📺1er MAI | La droite veut (encore) vous faire travailler plus !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi ce texte ? Pourquoi maintenant ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Faut-il libérer le travail le 1er mai ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il y a encore une règle avec autant d'exceptions ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Répondez aux salariés qui veulent gagner plus le 1er mai.
- 8:00RelanceRéponse partielle
Les syndicats s'opposent à ce texte. Que leur répondez-vous ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Est-ce que dans la nouvelle loi, on est toujours payé double ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Nicolas R.Fait
« Le texte a été voté au Sénat. L'idée c'est de sortir de cette hypocrisie. »
- 12:30Dominique RCTChiffre
« On a 12 millions de clients chaque jour dans nos 35000 boulangeries. »
- 17:30Éric CoerrelFait
« Nous on l'a dit clairement il faut baisser les déficits et pour cela, il faut baisser la dépense. »
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question qui fâche et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Nicolas R. Bonsoir, vous êtes député les Républicains de l'Allié. Merci d'être là au côté de Daniel Obonau, député de la France insoumise de Paris.
Bonsoir et bonsoir Dominique RCT. Vous présidez la Confédération nationale de la boulangerie pâtisserie française. J'aurais dû vous demander d'apporter le pain parce que j'aurais pas le temps d'aller le chercher.
Donc je suis un peu déçu. Bon, vous savez ce qui se passe dans 106 jours ? Dans 106 jours, c'est le 1er mai, jour férier le plus symbolique de l'année depuis 1947.
C'est c'est l'unique jour férier qui doit être obligatoirement chamé en France, exception faite des salariés qui ne peuvent interrompre leur travail en raison de la nature de leur activité. C'est ce que dit la loi et c'est bien là le problème. La loi n'a jamais mentionné lesquels secteurs d'activité et les républicains ont déposé une proposition de loi pour palier en quelque sorte ce vide juridique.
C'est Martin Bonet qui vous pose ce soir la question qui fâche. Le 1er mai, travailler ou chamer. Les sénateurs ont déjà tranché.
Ils veulent faciliter l'ouverture des commerces le jour de la fête du travail. À l'assemblée en commission cette semaine, les débats étit beaucoup plus nuancé. Le 1er mai, c'est la fête du travail, c'est la fête des travailleurs, c'est la fête de la valeur travail et chacun peut la fêter à sa manière en se reposant, en manifestant ou en travaillant.
Au lieu d'aller rendre visite aux grands-parents, profitez d'une journée avec les enfants, vous voulez que les gens aillent tenir une caisse ou bosser sur un chantier. Et ce pourquoi faire ? car il y aurait une situation terrible à régler.
Par exemple, les gens devraient acheter leurs baguettes la veille au soir, mais c'est épouvantable. Les gens ne pourraient faire leur courses que 364 jours par an. C'est terrible.
Mais moi, mon cœur saigne quand je vous entends, monsieur Basin, vraiment, je suis saisi la gorge. Non, pas du tout. Évidemment, ouvrir ou ne pas ouvrir le 1er mai, un dilemme notamment pour les boulangers.
En 2021, cette boulangerie parisienne avait reçu une amende salée pour avoir fait travailler ses salariés. Depuis, elle ferme boutique ce jour-là. Euh 78750 € pour avoir fait travailler 21 salariés ce jour-là, le 1er mai.
En fait, ce qu'on a expliqué, c'est qu'on était tout simplement bah pas au courant puisque bon nombre de commerces en fait ce jour-là sont ouverts, bon nombre de boulangeries, de fleuristes, souvent dans l'exemple du McDonald qui est pas très loin de nous, qui lui a le droit d'ouvrir. Et nous visiblement, nous ne sommes pas une profession essentielle. C'est visiblement ça un peu le nœud du débat.
Aujourd'hui, les activités où le travail ne peut pas être interrompu comme les hôpitaux ou les transports publics sont autorisés à faire travailler leurs salariés. Le texte qui sera soumis au vote des députés la semaine prochaine vise à permettre au commerce de bouche, aux fleuristes, au théâtre ou au cinéma d'ouvrir officiellement le 1er mai. Une liste qui est loin de faire l'unanimité.
