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Audition parlementairepublicsenat· 10 septembre 2026 89 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheSécuritéJustice

100% Sénat - Violences dans le périscolaire : quelle réponse des maires ?

Source d'origine 7 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 47 %Attaque 23 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:37OuverteRéponse partielle

    Comment avez-vous été mis au courant des suspensions ou suspicions d'agression ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Quelles décisions avez-vous prises dans les 24 heures suivant un signalement ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    En combien de temps l'animateur soupçonné a-t-il été écarté des enfants ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Avez-vous procédé à un signalement auprès de la justice et des services préfectoraux de la jeunesse ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans la procédure de signalement ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Quels sont désormais vos processus pour gérer ces situations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 19:47InvitéChiffre
    « Nous avons récemment été marqués par plusieurs signalements de faits de violence sexuelle, quatre, commises sur des mineurs par plusieurs de nos animateurs. »
  • 31:28InvitéFait
    « La maman de l'enfant était encore dans mon bureau que la décision de suspension était prise. »
  • 31:46InvitéFait
    « La famille a déposé plainte et la justice a été saisie dans les 48 heures. »
  • 38:29Locuteur 6Promesse
    « Nous avons besoin d'une chaîne d'action claire, commune et reproductible au sein de nos communes. »
  • 40:01Locuteur 6Fait
    « Nous devons cesser de laisser les maires seuls lorsque la justice est saisie. »
  • 45:23Locuteur 7Fait
    « Les trois enfants par classe, il faut aller chercher, on peut arriver à zéro. »
  • 48:21PrésentateurFait
    « Un classement sans suite n'est pas un certificat d'innocence, ça ne veut pas dire que les faits n'ont pas eu lieu. »
  • 1:00:00Locuteur 7Chiffre
    « qu'il y a trois enfants par classe »
  • 1:00:47Locuteur 7Promesse
    « il faut que les signalements remontent »
  • 1:02:05Locuteur 7Fait
    « on a un principe de précaution, on suspend automatiquement »
  • 1:02:16Locuteur 7Promesse
    « il faut bien les payer »
  • 1:03:17Locuteur 2Fait
    « il y a des peines qui sont annulées pour les agresseurs mineurs à leur majorité »
  • 1:03:48Locuteur 2Fait
    « c'est l'enfant qui est au centre de nos préoccupations »
  • 1:04:08Locuteur 2Chiffre
    « un enfant il dit la vérité dans 98% des cas »
  • 1:05:10Locuteur 2Fait
    « l'enfant du fait de son âge c'est une personne vulnérable »
  • 1:26:45PrésentateurFait
    « 50% des communes font ce qu'elles veulent, puisqu'elles ne perçoivent pas de subvention de la CAF »
  • 1:27:17PrésentateurFait
    « on a 300 parents révoltés qui nous disent c'est fini, on votera plus pour vous »

Temps de parole

  • Locuteur 120 %
  • Présentateur17 %
  • Invité17 %
  • Locuteur 611 %
  • ?10 %
  • Locuteur 79 %
  • Locuteur 27 %
  • Locuteur 86 %
  • Invité 22 %

≈ 85,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Locuteur

Bonjour

0:10
Présentateur

à tous, ravi de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100% Sénat, l'émission qui vous fait vivre les travaux de la Haute Assemblée.

0:17
Locuteur

Comme

0:18
Présentateur

toute cette semaine, on continue à suivre les travaux de la commission d'enquête du Sénat sur les affaires de violences sexuelles dans le secteur périscolaire. Les sénateurs ont entendu des élus locaux, alors que les communes, je le rappelle, ont la gestion de la compétence du secteur périscolaire dans les écoles et donc sont en première ligne pour lutter contre ce fléau. Je vous laisse écouter cette audition.

0:38
Locuteur

Il

0:39
Présentateur

était important pour nous de vous entendre en tant que maire, parce que vous le voyez bien dans les médias, il y a une immense émotion des familles et les familles ont droit à la vérité, les familles ont besoin d'explications.

Et donc vous êtes aujourd'hui quatre maires, enfin cinq tout à l'heure, de quatre départements différents et c'est vrai que vous avez un point commun, c'est d'avoir été tous confrontés à des situations de crimes et d'élits, parce qu'on parle de dysfonctionnement, mais il s'agit de crimes et d'élits commis donc sur des enfants, on parle d'enfants de deux ans, de trois ans, de quatre ans, de cinq ans, et que hélas, comme je le répète souvent, si Paris est un cas exceptionnel par l'ampleur des enquêtes pénales en cours, 235 enquêtes pénales en cours, et par l'OMERTA qui y a régné, pour autant, Paris n'est pas une exception.

Et que hélas, quasiment tout le territoire de France, 72 départements selon SOS périscolaire, ont des remontées de signalements en termes, encore une fois, de violences dans le périscolaire. Et donc l'enjeu de cette commission,

1:44
Locuteur

ça

1:44
Présentateur

a été dit par le président, moi je ne suis pas magistrate, je ne suis pas procureure, nous ne sommes pas un tribunal, c'est encore une fois d'essayer de comprendre pourquoi est-ce que toutes ces défaillances en termes de contrôle, de recrutement, d'organisation du périscolaire,

1:59
Locuteur

peuvent

2:00
Présentateur

avoir lieu en France. Et on voit bien que vous êtes, comment dire, tous en tant que maire confrontés aux mêmes difficultés. Évidemment, on parlera, j'imagine, de la pénurie d'animateurs formés et qualifiés. Et donc, ce qui compte aujourd'hui, c'est de vous écouter, de comprendre. Et donc,

2:18
Locuteur

ce

2:18
Présentateur

que je vous propose dans un premier temps, c'est que je vais vous poser des questions sur lesquelles j'aimerais que vous répondiez chacun 3 à 4 minutes. Et ensuite, on pourra revenir, évidemment, sur la situation périscolaire dans vos communes.

2:33
Locuteur

Tout

2:34
Présentateur

d'abord, un premier bloc de questions auxquelles je souhaiterais que vous répondiez, sur la remontée d'informations et le signalement. Comment avez-vous été mis au courant des suspensions, des suspicions d'agression

2:46
Locuteur

? Quelles

2:47
Présentateur

décisions avez-vous prises dans les 24 heures qui ont suivi ? En combien de temps l'animateur soupçonné a-t-il été écarté des enfants ? Avez-vous procédé à un signalement auprès de la justice et des services préfectoraux de la jeunesse ? A quelles difficultés avez-vous été confrontés dans la procédure de signalement

3:06
Locuteur

? Et

3:07
Présentateur

quels sont désormais vos process

3:09
Locuteur

?

3:10
Présentateur

Ma deuxième question concerne les relations avec la justice. Êtes-vous tenus au courant ou non de l'avancement de l'enquête judiciaire ? Quelles sont là aussi vos difficultés auxquelles vous avez été confrontés ? Madame Libère, Madame la maire, vous évoquiez dans vos réponses au questionnaire l'intervention de la brigade de protection des mineurs dans une classe pour entendre des enfants, ce qui est totalement contraire à la réglementation qui vise à protéger les enfants. Ça a été le cas également à Colombes, ce qui a créé une véritable sidération chez les parents, puisque les parents n'avaient même pas été informés.

3:45
Locuteur

Et

3:45
Présentateur

donc, aviez-vous l'un et l'autre été informés de ces auditions au préalable

3:50
Locuteur

?

3:50
Présentateur

Lundi, les procureurs de la République nous ont indiqué que le temps de la procédure judiciaire est long et ne correspond pas au temps de la suspension administrative qui est beaucoup plus courte. Donc là, c'est de vous exprimer sur la synchronisation de l'enquête judiciaire avec la suspension administrative. Comment gérez-vous cette différence de temporalité ou encore une décision de classement ? Et enfin, ma dernière question porte sur les relations avec les parents. J'ai senti une immense émotion de la part des parents, parce qu'en fait, on les tient à l'écart de toute information. Alors après, c'est peut-être lié au secret de l'enquête, mais comme je le répète

4:25
Locuteur

souvent,

4:26
Présentateur

la présomption d'innocence ne doit pas se traduire par un silence opposé aux familles. Vous imaginez l'angoisse que ça peut générer quand l'enfant a parlé, et c'est à partir de là que et la famille et l'enfant traumatisé doivent être évidemment accompagnés.

4:41
Locuteur

Et

4:42
Présentateur

donc, combien de temps après les faits avez-vous informé l'ensemble des parents

4:46
Locuteur

? Y

4:48
Présentateur

a-t-il eu une demande de la part de la justice, de la police, de ne pas communiquer

4:51
Locuteur

?

4:52
Présentateur

Si oui, dites-le nous. Et en l'absence de consignes de la justice, pourquoi avez-vous pris la décision de ne pas communiquer avec

5:01
Locuteur

les

5:02
Présentateur

parents ? Voilà, je vous donne maintenant la parole successivement, et ensuite on reviendra plus précisément sur les recommandations et les solutions, parce que les parents attendent des recommandations. Moi, je l'ai dit, cette commission, elle est transpartisane. La protection de l'enfance, elle n

5:16
Locuteur

'est

5:16
Présentateur

ni de droite ni de gauche. Ce que nous demandent les parents aujourd'hui, c'est de leur dire la vérité et de faire des recommandations pour que plus jamais ça puisse se reproduire. Je vous remercie.

5:25
Locuteur

On

5:25
Présentateur

va commencer par vous, Madame la maire. Enfin, à Monsieur le Président.

5:34
Locuteur

Oui,

5:35
Invité

merci beaucoup. Merci pour cette commission qui va nous permettre effectivement de mettre en lumière, je pense, un certain nombre de difficultés auxquelles nous sommes tous confrontés et qui se sont révélées être particulièrement la prégnante ces derniers mois avec les difficultés qui ont été mises au jour avec les affaires parisiennes et qui ont, de manière très légitime, suscité les mois chez les parents avec tout un tas de questions. Et je crois que vous avez relevé les plus importantes et des difficultés qui sont réelles dans notre exercice de mère et dans les responsabilités qu'on peut avoir vis-à-vis de ses parents et surtout vis-à-vis de ses enfants.

Alors, concernant les remontées d'informations et les signalements, en fait, ça,

6:21
Locuteur

c

6:21
Invité

'est votre première question. En fait, aujourd'hui, rien n'est extrêmement organisé, de mon point de vue. Nous, à Vincennes, la plupart du temps,

6:29
Locuteur

ce

6:30
Invité

sont les parents qui nous ont informés d'un certain nombre de faits qu'ils suspectaient avoir eu lieu sur leurs enfants. C'est même la très grande majorité, c'est-à-dire que ce sont les parents qui viennent au service de la mairie pour nous dire voilà ce qui s'est passé et voilà comment ça s'est passé. Ça, c'était vrai jusqu'à présent. La situation après Paris, si je peux me permettre, est un tout petit peu différente. Maintenant, il y a une défiance totale vis-à-vis des institutions et

7:01
Locuteur

certaines

7:02
Invité

familles n'osent même plus ou ne veulent plus venir nous indiquer les faits que leur ont répété leurs enfants parce que certains avocats leur disent qu'il ne faut pas le faire, ce qui rend notre fonction de mère encore plus compliquée parce qu'on devient complètement aveugle par rapport à des faits sur lesquels, évidemment, nous sommes tenus responsables, le cas échéant, en tant qu'employeur. Aujourd'hui, il faut bien voir que c'est à l'initiative des familles, la plupart du temps, que nous sommes tenus informés de faits relatifs, en tout cas à Vincennes, de signalements, etc. Alors,

7:38
Locuteur

ce

7:38
Invité

qui pose un problème parce qu'on pourrait, le cas échéant, si nous étions informés tout de suite, suspendre les animateurs en question

7:47
Locuteur

quand

7:47
Invité

ils sont identifiés, quand on n'est pas sur une plainte contre X.

7:50
Locuteur

Mais

7:50
Invité

dès lors que l'animateur en question est suspecté, est identifié, nous pourrions, le cas échéant, suspendre de manière systématique.

7:57
Locuteur

C

7:57
Invité

'est ce que je fais. Dès lors que la famille est en capacité de nous dire comment ça s'est passé avec quel animateur, moi, je suspends

8:06
Locuteur

dans

8:06
Invité

l'heure, c'est-à-dire qu'à partir du moment où on a vérifié, croisé, etc., et que tout ça corrobore, dans la journée et dans l'heure, l'animateur est appelé,

8:16
Locuteur

il

8:16
Invité

est suspendu pour le lendemain.

8:18
Locuteur

Et

8:18
Invité

sur un temps, et ça rejoint votre deuxième question, qui peut être extrêmement long, puisque pour l'instant, on le suspend pour quatre mois,

8:26
Locuteur

jusqu

8:27
Invité

'à temps qu'on ait une information de la justice, information qui n'arrive jamais. Mais un classement sans suite, si on ne le sait pas par les parents, très rarement, on le sait par l'institution.

8:41
Locuteur

Et

8:41
Invité

donc, en fait, on peut garder des animateurs qui peuvent être en plus complètement innocentés, suspendus pendant des mois, sans que nous sachions que la procédure est terminée.

8:53
Locuteur

Donc,

8:54
Invité

en tant qu'employeur, évidemment, ça pose un problème vis-à-vis de notre agent. Est-ce qu'il faut aussi se mettre côté du point de vue de l'agent qui est innocent ? De faire suspendre pendant quatre mois, plus pendant quatre autres mois, plus un temps infini, en fait, c'est un peu compliqué. Donc, on finit souvent par apprendre, par la rumeur ou par les parents qui nous appellent directement d'un classement sans suite, et auquel cas, eh bien, on rétablit le dialogue. Mais encore une fois, nous ne sommes pas juges. Donc, parfois, nous n'avons pas l'information relative à la procédure. Donc, on ne sait même pas de quoi il a été accusé, parfois. Donc, on l'a suspendu.

Et en fait, on est complètement aveugle,

9:32
Locuteur

parfois,

9:34
Invité

sur toute la procédure, ce qui est relativement compliqué.

9:37
Locuteur

Et

9:37
Invité

on y reviendra après. Mais ensuite, une fois que l'agent a été suspendu, mais il a été nommé par un certain nombre de parents, que fait-on de cet agent ? Reste-t-il en contact ou pas avec les enfants, même innocentés ? Et peut-on, en tant qu'employeur, ça, c'est une vraie question, faciliter son passage dans une autre filière

9:53
Locuteur

que

9:54
Invité

celle de l'animation, s'il le souhaite, pour qu'évidemment, il ne soit pas forcément remis dans la filière animation,

10:01
Locuteur

alors

10:02
Invité

que les parents sont évidemment extrêmement crispés, parce que dans la tête d'un parent, la plupart du temps, à partir du moment où vous êtes dans une procédure judiciaire, vous êtes coupable. Voilà. Les relations avec... Donc, oui, il

10:18
Locuteur

y

10:18
Invité

a une désynchronisation totale entre le temps de

10:20
Locuteur

l

10:20
Invité

'enquête administrative et le temps de

10:21
Locuteur

l

10:21
Invité

'enquête judiciaire, ce qui nous pose des difficultés de communication vis-à-vis des familles. Ça, c'est votre dernière question.

10:28
Locuteur

Nous,

10:28
Invité

on essaye de faire part aux familles,

10:33
Locuteur

par

10:33
Invité

écrit, des signalements

10:36
Locuteur

liés

10:38
Invité

aux violences sexuelles. Parce que des signalements, on en a plein d'autres. Des signalements liés aux violences sexuelles.

10:44
Locuteur

Dès

10:44
Invité

lors qu'on a posé deux conditions, la famille le souhaite.

10:50
Locuteur

Elle

10:51
Invité

est d'accord, parce que certaines familles considèrent que c

10:53
Locuteur

'est

10:53
Invité

leur problème, entre guillemets, et qu

10:55
Locuteur

'ils

10:55
Invité

ne souhaitent pas voir leur nom apparaître en public.

10:59
Locuteur

On

10:59
Invité

peut le comprendre, sur l'intimité de leur enfant, etc. Et le deuxième critère,

11:05
Locuteur

et

11:05
Invité

c'est là où c'est relativement flou, et je pense que dans d'autres départements, c'est pareil, dès lors que la justice nous y autorise, enfin, que le procureur nous y autorise.

