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Podcast / conversationSUDRADIO· 29 septembre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiSolidarités & familleSécurité

Bally Bagayoko : le maire de Saint-Denis se défend après des débordements

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse partielle

    On a eu des mouvements de contestation très violents, comment les qualifier ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Les manifestations lycéennes ont viré à l'émeute, c'est ça ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Vous avez connu des manifestations étudiantes, mais là la violence est différente ?

  • 4:19RelanceÉludée

    Bali Bagayoko, vous soutenez les lycéens mais pas leurs débordements ?

  • 6:29OuverteRéponse directe

    Les fonctionnaires appellent à la grève, c'est une crise sociale ?

  • 8:20OuverteRéponse directe

    Vous dites que ça sent le souffre, est-ce une crise sociale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41InvitéFait
    « la participation d'un certain nombre de députés de la France Insoumise ou d'élus de la France Insoumise à ces mouvements est totalement irresponsable. »
  • 1:33InvitéChiffre
    « Vous avez 180 établissements qui ont été perturbés et 164 personnes interpellées. »
  • 1:38InvitéFait
    « Il y a eu des dégradations, des tirs de mortier, des blessés parmi les lycéens, parmi les professeurs, parmi les policiers. »
  • 1:44InvitéFait
    « Et il y a même une proviseur qui a été touchée par un tir de mortier. »
  • 2:19InvitéFait
    « Le gouvernement accusait les filles d'encourager les blocages. »
  • 2:21InvitéFait
    « Et les filles accusent le gouvernement de réprimer les lycéens. »
  • 6:09InvitéFait
    « Les retraités qui s'appauvrissent et qui ne peuvent plus remplir les chariots, qui ne se chauffent pas pour pouvoir manger. »
  • 6:13InvitéFait
    « Pendant ce temps, nos pensions n'ont pas augmenté au niveau de ce que l'inflation a augmenté. »
  • 6:42InvitéFait
    « Les huit syndicats représentatifs appellent ensemble à manifester. »
  • 6:46InvitéChiffre
    « Plus de 150 rassemblements sont annoncés en France. »
  • 6:53InvitéFait
    « Le point d'indice qui sert à calculer le traitement de base des fonctionnaires est gelé depuis 2023. »
  • 7:21InvitéChiffre
    « Selon une prévision syndicale rapportée par Libération, environ 40% des professeurs des écoles pourraient aussi faire grève. »

Temps de parole

  • Présentateur53 %
  • Invité36 %
  • Invité 27 %
  • Invité 33 %

≈ 9,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 12h31. Je voulais juste rappeler à ceux qui nous écoutent qu'à 17h, les vraies voix sont en direct du salon BATIMAT à Paris. Donc thématique sur le logement, sur les habitations, sur cette crise sociale, avec témoignage d'acteurs. Et puis Philippe David et Cécile de Ménébus seront là pour témoigner de cet enjeu très important dans la société française, le salon BATIMAT, d'où nous sommes en direct tout à l'heure. Et maintenant nous reprenons le cours de l'actualité.

0:29
Invité

On n'a pas eu des mouvements, un mouvement de contestation très habituel. Je crois qu'on peut le qualifier d'emblée de violences urbaines. Chaque fois qu'il y

0:35
Locuteur

a

0:35
Invité

eu des incidents, des dégradations, des prises à partie des forces de l'ordre, il

0:37
Locuteur

y

0:37
Invité

a eu des interventions de police, conformément aux instructions que passe le ministre de l'Intérieur. Et c'est normal. Évidemment que dans ce contexte, la participation d'un certain nombre de députés de la France Insoumise ou d'élus de la France Insoumise à ces mouvements est totalement irresponsable. Je pèse mes mots, c'est totalement irresponsable. Je crois que les jeunes ont besoin qu'on leur montre un chemin qui est celui de l'éducation. Un chemin du respect des forces de sécurité intérieure et surtout de la non-violence. Voilà, il y a eu beaucoup trop de violence. Et encore une fois, les forces de sécurité intérieure sont intervenues systématiquement à bon escient.

Et je les en félicite et je les en remercie.

1:11
Présentateur

C'était Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, qui s'inquiète de la tournure des éléments. Effectivement, Alissa, les manifestations lycéennes ont viré à l'émeute dans ça.

