Nicolas Dupont-Aignan invité de l'Opinion
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17FerméeRéponse directe
Vous les aurez ?
- 0:23OuverteÉludée
Un deuxième comptage. Vous savez combien il y a à peu près, mais on verra.
- 1:11OuverteRéponse directe
Est-ce que François Fillon doit se retirer ?
- 2:52OuverteRéponse partielle
Si malgré tout, malgré tous les embarras actuels, le candidat de la droite et du centre, qui est le plus en avance dans les sondages, donc ça n'est pas vous, pour l'instant, s'il gagne, quel qu'il soit, est-ce que vous ferez partie de la majorité ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Comment le feriez-vous ?
- 7:20FerméeRéponse directe
C'est pour signifier que vous voulez organiser un Frexit, une sortie de la France de l'Europe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09Invité politiqueFait
« Les parrainages peuvent être adressés au Conseil constitutionnel depuis une semaine maintenant. »
- 0:13Invité politiqueChiffre
« Mercredi, vous en aviez 31. Il en manque 469. »
- 0:32PrésentateurFait
« Les maires volent de la diversité politique. »
- 0:36PrésentateurFait
« Je serai le seul maire candidat. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Avec le non-cumul des mandats, les maires ne pourront plus être à la fois députés et les députés ne pourront plus être maires. »
- 1:45PrésentateurFait
« On nous avait raconté que la primaire était un bon moyen d'unité. »
- 1:56PrésentateurFait
« On ne va quand même pas laisser passer M. Macron, la réincarnation de M. Hollande. »
- 3:24PrésentateurFait
« J'ai rompu avec l'UMP de l'époque sur des choses fondamentales, pas sur des histoires politiciennes, sur les frontières, sur la relocalisation, sur le contrôle de l'immigration, sur la réforme des PME. »
- 5:17Invité politiqueFait
« Concrètement, ça veut dire que vous nationalisez Alstom, vous expropriez General Electric. »
- 5:26PrésentateurFait
« Je mets fin à une escroquerie dont a été d'ailleurs responsable M. Macron. »
- 5:54PrésentateurFait
« Dont est responsable totalement Emmanuel Macron et François Hollande. »
- 7:48PrésentateurFait
« Arrêtez d'accumuler des excédents, contrairement, d'ailleurs, au traité de Maastricht, et relancez davantage votre économie. »
- 8:02PrésentateurFait
« Heureusement qu'on a eu Trump pour éviter une guerre absurde sur le sujet de l'Ukraine. »
- 10:16PrésentateurPromesse
« J'emprunte à 0% auprès de la Banque centrale et je ne donne plus d'intérêt aux banques privées. »
Temps de parole
- Présentateur64 %
- Nicolas Dupont-Aignan26 %
- ?10 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Nicolas Béthoud. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Les parrainages peuvent être adressés au Conseil constitutionnel depuis une semaine maintenant. Mercredi, vous en aviez 31. Il en manque 469.
Vous les aurez ?
Vous n'appliquez
pas, je les aurai. Les maires les envoient. Dès cet après-midi, nous aurons de bonnes surprises. Un deuxième comptage. Vous savez combien il y
en
a
? Oui,
à peu près, mais on verra. Vous verrez. Dites-moi. Vous verrez. Ah, vous ne voulez pas le dire. Parce que c'est un bon chiffre, une bonne surprise. Mais je ne suis pas inquiet. Les maires volent de la diversité politique. Et je suis le seul maire, je serai le seul maire candidat. Et je pense qu'ils ont besoin aussi d'avoir un maire qui porte une autre façon de voir les choses. Notamment dans les territoires ruraux.
Ce qui est sûr, c'est qu'avec le non-cumul des mandats, les maires ne pourront plus être à la fois députés et les députés ne pourront plus être maires. Donc votre argument tombera un jour.
En tout cas, à l'Élysée, il faut quelqu'un qui ait eu une responsabilité locale. Parce que ce n
'est
pas du tout la même vision des choses quand on est maire sur le terrain. Et si j'ai peut-être des solutions différentes dans mon projet politique,
c
'est parce qu'au quotidien, je vis les difficultés que vivent tous les maires.
Est-ce que François Fillon doit se retirer
?
C'est à lui d'apprécier.
Un
candidat à l'élection présidentielle.
Et
là, pourquoi
? Pour
rassembler un peuple, pour le guider autour
d
'une personnalité
et
d'un projet.
