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interviewManuel Bompard· 5 juillet 2026 33 min

🔴 Incendies, meeting d'Edouard Philippe, présidentielles : Manuel Bompard, invité de BFM TV !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

oriental. Notre invité de la semaine, c'est Manuel Bompard. Bonsoir Manuel Bonpard.

Vous êtes député justement des Bouches du Rône, coordinateur national de la France insoumise justement dans les bouches du Rô sur cette question des incendies. La vigilance est aussi extrême et le risque extrême également bien sûr comme ça ça a été dit tout à l'heure et la vigilance extrême sur une grande partie du du territoire aujourd'hui avec des conditions climatiques, une sécheresse qui fait que ce risque incendie est important. Je veux avoir un mot de soutien, de solidarité avec tous nos sapeurs pompiers qui sont mobilisés, avec les personnes qui sont touchées.

Il y a des personnes qui euh sont obligées d'évacuer leur leur logement. Évidemment, appeler tout le monde à la vigilance, mais dire aussi que face à ce risque incendie, la réponse, elle est aussi politique. Euh, faut des moyens pour ce qu'on appelle la protection civile, faut des moyens dans la gestion de la forêt.

La personne qui parlait avant moi tout à l'heure disait à quel point la manière avec laquelle on gère la forêt lui permet d'être plus ou moins résiliente au risque d'incendie. Donc, il y a beaucoup de choses à faire. Mais pour l'heure, mon principal message évidemment c'est un message de soutien, de solidarité avec toutes les personnes qui sont confrontées à ces incendies.

Il y a cette question évidemment des incendies. Il y a eu la question de la canicule. Les écologistes ont déposé une motion de censure, enfin vont la déposer mardi.

Concrètement vous à la France insoumise, vous la voterez cette motion de censure contre le gouvernement. Oui. Oui.

Non seulement on va la voter, mais on l'a même céposé puisqu'on a on a on l'a signé avec les écologistes. Pourquoi ? parce queon est face à des situations climatiques qui sont des situations climatiques extrêmes et on voit à quel point rien n'a été fait ces dernières années pour nous préparer à faire face à ces situations.

Pardonnez-moi mais là par exemple on parle des incendies. J'ai eu l'occasion de dire cette semaine que il y a eu sous quand monsieur Gabriel Atal était premier ministre une décision de geler des crédit budgétaire qui a conduit par exemple à annuler la commande de deux nouveaux Canadaires 50 millions d'euros qui a été coupé à l'époque dans le budget de la protection civile. Donc en fait, c'est les gouvernements successifs qui se sont succédés au pouvoir ces dernières années et qui ont eu la possibilité d'agir pour nous préparer à faire face bah à ces événements climatiques extrêmes et qui ne l'ont pas fait.

Et je crois que l'exemple le plus significatif, c'est par exemple ce fameux fond vert qui avait été mis en place pour aider les collectivités locales à faire des travaux d'adaptation au changement climatique, en particulier dans nos établissements scolaires. Et ce fond vert, il a été divisé par quatre sous les coûts de butoir des divers divers gouvernements d'Emmanuel Macron. Et donc à un moment cette responsabilité politique, elle doit être soulignée et c'est l'objectif de cette motion de censure.

Et donc c'est pour ça que vous l'avez cigné et vous la vous la voterez. La semaine à venir va marquer, je veux dire officiellement presque le lancement de la campagne présidentielle puisqu'on saura mardi si Marine Le Pen peut ou non se présenter à l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, lui s'est officiellement lancé il y a désormais quelques semaines.

Aujourd'hui même, c'est Édouard Philippe, l'ancien premier ministre qui a fait son premier grand meeting présidentiel. On va venir à quelques mesures qu'il a évoqué sur le fond. Il s'est présenté en pur produit de la méritocratie républicaine.

Il a ciblé le Rassemblement national jugeant qu'à ses yeux, c'est un en même temps qui ne s'assume pas. Et puis il s'en est pris aussi durement à vous, en tout cas à la France insoumise et à Jean-Luc Mélenchon. Déjà, comment est-ce que vous avez vu ?

Comment vous avez entendu ? On l'entendra dans une seconde ces attaques. Comment vous les avez perçu ?

D'abord, moi si vous voulez, je forme le vœu puisque vous dites que la campagne présidentielle démarre. Bon, pour nous, elle a démarré depuis plusieurs semaines maintenant, mais je forme le vœu qu'elle puisse être un moment qui a un moment de débat et de confrontation entre des projets politiques et qu'on évite les attaques assez grossières. Quand monsieur Édouard Philippe dit "Si la France insoumise gagnait".

Euh, l'Écouter, allez, écoutez, on écoute Édouard Philippe ce qu'il dit de la France insoumise, écoutez-le. La France insoumise de son côté veut conquérir le pouvoir en jetant du sel sur nos plai en faisant le choix de la division communautaire en flirtant souvent avec l'antisémitisme le plus rance s'en nourrissant à dessin la haine du flic la haine du riche je vous le dis mes amis c'est péril sur la démocratie et dans 2 ans le FMI c'est écrit c'est péril sur la démocratie et dans 2 ans le FMI c'est ça la France insoumise au pouvoir. Vous vous êtes conscient que celui qui dit ça a été premier ministre pendant 3 ans d'Emmanuel Macron ?

