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interviewLCI· 6 avril 2023 21 min

« J'observe que celui qui s'essouffle : c'est le président de la République.» déclare Manuel Bompard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour manuel Bompard bonjour des journées très chargées effectivement parce qu'il faut il vous faut à la fois vous opposer à la réforme des retraites avec des mobilisations notamment dans la rue une présence au Parlement et puis aussi gérer en tant qu'ordinateur de la France insoumise patron en quelque sorte du de votre partie gérée quelques tensions au sein de la nupes on y viendra 11e journée de mobilisation contre ce projet du gouvernement de réformer les retraites au lendemain d'une réunion entre la première ministre et l'intersyndical est-ce que Manuel Bompard vous craignez un essoufflement de la mobilisation dans la rue aujourd'hui non ça fait plusieurs semaines maintenant que chaque semaine on dit le mouvement va s'essouffler ce que j'observe pour l'instant c'est que celui qui s'essouffle en termes de popularité c'est plutôt le président de la République nouveau sondage qui démontre que il y a encore 70% des Français qui soutiennent la mobilisation encore 70% des Français qui sont opposés cette réforme des retraites et ça ne bouge pas depuis deux mois mais une présence dans la rue un peu moins massive c'était déjà vrai par exemple le 28 mars dernier 740 000 manifestants étaient descendus dans la rue selon le ministère de l'intérieur c'était une mobilisation qui est en baisse déjà par rapport à la journée du 23 mars donc on est semble-t-il sur une pente descendante on verra ce que j'observe c'est que il y a eu des moments dans cette mobilisation depuis deux mois où il y a eu un peu moins de personnes dans la rue et puis après le 49-3 par exemple la mobilisation est repartie à la hausse donc indépendamment du nombre de personnes dans la rue qui est un des indicateurs c'est vrai mais ce qui me semble important de dire c'est que la mobilisation elle reste soutenue par une très large majorité de la population il y a encore plus de sept personnes sur 10 qui disent cette réforme des retraites ne doit pas avoir le jour et de l'autre côté c'est pour ça je vous dis il me semble que celui qui s'essouffle le plus aujourd'hui c'est le président de la République parce que j'observe que sa cote de popularité s'effondre j'observe qu'il peut plus déplacer quelque part en France sans se retrouver confronter à des mobilisations j'observe qu'il est obligé d'annuler un certain nombre de déplacements internationaux comme c'était le cas avec le roi d'Angleterre j'observe qu'on est dans une situation de crise politique très profonde et j'appelle le président de la République en mesuré l'impact en mesurer la profondeur et donc à proposer une sortie démocratique et la seule sortie démocratique possible aujourd'hui c'est de reculer c'est de dire ce texte de loi il voit face à lui une opposition des Français une opposition des syndicats il a pas de majorité de députés à l'Assemblée nationale pour l'adopter je le retire un mot encore sur sur ce mouvement de mobilisation c'est important et les Français qui nous regardent ce matin veulent aussi le savoir il y aura bien sûr des perturbations notamment dans les transports mais avec des mouvements moins suivis moins massif par exemple à la SNCF ou à la RATP à Paris parce que tout simplement manuellement parle la grève elle coûte cher c'est ce que disent les salariés qui sont opposés comment en tant que responsable politique vous pouvez désormais peut-être aussi cette opposition cette mobilisation sociale pour qu'elle dure dans le temps et qu'elle n'impacte pas trop le portefeuille de ceux qui vous soutiennent bah d'abord vous avez raison de dire que faire la grève ça coûte cher et donc c'est difficile et moi je veux rendre hommage aujourd'hui à des centaines de milliers de travailleurs qui depuis maintenant deux mois ont perdu 10 15 20 30 journées de salaire pour l'intérêt général parce qu'il se battent pas uniquement pour eux ils se battent sur l'idée qu'ils se font de la société maintenant j'ai compris votre question moi je vais vous dire les choses de manière très simple si on veut pas qu'il y ait de perturbation pour les Françaises et les Français dans les prochains jours et dans les prochaines semaines il faut que le Président de la République recule tout simplement parce que il ne peut pas gouverner contre tout le monde il peut pas considérer qu'il est le seul à avoir raison que tout le monde s'oppose à lui mais que finalement il va passer en force en permanence ça ça abîme notre démocratie il faut être raisonnable hein monsieur Chirac lors de l'examen du contrat premier embauche aurait pu décider de passer en force il avait décidé de reculer monsieur Juppé en 1995 avait décidé de recul pourtant ils étaient d'accord avec les réformes qui