11:15
Locuteur

Et

11:15
Invité

très souvent, le procureur nous dit « Le temps de l'enquête est ouvert, donc vous n'avez pas à communiquer aux familles, et vous pouvez juste dire qu'il y a eu un signalement avec des faits

11:27
Locuteur

dans

11:27
Invité

cet accueil de loisirs. »

11:31
Locuteur

Ce

11:31
Invité

qui nous met dans une situation très délicate,

11:35
Locuteur

parce

11:35
Invité

qu'ils ne comprennent pas

11:37
Locuteur

que,

11:37
Invité

un, nous ne puissions,

11:38
Locuteur

un,

11:39
Invité

ne pas avoir d'informations sur le contenu de l'événement, parce que parfois nous n'avons pas la plainte et nous n'avons pas le contenu de l'événement,

11:46
Locuteur

que,

11:46
Invité

deux, nous ne puissions pas communiquer

11:50
Locuteur

pour

11:50
Invité

des raisons qui sont

11:51
Locuteur

avancées

11:53
Invité

par le procureur de la République qui nous dit « C'est le temps de l'enquête, donc il faut

11:56
Locuteur

faire

11:57
Invité

en sorte de ne pas avoir de contacts, de ne pas donner d'informations. »

12:01
Locuteur

Voilà,

12:01
Invité

ce qu

12:02
Locuteur

'on

12:02
Invité

peut comprendre aussi. Mais je pense qu'on peut trouver un juste milieu entre deux comportements

12:07
Locuteur

qui

12:08
Invité

nous permettent quand même d'aller vers les familles sans forcément mettre en péril une enquête. Donc, à nous de déterminer, je pense, quel est le bon niveau d'information que nous pouvons donner aux familles.

12:23
Locuteur

Je

12:23
Invité

crois qu'il y a une circulaire du 23 mars 1926 qui demande aux procureurs d'aller vers les maires pour leur donner un minimum d'informations,

12:31
Locuteur

ce

12:31
Invité

qui, pour moi, de mon côté depuis maintenant quelques temps qu'on a vécu ces épisodes, n'est pas appliqué aujourd'hui. Dans le 94, j'entends, je parle de ce que je connais. Moi, si je n'avais pas forcé la porte du procureur, je n'aurais jamais eu ces informations. Voilà ce que je peux vous dire à ce stade. Je ne sais pas si je réponds à vos questions.

12:54
Locuteur

On

12:55
Invité

reviendra de toute façon sur un certain nombre de points. M. Laurent Catala, M. le ministre. ...d'appuyer sur... Voilà, pour qu'on vous entendait.

13:05
Locuteur 8

Mesdames et messieurs

13:06
Locuteur

les

13:07
Locuteur 8

sénateurs,

13:08
Locuteur

vous

13:09
Locuteur 8

avez souhaité m'entendre

13:11
Locuteur

dans

13:11
Locuteur 8

le cadre de votre mission

13:14
Locuteur

d

13:14
Locuteur 8

'enquête.

13:15
Locuteur

Je

13:16
Locuteur 8

fais

13:16
Locuteur

le

13:17
Locuteur 8

rapprochement

13:18
Locuteur

entre

13:19
Locuteur 8

à la fois la table ronde

13:20
Locuteur

et

13:21
Locuteur 8

la commission d'enquête.

13:23
Locuteur

Et

13:23
Locuteur 8

je vais m'efforcer

13:24
Locuteur

d

13:25
Locuteur 8

'y répondre au mieux,

13:26
Locuteur

car

13:27
Locuteur 8

effectivement, la question centrale que vous soulevez

13:30
Locuteur

est

13:31
Locuteur 8

au cœur des préoccupations de toutes les municipalités,

13:35
Locuteur

quelle

13:35
Locuteur 8

que soit leur couleur politique. personnellement, qui porte une attention encore plus grande

13:41
Locuteur

de

13:42
Locuteur 8

par ma vie antérieure

13:44
Locuteur

comme

13:45
Locuteur 8

secrétaire d'État à la famille, chargée de l'application de la Convention internationale des enfants

13:51
Locuteur

en

13:52
Locuteur 8

1991, dans une autre vie.

13:56
Locuteur

Mais la

13:59
Locuteur 8

question

13:59
Locuteur

se

14:01
Locuteur 8

pose toujours

14:02
Locuteur

avec

14:02
Locuteur 8

la même acuité.

14:04
Locuteur

et

14:05
Locuteur 8

c'est sur le fondement de trois principes.

14:07
Locuteur

Premier

14:08
Locuteur 8

principe, la sécurité,

14:11
Locuteur

le

14:11
Locuteur 8

confort des enfants. Deuxième, c'est

14:17
Locuteur

la

14:18
Locuteur 8

continuité pédagogique.

14:22
Locuteur

Le

14:22
Locuteur 8

temps périscolaire n'est pas un temps mort entre

14:26
Locuteur

le

14:27
Locuteur 8

matin

14:27
Locuteur

et

14:28
Locuteur 8

la soirée.

14:30
Locuteur

Et

14:31
Locuteur 8

enfin,

14:32
Locuteur

la

14:32
Locuteur 8

prise en compte globale

14:35
Locuteur

de

14:36
Locuteur 8

l'enfant dans

14:37
Locuteur

tout

14:38
Locuteur 8

ce parcours.

14:42
Locuteur

Par

14:42
Locuteur 8

rapport aux questions que vous avez posées, Madame la rapporteure,

14:45
Locuteur

je

14:46
Locuteur 8

ne me reconnais pas tout à fait dans la mesure,

14:49
Locuteur

au

14:49
Locuteur 8

cours des cinq dernières années, c'est-à-dire ou six,

14:52
Locuteur

le

14:52
Locuteur 8

dernier mandat.

14:53
Locuteur

Je

14:54
Locuteur 8

n'ai connu qu'un signalement

14:56
Locuteur

au

14:56
Locuteur 8

mois de février 2026, dont la procédure est aujourd'hui encore en cours

15:03
Locuteur

et

15:04
Locuteur 8

je n'ai pas la possibilité

15:06
Locuteur

de vous

15:08
Locuteur 8

dire exactement quel est son aboutissement.

15:11
Locuteur

Toujours

15:11
Locuteur 8

est-il,

15:12
Locuteur

et

15:13
Locuteur 8

là je réponds à vos questions, que un, sur le signalement

15:17
Locuteur

d

15:17
Locuteur 8

'un parent,

15:19
Locuteur

nous

15:19
Locuteur 8

avons informé

15:21
Locuteur

l

15:22
Locuteur 8

'école concernée,

15:24
Locuteur

plus

15:25
Locuteur 8

exactement la directrice a informé

15:27
Locuteur

toute

15:28
Locuteur 8

l'école,

15:29
Locuteur

que

15:29
Locuteur 8

chaque parent pouvait

15:30
Locuteur

venir prendre

15:34
Locuteur 8

des informations auprès d'elle, mais aussi auprès

15:36
Locuteur

du

15:37
Locuteur 8

service de la mairie,

15:40
Locuteur

des

15:40
Locuteur 8

réunions ont été organisées avec la classe concernée,

15:45
Locuteur

les

15:45
Locuteur 8

enfants, les parents

15:46
Locuteur

de

15:46
Locuteur 8

la classe concernée,

15:50
Locuteur

et

15:51
Locuteur 8

une réunion a rassemblé non seulement

15:54
Locuteur

les

15:55
Locuteur 8

services de l'éducation, mais également

15:57
Locuteur

la

15:58
Locuteur 8

ville, la police et la justice

16:00
Locuteur

pour

16:00
Locuteur 8

informer les parents.

16:02
Locuteur

Cela

16:03
Locuteur 8

dans

16:04
Locuteur

le

16:05
Locuteur 8

temps

16:07
Locuteur

du

16:09
Locuteur 8

démarrage de la procédure. Depuis,

16:14
Locuteur

nous

16:15
Locuteur 8

n'avons pas d'informations

16:16
Locuteur

sur l

16:19
Locuteur 8

'évolution

16:19
Locuteur

de

16:20
Locuteur 8

la situation.

16:21
Locuteur

Nous

16:22
Locuteur 8

n'avons aucun contact

16:23
Locuteur

avec

16:24
Locuteur 8

les autérités judiciaires. Nous avons pris la responsabilité d'engager une enquête administrative

16:33
Locuteur

qui

16:34
Locuteur 8

nous a permis

16:35
Locuteur

de

16:37
Locuteur 8

suspendre

16:38
Locuteur

l

16:39
Locuteur 8

'agent

16:39
Locuteur

sur

16:41
Locuteur 8

la base de la manière de servir,

16:43
Locuteur

plus

16:43
Locuteur 8

exactement parce qu'ils ne respectaient pas

16:46
Locuteur

les

16:47
Locuteur 8

consignes

16:48
Locuteur

et

16:49
Locuteur 8

qu'ils se trouvaient

16:50
Locuteur

à

16:52
Locuteur 8

certains moments tout seuls

16:53
Locuteur

dans le

16:57
Locuteur 8

dortoir

16:58
Locuteur

ou

16:59
Locuteur 8

les toilettes,

17:00
Locuteur

ce

17:01
Locuteur 8

qui est

17:01
Locuteur

formalement

17:02
Locuteur 8

interdit.

17:03
Locuteur

Mais nous

17:05
Locuteur 8

ne disposions

17:06
Locuteur

d

17:07
Locuteur 8

'aucun autre élément.

17:11
Locuteur

De

17:11
Locuteur 8

plus, cet agent

17:14
Locuteur

avait

17:15
Locuteur 8

été recruté au niveau de la ville, mais avec l'assentiment des services de l'État

17:22
Locuteur

puisqu

17:22
Locuteur 8

'il avait un statut

17:25
Locuteur

qui

17:26
Locuteur 8

dépassait le cadre de vacataire

17:29
Locuteur

et

17:30
Locuteur 8

rien ne permettait

17:31
Locuteur

de

17:32
Locuteur 8

s'y opposer.

17:39
Locuteur

Il

17:39
Locuteur 8

est clair qu'une meilleure information de la part des services judiciaires

17:45
Locuteur

de

17:46
Locuteur 8

la collectivité permettrait d'avancer davantage

17:51
Locuteur

dans

17:52
Locuteur 8

le cadre de ces situations qui sont

17:54
Locuteur

très

17:55
Locuteur 8

délicates.

17:59
Locuteur

Par

18:00
Locuteur 8

à vos questions,

18:02
Locuteur

je

18:02
Locuteur 8

crois avoir fait le tour.

18:08
Invité

Monsieur Jacobini, maire de Colombes.

18:12
Locuteur

Monsieur

18:13
Locuteur 1

le Président, Madame le rapporteur, je vous remercie tout d'abord de donner aux élus locaux l'occasion de contribuer à vos travaux sur la prévention et le traitement des violences dans les accueils du périscolaire.

18:25
Locuteur

Notre

18:25
Locuteur 1

ville compte près de 95 000 habitants et accueille 8 500 enfants chaque jour au sein de ces 41 écoles.

18:33
Locuteur

Comme

18:33
Locuteur 1

dans des milliers de communes, nous avons fait le choix d'organiser les temps des périscolaires en articulation avec la journée scolaire. Cette organisation repose sur les accueils du matin, du soir, la restauration scolaire et les études surveillées ainsi que les accueils de loisirs du mercredi et des vacances.

18:49
Locuteur

Ces

18:49
Locuteur 1

services constituent un maillon essentiel de la vie quotidienne des familles et de l'action éducative locale.

18:55
Locuteur

Les

18:56
Locuteur 1

collectivités territoriales ont une responsabilité majeure, offrir à chaque enfant un environnement sûr, protecteur et bienveillant.

19:03
Locuteur

Cette

19:04
Locuteur 1

exigence est au cœur de notre engagement de services publics et ne souffre aucune exception.

19:09
Locuteur

Les

19:09
Locuteur 1

violences pouvant être commises à l'encontre d'enfants dans un cadre éducatif ou pari scolaire suscitent une émotion légitime et profonde.

19:16
Locuteur

Elles

19:16
Locuteur 1

constituent une atteinte grave à l'intégrité des enfants, à la confiance des familles et aux valeurs qui font notre action face à de tels

19:23
Locuteur

faits. Notre

19:24
Locuteur 1

position est simple, aucune violence, aucun comportement inapproprié, aucun manquement à la protection de l'enfance ne peut être toléré. Toutefois, il est également important de rappeler que les collectivités assurent ces missions dans un cadre contraint et avec des moyens limités.

19:41
Locuteur

Comme

19:41
Locuteur 1

beaucoup de villes, nous avons récemment été marqués par plusieurs signalements

19:45
Locuteur

de

19:45
Locuteur 1

faits

19:46
Locuteur

de

19:46
Locuteur 1

violence sexuelle, quatre, commises sur des mineurs par plusieurs de nos animateurs.

19:51
Locuteur

En

19:51
Locuteur 1

tant que nouveau maire,

19:53
Locuteur

ce

19:53
Locuteur 1

fut un choc de vivre ces dénonciations.

19:57
Locuteur

Mais

19:58
Locuteur 1

même si je n'avais pas recruté ces agents et j'hérite de cette situation

20:03
Locuteur

d

20:03
Locuteur 1

'un personnel

20:06
Locuteur

auquel

20:06
Locuteur 1

je dois faire face comme employeur. Cependant, je me suis retrouvé également face à l'émotion et la colère des parents

20:14
Locuteur

dans

20:15
Locuteur 1

le même temps.

20:16
Locuteur

Et

20:17
Locuteur 1

je pense que pour un nouveau maire

20:18
Locuteur

ou

20:19
Locuteur 1

plus ancien, cela restera

20:22
Locuteur

peut

20:23
Locuteur 1

-être l'histoire qui marquera mon premier mandat.

20:27
Locuteur

Je

20:27
Locuteur 1

ne pense pas pouvoir oublier effectivement les déclarations des parents qui viennent vous raconter

20:33
Locuteur

le

20:34
Locuteur 1

témoignage de leur enfant

20:35
Locuteur

et

20:36
Locuteur 1

des mots qu'ils emploient

20:37
Locuteur

qui

20:38
Locuteur 1

sont effectivement

20:39
Locuteur

qui

20:40
Locuteur 1

relèvent effectivement de l'indicime.

20:42
Locuteur

Vrai

20:42
Locuteur 1

ou pas vrai.

20:44
Locuteur

puisqu

20:44
Locuteur 1

'il y

20:44
Locuteur

a

20:44
Locuteur 1

une enquête.

20:46
Locuteur

Mais

20:46
Locuteur 1

cette petite phrase pour bien rappeler la situation d'émotion dans laquelle ces parents

20:54
Locuteur

viennent

20:55
Locuteur 1

se confronter à nous. Dans ces situations, le maire que je suis

21:02
Locuteur

a

21:03
Locuteur 1

dû improviser. Émotionnellement, a dû improviser.

21:09
Locuteur

Et

21:09
Locuteur 1

puis, a dû prendre le costume de l'institution. finalement, c'est

21:14
Locuteur

la

21:15
Locuteur 1

froideur de l'institution face à l'émotion des parents

21:19
Locuteur

dans

21:20
Locuteur 1

un cadre réglementaire.

21:23
Locuteur

Outre

21:23
Locuteur 1

la suspension à titre conservatoire que nous avons immédiatement engagée à chaque signalement,

21:28
Locuteur

je

21:29
Locuteur 1

n'avais en tant que maire aucun pouvoir et que peu d'informations sur l'enquête confiée à la brigade des mineurs.

21:34
Locuteur

Je

21:35
Locuteur 1

devais donc répondre aux familles qui se tournaient vers la ville sans avoir aucune information sur les plaintes déposées,

21:40
Locuteur

le

21:41
Locuteur 1

nombre de plaintes ou l'état d'avancement de l'enquête.

21:45
Locuteur

Si

21:45
Locuteur 1

notre ville demande de longue date les casiers judiciaires et les inscriptions au figé,

21:49
Locuteur

nous

21:50
Locuteur 1

ne pouvions garantir aux familles qu'aucune enquête n'était en cours et qu'aucune condamnation n'était intervenue depuis le recrutement de l'agent. Malgré ces contraintes et dans le cadre légal et limité qui est le nôtre, nous devons maintenir un haut niveau de vigilance et renforcer continuellement nos dispositifs de prévention.