Vous allez expliquer finalement au Cavis qui est dans la même rue que le Carrefour City il a ouvert, que le boulanger il ouvre et que finalement il aura pas le droit d'ouvrir le cavis. Et puis si le cavist il a le droit d'ouvrir, pourquoi les gars qui travaillent sur le chantier qui est un petit entrepreneur qui a des ouvriers qui travaillent dans le bâtiment, il aurait pas le droit de faire travailler ses ouvriers ? Donc vous voyez bien en fait l'engrenage, on commence avec la pâtisserie, la boulangerie.
Ensuite on continue avec le petit commerce, l'école commerce et à la fin c'est tout c'est c'est toute la société qui va travailler le 1er mai. L'ensemble des syndicats s'y oppose et appelle à sauvegarder le caractère ferrier et chamé de la fête du travail. Alors la question qui fâche ce soir, la voici.
Faut-il libérer le travail le 1er mai ? On l'a vu, les débats en commission ont été très houleux. Le texte arrive la semaine prochaine, jeudi prochain à l'Assemblée nationale.
Nicolar d'abord pourquoi ce texte ? Pourquoi maintenant ? Bah déjà pour qu'il soit opérationnel au 1er mai.
Je rappelle que le texte a été voté au Sénat. L'idée c'est de sortir de cette hypocrisie, de cet impasse où on voit aujourd'hui que des boulangers, des fleuristes se voient infliger une amende. On veut pas remettre en cause le caractère férier du premier mais qui concerne d'ailleurs pas tous les tous les salariés, tous les fonctionnaires.
Il y a le service continu, il y a des entreprises qui ne peuvent pas arrêter, des usines qui peuvent pas s'arrêter. euh d'autres types d'activités. Là, franchement, c'est il y a une tradition pour les boulangers pendant longtemps qui ont été autorisés à travailler.
Entre-temps, il y a le Cour de castation qui a interprété la situation différemment et depuis effectivement, il y a un vide juridique et euh un certain nombre d'inspections du travail et de et de juges ont infligé des amendes. Heureusement, l'année dernière le le tribunal de la Rochurion a a eu le bon sens de relaxer. Mais en tout cas, il faut sortir de cette hypocrisie.
Il faut donner laisser les gens qui veulent travailler travailler dans ce pays sans sans être embêtés par des lois qui sont obsolères toujours. Là en gros le texte prévoit que les établissements autorisés à faire travailler leur salariés, on vient de l'entendre, ce serait ceux qui assurent la fabrication de produits alimentaires pour une consommation immédiate, la vente de produits alimentaires au détail, la vente de fleurs naturelles et une activité culturelle. Quand il y a autant d'exceptions, est-ce qu'il y a encore une règle ?
Bah bien sûr, c'est à la loi et au décret de le fixer. C'est très très clairement marqué. Vous venez de le rappeler euh les achats du quotidien.
Alors pas pas les cavistes, on n'est pas obligé d'acheter mais le pain c'est un achat quotidien le plus le plus. On peut se passer de vin comme on peut se passer de pain. Bah je pense c'est un achat quotidien.
Alors le plus alors l'exemple que l'exemple que je l'exemple que je vais vous citer le 1er mai. Qu'est-ce que c'est ? Ben regardez vous l'avez sur l'image c'est la le premier on vend le muget on achète le muget.
C'est un jour très important pour nos fleuristes qui en ont besoin. Donc pourquoi empêcher aussi les fleuristes d'ouvrir ce jour-là alors que c'est l'occasion pour eux ben d'avoir une activité, d'éviter aussi les ventes bon qui sont moins encadrées on va dire. Donc là encore donnant en plus oui très important c'est sur la base du volontariat aucun salarié ne sera obligé le travaill problème monsieur Nicol et je termine [rires] et je termine mais notre collègue le dira il y a une convention collective des boulangers donc signé avec les syndicats majoritaires pour autoriser ce travail donc laissons surtout quand les partenaires sociaux se mettent d'accord laissons vivre les gens qui veulent travailler on va en parler avec les boulangers dans un instant avec vous Dominique Corac mais Daniel Aonoau je voulais vous entendre parce parce que la gauche a beaucoup fait railler en commission contre ce texte.