1:20
Invité

À l'émeute, enfin c'est une rentrée qui tourne absolument à l'absurde, puisqu'on va quand même rendre à César ce qui appartient à César. Vous avez des lycéens qui protestent, notamment parce qu'il manque des professeurs et puis que les classes sont surchargées. Rien de neuf au soleil, disons-le clairement. Sauf qu'hier, vous avez 180 établissements qui ont été perturbés et 164 personnes interpellées. Il y a eu des dégradations, des tirs de mortier, des blessés parmi les lycéens, parmi les professeurs, parmi les policiers. Et il y a même une proviseur qui a été touchée par un tir de mortier. Donc vraiment, c'est des violences qu'il faut condamner sans la moindre ambiguïté.

Ceci étant dit, si on place le débat du point de vue des lycéens, on a des jeunes gens qui expliquent les raisons de leur mobilisation. Ils dénoncent le manque de personnel, la cantine trop chère, des classes trop chaudes l'été, trop froides l'hiver, on sait. Des témoignages même de lycéens en internat qui vous disent que les douches sont cassées et qu'il y a des punaises de lit. On parle donc de travail, on parle d'études, on parle de conditions minimales. Pour travailler correctement, on n'est pas dans le slogan politique. Et pourtant, la récupération politique, elle ne s'est pas faite attendre, comme d'habitude. Le gouvernement accusait les filles d'encourager les blocages.

Et les filles accusent le gouvernement de réprimer les lycéens. Et la question qui a mis les élèves dans la rue,

2:26
Locuteur

c

2:26
Invité

'est-à-dire qui va faire cours, passe au second plan.

2:29
Locuteur

Voilà.

2:30
Présentateur

Ça

2:31
Invité

rend dingue. Donc des élèves qui veulent manifester, qui ont quand même le droit d'être entendus, vraiment soulignons-le, effectivement. Et ceux qui veulent entrer en classe ont le droit d'étudier. Tous ont droit à des enseignants. Et à force de se disputer sur le blocage des lycées, les responsables politiques risquent d'oublier ceux qui devraient les empêcher de dormir ouvertement. C'est des lycées sans professeurs.

2:51
Présentateur

À Nyssa, j'en conviens tout à fait. Sauf que moi, j'ai connu des manifestations étudiantes et lycéennes, bien entendu, et des dizaines. C'est d'ailleurs un peu une spécificité française. La jeunesse étudiante a toujours été mobilisée. Là, c'est la forme que ça prend, la violence

3:05
Locuteur

que ça

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Présentateur

prend. On dirait des black blocs, vous voyez, on dirait ces manifestations, alors que ce sont des lycéens. Et en plus, si la classe politique vient les soutenir, ça pose un énorme

3:15
Locuteur

problème.

3:15
Invité

Après, si on se souvient bien, je veux dire, ça fait quand même bien 20 ans que les manifestations lycéennes débordent un peu, et qu'il y a quand même de la violence.

3:22
Locuteur

Ce

3:22
Invité

n

3:22
Locuteur

'est

3:22
Invité

pas la première fois qu

3:23
Locuteur

'on a de la violence.

3:23
Invité

Là, c'est tout

3:24
Locuteur

de suite. Là, c

3:25
Invité

'est immédiat. Et puis, c'est vrai qu'ils ont un peu levé le niveau. On est sur des tirs de mortier. C'est vrai que c'est du jamais vu. Une violence à condamner sans la moindre ambiguïté, que ce soit bien clair.

3:33
Présentateur

À suivre.

3:44
Invité

Alors, Bérico, on reste sur les lycéens ?