Que les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron ont gouverné à coup de 493 en terme de respect de la démocratie que cet homme était premier ministre au moment de la mobilisation des gilets jaunes dont on peut pas dire à l'époque que la parole populaire et la parole citoyenne a été particulièrement entendue. Quant à la question du FMI, cet homme pendant qu'il a été premier ministre pendant 3 ans, la dette publique a augmenté de 400 milliards d'euros. Alors, moi je veux bien ces gens si vous voulez qui euh ont une responsabilité directe et immédiate dans la situation difficile dans lequelle est le pays aujourd'hui et qui viennent nous donner des leçons et se présenter comme des euh personnes neuves alors qu'elles sont au pouvoir depuis 10 ans.

Moi, je pense que les Français ne veulent ni premier premier ministre d'Emmanuel Macron, ni du 4e Premier ministre d'Emmanuel Macron. Ils veulent ni du fils spirituel d'Emmanuel Macron, ni du frère spirituel d'Emmanuel Macron, vous voyez ? Donc je pense qu'il est bien mal placé pour nous donner des leçons.

Moi, j'appelle Édouard Philippe à à rentrer dans un débat qui soit un débat projet contre projet. après les Françaises et les Français trancheront et éviter les attaques qui sont franchement qui malheureusement masquent souvent la vacuté de ces propositions. La France insoumise dit-il également qui flirte souvent parfois avec dit-il l'antisémitisme le plus rance.

C'est quand même pas rien comme attaque. Oui. Bon ça vous vous trouvez ça très original parce que là je je je veux dire depuis maintenant des mois et des mois, vous avez des gens qui ont aucune preuve de rien du tout et qui viennent sur les plateaux télévision expliquer que la France insoumise flirter. ou je ne sais quoi avec l'antisémitisme.

Écoutez, la France insoumise, c'est un parti qui a un parti antiraciste. C'est un mouvement qui a un mouvement antiraciste et quand on est un mouvement antiraciste, on combat toutes les formes de racisme et l'antisémitisme évidemment en fait partie. Et j'aimerais bien que ces représentants macronistes qui se succèdent sur les plateaux de télévision ou dans les meetings fassent eux leur propres examens de confiance.

Il a dit qu'il avait pas tout réussi hein. Ouais. Mais y compris sur la question de l'antisémitisme quand on sait qu'il y a eu un plan de lutte contre l'antisémitisme et que la Commission nationale consultative des droits de l'homme sortait un rapport il y a quelques mois dans lequel elle disait que ce plan avait été un fiasco absolu.

Vous voyez ? Y compris sur la question de l'antisémitisme, de la lutte contre l'antisémitisme, de la lutte contre le racisme, on peut faire bien mieux que ce qu'on fait ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui de LFI. Est-ce que c'est la haine du riche et la haine des flics ?

C'est ce qu'il dit là aussi. Mais un ancien premier ministre, c'est pas rien. Oui.

Oui. Mais c'est pas parce que c'est un ancien premier ministre que ce qui se dit a de l'importance quand c'est aussi outrancié, aussi ridicule. Je veux dire, la haine n'a jamais fait ridicule pas grave, mais c'est grave, c'est ridicule, mais la haine n'a jamais fait partie de notre vocabulaire.

Moi, j'ai pas de haine des [raclement de gorge] riches. Je pense par contre qu'il faut partager davantage les richesses et je pense que si on partageait davantage les richesses, notre pays avancerait mieux. J'ai pas de haine du flic pour reprendre la terminologie de de de Édouard Philippe.

Je pense par contre qu'il y a des rapports dégradés entre euh la police et une partie de la population et que si on veut vivre dans un pays euh dans lequel on a toutes et tous envie de vivre, et ben il faut qu'on s'attaque à ce problème. Et quand je vois que mardi prochain à l'Assemblée nationale, le gouvernement a l'intention de faire voter une loi pour ce qu'on appelle la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre qui consiste à dire que quand il y a un tir policier par définition et par nature, on considérerait que ce tir policier est adapté, qu'il est conforme à la déontologie. Ah non, c'est extrêmement grave. qui sont qui sont mises.

Non, justement c'est c'est ça qui est scandaleux dans cette proposition de loi. Moi, je ne dis pas que l'ensemble des policiers euh sont des personnes qui font mal leur travail, mais il doit y avoir des principes déontologiques, il doit y avoir des règles déontologiques. Et quand quelqu'un ne respecte pas les règles déontologiques, c'est notre honneur de le dénoncer.

Donc ça m' permet d'en parler. Il y a cette proposition de loi mardi, elle est très dangereuse. Le barreau de Paris a par exemple des avocats, des personnalités, des familles de victimes de violence policière s'exprime contre cette proposition de loi.

Il y a une pétition qui a quasiment 200000 signataires sur le site de l'Assemblée nationale. J'en profite pour appeler les gens à la signer. Vous avez mis en avant aussi dans le début de campagne la Nouvelle-Fance qui est devenue à la fois euh le slogan et le projet de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Là aussi, il en a parlé Édouard Philippe. Écoutez ce qu'il dit à ce sujet. Je l'ai aimé la France d'hier.