Que lui reprochez-vous ? Et bien, ce n'est pas, comme le disait mon collègue, une hypocrisie. C'est la le produit d'un choix politique, d'un choix idéologique. vous l'avez dit, ça a été inscrit en 1947 parce que ça participe d'une lutte de décennies qui vise à étendre le droit pour les salariés de se reposer et de pouvoir euh un certain nombre de jours fériers et là pour le 1er mai, c'est en plus obligatoire, oui, de pouvoir choisir de faire ce que l'on souhaite et on peut travailler par ailleurs, ça veut pas dire qu'on ne fait rien mais pas dans son dans sa condition salariale.
Je rappelle que c'est en 1947 mais c'est à la suite de luttes de luttes y compris qui ont causé des morts. C'est pour ça que le 1er mai est le 1er mai et ça participe d'une grande histoire de conquête sociale. Au fond, est-ce qu'avec le temps, on a pas perdu le sens historique justement de cette date, est-ce qu'en 2026 cette notion de combat de salarié, de mouvement ouvrier, est-ce qu'elle fait encore en Je pense qu'elle fait plus sens que jamais et en vérité les questionnements y compris de nouvelles générations qui veulent pouvoir articuler une vie euh personnelle et une vie professionnelle mieux, de pouvoir mieux vivre, de pouvoir prendre du temps.
Euh je crois que au contraire, c'est un combat d'avenir, la réduction du temps de travail et c'est là où on est. si vous permettez de de le réinscrire aussi dans le combat de ceux qui sont contre la réduction du temps de travail parce que ce n'est pas la première fois qu'on fait des exception. euh vous avez eu monsieur Macron a euh permis euh justement que ce genre d'exception euh soit euh à nouveau euh euh voter et le constat par ailleurs économique montre que ça ça ne ça ne constitue pas un gain surtout sur un jour, un gain économique tel au niveau global que on va dire que ça ça permet de grandes de grands bénéfices.
En vérité, c'est idéologique. Il s'agit encore une fois de faire travailler les Français et les Françaises qui travaillent déjà beaucoup y compris plus que Est-ce que vous répondez aux salariés qui veulent gagner plus et qui se frotte les mains à l'idée d'être payé double le 1er mai. Vous lui dites que le symbole historique ça passe avant sa fin du mois ?
Non, ce n'est pas une question de symbole. C'est aussi une question très concrète. Je pense que quand vous voyez le niveau de productivité dans ce pays, quand vous voyez le le les les la le burnout dans ce pays, c'est aussi une question de santé publique de pouvoir avoir un jour où on fait une pause.
Et par ailleurs, est-ce que vous est-ce que ne pas travailler le premier mai, ça empêche un burnout ? Bah, en tout cas, euh je vous assure que faire une pause à un moment donné, ça aide aussi euh à se à se euh à à se à se reposer. Et par ailleurs, pour les les salariés qui justement ont des difficultés en matière de revenu, c'est pas un jour de plus qu'il faut, c'est l'augmentation de leur salaire, c'est l'augmentation du du salaire minimum et vraiment de [rires] quand ça va mal à la fin du mois, chaque eur compte y compris être payé double bien mais ensuite quand vous devez payer justement les médicaments parce que ça va de plus en plus mal quand en plus on vous enlève les journées de carence enfin tout ça en fait en vérité n'a rien de d'économiquement valable pour les salariés, c'est surtout une volonté de revenir sur des droits fondamentales.
Mais je rebondis sur votre question parce que un téléspectateur Alain qui habite à Morsine veut des précisions. Donc peut-être pour monsieur monsieur Ray, question d'Alain, est-ce que dans la nouvelle loi, on est toujours payé double ? Alors, c'est prévu dans la convention effectivement des buralistes.