22:07
Locuteur

Notre

22:08
Locuteur 1

expérience nous conduit à identifier trois priorités essentielles.

22:11
Locuteur

La

22:12
Locuteur 1

première est la prévention à travers le recrutement, la formation, la sensibilisation.

22:17
Locuteur

La

22:18
Locuteur 1

deuxième,

22:20
Locuteur

je

22:20
Locuteur 1

vais peut-être garder cette partie parce que c'était mon propos liminaire mais je ne

22:25
Locuteur

vais

22:25
Locuteur 1

pas aller sur les préconisations.

22:26
Locuteur

Je

22:26
Locuteur 1

pense qu'on en reparlera après. En revanche,

22:28
Locuteur

je

22:28
Locuteur 1

vais vous donner les détails comment est-ce qu'on agit à partir d'un signalement et comment on reçoit des signalements parce qu'effectivement dans les quatre cas, le signalement a été fait par les parents auprès de la direction du centre de loisirs qui nous a fait remonter les informations en mairie centrale.

22:46
Locuteur

Les

22:47
Locuteur 1

parents ont prévenu prioritairement les responsables des centres de loisirs

22:50
Locuteur

et

22:51
Locuteur 1

la réaction des familles le plus fréquemment observée, évidemment, c

22:54
Locuteur

'est

22:54
Locuteur 1

de la colère,

22:55
Locuteur

c

22:55
Locuteur 1

'est ce sentiment dont je vous parlais d'effondrement, de culpabilité,

22:58
Locuteur

d

22:58
Locuteur 1

'anxiété pour la sécurité de leur enfant et la volonté tout de suite de vouloir rentrer dans une procédure judiciaire en évoquant de vouloir porter plainte. Face à ces signalements, à la seconde même, parce qu'effectivement, dans l'heure, comme

23:14
Locuteur

le

23:16
Locuteur 1

maire de Vincennes le disait,

23:19
Locuteur

des

23:19
Locuteur 1

mesures

23:21
Locuteur

ont

23:21
Locuteur 1

été prises immédiatement en suspension immédiate des animateurs concernés, signalement au SDJES,

23:27
Locuteur

un

23:28
Locuteur 1

article 40 au procureur de la République,

23:30
Locuteur

des

23:31
Locuteur 1

rendez-vous d'échanges avec les parents, des victimes présumées,

23:33
Locuteur

des

23:34
Locuteur 1

réunions d'information avec les fédérations de parents d'élèves et des écoles concernées

23:38
Locuteur

et

23:38
Locuteur 1

parfois même

23:40
Locuteur

d

23:40
Locuteur 1

'écoles

23:40
Locuteur

concernées

23:42
Locuteur 1

parce qu

23:43
Locuteur

'on

23:44
Locuteur 1

retrace immédiatement le parcours de l'éducateur. Donc, c'est une vague dans la ville. On n'informe pas que l'école, en fait, puisqu'il faut reparcourir le risque.

23:55
Locuteur

Donc,

23:55
Locuteur 1

plusieurs plaintes ayant été signalées, ces réunions réunissant toutes les familles des écoles concernées toutes les fédérations de parents d'élèves des écoles de la ville et tous les directeurs des centres de loisirs ont été également réunis afin de pouvoir échanger et prévenir. Les suspensions à titre conservatoire pour préserver la sécurité des enfants et garantir le bon fonctionnement du service, en fait, il n

24:20
Locuteur

'y a

24:20
Locuteur 1

aucun débat. Elles se posent effectivement naturellement. et nous sommes dans la

24:29
Locuteur

relation

24:32
Locuteur 1

aux parents, en fait, effectivement, je reviens sur ce point parce que c

24:36
Locuteur

'est

24:36
Locuteur 1

le point en fait qui, à mon sens, illustre le plus ce scandale au-delà de l'action qu'il peut avoir eu.

24:46
Locuteur

C

24:46
Locuteur 1

'est dans la façon que nous avons de gérer, en fait. Une fois que nous sommes rentrés, nous, dans la procédure génétienne, dans la déclaration du signalement qui ouvre l'enquête,

24:55
Locuteur

on

24:55
Locuteur 1

rentre dans un tunnel.

24:57
Locuteur

C

24:57
Locuteur 1

'est-à

24:57
Locuteur

-dire

24:57
Locuteur 1

que nous serons dans le noir

24:59
Locuteur

jusqu

25:00
Locuteur 1

'à ce qu'il arrive quelque chose et qu'un parent nous en informe. Effectivement, nous avons eu des contacts avec les autorités où on les appelle, mais la réponse est laconique. La procédure,

25:14
Locuteur

l

25:14
Locuteur 1

'enquête,

25:15
Locuteur

et

25:15
Locuteur 1

ça ne va jamais plus loin.

25:17
Locuteur

Alors,

25:17
Locuteur 1

je dois modérer parce que, suite justement à l'événement de l'audition sauvage dans l'école où les parents n'étaient pas au courant et l'ont découvert par un mot dans une trousse

25:27
Locuteur

au

25:27
Locuteur 1

retour de leur enfant,

25:30
Locuteur

pour

25:31
Locuteur 1

des raisons d'enquête, peut-être, moi, je n'étais pas plus au courant.

25:34
Locuteur

Je

25:34
Locuteur 1

l

25:35
Locuteur

'ai

25:35
Locuteur 1

appris par la directrice, évidemment, qui m'appelait le matin en me disant

25:40
Locuteur

on

25:40
Locuteur 1

a des enquêteurs dans les salles de classe. C'est un peu compliqué, mais ça a donné lieu à une réaction car

25:48
Locuteur

depuis

25:50
Locuteur 1

le début, de mon mandat, je dois dire sur cette question, j'ai eu l'appui du préfet

25:56
Locuteur

en

25:57
Locuteur 1

conseil, en appui du préfet des Hauts-de-Seine

25:59
Locuteur

et qui

26:01
Locuteur 1

a créé ce lien avec le procureur. Suite

26:04
Locuteur

à

26:04
Locuteur 1

cette intervention sauvage,

26:07
Locuteur

cette

26:07
Locuteur 1

audition,

26:08
Locuteur

j

26:09
Locuteur 1

'ai eu un échange avec le procureur

26:10
Locuteur

en

26:11
Locuteur 1

ayant et en étant assuré d'avoir une ligne

26:13
Locuteur

verte

26:13
Locuteur 1

sur mes interrogations sur comment agir.

26:17
Locuteur

en

26:17
Locuteur 1

revanche, et d'ailleurs, de lui-même s'est proposé en me disant que si, évidemment qu'on ne souhaite pas avoir d'autres cas, mais

26:24
Locuteur

personne

26:25
Locuteur 1

ne peut prédire cet avenir, si jamais la situation se reproduisait, le procureur aussi s'est assuré de pouvoir me dire qu'il serait à mes côtés pour communiquer.

26:36
Locuteur

Et

26:37
Locuteur 1

ce qui est vraiment irrasurant pour le maire que je suis

26:40
Locuteur

et

26:40
Locuteur 1

je pense

26:43
Locuteur

pourrait

26:43
Locuteur 1

être effectivement rassurant pour les parents qui entendraient la parole du procureur parce qu

26:51
Locuteur

'en

26:52
Locuteur 1

tant que maire,

26:53
Locuteur

on

26:54
Locuteur 1

se retrouve

26:55
Locuteur

partie

26:56
Locuteur 1

prenante.

26:57
Locuteur

Nous

26:58
Locuteur 1

sommes effectivement l'employeur et nous sommes le visage à l'instant. En fait, il

27:02
Locuteur

y

27:02
Locuteur 1

a une confusion dans la répartition. D'abord, ce scandale du périscolaire n'est pas l'institution de l'éducation nationale. Or, elle se passe dans le même lieu.

27:14
Locuteur

Donc,

27:14
Locuteur 1

il faut quand même entendre que ce mot périscolaire est en train d'aujourd'hui d'abîmer l'institution scolaire tout court. Et cette confusion des parents scolaires, parce que les directeurs de nos écoles sont en train de souffrir et reçoivent la même accusation que nos responsables de sites de loisirs comme nous la recevons nous-mêmes. Et nous sommes donc tous à un moment dans le mauvais camp pour être celui qui va communiquer

27:44
Locuteur

avec

27:45
Locuteur 1

les parents. Et que ce soit une autorité et une figure de l'institution judiciaire près duquel ils vont déposer leur plainte, serait le premier acte de confiance.

27:56
Locuteur

Parce

27:57
Locuteur 1

que la parole, à un moment qui n'est pas entachée, c'est celui qui a reçu la plainte, qui a entendu

28:03
Locuteur

aussi. Et

28:05
Locuteur 1

je pense qu'il

28:06
Locuteur

y a

28:06
Locuteur 1

dans les précautionisations, mais c'est pareil, je devance les choses, mais vraiment penser à un moment à avoir auprès de chaque procureur un interlocuteur sur ces questions auprès des familles pour pouvoir communiquer, ne serait-ce que pour dire que cette enquête est en cours, que les choses avancent. ce serait tout d'un coup une neutralité de communication

28:30
Locuteur

et

28:31
Locuteur 1

ça éviterait aussi de nourrir la colère de parents qui pensent réellement qu'on cherche à couvrir, alors qu'il n'y

28:39
Locuteur

en

28:39
Locuteur 1

est évidemment pas question puisque nos actes de suspension immédiate sont très clairs, même si j'imagine à quel point, d'ailleurs, j'ai réuni tous les éducateurs en pré-rentrée

28:53
Locuteur

en

28:53
Locuteur 1

leur expliquant bien aussi de veiller à respecter ces règles

28:56
Locuteur

parce

28:57
Locuteur 1

que la violence de ces situations à titre personnel pour eux également

29:01
Locuteur

à

29:02
Locuteur 1

l'instant où c'est déclaré sans connaître évidemment

29:05
Locuteur

les

29:05
Locuteur 1

résultats d'enquête est d'une violence inimaginable

29:08
Locuteur

et

29:09
Locuteur 1

jusqu'au jour où

29:11
Locuteur

le

29:12
Locuteur 1

pire sera atteint.

29:15
Locuteur

C

29:15
Locuteur 1

'est indélébile sur ces éducateurs,

29:21
Locuteur

ces

29:21
Locuteur 1

animateurs.

29:24
Locuteur

Donc

29:25
Locuteur 1

tous les signalements effectivement sur la procédure pour répondre à votre question Mme le rapporteur sont faits, les signalements après, les articles 40 sont faits et voilà, donc les procédures sont parfaitement respectées. Voilà, je pense que, et les parents, qu'est-ce qu'il y avait une deuxième partie à votre question de rapport avec la justice, c'est bon

29:44
Locuteur

?

29:44
Locuteur 1

Parfait, merci beaucoup.

29:46
Invité

Merci M. le maire, M. Arrogeau, maire de Charlie.

29:50
Locuteur

M.

29:50
Locuteur 6

le Président, Mme la reporter, mesdames et messieurs les sénateurs, merci de nous avoir

29:55
Locuteur

réunis

29:57
Locuteur 6

et de nous donner la parole. Mon propos sera bien sûr celui d'un élu confronté à une situation grave qui

30:05
Locuteur

souhaite

30:06
Locuteur 6

aujourd'hui partager avec vous les enseignements que nous en avons tirés. à l'issue de cette intervention sur la partie proposition, je vous proposerai de passer la parole à Émilie Farron qui m'accompagne.

30:18
Locuteur

Je

30:18
Locuteur 6

m'exprime donc comme maire d'une commune où les familles, comme vous tous,

30:22
Locuteur

nous

30:22
Locuteur 6

confient chaque jour ce qu'elles ont de plus précieux, leurs enfants.

30:26
Locuteur

Et

30:26
Locuteur 6

je voudrais commencer par une conviction assez simple. Lorsqu'un enfant entre dans une école à l'accueil périscolaire ou au centre de loisirs, eh bien, les parents doivent avoir une certitude, celle que nous mettons évidemment tout en oeuvre pour qu'il soit en sécurité. Ce devoir de protection, bien sûr, est absolu

30:44
Locuteur

et

30:45
Locuteur 6

nous devons pouvoir garantir aussi autre chose. Lorsqu'un signe apparaît, lorsqu'une parole se libère, eh bien, lorsque tout ce système se met en route, notre système doit pouvoir écouter, transmettre et agir. C'est précisément sur ce point que l'expérience que nous avons vécue à Charlie nous oblige aujourd'hui à réfléchir. Notre responsabilité de collectivité est d'examiner sans complaisance notre propre fonctionnement et de nous demander qu'avons-nous fait, qu'aurions-nous nous pu faire de mieux

31:15
Locuteur

et

31:16
Locuteur 6

surtout, devons-nous changer pour demain.

31:19
Locuteur

À

31:20
Locuteur 6

Charlie, lorsqu'une famille nous a fait part au mois d'avril dernier de faits susceptibles de mettre en cause un agent de notre accueil de loisirs,

31:26
Locuteur

nous

31:27
Locuteur 6

avons pris la décision de

31:28
Locuteur

l

31:28
Locuteur 6

'écarter immédiatement à titre conservatoire.

31:30
Locuteur

La

31:31
Locuteur 6

maman de l'enfant était encore dans mon bureau que la décision de suspension était prise.

31:35
Locuteur

Nous

31:36
Locuteur 6

avons constitué dans la foulée une cellule de crise avec les élus, saisi un avocat, travaillé avec les services de l'État et avec les enquêteurs.

31:43
Locuteur

La

31:44
Locuteur 6

famille a déposé plainte et la justice a été saisie dans les 48 heures.

31:49
Locuteur

Nous

31:49
Locuteur 6

avons ensuite, en interne, engagé une enquête administrative sur notre propre fonctionnement parce qu'évidemment, notre responsabilité

31:56
Locuteur

n

31:57
Locuteur 6

'est pas seulement de demander si un individu avait failli, mais aussi

32:00
Locuteur

de

32:01
Locuteur 6

s'interroger sur nos pratiques et sur la façon dont nous protégeons nos enfants.

32:06
Locuteur

Et

32:06
Locuteur 6

c'est probablement là le principal enseignement que je souhaiterais partager avec vous aujourd'hui.

32:11
Locuteur

Un

32:11
Locuteur 6

enfant

32:12
Locuteur

ne

32:12
Locuteur 6

vit pas en silo. Il peut être le matin avec sa famille, quelques heures plus tard à l'école, à midi au restaurant scolaire et le soir au centre de loisirs. Et c'est pourtant

32:21
Locuteur

toujours

32:22
Locuteur 6

le même enfant.

32:23
Locuteur

Mais

32:24
Locuteur 6

les adultes, les institutions qui l'entourent fonctionnent encore trop souvent autour d'un monde séparé en silo. L'éducation nationale possède ses procédures, la commune possède les siennes, les accueils collectifs, les leurs, etc. Chacun peut être compétent, attentif et de bonne volonté, mais si personne ne rapproche les informations, nous pouvons collectivement ne pas voir ce qu'aucun acteur pris isolément ne pouvait comprendre.

32:52
Locuteur

La

32:53
Locuteur 6

protection de l'enfance ne peut pas être organisée en fonction de nos frontières administratives.

32:58
Locuteur

Elle

32:58
Locuteur 6

doit être organisée autour de l'enfant.

33:00
Locuteur

et

33:00
Locuteur 6

je crois même que nous devons aller plus loin que cette notion.

33:04
Locuteur

Nous

33:04
Locuteur 6

devons nous demander si notre droit et nos institutions

33:06
Locuteur

ne

33:07
Locuteur 6

doivent pas reconnaître à l'enfant une forme de statut protégé et sanctuarisé.

33:12
Locuteur

J

33:13
Locuteur 6

'emploie cette expression pour dire qu'un enfant, parce qu'il est vulnérable, parce qu'il dépend des adultes, parce qu

33:19
Locuteur

'il

33:19
Locuteur 6

ne connaît pas nos procédures et parce qu'il ne possède pas

33:22
Locuteur

toujours

33:22
Locuteur 6

les mots pour s'exprimer,

33:24
Locuteur

doit

33:25
Locuteur 6

bénéficier d'un niveau supérieur de vigilance et de protection. Il nous appartient donc de compenser cette vulnérabilité. Et ce principe devrait produire une conséquence très concrète.