Elle est merveilleuse. Elle n'était pas que glorieuse mais je l'ai aimé dans son entier. Et je n'ai pas envie de l'avoir remplacé par la prétendue Nouvelle-France de ceux qui banalisent les délires ethnoco-communautaires, qui attisent les colères, qui dressent les Français les uns contre les autres.

La Nouvelle-Fance qui dresse les Français les uns contre les autres. Bah là, je vais vous dire, il me déçoit Édor Philippe parce que reprendre comme ça une vision extrêmement identitaire des propositions qui sont les nôtres alors qu'à aucun moment nous nous avons dit la Nouvelle France va remplacer dit-il une ancienne France. Qu'est-ce que nous disons ?

Nous disons que la France aujourd'hui, la France de 2026, elle est confrontée à des défis qui sont des défis absolument nouveaux. Je vous donne quelques exemples. Les jeunes qui rentrent le plus tard plus tard qu'avant sur le marché du travail.

Donc la question de l'autonomie de la jeunesse, une population plus âgée qui se retrouve confronté à des difficultés pour vieillir dignement, la question écologique, des mutations dans le monde du travail qui fait qu'aujourd'hui il y a beaucoup de de précarité de de gens qui sont pas forcément dans des structures collectives où ils peuvent se défendre. Toutes ces questionsl c'est des questions éminemment nouvelles et éminemment politiques. Et quand nous nous disons la Nouvelle-Fance, on parle de ça, du pays tel qu'il est aujourd'hui et de la mania avec laquelle il faut qu' il faut y répondre.

Et vous avez des gens qui sont des obsédés de de de la vision racialiste de la société qui disent "Ah là, vous allez remplacer les gens d' Il a une vision racialiste." Édouard Philippe, non, je je parle plutôt des des personnes de l'extrême droite qui euh ont essayé de construire une forme de polémique sur cette question de la Nouvelle-France. Et pour ça, je vous disais, je suis déçu qu'Edouard Philippe reprenne en quelque sorte cette lecture à son compte.

Je l'ai connu plus inspiré. Alors, justement, allons sur le fond de quelquesunes des propositions qu'il met sur la T. par exemple sur la question économique et sociale et bien Édouard Philippe confirme qu'il proposera de travailler davantage.

Il faudra travailler plus longtemps. Il demandera, dit-il, des efforts mais justes partagés, étalés dans le temps. Par exemple, dire au retraités qu'il faudra contribuer davantage au financement de notre système social.

Ça, vous êtes d'accord avec lui ? Bah ça dépend quel retraités des retraités qui ont largement les moyens de pouvoir contribuer davantage de manière générale à la solidarité nationale. Oui, si c'est pour s'en prendre aux gens qui ont des toutes petites retraites après une vie pleine de labeur ou à la fin ils arrivent même pas à dégager de quoi pouvoir vivre dignement alors qu'ils ont travaillé toute leur vie euh précisément normalement pour avoir le droit à la fin de leur carrière professionnelle à pouvoir profiter d'un petit peu de temps euh à la retraite.

Non, je suis absolument pas d'accord. Le problème d'Edouard Philippe, si vous voulez, dans ce meeting, c'est que il vous fait des grandes généralités, des grandes phrases et jamais il rentre dans le cœur des propositions. Et pourquoi il rentre pas dans le cœur des propositions ?

Parce que s'il rentrait dans le cœur des propositions, ça c'est contraire à ce qu'il a dit. Il dit oui, il faut que ça soit juste de travailler plus longtemps. Mais monsieur Philippe proposait la retraite à 67 ans.

Et par définition, la retraite à 67 ans, elle est pas juste parce que c'est les gens euh qui euh vont avoir le plus de difficultés à par exemple avoir des carrières qui sont des carrières hachées, qui vont parfois avoir des interruptions dans leur Il dit que c'est pas la même situation pour quelqu'un qui est employé de banque ou quelqu'un qui travaille à l'usine. Bah d'accord, mais la retraite à 67 ans, elle est pour tout le monde hein. Donc alors dans ce cas-là, lui-même est contradictoire avec ce qu'il propose.

Donc en fait le problème de ces interventions c'est que vous pouvez faire des grandes généralités. L'école elles doit fonctionner mieux une refonte massive de l'école la plus importante peut-être depuis Jules Féri République. Mieux payer les enseignants.

Des journées moins longues qui intègrent plus de sport, de culture, des vacances d'été raccourci pour que le savoir, dit-il, ne se perde pas entre juin et septembre. Ça aussi vous signez. Non.

Pourquoi ? Euh alors sur la fin, non parce que je suis pas sûr que raccourcir les vacances scolaires nous permettent d'améliorer la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage de nos enfants. Et pour le reste, j'ai envie de dire quel dommage qu'il a pas été premier ministre pendant 3 ans pour mieux payer les enseignants.

Quel dommage que ses députés à l'Assemblée nationale n'aient pas voté l'ensemble des budgets de tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis qu'il est au pouvoir. Enfin, ces gens-là nous viennent nous présenter les choses comme s'ils n'avaient rien à voir avec ce qui s'est passé dans ce pays. Depuis pour vous, ça disqualifie politiquement pour la prochaine élection présidentielle ?