Est
-ce que François Fillon a aujourd'hui la capacité de rassembler autour de son projet politique
et
de sa personne
? La
réponse est dans la question. Vous voulez dire que la réponse est non
? C
'est une évidence. Donc
il doit se retirer.
C'est une évidence.
Mais
moi, je ne sais pas ce que feront les Républicains. En tout cas, ce que je constate,
c
'est qu'on nous avait raconté que la primaire était un bon moyen d'unité. Et je vois que le spectacle est absolument désastreux. Et moi, je pense aux électeurs de droite qui sont orphelins. Et je leur dis, on ne
va
quand même pas laisser passer M. Macron, la réincarnation de M. Hollande. Un programme qu'il a présenté hier qui est
creux
comme un tambour. Je suis absolument convaincu qu'il faut se ressaisir.
En
tout cas, moi, je suis candidat avec des idées claires, un projet concret qui correspond, je crois, profondément aux attentes de l'électorat de droite.
Et
j'appelle
donc les électeurs de droite à me rejoindre.
D'ailleurs, il y en a beaucoup qui me rejoignent. Ça, on avait
compris, c'était le
message. Mais il y en a
beaucoup, vous savez, notamment on parlait des maires, des cadres républicains, des adhérents. On a eu des milliers d'adhésions en quelques jours.
Non,
ça veut dire qu'il se passe quelque chose à la base
et
qu'au sommet, comme ils ont tardé, ils sont dans un état de division
qui
n'incitera pas les électeurs à voter pour eux. Car ils ne sont même pas capables,
à
52 jours de l'élection, 51, même pas capables
de
s'entendre sur un candidat. Et alors,
précisément, si Alain Juppé
est candidat, finalement, est-ce que ça change quelque chose pour vous ?
Ça change beaucoup de choses. Enfin, beaucoup de choses. Ce que ça change, c'est que le projet d'Alain Juppé est un projet centriste.
Ça, c'était son projet à la primaire, mais on a tous dit et entendu, y compris vous, qu'entre un programme de la primaire et un
programme de rassemblement,
les choses pouvaient être
différentes. Écoutez,
l'élection à la présidence de la République,
c
'est quand même quelque chose de sérieux.
On
attend, je sais,
mais on attend d'un homme politique une constance. On n'est pas à la foire aux promesses. Moi, j'ai choisi il y a 10 ans un parcours. J'ai rompu avec l'UMP de l'époque sur des choses fondamentales, pas sur des histoires politiciennes, sur les frontières, sur la relocalisation, sur le contrôle de l'immigration,
sur
la réforme des PME. Vous savez, moi, je crois que les Français attendent quelqu'un qui a de la constance et le spectacle politicien, je pense, va détourner beaucoup d'électeurs. Et c'est pourquoi j'appelle les électeurs de droite, parce que je sens chez eux aujourd'hui,
et
même chez des élus parlementaires avec qui ils
discutaient hier,
une sorte de résignation, c'est foutu.
Mais
on ne va pas, à 52 jours, 51 jours d'élection présidentielle, considérer que parce que M. Fillon, M. Juppé ne s'entendent pas, on va revenir
à 5 ans de socialisme. Non, mais j'insiste là-dessus. C'est fondamental.
Si malgré tout, malgré tous les embarras actuels, le candidat de la droite et du centre, qui est le plus en avance dans les sondages, donc ça n'est pas vous, pour l'instant, s'il gagne, quel qu'il soit, est-ce que vous ferez partie de la majorité,
de la nouvelle majorité ? On
n'en est pas là. Il y
a
un premier tour. Je suis convaincu que je ferai la surprise. Et quand je vois le nombre de républicains qui me rejoignent, je suis convaincu qu'en tout cas, moi, je serai là. Et je ne suis même pas sûr s'il y aura un candidat républicain.
Vous serez là, et vous serez là pour appliquer un programme qui va paraître dans quelques jours. C'est l'agenda de président de Nicolas Dupont-Aignan, 100 jours pour tout changer. J'ai regardé, c'est bien fait, c'est l'agenda jour après jour, avec votre programme de président et quelques notes personnelles.
C'est la
première fois, d'ailleurs, qu'un candidat écrit par anticipation
son agenda et ce qu
'il
ferait
concrètement.