33:37
Locuteur

Lorsqu

33:37
Locuteur 6

'un doute sérieux existe concernant la sécurité d'un enfant, sa protection doit devenir

33:42
Locuteur

la

33:42
Locuteur 6

boussole qui organise notre action.

33:45
Locuteur

Nos

33:45
Locuteur 6

procédures devraient alors commencer non pas seulement par la question qui est compétent, mais d'abord par de quoi cet enfant a-t-il besoin maintenant pour être protégé.

33:54
Locuteur

cette

33:55
Locuteur 6

approche suppose aussi de mieux comprendre la temporalité de l'enfant.

34:00
Locuteur

Il

34:01
Locuteur 6

ne parle pas sur commande, il ne raconte pas nécessairement les événements traumatiques aux premiers adultes qu'il croise, il peut parler bien souvent plus tard, il peut dire les choses de manière fragmentaire et parfois, avant les mots, il y a des comportements que nous devons connaître. Pris séparément, chacun de ces éléments peut avoir mille explications,

34:21
Locuteur

mais

34:22
Locuteur 6

rapprochés les uns des autres et observés par plusieurs adultes qui connaissent l'enfant,

34:26
Locuteur

ils

34:26
Locuteur 6

peuvent parfois faire apparaître une inquiétude qui mérite attention. Nous devons donc apprendre collectivement non pas à suspecter partout,

34:34
Locuteur

mais

34:35
Locuteur 6

à être attentifs partout.

34:37
Locuteur

À

34:37
Locuteur 6

Charlie,

34:38
Locuteur

nous

34:39
Locuteur 6

avons voulu que cette épreuve ne débouche pas seulement sur la gestion d'une crise, nous avons voulu qu'elle transforme durablement nos pratiques, notre organisation et cela sans complaisance.

34:49
Locuteur

une

34:50
Locuteur 6

enquête administrative externe a été menée afin d'analyser le fonctionnement de notre accueil de loisirs, de nos pratiques et de notre organisation des ressources humaines.

34:59
Locuteur

En

34:59
Locuteur 6

parallèle, plusieurs chantiers ont été engagés. Nous travaillons tout d'abord

35:03
Locuteur

à

35:03
Locuteur 6

la formalisation d'un véritable protocole consacré aux violences et aux maltraitances faites aux enfants.

35:09
Locuteur

L

35:09
Locuteur 6

'objectif est assez simple,

35:12
Locuteur

qu

35:13
Locuteur 6

'un agent confronté demain à une parole ou à un comportement inquiétant sache

35:17
Locuteur

quoi

35:17
Locuteur 6

faire.

35:18
Locuteur

Nous

35:18
Locuteur 6

travaillons également sur des situations extrêmement ordinaires de la vie quotidienne, l'accompagnement aux toilettes, le change des plus petits, le respect de l'intimité et de la pudeur,

35:27
Locuteur

l

35:27
Locuteur 6

'information des parents et bien sûr la traçabilité de certaines interventions. Cela peut sembler technique, mais la protection de l'enfant se joue aussi sur ce type de détails.

35:38
Locuteur

Nous

35:39
Locuteur 6

travaillons également à Charlie à la mise en place d'un registre permettant une meilleure traçabilité des informations préoccupantes et des signalements ainsi qu'à l'identification de référents clairement identifiés dans la commune.

35:50
Locuteur

L

35:50
Locuteur 6

'objectif est d'éviter qu'une information ne reste isolée dans un service, dans un courriel ou dans la mémoire d'un professionnel.

35:57
Locuteur

Nous

35:57
Locuteur 6

avons communiqué autant que possible auprès des parents.

36:00
Locuteur

Nous

36:01
Locuteur 6

avons rencontré les représentants des parents d'élèves de nos trois écoles et organisé, avec l'association L'enfant bleu de Lyon, une réunion d'informations et d'échanges ouverte à toutes les familles de la commune.

36:12
Locuteur

Des

36:12
Locuteur 6

documents d'informations ont été remis pour les aider à mieux comprendre les signes susceptibles d'alerter chez leurs enfants,

36:18
Locuteur

mais

36:19
Locuteur 6

aussi la manière d'accueillir la parole de leurs enfants sans provoquer

36:23
Locuteur

ni

36:23
Locuteur 6

l'influencer.

36:24
Locuteur

Nous

36:25
Locuteur 6

avons aussi proposé aux familles qui en ressentaient le besoin

36:27
Locuteur

des

36:28
Locuteur 6

consultations individuelles avec une psychologue spécialisée.

36:31
Locuteur

Trois

36:31
Locuteur 6

temps spécifiques ont notamment été organisés et les parents ont été au rendez-vous.

36:37
Locuteur

Car

36:37
Locuteur 6

après une telle révélation, une question revient chez tous les parents

36:40
Locuteur

et

36:41
Locuteur 6

mon enfant.

36:42
Locuteur

Cette

36:42
Locuteur 6

angoisse est légitime et doit être entendue,

36:45
Locuteur

mais

36:45
Locuteur 6

elle doit aussi être accompagnée avec beaucoup de précautions.

36:49
Locuteur

Car

36:49
Locuteur 6

vouloir absolument faire parler à un enfant peut parfois produire l'effet inverse de celui recherché.

36:54
Locuteur

Nous

36:55
Locuteur 6

avons également voulu agir directement auprès des enfants et à la fin de l'année scolaire, nous avons remis aux élèves de CM2 un ouvrage pédagogique consacré à la prévention des violences sexuelles accompagné d'un message de prévention.

37:07
Locuteur

L

37:07
Locuteur 6

'objectif n'est pas d'effrayer les enfants, il est de leur donner

37:09
Locuteur

des

37:10
Locuteur 6

repères simples.

37:11
Locuteur

Nous

37:12
Locuteur 6

souhaitons prolonger ce travail en lien avec les écoles et avec les séances d'éducation à la vie affective et relationnelle et nous travaillons également avec l'association Les Papillons

37:20
Locuteur

à

37:21
Locuteur 6

l'installation d'un dispositif de boîte aux

37:23
Locuteur

lettres. Enfin,

37:24
Locuteur 6

nous avons investi dans ce qui me paraît peut-être être le plus important aujourd'hui, la formation des adultes.

37:31
Locuteur

Les

37:31
Locuteur 6

personnels de notre accueil de loisirs ont été formés, notamment avec l'association L'Enfant Bleu, aux différents repérages, les signes de maltrestance et à l'accueil de la parole d'un enfant

37:41
Locuteur

et

37:42
Locuteur 6

nous souhaitons désormais élargir cette culture de la formation à l'ensemble des agents municipaux.

37:48
Locuteur

Notre

37:48
Locuteur 6

ambition est finalement assez simple qu'à Charlie, demain, aucun adulte confronté à une situation inquiétante ne puisse dire je ne savais pas quoi faire.

37:58
Locuteur

Mais

37:58
Locuteur 6

cette expérience nous montre très clairement les limites de l'action d'une commune. Aussi volontariste soit-elle, une collectivité locale ne peut pas construire seule un système complet de protection de l'enfance.

38:10
Locuteur

Il

38:10
Locuteur 6

faut désormais un cadre national beaucoup plus solide

38:13
Locuteur

et

38:14
Locuteur 6

je donnerai la parole,

38:15
Locuteur

si

38:16
Locuteur 6

vous le souhaitez, la parole à Émilie Farron pour développer mes cinq points majeurs.

38:24
Locuteur

Merci, merci madame.

38:28
Locuteur 6

Premièrement, nous avons besoin

38:30
Locuteur

d'une chaîne...

38:31
Locuteur 6

Allez-y, le

38:33
Locuteur

maire de Charlie, il

38:33
Locuteur 6

me reste quasiment

38:35
Locuteur

terminé.

38:42
Présentateur

Attendez, j'ai commencé, monsieur le maire, franchement, commencer à faire de la polémique politicienne sur un sujet, encore une fois, j'ai commencé en vous disant je ne suis pas dans un esprit partisan, la protection de l'enfance ça dépasse les clivages droite-gauche, il y a des maires de droite, il y

38:56
Locuteur

a

38:56
Présentateur

des maires de gauche, on n'est ni procureur ni juge, on essaie de comprendre pour

39:01
Locuteur

rendre

39:01
Présentateur

un peu de vérité aux familles. Vous savez qu'à Créteil, il y a une journaliste qui s'est infiltrée en huit minutes chrono, sans... Voilà, donc puisque vous dites que monsieur le maire le parle trop, enfin pardonnez-moi, mais je ne comprends pas la tonalité

39:15
Locuteur

de votre intervention.

39:20
Locuteur 8

Mais

39:20
Locuteur

attendez, on a deux heures devant nous, monsieur le maire.

39:25
Invité

Chacun va pouvoir s'exprimer, ne vous inquiétez pas,

39:27
Locuteur

on

39:27
Invité

va laisser finir le

39:30
Locuteur

maire de

39:31
Invité

Charlie. Merci

39:32
Locuteur

monsieur le maire.

39:32
Invité

La joindre dira quelques mots si vous voulez compléter. Et puis après, le maire de Saint-Ouen prendra la parole également. Merci. Et nous passerons à des questions, vous pourrez revenir sur certains points, ne vous inquiétez pas.

39:40
Locuteur 6

Allez

39:40
Locuteur

-y, monsieur le maire. Alors cinq orientations

39:43
Locuteur 6

importantes. Premièrement, nous avons besoin d'une chaîne d'action claire, commune et reproductible au sein de nos communes. Deuxièmement, nous avons besoin de référents identifiés formés dans les structures d'accueil. Troisièmement, la formation doit devenir une priorité nationale. Quatrièmement, et si vous me permettez, je voudrais insister particulièrement sur ce point, nous devons cesser de laisser les maires seuls lorsque la justice est saisie. C'est probablement l'un des enseignements les plus douloureux de ce que nous avons vécu à Charlie. Lorsqu'une procédure judiciaire commence, quelque chose de paradoxal se produit, la commune reste au centre de toutes les attentes,

40:20
Locuteur

mais

40:21
Locuteur 6

elle se retrouve en périphérie de l'information.

40:24
Locuteur

Le

40:24
Locuteur 6

maire continue à recevoir les parents, il croise les familles, nous continuons à recevoir les enfants, et tout le monde s'interroge.

40:31
Locuteur

C

40:31
Locuteur 6

'est vers lui, évidemment, que se tourne naturellement une population qui veut comprendre, être rassurée

40:36
Locuteur

et

40:37
Locuteur 6

savoir ce qu'il en est.

40:38
Locuteur

Je

40:39
Locuteur 6

veux le dire ici avec beaucoup de mesures, mais aussi avec beaucoup de franchises, dans ces moments-là, le sentiment d'abandon institutionnel des élus locaux

40:45
Locuteur

est

40:46
Locuteur 6

immense.

40:47
Locuteur

Pour

40:47
Locuteur 6

la partie suivante qui concerne les propositions, je vous proposerai de passer la parole peut-être dans un deuxième temps à madame. Merci.

40:55
Invité

Vous interviendrez peut-être dans un deuxième temps. On va donner la parole au maire de Saint-François qui nous a rejoint pour un propos liminaire de cinq minutes. Si vous voulez bien, sachant qu'après, on va vous réinterroger sur les différents points. Vous aurez l'occasion et le temps de vous exprimer les uns et les autres. Ah oui, vous n'avez pas encore prêté serment. Comme nous sommes en statut de commission d'enquête, je vais

41:13
Locuteur

vous

41:13
Invité

inviter à dire toute la vérité, rien que la vérité, en l'avant la main, en disant je le jure, je le jure, et nous indiquer si vous avez des liens d'intérêt avec l'objet de la commission d'enquête, s'il y en a évidemment. Je n'ai aucun

41:25
Locuteur 7

lien,

41:25
Locuteur

monsieur

41:25
Invité

le

41:25
Locuteur

sénateur, madame la sénatrice. je

41:26
Invité

vous donne la parole.

41:27
Locuteur 7

Très bien, merci beaucoup, madame la sénatrice, présidente, monsieur le sénateur, monsieur le coprésident, mesdames, messieurs, les collègues

41:34
Locuteur

élus,

41:36
Locuteur 7

mesdames, messieurs, membres du Sénat, mesdames, messieurs, agents du Sénat.

41:41
Locuteur

Écoutez,

41:41
Locuteur 7

c'est un moment en particulier dans lequel nous nous trouvons, parce que pas plus tard qu'il y a trois jours, nous avons lancé

41:46
Locuteur

le

41:47
Locuteur 7

séminaire sur Je protège nos enfants dans la ville de Saint-Ouen et chaque lundi, nous manifestons

41:52
Locuteur

en

41:53
Locuteur 7

soutien des familles victimes d'infanticides et de violences sexuelles et sexistes. Donc, mon propos liminaire, c'est je me suis porté candidat pour participer à cette mission, je vous remercie. Tout ce que nous pouvons partager en termes de retour d'expérience pour faire en sorte que nous puissions sauver les trois enfants par classe qui sont victimes de violences sexuelles et sexistes, je le ferai. Tout ce que nous pourrons faire pour sauver les 170 000 victimes par an, nous le ferons. À Saint-Ouen, nous avons une approche que je qualifierais d'holistique,

42:23
Locuteur

c

42:23
Locuteur 7

'est-à-dire

42:23
Locuteur

le

42:25
Locuteur 7

périmètre du prédateur

42:27
Locuteur

ne

42:28
Locuteur 7

se limite pas au périscolaire. Sans ça,

42:30
Locuteur

il

42:31
Locuteur 7

suffirait de supprimer les activités périscolaires

42:33
Locuteur

pour

42:34
Locuteur 7

que la prédation et les violences

42:37
Locuteur

en

42:38
Locuteur 7

direction des enfants disparaissent.

42:40
Locuteur

Quand

42:41
Locuteur 7

je parle de vision holistique, c'est

42:43
Locuteur

le

42:44
Locuteur 7

parcours de l'enfant comment on protège nos enfants. L'enfant, il va à l'école comment on travaille avec l'éducation nationale. L'enfant, il est à l'école comment on a une réflexion bâtimentaire. On voit bien qu'il y a des angles morts, je pense notamment pendant la pause méridienne, les toilettes, le passage entre le périscolaire et l'éducation nationale et l'éducation nationale et le périscolaire. L'enfant,

43:09
Locuteur

souvent,

43:10
Locuteur 7

il a des activités culturelles comme on arrive à sensibiliser les associations culturelles.

43:15
Locuteur

L

43:15
Locuteur 7

'enfant, il est souvent, il exerce souvent une activité sportive comme on arrive à sensibiliser les éducatrices et les éducateurs. Sensibiliser, c'est quoi ? C'est la culture du consentement, la culture de je suis souverain, je suis chef de mon corps.

43:33
Locuteur

Et

43:34
Locuteur 7

ça commence très tôt.

43:36
Locuteur

La

43:36
Locuteur 7

prévention, c'est comment on arrive à former nos agents.

43:40
Locuteur

et

43:40
Locuteur 7

la formation, encore une fois, est évolutive parce que le prédateur a des techniques évolutives. Il s'adapte, je pense notamment aux techniques digitales, aux techniques d'IA, aux techniques modernes qui lui donnent la possibilité de mieux appréhender sa proie. C'est comment on arrive à former les parents. Et c'est ce que vous avez probablement évoqué, chers collègues,

44:02
Locuteur

vous

44:02
Locuteur 7

avez évoqué, le travail précis,

44:06
Locuteur

le

44:11
Locuteur 7

travail fécond avec la justice,

44:16
Locuteur

le

44:16
Locuteur 7

ministère de l'Intérieur réactivé au sein du CLS-PDR, le Conseil local de sécurité et

44:22
Locuteur

de

44:22
Locuteur 7

prévention de la délinquance et contre la radicalisation, la notion de protection de l'enfance. Cette notion n'apparaît pas.