Bah, en tout cas, ça le disqualifie pour nous faire des propositions aujourd'hui qu'il n'a pas été capable de mettre en œuvre quand il était au pouvoir et aux responsabilités. Il dit qu'il était pas à l'Élysée, qu'il ne décidait pas de tout. Enfin, excusez-moi, mais vous connaissez la Constitution de la 5e République, moi je veux la changer, mais le Premier ministre dirige la politique de la nation.

Bon donc pardon mais si un premier ministre considère qu'il avait pas les leviers suffisants pour pouvoir mieux payer nos enseignants, là on a un petit problème parce que il les avait ces leviers là. Donc et si vous voulez, c'est pourquoi je ne crois pas à monsieur Philippe comme je ne crois pas à monsieur Atel parce que ces gens-là vont rentrer dans cette campagne présidentielle avec des boulets au pieds et ces boulés au pied ben c'est leur bilan leur bilan au responsabilité au pouvoir depuis 10 ans. Est-ce que Édouard Philippe c'est votre en tout cas ou celui de Jean-Luc Mélenchon puisque c'est votre candidat est-ce que c'est le rival le plus sérieux de Jean-Luc Mélenchon pour accéder au second tour de l'élection présidentielle ?

Ah, je pense que Édouard Philippe fait partie des candidats qui évidemment euh ont une c'est en tout cas si on en croit les sondages, les enquêtes d'opinion euh une possibilité de pouvoir accès au second tour de l'élection présidentielle. Moi, je pense que la qualification de personne au second tour de l'élection présidentielle est acquise aujourd'hui. On va peut-être parler du Rassemblement national tout à l'heure et comme l'a redit Jean-Luc Melonchot à midi, nous notre objectif c'est de battre le Rassemblement national dès le premier tour et de les de leur empêcher de se qualifier.

Non. Vous imaginez que le Rassemblement national puisse ne pas être qualifié au second tour ? Écoutez, moi je sais qu'en 2022, au moment de l'élection présidentielle 2022, 1 an avant la date de l'élection, il y avait 20 points d'écart entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen à l'époque.

Le soir du vote, le soir du du premier tour de l'élection présidentielle, il y avait un point d'écart. Ça veut dire que pendant la campagne, on avait remonté 19 points par rapport à ce que disaient les sondages 1 an avant l'élection présidentielle. Donc non, rien n'est illusoire.

Tout ça va dépendre de la capacité des Françaises, des Français, des gens qui veulent justement battre le Rassemblement national de se mobiliser, de se mettre en mouvement. Et moi, je les appelle à se mobiliser, je les appelle à nous rejoindre dans la campagne, à signer sur mélangchour 2027.fr et à venir prendre leur part.

On voit on voit vos désaccords évidemment avec Édouard avec Édouard Philippe. Néanmoins, euh s'il se qualifie au 2è tour face au rassemblement national, est-ce qu'il serait acceptable, tolérable à vos yeux de voter pour Édouard Philippe face au Rassemblement national ? Ah bah je vais pas voter pour quelqu'un qui défend, j'en parlais tout à l'heure, la retraite à à 67 ans.

Donc c'est précisé y compris dans un second tour face au Rassemblement national. C'est précisément la raison pour laquelle j'ai un appel aux Françaises et aux Français et je leur dis franchement ces gens-là d'un côté le Rassemblement national de l'autre côté le bloc macroniste, c'est la tonaille qui a empêché depuis deux élections présidentielles le pays de prendre un autre chemin. Mais si le deuxième tour c'est Philippe à Bard ou Le Pen, vous faites quoi ?

Je comprends votre question. Moi j'ai toujours appelé à battre le Rassemblement national. Il y a pas de sujet.

Non non mais monsieur Darré, s'il vous plaît, on est en train. Vous êtes quelqu'un qui est pas langue de bois. Ben je suis pas langue de bois.

D'ailleurs, je viens de vous dire vous voteriez Édouard Philippe ? Mais non, il y a plein de manières de battre le Rassemblement national mais ça chacun fera ce qu'il veut. Chacun fera ce qu'il veut.

C'est pas mon sujet mais moi aujourd'hui vous pourriez prendre un bulletinard Philippe mais attendez monsieur Darré franchement sincèrement on est à moins d'un an du premier tour de l'élection présidentielle mais on est quand même à 9 mois. Donc si vous commencez d'ors et déjà à me poser des questions sur des des options spéculatives de tel second tour et cetera, franchement, on va pas s'en sortir. Écoutez, moi ce que je vous dis, c'est que en 2017, on a été condamné au 2e tour à devoir choisir entre un macroniste et le Rassemblement national.

En 2022, on a été condamné au second tour à choisir entre un Macroniste et le Rassemblement national. Ces gens-là, voilà dans quelle situation ils nous ont mis. qualifier un macroniste face au Rassemblement national, c'est prendre le risque que l'extrême droite l'emporte parce que l'extrême droite n'a jamais autant progressé que depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir.

Et à l'inverse, qualifier une candidate du Rassemblement national face à un macroniste. Ah franchement, on a déjà fait ça les deux fois précédent, on a vu le résultat. Donc il faut précisément déjouer cette tenaille.

