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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 2 mai 2026 42 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

E. Macron insulte B. Retailleau de "maboule" : "Il n’a pas le droit de dire ça" (Michel Onfray)

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Par quoi commencer : les critiques ou le fond du rapport ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Charles Longcle a-t-il été tant critiqué ?

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Les critiques contre le rapporteur sont-elles le fruit d'un système ?

  • 8:21OuverteRéponse directe

    La neutralité est-elle possible dans l'audiovisuel public ?

  • 10:50OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce rapport est-il indigent selon Aida Adizad ?

  • 13:16FerméeRéponse directe

    Êtes-vous pour ou contre la privatisation du service public ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:11Fait
    « Allez dire à tous les maboules qui nous expliquent qu'il faudrait se fâcher avec l'Algérie. »
  • 17:06Fait
    « Camel Daoud est coupable d'avoir écrit un roman et on l'a condamné à 3 ans de prison pour avoir écrit un roman. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour à tous, bonjour à toutes. Bienvenue dans face à Michel On sur C News et sur rep. Bonjour Michel, vous allez bien ? Il y a beaucoup d'événements dans l'actualité qui ont attiré votre attention. On va commencer par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui a voté pour la publication du rapport de Charles à l'oncle, député UDR qui a bataillé pendant des mois pour tenter de soulever le capot de la machine de France Télévision et Radio France. Son style a bousculé [musique] certaines personnes auditionnées. Il a été vivement critiqué.

On essayera de comprendre pourquoi et puis on se penchera sur ce qu'il faudrait améliorer dans l'audiovisuel public en matière de financement mais aussi de neutralité politique. La prise de bec entre Bruno Retaillot et Emmanuel Macron à propos des relations avec l'Algérie. En visite cette semaine dans un hôpital dans l'Ariège et en constatant [musique] la présence de nombreux médecins étrangers pour faire face à la pénurie de médecin français. Et bien le président Michel a eu cette petite phrase sur les maboules selon ses mots, ceux qui veulent adopter une ligne dure vis-à-vis d'Alger. Bruno Rota s'est senti visé.

lui a vertement répliqué que le problème ce ne sont pas les médecins mais les OPTF que l'on n'arrive pas à renvoyer. On évoquera aussi le cas Boem Sansal qui fait la une du JD News cette semaine l'écrivain découragé par les critiques qui a un temps envisagé de quitter la France avant de se raviser. Un cas d'école pour vous de la furie inquisitoriale de l'islam gauchisme. L'hommage national rendu au sergent Annisse Gérardin sur sa base de suite dans la marne avec ses frères d'armes.

En l'absence du chef de l'État et en présence de la ministre des armées, ce soldat français déployé dans le cadre de la finule a succombé à ses blessures après une attaque du Esbola au sud de Liban, son chien était présent puisqu'il faisait partie d'une brigade cinophile. L'humour sa britiche du roi Charles [musique] II face à Donald Trump. Le souverain en visite aux États-Unis a rappelé à son autre que sans les Anglais et bien les Américains parleraient sans doute français. Cela vous a amusé Michel ? Vous nous direz pourquoi. Enfin le point philo, l'éloge de la paresse de Paul Lafargue en ce lendemain de 1er mai.

Comment prendre au sérieux ce texte entre la droite qui veut toujours travailler plus et la gauche qui veut nous assigner à loisiveté ? J'ai hâte de vous entendre là-dessus mon cher Michel. On y va. C'est parti. On y va. On commence par le rapport sur l'audiovisuel public français qui sera bien publié la semaine prochaine. Il ser fallu de peu pour qu'il ne passe à la trappe. Mais les députés de la commission ont finalement opté pour sa publication. Il y a eu énormément de tension tout au long de ces auditions duré des mois. On fait le point si vous le voulez bien avec Mathilde Couvillard Fleurnois et on en débat avec vous.

Le rapport de Charles à Long sera finalement publié la semaine prochaine. Une victoire pour le rapporteur. Sans l'Union des droites, sans le soutien du groupe Liot, on aurait pas eu la publication la publication de de ce rapport. Donc il faut aussi le souligner. Dans ce rapport, Charla Loncle constate de nombreux dysfonctionnements dans l'audiovisuel public.

Mais mais quand j'entends le président Macronil de la commission d'enquête expliquer que je suis partisan de la privatisation alors que depuis le début, j'explique que le but de cette commission d'enquête, c'est de mettre en lumière les dérives et les dysfonctionnements pour mieux les résoudre et que c'est pas en mettant la poussière sous le tapis, en fermant le couvercle qu'on arrivera à sauver ces entreprises. C'est pourquoi le rapporteur adressé pas moins de 80 propositions parmi lesquelles figurent des mesures choc comme la suppression de la chaîne jeunesse France 4, de France TV/ et de la radio Move. la fusion de France 5 avec France 2.

Il propose également de soumettre les figures de la télévision et de la radio publique à une stricte neutralité et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévision et Radio France par l'Élysée. L'ensemble de ces propositions permettrait d'après lui de dégager plus d'un milliard d'euros d'économie, soit le quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public. Cette somme servirait à l'entretien du patrimoine de l'État et au désendettement du pays. Voilà Michel, on ferait pour le point sur ce dossier. Il y a plusieurs choses. Il y a un ce que préconise ce rapport et puis les critiques qui l'ont entouré. Qu'est-ce que vous préférez ? Comment par commencer ? Par quoi ?

Les critiques ou par le le fond du rapport ? Oui, les critiques. Les critiques. Pourquoi est-ce que ce Charles à l'oncle donc le rapporteur de la commission a été tant critiqué, attaqué, menacé ? C'est la matrice. C'est la matrice. C'est ici que on fabrique le l'idéologie comme il faut la penser. Des éléments de langage, le vocabulaire. On décide des bons auteurs, des mauvais auteurs, des gens qu'on invite, des gens qu'on invvite pas, des gens qu'on va promouvoir, des gens qu'on va détruire, des gens dont on va faire une à qui on va faire une belle réputation, des gens à qui on va faire une mauvaise réputation.

Ça sert à ça et donc on va pas rendre possible l'entrer dans la forteresse pour voir comment ça fonctionne. Si vous dites il y a une il y a une Bastille, on aimerait bien savoir ce qui ce qui ce qui fonctionne, on aimerait bien visiter les les coulisses. On vous dit non. On vous dit non. Laissez-nous tranquille. Alors il y a évidemment les notes de taxi, les les notes de frais, les notes de chambre, d'hôtel, les notes de de représentation, enfin un nombre de de l'argent. C'est c'est considérable.