44:28
Locuteur

Donc

44:29
Locuteur 7

c'est très concret. Et nous, et je terminerai là-dessus mon propos linéaire, nous avons créé un service spécifique

44:35
Locuteur

protection

44:36
Locuteur 7

de l'enfance, violence sexuelle et sexiste en direction des enfants, contre les enfants. Nous avons, et parce qu'on s'est rendu compte qu'on ne peut pas être jugé parti,

44:44
Locuteur

il

44:44
Locuteur 7

ne faut pas laisser ça

44:46
Locuteur

au,

44:46
Locuteur 7

je pense, au service éducatif, c'est trop compliqué ou au service santé, c'est trop compliqué. Il faut énormément de hauteur, énormément de recul pour pouvoir traiter ce type

44:55
Locuteur

de

44:56
Locuteur 7

sujet

44:57
Locuteur

pour

44:57
Locuteur 7

pouvoir mieux gérer les signalements. Les signalements,

45:00
Locuteur

comment

45:00
Locuteur 7

j'ai fait ? J'ai une ligne directe

45:02
Locuteur

pour

45:02
Locuteur 7

éviter justement qu'on ait des effets de volonté, de camoufler, quoi que ce soit. Et je terminerai mon propos.

45:10
Locuteur

Le

45:10
Locuteur 7

juge Durand avec lequel je travaille, l'association 160 000 Mouv'enfants avec lequel je travaille, Arnaud Gallet, nous donne un élément très clair. Les trois enfants par classe, il

45:24
Locuteur

faut

45:24
Locuteur 7

aller chercher, on peut arriver à zéro, sauf qu'on sort du déni.

45:27
Locuteur

On

45:27
Locuteur 7

a trois dénits dans notre pays, le déni démographique, on a un pays qui vieillit, le déni climatique, on l

45:31
Locuteur

'a

45:31
Locuteur 7

vu cet été, et puis le déni face à la protection de nos enfants.

45:34
Locuteur

Donc

45:35
Locuteur 7

ça existe.

45:36
Locuteur

Quand

45:36
Locuteur 7

je discute avec certains collègues maires qui me disent chez moi, ça tient,

45:39
Locuteur

c

45:40
Locuteur 7

'est de l'auto-persuasion.

45:41
Locuteur

Au

45:41
Locuteur 7

moment où je vous parle, j'ai pris la parole il y a exactement quatre minutes, il y a un gamin qui s'est fait agresser parce que la réalité c'est celle-ci. Donc soit on sort du déni et on se donne les moyens, gauche, droite, peu importe, mais on arrive à sanctuariser la parole de l'enfant et faire en sorte que la protection de l'enfance est au centre

45:58
Locuteur

d

45:59
Locuteur 7

'un pays comme le nôtre parce qu

46:00
Locuteur

'on

46:01
Locuteur 7

mesure la grandeur d'une nation comme la nôtre, d'une république comme la nôtre, d'un pays comme le nôtre,

46:08
Locuteur

la

46:08
Locuteur 7

manière avec laquelle on protège

46:09
Locuteur

nos

46:10
Locuteur 7

femmes

46:10
Locuteur

et

46:11
Locuteur 7

nos enfants, les deux qui sont le plus exposés aux violences. Merci.

46:16
Locuteur

Merci.

46:17
Invité

Je vais donner la parole à notre rapporteur pour des premières questions pour que les choses soient totalement transparentes et évidemment

46:26
Locuteur

soyez

46:27
Invité

le plus concret et précis possible. l'objet de la commission c'est de faire des recommandations qui seront bien sûr

46:33
Locuteur

en

46:33
Invité

appui des familles, des collectivités, des employeurs que vous êtes donc n'hésitez pas à faire des propositions les plus précises pour que nos recommandations soient, nous le souhaitons, efficaces. Madame la rapporteure.

46:45
Présentateur

Merci infiniment Monsieur le Président. Juste vous dire qu'en vous entendant on voit bien que malheureusement on fonctionne, il y a un fonctionnement en silo

46:55
Locuteur

et

46:55
Présentateur

ce fonctionnement en silo a des conséquences absolument dramatiques

47:00
Locuteur

en

47:00
Présentateur

fait il y a une très claire perte de confiance des familles dans les institutions scolaires mais également dans les institutions municipales parce qu'elles se rendent bien compte qu'en fait quand il y a un problème dans une école à cause de ces directions bicéphales on va voir la directrice qui renvoie vers le périscolaire c'est-à-dire vers la mairie et la mairie dit secret de

47:20
Locuteur

l

47:20
Présentateur

'enquête je ne peux rien dire et donc c'est un renvoi de balles sans fin et donc une déresponsabilisation totale moi je vous dis on a reçu énormément de familles de victimes

47:30
Locuteur

qui

47:31
Présentateur

sont comment dire il y avait déjà une perte de confiance dans les élus je le dis

47:36
Locuteur

mais

47:36
Présentateur

là

47:36
Locuteur

je

47:37
Présentateur

trouve que ce qui se passe sur le plan des institutions démocratiques et même vis-à-vis des élus est assez grave et donc l'objectif de cette commission encore une fois je le redis je ne suis pas magistrate je ne suis pas procureur c'est de proposer des recommandations et ce que j'entends là tout de suite c'est ce fonctionnement en silo qui fait que chacun est dans son couloir de nage et qu'on dit allez voir de l'autre côté ça c'est la première chose j'ai des questions précises à commencer par vous madame la maire de Vincennes on a reçu les procureurs de la république de Paris général de Nanterre et de Paris

48:08
Locuteur

et

48:09
Présentateur

en fait ils nous disent très clairement et c'est écrit dans le questionnaire un classement sans suite n'est pas un certificat d'innocence ça ne veut pas dire que les faits n'ont pas eu lieu ça veut juste dire qu'en fait la parole de l'enfant n'était pas corroborée elle n'a pas été suffisamment claire or on voit bien que les délais d'audition des enfants sont parfois de 4 mois 4 mois après une agression c'est à dire que la mémoire de l'enfant s'efface au bout de 3 semaines on parle d'enfants de 3 ans de 4 ans de 5 ans donc forcément la mémoire elle s'efface donc ça c'est la première chose et donc je voulais savoir si vous aviez vous fait des enquêtes administratives systématiques et avez-vous été amené d'abord à licencier des agents

48:51
Locuteur

qu

48:52
Présentateur

'est-ce que vous avez pu justement pour essayer comment dire de rassurer un peu les familles pour leur dire qu'en fait elles étaient entendues parce que ça fait des années et des années qu'il

49:04
Locuteur

y a

49:04
Présentateur

un déni structurel enfant c'est un mépris de la parole de l'enfant un mépris c'est-à-dire que parfois des parents me disent mon enfant a été entendu ou devant la brigade de protection des mineurs ou au commissariat et ça c'est gravissime parce qu'un enfant se sent coupable quand il est face à un policier en uniforme il pense qu'il a fait une bêtise mais que finalement est-ce que mon enfant a été vraiment entendu et c'est là où nous pouvoir public on a une responsabilité pour faire de l'accompagnement ne serait-ce que de l'explication de la pédagogie beaucoup apprennent les classements sans suite par hasard même pas par leur avocat quelques mois après c'est une seconde violence pour eux ces classements sans suite sont une seconde violence quand il n'y a pas

49:42
Locuteur

de

49:42
Présentateur

courrier éclat et c'est la loi et quand ils ne sont pas accompagnés sur le plan juste de la pédagogie

49:47
Locuteur

Madame

49:48
Invité

le maire

49:50
Locuteur

Oui

49:50
Invité

alors évidemment quand nous nous retrouvons dans des situations similaires à celles que nous avons tous vécues dès lors qu'à Vincennes nous avons un signalement donc comme je le disais on suspend immédiatement l'animateur quand il est identifié sinon on essaye de regrouper pour essayer de trouver le profil qui peut ressembler le plus à celui que l'enfant parfois même a du mal à décrire

50:14
Locuteur

bon

50:14
Invité

on y arrive en général ensuite bien entendu on enclenche une enquête administrative de manière systématique la seule difficulté à laquelle on est confronté c'est que comme vous le dites et c'est d'autant plus vrai pour les maternelles

50:28
Locuteur

c

50:29
Invité

'est qu'un enfant qui a 3 ans moi je suis mère de 4 enfants donc je sais à peu près de quoi on parle quand on a un enfant de 3 ans ou 4 ans qui relate des faits il lui est parfois difficile de le situer dans un espace temporaire le dans un lieu et encore moins parfois d'essayer de reconnaître l'adulte en question donc

50:50
Locuteur

bien

50:50
Invité

sûr qu'il faut mener une enquête administrative mais bien sûr que nos équipes sont dans la difficulté à parfois donner en fait un cadre à ce que l'enfant peut dire et donc c'est là où effectivement il faut qu'on apprenne pas nous parce que c'est pas notre boulot entre guillemets au moment de l'enquête mais il faut qu'on arrive à trouver je pense que dans d'autres pays on y arrive à faire parler l'enfant pour préciser en fait sa parole il faut qu'elle soit entendue cette parole bien entendu et très vite et dans des délais qui sont effectivement assez courts alors en ce qui concerne les récents événements à Vincennes ça a été le cas parfois au détriment des procédures réglementaires comme vous le dites et comme mon collègue l'a vécu parfois avec des maladresses la brigade des mineurs qui déboule dans une classe sans que personne ne soit informé

51:43
Locuteur

c

51:43
Invité

'est pas possible voilà on doit parce que alors là pour bloquer la parole d'un enfant il n

51:47
Locuteur

'y a

51:47
Invité

pas mieux donc en fait on laisse aujourd'hui les familles un peu seules se débrouiller sur la manière dont ils peuvent questionner les enfants avec un risque majeur quand même c'est que

51:56
Locuteur

un

51:57
Invité

parent qui émotionnellement est pris dans ce temps là

52:02
Locuteur

il

52:02
Invité

vit de la culpabilité il vit beaucoup d'autres choses etc et dans la façon dont il questionne son enfant forcément il l'oriente et il l'oriente forcément beaucoup donc il faut qu'on arrive aussi à donner aux parents les moyens de questionner leurs enfants ce qui est très compliqué de manière totalement neutre et le faire dans des délais pour le coup avec les institutions qui en ont la charge

52:21
Locuteur

assez

52:22
Invité

court et là effectivement il y a assez rapidement un problème de moyens

52:25
Locuteur

puisqu

52:26
Invité

'on voit bien que les brigades des meneurs en tout cas en ce moment sont complètement débordées

52:28
Locuteur

et

52:29
Invité

qu'elles ne peuvent pas matériellement intervenir auprès des familles dans des délais qui sont très courts pour des enfants des jeunes enfants notamment

52:40
Présentateur

sachant qu'en effet le procureur hier nous disait qu'il ne pouvait pas compte tenu des moyens traités avec suffisamment de diligence il a employé le terme c'est écrit dans le questionnaire de diligence ces affaires liées aux périscolaires justement sur cette descente dans la maternelle et l'audition de 90 enfants c'est-à

52:56
Locuteur

-dire

52:56
Présentateur

90 enfants ça veut dire deux minutes par qui

52:59
Locuteur

a

53:00
Présentateur

proposé cette liste sur quels critères en fait la liste de ces enfants auditionnés a été établie qui a établi cette

53:07
Locuteur

liste qui

53:09
Présentateur

a décidé en

53:09
Invité

fait en fait je ne suis pas sûre qu'ils aient entendu en tout cas pour ma part ils n

53:13
Locuteur

'ont

53:13
Invité

pas entendu les 90 enfants ils sont rentrés dans l'école ils ont tiré au sort quelques enfants

53:18
Locuteur

pour

53:18
Invité

sentir et prendre le pouls en fait ils n'ont pas entendu des enfants ils sont

53:23
Locuteur

venus ils sont venus

53:27
Invité

prendre le pouls moi c'est ce qui s'est passé à Vincennes après je ne

53:30
Locuteur

sais

53:30
Invité

pas comment ça s

53:30
Locuteur

'est

53:30
Invité

passé chez

53:31
Locuteur

les collègues pour vous oui mais

53:32
Présentateur

pas à Colombes

53:32
Locuteur

à Colombes je

53:33
Présentateur

crois que les enfants ont été véritablement auditionnés et 90 enfants imaginez le traumatisme c'est-à-dire que c'est contraire à toutes les règles encore une fois de protection de l'enfance puisqu'en fait c'est sur le lieu de traumatisme qu'on les réinterroge c'est

53:46
Locuteur

ce

53:46
Présentateur

qu'on appelle la seconde victimisation c'est là où la brigade de protection des mineurs a des salles Mélanie qui permettent justement de mettre l'enfant en confiance

53:54
Locuteur

alors

53:54
Présentateur

je vous écoute là-dessus

53:59
Locuteur

non

53:59
Locuteur 1

on n'a pas transmis une liste directement puisqu'on n'était pas au courant qu'ils venaient en fait

54:04
Locuteur

donc

54:05
Locuteur 1

en fait

54:06
Locuteur

oui

54:06
Locuteur 1

nous ils sont arrivés à l'école

54:08
Locuteur

ils

54:09
Locuteur 1

sont arrivés à l'école le matin et la directrice a tout de suite effectivement informé le service de la mairie mon directeur général des services m'en a informé dans l'air mais sans possibilité d'intervenir dans ce cadre moi j'ai même proposé de me rendre à l'école parce que je me suis dit ça va se avoir dès midi les parents vont bouger bon finalement c'était pas la solution retenue mais après ils se sont adressés via la responsable du centre de loisirs à la liste de tous les enfants qui avaient été en contact avec cet éducateur

54:41
Locuteur

alors

54:42
Locuteur 1

après moi j'ai aucun détail depuis sur qui a été interrogé comment je sais juste la seule chose en fait factuelle et qui est violente c'est de découvrir que en fait quand le parent vous dit j'ai appris par un mot dans la trousse

54:58
Locuteur

justement

54:59
Présentateur

j'ai lu dans le questionnaire que vous aviez reçu un écrit du brigadier vous demandant de ne pas communiquer aux parents

55:04
Locuteur

est-ce

55:04
Présentateur

que vous le confirmez est

55:05
Locuteur

-ce

55:05
Présentateur

que vous pouvez donner cet élément matériel à la commission d'enquête

55:08
Locuteur 1

pouvez-vous le

55:10
Locuteur

confirmer

55:10
Locuteur 1

je vous le communiquerai mais oui effectivement nous nous a demandé à posteriori de ne pas justement de ne pas communiquer sur les enquêtes

55:16
Locuteur

c

55:17
Locuteur 1

'est notre réponse précise

55:18
Locuteur

mais

55:18
Présentateur

ça n'empêche pas de communiquer aux parents

55:20
Locuteur

de

55:21
Présentateur

les accompagner

55:23
Locuteur

on

55:24
Présentateur

communique pas sur l'enquête mais c'est pour autant pas forcément communiquer

55:28
Locuteur

et accompagner ça ne se traduit pas

55:28
Présentateur

par un silence qu'on oppose aux familles la présomption d'innocence je la respecte et j'y suis attaché mais toutefois on se doit aussi de tenir informé ou d'accompagner ou d'expliquer tout simplement aux parents

55:39
Locuteur 1

communiquer et accompagner c'est pas la même chose communiquer c'est répondre dans l'instant T à des questions dont on n'a pas les réponses accompagnées devant la souffrance que ressentent les parents rencontrer les psychologues de l'éducation nationale faire les réunions voir les associations de parents d'élèves voir les animateurs communiquer avec tout le monde pour avoir la situation oui c'est fait et je pense qu'on le fait tous parce que ce sont les seules armes réellement qu'on a dans les mains pour montrer qu'on remplit ce vide finalement on remplit juste une absence totale de que devons-nous faire à part nous dire de ne pas communiquer nous ne sommes pas des enquêteurs

56:25
Locuteur

et

56:25
Locuteur 1

c'est la phrase qu'on entend le plus souvent vous n'êtes pas enquêteur et pourtant en face de nous on a des parents qui veulent

56:32
Locuteur

qui

56:32
Locuteur 1

aimeraient qu'on le soit parce que d'abord ils aimeraient que ça aille plus vite

56:35
Locuteur

c

56:36
Locuteur 1

'est très long vous avez dit les délais je reviens sur l'introduction de votre question depuis le mois d'avril