Et pour déjouer cette tenaille aujourd'hui, la seule option pour déjouer cette tenaille, c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle. Alors, vous parlez du Rassemblement national. C'est mardi qu'on saura donc si Marine Le Pen peut ou non se présenter à l'élection présidentielle.

Elle considère que cette décision pourrait contrecarrer le fonctionnement démocratique de la France si elle ne peut pas se présenter. Est-ce que c'est pas le cas ? Est-ce que vous préférieriez pas la battre dans les urnes plutôt qu'au tribunal ?

Ah ben moi, je préfère toujours battre les gens dans les urnes plutôt qu'au tribunal. Mais pour ça, il faut pas qu'il fasse des choses qui peuvent donner lieu à une condamnation au tribunal. Enfin, c'est elle est bien gentille madame Le Pen, mais c'est pas nous qui avons, si on en croit les éléments de la justice, utiliser de l'argent du Parlement européen euh pour euh rémunérer des gens qui manifestement travaillaient pas pour le Parti européen.

Donc, si elle avait pas fait ça, bah ça aurait été plus simple pour nous de la battre dans les yeux. Nous nous ce que nous avons dit et ça nous a d'ailleurs parfois été reproché à l'époque. Nous nous avons dit, on pense que c'est une décision importante, une inéligibilité et donc ce qu'on a dit au moment du jugement en première instance, on a dit bah il nous semble normal quand même qu'il y ait une possibilité de recours, une voie d'appel parce que pour une décision importante comme ça, il faut qu'on soit bien sûr.

Bon madame Le Pen s'est plein à l'époque de pas avoir de voix d'appel. Elle a une voix d'appel puisqu'il va y avoir une décision en appel mardi. Donc maintenant faut qu'elle arrête de jouer la victime si vous voulez.

Euh la première fois, elle pouvait légitimement demander une voie d'appel. Elle là, si elle est condamnée, maintenant j'espère au moins qu'elle acceptera cette condamnation euh et qu'elle arrêtera de jouer euh cette forme de victimisation. Nos adversaires me tueront peut-être.

La balle m'attend depuis des années mais un autre se lèvera avec nos idées. C'est ce qu'elle confiss ce matin à Guillaume Duran dans les colones de nos confrères de la tribune dimanche. C'est grave, non ?

C'est grave de parler comme ça. Qui qui qui a une balle pour Madame Le Pen ? Personne.

On essaie de la battre politiquement. Et moi je souhaite la battre politiquement et je vous ai dit que ce soit Madame Le Pen, que ce soit monsieur Bardella, l'objectif dans tous les cas c'est de les battre politiquement. Mais jouer ce refrain là encore une fois si elle ne voulait pas être condamnée, le mieux c'était de pas faire ce qu'on lui reproche.

Mais dans fond, ce qu'elle dit, est-ce que c'est pas plutôt que elle considère que quoi qu'il arrive, elle a gagné le débat d'idée ? Bah, ça c'est les Françaises et les Français qui le décideront de savoir qui a gagné le débat d'idée. Euh, pour l'instant Madame Le Pen, elle n'a jamais été au pouvoir.

Le Rassemblement national n'a jamais été au pouvoir. Euh, et à chaque fois pour l'instant qu'ils se sont qualifiés au second tour, ils ont été largement battus et y compris quand parfois des sondages leur annoncé un an avant qu'ils allaient être à 30 ou à 35 %. Jordane Bardella ou Marine Le Pen, qu'est-ce que ça change pour vous à la France insoum ? parce que vous allez me dire ça change rien mais c'est quand même pas la même campagne, c'est pas la même incarnation et on voit qu'il le veuille ou non qu'il y a des nuances politiques.

C'est vrai qu' a des nuance politique. Moi je vais vous dire je pense que le Rassemblement national a pris un chemin avec monsieur Bardella et même si finalement c'était madame Le Pen comme candidate, je pense que ce chemin restera le même. le chemin de devenir un nouveau le nouveau parti de la bourgeoisie, le nouveau parti bling bling et qui a été très illustré en vérité par ces images de monsieur Bardella à Monaco.

Euh je pense que le Rassemblement national est en voie d' bourgeoisement. Euh petit à petit, il a renoncé euh par exemple à une mesure que initialement dans la mandature, il votait à l'Assemblée nationale qui était ce qu'on appelait le rétablissement de la flat taxe qui visait à dire que bah quand on touche des revenus du des dividendes, on doit être imposé de manière proportionnelle comme on l'est sur les revenus du travail. Il il renonce Marine Le Pen par exemple était favorable à la taxation des surprites total.

Ouais, mais monsieur Bardella ne l'était pas euh sur la retraite. On comprend, je sais pas si vous vous avez compris finalement quelle est leur proposition, mais manifestement monsieur Bardella veut supprimer l'âge de départ à la retraite. J'entendais, je lisais cette semaine dans la presse que il se serait mis d'accord monsieur Bardella et madame Le Pen pour supprimer l'âge, pardon, c'est un peu compliqué, d'annulation de la décote.