proposaient mais à un moment ils se sont dit ça va faire trop de mal au pays de passer en force donc le président de la République doit redevenir raisonnable tout simple manuel bon par vous ne dites pas ce matin il faut élargir la base de ce mouvement social qui dure depuis plusieurs semaines notamment avec les organisations de jeunesse elles sont par définition parce que lycéens étudiant moins impactés par des difficultés financières elles ne travaillent pas et les étudie pas mais moi je dis qu'il faut élargir le mouvement à toutes celles et ceux qui le souhaitent et depuis le recours à l'article 49-3 j'observe effectivement que dans les cortèges il y a de plus en plus de jeunes et ben moi j'encourage les jeunes à rentrer dans ce mouvement à rentrer dans cette mobilisation pourquoi c'est moins le cas en tous les cas aujourd'hui que lors de précédentes mobilisation alors c'est vrai que contre le Contrat Première Embauche ce public était directement visé mais je sais pas si c'est vraiment moi le cas sans doute qu'au début de la mobilisation les jeunes ont regardé ça avec un peu plus de distance mais il me semble que depuis que le gouvernement a eu recours à 49,3 la mobilisation elle a changé de forme que bien sûr on est dans une bataille contre la réforme des retraites mais aussi contre une forme de brutalité démocratique on a l'impression aussi peut-être personne et que donc il y a des jeunes qui rejoignent cette mobilisation à la fois dans les manifestations à la fois devant les lycées devant les universités on a l'impression aussi peut-être Emmanuel Bompard que les leaders de l'intersyndical ne sont peut-être pas complètement inclin à voir arriver massivement ces jeunes qui ont des mots d'ordre qui déborde en quelque sorte parce que quand on on a des slogans et on les entend dans les cortèges le gouvernement est fasciste le leader de la CFDT Laurent Berger prend ses distances et je sais pas si c'est on peut le comprendre je sais pas si c'est slogan existait mais ils existent mais le cœur de la mobilisation le cœur du mouvement le cœur des slogans que vous allez voir dans les manifestations aujourd'hui sont des slogans d'opposition à l'idée qu'on va voler deux ans de vie à la retraite à des travailleuses et à des travailleurs qui arrivent à 62 ans aujourd'hui qui sont déjà très fatigués qui sont épuisés psychologiquement qui épuisé physiquement qu'on des incapacités et à qui on va dire non il va falloir continuer à travailler deux ans de plus alors que de l'autre bout de la chaîne vous avez des grandes entreprises qui font des profits extraordinaires tout simplement et donc il y a une part d'injustice et cette mobilisation c'est d'abord une mobilisation contre cette injustice alors je pense que le cœur de cette mobilisation c'est ça et moi j'appelle tout le monde les jeunes comme les moins jeunes à rejoindre ce mouvement parce que si on fait rien à une journée nationale comme il y en a eu au tout début du mouvement avec par exemple des rassemblements uniques un rassemblement unitaire à Paris un samedi ou un dimanche pour faire masse ça peut être une idée après vous avez remarqué que depuis le début du mois de janvier c'est l'intercy syndical qui pilote cette cherchez pas aujourd'hui à leur proposer à leur soumettre cette idée je dis ça peut être une idée mais c'est à eux d'y réfléchir et pourquoi pas de prendre ce type d'initiative en tout cas nous on est disponible on l'a dit à plusieurs reprises on est même favorable à faire en sorte qu'il puisse avoir une rencontre entre l'Inter syndical et les organisations politiques les associations toutes celles et ceux qui sont opposées à cette réforme des retraites pour faire en sorte de pouvoir coordonner nos initiatives est-ce que vous vous parlez par exemple avec Sophie Binel à nouvelle secrétaire général de la CGT vous avez échangé depuis je pourrais être tout à fait transparent moi je lui ai envoyé un message de félicitation après son élection et effectivement on lui a envoyé un courrier en début de semaine pour lui proposer une rencontre une rencontre avec elle avec les membres de l'interphone les deux une rencontre avec la nouvelle secrétaire nationale de la CGT puisque elle vient d'être élue et on trouve ça normal de pouvoir échanger encore une réponse elle a été élu vendredi le gouvernement ne pourra pas gouverner le pays tant que cette réforme ne sera pas retirée est-ce que vous vous êtes d'accord avec eux alors j'ai fait des comptes un texte voté à l'Assemblée pour protéger les logements contre l'occupation illicite un texte pour lutter contre les arnaques et les dérives des influenceurs l'ensemble du projet loi négatif aux Jeux Olympiques à Paris les partenaires les partenaires sociaux ont même trouvé un accord sur le partage de la valeur vous en parliez tout à l'heure sur ces grandes entreprises qui font des profits est-ce que malgré tout le gouvernement