Il y a ça, il y a aussi, on l' on l'a vu, on l'a su, des gens qui vendent leurs boîtes, qui se font racheter, qui au passage font des commissions incroyables, des bénéfices incroyables avec l'argent argent public et qui finissent par faire la même chose mais payer deux fois avec des salaires incroyables. On découvre tout ça, mais on n' pas assez dit que c'était la fabrique de l'idéologie d'État et la reproduction de l'idéologie d'État. C'est ici qu'on qu'on vous explique ce que c'est que bien penser, mal penser, donc sur le climat, ce qu'il faut penser, sur l'immigration, ce qu'il faut penser, sur la guerre d'Algérie, ce qu'il faut penser, sur Sart, sur la psychanalyse, sur tout ça, quoi.

Donc et c'est ici que ça se passe. Et et là, c'est la première le premier étonnement, mais en fait c'est à peine un étonnement, mais c'est de voir que toute la gauche refuse ce rapport en disant "Mais laissez-nous fabriquer que notre truc". et les députés macronistes qui disent on s'abstient donc Ponce Pilate on se lève on s'en lave les mains quoi. Oui. Alors que les macronistes c'est le même monde c'est-à-dire que le monde promu par France interre c'est le monde de la France insoumise et le monde qui va de la France insoumise jusqu'à Macron et qui va même jusqu'à une certaine aile l'aile gauche on dira ou progressiste si l'on veut et je mets tout ça entre guillemets mais des républicains.

Je pense pas qu'on dise beaucoup de mal de monsieur Xavier Bertrand, de monsieur Jupé ou un certain nombre d'autres personnes qui sont présentées comme des gens de droite et et là ils ont effectivement le lieu dans lequel ils savent qu'on va bien les traiter, qu'on va pas leur dire du mal, on va pas les traiter de fascistes. Moi quand j'étais invité sur le service public parce que j'ai j'y étais, c'était toujours des questions du genre "Alors, quand est-ce que vous allez voter au Front National ? Qu'est-ce qui vous empêche de voter pour le Front National ? Avez-vous déjà voté pour le Front National ? Envisageriez-vous de voter pour le Front National ? Tiens, c'est terminé.

Le temps de pas le temps d'antenne est terminé. Donc, il y avait ceux qu'on invitait pour leur mettre des coups de points dans la figure. Puis après, il y a ceux qu'on qu'on invitait plus du tout et puis après, il y a ce dont on dit quel livre formidable, extraordinaire, c'est un chef-dœuvre, c'est fantastique. Et si éventuellement vous dites tiens, ça s'est vendu comment ? Ça s'est promu comment ? Qui a dit quoi ? Quels sont les arguments ? Avez-vous vraiment lu ce livre ? C'est plus quoi. Donc c'est donc Michel, ça veut dire que les critiques contre ce rapporteur c'est le fruit d'un système qui se défend et qui ne veut surtout pas qu'on le remette en cause. Absolument.

Altuser qui était un philosophe marxiste, on dira ça pour aller vite, avait inventé un concept qui était AIT, les les appareils idéologiques d'état AI, pardon, appareil idéologique d'État. et et il faut écouter ça parfois de temps en temps quand je fais ma cuisine, je me dis je m'en m'en prends une petite piqû, une petite dose pour voir comment ça marche. Bah alors là, il y a une l'autre fois sur France sur France euh interre, on faisait l'éloge du sabotage. Il y avait des une jeune fille qui expliquait qu'elle crevait les pneus des 44 parce qu'elle trouvait ça formidable et on trouvait ça fantastique et elle a parlé pendant au moins une 45 minutes avec l'argent de l'État.

Alors, c'est pour ça que parmi les critères que propose le Charles Longue, la neutralité de ceux qui parlent sur les antennes, c'est très compliqué à instaurer. Moi, j'y crois pas à la neutralité. Est-ce qu'il y a une neutralité ? Ça existe ou pas ? La pluralité ? Non, la neutralité, c'est pas possible.

Euh et non, j'allais dire même si vous faites une espèce de de fiche de même l'intelligence artificielle n'est pas neutre, je dire aujourd'h Non, mais en revanche que que tout le monde soit représenté, qu'il y ait sur le service public une émission dont on puisse dire que celui qui l'anime a sa carte au parti communiste français et que il y a aussi une émission avec quelqu'un qui lui sa carte au Rassemblement national. Tout ça ne me gêne pas du tout mais pas des gens dont 100 % des opinions sont absolument les mêmes.

C'est le gauchisme culturel et il y a pas de il y a pas d'option alternative mais on doit pouvoir dire bah oui à cette émission là il y avait jadis Daniel pas forcément de la neutralisme mais du pluralisme. C'est ce que vous notifi ou c'est ça neutralité ça n'est pas possible. Je ne pense pas que ça puisse exister, mais le pluralisme en disant vous allez avoir des des propos contradictoires et même sur un plateau des vrais propos contradictoires. Quand vous avez des plateaux qui sont 100 % cohérents enfin qui ont la même cohérence intellectuelle qui disent exactement la même chose. N' pas besoin de de cinq personnes, ça coûte trop cher.

Mettez quelqu'un qui va parler tout seul dans le micro et qui va vous dire ce qu'il faut penser, ce qu'est la bienvenent. La nomination des dirigeants par l'Élysée. Au moins, c'est clair. Comme ça, il y a pas de faux semblant. On se on se cache pas derrière des autorités indépendantes qui le sont pas j'aime j'aime le peuple et le génie du peuple et je pense que de la même manière que les magistrat devrait être choisis par le peuple, on devrait choisir.

Vous avez vous auriez des partis qui décideraient ou des ou des gens qui diraient voilà ce que sont mes projets et puis il y aurait des votes qui permettraient peut y avoir un système je sais pas j'improvise mais des quotas qui seraient avec une nommé par le président de la République nommé par deux ou trois autres grands sages je dirais et puis aussi par le peuple qui pourrait dire nous on veut ou on veut pas on a envie ou on n pas envie est-ce que par exemple on peut payer aussi cher pour qu'il y ait des jeux sur le service public de la téléréalité ou de la téléréalité. Ça ça fait partie des d'un projet culturel.

Je veux dire que quand le général de Gaulle donne la culture à Malerot, il lui dit il faut faire de telle sorte que vous puissiez hisser les gens jusqu'au chef-dœuvre et pas baisser les chef-dœuvres jusqu'aux gens parce que là à ce momentl on dit qu'est-ce que vous écoutez comme musique ? Vous écoutez cette bêtise ? Ça s'appellera de la culture désormais. Ça c'est Jacques Langue. Mais on peut très bien imaginer que dans le service public on puisse ce qui a été fait à l'époque de de Gaulle et ça a été fait je rappelle avec la plupart du temps des réalisateurs communistes et le parti communiste des années 50.

les CL les CL Barma ou ces gens Marcel Bluv qui étaient géniaux qui faisaient des choses formidables qui respectaient les œuvres et quand Marcel Bluval fait son donjon et que il y a Michel Picoli et que les les acteurs sont formidables, la mise en scène est formidable, le texte est génial, on fait pas dire au texte ce qu'il ne dit pas et cetera. Vous dites un service public, ça devrait être ça. Et puis on se dit ben par exemple, on a de l'argent et on fait la totalité de la comédie humaine.