Il est il est nécessaire pardon des boulangers, pardon, excusez-moi, m' fait peur [rires] proximité. Euh il y a effectivement nécessité de valoriser ce travail un jour un jour férier. Donc effectivement et que les boulangers non non les les fleuristes aussi bien sûr.
Mais là après c'est les conventions, il faut laisser le dialogue social se faire. En vérité, en vérité, vous voyez bien que plus ça plus les exceptions vont se généraliser, plus ça va être normalisé. Et comme ça a été dit dans les débats en commission, pourquoi on accepte pour les uns et pas pour les autres ?
Et puis finalement, si tout le monde le fait, pourquoi on paye double ? Donc vous voyez bien et c'est pas comme si on on nous l'avait pas déjà fait celle-là. Quand l'exception devient la règle, ben la règle fait que vous ne serez pas vous ne serez plus payé double et c'est le détricotage encore une fois du droit du travail.
Dominique en actonau, elle a soulevé le le sujet de du chiffre d'affaires que vous faites le 1er mai. Est-ce que est-ce que vraiment ça change quelque chose de d'être ouvert le 1er mai ? Oui.
Alors, vous savez que bon, ce 1er mai est quand même historiquement en boulangerie, on a toujours travaillé le 1er mai. C'est euh récemment où on a eu quelques bricoles, notamment en 86, on a vu cette lettre expresse de la directrice du travail qui après est sauté, mais on avait toujours travaillé sans problème. Donc là, en fait, c'est pas quelque chose de nouveau.
Ce qui est important quand même, c'est que c'est rentré dans les conventions collectives comme disit monsieur le député, ça a quand même été voté pour tout le monde et ce qui fait que ça a toujours été sur le volontariat et payer double. Donc c'est quand même, vous savez, en boulangerie, on a 11 jours fériers payés double et c'est quelque chose qui euh c'est très important pour les salariés parce que on a fait un sondage en interne, alors à discuter oui ou non, mais c'est quand même 80 % des gens qui souhaitent travailler en boulangerie. Ils travaillent tous les jours fériers et pour eux c'est très important.
Ensuite, il y a la deuxième chose, c'est que pour les entreprises, on parle de chiffre d'affaires et cetera et même à l'époque, même si on respecte ce totem du 1er mai qui est euh qu'on a découvert aussi avec vous, mais euh c'est quand même les entreprises n'ont plus les mêmes soucis parfois et là je peux vous dire, on a subi quand même des crises qui ont été importantes, on eu l'énergie, on a eu aujourd'hui si comme d'habitude ils étaient ouverts avec des journées qui parfois sont très très bonnes et qu'on leur dit d'un seul coup il faut fermer, effectivement ça peut être des jours déjà économiquement mais aussi moralement. où les les jours ils vont ça va pas aller après ensuite il y a le niveau dont on parle pas aujourd'hui mais c'est le client vous savez on a 12 millions de clients chaque jour dans nos 35000 boulangeries et tous ces gens-là sont très contents le 1er mai de pouvoir avant d'aller des filer ou de se reposer ou d'aller chercher de la viennoiserie un sandwich ou même déjeuner. Imaginez une ville, moi je prends toujours les sables de lun comme exemple où vous avez 40000 personnes qui vont venir sur un weekend, vous avez pas une boulangerie d'ouvert d'autant que cette année le 1er mai tombe un vendredi.
Voilà, en imaginant que ce soit des des gros des gros weekends, enfin ça peut pas être moi je pense que voilà parce que là si on n' pas ça de régler, beaucoup de boulangeries vont dire "Écoutez, on prend pas le risque de pouvoir ouvrir et avoir des amendes. Donc on a'ura pas de boulangerie." Laurent juste une petite question monsieur parce que vous étiez allélysée la semaine dernière pour la galette hein.
Vous avez échangé avec le président de la République. Est-ce que vous lui en avez parlé de cette histoire ? Bah écoutez euh oui puisqueil y a eu une annonce où euh bah oui l'annoncer publiquement hein.