n'avance pas je crois qu'il a aussi si vous voulez présenter le tableau dans sa globalité décidé de reporter un certain nombre de projets de loi qui était normalement prévu pour venir vous pensez au texte sur l'immigration par exemple et je voulais dit tout à l'heure le président de la République aujourd'hui il peut plus faire un déplacement quelque part sans être confronté à des manifestations à des mobilisations les ministres sont contraints d'annuler leurs déplacement les députés de la majorité ce plan que à la maison parce qu'ils peuvent plus aller sur les marchés sans être confrontés à une opposition extrêmement ferme on peut toujours décider de gouverner tout seul contre tout le monde c'est toujours possible mais ça laisse des traces ça laisse des traces ça abîme notre démocratie dire que le Président de la République est empêché aujourd'hui ah je pense qu'en tout cas il ne peut pas continuer à faire comme si de rien n'était ça ça me paraît un déplacement à Marseille et prévu dans les chaque semaine peut-être vous êtes député des Bouches-du-Rhône est-ce que effectivement vous vous annoncez d'ores et déjà un accueil ou le vif si le président de la République devait venir bah il me semble que si le président de la République va à Marseille comme s'il va dans n'importe quel autre ville il va être confronté effectivement à des mobilisations ça ça me paraît être une évidence encore une fois je veux appeler à la raison je veux dire au président de la République vous allez abîmer la démocratie si vous continuez dans cette entêtement dans ce déni si vous continuez d'être en quelque sorte calfeutrée à l'Elysée en faisant comme s'il se passait rien dans le pays à la fin ça ça laisse des traces notre démocratie elle peut pas bien fonctionner comme ça quand il y a une opposition aussi massive quand il y a un mouvement social qui est sans doute le plus puissant depuis des dizaines d'années sans doute depuis 40 ou 50 ans il faut l'écouter il faut être raisonnable ce matin encore le leader de la CFDT Laurent Berger disait le président de la République doit considérer qu'il y a une crise sociale une crise démocratique avec un risque de montée de l'extrême droite pourquoi est-ce que cette mobilisation sociale ne profite pas aux parties de la gauche mais d'abord ça il faudrait le démontrer c'est parce que dit le leader de la CFDT non mais à chaque fois c'est le parti de Marine Le Pen qui pourrait dire et bien je veux pas parler à ma place mais si j'en crois la citation que vous venez de faire il dit que attention si le président de la République sans tête il craint que l'extrême droite puisse en profiter ce n'est pas la même chose que de dire que la nups ou la France insoumise dans cette mobilisation dans les sondages vous parliez vous me parliez de sondage avec ces Français qui soutiennent dites-vous majoritairement votre mouvement un sondage de l'Ifop pour Le Figaro Magazine effectivement fait ce constat Marine Le Pen fait une percée au premier tour de l'élection présidentielle entre 29 et 36 % d'intention de vote un socle qu'elle n'avait jamais atteint en tous les cas au premier tour d'une élection présidentielle ça vous inquiète non mais d'abord elle n'avait pas jamais atteint ce socle dans les sondages puisque vous me parlez de sondage il y a eu d'autres sondages entre 2017 et 2022 Madame Le Pen était annoncée au-delà de 30% finalement elle a fait 23% des voix au premier tour de l'élection présidentielle et je vous fais remarquer que 7 mois avant le premier tour de l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon était annoncé à 7 ou 8% il a fini à 22%, que un mois avant l'élection présidentielle des sondages mais tous les cas des sondages d'intention de vote mais il faut moins des sondages de soutien de vous dire les sondages y participent de la vie politique mais ils font pas une élection bien sûr après je ne conteste pas les choses on voit bien que la macronie est en train de s'effondrer et peut-être qu'une partie de cette macronie se retrouve avec ça sans doute de du sort de de des oppositions se joue au Conseil constitutionnel ce Conseil constitutionnel qui est en train même d'examiner ce texte vous faites confiance à cette institution assez sage qui sont notamment des juristes mais aussi des politiques mais le Conseil constitutionnel il va prendre une décision sur 200 points de vue la compatibilité de ce texte de loi avec la Constitution c'est ça son rôle ouais donc lui faire confiance mais à partir du moment où on va déposer un recours devant le Conseil constitutionnel c'est donc qu'on pense qu'il va faire son travail bon moi je dis que si le Conseil constitutionnel juge en droit il me semble que il y a dans la procédure législative qui a été utilisée de nombreuses raisons de censurer globalement de retoquer globalement ce texte de loi il prendra sa décision alors non je m'attends à la question