Et on dit à quelqu'un, vous allez bosser 20 ans là-dessus mais vous allez faire la totalité des romans de de Balzac ou des romans de Zola ou des romans de de de de Jules Romain ou de Romain Roland ou de Ranger Martin Dug en disant on donne ça au public. Le service public ça devrait être fait pour ça. On est dans face à Michel Onfit sur C News et sur Europe. Michel écoutons juste une réaction politique pour terminer sur ce chapitre de l'audiovisuel public. euh une députée socialiste Aida Adizad qui s'est vraiment opposé avec ce que ce rapport soit rendu public. On l'écoute. Ici ce n'est pas Maralago. Ici c'est l'Assemblée nationale. Ici c'est pas encore l'Amérique de Trump.

Ici, c'est la République française et c'est là-dessus où nous avons essayé de dire stop et malheureusement cette dig là a encore cédé et nous avons en face de nous un rapport qui est indigeent mais vous pourrez le constater bientôt, il sera public malheureusement et nous le dirons jamais assez un mensonge voyage toujours plus vite que la vérité et nous allons de nouveau batailler pour venir rectifier tous les mensonges qu'il y a dans le rapport à l'oncle.

Et vous à vous aussi journaliste maintenant de faire votre travail et de venir pointer toutes les diffamations, toutes les insinuations et tous les mensonges qui émaillent ce rapport toutes les pages, à toutes les lignes, à tous les paragraphes, il y a une horreur. C'est fascinant cette réaction épidermique de toute la gauche, hein. Ce n'est pas que cette député toutes les lignes, il y a une erreur. C'est formidable. Elle dit la vérité cette dame.

Elle dit que il y a des mensonges partout et cetera et elle nous dit quelque chose qui est parce qu'il faut quand même être performant même quand on est chez les Staliniens, quand on est chez les maoïstes, quand on est chez dans un régime dictatorial et il faut être quand même performant pour faire une erreur par phrase par ligne par ligne même pas par phrase. Une phrase c'est trois lignes éventuellement ça veut dire une phrase trois erreurs. Donc cette dame n'est pas dans l'exagération, chacun l'aura compris. Donc ce que je conçois, c'est que dans dans cette aventure, c'est que quand même il y a la détestation du peuple chez ces gens-là.

Je rappelle que quand monsieur Aloncle nous dit que c'est la représentation nationale qui euh examine la la façon dont fonctionne le service public, pourquoi est-ce qu'on on est contre ça ? C'est ce que je vous disais tout à l'heure quand je parlais des Bastilles, cette gauche qui va absolument faire tomber toutes les Bastilles. Mais là, non, pas du tout. Elle construit des Bastilles en disant "Laisez-nous." Alors, on a la recherche, on a la culture, on a le théâtre, on a le cinéma, on a la publicité, on a tous ces domaines là. Laissez-nous entre nous et puis ne venez pas chercher euh [grognement] à fouiller dans nos dans nos affaires.

Ces gens n'aiment pas le peuple parce que c'est qu'est-ce que c'est qu'une commission aux parlementaires ? C'est la possibilité de dire au peuple, non pas directement, ça s'appelle le référendum, mais indirectement, c'est-à-dire par leurs représentants. Je rappelle que la Constitution dit que le la démocratie, la République, c'est le pouvoir du peuple par le peuple, pour le peuple et que le peuple, il s'exprime soit directement, soit indirectement et que si c'est indirectement, c'est avec ses représentants et là c'est le travail des représentants du peuple. et des représentants du peuple nous disent à chaque fois que vous avez une ligne, vous avez une horreur. Pas mal.

Euh Michel, le Rassemblement national euh lance une pétition sur la privatisation du service public. C'est à quoi été opposé Charlonclé Luder ? Est-ce que vous êtes pour ou contre ? Non, moi je suis pour c'est ce que je vous disais tout à l'heure, je suis pour un service public qui permet de de dire euh euh le service public c'est la culture. Je pense que c'est la culture. Je vois pas l'intérêt de de faire des tourner manège ou je ne sais quoi des encore plus de ça si on peut pas en faudrait moins voir pas du tout. C'est pas le but de ça, mais une une chaîne où on cultive vraiment les gens et et sans les mépriser.

Euh, on peut on n'est pas obligé de faire du du une semaine du cinéma finois traduit en polonais avec un commentaire d'un cerveau croate qui va nous faire une table ronde parce qu'il a fait une thèse. Ça peut être intéressant. Oui, absolument. Oui, [rires] mais oui, je en même temps je plaisante mais oui, il a probablement moyen de rendre intéressant des des semaines consacrées à un cinéma finois.

Je je j'enlève ce que je dis pour plaisanter parce que l'important c'est la façon de présenter la chose et et je pense que cette façon un peu golienne de présenter la culture en disant on va faire des efforts et on va vous conduire par exemple je sais que ça vous faisait cher mais à la musique contemporaine euh personne ne même classique hein même classique. Oui, bien sûr, vous avez raison.

La peinture totalement absente, la peinture, vous avez parfois une minute, [raclement de gorge] on vous dit sur certaines chaînes la minute de la peinture, bah non quoi, il y a une époque où il y avait des des grandes des grandes émissions, je rappelle je me rappelle de palettes d'Alain Jobert par exemple et on offrait une demi-heure à quelqu'un qui nous disait une œuvre une demi-heure et je rentre dans la peinture et je raconte. Il y avait des petites pastilles comme ça, mais ça n'existe pas petit pastill déjà une pastille petit. Quand les pastilles sont petites, il reste plus grand-chose. Ça fait des confétis finalement. On n pas besoin de confettie culturelle.

On a besoin d'une grande politique culturelle et le service public devrait être là pour ça. Michel Onfay, on va évoquer maintenant un autre dossier, le dossier des maboules. C'est l'expression d'Emmanuel Macron. Il s'est rendu dans l'ariège visité un hôpital rencontrant des médecins, notamment des médecins algériens parce qu'il y a pas assez de médecins français. Et il a dit que ceux qui voulaient une ligne dure avec le régime algérien étaient des maboules. On fait le point avec Sarah Varni. Ça fait beaucoup réagir Bruno Rotaillot et je vous passe la parole. Entre Bruno Retaillot et le président de la République, Emmanuel Macron, la tension est montée d'un cran.