3:47
Présentateur

Oui. Oui. Et là, on reconnaît des jeunes qui crient, qui scandent. Bali, Bali, Bali. Il s'agit de Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis, qui est descendu dans la rue, qui s'est mêlé aux manifestations lycéennes. On le voit à un moment dans une scène. Alors, attention, il y

4:04
Locuteur

a

4:04
Présentateur

une scène de poubelle. Il n'est pas du tout dit. Au contraire, je crois qu'il essaie d'éteindre. En revanche, il est porté comme un champion de foot. Il est porté par la foule comme un leader. Et on s'est dit, mais c'est vrai qu'il y

4:15
Locuteur

a

4:15
Présentateur

une évolution terrible dans cette forme de manifestation. Il vient les soutenir. Il a le droit de dire, Bali Bagayoko, je comprends la colère des lycéens parce que l'éducation nationale est devenue un cauchemar. La République ne remplit plus ses missions et l'école est devenue un désastre. Et les lycées et les collages. Pour autant, il devrait aussi dire, par contre, je n'accepte pas que dans ma ville à Saint-Denis, il y ait ce genre de déportement et ce genre de comportement. Il ne le dit pas. J'ai eu l'impression, en voyant cette scène, il est encore star-cravate.

4:41
Locuteur

En

4:41
Présentateur

plus, Bali Bagayoko, il parle bien. Il sait ce qu'il dit. C'est quelqu'un qui maîtrise sa pensée. Je me suis vu au soir du deuxième tour de l'élection présidentielle de mai 2027 avec l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen. Et je voyais ces représentants de la France insoumise descendre dans la rue. Parce qu'on suppose qu'il y aura évidemment, si ce résultat est confirmé, il y aura évidemment un mouvement de la part de l'extrême gauche, un mouvement de contestation. Et je vois des représentants de la France insoumise aller soutenir cette forme d'insurrection. Là, je ne

5:14
Locuteur

vais

5:14
Présentateur

pas dire qu'il était dans la sédition, mais il est maire de Saint-Denis, qui est la première ville du département de la Seine-Saint-Denis, ou la deuxième ville peut-être. C'est un maire, c'est-à-dire que

5:24
Locuteur

c

5:24
Présentateur

'est un officier d'état civil. Il est officier de police judiciaire. Sa mission est aussi de rétablir et de garantir l'ordre républicain. Sa mission est aussi d'appeler au calme et d'appeler les jeunes qui se comportent de façon illégale à se comporter de façon correcte avec les institutions, même si le droit de manifester est absolument constitutionnel et inaliénable. C'est là où il y a une confusion des genres. Et je crois qu'en tant que Bali Bagayoko, en tant que leader de la France insoumise, il a été conforme à ce qu'entend de lui Jean-Luc Mélenchon, mais qu'en tant que maire républicain, je parle de l'institution et la fonction de Seine-Saint

5:59
Locuteur

-Denis,

5:59
Présentateur

je pense qu'il n

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Locuteur

'a

6:00
Présentateur

pas été à la hauteur de la situation.

6:03
Invité

Les retraités qui s'appauvrissent et qui ne peuvent plus remplir les chariots, qui ne se chauffent pas pour pouvoir manger. Pendant ce temps, nos pensions n'ont pas augmenté au niveau de ce que l'inflation a augmenté. On réclame notre dû, tout simplement, parce que c'est possible et que l'argent existe dans ce pays pour le faire.

6:19
Présentateur

Alors Anissa, vous avez souvent abordé dans cette émission le drame du pouvoir d'achat, de cette structure sociale. Là, ce sont les fonctionnaires qui sont, eux, touchés.

6:26
Locuteur

Et oui, c'est Claude Masse,

6:27
Invité

effectivement, qu'on vient d'entendre. Un

6:29
Locuteur

responsable CGT, des gauches du Rhum.

6:31
Invité

Et alors, effectivement, c'était sûr qu'un jour, ça allait arriver. Aujourd'hui, vous avez les agents des trois fonctions publiques qui appellent à la grève enseignants, soignants, pompiers, agents de collectivité, administration. Les huit syndicats représentatifs appellent ensemble à manifester. Plus de 150 rassemblements sont annoncés en France. Le point de départ de leur colère, vous l'avez entendu, c'est le salaire. Le point d'indice qui sert à calculer le traitement de base des fonctionnaires est gelé depuis 2023. Alors que le panier augmente, le carburant augmente, tout augmente. Évidemment, ça commence à mettre un peu les gens en colère.

