. Et donc c'est un travail absolument fondamental et sur lesquels nous travaillons. D'ailleurs, nous coordonnons euh FR Bionet pour les coordonner les les Biobanques CHU Inerme Université et nous travaillons également à une un plan Corte avec l'ensemble des partenaires pour justement pouvoir partager les données des coortes.
Et j'ai demandé aussi au directeur du POIA et santé numérique de l'INCERME d'essayer de travailler là-dessus. J'ai presque fini pour dire que bah merci pour ceux qui ont trouvé que mon bilan était bien. Donc et je voudrais dire aussi concernant les unités de recherche et le contexte budgétaire difficile et l'excellence, oui, je préférais que le contexte budgétaire soit favorable.
Je préférais qu'on même qu'on me donne en me disant voilà, je vous donne 5 millions d'euros, que voulez-vous en faire ? euh je pourrais mettre en place des des euh des programmes spécifiques. Je pourrais aussi augmenter la dotation.
Je pourrais aussi euh décider de de travailler à l'immobilier, améliorer l'immobilier de certains laboratoires. Enfin, il y a des choses que que vraiment je souhaite faire. Je dois dire que j'ai décidé et je l'ai dit devant les députés.
En effet, si j'applique les règles budgétaires qui sont actuelles, c'est-à-dire la diminu la non compensation des mesures salariales et de et des mesures caspension retraite qui représentent maintenant sur 3 ans 60 millions d'euros, je serai obligé de réduire de plusieurs centaines de d'emplois à l'INCERME et aussi de réduire la dotation de la moitié, ce que je ne ferai pas. Donc, je vais présenter un budget déficitaire. Je vais utiliser la trésorerie car je souhaite et c'est pour ça que je suis devant vous maintenir et amplifier la dynamique de l'INCERNE et clairement c'est mon objectif.
Je ne suis pas là pour avoir une recherche diminuée ou contrainte et je souhaite donc je travaillerai à ceci concernant les mesures d'attractivité. Juste un mot pour dire nous avons le programme type à venir qui existait avant moi qui est vraiment très qui marche avec le CNRS c'est 20 postes à CNRS inm des recrutements niveau CR d'excellence. et qui marche très bien. les chers professeurs juniors qui qui sont dans le cadre de la LPR, j'ai vraiment mis le paquet là-dessus pour que ça marche et d'ailleurs, nous avons recruté 40 chers professeurs juniors, je rappelle que c'est vous les parlementaires qui avez soutenu ce programme au sein de la LPR et donc 30 % des recrutés sont des étrangers et 50 % des recrutés à la dans les chers professeurs juniors sont soit des étrangers soit viennent d' sont des Français qui reviennent de l'étranger.
Donc c'est un beau succès et même pour le concours chargé de recherche INCERME cette année, nous avons réussi à avoir 30 % qui sont des étrangers ou 50 % qui reviennent de l'étranger. Par contre, ce qui va jouer, c'est négativement en effet, c'est l'arrêt des mesures salariales de la LPR pour cette année parce qu'en effet la courbe normalement le maximum est 2027 et en effet on a augmenté les salaires et l'indemnitaire des des chercheurs. Cette année c'est mis sur pause.
J'espère que ça repartira mais en tout cas ma vision c'est vraiment d'augmenter la qualité scientifique de l'INCERM de maintenir le dynamisme scientifique et je serai le président qui ferait ça si vous me faites confiance. Merci président. Je je vais racompagner le président.
Pendant ce temps-là je vous propose de distribuer les bulletins. On va procéder au vote sans plus tarder. Comment ?
C'est parab Oui oui, c'est par alphabétique.
Laurent Lafon