En cause, une pique lancé par Emmanuel Macron contre les partisans d'une ligne dure avec le pouvoir algérien lors de sa visite dans un hôpital Ariéjois. Allez dire à tous les maboules qui nous expliquent qu'il faudrait se fâcher avec l'Algérie. Se sentant visé, le candidat LR à la présidentielle Bruno Rotaillot n'a pas tarder à réagir. Aujourd'hui, Emmanuel Macron s'en est pris à ceux qui comme moi, sont partisans de la fermeté avec l'Algérie. Je veux lui répondre calmement mais fermement. Ce faux prétexte ne vise qu'à dissimuler les vrais problèmes. Emmanuel Macron assure néanmoins n'avoir visé personne. Je je suis dans une approche positive.

Je dis qu'on a besoin de ces femmes et ces hommes qui servent notre pays. Je vis personne. L'ancien ministre de l'intérieur accuse Alger de refuser de reprendre certains ressortissants malgré les accords en vigueur. Le problème, ce ne sont pas les médecins algériens mais les centaines d'ocf dangereux qui n'ont plus rien à faire en France. Il estime également que la politique des bons sentiments est condamnée à l'échec avec le pouvoir algérien et appelle le président à plus de courage et de fermeté. Alors là encore Michel, il y a deux choses. Il y a les mots, la forme et puis il y a le fond. sur les mots moule, qu'est-ce que ça vous évoque le mot maboule qu'a utilisé le président ?

C'est mépris pour Je pense qu' un chef de l'État ne peut pas parler de cette manière-là. Il y a des choses qu'il ne peut plus faire. L'occasion déjà de parler des deux corps du roi de Kantorovic. C'est-à-dire que il y a des mots que qu'on a plus le droit d'utiliser quand on est chef de l'État. Tout ce qui est vulgarité, grossièreté, ça ça marche aussi dans la présentation physique ou dans le comportement ou dans les images qu'on donne de soi-même. Il y a des il y a des mots qu'on utilise pas. Ça veut dire cingler si on veut. Euh, on traite pas de cingler les gens qui pensent pas comme vous quand on est président de la République. Euh, c'est une thèse.

Il y a ceux qui estime qu'il faut qu'il faut demander à l'Algérie tout ce qu'elle veut pour lui dire "On va vous offrir tout ce que vous voudrez." Ça ça s'appelle une thèse, c'est celle de monsieur Macron. Et puis il y a la thèse de ceux qui disent "Non, nous sommes dans un rapport de force et il faut effectivement rentrer dans la logique d'un rapport de force parce que nous n'obtenons rien sauf de l'humiliation. On nous a on humilie la France avec Camel Daoud, on utilise on humilie la France avec notre ami Bohem Sansal, on humilie la France avec Christophe G qui est en prison.

Euh et je rappelle quand même que Camel Daoud est coupable d'avoir écrit un roman et on l'a condamné à 3 ans de prison pour avoir écrit un roman.

un roman qui n'a jamais été publié en Algérie qui n'est pas publé en Algérie et donc euh 3 ans de prison quel que fait le président de la République il traite de ma boule ce qui estimerait que c'est peut-être un peu beaucoup de de condamner à 3 ans de prison un écrivain pour faire son métier, c'est-à-dire de l'écrire les romans que que Mel Daoud écrit et puis le reste, c'est-à-dire sur la question de la guerre d'Algérie, il va falloir qu'on arrête aussi de de souscrire à la à la version qui a plus un demi-siècle qui a plus d'uncles, la version du pouvoir, la version du FLN, la guerre d'Algérie n'est pas ce que nous ce que nous racontons nous côté français.

Il y aurait des choses à dire sur les arquis. Vous connaissez ma passion pour le général de Gaulle. Le général de Gaulle s'est trompé sur lesquis. Il s'est pas bien comporté avec eux. Il y avait la possibilité d'envisager là un islam républicain, un islam français avec des gens qui avaient donné leur peau pour la France et qui étaient menacé de mort et dont certains très nombreux ont été d'ailleurs massacrés par le par le FLN. Donc il y avait des a il y a des choses à faire avec une une histoire de la guerre d'Algérie. Arrêter de dire qu'il y a les bons qu'il y a les méchants et que nous bien sûr nous sommes systématiquement les méchants et que sont systématiquement les bons.

Il faudrait rappeler comment le MNA, le mouvement national algérien, a été massacré par le Front de libération nationale, le FLN, et que il y a eu un nombre considérable de morts musulmans qui ont été occasionnés par d'autres musulmans simplement pour avoir le monopole de la de de la du du Lad, enfin, j'aime pas beaucoup de de la de de la conduite, je dirais, des de la guerre d'indépendance. Donc, faisons véritablement de l'histoire, mais arrêtons de faire de l'idéologie. Il ne fait que de l'idéologie le président Macron. Alors oui, il y a des choses intéressantes dans ce qu'il dit sur la question des médecins étrangers.

Euh mais euh pourquoi est-ce qu'on en disant il n'a pas rendu possible des euh des fabrications en masse de jeunes médecins de jeunes femmes et hommes qui seraient médecins en France ? Qu'est-ce qui se passe en France pour qu'on ait besoin d'aller chercher des médecins ici, ailleurs, je ne sais quoi.

Moi, je m'accompagne décédé d'un cancer et je me souviens d'un d'un ami médecin argentin qui était marocain et qui me disait d'une personne, je ne dirai pas qui, je ne dirai pas sa nationalité non plus, qui était une nationalité européenne et qui m'a dit "Mais cette personne n'a pas le diplôme de médecin." Et j'avais dit au au directeur de de l'hôpital, je dis "Écoutez quand mme, il me dit "Oui, je sais mais il est plus là donc pourquoi j'en parle ?" Mais il me dit c'est une seule personne qui accepte de venir dans une sous-préfecture et je sais qu'elle n'a pas les diplômes. Je dis le soigne m'accompagne qui a un cancer quoi. Et vous consentez à ce genre de choses.

Donc il y a plein de médecins venant de l'étranger qui sont des médecins extrêmement compétents qui passent des des des diplômes d'habilitation c'estàdire ils ont ils ont des compétences en Algérie et pour revenir en France on leur demande de manifester des compétences françaises. Donc ce sont des gens compétents. Les de de des de médecins étrangers qui travaillent sur le sol le français. Mais c'est quoi l'intérêt ? et puis d'autres ne le sont pas. Donc faisons le tri véritablement et ne disons pas acceptons les mauvais car il y a des bons et il y a des mauvais. Sélectionnons les bons, gardons-les et travaillons avec eux. Et en ce sens Emmanuel Macron a raison.