C'est-à-dire quand on arrive à 67 ans aujourd'hui en France, on annule la décote. Même si on n pas une carrière complète. Bon, mais si ils font ça, mais ça c'est quelque chose qui touche en premier lieu les gens qui sont par exemple des femmes qui ont eu des carrières de retraite hachées, les personnes les plus précaires, bah c'est ces gens-là, ils veulent leur dire "Bah même à 67 ans, vous aurez une retraite qui est une retraite de misère." Ça c'est le projet du Rassemblement national.

Il faut que les gens soient conscients quand même. Jean-François Copé qui était sur ce plateau vendredi matin a expliqué qu'il mettait à ses yeux un signe égal entre la France insoumise et le Rassemblement national. Est-ce que vous vous réjouissez qu'il ne préfère pas le Rassemblement national ou est-ce que vous déplorez qu'il vous place au même niveau ?

Non. B moi ce que je déplore, c'est que la droite républicaine en France a disparu. Elle existe quasiment plus.

C'est-à-dire des gens qui avec qui on pouvait avoir un débat politique dur. François Copé, c'est pas la droite républicaine. Bah précisément qui était capable de faire la différence entre un affrontement politique, même s'il peut être dur, et des partis qui veulent remettre en cause les principes qui sont les principes élémentaires par exemple de l'état de droit.

Quand j'entends pour vous donner quelques illustrations, quand j'entends monsieur Retaillot dire qu'il veut supprimer le principe de précaution de la constitution, vous savez qui a mis le principe de précaution dans la Constitution ? C'était Jacques Chirac. Donc c'està-dire monsieur Rota rond même avec cet héritage là de Jacques Chirac avec qui j'avais pour autant beaucoup de désaccords.

Quand je vois des députés républicain une fois j'étais ici sur ce plateau avec monsieur Vauquier incapable de dire que la France devait soutenir la cour pénale internationale alors que précisément le fait d'intégrer le statut de Rome dans la constitution c'était là aussi une partie de l'héritage de Jacques Chirac. Je vous dis, j'assume de le dire. Pour moi, la droite républicaine aujourd'hui, elle existe plus.

Et la déclaration de monsieur Copé en quelque sorte exprime ça, exprime qu'il est incapable de faire la différence entre un parti avec lequel il est en désaccord, je l'entends, mais qui s'inscrit dans le débat politique dans la République et un parti le Rassemblement national. Vous vous dites pas que vous avez peut-être une part de responsabilité maintenant quand vous entendez ça. Ah, quand monsieur Jean-François Copé dit des choses, j'ai rarement le sentiment d'avoir une part de responsabilité.

Non, peut-être de pas lui avoir appris le pain du le prix du pain au chocolat. C'est peut-être ma seule responsabilité sur les propos de monsieur Jean-François Copé. Quand on voit euh tous les candidats qui mettent des propositions sur la table, on a l'impression que ces derniers jours aussi c'est la course à qui supprimera le plus d'emplois public par exemple où fera le plus d'économie.

Gabriel Atal 100000 postes de fonctionnaires euh en ne remplaçant pas certains départs à la retraite, un plan de départ volontaire, rétablir les financs en 10 ans, un slogan zéro déficit en 2037 et Brandi un un symbole, il dit ça sera impunité zéro notamment pour les ministres qui tiendront pas leur budget, ce sera dehors. C'est une bonne idée ça ? Non.

Pourquoi ? D'abord parce que encore une fois, pardon, je veux pas me répéter mais monsieur Philippe c'est enfin les les gouvernements successifs Macronist c'est 1000 milliards de dettes supplémentaires depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. ces gens pourquoi et pourquoi c'est pas juste pour envoyer comme ça un élément de bil mais parce que ces gens ont choisi une logique politique et économique et leur logique politique et économique ça a été de faire ce qu'on a appelé la politique de l'offre et de faire ce qu'on appelle des politiques d'austérité de coupe dans les dépenses publiques et en faisant croire que ça allait permettre de redresser les finances publiques.

Monsieur Edard Philippe parlait du FMI tout à l'heure, le fond monétaire international qui fait pas partie de mes références dit l'austérité ça ne marche pas. Ça ne permet pas de réduire le déficit budgétaire. Pourquoi ?

Faut que tout le monde le comprenne. Parce que en France vous avez 50 % de la croissance du pays qui est tirée par la consommation populaire. Bon quand vous avez une politique de coupe, une politique de d'austérité, c'est-à-dire les salaires qui stagnent, les retraites qui n'augmentent pas, le point d'indice des fonctionnaires qui ne suit pas l'inflation, bah ça veut dire que les gens ont moins de pouvoir d'achat.

Et quand les gens ont moins de pouvoir d'achat, ils consomment moins. Et quand les gens consomment moins, et ben l'activité économique, elle tourne au ralenti. Et quand on n' pas les investissements publics, par exemple, dans la transition écologique, dans la rénovation euh thermique des bâtiments, et ben pareil, on on asphyxie le tissu économique et ces gens sont tous dans cette même logique.

Euh et moi personnellement, je crois que cette logique, elle nous amène dans le mur et qu'il faut précisément avoir une logique et une logique inverse. une politique de pouvoir d'achat et une politique d'investissement public en particulier dans la transition énergétique au vu de ce qui se passe ces derniers jours, je pense qu'on en a bien besoin. On a vu la transition énergétique, on a vu les questions économiques.