Et comment
il
le
ferait ? Votre premier déplacement, il se passe le 16 mai, le troisième jour de votre arrivée à la présidence. Et vous allez voir Alstom. Et vous allez voir Alstom pour dire, on va rompre les accords avec General Electric et on va rapatrier ce qu'est Alstom en France. Concrètement, ça veut dire que vous nationalisez Alstom, vous expropriez General Electric, c
'est
ça ? Ce que je fais, c'est que je mets fin à une escroquerie
dont
a été d'ailleurs responsable M. Macron. Je ne suis pas hostile à des partenariats avec des groupes américains ou autres, mais sur une base comme on avait fait pour les moteurs d'avion, égalitaire, 50-50.
Oui, mais clairement, General
Electric a mis de l'argent,
ils sont
propriétaires
de la majorité des... Nous les
expulserons parce que nous constatons et nous ferons une commission d'enquête parlementaire que General Electric s'est emparé d'Alstom à l'occasion d'une manœuvre frauduleuse. D'accord. Dont est responsable Emmanuel Macron ? Dont est responsable totalement Emmanuel Macron et François Hollande. Vous savez,
je
veux faire une parenthèse.
On
a l'impression qu'on vit sans mémoire. M. Macron est l'homme de M. Hollande. M. Hollande tire les ficelles. Il faut rappeler aux Français que Macron est la réincarnation de Hollande. Il s'est habilement... Il a habilement fait oublier. Il est responsable du fiasco économique fiscal de ce quinquennat.
Le
fait qu'il ait quitté le gouvernement ne l'absout pas de tout ça ?
Mais de rien.
On
est responsable de ses actes. Et derrière, qui tire les ficelles notamment sur les affaires judiciaires
?
Je m'interroge. Qui ? Vous avez une réponse ? Eh bien, j'ai l'impression que François Hollande est à la manœuvre
sur
beaucoup de choses. Sur les affaires de François Fillon ? En tout cas, je pense que François Fillon aurait mieux fait de creuser. Et je pense qu'on ne peut pas laisser un président de la République faire semblant d'être impartial, alors qu'il soutient de toutes ses forces M. Macron, qui est son bras armé. Et M. Macron fait oublier cela. Et je suis scandalisé de voir des centristes, j'ai vu M. Arthuis, j'ai vu d'autres personnes soutenir M. Macron, alors qu'il est responsable du fiasco des cinq dernières années. Enfin, il
y a
un moment où il faudra peut-être que la droite se réveille, au lieu de parler
de leur titre d'affaires. M. Arthuis, ancien ministre
de l'économie et des finances. C
'est quand même à une licence ce qui se
passe. M. Arthuis, dans votre agenda de président,
on
va essayer d'aller vite, parce qu'il y a plein de choses. Votre premier voyage, il est pour Londres, pas pour Berlin. C'est pour signifier que vous voulez organiser un Frexit, une sortie de la France,
de l'Europe ? M. Arthuis, non
pas un Frexit, mais une renégociation d'une Europe des nations et des projets. Je crois qu'entre le Frexit de Marine Le Pen et la continuité, il y
a
une marge. Et c'est une renégociation.
M.
Arthuis, vous
dites d'Angela Merkel qu'elle doit renoncer, au fond, à un certain nombre de choix économiques, faire des efforts, devenir, dites-vous, raisonnable, parce que l'Allemagne est en trop bonne santé, en quelque sorte.
M.
Arthuis, vous dites à l
'Allemagne, soyez un peu moins performant ?
M.
Arthuis, non.
Mais arrêtez d'accumuler des excédents, contrairement, d'ailleurs, au traité de Maastricht, et relancez davantage votre économie. On ne peut pas faire l'Europe à sens unique. Il faut un partenariat d'égal à égal.
M.
Arthuis, le
24e jour, vous allez à un sommet Trump-Poutine,
et
vous louez le réalisme diplomatique de Trump.
M. Arthuis,
oui.
Je pense qu'heureusement qu'on a eu Trump pour éviter une guerre absurde sur le sujet de l'Ukraine. Et je pense qu'on doit s'entendre avec Trump et Poutine. On ne choisit pas les présidents des autres pays. Et je suis surpris de l'attitude
française. M. Arthuis, il faut s'entendre, quel que
soit l'individu.
M. Arthuis, oui, parce qu
'il y a des peuples derrière. M. Arthuis, oui. D'accord. Moi, j'essaie de comprendre
votre raisonnement. M.
Arthuis, oui.