suivante si le Conseil constitutionnel considère que ce texte est constitutionnel c'est son droit mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas continuer à s'opposer à ce texte de loi poursuivré la mobilisation même si il y a une validation partielle ou une validation avec des réserves mais bien évidemment mais parce que le Conseil constitutionnel il joue la juge la compatibilité du texte avec la Constitution il dit pas le texte est bon donc on a le droit de considérer même si le Conseil constitutionnel le valide que le texte est mauvais donc à continuer de se battre contre manuellement vous êtes député des Bouches-du-Rhône et depuis le début de la mobilisation on voit des cortèges fournis et toujours très calme notamment à Marseille pourquoi cette différence dans la cité phocéenne avec d'autres villes Rennes Nantes Paris ces dernières semaines je sais pas je pense peut-être parce que les organisations syndicales qui encadrent les cortèges à Marseille le fond de manière très sérieuse et permettre que l'expression démocratique elle se fasse dans un cadre qui soit le mieux organisé possible donc il y a un défaut des organisations syndicales à Paris je ne sais pas vous m'interroger sur Marseille je peux vous le dire pour avoir fait un certain nombre de manifestations à Marseille que effectivement ça se déroule dans des bonnes conditions et j'observe qu'à Paris ça se déroule aussi globalement dans de très bonnes conditions après il peut toujours y avoir des incidents ici ou là mais je pense qu'on peut pas résumer cette mobilisation et les 11 journées de manifestations inter syndicale qui ont lieu à des débordements et à des violences souligne et je souligne calme et c'est ce que je soulignais en parlant de l'organisation de ces manifestations dans la cité phocéenne je ne vois pas où sont les violences policières contre les manifestants ce sont des déclarations de Laurent nugnette le préfet de police il le dit dans Libération ce matin vous motivez vous c'est violence policière bah écoutez il me semble que c'est pas seulement moi qui les voit on a vu un certain nombre de vidéos on a vu un certain nombre de situations très précises qui démontre ou qui montrent des situations dans lequel les policiers ont outrepassé les règles élémentaires de la déontologie c'est une différence entre les manifestants et les casseurs il y a des actions de police il le reconnaît proportionné contre ces non les actions de police elles ne l'ont pas toujours été proportionnées et je dis que le préfet de police ça responsabilité c'est de faire respecter un certain nombre de règles déontologiques et je regardais hier les déclarations du préfet Grimaud à l'époque de 1968 de Mai 68 où il disait à l'époque celui qui frappe un homme à terre un policier qui frappe un homme à terre se déshonore il disait pas que tous les policiers frappaient des hommes à terre mais il disait attention il y a des comportements qui sont pas acceptables et ben moi sont ouvertes vous attendez j'assemble j'attends de Monsieur il envoie un message de fermeté vis-à-vis de procéder qui sont des procédés qui ne sont pas compatibles avec les règles élémentaires de la déontologie tout simplement ce jeudi clair et donc la Défenseur des droits sera dans la salle de commandement de la préfecture de police de Paris justement aux côtés du préfet de minièse ça vous rassure c'est un gage de transparence pour vous c'est bien que dans cette digestion du maintien de l'or mais c'est bien que les personnes qui sont responsables de d'un certain nombre d'institutions ou de commissions qui respectent et qui veille à faire respecter les libertés fondamentales puissent observer le travail de la police c'est une bonne chose mais moi je ne veux pas mettre en cause les policiers individuellement même si certains peuvent faillir de temps en temps ce que j'interroge aussi c'est la stratégie de maintien de l'ordre qui a été mise en place depuis maintenant plusieurs semaines dans ce pays quand vous avez des des des le soir du 49-3 quand vous avez près de 300 personnes qui sont arrêtées de manière préventive et que vous en avez seulement 9 qui sont poursuivis ensuite devant la justice je dis que ça m'interroge sur le fait que Alexandre qu'un certain nombre de Césars avec des particularités mais vous savez c'est pas anodin de passer 24 heures au commissariat surtout quand on suit vous êtes relâché sans aucune poursuite judiciaire donc je pense que c'est une manière d'essayer d'intimider les manifestants et je crois que ce n'est pas 191 interpellations 16% de personnes déférées donc avec des donc ça veut dire 84% qui passent la nuit au commissariat qui passe 24 heures au commissariat et à qui ensuite on a rien à reprocher d'un point de vue judiciaire je dis que ça pose question et il y a pas seulement moi qui dit que ça pose question le rapporteur spécial de l'ONU dit attention mais