Évidemment, la question de la justice et de la sécurité va être aussi au cœur de cette campagne. Ce matin, il y a 4500 personnes qui ont défilé à Narbon pourner honorer la mémoire de de du jeune Louis qui a été battu à mort il y a quelques jours. Il y a la maman de cet adolescent qui a réclamé un durcissement de la justice pénale.

Je rappelle qu'il y a cinq jeunes dont trois mineurs qui ont été âgés de 16 à 19 ans qui ont été mis en examen pour tentative d'assassinat et placé en détention provisoire. Elle dit sa maman, je ne veux plus entendre parler de l'excuse de minorité. On a une étude de notre partenaire cette semaine qui disait qu'il y a plus de 8 français sur 10 qui sont pour la suppression de l'excuse de minorité pour les 16 17 ans.

Je rappelle que c'est un principe qui permet à un mineur d'écoper d'une décision qui est moins lourde qu'un adulte. Est-ce que vous seriez favorable à la suppression de cette excuse de minorité ? Je je respecte évidemment la douleur de la de la famille de de Louis et et donc je veux pas avoir de mots de mot dur à son égard.

Je veux juste dire une chose, l'excuse de minorité puisque ce mot est utilisé aujourd'hui partout n'existe pas. On ça n'existe pas. Ce n'est pas dans notre droit et cetera.

Ce qui existe, c'est pris en compte par les magistrats. Ce qui existe, c'est la possibilité d'avoir ce qu'on appelle des atténuations de peine quand les personnes qui vont devant un tribunal sont des personnes euh mineures. Quand on tue comme un adulte, on paye comme un adulte à mamanement il y a quelques jours.

Je comprends je je peux comprendre tous les raisonnements. Sauf que pardonnez-moi, mais notre rôle c'est de se poser la question de savoir ce qui est efficace. Or, pourquoi on considère qu'un mineur, on le juge pas comme un adulte ?

Bah d'abord parce que un de nos objectifs principals, c'est de faire en sorte qu'il ne recommence pas. Et donc la question qui doit être posée, c'est plutôt comment on fait en sorte qu'il ne recommence pas. Et je ne suis pas sûr que mettre un mineur qui a fait quelque chose d'absolument inacceptable et intolérable et glaçant.

Mais je crois pas que l'objectif ça soit de le mettre avec des gens qui ont fait des choses encore pire pour que ou de même du même Akabi pour que après une fois qu'il sorte s'il sortent à refaire la même chose ou des choses pires parce qu'il a appris des choses encore pire. Bon, dans le cas par exemple de ce de de Louis, ce qu'il faut je pense quand même regarder, c'est que on parle d'une d'un jeune homme qui manifestement avait des des troubles, qu'il était dans une maison médicalisée, que il est sorti de cette maison médicalisée et que il y avait aucune autre possibilité pour le prendre en charge et que donc sa famille dit et ben on va le mettre à l'aide sociale à l'enfance. et l'aide sociale à l'enfance l'installe parce queils ont pas d'autres possibilités dans un foyer avec d'autres jeunes et évidemment c'est un foyer qui n'est pas adapté pour prendre en compte un jeune homme qui a des troubles.

Donc à un moment est-ce qu'on va pouvoir se poser la question de ces problèmes de de comment on traite la question de la psychiatrie, de la pédopsychiatrie, de des des jeunes qui se retrouvent dans des situations qui sont des situations de souffrance ? Mais est-ce qu'il y a une question d'hyperolence des jeunes quoi ? Non mais attendez attendez mais après allons jusqu'au bout parce que si on aborde ce sujet, abordons-le dans sa complexité.

Donc ce jeune il se retrouve dans un endroit qui n'est pas adapté pour lui et qu'est-ce qu'il fait ? Il fugue. Et quand il fugue et ben il se retrouve dans une situation de vulnérabilité absolue.

Donc notre question c'est comment on protège ces jeunes qui sont dans l'aide sociale à l'enfance et comment pas on fait pas en sorte qu'ils se retrouvent absolument tout seul dehors parce qu'ils sont partis. Bon premièrement. Deuxièmement, il y a manifestement des signalements.

Comment on fait en sorte que ces signalements ils soient relayés pour que Donc là, il y a un gros sujet, la protection de la jeunesse, l'aide sociale à l'enfance qui sont aujourd'hui les parents pauvres, la psychiatrie, tout ça. À mon avis, c'est là-dessus qu'il faut agir. Ensuite, quand un jeune fait une bêtise ou pire encore commet un crime, ça c'est c'est une bêtise de passer à tabac si vous voulez bien, regardez ma phrase en entier hein, j'ai dit fais une bêtise ou pire encore commet un crime et là en l'occurrence manifestement c'est un crime.

Évidemment qui doit être sanctionné. Et après aujourd'hui ce que vous appelez l'excuse de minorité, l'atténuation de peine, elle n'est pas obligatoire. Les juges décident en fonction du contexte, de la situation, des circonstances si oui ou non.

Mais non, mais c'est eux qui doivent le décider parce que une peine, elle est individualisée. Donc cette idée qu'on essaie de répondre, après ça m'étonne pas qu'il y ait 8 personnes sur 10, que parce que ce serait un mineur, en gros, il serait pas sanctionné. C'est faux.