56:47
Locuteur

j

56:47
Locuteur 1

'ai déclenché systématiquement dans la minute la suspension et les procédures

56:53
Locuteur

mais

56:53
Locuteur 1

ça n'a pas toujours été le cas

56:55
Locuteur

ça

56:55
Locuteur 1

n

56:55
Locuteur

'a

56:55
Locuteur 1

pas toujours été le cas parce que

56:57
Locuteur

quand

56:58
Locuteur 1

je suis au courant et que je remonte les dossiers

57:00
Locuteur

et

57:01
Locuteur 1

qu'on maintenant a posteriori on me redonne des cas d'agression qu'elle soit sexuelle ou pas parce que les enfants ne sont pas

57:08
Locuteur

dans

57:09
Locuteur 1

le périscolaire toutes les agressions ne sont pas sexuelles

57:13
Locuteur

et

57:14
Locuteur 1

que j'ai l'historique du mail des parents qui remontent

57:16
Locuteur

en

57:17
Locuteur 1

signalement à deux ans à six mois avec le nom d'un adjoint d'un élu à l'enfance et qu'on a juste déplacé l'animateur dans une autre école

57:26
Locuteur

ça

57:27
Locuteur 1

veut

57:27
Locuteur

dire

57:27
Locuteur 1

qu'on n'entend pas on n'a pas entendu

57:29
Locuteur

et

57:30
Locuteur 1

rien n'a été fait

57:31
Locuteur

donc il

57:32
Locuteur 1

y a un changement de comportement effectivement et je pense que la vague parisienne a sensibilisé peut-être très vite tout le monde plus

57:41
Locuteur

en

57:41
Locuteur 1

tout cas

57:43
Locuteur

oui

57:43
Locuteur 1

aujourd'hui les signalements sont faits les enquêtes et je pense qu

57:45
Locuteur

'il n'y a

57:45
Locuteur 1

pas une mairie qui jouerait et qui prendrait le risque effectivement de ne pas répondre et de ne pas agir

57:51
Locuteur

et

57:52
Locuteur 1

de ne pas agir

57:53
Locuteur

mais

57:54
Locuteur 1

la procédure est là la communication elle ne se résume qu'à être présent et à montrer que l'institution est aux côtés du drame que vivent les parents sans solution

58:06
Locuteur

je

58:07
Locuteur 1

n

58:07
Locuteur

'ai

58:07
Locuteur 1

pas apprécié

58:10
Locuteur 7

l'intervention de monsieur le maire de Colombes en relativisant et en décontextualisant le terme victime évidemment évidemment qu'une victime ça reste une victime évidemment on ne

58:22
Locuteur

nous

58:24
Locuteur 7

apprend pas à faire des immeubles sauf qu'il y

58:26
Locuteur

a

58:26
Locuteur 7

le PLUI sauf qu'il y a le droit de l'immobilier sauf qu'il y a les domaines mais ce que je suis en train de dire c'est que alors peut-être que vous avez une force psychologique que je n'ai pas mais quand vous vous retrouvez devant 300 personnes

58:40
Locuteur

pour

58:40
Locuteur 7

gérer des informations la colère

58:44
Locuteur

la

58:45
Locuteur 7

rumeur

58:48
Locuteur

le

58:48
Locuteur 7

tribunal populaire pardonnez-moi mais

58:51
Locuteur

c

58:51
Locuteur 7

'est compliqué

58:52
Locuteur

c

58:52
Locuteur 7

'est compliqué

58:53
Locuteur

et

58:53
Locuteur 7

en tout cas ça exige minima

58:57
Locuteur

minima une

58:59
Locuteur 7

prise de conscience que parce que nous sommes tous dans le même

59:01
Locuteur

bateau une

59:03
Locuteur 7

formation ou en tout cas une prise de conscience

59:05
Locuteur

de minimum

59:08
Locuteur 7

minimum de préparation

59:09
Locuteur

nous

59:10
Locuteur 7

oui en 2020 quand je suis élu je n'étais pas préparé à ça

59:13
Locuteur

et

59:14
Locuteur 7

heureusement heureusement heureusement qu'on a été formé la formation continue sur

59:18
Locuteur

la

59:19
Locuteur 7

première intervention est-ce qu'on a changé de paradigme automatiquement

59:22
Locuteur

il

59:22
Locuteur 7

y

59:22
Locuteur

a

59:22
Locuteur 7

eu un avant et après l'IANA

59:25
Locuteur

on

59:25
Locuteur 7

a changé

59:26
Locuteur

tous

59:27
Locuteur 7

les lundis il y

59:27
Locuteur

a

59:27
Locuteur 7

des manifestes en place Vendôme les associations sont de plus en plus entendues madame la rapporteuse l'évoquait dans son propos préliminaire

59:38
Locuteur

il

59:39
Locuteur 7

n'y a pas de clivage gauche droite le point commun c'est que les 70 millions de françaises et français c'est le seul point commun c'est que nous avons tous été enfants

59:46
Locuteur

bon ça

59:48
Locuteur 7

parle

59:52
Locuteur

première

59:53
Locuteur 7

réunion que j

59:53
Locuteur

'ai

59:53
Locuteur 7

avec Arnaud Gallet

59:55
Locuteur

je

59:55
Locuteur 7

le croise

59:56
Locuteur

dans

59:56
Locuteur 7

une émission télé quand il me dit qu'il y

59:58
Locuteur

a

59:58
Locuteur 7

trois enfants par classe

1:00:00
Locuteur

je

1:00:00
Locuteur 7

lui demande de reformuler quatre fois j'ai du mal à y croire

1:00:02
Locuteur

donc

1:00:03
Locuteur 7

on avait intériorisé nous élus locaux en tout cas une partie des élus locaux en responsabilité que lorsqu'il n'y avait pas signalement il n'y avait pas de problème

1:00:14
Locuteur

et

1:00:14
Locuteur 7

c'est là

1:00:15
Locuteur

où

1:00:15
Locuteur 7

je fais le lien avec la question sur l'éducation nationale

1:00:19
Locuteur

monsieur

1:00:19
Locuteur 7

le président monsieur le sénateur

1:00:22
Locuteur

la

1:00:23
Locuteur 7

culture

1:00:24
Locuteur

qui

1:00:25
Locuteur 7

prévaut

1:00:25
Locuteur

qui

1:00:26
Locuteur 7

prévalait un peu partout dans toutes les institutions

1:00:28
Locuteur

à

1:00:29
Locuteur 7

partir du moment où il n'y a pas de signalement

1:00:32
Locuteur

il

1:00:33
Locuteur 7

n'y a pas

1:00:34
Locuteur

d

1:00:34
Locuteur 7

'agression il n'y a donc pas de problème

1:00:37
Locuteur

et

1:00:37
Locuteur 7

ce que je dis de façon

1:00:39
Locuteur

on

1:00:40
Locuteur 7

va dire

1:00:40
Locuteur

un

1:00:41
Locuteur 7

peu brutalement honnête

1:00:44
Locuteur

pour

1:00:45
Locuteur 7

traduire un anglicisme

1:00:46
Locuteur

il

1:00:47
Locuteur 7

faut que les signalements remontent

1:00:49
Locuteur

on

1:00:50
Locuteur 7

ne pourra pas

1:00:50
Locuteur

être

1:00:51
Locuteur 7

dans la prévention traquer les prédateurs

1:00:54
Locuteur

dans

1:00:56
Locuteur 7

l'éducation nationale le bâtimentaire ce sont les prérogatives des maires

1:00:59
Locuteur

le

1:01:00
Locuteur 7

contenu c

1:01:01
Locuteur

'est

1:01:01
Locuteur 7

l'éducation nationale et en plus dans l'éducation nationale le chef d'établissement n'a pas de rapport hiérarchique donc il faut parler avec l'IEN il faut parler avec la DAZEN

1:01:10
Locuteur

c

1:01:10
Locuteur 7

'est compliqué

1:01:11
Locuteur

non

1:01:12
Locuteur 7

pas de parler avec eux mais c'est compliqué de réinstaurer rapidement la culture du

1:01:16
Locuteur

on

1:01:17
Locuteur 7

sanctuarise la voix de l'enfant et la culture du signalement parce que parce qu'on se dit si jamais il

1:01:21
Locuteur

y a

1:01:21
Locuteur 7

du signalement ça va faire

1:01:22
Locuteur

du

1:01:23
Locuteur 7

bad buzz

1:01:24
Locuteur

dans

1:01:24
Locuteur 7

mon département

1:01:26
Locuteur

et

1:01:26
Locuteur 7

je ne peux pas le permettre pour

1:01:28
Locuteur

l

1:01:29
Locuteur 7

'évolution de ma carrière et c'est là où il faut changer de paradigme

1:01:32
Locuteur

plus

1:01:32
Locuteur 7

il y

1:01:32
Locuteur

a

1:01:32
Locuteur 7

des signalements pardon exactement c'est le pas de vague et là ce que je dis

1:01:38
Locuteur

il

1:01:39
Locuteur 7

faut faire des vagues

1:01:41
Locuteur

il

1:01:41
Locuteur 7

faut que ça remonte

1:01:43
Locuteur

et

1:01:43
Locuteur 7

je terminerai par un point oui on est parfois monsieur le sénateur

1:01:48
Locuteur

en

1:01:48
Locuteur 7

opposition avec un principe

1:01:49
Locuteur

qui

1:01:50
Locuteur 7

est consubstantiel à nos valeurs politiques

1:01:52
Locuteur

en

1:01:53
Locuteur 7

tout cas les miennes

1:01:56
Locuteur

le

1:01:57
Locuteur 7

principe

1:01:58
Locuteur

d

1:01:59
Locuteur 7

'innocence présomption d'innocence

1:02:01
Locuteur

pour

1:02:02
Locuteur 7

les animatrices et les animateurs concernés par les affaires

1:02:04
Locuteur

on

1:02:05
Locuteur 7

a un principe de précaution on suspend automatiquement

1:02:08
Locuteur

c

1:02:09
Locuteur 7

'est dur

1:02:09
Locuteur

c

1:02:10
Locuteur 7

'est compliqué mais dans le recrutement des animatrices et des animateurs on les informe et on leur explique que vous faites un travail difficile c'est pour ça qu'il faut bien les payer et je terminerai par ce point

1:02:18
Locuteur

le

1:02:19
Locuteur 7

BAFA

1:02:21
Locuteur

n

1:02:21
Locuteur 7

'est pas

1:02:22
Locuteur

un

1:02:23
Locuteur 7

certificat

1:02:23
Locuteur

de

1:02:24
Locuteur 7

non-agression

1:02:25
Locuteur

si

1:02:26
Locuteur 7

tous les animateurs qui avaient le BAFA n'étaient pas

1:02:29
Locuteur

des

1:02:30
Locuteur 7

prédateurs

1:02:30
Locuteur

ce

1:02:31
Locuteur 7

serait facile

1:02:32
Locuteur

si

1:02:33
Locuteur 7

tous les prédateurs étaient des animateurs ce serait facile

1:02:36
Locuteur

voilà

1:02:39
Locuteur 7

chers collègues du moins chers collègues

1:02:40
Locuteur

merci

1:02:41
Invité

monsieur le maire qui d'autre madame Farron

1:02:45
Locuteur

bonjour

1:02:46
Locuteur 2

monsieur le président bonjour madame la sénatrice messieurs et mesdames les sénateurs du coup

1:02:51
Locuteur

je

1:02:52
Locuteur 2

vais me permettre de donner quelques idées auxquelles on a réfléchi dans le cadre de la prévention et du traitement donc on a beaucoup parlé d'effectivement de chercher de traquer les agresseurs des défaillances qu'il pouvait y avoir dans le le B2 et le FIGES je rajouterai juste à cet ordre là par rapport à ce qu'a dit madame la maire de Vincennes que du coup il y a des peines qui sont annulées pour les agresseurs mineurs à leur majorité le FIGES est effacé

1:03:25
Locuteur

donc

1:03:25
Locuteur 2

en fait il faut aussi penser à modifier ça en fait un agresseur mineur à partir de 18 ans pourra postuler et il aura une attestation d'honorabilité vierge

1:03:40
Locuteur

donc

1:03:40
Locuteur 2

traquer les agresseurs c'est important mais en fait c'est pas suffisant dans le cadre de la prévention en fait c'est l'enfant qui est au centre c'est l'enfant qui est au centre de nos préoccupations donc il faut travailler pour moi c'est indispensable il faut travailler sur la libération de la parole de l'enfant les enfants ils parlent mais ils parlent encore pas assez ils parlent pas forcément avec des mots

1:04:03
Locuteur

ils

1:04:03
Locuteur 2

sont pas forcément entendus au moment où ils parlent

1:04:06
Locuteur

ou

1:04:06
Locuteur 2

alors quand on leur pose la question là c'est ce qu

1:04:08
Locuteur

'on

1:04:08
Locuteur 2

va faire avec les questionnaires anonymes au moment où on leur pose la question ils auront peut-être pas la capacité de parler ou ce sera peut-être pas le moment pour eux

1:04:16
Locuteur

donc

1:04:17
Locuteur 2

en fait pour pouvoir libérer la parole il faut leur donner des clés de compréhension des violences adaptées à leur âge et à leur niveau de développement dès la maternelle il faut renouveler régulièrement au moins annuellement à mon sens ces informations donc avec l'éducation avec l'aide de l'éducation nationale dans le cas des dispositifs EVAR et VARS qui existent

1:04:37
Locuteur

et

1:04:38
Locuteur 2

qui doivent être vraiment appliqués et uniformisés

1:04:40
Locuteur

il

1:04:41
Locuteur 2

faut autoriser la parole questionner systématiquement ces enfants pour qu'au moment où ils auront la possibilité de le dire ils pourront nous le dire

1:04:49
Locuteur

voilà

1:04:49
Locuteur 2

et une fois qu'ils l'ont dit et bien il faut qu'il soit entendu

1:04:55
Locuteur

il

1:04:55
Locuteur 2

faut qu'il soit cru

1:04:57
Locuteur

voilà

1:04:57
Locuteur 2

un enfant il dit la vérité dans 98% des cas donc a priori

1:05:01
Locuteur

un

1:05:02
Locuteur 2

enfant il dit la vérité il faut qu'il soit protégé rapidement efficacement et durablement dans tous ces lieux de vie je me permets de rappeler qu'au terme dans la loi française l'enfant du fait de son âge c'est une personne vulnérable et que cette vulnérabilité dans le cadre de la justice elle est prise en compte dans on punit plus sévèrement les infractions commises sur des personnes vulnérables mais on ne prend pas forcément en compte la parole d'une personne vulnérable

1:05:30
Locuteur

après

1:05:34
Locuteur 2

pour la prévention le repérage et la protection

1:05:36
Locuteur

c

1:05:37
Locuteur 2

'est aussi faire un repérage systématique c'est organiser l'accueil de la parole de l'enfant et sa prise en charge en formant les équipes qui travaillent auprès des enfants donc au repérage des signes de maltraitance de manière systématique il faudrait que dans le cadre du BAFA par exemple tous les animateurs puissent avoir une formation comme pour les premiers secours en fait on a une formation si on ne pratique pas on oublie il faut qu

1:05:59
Locuteur

'on

1:05:59
Locuteur 2

soit recyclé pour les violences faites aux enfants c'est pareil les signes de maltraitance les signes de violence en fait si on ne les a pas régulièrement en

1:06:06
Locuteur

tête

1:06:06
Locuteur 2

si on n'y pense pas on oublie et on ne peut pas le concevoir on ne

1:06:10
Locuteur

peut

1:06:10
Locuteur 2

pas se dire que ça peut arriver autour de nous la prévention le repérage la protection c'est enfin accompagner efficacement les familles vous nous avez posé une question là-dessus les familles c'est compliqué parce qu'à partir du moment où ils apprennent et chez nous ils l'ont appris par voie de presse donc en fait ça a été le raz-de-marée auprès de la mairie au moment où ils l'ont appris en fait quand il y

1:06:34
Locuteur

a

1:06:34
Locuteur 2

une suspicion de violence dans une institution nous on n

1:06:37
Locuteur

'est

1:06:37
Locuteur 2

pas on n'a pas été autorisé à en parler aux familles parce qu'il y avait le secret de l'enquête qui s'imposait à nous donc on a répondu au coup par coup à toutes les familles qui se sont adressées à nous mais on n