Donc euh effectivement il est euh ils soutiennent ce projet et euh pour la boulangerie je vous dis il y a quand même ces trois piliers qui sont importants et aussi ce côté euh du volontariat et quand on me dit oui mais il y a subordination a quand même des prudons. Ça fait deux fois que vous tiquez sur cette histoire de volontariat. Ce que dit le texte Nicolas R c'est que ce sera un volontariat écrit.
Et vous savez, il y a ça, il y a juste vous n'y croyez pas. Mais oui, mais vous enfin vous vous êtes vous avez été salarié peut-être pas et c'est pas peut-être pas comme ça que ça se passe ici, mais vous avez eu des emplois et vous savez bien que un employé y compris par dans dans des petites entreprises, je dis pas que c'est de la malveillance de la part des des des employeurs parce que il se ils ont effectivement un certain nombre de concretes. parler de la crise de l'énergie et cetera, le prix de l'électricité, quel quel choix et quelle véritable liberté vont vont avoir des salariés à qui on demande de travailler euh un jour supplémentaire parce que il y a des difficultés et cetera.
Bien sûr qu'il y a un rapport de subordination qui fait que même si c'est enfin ce sera écrit et et et il y a une pression qui fait que on n pas le choix en vérité. Vous avez eu vous des employés dans vos boulangeries qui voulaient pas travailler le 1er mai ? Si vous me permettez, plus justement on fait on fait on fait des exceptions, plus on va dire bah en fait puisque tout le monde le fait euh pourquoi est-ce que ça devrait être volontaire ?
Ça va ça c'est à terme le fait de ne plus faire d'exception et ce sera plus seulement un secteur, ce sera de plus en plus de secteurs. Donc on connaît la chanson. Alors vous savez en en artisanat on est quand même, je vous rappelle 88 % des entreprises ont moins de 10 salariés.
On travaille ensemble. On se lève ensemble et bien souvent pour ce jour de premier, on connaît les gens, ça arrange pour des familles et cetera et bien souvent c'est pas le fait qu'ils viennent pas travailler, ils veulent travailler et quelquefois faut même mettre faire des choix quand vous avez pas besoin de tout le monde. Donc là aujourd'hui, on sait vous savez, on va pas forcément essayer de mettre des gens que çaarrangent pas du tout.
Limite ils se mettent en arrêt si vraiment il vous voyez ce que je veux dire. Donc il y a vraiment pas alors je dis pas qu'il y a pas de sou. Oui, on est vous allez pas forcer un salarié à venir travailler le premier mais déjà en plus il y a il y a quand même le le les prudomes.
Les prudomes sont là pourrêtez pas de parler d'un mot dont vous ne connaissez peut-être pas l'étymologie, le mot travail. Et Mariette Darégrand qui est sémiologue voulait réhabiliter ce mot ce soir. C'est le mot du jour.
Regardez. Mais oui, mais Mariette, c'est votre mot fondateur travail. C'est un mot que vous aimez, que vous défendez.
Vous en avez même fait un livre. Oui, exactement. Parce que je trouve que c'est le malaimé de la langue française et qu'il faut absolument le réhabiliter.
Alors, une des raisons pour qu'il enfin la raison essentielle pour laquelle il est pas aimé, c'est qu'on donne son étymologie en disant ça vient du tripalium, hein. Voilà. Et donc le tripalium c'est un instrument de torture.
Voilà. Alors cette étymologie, elle est complètement fausse. Elle est complètement idéologique.
Elle est pas bonne. C'est pas moi qui dit c'est Émile Litré. Donc ça fait un moment mais ça a été occulté.
Euh donc c'est pas du tout vrai. Et c'est vrai quand même que le travail peut faire souffrir voilà voir tuer. Exactement.
C'est bien pour ça parce que la souffrance est réelle et qu'elle est scandaleuse et qu'il faut se battre contre elle. Bah qu'ut il faut se servir de la véritable étymologie parce qu'elle est très positive. Alors en fait ça le mot travail c'est comme traver ça vient du bois ça vient du bois de la charpente du bois de l'arbre dans la forêt quand il est très solide et quand il s'élève vers le haut hein qui donne une sublimation dont on parle pas mal aujourd'hui le sens donné au travail donc je trouve que c'est magnifique de rappeler cette symbolique là c'est vraiment ça le ça plaî pas trop à Daniel au c'est pas du tout ça c'est que c'est très beau tout ça mais et et le problème c'est pas le mot travail c'est pas de fait de travailler C'est les conditions dans lesquelles c'est fait et le choix et la liberté que les gens ont pas de pouvoir s'épanouir dans leur travail.