jusqu'à la Maison Blanche on dit attention il faut être vigilant droit de liberté de manifester pacifiquement en France manuel Bompard est-ce que le groupe vit bien est-ce que la nupes se porte bien je pense que la nups elle est unie sur un objectif essentiel c'est obtenir le retrait de ce texte de loi sur les retraite et après sur un certain nombre de sujets la nups on a des débats ça c'est une évidence j'ai entendu les propos de Monsieur Fabien Roussel par exemple lundi international renforcer la nupette vous disiez tout à l'heure peut-être que l'extrême droite progresse bah si l'extrême droite progresse alors on a une responsabilité à la nups c'est de rester unis c'est d'approfondir la nups de l'enraciner encore davantage parce que c'est l'alternative à l'extrême droite et donc je pense que quand on tient des propos sur les plateaux de télévision pour affaiblir la nupette je pense qu'on repasse service à celles et ceux qui cherchent une alternative à l'extrême le retour d'Adrien catenens soumis au vote c'est votre décision c'est une façon de le re légitimer en quelque sorte non c'est il y a une décision qui a été prise par notre groupe parlementaire il y a 4 mois qui est d'exclure adaptenance du groupe pendant quatre mois ça a été pris par le vote à l'époque donc il est normal puisqu'il y avait un certain nombre de conditions qui étaient assorties avec pas forcément cette vidéo sont respectées ou pas donc il a effectués il est en train d'effectuer ce stage auprès d'une association de lutte contre les violences faites aux femmes la décision d'en passer par vote ensuite pour le réintégrer n'était pas forcément une caserne donc si des gens ont un doute ils peuvent demander à ce qu'on puisse voter puis dans ce cas là on vote et puis à la fin c'est la majorité qu'il l'emporte manuel Bompard vous êtes ingénieur de formation je voudrais qu'on termine cette entretien en parlant de l'intelligence artificielle parce que c'est un sujet que vous avez touché du doigt en quelque sorte très tôt en 2011 en participant à la création d'une start-up qui faisait justement de l'analyse de données aujourd'hui est-ce que vous imaginiez plutôt à l'époque que aujourd'hui l'intelligence artificielle pourrait poser de tels problèmes dans nos vies de tous les jours bah en tout cas l'intelligence artificielle va modifier en profondeur la manière avec laquelle fonctionne notre société c'est à la fois une source d'opportunité immense on peut grâce à l'intelligence artificielle faire des progrès en matière de médecine en matière de recherche scientifique donc il y a quelque chose de très positif dans l'intelligence artificielle et en même temps il y a des risques il y a des dangers et donc moi j'appelle à la fois à des investissements massifs pour qu'on soit pas à la traîne en matière de développement de l'INT artificielle mais en même temps à des cadres de régulation sur la protection des données on régule la technologie ou l'utilisation qu'on en fait comme je vous le dis je crois que c'est l'utilisation qu'on en fait qu'il faut interroger on peut pas être contre l'intelligence artificielle ça permet des progressions et des progrès scientifiques sont considérables mais il faut faire attention aux dérives possible ça permet pour la réguler ça permet même des gains de productivité et je voudrais vous faire réagir pour terminer sur cette déclaration d'un ancien prix Nobel d'économie en 2010 qui dit et bien c'est gain de productivité pourrait générer pour les salariés plus de loisirs plus de temps libre ben pourquoi pas mais il faut aussi faire attention à GPT en faveur de la semaine des quatre mais attention parce que c'est aussi le développement d'une autre économie tout ce qu'on appelle par exemple les travailleurs du clic qui sont aujourd'hui pas du tout encadrés par des règles de droit du travail et qui peuvent aussi amener à une forme de multiplication des petits boulots où on est derrière son écran pour cliquer pour renseigner les algorithmes le gouvernement fait-il assez sur ce sujet a-t-il pris la mesure je crois pas je pense que à la fois encore une fois il faut se multiplier les investissements pour que la France reste à la pointe je rappelle quand même c'est des chercheurs français qui ont été les premiers à développer les technologies et les algorithmes mathématiques qui permettent aujourd'hui le développement de cette intelligence artificielle mais à la fois il faut être des cadres de régulation sur la protection des données sur les travailleurs du clic sur l'impact sur le monde du travail et ça c'est un chantier immense et enthousiasmant qui est devant nous donc moi j'appelle les les responsables politiques à s'en emparer et bien merci beaucoup merci beaucoup d'avoir répondu à notre invitation on vous laisse ensuite rejoindre sans doute le cortège dans la capitale j'espère qu'on sera nombreuse à la réforme des retraites