1:06:49
Locuteur

'a

1:06:49
Locuteur 2

pas pu faire une communication à tout le monde quand il y

1:06:52
Locuteur

a

1:06:52
Locuteur 2

une suspicion de violence dans une institution l'annonce devrait être la plus rapide possible auprès des familles potentiellement concernées dans un cadre on est d'accord judiciaire défini et réfléchi pour préserver la présomption d'innocence mais sans attendre que la presse s'empare du sujet

1:07:08
Locuteur

c

1:07:08
Locuteur 2

'est trop compliqué derrière accompagner les familles c'est aussi les accompagner dans leur questionnement de parents autour de la crainte que leur enfant ait aussi été victime parce que c'est la question qui nous pose comment on fait nous pour en parler avec nos enfants et les seules personnes vers qui peuvent se tourner c'est la mairie dans ces cas là

1:07:24
Locuteur

et

1:07:24
Locuteur 2

les accompagner et les orienter pour leur donner des pistes très concrètes d'outils et de communication des contacts à solliciter en cas de besoin parce que même ça ils n'en ont pas

1:07:35
Locuteur

il

1:07:36
Locuteur 2

faut arrêter de voir les violences enfin il faut arrêter

1:07:39
Locuteur

l

1:07:39
Locuteur 2

'idée c'est que les violences la protection de l'enfance c'est transversal

1:07:42
Locuteur

en

1:07:42
Locuteur 2

fait ça ne peut pas être réfléchi en silo comme on l'a dit on ne

1:07:45
Locuteur

peut

1:07:45
Locuteur 2

pas s'occuper que du périscolaire et donner des consignes et des recommandations pour le périscolaire on ne

1:07:50
Locuteur

peut

1:07:50
Locuteur 2

pas s'occuper de l'école et donner des consignes et des protocoles pour l'école on ne peut pas s'occuper des clubs sportifs en fait il faut vraiment une transversalité et donc pour qu'il y

1:07:58
Locuteur

ait

1:07:58
Locuteur 2

une transversalité il faut qu'il y

1:08:00
Locuteur

ait

1:08:00
Locuteur 2

des protocoles qui soient réalisés qui soient communs et qu'il y ait potentiellement des référents qui soient formés à tous les niveaux qui puissent communiquer dans le cadre du secret partagé et que du coup les informations elles puissent transiter et que du coup

1:08:14
Locuteur

il y

1:08:15
Locuteur 2

ait un protocole commun qu'on sache comment signaler comment transmettre une information préoccupante mais que ce soit toujours la même la même la même manière de faire à tous les niveaux

1:08:26
Locuteur

si

1:08:26
Locuteur 2

c

1:08:26
Locuteur

'est

1:08:26
Locuteur 2

la même manière de faire à tous les niveaux ce sera beaucoup plus facile pour la personne qui a un questionnement déjà si on peut communiquer ensemble on pourra partager les idées et se dire cette situation oui elle nous inquiète il faut faire remonter ou cette information prise toute seule c'est un signal faible du coup je vais plutôt le mettre sous le tapis puis je vais attendre qu'il

1:08:46
Locuteur

y ait

1:08:46
Locuteur 2

un signal fort qui arrive puis quand le signal fort arrive en fait on se dit

1:08:49
Locuteur

6

1:08:49
Locuteur 2

mois, 2 ans avant j'avais déjà l'information et après de pouvoir les protocoles permettent de rassurer les équipes de rassurer les administratifs les professionnels et de se dire en fait on a quelque chose d'établi qui nous permet de transmettre

1:09:05
Locuteur

quelle

1:09:06
Locuteur 2

que soit l'information qu'on a

1:09:10
Locuteur

merci

1:09:11
Invité

un mot sur la formation quand même parce que Jean-Gérard 1er vous posez la question est-ce que du fait de la libération de la parole quand même depuis quelques semaines et puis les faits constatés vous avez été amené à accroître la formation de vos animateurs et si c'est le cas

1:09:27
Locuteur

vous

1:09:27
Invité

appuyez sur le SNFPT il y

1:09:28
Locuteur

a

1:09:28
Invité

une formation il y

1:09:29
Locuteur

a

1:09:29
Invité

une offre satisfaisante ou est-ce que vous avez des besoins

1:09:32
Locuteur

en

1:09:33
Invité

termes de formation madame le maire

1:09:36
Locuteur

je

1:09:36
Invité

crois qu

1:09:36
Locuteur

'on

1:09:36
Invité

va tous être amené à renforcer la formation de nos animateurs et c'est normal alors nous on a fait le choix de la rendre obligatoire c'est-à-dire qu'un animateur aujourd'hui ne peut pas prendre son poste tant qu'il n'a pas été formé à minima alors on est en train de choisir le bon

1:09:52
Locuteur

le

1:09:53
Invité

bon support probablement que ce sera par une vidéo comme ça se fait beaucoup en entreprise tout simplement avec un questionnaire à la fin pour être sûr que les à minima les premiers éléments ont été intégrés avant même la prise du poste ce qui veut dire qu'ensuite probablement il y aura une autre formation à l'issue de la mise en situation mais à minima qu

1:10:11
Locuteur

'on

1:10:12
Invité

ait ce premier niveau d'information parce qu'on recrute parfois dans l'urgence comme vous l'avez très bien dit il ne

1:10:18
Locuteur

faut

1:10:18
Invité

pas du tout que les parents que les animateurs puissent en contact avec des enfants sans qu'il y ait eu à minima cette première formation

1:10:26
Locuteur

excusez-moi

1:10:27
Présentateur

une formation à la détection des signaux faibles chez l'enfant ou une formation aux violences sexistes et sexuelles

1:10:33
Locuteur

les deux en fait oui non mais c'est important

1:10:35
Présentateur

parce qu'on n

1:10:36
Locuteur

'a

1:10:36
Présentateur

pas parlé de la formation sur toutes les affaires jusqu'à maintenant il n'y

1:10:40
Locuteur

a

1:10:40
Présentateur

eu aucune anticipation c'est à dire que c'est parce que l'enfant a parlé

1:10:43
Locuteur

qu

1:10:44
Présentateur

'on a pu ensuite faire un signalement et c'est ça qui est assez grave c'est à dire qu'aucun adulte sur place n'a pu anticiper en disant tiens cet enfant est en colère tiens cet enfant se met à pleurer tiens cet enfant hurle devant la porte de l'école

1:10:57
Locuteur

et

1:10:58
Présentateur

ça c'est pour ça que cette formation là elle est absolument essentielle et d'ailleurs est-ce que les agents sont formés au signalement article 40 qu'ils peuvent évidemment est

1:11:07
Locuteur

-ce

1:11:07
Présentateur

qu'ils le savent tous

1:11:08
Locuteur

oui

1:11:09
Invité

ça pour le coup enfin il me semble quand même que dorénavant nos agents tous enfin en tout cas ceux qui sont titulaires et qui sont là régulièrement et permanents ils sont maintenant très au courant de ce que c'est que l'article 40 et comment ils doivent l'utiliser et la chaîne hiérarchique elle est je pense

1:11:22
Locuteur

suffisamment claire pardon excusez-moi

1:11:23
Présentateur

je suis très franche avec vous il y a des maires qui ne savent pas

1:11:26
Locuteur

que

1:11:26
Présentateur

l'article 40 peut être déclenché que c'est une obligation légale voilà donc je le

1:11:31
Locuteur

dis

1:11:32
Locuteur 7

pour éviter qu'il

1:11:32
Locuteur

y ait

1:11:32
Locuteur 7

une déclenche contreuse pour ça sur

1:11:36
Locuteur

l'aspect formation

1:11:37
Invité

il

1:11:37
Locuteur

faut

1:11:37
Invité

expliquer

1:11:38
Locuteur

oui

1:11:38
Invité

donc cette formation à minima sur la détection des signaux faibles en tout cas moi dans ma collectivité à minima les directeurs les directeurs adjoints des centres de loisirs l'ont suivi et c'est un travail qu'on est en train sur proposition du DAZEN du 94 d'ailleurs il monte un groupe de travail avec quelques maires

1:11:57
Locuteur

pour

1:11:58
Invité

justement vous parliez de protocole madame

1:12:00
Locuteur

pour

1:12:01
Invité

fixer un protocole dans toute la chaîne en fait de prévention traitement et clôture d'une situation similaire pour que et l'éducation nationale et la partie périscolaire parlent d'une même voix et que à aucun moment on puisse mettre une feuille de papier entre nos institutions

1:12:19
Locuteur

donc

1:12:19
Invité

ça c'est un travail qui est expérimental qui va être fait dans le 94 peut-être que ça se fait dans d'autres collectivités que ça a d'ores et déjà été fait

1:12:26
Locuteur

mais

1:12:26
Invité

je trouve que c'est plutôt un bon signal que de cesser de réfléchir en silo comme on l'a tous dit

1:12:31
Locuteur

l

1:12:32
Invité

'enfant il rentre à l'école et il ne sait pas dire si effectivement il était sur le temps périscolaire ou sur le temps scolaire je voudrais revenir sur une question relative à la parole et à la libération de la parole évidemment qu'on a beaucoup encore à faire et à traiter sur ce sujet néanmoins moi j'ai quand même le sentiment que

1:12:48
Locuteur

depuis

1:12:49
Invité

quelques temps on dote les outils les parents parce que ce sont quand même les premiers qui peuvent questionner leurs enfants d'un certain nombre d'outils à disposition c'est à nous peut-être d'en mettre dans nos bibliothèques dans nos supports différents au sein de nos collectivités mais je pense que bien sûr on a une responsabilité énorme côté employeur à former nos animateurs mais il faut aussi qu'on dote les parents d'un certain nombre de réflexes sur la manière dont ils peuvent accueillir cette parole et sur la manière dont ils peuvent ensuite la porter vers la bonne institution donc il y a accueillir la parole bien sûr

1:13:25
Locuteur

et

1:13:25
Invité

ensuite savoir vers qui se tourner pour pouvoir avancer sur ces questions

1:13:31
Locuteur

moi

1:13:31
Invité

j'ai quand même le sentiment que ça va

1:13:32
Locuteur

un

1:13:33
Invité

peu mieux ces derniers temps heureusement alors là je m'oppose fermement

1:13:38
Locuteur

à

1:13:38
Invité

ce que a dit mon collègue tout à l'heure heureusement qu'on n'a pas attendu l'affaire Liana pour déjà mettre en place des procédures dans nos collectivités parce

1:13:46
Locuteur 7

que non il n

1:13:47
Locuteur

'y a

1:13:47
Locuteur 7

pas plus de moi ce n'est pas ce que j'ai dit j'ai dit

1:13:50
Locuteur

non

1:13:50
Locuteur 7

mais la parole à juste

1:13:51
Locuteur

non mais vu qu'on a

1:13:52
Locuteur 7

enregistré il ne

1:13:53
Locuteur

faut

1:13:53
Locuteur 7

pas que pour préciser il ne faut pas dévoyer les

1:13:57
Locuteur

propos on

1:13:58
Invité

va vous redonner la parole mais laissez finir la

1:14:01
Locuteur

maire de

1:14:01
Invité

Vincennes

1:14:01
Locuteur

bien

1:14:02
Invité

sûr

1:14:03
Locuteur

qu'il y a avant et après Liana

1:14:05
Locuteur 7

si on me cite

1:14:06
Locuteur

qu

1:14:07
Locuteur 7

'on reprenne bien mes propos je réponds à la question de monsieur le sénateur est-ce qu'on a changé de paradigme définitivement il y

1:14:14
Locuteur

a

1:14:14
Locuteur 7

eu un avant et un après je n'ai pas dit qu'on a commencé à mettre en place des dispositifs depuis l'affaire Liana je suis maire depuis 2020 je n

1:14:22
Locuteur

'ai

1:14:22
Locuteur 7

pas attendu l'affaire Liana pour mettre en place des dispositifs

1:14:24
Locuteur

donc

1:14:24
Locuteur 7

s'il vous plaît

1:14:25
Invité

heureusement

1:14:26
Locuteur

voilà

1:14:27
Locuteur 7

si vous me citez soyez honnête

1:14:31
Locuteur

je

1:14:31
Locuteur 7

pense l'être

1:14:33
Locuteur

assez mais je voulais juste dire qu'on a peut

1:14:35
Invité

-être renforcé un certain nombre de procédures mais on n

1:14:38
Locuteur

'a

1:14:38
Invité

pas découvert qu'il fallait mettre en place des procédures voilà c'est juste mon point de vue je ne

1:14:42
Locuteur

suis

1:14:42
Invité

pas tout à fait d'accord avec la manière dont ça a été exprimé voilà je

1:14:45
Locuteur

le dis juste

1:14:46
Locuteur 7

mais quand

1:14:46
Locuteur

on parle de ces sujets-là

1:14:47
Locuteur 7

s'il vous plaît soyez bien précise c

1:14:49
Locuteur

'est ce que je fais

1:14:50
Locuteur 7

d'accord non vous ne

1:14:51
Locuteur

l

1:14:51
Locuteur 7

'avez pas été vous avez été imprécise pardonnez-moi mais je suis mis en cause dans un propos que je n

1:14:58
Locuteur

'ai

1:14:58
Locuteur 7

pas du

1:14:58
Locuteur

tout tenu vous avez pu

1:14:58
Locuteur 7

faire votre précision

1:14:59
Locuteur

merci

1:15:00
Locuteur 7

elle était importante très importante

1:15:03
Locuteur

je

1:15:03
Invité

ne vous ai pas mis en cause je vous ai juste dit que je n'étais pas d'accord avec vous ce qui est sensiblement différent

1:15:07
Locuteur

sur

1:15:08
Locuteur 7

un propos que je n'ai pas tenu

1:15:10
Locuteur

sur

1:15:10
Invité

les comités locaux pour répondre à madame oui je pense qu'effectivement nous devons réfléchir à formaliser finalement des temps de partage de l'information alors il faut réfléchir à la forme que ça prendra et s'il faut les institutionnaliser s'il faut les rendre obligatoires etc ça je ne sais pas mais oui manifestement nous avons besoin de partager cette information entre nos institutions pour éviter de réfléchir en silo et c'est nécessaire et c'est urgent on ne peut pas laisser la main sur ces sujets là à chacun de nos collectivités à faire un peu comme on veut finalement c'est tout ce que disait madame sur des protocoles qui finalement alors pour une fois que les maires demandent des normes vous voyez c'est quand même mais sur ce sujet je pense qu'effectivement on peut un peu protocoliser un certain nombre de choses pour que nos institutions soient forcées à se parler et à échanger l'information qui est nécessaire pour protéger nos enfants

1:15:57
Locuteur

alors

1:15:58
Invité

monsieur le maire de Colombes monsieur le maire de Créteil pour terminer si vous voulez bien parce qu'il est 16h on va s'arrêter

1:16:04
Locuteur 1

alors madame Brossel quel moment le rapport avec la justice

1:16:10
Locuteur

en

1:16:10
Locuteur 1

fait

1:16:11
Locuteur

je

1:16:11
Locuteur 1

vois tous les lundis matins le commissaire de ma ville police municipale et nationale

1:16:16
Locuteur

eux

1:16:16
Locuteur 1

-mêmes ne sont pas au courant

1:16:18
Locuteur

donc

1:16:19
Locuteur 1

en fait déjà je me demandais puisque vous posez la question à quel moment je sais si des parents ont déposé une plainte finalement en dehors de la ville parce que c'est aussi le cas souvent donc peut-être que j'ai plus de cas et je n'en sais moi-même rien donc peut-être que le premier rapport le premier rapport ce serait la signalisation d'une plainte

1:16:39
Locuteur

relevant

1:16:40
Locuteur 1

d'un territoire doit l'autorité du territoire pour être au courant

1:16:43
Locuteur

on

1:16:44
Locuteur 1

sait qu'il se passe quelque chose donc au moins on est alerté parce que sinon

1:16:47
Locuteur

sans

1:16:47
Locuteur 1

le signalement des parents jamais 100% des cas c

1:16:52
Locuteur

'est

1:16:53
Locuteur 1

trop voilà ce sont les parents donc et voilà je vous dis juste le premier contact c'est ça je continue de penser que je ne suis pas partie prenante de l'enquête donc en revanche une clôture d'enquête ou une évolution de procédure oui on peut être au courant on est on est le premier officier de police judiciaire sur la ville je pense qu'effectivement il y