Et puis quant au mauvais et bien non ça n'est pas possible de ne c'est pas parce que vous avez un diplôme de charcutier que vous aurez photocopié un truc avec un faux diplôme qui vous permet d'arriver des pays de je ne citerai pas, je ne voudrais pas qu'on reconnaisse ces gens mais que vous avez la possibilité d'exercer comme cancérologue dans un hôpital de sous-préfecture. On fait juste une petite pause Michel. On se retrouve dans un instant. On continuera à évoquer la question de la relation entre la France et l'Algérie. On écoutera Marine Le Pen qui elle fustige la trumpisation d'Emmanuel Macron. À tout de suite. On se retrouve dans face à Michel en frais.

C'est la seconde partie sur C News et sur Europain. On termine le chapitre sur les relations entre la France et l'Algérie en écoutant Marine Le Pen qui fustige la trumpisation d'Emmanuel Macron. Je note la trumpisation d'Emmanuel Macron. Il semblerait qu'il prenne modèle sur le président des États-Unis et qui a un langage extrêmement cru. Ça c'est pour la forme, pour le fond.

Je trouve cette indignation indigne parce que la réalité c'est que il est tout à fait naturel que dans notre pays nous fassions passer aux médecins étrangers un examen au même titre d'ailleurs que les médecins français pour être sûr que les gens qui viennent chercher des soins aient les soins de meilleure qualité possible. Voilà pour Marine Le Pen. Alors, il y a de l'ironie dans ses propos parce que c'est elle qu'on a beaucoup accusé de Trumpis, d'être trumpiste. Donc là, elle renvoie la balle à Emmanuel Macron. Michel. Oui. Oui, on sent bien. Bon, elle le dit, c'est pour la forme. On n'est pas resté à la forme, elle a ajouté le fond. Heureusement.

Puis en même temps, c'est de bonne guerre parce que à chaque fois, elle est coupable de de de de Poutine, il est coupable d'Orban, elle est coupable de Trump, elle est coupable de tout. Et donc bon, c'est de bonne guerre de dire une chose pareille. Je je je suis pas un fan de d'Emmanuel Macron, ça n'échappe à personne, mais mais je pense que il est pas à ce degré de grossièreté euh de de que que Trump a atteint. C'est pas la même chose que si il utilise du vocabulaire, c'est pas grossier, du vocabulaire un peu trivial mais c'est pas grossier quoi. L'autre est vraiment très grossier.

Parlons de Boem sans sal évidemment votre ami notre ami qui a été vivement attaqué par tout le système politiédiatique depuis bizarrement qu'il a changé d'éditeur. Certains lui reprochent de cette droitisé alors que lui dénonce sans cesse les excès de l'islamisme en Algérie. Il fait la une [grognement] du JD News avec notre enquête. Ils veulent faire terre boem sans sal. Vous dites qu'il est le symbole de la furie inquisitoriale de l'islam gauchisme. Expliquez-nous Michelfra. Oui, parce que je [raclement de gorge] je je vis aussi depuis une dizaine d'années. C'est-à-dire que vous avez des journaux qui commencent à dire si vous n'êtes pas avec nous, vous êtes contre nous.

Si vous êtes contre nous, si vous n'êtes pas de notre gauche, vous pouvez pas être de gauche. Donc si vous êtes pas de gauche, vous êtes de droite. Si vous êtes de droite, vous êtes d'extrême droite. Et donc on vous coupe les robinets et vous n'êtes plus invité nulle part. C'està dire plus de services public, plus de télévision. Donc on fait silence sur vous, vous n'existez plus. Vous faites un livre, on en parle pas de vous. Éventuellement, on peut faire un un un papier mais pour pour vous casser la figure et puis euh et vous en prenez plein de la figure comme ça. Bon, d'accord, très bien.

Et puis un jour, il y a valeurs actuelles qui vous dit "Voudriez pas faire un entretien sur ceci, cela ?" Pourquoi pas ? Élément, pourquoi pas ? OK. Il dit "Ah mais la preuve est donnée que il est vraiment d'extrême droite, le support en fait en fait." Et puis après on dit mais sur ces news je dis mais il y a plein de gens qui me disent enfin des gens pas plein mais qui me disent quoi c'est news ?

Je dis mais ça fait 10 ans que je ne vous entends pas sur le silence auquel on m'a contraint et et là d'un seul coup vous êtes en train de me reprocher de de dire sur ces news ce que je dis jugez-moi sur ce que je dis non on juge sur le support donc si valeurs actuel a fait un entretien avec Bohem Sans sal que Bohem Sans sal est d'extrême droite. On peut dire mais attendez il a une œuvre elle est abondante vous regardez les les prix qu'il a qu'il a reçu. considérable tous ces gens qui nous et le nombre de livres qu'il a vendu contrairement à ce vendu et quantité de livres ont été vendus comme des bestsellaires.

Euh dites mais dites en quoi plutôt que de dire fachaot fasciste d'extrême droite pourquoi pas néonazis a été utilisé pour le garçon qui a été massacré à coup de pied euh faites-en la démonstration d'accord d'extrême droite ou quand comment il a commis un péché mortel il dit la réalité de l'islamisme ex pas de l'islam de l'islamisme. Il dit très précisément dans un dans un certain nombre de livres des choses qui sont justes. Par exemple, comment un certain nombre de nazis se sont trouvés intégrés à des régime arabe qui était antisémite après la deuxième guerre mondiale. C'est un fait historique. Il en fait des romans magnifiques.

réécrit autant qu'on puisse le faire mais le 1984 Dorwell à partir d'aujourd'hui il fait un travail intellectuel extrêmement intéressant mais il ne dit pas que l'islam que l'immigration c'est une chance pour la France mais des guillemets des traits d'union partout pour avoir les éléments de langage. Donc il faut bien assassiner ce personnage là enfin métaphoriquement bien je retire le le mot il faut agresser le personnage. Maintenant il est il a 80 ans passés il a passé une année en prison c'est pas rien. pas rien de passer une année en prison avec des des gens qui vous maltraitent, avec des gens qui ne vous donnent pas de quoi lire, de quoi travailler.

Je me rappelle Antoine Golimard, il relit l'œuvre complète de Victor Hugo. Moi, je l'ai trouvé bien gentil et il est bien gentil Boem quand il est rentré et qu'il a fait autant de concession à Galimar. Donc, j'ai très bien compris par la suite qu'il est compris parce qu'on a dû lui expliquer comment les choses se sont passées. Il a fait aussi des concessions à l'Académie française qui ne l'a pas beaucoup soutenu quand il était prisonnier.