Et quand on parle de souffrance au travail, quand on dit oui, un jour des fois un jour c'est ce qu'il faut pour éviter de craquer ce soit paradoxer le travail, la fête du travail, c'est un jour où on travaille pas. Oui, ça c'est quand même un peu paradoxal, hein. Alors certes, c'est un droit et durement acquis c'est la longue histoire du mouvement ouvrier.
Il faut pas revenir là-dessus, mais c'est aussi un devoir. En fait, on est obligé, il faut une dérogation si on si on veut travailler euh le 1er mai. Alors ça, cette espèce de contradiction, elle me fait penser au modèle religieux.
Alors bah oui parce que c'est un peu comme s'il y avait une espèce de c'est ce serait un péché d'aller travailler. Oui, je crois que c'est le bon terme Adeline parce que faut il faut revenir un peu à Adam et Ève parce que on connaît leur péché originel. D'accord ?
Tout le monde le connaît mais il y a un deuxième péché qui est commis lorsque ils sont punis par Dieu et qu'ils sont éjectés du paradis parce qu'en fait ils ont travaillé. Dieu ne voulait pas qu'il travaille parce qu'ils avaient tout à leur disposition. Et bah ils ont voulu aimer et travailler.
C'est les deux choses que Freud a nommé pour dire que c des choses les plus intéressantes dans la vie. Non, ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a dans notre culture occidentale qui est monothéiste he qui revient à ça, mais ça c'était pareil chez les Grecs avec le vol du feu et cetera, bah Dieu lui-même, les dieux-mêmes sont travailleurs. Alors, ils sont ça, ils sont travailleurs de manière très cadrée, hein.
Il y a on travaille pendant 6 jours et puis il y a le repos du 7e jour et le 7e jour, il se reposa. Voilà. Et donc je crois que c'est ça qu'il faut entendre, c'est que aujourd'hui encore nous avons le sens de cette sacralisation hein.
Le 1er mai est sacré au sens du 7e jour qui est du Nicolar d'une certaine façon, c'est aussi ce que vous disent les syndicats qui ont publié un communiqué commun pour appeler les députés à voter contre ce texte jeudi prochain. L'intersyndicale, elle craint qu'une généralisation progressive du travail le 1er mai finisse par remettre en cause notamment les majorations de rémunération. Que leur dites-vous ?
Moi, je ne crois pas. La preuve déjà les syndicats ont signé la convention collective avec les boulangers. Donc les syndicats qui représentent les salariés de la boulangerie, ils sont favorables.
Moi, je redis que cette proposition de loi qu'on dépose, c'est une proposition de loi de bon sens qui adapte la loi aux réalités de la vie. C'est une loi de liberté puisque ça sera sur la base du volontariat et on y est très attaché et surtout ça sera une loi qui valorise le travail, qui valorise ceux qui ont envie de travailler, qui valorisera puisque les gens seront mieux rémunérés. Je crois que c'est des belles valeurs qui sont incarnées dans cette proposition de loi et que on espère elle sera adoptée la semaine prochaine lors de notre niche parlementaire le 22.
La niche parlementaire de la droite républicaine, c'est jeudi prochain à l'Assemblée nationale. Vous restez là, on a encore plein de questions à vous poser parce que tout de suite c'est Bourbon Express. Le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier.
Bonsoir Marco. Ce soir, Bron Express démarre par un un mystère. D'abord, le mystère du corbeau.
Une histoire digne d'un film d'espionnage hein. Vous le savez depuis plusieurs jours, les spéculations vont bon train un 493 ou ordonnance. Que va faire Sébastien Lecnu pour faire passer son budget ?