Il y a des peuples. M. Arthuis,
oui. Et je
pense qu'on doit gérer les affaires du monde, et notamment au Moyen-Orient, où il y a pour la première fois la possibilité d'une entente américain, russe, européen, pour éliminer l'État islamique.
M. Arthuis,
le
19 juin prochain, si vous êtes président, les législatives auront eu lieu, vous aurez une majorité, vous nommez un nouveau gouvernement. Au passage, on ne sait pas qui sera votre Premier ministre. M.
Arthuis, c
'est la surprise du juge. M.
Arthuis,
il y a plein de
noms
de ministres, mais il n'y a pas de Premier ministre. M. Arthuis, c'est bizarre, non ? M. Arthuis, parce que
personne ne cite son Premier ministre à l'avance.
M.
Arthuis, vous citez les ministres, dont un seul nombre de noms étonnants, Malek Bouti, Philippe Bilger. Vous leur avez demandé, à tous ces gens
-là ? M. Arthuis, non, je ne l'aurais
pas demandé. M.
Arthuis,
vous n
'êtes
pas sûr qu'ils acceptent ? M. Arthuis,
si
je suis élu, je pense qu'ils accepteront. M.
Arthuis, c'est
vrai ? M.
Arthuis,
pourquoi la traite du
pouvoir ? M. Arthuis, Henri
Guénaud, Jacques
Niart sur l'Europe,
Natacha Poloni à l'instruction publique.
M. Arthuis,
j'ai vu ça, oui,
absolument. M. Arthuis, des gens de qualité. M. Arthuis, vous
ne les avez pas interrogés. M.
Arthuis, vous
renationalisez les autoroutes et vous les rendez gratuites. M.
Arthuis, c
'est l'occasion de dire que vous avez plein d'actions de renationalisation, de baisse de quelques impôts. M.
Arthuis,
vous ne supprimez pas l'ISF, d'ailleurs. M. Arthuis,
vous ne
le
supprimez pas ? M.
Arthuis,
non, mais je fais une mesure zéro ISF
pour
les fonds
investis dans des entreprises françaises. M. Arthuis, vous ne supprimez pas l
'ISF.
M. Arthuis,
j'oriente tout mon programme économique.
M. Arthuis, c
'est d'orienter par des baisses d'impôts ciblées vers la production française.
M. Arthuis,
je divise
par
deux l'impôt sur les sociétés. M. Arthuis,
sur les moyens
que vous consacrez à tout ça, parce que vous distribuez beaucoup d'argent, vous nationalisez, renationalisez...
M. Arthuis, peu
de choses. M. Arthuis, quand même, les autoroutes, ce n
'est
pas peu de choses.
M. Arthuis, mais les autoroutes, c'est une très bonne affaire pour la France. M. Arthuis, mais
ça coûte beaucoup d
'argent. M. Arthuis, comment est
-ce que vous faites ? M.
Arthuis,
je reprends les 8 milliards
qui
sont donnés en excédent à Bruxelles, car ces 8 milliards servent à financer nos concurrents, et ça n'augmentera en rien la dépense publique, je vais les récupérer pour le réinsuffler. M.
Arthuis,
j'emprunte à 0% auprès de la Banque centrale et je ne donne plus d'intérêt aux banques privées. M. Arthuis, je lutte contre la grande fraude fiscale et la fraude sociale en demandant à chaque titulaire d'une allocation de travailler pour la collectivité une fois par semaine.
M. Arthuis, le 73ème jour, vous parlez de la retraite
et
on ne sait pas si vous maintenez l'âge de la retraite. M.
Arthuis, je
ne bouge pas l'âge de la retraite car je crois que l'enjeu,
c
'est d'attirer des richesses en France, de relocaliser 1 million d'emplois, et pour ça, ça passe par des baisses fiscales ciblées sur les entreprises qui reviennent en France, qui investissent en France. Et quand vous avez un bonus fiscal,
division
par 2 de l'impôt sur les sociétés pour vos bénéfices réinvestis en France, comme le Crédit Impôt Recherche, Le Crédit Impôt Recherche a marché, c'est une bonne mesure de Nicolas Sarkozy, les entreprises ont rapatrié des chercheurs, nous devons faire la même chose sur l'investissement productif dans notre pays.
Le 101ème jour, on connaîtra peut-être votre Premier ministre. Merci Nicolas Dupont-Aignan.
Rassurez-vous avant.
Nicolas Dupont-Aignan