Et d'un seul coup, il découvre, parce que c'est un vrai gentil dans le fond, il découvre la méchanceté, la méchanceté des institutions, la méchanceté des éditeurs, la méchanceté des journalistes, la méchanceté de lecteurs qui n'ont pas lu, la méchanceté d'écrivains qui ne vendent rien, qui n'ont pas fait d'œuvre et qui ont on a vu parfois que vous avez des auteurs qui qui vivent comme des auteurs sans rien vendre, simplement parce que des avaloirs, les avances sont don, un auteur touche la part de son éditeur avant d'avoir écrit le livre. La valoir c'est on va peut-être vendre 100000 exemplaires de votre livre. Donc on vous donne en avance l'argent que vous allez toucher.

Vous ne le touchez pas mais vous gardez quand même l'argent. Comme comme coutume. Ah c'est oui mais c'est une avance sur salaire en fait tout simplement. C'est l'avance sur un salaire supposé. Oui effectif sur un salaire supposé parce que si on vous dit le mois prochain vous allez gagner ça mais je veux bien vous donner ce que vous allez gagner le mois prochain il y a aucun problème. Mais là si on vous dit vous pourriez gagner si vous travaillez dans un endroit vous auriez la possibilité de gagner. Donc on vous donne parce que vous allez probablement gagner et vous gagnez pas. personne ne rembourse les avalloirs.

Et bien évident que quand vous avez une toiture à refaire, une maison à acheter, un prêt ou ceci ou cela, vous pouvez demander des avoirs sur trois ou quatre livres. Donc évidemment, vous êtes très attaché à votre éditeur et puis quand c'est une Bastille là encore et que vous avez la possibilité de dire euh et bien on va rentrer dans la Bastille, on va voir payé, comment, qui vend des livres, euh quel est le salaire de l'éditeur, est-ce qu'il y a vraiment une rentabilité et là on dit mais qu'est-ce que c'est que cette façon inquisitoriale de se comporter, le fascisme et cetera. Non, c'est juste dans une boîte, vous avez la possibilité de demander des comptes.

Et donc Boem, il est il découvre la meute. Hm hm. Et c'est difficile quand vous avez la fatigue, l'âge euh de vous en prendre plein la figure comme ça. Donc vous pouvez dire à un moment donné quand vous avez une caméra sous le nez dire "Moi j'en ai marre la France, je quitte, c'est terminé et puis parce que vous avez un moment d'abattement et puis peut-être le soir même juste après, vous dites "Non, non, bah bien sûr, je vais rester." Sauf que ça tourne en boucle, on a l'impression que c'est une décision définitive. J'espère que que que Boem va rester. Il a beaucoup plus d'amis que quelques ennemis et puis euh tous ces tous ces ennemis sont minoritaires.

Il faut aussi faire, ils font beaucoup de bruit mais globalement euh les gens l'aiment, les gens l'apprécient et vous avez bien raison de le rappeler. Euh on parle un tout petit peu de on est sur C News et sur Europe face à Michel Onfay. Michel, on va parler un tout petit peu de cette visite du souverain britannique Charles II aux États-Unis. Il a été reçu évidemment en grande pompe par Donald Trump à la Maison Blanche. Il a aussi pris la parole devant le Congrès américain et il a eu comme toujours avec cet humour britannique et ce flemme qu'on connaît au roi Charles I, il a eu quelques mots assez rigolo à l'encontre, à l'adresse du président Trump.

Il lui a dit "S'il n'y avait pas eu les Britanniques, vous parleriez français." Écoutons la petite séquence et je vous fais réagir. En effet, monsieur le président, vous avez récemment déclaré que sans les États-Unis, les pays européens parleraient allemand. Puis-je vous dire que sans nous, vous parleriez français ?

28:45
Non speech

[applaudissements]

28:51
Locuteur

Tout en finesse l'humour britannique qui fait évidemment référence à cette période la rivalité coloniale entre la France et la Grande-Bretagne en Amérique du Nord au 17e et 18e siècle. Alors ça vous a plu beaucoup ça Michel ? J'adore j'adore d'abord je je j'adore la j'adorais Elisabeth euh l'élégance la distinction la subtilité enfin il y a il y a 10 siècles derrière cet homme-là. Cet homme à 1000 ans. Le roi Charles et il y a 1000 ans de de culture concentré dans quelques traits d'esprit. toute la subtilité, c'est d'une grande élégance et d'une grande délicatesse. Puis-je me permettre de vous dire ? Et bien sûr qu'il veut se permettre et il est en train de le dire.

Et on a là devant un cowboy quoi. On a John Way avec son revolver, son chapeau, il est en train de chiquer probablement du tabac et il peut cracher dans un pot. Enfin, c'est ce sont deux civilisations qui sont là. D'abord, on dit pas beaucoup que quand les Américains arrivent sur le sol norm, moi je le dis beaucoup parce que j'ai eu la chance d'avoir un père qui m'a expliqué ça très vite et très tôt, les Américains n'arrivent pas parce qu'ils aiment la liberté qu'ils viennent libérer la France.

Les Américains ils viennent parce qu'hitler leur a déclaré la guerre, parce qu'il y a eu per l'arbourg parce queil a des sous-marins Hitler qui qui sont au large de des États-Unis parce qu'il travaille à une bombe atomique parce qu'il a des avions des avions à réaction Hitler et qu'il travaille à des fusées. Verner Fran Bron il travaille et quelques temps plus tard Werner Fbr Bron va travailler au fusé qui permettront aux Américains d'aller sur la Lune. C'est-à-dire que les Américains disent cette guerre que de toute façon il va nous falloir faire, on va la faire en Europe plutôt que chez nous et on va débarquer en France.

Il il pr il prévoi les Américains de l'Amgot à MGOT, l'administration militaire des territoires occupés et c'est un certain général de Gaulle qui dit non non non, ils ont imprimé leurs billets, ils ils avaient décidé les Américains de recycler les préfets et les sous-préfets de Vichi en disant au moins avec ceux-là on sait que ce sont des des anticommunistes. Vous aviez les partisans du Berlin Barstes Gaden et puis d'autres des partisans du On va après jusqu'à Moscou. Donc les Américains du genre on est là pour vous apporter la liberté. Non, ils sont venus défendre leurs intérêts. Ça a fait notre affaire et ça c'est sûr que ça a fait notre affaire.

Mais les riquins de Michel Sardou, non, c'est pas je souscrit pas à cette vision un peu courte des choses. Les Américains sont pas venus nous libérer, ils sont même venus, je rappelle que l'opération overlord ça veut dire suzerin. Suzin, ils sont venus pour nous vassaliser. La chose était même clairement dite. Je l'ai beaucoup dit, il faut le redire pour les gens comme vous êtes norm. Absolument. Donc c'est tout ça qui se trouve dit ici avec le avec trois mots extrêmement du genre. Oui, d'accord.