Et bien lundi, un journaliste de politicau a reçu un appel mystérieux au bout du fil, un homme à la voie non trafiquée et visiblement bien informé. Voilà que mon téléphone sonne une première fois numéro masqué, je ne décroche pas et voyant que la personne insiste dans la seconde rappelle, je décroche et j'entends une voix d'homme euh d'âge moyen et qui me dit ordonnance et PJL fiscal transmis au Conseil d'État. ce qui m'interpelle et là je fais l'erreur peut-être bête de demander qui est à l'appareil au lieu d'essayer de poursuivre la conversation et là l'interlocuteur a raccroché mais c'est l'appel ouais l'appel a duré 22 secondes et ce n'est pas tout he soir même un journaliste des reçoit un SMS affirmant lui aussi que les ordonnances ont été transmises au conseil d'État alors aux échos ils ont tenté de de remonter le numéro sans succès. hypothèse, le corbeau aurait utilisé une carte prépayée.
S'agit-il d'une seule et même personne ou pas ? En tout cas, cette histoire intrigue beaucoup. Éric Coerrel, j'ai demandé ce matin au ministre en conférence des présidents si il avait vent de cette soumission au Conseil d'État d'ordonnance.
Il a fini par dire que lui n'avait pas l'information. Faire la ministre. Le ministre n'avait pas l'information moins bien informé visiblement que ce mystérieux corbeau.
Car ces ordonnances elles auraient bien été transmises au Conseil d'État selon les é députés qui sont en plateau avec nous qui sourit depuis tout à l'heure. Qui est le corbeau ? [rires] Moi je disais ça commence par un L et ça finit par corn nu tant qu'à faire.
D'accord. [rires] C'est lui qui appelle. Bah au point où on en est franchement euh ça m'étonnerait pas hein.
Je veux dire il doit vouloir en tellement en finir que ça envoie des ça ça vous étonne. Enfin ça rend fou quand même. Moi je suis en train de avec mes collègues depuis des semaines à siéger pour voter un budget.
C'est surtout le fond qui m'intéresse moi de savoir quel budget on veut pour la France. Nous on l'a dit clairement il faut baisser les déficits et pour cela, il faut baisser la dépense et pas augmenter la fiscalité qui est déjà record. Donc après tous les coups de fil anonymes, les coups de fil, c'est pas ça qui m'intéresse.
C'est pas de cela dont les Français me parlent, mais plutôt qu'on avance et qu'on donne de la stabilité à notre pays et à nos à nos entreprises. Bon, mais on s'oriente plus vers la piste des ordonnances. C'est le 493, c'est plus dans les tuyaux.
Non, non, pas forcément. La piste des ordonnances est ouverte. Le 493 reste une option aussi.
La décision sera prise d'ici mardi prochain. C'est la promesse ce soir de Matignon. Le gouvernement semble acter que le budget ne passera pas avec un vote classique et l'entourage de Sébastien Lecornu prévient pas de budget définitif avant la première quinzaine de février.
Et Matignon ce soir estime que le sabotage continu des députés RN et LFI rend impossible l'adoption par un vote. Drôle de conception du travail parlementaire. faire des amendements, les voter, c'est du sabotage.
Non, véritablement, il y a une tentative de vouloir passer en force et donc les membres du gouvernement des cabinets envoient à la presse justement des informations pour préparer l'opinion comme on dit, mais ça montre surtout l'échec de monsieur le cornu puisque en vérité il n'a pas de majorité. On continue, on continue parce que quand même comme le disait Daniel Aonoto, il y a l'examen du budget qui continue dans l'hémicycle et il y a un ancien ministre qui est venu jeter un peu d'huile sur le feu ce matin, Éric Lombard. Oui, plus de 3 mois après son départ de Berily, l'ancien ministre de l'économie euh a fait un retour remarqué en déclarant que des milliers de Français parmi les plus riches échappaient à l'impôt sur le revenu.
Nous savons que de plus en plus se sont développé pour un nombre de personnes ayant des revenus importants et des patrimoines importants, des techniques légales mais qui permettent de baisser fortement la base fiscale. Des déclarations qui ont jeté un pavé dans la mar. Résultat, Éric Crel, le président de la commission des finances, veut aller à Ber d'ici lundi pour consulter les documents du fisque.
