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interviewPS - Parti socialiste· 7 juillet 2026 7 min

« La division de la gauche servirait la victoire du RN. » Olivier Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Olivier Faure. Bonjour Gilles Bornstein. Au regard de ce que vous savez du dossier, trouveriez-vous anormal que Marine Le Pen puisse se présenter à l'élection ?

Il y a eu 10 ans d'enquête. La justice a statué en première instance. Elle a condamné lourdement Marine Le Pen pour des faits de détournement de fonds publics.

Je me souviens du slogan de l'extrême droite cette haute main propre. Et bien il est temps de montrer que effectivement quand la justice passe l'extrême droite obtempère. Et malheureusement la réalité c'est que que ce soit Marine Le Pen ou l'extrême droite bling bling avec Jordan Bardella, ça ne change pas grand-chose.

C'est extrême droite, point. Et donc elle nous trouvera face à elle en 2027. Mais si elle pouvait si elle était condamnée mais pouvait faire campagne euh vous accepteriez de débattre avec quelqu'un qui est de condamné pour détournement de fonds ?

Moi je crois à la justice de mon pays. Si demain enfin si aujourd'hui pardon la justice devait permettre à Marine Le Pen euh d'être candidate, évidemment qu'il faudrait débattre avec elle. Il y a aucune raison de Enfin moi je suis un légaliste et donc contrairement à l'extrême droite qui à chaque fois cherche à relativiser les jugements de cour et malheureusement le garde des sceaux lui-même avait lui-même trouvé la condamnation sévère.

Vous imaginez que pour détournement de fonds publics, si demain vous étiez vous-même condamné on vous laisse vous présenter à une élection ou même présenter une émission de télévision, il y a une logique à cela. Quand on est coupable et bien on doit payer. Vous avez voté la censure hier mais pas votre groupe. 20 socialistes seulement, 20 socialistes sur 68 vous ont suivi.

Quand on est à ce point minoritaire dans sa propre famille, est-ce qu'on est encore légitime pour la ? Vous souvenez de Jacques ? ?

Est-ce que vous vous souvenez de cette phrase ? brûle et on regarde ailleurs. Et bien la France brûle et je refuse de regarder ailleurs.

Et donc nous avons aujourd'hui des feux de forêt partout qui sont en train de dévorer notre territoire et il faudrait donner quitus au gouvernement pour ce qu'il n'a pas fait. Moi je crois au contraire qu'il est temps de sonner l'alerte, de dire les choses, de faire en sorte que sur un sujet qui devrait toutes et tous nous tirer vers le haut. Nous sommes socio-écologiques.

Nous avons décidé d'être partisans de la sociale-écologie. Et bien évidemment dans ces moments-là, il faut que le bloc social-écologique se retrouve et que nous puissions avancer ensemble et donner le tocsin parce qu'il n'est pas possible de laisser aujourd'hui les politiques publiques continuer comme elles continuent. Expliquez ça aux camarades. rendez ?

Mais non mais Vous vous rendez ? Oui ben vous leur expliquerez vous aussi mais euh C'est vous le premier secrétaire à cette fonction. je vous dis, c'est que quand on a un fond vert qui a diminué par trois Pardon Olivier Faure. ma prime rénov' qui a changé à 16 reprises de critères d'attribution.

Comment voulez-vous que les choses ? mais vous êtes très convaincant mais vous n'avez pas convaincu votre groupe. Donc je repose ma question.

Vous avez été mis très largement en minorité dans le groupe de votre parti. Est-ce que vous devez euh je vais vous poser la question très clairement. Beaucoup exigent votre démission.

Est-ce que vous allez quitter votre ? pas sûr que beaucoup l'exigent mais en tout cas ne le confondez pas deux choses minorité et légitimité. Moi ce que je crois c'est que parfois il faut être en avance, il faut faire des choix difficiles, prendre des risques.

Ce que j'ai fait depuis 8 ans à chaque étape et y compris avec quelques succès. Si je n'avais pas été là, est-ce que le Parti Socialiste serait encore là ? Est-ce qu'il y aura encore des ?

Vous êtes le sauveur du PS. Il s'agit pas de dire que je suis le sauveur, je dis simplement dit. Je dis simplement que euh si je n'avais pas fait les choix que j'ai fait et notamment le choix de l'unité de la gauche le choix du rassemblement de la gauche sociale et écologique, eh bien aujourd'hui je ne serais pas là pour vous en parler et aucun socialiste ne serait là pour en parler.

L'unité de la gauche, c'est toujours votre slogan. C'est-à-dire que s'il le faut demain même si vous n'êtes pas d'accord, vous pourriez gouverner avec les ? Mais euh ce n'est pas le choix que j'ai fait.

Moi, je cherche à rassembler la gauche démocratique et écologique, de Ruffin à Glucksmann. De faire en sorte que toute cette gauche-là puisse se retrouver et permettre un deuxième tour face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Voilà ce que je souhaite le plus ardemment et voilà ce pourquoi je me bats depuis tant d'années.

Très bien, mais à la fin, il faut de ceux qui ont cherché à chaque étape à rassembler un bloc qui euh s'il part divisé, sait qu'il n'a aucune chance. Nous l'avons déjà vécu. Gilles Bonderstein, ce n'est pas comme si j'ai inventé quelque chose.

Nous avons déjà vécu les choses depuis 2002. Cela fait 24 ans que nous connaissons ce sous cette situation. Et donc, les mêmes causes produisant les mêmes effets, si vous avez un candidat communiste, un candidat écologiste, un candidat euh Ruffin, ex-insoumis, un candidat ou une candidate Autain, ex-insoumise aussi, vous avez Marine Tondelier, un socialiste et pourquoi pas un Place publique, et dans ces cas-là, est-ce que vous pensez sérieusement que l'un ou l'une d'entre eux peut être au second ?

La réponse, nous la connaissons, ce sera aucun. Et donc, moi je me bats pour qu'effectivement cette possibilité demeure et c'est la raison pour laquelle le 9 juillet, je propose effectivement un dans le vote des militants, je propose une procédure qui permettra de retrouver l'unité, qui permettra d'aller à un candidat commun et de faire en sorte que nous nous ouvrions au plus grand nombre et non pas que nous nous refermions progressivement, que nous nous rétrécissions sur nous-mêmes, comme si nous en avions la force seule. Ce n'est pas le cas et donc il faut être lucide.

C'est effectivement le choix que vous proposez aux militants qui doivent surtout voter. Si vous êtes mis en minorité, là ça sera pas le groupe parlementaire, ça sera tous les militants socialistes. Si vous êtes mis en minorité après-demain, est-ce que vous ?

Mais quand on pose une question référendaire, quand le chef de l'État pose une question référendaire, il démissionne ou il démissionne ? Le général de Gaulle l'avait fait, d'autres ne l'ont pas fait après lui. Moi ce que je crois c'est que quand on veut faire vivre une démocratie, et compris une démocratie partisane, il faut accepter les votes quels qu'ils soient, et donc j'ai fait le choix de dire qu'il y avait deux options possibles pour permettre justement que les militants que les militants choisissent.

Si les militants choisissent une autre solution que la vôtre, me bats pour gagner jeudi et faire en sorte que les militants et les militantes socialistes acceptent l'idée de l'élargissement et non pas du rétrécissement permanent. Et si c'est pas le ? Mais nous verrons bien à ce moment-là.

Olivier Faure, invité des 4 Vérités, merci beaucoup d'être passé par le plateau de France 2. Damien Abad, c'est un