1:17:15
Locuteur

a

1:17:15
Locuteur 1

des choses qu'on peut nous confier et qui peuvent relever d'une relation de secret

1:17:22
Locuteur

sur

1:17:22
Locuteur 1

les faits les faits est-ce que les faits sont plus nombreux ou la libération de la parole l'actualité pousse en ce sens et c'est tant mieux je pense que tout le monde

1:17:34
Locuteur

alors

1:17:34
Locuteur 1

oui c'est toujours pas de vague effectivement je pense qu'on est tous inquiets quand ça arrive on aurait préféré effectivement que ça n'arrive pas tout court pas que ça n'arrive pas sur notre territoire mais que ça n'arrive pas tout court

1:17:45
Locuteur

mais

1:17:45
Locuteur 1

c'est vrai qu'il faut le gérer alors c'est sûrement mieux effectivement que ça puisse sortir je l'accompagnerai d'un petit bémol

1:17:56
Locuteur

dont

1:17:57
Locuteur 1

on ne parle pas

1:17:57
Locuteur

c

1:17:58
Locuteur 1

'est la médiatisation de ces affaires

1:18:00
Locuteur

sont

1:18:01
Locuteur 1

-elles à 100% bonéfiques parce que les parents ont ce souci avec normalité de vouloir médiatiser

1:18:08
Locuteur

pour

1:18:09
Locuteur 1

avoir la force et d'être sûr que l'enquête avance je l'entends parfaitement et surtout rien ne peut s'opposer à la douleur des parents

1:18:19
Locuteur

mais

1:18:19
Locuteur 1

pensons

1:18:20
Locuteur

aussi à

1:18:22
Locuteur 1

l'empreinte numérique que nous laissons sur des mineurs

1:18:25
Locuteur

qui

1:18:26
Locuteur 1

demain dans un monde où le harcèlement est déjà une priorité dans le monde de l'école retrouveront

1:18:31
Locuteur

leur

1:18:32
Locuteur 1

histoire même si les noms sont souvent cachés

1:18:35
Locuteur

mais

1:18:36
Locuteur 1

la médiatisation de ces affaires appellent quand même à une protection des mineurs à venir aussi à un moment

1:18:41
Locuteur

la

1:18:45
Locuteur 1

formation des animateurs à part les convoquer et les sensibiliser actuellement je pense que on les sensibilise au risque on leur donne on leur rappelle les règles on leur rappelle mais je pense qu'effectivement elle est insuffisante

1:18:59
Locuteur

et

1:19:00
Locuteur 1

puis surtout comme l'a dit mon collègue de Saint-Ouen

1:19:05
Locuteur

on

1:19:06
Locuteur 1

n'est pas dans Minority Report en fait à aucun moment un diplôme une précaution n'empêchera et ça appelle le troisième point qui est effectivement cette organisation du périscolaire cette existence même du périscolaire qui n'est pas une compétence communale

1:19:23
Locuteur

qui

1:19:23
Locuteur 1

est évoquée dans un article du CGCT de la même façon qu'on pourrait organiser des cours de sport et

1:19:29
Locuteur

de

1:19:30
Locuteur 1

théâtre

1:19:30
Locuteur

et

1:19:31
Locuteur 1

qui pose finalement

1:19:32
Locuteur

cette

1:19:33
Locuteur 1

existence

1:19:34
Locuteur

de

1:19:35
Locuteur 1

notre cette responsabilité qui nous est transmise en fait

1:19:38
Locuteur

et

1:19:39
Locuteur 1

ce coût d'ailleurs

1:19:41
Locuteur

finalement

1:19:41
Locuteur 1

c'est dans un même lieu un enfant dans un même lieu qui change d'autorité et de règles de signalement en fonction de la cloche du matin 8h30 et de 16h30

1:19:49
Locuteur

qui

1:19:50
Locuteur 1

passe

1:19:51
Locuteur

et

1:19:52
Locuteur 1

moi je pense que cette compétence dans l'école de la

1:19:57
Locuteur

République

1:19:57
Locuteur 1

ou privée en tout cas dans l'école de la République à un moment elle ne peut pas être dispensée elle est inaudible pour les parents

1:20:04
Locuteur

et

1:20:04
Locuteur 1

puis effectivement c'est encore moins un enfant évidemment de primaire qui fait la différence on doit savoir sur quel temps il est

1:20:09
Locuteur

et

1:20:10
Locuteur 1

qu'à un moment il doit y avoir une unicité des règles

1:20:12
Locuteur

de

1:20:13
Locuteur 1

la protection de l'enfance j'ai entendu tout à l'heure ce que vous avez dit du recrutement des contrôles et rien de mieux que finalement l'éducation nationale pour le faire

1:20:25
Locuteur

sur

1:20:25
Locuteur 1

les moyens patrimonial bâtimentaires de la mairie de la commune mais je pense qu'il faut aussi se poser la question pourquoi dans un temps passé c'est pas seulement le silence ou la libération de la parole je pense que nous sommes tous allés à l'école il y avait un temps aussi d'accueil pré-cours il y avait un temps de restauration et un temps post peut-être que les choses étaient organisées sous une autorité qui était l'éducation nationale

1:20:51
Locuteur

et

1:20:52
Locuteur 1

je pense que

1:20:53
Locuteur

les

1:20:54
Locuteur 1

sujets n'étaient pas les mêmes donc je pense réellement qu'il faut rendre à l'éducation nationale cette compétence du périscolaire

1:20:59
Locuteur

monsieur

1:21:00
Invité

le maire de Créteil

1:21:00
Locuteur

vous voyez quoi

1:21:03
Locuteur 8

je voulais intervenir pour rappeler quand même

1:21:05
Locuteur

nous avons votre

1:21:07
Locuteur 8

micro

1:21:08
Locuteur

bon

1:21:09
Locuteur 8

j'arrive à ne

1:21:10
Locuteur

pas

1:21:10
Locuteur 8

le trouver

1:21:10
Locuteur

quelques

1:21:11
Locuteur 8

responsabilités comme maire

1:21:13
Locuteur

l

1:21:14
Locuteur 8

'AMF a dernièrement

1:21:18
Locuteur

signalé que

1:21:21
Locuteur 8

60%

1:21:22
Locuteur

des

1:21:23
Locuteur 8

accueils

1:21:24
Locuteur

dans

1:21:25
Locuteur 8

le périscolaire n'étaient pas signalés à l'état

1:21:28
Locuteur

ce

1:21:32
Locuteur 8

qui pose problème ce qui

1:21:33
Locuteur

pose problème ce n'est

1:21:33
Locuteur 8

pas la faute de la justice

1:21:35
Locuteur

c'est

1:21:36
Locuteur 8

une responsabilité qui nous incombe

1:21:38
Locuteur

donc

1:21:39
Locuteur 8

la nécessité comme je le disais tout à l'heure d'essayer d'avoir une approche globale

1:21:45
Locuteur

et

1:21:46
Locuteur 8

la formation à mon avis peut largement y contribuer maintenant je reconnais

1:21:50
Locuteur

que

1:21:51
Locuteur 8

la formation ça coûte cher et qu'il est certainement

1:21:54
Locuteur

plus

1:21:55
Locuteur 8

facile de dégager des moyens dans une grande commune

1:21:58
Locuteur

que

1:21:59
Locuteur 8

dans une commune

1:22:01
Locuteur

tout

1:22:02
Locuteur 8

à fait et aujourd'hui si on regarde je parle à partir de ce que nous faisons au Créteil cette formation elle porte sur quoi

1:22:10
Locuteur

elle

1:22:11
Locuteur 8

porte sur le harcèlement

1:22:13
Locuteur

en

1:22:13
Locuteur 8

milieu scolaire

1:22:14
Locuteur

elle

1:22:15
Locuteur 8

porte sur la violence

1:22:16
Locuteur

elle

1:22:17
Locuteur 8

porte sur tous les points qui sont au coeur de nos préoccupations

1:22:23
Locuteur

mais

1:22:23
Locuteur 8

une fois que cette formation a lieu comment

1:22:26
Locuteur

elle

1:22:27
Locuteur 8

est utilisée

1:22:29
Locuteur

est

1:22:29
Locuteur 8

-ce que c'est pas le moment de se poser la question est-ce qu'on se limite au BAFA chacun d'entre nous reconnaît que c'est pas suffisant

1:22:39
Locuteur

ou

1:22:39
Locuteur 8

est-ce qu'on va vers un diplôme d'état avec ces contraintes

1:22:46
Locuteur

mais

1:22:47
Locuteur 8

aussi une certaine cohérence

1:22:52
Locuteur

sur

1:22:52
Locuteur 8

le plan national

1:22:54
Locuteur

moi

1:22:55
Locuteur 8

je suis persuadé qu'on doit aller vers un diplôme d'état

1:22:59
Locuteur

le

1:22:59
Locuteur 8

BAFA avec le

1:23:01
Locuteur

le

1:23:01
Locuteur 8

diplôme qui est supérieur au BAFA c'est aujourd'hui encore insuffisant

1:23:05
Locuteur

et

1:23:06
Locuteur 8

c'est à travers la formation qu'on peut réduire ce que à juste titre

1:23:11
Locuteur

tu

1:23:12
Locuteur 8

soulignes

1:23:14
Locuteur

voilà

1:23:15
Locuteur 8

ce que je voulais ce que je voulais dire

1:23:18
Locuteur

sur

1:23:18
Locuteur 8

la formation

1:23:19
Locuteur

on

1:23:20
Locuteur 8

forme également

1:23:22
Locuteur

à

1:23:23
Locuteur 8

la prise en charge du handicap

1:23:25
Locuteur

pas

1:23:26
Locuteur 8

forcément comme vous l'avez signalé madame la rapporteuse avec la journaliste RTL

1:23:31
Locuteur

à

1:23:32
Locuteur 8

propos de classe ULIS parce qu'il n'y

1:23:34
Locuteur

avait

1:23:34
Locuteur 8

pas de classe ULIS dans l'école concernée mais quelque chose qui se produit beaucoup plus souvent c'est l'inclusion des enfants handicapés dans le milieu scolaire

1:23:44
Locuteur

dont

1:23:45
Locuteur 8

ils étaient 7 enfants

1:23:47
Locuteur

dont

1:23:47
Locuteur 8

loin d'un dispositif ULIS

1:23:51
Locuteur

mais

1:23:51
Locuteur 8

est-ce que si on témoigne

1:23:58
Locuteur

pas

1:23:59
Locuteur 8

comme on devrait ça suppose une mise en cause

1:24:02
Locuteur

ce

1:24:05
Locuteur 8

que la journaliste que vous parliez tout à l'heure dans le cadre du recrutement a dit un certain nombre de contre-vérités

1:24:11
Locuteur

donc

1:24:11
Locuteur 8

je viens de vous en parler d'une

1:24:17
Locuteur

d

1:24:18
Présentateur

'accord merci infiniment monsieur le maire je voudrais tous vous remercier parce que c'était très éclairant

1:24:23
Locuteur

de

1:24:24
Présentateur

vous entendre parce qu'on entend c'est vrai énormément de familles de victimes et de ce point de vue là je suis en totale opposition avec ce qu'a dit le maire de Colombes sur le fait que cette médiatisation était un sujet y compris pour les victimes c'est tout l'inverse c

1:24:39
Locuteur

'est

1:24:39
Présentateur

-à-dire qu'on a en France il faut le dire une omerta systémique sur ces questions-là

1:24:44
Locuteur

il

1:24:45
Présentateur

y

1:24:45
Locuteur

a

1:24:45
Présentateur

un déni structurel et comme vous le disiez monsieur le maire je pense que l'affaire Laïana va permettre un sursaut collectif et une prise de conscience collective parce que beaucoup de parents beaucoup de parents m'ont dit que s'il n'y avait pas eu de médiatisation

1:25:01
Locuteur

ça

1:25:01
Présentateur

aurait aboutu à une inertie totale sans médiatisation il n'y aurait pas d'article 40 sans médiatisation il n'y aurait pas de signalement et donc vous ne pouvez pas en tant que maire contribuer à participer comment dire à cette omerta dont j'ose espérer que justement tous nos travaux vont permettre attendez de mettre fin parce que encore une fois c'est une seconde violence pour les parents vous le dites vous-même il y a un silence institutionnel c'est-à-dire que dès lors qu'ils sont même reçus à la brigade de protection des mineurs ils nous disent l'enfant est reçu seul il a 3 ans il a 4 ans et nous on nous dit vous reviendrez plus tard on ne veut plus les parents les familles ne revoient même pas la brigade de protection des mineurs ni les juges ils apprennent donc ça c'est une première chose la deuxième vous disiez monsieur le maire

1:25:49
Locuteur

de

1:25:50
Présentateur

Créteil il y a 50% des communes en effet qui ne perçoivent pas la subvention de la CAF et qui donc sont exemptes de toute obligation

1:25:57
Locuteur

est

1:25:58
Présentateur

-ce que les français savent qu'en effet il n'y a aucune uniformité c'est-à-dire que certains ACM accueil collectif de mineurs ne déclarent pas à l'état leur périscolaire et donc

1:26:09
Locuteur

pas

1:26:10
Présentateur

de contrôle d'honorabilité

1:26:12
Locuteur

pas

1:26:12
Présentateur

de taux d'encadrement

1:26:14
Locuteur

et

1:26:14
Présentateur

donc en fait si le jardinier municipal veut encadrer 150 enfants dans sa commune il a tout à fait le droit sauf que le jardinier municipal il arrive à exquiler

1:26:23
Locuteur

s

1:26:24
Présentateur

'il a l'habitude de prendre des enfants sur les genoux il va prendre les enfants sur les genoux parce qu'il n

1:26:27
Locuteur

'a

1:26:27
Présentateur

pas été formé

1:26:28
Locuteur

ça

1:26:29
Présentateur

c'est un vrai sujet vous avez tout à fait raison de le pointer donc je pense qu'en effet une des recommandations ce serait plutôt d'uniformiser

1:26:35
Locuteur

tout

1:26:35
Présentateur

en fait ces accueils collectifs de mineurs pour que ce soient les mêmes protocoles partout

1:26:41
Locuteur

il

1:26:41
Présentateur

n

1:26:41
Locuteur

'y

1:26:41
Présentateur

a pas de protocole il n'y a pas de process puisqu'encore une fois je le redis 50% des communes font ce qu'elles veulent puisqu'elles ne perçoivent pas de subvention de la CAF

1:26:49
Locuteur

et

1:26:50
Présentateur

enfin il y avait un troisième sujet sur l'information notamment des familles et des relations entre les mairies et les procureurs je pense que vous serez tous d'accord et on va tous se mettre d'accord là-dessus sur la notion de secret partagé

1:27:06
Locuteur

parce

1:27:07
Présentateur

que quand il y

1:27:07
Locuteur

a

1:27:07
Présentateur

cette notion de secret partagé dans la transmission des informations entre le procureur et les maires et bien les réunions dont vous parlez où on a tous connu ça y compris dans le 15e arrondissement on a 300 parents révoltés qui nous disent c'est fini on votera plus pour vous parce que vous avez été en capacité non seulement de nous soutenir de nous accompagner mais surtout de nous donner des informations donc je pense qu'en effet il faut qu

1:27:30
Locuteur

'on

1:27:30
Présentateur

travaille sur cette notion de secret partagé pour que les maires puissent en effet être informés pour pouvoir au moins être en solidarité en fait active de leurs électeurs voilà voilà ce que je voulais vous dire

1:27:44
Locuteur

voilà

1:27:45
Présentateur

pour cette commission d'enquête du Sénat sur les violences sexuelles dans le périscolaire la semaine prochaine ne manquez pas des auditions importantes de la commission d'enquête sur le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien mardi à 9h30 les sénateurs vont auditionner Anne Hidalgo l'ancienne maire de Paris et le lendemain à la même heure ce sera Emmanuel Grégoire l'actuel maire de la capitale qui sera entendu par la commission d'enquête du Sénat

1:28:09
Locuteur

c

1:28:10
Présentateur

'est la fin de cette émission merci de l'avoir suivi continuez à suivre l'actualité politique et parlementaire sur notre plateforme numérique publicsénat.fr je vous souhaite une très bonne journée sur Public Sénat