C'est pas vrai. Il est sanctionné et il est sanctionné de la manière avec laquelle en fonction des circonstances du contexte qui sont pris en compte au moment de l'élaboration de la peine. Vous vous évoquez tout à l'heure évidemment votre candidat Jean-Luc Mélenchon qui tente de rassembler toute la gauche.

Aujourd'hui Fabien Roussell a été reconduit à la tête du Parti communiste. Il devrait officialiser début septembre une nouvelle candidature à la présidentielle. Est-ce que c'est pas votre échec de pas avoir su le faire venir à vous ?

Et vous voulez toujours que ça soit de ma faute ? Écoutez, c'est la décision de du Parti communiste ou en tout cas des personnes qui étaient membres de ce congrès du parti communiste. Je pour ma part, je regrette cette décision parce que on parlait tout à l'heure du schéma de cette élection présidentielle et que précisément si on veut éviter cette tenaille d'avoir le choix au second tour entre un candidat macroniste et un candidat de l'extrême droite, aujourd'hui la seule candidature qui est en mesure de déverrouiller cette tenaille, c'est la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Et en 2022, moi vous savez, je rencontre beaucoup beaucoup de militants communistes qui me disent "Ah, en 2022, on a déconné, on a déconné de de maintenir notre candidature jusqu'au bout parce que les quelques 300 400000 voix qui se sont reporté sur la candidature de Fabien Russell, il en a manqué 400000 pour se qualifier au second tour Fabien, tu vas faire perdre la gauche." Je lui dis que d'abord ils font ce qu'ils veulent mais et donc c'est pas à lui que je vais m'adresser. a sur la conscience.

Non, précisément, je vais pas m'adresser à lui. Je vais m'adresser au aux militants, aux sympathisants et je vais leur dire franchement venez nous aider parce que la campagne elle va être dure mais il y a une vraie opportunité de changer ce pays. Il y a une vraie possibilité de tourner la page des 10 années qu'on vient de vivre.

Vous dites pareil par écologist qui pousse Marine Toldelier à dire retire ta candidate. Bien sûr que je leur dis ça. Écoutez moi je suis à l'Assemblée nationale depuis 2022 avec les députés communistes, avec les députés écologistes mais dans 95 % des cas on vote la même chose à l'Assemblée nationale.

On défend les mêmes propositions, les mêmes mesures politiques et on serait pas capable de les défendre ensemble dans l'élection présidentielle et dans l'élection législative. Donc là, on a la possibilité de faire quelque chose de grand, de gouverner ce pays, de de faire la bifurcation écologique, de partager les richesses, de sortir ce pays de la pauvreté, de lui réhabiliter sa voix sur la scène internationale. Voilà, c'est de ça dont on est en train de parler et tout le monde peut prendre sa part là-dedans.

Donc moi, je leur ai dit, "Venez, vous serez les bienvenus et on va tout le monde sera respecté et on va construire ensemble sur le programme, sur les élections présidentielles et législatives une belle campagne pour prendre le pouvoir et permettre de sortir ce pays de ces situations difficiles dans laquelle il est aujourd'hui." Alors, faire vivre différentes personnalités dans un même groupe pour la France, ça ressemble un peu à ce qui se passe aujourd'hui avec le foot. Vous nous avez amené le maillot que vous avez lancé effectivement avec Jean-Luc Mélenchon, vous avez su jouer sur le sur l'aspect marketing de cette Coupe du monde.

Vous en avez vendu combien vous le savez à peu près ? Alors, la semaine dernière, on était à plus de 15000 maillots qui ont été qui ont été vendu. Euh donc si des personnes sont intéressées, hésitez pas.

Et puisque vous avez filé la métaphore footballistique, je vais vous dire que pour moi l'élection présidentielle qui vient va être un petit peu comme le match d'hier entre la France et le Parague. C'est-à-dire qu'il va y avoir beaucoup de gens qui vont faire des mauvais coups comme vous les questions que vous m'avez interrogé. Vous êtes d'accord avec Mbappé qui dit par exemple au sujet du match, il pensait qu'on allait venir en smoking.

On sait faire le sale football aussi. S'il faut mettre les mains on met les mains. C'est ça une campagne présidentielle aussi.

Non, précisément c'est pas ça que j'allais dire, c'est qu'il va y avoir beaucoup de coupbatas, beaucoup de petits de petites attaques pas très gratifiantes comme celle de Édouard Philippe tout à l'heure. Peu les arbitres de nos élections risquent d'être peu vigilants sur la manière avec laquelle certains ne vont pas respecter les règles. Et moi je dis aux gens qui nous écoutent, nous on doit être comme l'équipe de France hier.

On garde notre sang-froid, on garde notre calme et on met la campagne sur le programme parce que c'est comme ça qu'on pourra gagner l'élection présidentielle. Et à la fin, c'est ça qui gagne, même si parfois c'est des moments difficiles à passer pendant le match, beaucoup de gens je pense étaient un peu agacés mais à la fin on a gagné, on est qualifié. Bah ça sera pareil pour euh la campagne présidentielle.

Bon, on voit votre optimiste au moins en tout cas pour l'équipe de France. Merci Manuel Bomard d'avoir été notre invité notre invité ce