Il y a eu ça, mais il y a eu aussi, rappelez-vous, cette époque où vous avez bien eu besoin de nous au moment de vos guerres d'indépendance ou les guerres de souveraineté ou ce qui a rendu possible la Constitution des États-Unis et les Anglais n'ont pas été inutiles dans cette aventure. Je rappelle que si nous étions un peu plus au courant de notre propre histoire, on verrait que peut-être le roi a mis beaucoup d'argent dans cette aventure et qu'il a euh vidé un peu les caisses de la France et que le rôle que le roi Louis X a pu jouer dans cette aventure n'a pas été pour peu dans le dans la pauvreté de la France qui a généré par la suite la Révolution française.

Il faut que tout ça se se se lit et tout ça est dit dans trois phrases deux mots de de Charles et avec un grand saé dans le genre prends-toi ça dans les dans les genensciives. Je trouve que c'est le génie d'une civilisation concentrée dans l'humour. Et d'ailleurs notre civilisation qui s'effondre n'est plus capable d'humour, plus capable du tout de comprendre la plaisanterie, le sous-entendu. Est-ce qu'il faut comprendre l'altérité ? Il faut comprendre la différence, il faut l'ac il faut la culture. Il faut la culture. Un tout petit mot de cet hommage qui a été rendu cette semaine au sergent Anissé Girardin en France. Cette fois-ci Michel sur la base de Suipe dans la Marne.

Ce soldat avait 31 ans. Il était un soldat de la finule. est mort des suites de ses blessures dans une embuscade du Esbola dans le sud Liban. On va écouter un extrait de ce qu'a dit Catherine Botrin, ministre des armées qui étaient présente au Liban. Nos soldats portent le beret bleu toujours pour protéger et pour maintenir ouvert ceux qui sans eux se refermeraient sous le poids de la guerre. Ils y servent la paix au milieu des tensions. Ils y portent la parole de la France dans le fracas des armes. Ils y rappellent qu'entre les peuples, même lorsque tout vacille, il doit rester une voix. C'est cette voix qu'Anissé Girardin a servi jusqu'au sacrifice ultime.

Voilà pour les mots de la ministre des armées. Donc ça fait trois soldats français qui sont morts au total, un en Irak et deux au Sud Liban. Qu'est-ce que ça vous inspire Michel Onf ? Que les choses ne sont pas dites dans ce discours qui est un joli discours. Ça a été fait par des gens qui qui ont utilisé le le qui ont fait le minimum. Le min le le le la vérité c'est que il y a eu une embuscade, elle le dit. Donc il a été tué ce soldat. Il a été tué parce que soldat européen, parce que soldat français et presque à bout portant. On sait pas très exactement comment les choses se sont passées. Enfin bon, apparemment le Esbolain arrive et tire et tue. Donc c'est ces choses-là qu'il faut dire.

Mais comme il ne faut pas il faut pas être à ma boule et et bien on ne dit pas ces choses-là. Donc en gros, on sait pas trop ce qui s'est passé. Il aurait bien pu sauter sur une mine ou quelque chose comme ça. Enfin, c'est le détail n'est pas donné. Nous ne sommes pas en guerre. Non, bien sûr, on n'est pas en guerre. On a juste le porte-avion qui est en train de mouiller pas très loin. On a des gens qui sont là sur place qui se font tuer. On a quand même des gens qui ont été qui ont été tuésamment par des gens du Esbolain. Et on continue à dire que c'est pas notre guerre.

Et on continue à dire "On va pas aider Trump parce que c'est pas notre guerre." Et puis Trump, il nous a pas gentiment donné un coup de fil en disant "Vous pourriez pas à me donner un coup de main puisque c'est ça, on va pas l'autoriser à survoler le territoire français." Et bien sûr que nous sommes dans cette guerre et nous faisons comme si nous n'étions pas dans cette guerre, comme si le pétrole ne nous concerne pas, comme si le blocus ne nous concernait pas, comme si les soldats français tués, ça nous concernait pas non plus. Tout ça est insupportable.

Cette façon de de de ne rien voir quand quand il concerne quand quand il s'agit de nos ennemis, des gens qui nous disent qu'ils sont nos ennemis. C'est pour ça que sur la question des maboules, je veux dire, c'est pas lui qui décide de qui est ennemi, qui est ami. Vous savez, il y a un philosophe qui s'appelait Julien Freud et qui faire EUD, rien à voir avec Freud. et qui a soutenu sa thèse en présence de de gens qui n'ont pas aimé beaucoup, qu'il ait distingué l'ami l'ennemi. Et il dit en en politique, il faut savoir distinguer l'ami de l'ennemi. Et si vous avez des gens qui ont décidé que vous allez être son ennemi, leur ennemi, et bien euh n'avez pas le choix.

Si quelqu'un veut se fâcher avec vous, c'est il ne peut pas dire je ne veux pas que tu te fâches avec moi. Il a décidé. Et c'est Jean Hippolyte, le philosophe qui refusait ça en disant "Moi, je ne peux pas accepter une thèse pareille, une espèce de gauche iréniste." Et et Freud dit "Bah si, la réalité c'est quand même comme ça." On a des gens qui nous ont qui ont décidé que nous n'étions pas leurs amis, qui ont décidé que nous étions leurs ennemis et qui nous le font savoir en tirant sur nos propres soldats, en mettant en prison nos journalistes, en mettant en prison nos écrivains. C'est pas acceptable. C'est un c'est c'est un signe insupportable.

Michel, on va évoquer maintenant le point philo. Euh, on est au lendemain de ce 1er mai. Il y a eu beaucoup de cacophonie au fa autour du fait de est-ce qu'on peut travailler ou pas pour les floristers et les Bollangers en ce 1er mai. Le gouvernement va présenter un projet de l'année prochaine pour l'année prochaine. Euh mais vous nous avez proposé une lecture qui me fait beaucoup sourire, l'éloge de la paresse de Paul Lafarge. Alors, expliquez-moi ce que veut dire ce texte et pourquoi il est évidemment d'actualité. Alors c'est le droit à la paresse plus que les loges de la paresse. Le droit à l'appare la s'en est en même temps.