Le gouvernement, lui, envisage de le laisser encore gelé en 2027. Donc évidemment, ça ne présage rien de bon, vu qu'on sait que l'inflation, elle, va rester galopante tout au long de cette année. Les syndicats demandent une hausse générale, mais aussi des effectifs et des moyens pour assurer l'émission quotidienne. Bon, normal. Selon une prévision syndicale rapportée par Libération, environ 40% des professeurs des écoles pourraient aussi faire grève. C'est une prévision, pas encore un bilan. Notamment, on commence à quand même voir les briques grossir. Ça devient une situation préoccupante d'un point de vue social, on peut le dire. Donc, ça amène une question.

Est-ce que ça ne sentirait pas un petit peu le souffre ? Est-ce le début d'une crise sociale ? Vous savez, Perico, cette fameuse cocotte minute à laquelle on pense depuis quelques années, à chaque fois que nous avons des gens dans la rue.

7:58
Locuteur

Si

7:58
Invité

on réfléchit bien, c'est possible. Pourquoi ? En fait, à cause de la convergence des mécontentements. Et au même moment, des lycéens protestent aussi, notamment contre l'absence des professeurs. Vous avez tous ces mouvements qui s'accumulent en une seule journée. Maintenant, on va voir si les manifestations et les mobilisations dureront sur plusieurs jours. Mais peut-être qu'on a atteint ce fameux moment de non-retour.

8:20
Présentateur

Alors, vous dites que ça sent le souffre. Je dirais que ça sent le roussi, même. On ne sait jamais comment finissent justement ces mouvements. Ça peut s'éteindre, mais ça peut aussi prendre des proportions beaucoup plus graves. Et je pense que le gouvernement doit être M. Lecornu, M. Nunez et le Président de la République, doivent être, à mon avis, extrêmement attentifs à l'évolution. Et je les sens, on les sent évidemment inquiets. J'allais dire, ils ont un petit peu tout fait pour, pour en arriver là. Ou ils n

8:42
Locuteur

'ont

8:42
Présentateur

peut-être pas fait ce qu'il fallait pour l'empêcher. Mais effectivement, nous vivons là, dans un côté cocotte minute. Je vous en rends grâce.

8:50
Invité

Alors, Péricault, vous allez nous parler des restaurateurs.

8:52
Présentateur

Oui, alors, une vieille pratique illégale, qui s'appelle toujours, qui s'appelle la grivellerie, eh bien, on part. Alors, soit l'hôtel, c'est la cloche de bois de nuit. La cloche de bois, on n'entend pas. Et là, au restaurant, on se lève. C'est dans un restaurant où on n'est pas forcément sous surveillance. Eh bien, une fois que le repas est terminé, on se lève et on ne paye pas l'addition. Bon, normalement, le code pénal prévoit des

9:15
Locuteur

sanctions

9:17
Présentateur

très sévères pour l'acte de grivellerie, qui est vraiment sanctionné par la loi française. Et là, évidemment, alors, histoire de pouvoir d'achat et puis démantèlement des mœurs et perdre des valeurs et incivilité et irrespect, eh bien, on apprend que ces pratiques sont de plus en plus courantes.

9:32
Locuteur

C

9:32
Présentateur

'est assez facile dans une brasserie ou dans un bistrot où tout le monde a, on se lève, on s'en va. Eh bien, aujourd'hui, ce que les restaurateurs ont décidé, certains, comme il y

9:39
Locuteur

a

9:39
Présentateur

des caméras vidéo, ils repèrent les gens qui partent sans payer. La caméra sert à ça. Et ils diffusent, évidemment, l'image de ces gens qui font de la grivellerie. Alors, je crois que la pratique n'est pas tout à fait légale, mais les restaurateurs qui en ont assez, qui sont vraiment exaspérés par cette pratique, qui n'est pas d'ailleurs suivie de sanctions, parce qu'autrefois, les gendarmes allaient chercher les gens, aujourd'hui, ce n'était pas le cas, eh bien, ils ont trouvé le moyen d'afficher, voilà, de faire ce d'Azibao et de dénoncer publiquement les gens qui viennent chez eux, qui déjeunent ou dînent, boivent du vin et puis décident de ne

10:10
Locuteur

pas

10:10
Présentateur

payer l'addition. À un moment donné, c'est bien le restaurateur qui la paye. C'est un délit énorme, voilà, et c'est vrai qu'à un moment donné, on a le rabot et on comprend l'exaspération des restaurateurs.