Réponse de l'actuel ministre de l'économie. Il n'y a pas de document à Bersi ou ailleurs qui dit que les milliers de Français comme je l'ai entendu dans la bouche de mon prédécesseur qui paye zé. On continue sur la contribution des des plus riches admine he parce que ça a fait beaucoup parler ce matin dans l'hémicycle ça on peut le dire avec un incident de séance signé Frédéric Piervos député Eren et la résistance à l'oppression c'est de ne pas confondre égalité et égalitarisme et vous transformer en tout pour couper lesou sous prétexte qu'ils étaient plus grands.
Voilà le député Eren qui fait un parallèle entre le débat budgétaire et le génocide au Rwanda. Il commet une erreur historique au passage hein inversant victime et bourreau. De quoi provoquer les moi du député Hervé Berville, orphelin Toutsi né au Rwanda.
Cette phrase est inadmissible. Cette phrase est intolérable et c'est le génocide des toutsi au Rwanda. Ce n'est pas le génocide au Rwanda ou le génocide des utou envers les Tutsi.
Indignation également sur les bans de la gauche. Comparer un débat fiscal, comparer le fait de vouloir la juste contribution des Français à un génocide où des gens été tués à la machette, c'est inadmissible. Et face au TL bien, le député Eren Jean-Philippe Tangui a fini par prendre la parole.
Je tiens au nom de notre groupe à nous excuser pour les propos qui ont été tenus que je ne comprends pas. Évidemment, nous honorons la mémoire des victimes du génocide Randa. Donc tact poursuit Marco avec un classement qui n'est pas passé inaperçu à l'Assemblée nationale cette semaine.
Oui, parce que le journal l'Opinion a passé au scanner de l'IA 3 mois d'examen budgétaire entre octobre et décembre 2025, 125 heures de débat, 650000 mots analysés. Résultat, Jean-Philippe Tangui décroche la palme du député le plus chauteur avec 30 incidents de séance à son compteur suivi du député LFI, vous le voyez, Aurélien Lecoq, Mathias Renault au RN clôture le podium. Bon, il y avait aussi les plus applaudis, hein, quand même, on peut le dire, hein.
Oui. Et ben, ce sont les mêmes, hein, globalement parce que derrière [rires] derrière Éric Crel, on retrouve encore, je vous le donne dans le mil, Jean-Philippe Tanguiille et Aurélien, euh le coq des champions hein, qu'on est allé voir ce midi dans la salle des quatre colonnes avec Eva Billon. Médaille d'or du député le plus chauteur, le plus applaudi aussi.
Bon, vous vous dites quoi ? Faut que je me calme un peu ou c'est un honneur ? Écoutez, tout va bien.
Moi, j'ai des choses à dire pour le groupe et visiblement, écoutez, c'est apprécié puisque c'est à la fois peut-être chateur mais applaudit. Donc c'est peut-être un chat utile. Non mais écoutez, c'est juste que moi je dis ce que je pense.
J'essaie de soulever des points qui parfois dérangent un peu le consensus mou ici. Et bah tant pis et tant mieux. Je sais pas les statistiques sur les chahuts ou les applaudis, ça fait sourire mais c'est pas ça le fond du débat.
Et oui, on utilise tous euh les moyens possibles à la fois les rappels au règlement, les interventions, les rebonds. Merci Marco. Un tout petit mot Nicolas, vous voulez ajouter ?
Oui. Bah écoutez, votre reportage et et votre classement est éclairant. Ça vient toujours des mêmes groupes, des groupes extrêmes.
Et enfin, c'est pas c'est pas la majorité en se partageant une galette, n'est-ce pas ? Vu que les les députés les députés LR vu que les députés LR ne sont pas présents quasiment c'est sûr que il faut rien hein de notes de chuteur présidente de séance élu et ce serait bien que les citoyens s'en appellent la séance va être suspendue. Je vous remercie je vous remercie de nous avoir suivi.
Yes.