Vous avez raison c'est c'est un mais il faut toujours alors on parlait tout à l'heure de l'humour du de de Charles et il faut toujours contextualiser. C'est-à-dire que ce texte qui s'appelle le droit à la baresse 1880 qui sera repris en 83 est une réponse à un texte qui s'appelle le droit au travail et qui est un texte de Louis Blanc qui est lui et qui lui est un et le François Hollande du socialisme à l'époque si vous voulez. C'est un réformateur social Louis Blanc. Et la Fague qui est le gendre de Marx, il a épousé Laura, sa fille, l'une de ses filles écrit un texte contre Louis Blanc de manière très ironique et ça devient effectivement l'éloge de de de lapparisse.

Il dit simplement regardez la réalité, les enfants travaillent à partir de l'âge de 6 ans à l'époque. À l'époque bien sûr, les femmes travaillent. Les journées de travail sont de 16h dans des conditions terribles. Il dit euh le le corps des travailleurs est épuisé, il est massacré. C'est vrai quand vous avez euh quand vous travaillez comme ça, il y a il y a des les les des descriptions de la condition ouvrière au 19e siècle, c'est terrible. Enfin, il faut lire euh la littérature de cette époque-là. Et il dit "Mais il y a des machines, ça devrait pouvoir nous sauver.

Les machines vont pouvoir nous sauver et on doit pas pouvoir consacrer sa vie au travail." Et il dit, il y a eu jadis une lecture chrétienne du travail. Vous savez qu'il y a le péché originel que vousz qui on goûte du fruit de l'arbre de la connaissance et que Dieu pour punir les hommes dit vous allez désormais travailler. Donc le fameux tripalium c'estàd l'instrument le jou que porte le le bœuf et donc le le travail est une punition donc vous allez souffrir et mais parce que vous allez mériter ça. Et puis après il dit le capitalisme reprend ça en disant vous allez travailler parce que de toute façon il faut de la production et il faut produire produire produire.

Donc vous allez travailler en permanence et le moins de le moins de congé possible et le moins de vacances et le moins de loisirs possible. Et et lui dit "Mais non, le droit au travail c'est ce que veulent les socialistes, c'est ce veul ce que veulent les capitalistes, c'est ce que veut l'armée, c'est ce que veulent les prêtres, c'est ce que veut toute la société." Lui, il dit il faut le droit au bonheur, le droit au plaisir, le droit à ce qu'il appelle la paresse. Alors, il veut pas, il fait pas les loges des paresseux. Il dit simplement que si on travaille moins, c'est quand même beaucoup mieux. 16h dans la réalité et lui propose 3h pour une raison bien simple.

Il dit nous ne devons produire que ce que nous allons consommer. C'est ce que ce qu'on appelle la décroissance aujourd'hui. Parce qu'il dit "Mais vous voulez produire produire produire sans cesse. Si vous produisez sans cesse, vous avez des objets à vendre. Si vous avez des objets à vendre, qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez chercher des marchés étrangers. vous allez devenir colonialiste. Il dit cette surproductivité, elle suppose le colonialisme. Donc vous allez dans des pays, vous allez piller leur terrain, leur sous-sol, ce qu'on fait aujourd'hui, ce que Trump fait euh et ce que ce que ce qu'in ping et cetera fait en en Afrique.

C'estàd il s'agit d'aller voler le sous-sol de de de ces gens-là et de les exploiter. Et il dit le colonialisme, les armées coloniales, tout ça va avec le travail. Et il dit "Vive la vive la joie, vive le bonheur, vive le plaisir." Et il fait les loges de de journées rablésiennes dans lesquelles on boit, on mange, on lutine et puis on se repose parce que on a le droit on a bien le droit de de de la paresse quoi. D'accord comme ça.

C'est une ligne de fracture qui oppose encore aujourd'hui Sandrine Rousseau et qui a fait les loges de la paresse enfin le droit apparesse de l'éloge du droit à l'appare je dirais et pendant que en face j'oublie son nom du parti communiste Fabien Rousell je chercher son prénom Fabien Rousell lui fait les loges du travail c'est la vieille gauche old school c'est le qui a ma sympathie la gauche du parti communiste qui estimait que le travailleur voilà c'était pas rien le mineur le paysan l'ouvrier le type à sa locomotive. Le travail c'est pas euh c'est c'est pas détestable, c'est même honorable.

Le PC dit ça disait et le dit encore aujourd'hui quand il s'agit de Fabien Rousell mais pas de Yan Brossa et quand il s'agit de madame Rousseau, elle elle dit retrouvons le le droit à la paresse et c'est très roussoauiste, pas Jean-Jacques si vous voulez plutôt. Et lui il fait l'éloge des tribus primitives. Là on a le droit de parler des tribus primitives, on a le droit de parler de Darwin et il dit "Regardez la beauté des primitifs. Ils ne sont pas abîmés par le travail. Ils ont des corps magnifiques, ils sont pas dans l'alcoolisme, dans la misère, dans la pauvreté, ils sont dans un rapport à la nature.

Il faut retrouver ça, une espèce de proximité avec la nature, un rapport à la production qui soit indexé sur la consommation. Produ ce dont nous avons besoin par au-delà et ça évitera les guerres, le colonialisme et cetera. Je dois dire que c'est un texte extrêmement intéressant parce que l'intelligence artificielle pose la question de l'avenir du travail. Tous ces gens qui aujourd'hui disent il faut travailler plus, il faut et cetera n'ont pas compris que la vraie question c'est le travail va être remplacé par l'intelligence artificielle et les robots notamment qui font les robots en font partie. Il y a quelqu'un ferons-nous si nous n'avons pas de travail ?

Et bien si on veut repenser le travail, il faut le penser à partir de la de la de de la question de l'intelligence artificielle. Ce que aucun candidat au présidentiel, aux élections présidentielles ne fait. C'est pourtant ça le sujet, c'est pas est-ce qu'on abolit les 35, est-ce qu'on revient à 39, est-ce que la retraite c'est les annués de ceci ou et cetera. C'est juste de dire quand dans 5 ans un tas de métiers auront été faits par seront faits par l'intelligence artificielle, on aura l'air faim avec nos 35 he ou nos 39h, je ne sais quoi. Donc il nous faut au moins un débat sur ce sujet-là avec les candidats au présidentiel.

On peut on peut recourir aujourd'hui au droit à l'appare demander le droit à l'appare mais retrouvons la possibilité vraiment du loisir pour que nous retrouvions le sens et le goût du travail. Il y a plein de jeunes qui n'ont plus envie de travailler. C'est passionnant et on en reparlera vraiment dans les prochaines émissions parce que la vision de Musk qui dit Elon Musk dit un jour il n'y aura plus du tout de travail, tout le monde aura un revenu universel élevé et il faudra remplir nos vies par autre chose que ça. Absolum. Prochain thème de départ. Oui oui. Merci à vous Michel Onf. C'était votre émission sur C News et sur Europ.